BGE 10 I 181
BGE 10 I 181Bge27 mai 1869Ouvrir la source →
180 A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. double imposition intercantonale, ou de violation d'une dis- position constitutionnelle. 4 0 Enfin le grief tire de ce que I'Etat de Berne, en im- posant la totalite des actions de Ja recourante, frapperait un revenu dejiJ. atteint soit dans Ie canton, soi! en dehors du ~anton, par l'impöt preleve sur les actionnaires, ne saurait davantage etre admis. A supposer meme, -ce que I'Elat de Berne conteste ~xpressement, -que I'impöt soit preleve en meme temps Bur la societe recourante et sur ses actionnaires domicilies dans le canton, ce fait ne constituerait point une double imposition intercantonale, et echapperait en tout cas, par Ie motif indique ci-dessus, iJ. la censure du Tribunal de ceans. En ce qui concerne la double imposition qui pourrait exister vis-iJ.-vis des actionnaires domicilies hors du canton, il suffit, pour justifier le rejetdu recours de ce chef, de constater qu'aucun d'entre eux n'a formule de reclamation iJ. cet ~gard. En CUt-il autrement, il n'y aurait pas lieu de s'y arreter, en pn'lsence du principe, reconnu a diverses reprises par le Tribunal federal, que l'imposition simultanee d'une societe par actions et de ses actionnaires, ne constitue pas une double imposition personnelle, que le Tribunal federal puisse interdire en I'absence de la loi prevue par l'art. 46 aHn. 2 de la constitution federale. (Voy. Arrets en la cause Regina Montium, Rec. I, pag. 17 et suivantes; Böppli, V; pag. 153 el suivantes.) Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte comme mal fondeet po ur cause d'incompetence. IiI. Glaubens-und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. N0 30. 181 m. Glaubens-und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. Liberte de conscience et de croyance. Impöts dont le produit est aft'ecteaux frais du culte. 30. Arrel du 23 Mai 1884 dans la cause Moschard. La paroisse rMormee de Delemont comprend les protestants dissemines dans les districts bernois de Delemont et de Laufon et dans quelques communes du district de !foutier. Vu l'insuffisance de ses ressonrces, cette paroisse a decide de percevoir, pour l'exercice de 1882 et conformement au decret du Grand Conseil du canton de Berne du 2 Decembre 1876, un impöt de 0 Cr. 30 centimes pour mille destine a subvenir aux frais du culLe. A teneur de I'art. 12 de ce decret, « l'impöt paroissial » est pereu d'apres les principes et les dispositions des lois » qui regissent actuellement le canton et les communes » sur la matiere, -en prenant pour base les registres des ») impöts des communes, et en ce sens que ces registres » servent de regle aussi bien POUf l'estimation de la fortune }) et du revenu a soumettre a l'impöt qu'en ce qui concerne » les personnes et les choses qui y sont assujetties. » La loi du 2 Septembre 1867 sur les impöts communaux, actuellement en vigueur, dispose au § 4 que l'impöt com- munal est pereu d'apres les principes enonces ci-dessus. La loi sur l'impöt sur Ia fortune du 15 Mars 1856 dispose que les immeubles sont soumis a l'impöt au lieu de leur situa- tion, au prorata de leur valeur en capital. (Art. 53 et 2 ibid.) En application de ces dispositions legales, A. Moschard. avocat iJ. Moutier, -proprietaire d'une ferme appeJee aux Neufs Cbamps, sise sur le ban de Courroux, district de Dele- mont, soit dans la circonscription territoriale de la dite paroisse et estimee au cadastre a 47 052 francs, -a ete x --1884 13
182 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
taxe pour uue somme de 14 fr. fO c. Il se refusa toutefois a
acquitter ceUe contribution par les motifs suivants :
1
0
La paroisse rMormee demanderesse est une paroisse
allemande,
creee pour satisfaire les besoins religieux des
protestants de langue allemande dissemines dans les districts
de Delemont et de Laufon. Le decret du 27 mai 1869 sur Ia
creation d'une cure allemande rMormee a Delemont ne peut
laisser subsister
de doute a cet egard, et la loi sur les cultes
du
18 !anvier 1874 n'en a pas change le caraclere.
2
0
Le dMendeur appartient a I'Eglise evangelique reformee,
dont les droits sont garantis par l'art. 80 de la constitution
cantonaIe. Il habite Ioutier et fait partie de l'eglise protes-
tante
francaise de ce lieu, ou il paye des impositions pour
Jes besoins du culte, Il ne fait donc point partie de l'eglise
reformee
allemande de Delemont-Laufon.
Or rart. 52 de la loi sur les cuItes et l'art. 1 er du deeret
du 2 Decembre 1876 portent que nul ne peut etre astreint a
des im positions Ioeales pour les besoins du culte que celui
qui appartient a la confession ou association religieuse qu' elles
coneernent. Le defendeur ne peut donc etre impose pour le
culte protestant allemand de Delemont-Laufon.
3
0
CeUe paroisse n'est pas organisee comme les autres
paroisses
du canton, car elle est depourvue de toute cir-
conscription territoriale.
Elle est seulement une assoeiation
religieuse
des protestants de langue allemande dissemines
dans les distriets eatholiques de Delemunt et de Laufon, et
les lois sur les impositions communales et paroissiales ne lui .
sont point applicables. Les depenses ne peuvent etre cou-
vertes que par voie de souscriptions volontaires, cotisations
ou laxes personnelles, mais nul etranger a l'association ne
peut etre mis a requisition a cet effet. .
Par decision du 26 Mars 1884, )e Conseil executif de
Berne, en confirmation du prononce du prefet de Delemont
du 23 janvier precedent, a deboute l'avocat Moschard des
fins de son opposition par les motifs suivants :
Le decret du 27 Mai 1869 instituant une eure allemande
rMormee a ete abroge par la loi de 1874 sur l'organisation
Hf. Glaubens-und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. N' 30. 183
de eultes et cette cre . transforn:ee en une paroisse ordi-
naIre. en vertu de I artIc]e 6 chiffre 2 de ]a dite loi. Cette
paroisse g'est organisee et administree depuis ]ors comme
toutes les autre paroisse d canton; elle doil done jouir
de t?US les drOlts et attnbutlOns que les lois accordent aux
parOIsses reconnues par I'Etat, et notamment du droH de
prelever des impositions, conformement aux dispositions du
decre; du. 2 Decembre 18Y6: sur les protestants qui, bien
que n hab.ltant pas son terntOlre, y possedent des biens-fonds.
Les rtlCles 52 de ]a Joi sur les cultes, 1
0
du decret sus-
u au
Tribunal fe?eral. 11 se .borne a s'en referer aux developpe-
app.ele ,et 49 de I constitntion, federale , font dependre
1 obhgatlOn de contrIbuer aux fraIs du culte uniquement da
Ia confession de ses adherents, et non de leur langue. Au
surplus, Je culte est egalement celebre en langue francaise
dans Ia paroisse de DeIemont.
C'est contre ceUe decision que A. Moschard a recouents de, falt et ole drOIt donnes par lui dans ]e co urs de
I mstruetIOn, et ademander l'infirmation de la decision
attaquee.
Statztant sur ces faits et considerant en droit :
1
0
A teneur des articles 113 de la constitution federale et
ö9 de la Ioi sur I'organisation judieiaire federale ]e Tribunal
federal n'a ~ eon?aitre, con:me .Cour de droit pUblic, que des
rcours pre,sentes pour vtlOn des droits garantis aux
elt.oyens, SOlt par la eonstltutlOn et Ja Jegislation federa]es
SOlt par la constitution de leurs cantons; ce Tribunal, e
reva~ehe, ne peut entrer en matiere sur un recours de droit
pubhc concernant l'application
des lois cantonales que lorsque
1e recourant eherche a demontrer, ou pretend tout au moins
q,e. la ,deciion de 'autorite cantonale eontre Jaquelle il
s eleve lmphque la vIOlation d'un droit constitntionnel. Or
cete condition .:it entierement defaut dans l'espece, et a ce
pomt de vue deja, le reeours apparait comme inadmissible.
2° Pour le cas ou Ie recours viserait I'art. 49 aHn. 6 de Ia
consitutjon federale. -lequel n'est nulle part evoque dans
leg pleces, et qui dispose que nul n'est tenu de payer des
184 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
impOts dont le produit est specialement affecte aux frais pro-
prement dits du culte d'une communaute religieuse a laquelle
il n'appartient pas, -il est evident qu'aucune violation de
cette disposition n'existe en J'espece. En effet, d'une part,
les dispositions legales invoquees dans la decision dont est
recours
mette nt hors de doute que Ja paroisse evangelique
reformee
de Delemont constitue une corporation religierise
officielle dans le sens de l'art. 6 de la loi bernoise sur I'or-
ganisation des rultes du 18 janvier f874 et qu'elle est auto-
risee, comme telle, a percevoir des impöts, conformement
aux art.
5 et 52 de la meme loi, -et, d'autre part, le
recourant ne conteste nullement que la paroisse rMormee
de Moutier, dont il reconnait etre membre, et la paroisse
rMormee de Delemont-Laufon, n'appartiennent a la me me
communaute religieuse, a savoir a I'Eglise nationale evan-
gelique
rMormee du canton de Berne. Ceci etant pose, la
perception d'un impöt sur
un immeuble dn recourant, sis
dans cette derniere paroisse, ne saurait porter, -ainsi que
le Tribunal de ceans l'a deja reconnu, -aucune atteinte a
le disposition constitutionnelle susvisee. (Voy. arrets du Trib.
fM., VII, page 6, consid. 3.)
Une pareille violation resulterait tout aussi peu du fait,
allegue par Je recourant mais conteste par le gouvernement
de Berne, que le service divin ne serait celebre a Delemont
qu' en langue allemande.
Les autres moyens invoqnes par le recourant a l'appui da
son refns de payer l'impöt reclame, ont tous trait a J'appli-
cation de lois cantonales, et ]e Tribunal fMeral ne peut entrer
en matiere a cet egard. Le dit recourant n'a d'ailleurs, sur
ees points, aucunement contes te le bien fonde des motifs de
la decision aLtaquee, tous appuyes sur des dispositions pre-
eises de la loi.
Par ces mOlifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le reconrs est ecarte.
IIl. Glaubens-und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. No 31. 18.')
31. Utten i>om 14. 3u»i 1884 itt ('td}en Eang.
A. Stad Eang, weld}et bet fatf)oIifd}en Stonfeffion angef)iht,
betreibt in bet tabtgemeinbe ,Bihid} untet ber itma ,,3afob
.8ang
ll
ein faufmlinnifel}eg @eiel}iift; feinen erfönnd,len
fi§ ~atte er biß 3
u
m SJerb]'t 1883, wo er in bie ~tabtgemeinbe
,Bitrtd} iilierftebeHe, in ber @emeinbe ~nge bei 2üdel}. 3m
~erbfte 1883 liefegte if)n bie Stitd}enpTfege ber euangeliid} re::
formirten Stitd}gemeinbe ~t. oneter in ,Bütid, für bag 3af)r
1883 mit einet für bie allgemeinen fird}Hd}en JBebütfniffe lie
ftimmten teuer non 30 r. ine i>on statt Eang gegen biele
C0teul'ranfage eingereiel}te Mramation wurbe Uon ber Stird}en=
vTfege uid)t lierüdfid,lti gt, weil "alle iu ber tabt 2üdd} 'oomi=
. ,,3Uirten @efel}iiftgfirmen (of)ne müdel}t auf 'oie Stonfeffion ber
,,3nf)aber berleiben) mit 'ocm metrage if)rer ~teuerfapitanen
"aud} an bie Stird,len]'teucrn lieitraggt'Tfid}iig feien. II in f)ie::
gegen an ben JBeirfßratf) non ,Büdd} ergriffener mefurg wutbe
burd} ~ntfel}efbung \lom 14. ebruar 1884 foftenfiilIig abge::
wiefen, mit ber JBegrünbung: 'eie Stird,lenvTfege falle
biefe JBmd}tigung baf)in. t. alb ber @emeinbe beg
@efd}liftgbomi
6
i{g gewof)nt f)abe; mit 'oer Ueberfiebelung beg
@efd}iiftginf)aberß in 'oie @emeinbe beg @eid}aftßbomi&metet
tönne bem @eid}iifte o2ang eine Stird}enfteuer uad,l § 137 litt.
b unb c beß @emeinbegefeeg bon 1875 ritr io fange aufer-
legen, arg bet @efd}iiftgtnf)aber auueta nun o2ang im 3are 1883 noC{)
big sum 1. Dftober in nge geiDof)nt r,abe, fo fel er für
Diefeg 3af)r an bie stird)enpege Gt. eter in ,Bftrid) fteuer=
Vid}tig.
B. @egen biefen ntfd}eibergtiff Stad Eang ben ftaatßred}t·
lid)en mefurß an bag JBunbeßgeriel}t, mit ber JBef)aul'tung : angeniel}·teformirten stird}-
gemeinbe t. eter gegen ben @runbfaU beß a
er ber fato1ifel}en Stonfeffion angef)cre, fo Imftoue feine JBe·
fteuerung öU StuUuß
6
Weden ber ert. 49 o2emma:
6 ber JBunbeg)erfaffuns, wefd}er nad} tonftanter
raiß beunbeggetid,lteß liereitß in idgratr,eß non ,Bürtel} auf benirffamteit getreten fei; bie metU
fung ber Stirel}enpTfege unb beß JBe
Accès programmatique
Accès API et MCP avec filtres par type de source, région, tribunal, domaine juridique, article, citation, langue et date.