C/12088/2014
ACJC/1003/2014
du 29.08.2014 sur SQ/303/2014 ( SQP ) , CONFIRME
Recours TF déposé le 02.10.2014, 5A_766/2014
Descripteurs : SÉQUESTRE(LP); FORUM REI SITAE
Normes : LP.271.1.4; LP.272.1
En faitEn droitPar ces motifs RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE POUVOIR JUDICIAIRE C/12088/2014 ACJC/1003/2014 ARRÊT DE LA COUR DE JUSTICE Chambre civile du vendredi 29 aoÛt 2014
A______, domicilié ______, ______, recourant contre une ordonnance de refus de séquestre rendue par 19ème Chambre du Tribunal de première instance de ce canton le 23 juin 2014, comparant par Me Susannah Maas Antamoro de Cespedes, avocate, rue de-Beaumont 3, 1206 Genève, en l'étude de laquelle il fait élection de domicile aux fins des présentes.
EN FAIT A. Par ordonnance du 23 juin 2014, reçue par le recourant le 24 juin 2014, le Tribunal de première instance a rejeté la requête de séquestre formée par A______, mis les frais à charge de celui-ci, les a arrêtés à 1'500 fr. et les a compensés avec l'avance versée. Le Tribunal a retenu que le requérant n'avait rendu vraisemblable ni la présence en mains de B______ aux Ports Francs du tableau visé par la requête de séquestre ni le fait que la partie citée, C______, en était propriétaire. B. Par acte déposé à la Cour de justice le 2 juillet 2014, A______ forme recours contre cette ordonnance, concluant à son annulation et, cela fait, à ce que la Cour ordonne, sans fourniture de sûretés, le séquestre du tableau original 1______ "", également intitulé "", huile sur toile ______ cm., propriété de C______, actuellement entreposé aux Ports Francs, à Genève, dans les locaux de B______, , , entreposé au nom de C ou de sa société D ou de toute autre identité ou raison sociale. C. Les éléments pertinents suivants résultent de la procédure : a. A______, ressortissant ______ domicilié à ______ () exerce la profession de marchand d'art. C est également marchand d'art. b. Le 22 octobre 2013, la société D______, domiciliée auprès de la E______ à , a établi une facture au nom de A, portant sur la vente d'une huile sur toile de 1______ pour le prix de 2'300'000 Euros. Ce document mentionnait qu'un acompte de 200'000 Euros avait été versé le jour même. Un document manuscrit en , signé d'un nom illisible pour le compte de D, a été établi le même jour à Paris. A teneur de celui-ci, la société précitée vendait à A______ une œuvre de 1______ d'une valeur de 2'300'000 Euros "dont dite société recevra un acompte de 300'000 Euros" (traduction libre du recourant). La société D______ ne figure pas sur le registre central informatisé de l'Office fédéral du Registre du commerce (Zéfix). c. Les versements suivants ont été faits par débit du compte de A______ sur le compte de D______ : 300'000 Euros le 22 octobre 2013 (motif du paiement "1______"), 200'000 Euros le 31 octobre 2013 (motif du paiement "2ème acompte 1______") et 1'920'000 Euros le 6 novembre 2013 (motif du paiement "solde 1______"). d. Le 13 janvier 2014, C______ a établi à ______ un document manuscrit en ______ ayant, selon la traduction libre du recourant, la teneur suivante "Je soussigné C______ déclare avoir reçu de la part de Monsieur A______ l'intégralité du prix de vente du 1______ "", , cm , publié ______ sur le compte de ma société suisse D et que je n'ai pas eu la possibilité de remettre dans les temps. Avec ce document, je m'engage et garantis à A que l'œuvre lui sera remise d'ici au 5 février 2014. Je m'excuse pour le retard mais j'assure la remise de l'œuvre d'ici la date susvisée. (…)". e. Par courrier du 6 mai 2014, A a fait savoir à C______ que, en dépit du fait que le prix de vente avait été versé, il n'avait pas livré le tableau 1______ "", dont il n'était manifestement pas propriétaire. La banque auprès de laquelle D était domiciliée avait été reprise par F______ et cette dernière lui avait indiqué que cette société n'était pas domiciliée chez elle. A______ s'estimait victime d'une escroquerie au motif que C______ lui avait astucieusement fait croire qu'il était propriétaire du tableau. A défaut de livraison de celui-ci, il entendait procéder sans délai, notamment par voie pénale. f. Le 19 juin 2014, A______ a déposé au Tribunal de première instance une requête en séquestre à l'égard de C______, prenant les mêmes conclusions que celles figurant dans son recours. Le recourant a notamment allégué à l'appui de sa requête que C______ était domicilié en ______, qu'il y avait fait l'objet de procédures pénales du chef de recel et faux dans les titres et que le tableau était entreposé aux Ports Francs de Genève. g. Les arguments du recourant seront discutés en tant que de besoin dans la partie "EN DROIT" ci-après. EN DROIT
PAR CES MOTIFS, La Chambre civile : A la forme : Déclare recevable le recours interjeté par A______ contre l'ordonnance SQ/303/2014 rendue le 23 juin 2014 par le Tribunal de première instance dans la cause C/12088/2014-19 SQP. Au fond : Rejette ce recours. Déboute le recourant de toutes autres conclusions. Sur les frais : Arrête les frais du recours à 2'250 fr., couverts par l'avance de frais déjà effectuée, acquise à l'Etat de Genève. Les met à la charge de A______. Siégeant : Madame Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ, présidente; Monsieur Cédric-Laurent MICHEL et Monsieur Patrick CHENAUX, juges; Madame Céline FERREIRA, greffière.
La présidente : Fabienne GEISINGER-MARIETHOZ
La greffière : Céline FERREIRA
Indication des voies de recours :
Conformément aux art. 113 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF: RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral par la voie du recours constitutionnel subsidiaire.
Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.