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CH_VB_001Ch Vb21.06.1983Originalquelle öffnen →
Interpellation urgente Oehler 829 N 21 juin 1983 #ST# Zehnte Sitzung - Dixième séance Dienstag, 21. Juni 1983, Vormittag Mardi 21 juin 1983, matin 8.00h Vorsitz - Présidence: Herr Eng 83.433 Dringliche Interpellation Oehler Spionage. Nowosti-Schliessung Interpellation urgente Oehler Espionnage. Fermeture de l'agence Novosti 83.439 Interpellation der Fraktion PdA/PSA/POCH Vorwürfe an die schweizerische Friedensbewegung Interpellation du groupe PdT/PSA/POCH Accusations contre le Mouvement suisse pour la paix Fortsetzung - Suite Siehe Seite 816 hiervor - Voir page 816 ci-devant M. Crevoisier: Je comprends, Monsieur le Conseiller fédé- ral, que vous ayez voulu mettre notre conseil en condition - avec la collaboration ultérieure de nos collègues Müller- Balsthal, Auer et Oehler - en demandant une permutation dans notre ordre du jour. L'affaire de l'Ambassade de Pologne a en effet permis au premier nommé de nous par- ler de quelques faits et d'actes irréfutables, semble-t-il. Mais chacun a pu se rendre compte que la liturgie de la séance avait été insidieusement programmée puisque, après un sobre exposé des faits de M. Müller - et même du conseiller fédéral - on a eu droit à une belle opération de terrorisme idéologique menée par nos deux collègues Auer et Oehler, qui ont ainsi tenté d'obliger quelques-uns d'entre nous à se taire ou à adopter une attitude purement défen- sive. La tension dramatique - si vous permettez cette métaphore empruntée aux arts du spectacle - s'est maintenue jusqu'au moment où le conseiller fédéral Friedrich n'a pas répondu, il faut bien le dire, aux questions précises et pres- santes de notre groupe. Et cette inversion dans l'ordre du jour, avec en plus le report à ce matin de la suite de la discussion, aura ainsi per- mis de faire sombrer dans une relative indifférence, pour ne pas dire parfois dans l'insignifiance, le débat sur un mauvais feuilleton de politique-fiction du Département fédéral de justice et police. Je ne suis personellement pas en mesure de contrôler et, par conséquent, de contester si nécessaire les informations quantitatives que MM. Müller et Oehler nous ont données à propos de l'espionnage dont la Suisse semble être la cible et la victime. Je ne bénéficie pas des sources d'informa- tions de nos deux collègues. Nous serons tous d^accord ici, je crois, pour condamner - le président de notre groupe l'a fait - le cas échéant toute activité, d'où qu'elle vienne, qui peut nuire tant à la neutra- lité et à l'indépendance de la Suisse qu'aux intérêts géné- raux de sa population. Nous devons toutefois nous étonner que l'analyse, en particulier de M. Oehler, ne soit pas allée plus loin que les questions immédiatement et directement liées à la fermeture de l'agence Novosti . L'interpellateur - et même le conseiller fédéral, qui a mal répondu, une fois encore, à une question précise de M. Carobbio à ce sujet - s'il n'avait pas une vision aussi unilatérale des rapports internationaux; s'il avait manifesté une curiosité un peu plus universelle; s'il était réellement animé du souci d'assurer une protection «tous azimuts» de l'intégrité de la Suisse, l'interpellateur aurait certainement trouvé étonnant que l'on enregistre chez nous, comme il l'affirme, une densité plus forte d'espions venus de l'Est que d'agents provenant de pays occidentaux. Poussant sa réflexion et surtout sa vigi- lance parlementaire jusqu'au bout, il aurait peut-être cher- ché les raisons d'un tel déséquilibre. Il aurait ainsi pu émet- tre d'utiles et d'intéressantes hypothèses à ce sujet. On peut en effet se demander par exemple si le manque de curiosité à l'égard de la Suisse des espions américains, anglais ou allemands tient au fait que notre dispositif de défense nationale est tellement intégré à celui des nations occidentales que celles-ci n'ont plus rien à en apprendre et à y découvrir. Ou alors cette absence d'intérêt des agents de l'Ouest pour nos activités pourrait-elle s'expliquer éven- tuellement par des collaborations institutionnelles ina- vouées entre une Suisse plus ou moins officielle et les puis- sances de l'OTAN. Ou encore la présence en Suisse d'un réseau très honorable d'entreprises multinationales - notamment nord-américaines - couvre-t-elle de façon sub- tile et par conséquent indécelable des activités qui pour- raient n'avoir que de très lointains rapports avec des opéra- tions techniques et commerciales? Une fois débridée, vous le voyez, l'imagination nous amène dans le domaine de la politique-fiction à d'étranges interro- gations. Mais sans aller aussi loin, ne pourrait-on pas plus prosaïquement voir dans l'opération Novosti , tout d'abord, on l'a dit, qu'une grossière provocation et une façon peu scrupuleuse d'éclabousser - à quelques mois des élections fédérales, ne l'oublions pas - les partis qui, à la gauche du Parti socialiste, pourraient bénéficier de l'affaiblissement - regrettable mais réel - de ce dernier. De plus, en frappant Novosti , comme on l'a fait, on a du même coup tenté de discréditer les mouvements pacifistes. L'intérêt immédiat du lobby suisse de l'armement n'a-t-il pas alors prévalu en l'occurrence sur l'intérêt général à long terme et même sur la crédibilité de nos institutions - le Conseil fédéral et la justice s'en sont en effet trouvés grave- ment ridiculisés? Révélons toutefois et en conclusion un fait positif. La presse, dans sa majorité, a montré qu'elle n'entendait pas devenir un instrument idéologique docile du pouvoir. Elle a en effet réagi, dans l'ensemble, clairement en soulignant les imprécisions, les vices de procédure, les approximations malintentionnées et les faiblesses de cette opération menée par le nouveau chef du Département fédéral de jus- tice et police. Mais en dénonçant ainsi une inadmissible manœuvre de propagande d'Etat, les journalistes se sont vus curieusement critiqués et une nouvelle fois mis en accusation non pas sur le fond, mais sur le fait qu'ils s'étaient permis de rendre public un document, dont seule l'inconsistance avait poussé vraisemblablement ses rédac- teurs à le classer comme confidentiel. Or, cette façon de vouloir museler ceux qui ont pour tâche d'assurer l'informa- tion du public constitue une atteinte grave aux libertés constitutionnelles, ces libertés que, par ailleurs, la droite réactionnaire prétend abusivement être la seule à vouloir défendre, en organisant - pour ne pas dire en montant de toutes pièces - notamment l'affaire Novosti . En conclusion, tout en rappelant notre opposition à toute manipulation et à toute atteinte extérieure à l'intégrité insti- tutionnelle de la Suisse, nous condamnons et dénonçons tous ceux qui, dans l'ombre et grâce à des complicités offi- cielles, tentent de criminaliser en vrac l'opposition démo- cratique, les pacifistes et plus spécialement deux citoyens suisses dont le seul défaut - pour autant qu'il s'agisse d'un défaut - est d'être membres du Parti du travail. Nous dénon- çons en bref tous ceux qui ne souhaitent pas voir ce pays
Interpellation urgente Oehler 831 N 21 juin 1983 und ich bitte Sie, das nicht zu überhören - auf beiden Sei- ten. Bäumlin: Es sind zwei Probleme, die mich bewegen, hier kurz das Wort zu ergreifen: erstens möchte ich - wie Herr Braunschweig - zur Friedensbewegung und zweitens zu rechtsstaatlichen Gesichtpunkten, die in dieser Debatte eben doch zu wenig geltend gemacht worden sind, Stellung beziehen. Ich beginne mit einer Bemerkung an die Adresse unseres Kollegen, Herrn Oehler. Vielen Leuten geht es einfach darum, die Friedensbewegung zu diffamieren, und in dieses Konzert hat Herr Oehler doch mit einer sehr starken Posaune eingestimmt. Er fragt nämlich in Punkt 2 seines Vorstosses, wie der Bundesrat sich zur Tatsache stelle, dass sich die Friedensbewegung der Schweiz nicht von der Agentur Nowosti distanziere - dies trotz Aufforderung -, und welche Folgerungen daraus zu ziehen seien. Herr Oeh- ler, das ist eine Frage, mit der Sie die Diffamierung - wahr- scheinlich bewusst - anheizen. Und. jetzt möchte ich Ihnen folgendes sagen: Leute von der Friedensbewegung, die sich in den allerletzen Tagen mit einer Dokumentation an mich gewandt haben, haben mir nachgewiesen, dass sie Anfang Mai über die Depeschenagentur an alle Zeitungen eine Erkärung verschickt haben, in der sie eindeutig klar- stellten, dass niemand von ihnen in Kontakt mit Nowosti gestanden und dass die grosse Demonstration der Frie- densbewegung völlig ohne solche Einflüsse organisiert worden ist. Keine Zeitung hat diese Agenturmeldung über- nommen, und wenn ich mich nicht irre, sind Sie, Herr Oeh- ler, Chefredaktor. Sie hätten die Agenturmeldung kennen und veröffentlichen können. Die Bewegung hat dann die gleiche Erkärung direkt an alle Zeitungen geschickt mit der Bitte, sie wenigstens als Leserbrief zu publizieren. Sie wurde dann in zwei Zeitungen gekürzt publiziert - in der «NZZ» und in der «Basler Zeitung», vielleicht auch sonst noch irgendwo. Es ist doch ein starkes Stück, der Friedensbewegung vor- zuwerfen, sie sei von Moskau geschürt und organisiert. Immer wieder will man uns das glaubhaft machen. Ich würde aber meinem, die schweizerische Friedensbewegung sei im gesamten in durchaus guter Gesellschaft. Sie befin- det sich in der Gesellschaft der nordamerikanischen Bischöfe, die den Nachrüstungbeschluss der NATO sehr eindringlich und vorbehaltlos kritisieren. Sind die amerikani- schen Bischöfe etwa von Moskau gesteuert? Die grossen evangelischen Kirchen in den USA haben sich diesem Pro- test angeschlossen. Ich zitiere sodann den Ex-Senator Ful- bright, der lange Jahre Präsident der aussenpolitischen Kommission des Senates war. Er sagt, die Rede von der Unterlegenheit der USA gegenüber der UdSSR sei im wesentlichen politische Propaganda, die vor allem dem mili- tärisch-industriellen Komplex diene. Das ist ein sehr genaues Zitat. Es gibt andere amerikanische Sachverstän- dige, die sich ähnlich äussern. Trotzdem gibt es immer wie- der Diffamierungsversuche. Man'kann aus politischen Grün- den für die Friedensbewegung sein, oder man kann gegen sie sein. Ich selber bin kein aktives Mitglied der Friedensbe- wegung, aber ich nehme sie ernst. Der deutsche Philosoph und Wissenschafter Carl F. von Weizsäcker hat einmal gesagt, die Friedensbewegung habe ihn vor die schwierig- ste Gewissensfrage gestellt, mit der er in seinem ganzen Leben konfrontiert gewesen sei. Er entschloss sich dann gegen die offizielle Friedensbewegung; das ist sein Recht. Aber die hemdsärmeligen Argumentationen, die wir auch in diesem Saale gestern wieder von gewisser Seite gehört haben, sind entschieden zurückzuweisen. Ich bedaure, dass man sich auch von seilen des Bundesrates nur halb- herzig geäussert hat. Herr Bundesrat Friedrich hat nun mit seiner Erkärung einige Korrekturen vorgenommen; das nehme ich gerne zur Kenntnis. Aber die Art der Formulierung behagt mir wenig. Es heisst nun, nur ein Teil der Friedensbewegung sei von aussen gesteuert. Ein Teil - das erinnert irgendwie an den Apfel, bei dem ein Teil faul ist, womit eben doch irgendwie der ganze Apfel angesteckt oder wenigstens gefährdet ist. Gestern haben wir Voten gehört, die noch viel extremer sind: Es sind alle Anhänger der Friedensbewegung als bös- willig, naiv oder Schwärmer bezeichnet worden. Jedenfalls bezweifelt man ihren Realitätssinn. Herr Reichling, wo der Idealismus liegt, das werden wir erst noch sehen. Es könnte sein, dass die Friedensbewegung in dem Sinne realistisch ist, als die Nachrüstung mit ihren atomaren Waffen in Europa höchstwahrscheinlich die Kriegsgefahr verschärfen würde. Das ist nicht bloss meine Interpretation, sondern auch die Interpretation von Leuten, die von Sicherheitspoli- tik mehr verstehen als ich. Nun noch einige Bemerkungen zum geheimgehaltenen Bericht, der dann - wenigstens zum grossen Teil - veröf- fentlicht worden ist. Da möchte ich auch meinerseits nun entschieden sagen, dass wir Grund haben, über gewisse Teile dieses Berichtes zu erschrecken. Oft enthält er mehr Werturteile als Tatsachen. Und was sich als Tatsachenfest- stellung gibt, scheint zum grossen Teil blosse Verdächti- gung zu sein, die nicht erwiesen ist. Der SOOseitige Bericht einer Arbeitsgruppe, der am letzten Freitag publiziert wor- den ist, wurde schon erwähnt. Ich kenne diesen Bericht nicht. Aber der Bundesrat hat sicher Anlass, ihn gründlich zu studieren. Die Verfasser-des Berichtes behaupten, sie hätten alle Anschuldigungen widerlegt. Ob sie diesen Nach- weis wirklich zu leisten vermögen, kann ich nicht beurteilen. Aber in einem Fall darf ich mir ein Urteil anmassen, obschon ich den Bericht nicht gelesen habe, und zwar deshalb, weil ich mich hier auf Nachforschungen der «Berner Zeitung» stützen kann. Die «BZ» hat eine Behauptung des Berichtes genauer angesehen: die Anschuldigung, einer der beiden Journalisten habe im Wald bei paramilitärischen Übungen mitgeholfen, wobei Molotow-Cocktails fabriziert worden seien. Und nun hat die «Berner Zeitung» recherchiert, und festgestellt, dass überhaupt keine Polizeiberichte vorliegen, die das erweisen. Der Polizist, der einmal zwei Mädchen (die diese Anschuldigungen erhoben hatten) befragte, sagte gemäss «BZ», er wisse nichts mehr. Also bleibt alles völlig im Unpräzisen. Und das ist schlimm, über den Fall Nowosti und den Fall der beiden Journalisten hinaus. Wenn die Bundespolizei in anderen Angelegenheiten ähnlich nachlässig und vor allen voreingenommen recherchiert wie in gewissen Partien des Berichtes, dann steht es schlimm um unser politisches Klima, dann ist es einfach möglich, dass man (vielleicht sogar noch mit Hilfe der Behörden) bestimmte Leute, deren Meinung man nicht teilt, kriminali- siert oder in die Grauzone steckt, wo sie dann ausreichend diffamiert sind, so dass man sie nicht mehr ernstnehmen muss. Gleiches passiert ja neuestens auch mit den AKW- Gegnern, denen man unterschiebt, sie hätten Propaganda- material aus Moskau verteilt - eine Ungeheuerlichkeit! Das sind keine guten Aussichten, wenn wir mit solchen Dingen rechnen müssen, und ich hoffe sehr, dass die Geschäftprü- fungskommission sich dieser Angelegenheit noch sehr gründlich annehme. Wahrscheinlich ist es so, dass die Tendenz mehr und mehr zum Überwachungsstaat geht. Das ist schlimm, aber es ist vor allem dann schlimm, wenn in diesem Überwachungs- staat Leute tätig sind, deren Schnüfflernase wenig diffe- renziert ist. Es wäre noch manches zu sagen. Es wäre auch zu wün- schen, dass man andere Infiltrationen und Propagandame- thoden gründlicher überprüfen und kontrollieren würde. Was Herr Auer gestern über die sowjetrussische Geschichte gesagt hat, dem kann ich sehr weitgehend bei- pflichten. Ich sehe die Dinge auch etwa so und traue der Sowjetunion nicht. Aber wir hätten Grund, genau zuzuse- hen, was auch die andere Seite tut. Weniger bei uns, aber auch bei uns im Verborgenen, wo etliche Propagandaaktio- nen im Gange sind. Ganz massiv sind die Interventionen in anderen Ländern. Wenn von DeStabilisierung durch Geheimdienste die Rede ist, so ist doch auch zur Kenntnis zu nehmen, was amerikanische Geheimdienste zur Desta- bilisierung etwa in Lateinamerika tun. Und wenn man dann die Dinge zusammen sieht, muss man sich schon fragen:
Interpellation urgente Oehler 833 N 21 juin 1983 ment geflossen sind. Die zweite Indiskretion ist die Mel- dung, dieses Leck sei im Finanzdepartement zu finden. Wie wir heute mit Sicherheit wissen, ist diese Meldung ebenfalls nicht aus dem Justiz- und Polizeidepartement geflossen. Das Justiz- und Polizeidepartement ist an beiden Indiskre- tionen nicht beteiligt. Ich stelle das hier fest, weil mich das zum dritten Sektor führt, nämlich zur politischen Auswer- tung dieser Nowosti-Angelegenheit. Diese Indiskretionen sind nämlich politisch ausgewertet worden. Sie sind ausgewertet worden durch den Friedens- rat, durch die Friedensbewegung, durch die PdA, die hier noch einige Zuckungen vollführt. Wir brauchen uns dazu nicht weiter zu'äussern. Sie sind aber auch ausgewertet worden durch den Präsidenten einer schweizerischen Bun- desratspartei. Dieser Präsident hat, bevor die Fakten bekannt waren, geschossen und in einer schweizerischen Zeitung sagen lassen, dass die Indiskretion Nummer 2 im Justiz- und Polizeidepartement geschehen sei, bewusst gesteuert durch den Departementschef, um einen anderen Departementschef zu diskriminieren. Heute wissen wir, dass das nicht stimmt; heute wissen wir ganz klar, dass die Indiskretion nicht dort passiert ist, und dass somit diese Anschuldigung in sich zusammengebro- chen ist. Das hätte man aber schon früher annehmen kön- nen, weil offensichtlich keiner unserer heutigen amtieren- den Bundesräte in der Lage wären, Amtsmissbrauch zu treiben, gegen die Gesetze zu verstossen, nur um einem Kollegen ein Bein zu stellen. Keiner unserer Bundesräte wäre dazu fähig, und darum ist es für mich nicht verständ- lich, wie man eine derart schwerwiegende Anschuldigung durch einen Präsidenten einer schweizerischen Bundesrats- partei in der Öffentlichkeit einem Bundesrat gegenüber erheben kann. Das ist für mich eine der grössten Enttäu- schungen in dieser ganzen Nowosti-Angelegenheit. Sie ist für mich nämlich enttäuschend, weil meines Erach- tens nicht der Bundesrat schuld ist, dass jetzt sein Kolle- gialprinzip in Diskussion steht. Vielleicht ist er insofern schuld, als einzelne Bundesräte etwas viel sprechen. Ob das ein Fehler ist oder nicht, soll hier nicht beurteilt werden. Aber schuld, dass man jetzt glaubt, das Kollegialprinzip sei nicht mehr vorhanden, ist die Tatsache, dass in der Öffent- lichkeit und in diesem Parlament durch massgebliche Spre- cher und Vertreter von Parteien derartige kleinliche partei- politische und haltlose Anschuldigungen einzelnen Bundes- räten gegenüber erhoben werden. Hier müssen wir einset- zen. In der Nowosti-Angelegenheit hat sich unser Parlament von links bis rechts, mit Ausnahme von ganz links, absolut ein- hellig gezeigt in der Verurteilung der Einmischung, im Wil- len, derartige Einmischungen nicht zu dulden. Da sind wir ja alle einig. Diese Einigkeit müssen wir demonstrieren, denn unser Volk verlangt sie und wünscht sie. Diese Einigkeit ist in unserem Volke vorhanden. Das Parlament muss nun dem Volk zeigen, dass es einmütig ist, und dass es hinter dem Bundesrat steht, der hier vielleicht in der Informationspolitik hie und da ungeschickt gehandelt hat, aber in der Haupt- stossrichtung das Richtige getan hat. Wir stehen alle hinter dem, was er getan hat, und das wollen wir auch demonstrie- ren. Wenn wir aus dieser Geschichte als Parlamentarier eine Lehre ziehen können, so die, die bereits Herr Widmer ange- zeigt hat: Nicht nur der Bundesrat hat eine Verantwortung, staatspolitisch zu überlegen und in gewissen Belangen das parteipolitische Gezänk zurückzustellen, sondern auch wir, die Bundesratsparteien vor allem, aber aucn die anderen Parteien. Krisensituationen verlangen solche staatpolitische Überlegungen. Im übrigen möchte ich die Geschichte nicht dramatisieren. Die militärische Bedrohung ist schlimm. Die politische Be- einflussung und politische Bedrohung fürchte ich nicht. Staaten, die ihre Bürger mit eisernen Vorhänge und Mauern einzäunen müssen, damit sie ihnen nicht davonlaufen, sind weiss Gott keine Bedrohung für unsere schweizerische Demokratie und für unser Volk, das sich derartiger geistiger Bedrohungen sicher zu wehren weiss. Präsident: Das Wort zu einer kurzen persönlichen Erklä- rung hat Herr Hubacher verlangt. Hubacher: Nachdem ich zweimal angerufen worden bin, möchte ich zu den Voten von Herrn Weber-Schwyz und von Herrn Kunz aus Thun doch kurz wie folgt antworten. Sie haben gestern den Präsidenten unserer Fraktion gehört; das ist die Meinung, die auch von den übrigen Mitgliedern der Fraktion zur politischen Seite des Falls Nowosti geteilt wird. Wir haben von unserer Partei oder Fraktion aus nach der Schliessung dieser Agentur keinerlei Stellungnahmen, weder kritische noch anderweitige, publiziert. Wir haben sie einfach zur Kenntnis genommen. Der zweite Teil, dieser eher unter dem Stichwort Kollegial- system behaftete Teil, hat uns schon eher beschäftigt. Sie werden es einem Parteipräsidenten wohl noch gestatten, dass er'den eigenen Bundesrat in Schutz nimmt. Und zwar in Schutz nimmt, nachdem am 1. Juni, am Tage der Bundes- ratssitzung, im Berner «Bund» auf der ersten Seite unter dem Titel «Leck im Finanzdepartement» fast wortwörtlich das vorweggenommen worden ist, was am Tage darauf im Communiqué des Bundesrates mitgeteilt wurde, nämlich die angebliche Lücke sei im Finanzdepartement zu suchen, die Indiskretion mit dem Nowosti-Papier sei dort passiert. Das ist am Tage, bevor der Bundesrat das zur Kenntnis brachte, der Öffentlichkeit in der Berner Zeitung «Bund» fast haargenau mit den Worten des Communiqués des Bun- desrates publiziert worden. Das heisst, dass diese zweite Indiskretion wohl nicht im Finanzdepartement zu suchen war, denn dieses hatte ja kein Interesse daran, seine Indis- kretion auf diese Weise publik zu machen. Daher ist nicht auszuschliessen und darf mir auch nicht übelgenommen werden, wenn noch andere Indiskretionen festgehalten wer- den. In meinem Kommentar habe ich keinen Bundesrat per- sönlich attackiert, sondern meine Enttäuschung geäussert, nachdem vorher viel schwerwiegendere Indiskretionen im EMD und im EVED vorgekommen sind und nie ein Com- muniqué, wie das jetzt beim Finanzdepartement geschehen ist, veröffentlicht wurde. Für uns war das zweierlei Mass, und von daher glaubte ich sagen zu müssen, dass keine Sonderbehandlung eines sozialdemokratischen Mitgliedes der Landesregierung akzeptiert würde und dass wir hoffen, dass das Kollegialsystem sich wieder finde. Im übrigen hat mit etwas freundlicheren Formulierungen, wie das bei der SVP üblich ist, auch der Generalsekretär der SVP im Pressedienst seiner Partei die gleiche Feststel- lung gemacht; er hat den Bundesrat ermahnt, sich doch als Kollegialsystem zu finden. Ich stelle nun fest, dass jetzt die Kollegialität offenbar wieder hergestellt worden ist. Herr Bundesrat Friedrich hat gestern in der Beantwortung der Interpellation Oehler mitgeteilt, dass für den Bundesrat diese Angelegenheit erledigt sei, und ich hoffe damit - das war mein Wunsch -, dass in Zukunft eben solche Dinge nicht je nach Departement bzw. nach parteipolitischen Gesichtspunkten unterschiedlich, sondern objektiv darge- stellt werden. Ich habe als Parteipräsident versucht, zum eigenen Bun- desrat zu stehen und darauf hinzuweisen, es gebe seit lan- gem Indiskretionen schwerwiegenderer Art; es neu sei, das Finanzdepartement dermassen ins Schaufenster zu stellen. Das hat uns beschäftigt; dazu haben wir etwas gesagt. Herr Weber-Schwyz, dieses Recht müssen Sie mir zugestehen. Bundesrat Friedrich: Ich habe einige Antworten zu erteilen und noch einige ergänzende Bemerkungen anzubringen. Zunächst hat Herr Oehler die Frage gestellt, warum die kubanische Botschaft nicht auch einbezogen worden ist. Die Beteiligung der kubanischen Botschaft an dieser Ange- legenheit war ausserordentlich gering. Im übrigen handelt es sich um eine sehr kleine Botschaft, die in keiner Weise etwa mit derjenigen der Sowjetunion zu vergleichen ist. Herr Carobbio hat uns einmal mehr vorgeworfen, dass wir die Friedensbewegung diskreditieren würden. Ich muss Ihnen noch einmal sagen, Herr Carobbio: Es geht nicht um eine Diskreditierung der Friedensbewegung - auch wenn
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation der Fraktion PdA/PSA/POCH Vorwürfe an die schweizerische Friedensbewegung Interpellation du groupe PdT/PSA/POCH Accusations contre le Mouvement suisse pour la paix In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 10 Séance Seduta Geschäftsnummer 83.439 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 21.06.1983 - 08:00 Date Data Seite 829-834 Page Pagina Ref. No 20 011 481 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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