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Protection civile. Rapport intermédiaire1810 N 15 décembre 1983 tion de la protection civile dans notre pays, sans omettre les lacunes qu'elle comporte encore. Parmi les problèmes soulevés notons, entre autres, qu'il a été fait état de la grande différence de préparation entre les cantons; les cantons ruraux ou à communes ayant moins de mille habitants ont un retard du point de vue des abris et de la préparation de la protection civile. Premièrement les petites communes, en général, n'ont pas eu suffisamment de nouvelles constructions assez vastes pour y loger des abris, d'où leur situation critique actuelle et le retard accu- mulé. Elles n'étaient pas soumises jusqu'en 1978 - je le répète - à la loi sur la protection civile. Deuxièmement, le manque d'informations au sujet du rôle de la protection civile en cas de catastrophe et en temps de paix. C'est surtout sur la protection de la population en temps de guerre que le rapport insiste. Nous pouvons y ajouter le manque de connaissances au sujet de la protection civile qu'on rencontre dans la population et qui représente une véritable lacune. Troisièmement, l'indépendance de la pro- tection civile par rapport à l'armée. Cependant, il semble que la collaboration dans ce sens pourrait être accrue, particulièrement dans le domaine de l'instruction des cadres ou dans l'achat en commun de matériaux tel que le bois que l'on emploie en grande quantité dans la protec- tion civile. Quatrièrement, la qualité des abris. Quelques inquiétudes aussi sont apparues au sujet des anciens abris et la question de savoir si leur adaptation et leur restaura- tion s'imposaient a été soulevée. Quant aux abris actuels, une des préoccupations de certains commissaires est de savoir s'ils sont efficaces contre la bombe à neutrons, les armes biologiques et l'impulsion électromagnétique. Cin- quièmement, on s'interroge aussi au sujet du nombre res- treint des femmes qui s'engagent dans la protection civile. Il y en a 20 mille et il en faudrait 100 mille. Mais elles doivent remplir les mêmes tâches que les hommes et ne pas être seulement là pour remplir les vides dans les effectifs. Sixièmement, la date de l'an 2000 pour l'achève- ment des tâches de la protection civile semble encore trop éloignée, bien que l'on sache qu'en la rapprochant il en va de l'équilibre des finances de la Confédération, des can- tons et des communes. Ces divers points ayant été sou- levés, la commission souhaite que l'on construise le plus rapidement possible des abris et des places protégées pour les 1,6 millions qui n'en possèdent pas sur les 6,4 millions d'habitants que compte la Suisse. Si nous prenons les constatations faites au cours des séances de notre commission, nous en arrivons, en repre- nant les points précités, aux recommandations suivantes qui, en grande partie, correspondent à celles du rapport intermédiaire du Conseil fédéral. Premièrement, au sujet des différences de préparation existant entre les cantons afin qu'un déséquilibre ne se crée pas au profit d'un surplus de places protégées dans une région par rapport à une autre, le Conseil fédéral étudie en ce moment la possibilité de rema- nier l'ordonnance sur les abris. En attendant, les communes doivent aménager et mettre à disposition des locaux adhé- quats, garages souterrains ou caves, afin que chaque citoyen soit à l'abri en cas de menace grave. Deuxièmement, en ce qui concerne le manque d'information au sujet du rôle de la protection civile, afin d'éviter des impressions néga- tives ou pessimistes à son sujet, la formation à tous les niveaux doit être intensifiée. On se rend compte que la menace n'étant ni constante ni à nos frontières immédiates, la population n'est ni ouverte ni intéressée aux informations. Il faut donc intensifier l'information et insister sur le rôle que joue la protection civile en temps de guerre ou lors de catastrophe. C'est aussi la tâche de la commune, car elle est la plus proche des citoyens et son rôle serait de les motiver davantage. Dorénavant, la protection civile doit jouer un rôle important en cas de catastrophe, que ce soit la chute d'un avion, des inondations, des avalanches ou la sécheresse. La commission est d'avis que le recours à la protection civile doit être intensifié afin de renforcer la confiance populaire à son égard. Troisièmements, quant aux liens de la protection civile avec l'armée, on sait que la protection civile ne dépend pas du Département militaire fédéral, mais bien du Départe- ment fédéral de justice et police. Il n'y a aucune raison de la militariser, mais il faut insister sur les possibilités de collabo- ration et de coopération qui existent déjà dans divers domaines et les intensifier. Comme exemple actuel, il y a déjà une coopération dans le service sanitaire coordonné, la protection chimique et atomique et les achats de certain matériel. Quatrièmement, revenons-en à la qualité des abris, anciens et nouveaux. Il faut savoir que la protection absolue n'est ni voulue ni réalisable, mais qu'il est possible de réduire la mortalité de la population de même que la répercussion des bombes, d'une manière considérable, dans un abri dit con- ventionnel. La qualité des anciens abris reste bonne en cas d'attaque avec des armes conventionnelles et contre les radiations secondaires. Il va de soi qu'ils ne peuvent assurer une protection efficiente contre les armes chimiques ou les pressions d'armes nucléaires, et il serait dangereux de se faire des illusions à ce sujet. Par contre, il faudra aménager ces derniers abris au point de vue de l'aération et des liaisons radio avec l'extérieur. Un système approprié devrait encore être trouvé. Cinquièmement, si l'on veut obtenir un engagement plus élevé des femmes dans la protection civile, un effort consi- dérable doit être consenti pour la leur rendre plus sympathi- que et plus attractive. Elles y ont un rôle important à jouer, en temps de paix comme lors d'une menace. Bien qu'étant libres de servir dans la protection civile, alors que les hommes en ont l'obligation, elles doivent avoir la possibilité d'accéder à tous les postes à responsabilités. C'est d'ailleurs le rôle de la commune de motiver davantage et d'intégrer les femmes dans la protection civile. Mais, personnellement, j'ajouterai que la femme devrait prendre cette responsabilité pour les siens tout d'abord, pour son entourage, pour son quartier, mais aussi à l'égard de la défense générale du pays. Elle a une occasion unique de se rendre utile, d'apprendre comment se comporter afin d'aider les autres en cas de catastrophe ou de conflit, que ce soit lors de phénomènes naturels ou de pressions politiques étrangères. N'ayant aucune obligation de servir, elle peut quand même obtenir les mêmes responsabilités et les mêmes grades. Je pense qu'à formation égale avec les hommes, les femmes ne seront pas des «roues de secours» dans la protection civile mais pourront devenir un moteur. Sixièmement, notre commission en dernière analyse, jugeant la date de l'an 2000 trop éloignée pour achever les tâches de la protection civile, a déposé une motion et un postulat afin d'essayer de la modifier. Par la motion, la commission charge le Conseil fédéral d'intensifier son aide aux cantons financièrement faibles et de recourir, dans ce dessein, à la modulation plus accentuée des subventions accordées au titre de la construction d'abris. Cette motion n'entraînerait vraisemblablement pas de frais supplémen- taires pour la Confédération. En l'occurrence, la commis- sion propose de ne pas la traiter aujourd'hui mais lorsque nous examinerons la révision de la loi sur la protection civile, dans le cadre de la nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Par contre, par un point du postulat, notre commission demande d'abréger le délai fixé à l'an 2000 et de le ramener à 1995, si les finances de la Confédération se prêtent à cet exercice. L'intensifica- tion de la formation des cadres, nécessaires à la protection civile, est également soutenue par ce postulat. Notre commission a encore pris connaissance de la pétition de la commune neuchâteloise d'Enges et de six autres petites communes de la même région. Ces communes demandent à ne pas être soumises à la loi sur la protection civile. La commission a pris acte de ces pétitions et propose de les rejeter. Elle ne veut pas créer un précédent eu égard à toutes les communes suisses qui ont l'obligation de mettre sur pied un organisme de protection civile. Cette question aurait d'ailleurs dû être traitée par le canton lui-même. En conclusion, notre commission est satisfaite du rapport intermédiaire qui lui a permis de se rendre compte avec précision de l'état actuel de la protection civile en Suisse et
Protection civile. Rapport intermédiaire 1812 N 15 décembre 1983 hier doch noch erwähnen. Der Bundesrat kann die Ausrü- stung der privaten Schutzräume vorschreiben. Es geht hier übrigens um das Postulat unseres Kollegen Bratschi, das wir in der Sommersession 1983 an den Bundesrat überwie- sen haben. Zur Petition der Gemeinde Enges (Neuenburg): Die Gemeinde verlangt mit ihrer Petition vom Januar dieses Jahres unter anderem, für die kleinen Gemeinden echte Erleichterungen bei der Bildung von Schutzorganisationen zuzulassen und den Gemeinden weder Material noch Lebensmittelrationen zu schicken, bevor sie über geeignete Lager verfügen. Es wurde ein Bericht vom Bundesamt für Zivilschutz einver- langt. Nach Zivilschutzgesetz sind bekanntlich alle Gemein- den organisationspflichtig. Die Kantone können nur in begründeten Fällen und mit Zustimmung des Bundesrates bestimmte Gemeinden auf deren Gesuch hin ganz oder teilweise von der Organisationspflicht befreien. Bis heute wurde in der Schweiz keine Gemeinde von dieser Pflicht freigestellt. Die Gemeinden haben des weiteren das vor- schriftsgemässe Material zu beschaffen, auch die für ihre Einwohner erforderlichen Vorräte an besonderer Überle- bensnahrung. Die Kommission beantragt einstimmig, der Petition keine Folge zu geben. Unsere Kommission dankt: Wir benützen diese Gelegenheit, um allen Mitarbeitern im Zivilschutz auf allen drei Stufen zu danken, angefangen bei Mannschaft und Kader in den Gemeinden bis zu den Instruktoren, den Vorstehern der kantonalen Zivilschutzämter, dem Bundesamt für Zivil- schutz mit Herrn Direktor Mumenthaler (der übrigens den Beratungen folgt), den verschiedenen Verbänden, die sich sehr stark für unseren Zivilschutz einsetzen, im besonderen aber auch dem Schweizerischen Zivilschutzverband. Selbst- verständlich danken wir Herrn Bundesrat Friedrich und sei- nem Vorgänger, Herrn Bundesrat Purgier, die es ermöglicht haben, dass dieser Zwichenbericht dem Parlament so rasch zugeleitet werden konnte. Unsere Kommission stellt Ihnen folgende drei Anträge: Erstens, vom bundesrätlichen Bericht Kenntnis zu nehmen, zweitens, das Postulat betreffend Verbesserung des Aus- baustandes unseres Zivilschutzes an den Bundesrat zu überweisen, und drittens, von der Petition der Gemeinde Enges sei Kenntnis zu nehmen, ihr aber keine Folge zu geben. Ogi: Der Zivilschutz in der Schweiz hat zweifellos zwei Gesichter: Einerseits ein gutes, ein positives, vor allem dann, wenn man weltweit den Stand vergleicht. Dieser Stand ist bemerkenswert. Er stellt einen wichtigen Beitrag an den Dissuasionseffekt unserer Landesverteidigung dar, bietet er doch 4,8 Millionen Bewohnern Schutz und Überle- benschancen. Weil nicht jede Form der kriegerischen Aus- einandersetzung den totalen Atomschlag bedeutet, ist die- ser Aufwand, dieser Einsatz lohnend und das Resultat - knappe 20 Jahre nach Erlass des Gesetzes - höchst beacht- lich. Allen, die landauf, landab aus dem Zivilschutz eine Mission, ein zweites Evangelium machten und die Botschaft mit Erfolg verbreiteten, sei Dank und Anerkennung ausge- sprochen. Weil aber dieses «Evangelium» nicht überall gleich gut angekommen ist, der zündende Funke nicht überall sprang, ist andererseits das zweite Gesicht des Zivilschutzes in der Schweiz nicht nur ein positives. Es ist ein Gesicht, das auch zu Besorgnis Anlass gibt, eine Bilanz mit negativen Seiten, wie dies im Zwischenbericht des Bundesrates klar zum Ausdruck kommt. In Erkenntnis dieser Sachlage geht es deshalb darum:
Die grossen Unterschiede zwischen den Kantonen im Ausbaustand des Zivilschutzes zu reduzieren;
Das Manko in Sachen Schutzplätze in den ländlichen Gebieten mit wenig neuen Häusern zu korrigieren;
Gezielt die Errichtung von öffentlichen Schutzräumen in finanzschwachen Kantonen zu fördern und
Der Ausbildung generell noch vermehrte Beachtung zu schenken. Zu diesem letzten Punkt, der nämlich auch zwei Gesichter aufweist und «Ausbildung» heisst, möchte ich folgendes unterstreichen: Positiv erscheint mir der Stand der Ausbildung und die Qualität der Arbeit der kantonalen Führungsstäbe und der Ortschefs. Dasselbe kann jedoch nicht für die Schutzraum- chefs und das untere Kader gesagt werden. Dort bestehen zu krasse Unterschiede zwischen einzelnen Kantonen und Gemeinden. Dort hängt zuviel davon ab, ob der Zivilschutz eben ein mit Freude betriebenes Hobby oder bloss Pflichter- füllung des Funktionsinhabers ist. Diese Situation ist auch deshalb beunruhigend, weil - im Gegensatz zur Armee- das vorhandene Material a jour, ja geradezu modern ist. Die anstehende Revision der Militärorganisation auf Bundes- ebene wird eine Verbesserung der Regelung des Übertritts von Offizieren zum Zivilschutz zur Folge haben. Dies ist positiv. Es bleibt aber zu hoffen, dass das neue Führungs- personal dann auch gut eingesetzt und dessen Potential voll ausgeschöpft wird. Schon ein Oberleutnant der Schweizer Armee hat Führungsqualitäten. Davon gilt es vermehrt zu profitieren. In diesem Sinne unterstützt die SVP die Motion und das Postulat der Kommission. Sie sagt ja zum Zwischenbericht; sie sagt ja zu den Massnahmen, wie sie für die Neuverteilung der Aufgaben zwischen Bund und Kantonen vorgesehen sind. Die SVP sagt aber nein zu jeglichen Zentralisierungs- tendenzen im Bereiche des Zivilschutzes; dies wäre kon- zeptwidrig. Die SVP sagt schliesslich eindeutig Ja zum föde- ralistischen Aufbau des Zivilschutzes, weil dies der Struktur unseres Staates entspricht und weil er - der Zivilschutz - im wesentlichen vom Bürger an seinem Wohnort getragen wird. Oester: Die LdU/EVP-Fraktion dankt dem Bundesrat für seinen ausführlichen Bericht über den heutigen Stand des Zivilschutzes. Als Interpellant, der dem Bundesrat vor zwei Jahren sieben nicht durchwegs bequeme Fragen gestellt hat, freue ich mich besonders über die recht deutliche Sprache des Berichtes an die Adresse der säumigen Kan- tone und Gemeinden. Ein gerechtes Urteil über Leistungen und Versäumnisse, über Musterhaftes und Mangelhaftes im Schweizer Zivilschutz hat von der Tatsache auszugehen, dass der Zivilschutz mit einer grossen Zahl objektiver und subjektiver Schwierigkeiten und Widerstände zu kämpfen hat. Trotzdem sind wir der Meinung, dass Parlament, Bun- desrat und Zivilschutzverantwortliche aller Stufen gut daran tun, die in der Öffentlichkeit erhobene Kritik wegen offen- sichtlicher Unzulänglichkeiten ernst zu nehmen. Damit lei- sten wir dem Zivilschutz den besten Dienst. Von der heutigen Debatte, die wir für notwendig und begrüssenswert halten, erwarten wir, dass sie nicht im Kriti- sieren, nicht im Negativen steckenbleibt. Wenn unser Parla- ment seine Führungsrolle ernst nehmen will, ist es seine Aufgabe, in die Zukunft zu schauen und aufzuzeigen, was künftig besser gemacht werden muss und wie das gesche- hen kann. Nicht wenige erwarten von uns positive Impulse. Solche sind dringend nötig. Im Hinblick auf seine erstran- gige Bedeutung für die gesamte Bevölkerung leidet der Zivilschutz auch nach seinem 20-Jahr-Jubiläum an einem offensichtlichen Nimbus bzw. Prestigedefizit, hinter dem ein ebenso offensichtliches Informations- und Motivationsdefi- zit steht. Das können wir heute etwas verringern helfen. Hoffentlich gelingt es uns gleichzeitig, Säumige zu einer schnelleren Gangart zu bewegen. Wenn uns die Besichtigung von Zivilschutzanlagen der Stadt Biel und die Aussprache mit Zivilschutzverantwortli- chen - auch mit solchen kleiner Gemeinden - etwas gelehrt haben, dann das: Auf die Führungs- und insbesondere auf die Motivationsfähigkeit des Ortschefs und auf seine fachli- che Kompetenz kommt es an. Wenn es jeder Schweizer Gemeinde gelingt, Männer als Zivilschutzverantwortliche zu finden, wie wir sie anlässlich unserer zweiten Sitzung ken-
Dezember 1983 N 1813 Zivilschutz. Zwischenbericht nengelernt haben, dann braucht uns um die Zukunft des Zivilschutzes in unserem Lande nicht bange zu sein. Motivation und Engagement sind das eine. Fachliches Wis- sen und Können das andere. Auf diesen Punkt hat im Rah- men der Kommissionshearings in Biet der Zivilschutzverant- wortliche einer kleineren Gemeinde mit folgenden Worten aufmerksam gemacht. Ich zitiere: «Der Schuh drückt die Ortchefs bei der eigenen Aus- und Weiterbildung und bei derjenigen des Stellvertreters, und das ist eine Aufgabe des Bundes.» Er hat damit den Finger auf einen der wunden Punkte gelegt. Vielerorts kommt noch dazu, dass bei der Auswahl des Ortchefs nicht mit der notwendigen Sorgfalt vorgegangen wird. Man kann deshalb die Anstrengungen des Bundesamtes für Zivilschutz, die Lücke in der Ausbil- dung fähiger und engagierter Ortchefs bald zu schliessen, nicht genug unterstützen. Wir sind froh, dass das neue Zivilschutzzentrum bei Schwarzenburg bald in Betrieb genommen werden kann. Die Erfahrung lehrt, dass nichts dem Zivilschutz so schadet wie ungenügend ausgebildete oder gar unfähige Ortchefs und Instruktoren. Unsere Frak- tion ist deshalb der Meinung, dass, wenn irgendwo nicht gespart werden darf, dann bei der Ausbildung der Kader. Sie bilden das Rückgrat des Zivilschutzes. Daneben ist der zügige Abbau des Schutzraumdefizites in den zivilschutz- mässig unterentwickelten Gebieten unseres Landes vor- dringlich. Unsere Fraktion unterstützt diesbezüglich den Bericht und die Vorstösse aus dem Schosse der Kommis- sion. Mit dem Bundesrat sind wir darin einig, dass die Unterschiede zwischen den Kantonen - 4 Prozent Schutz- raumdefizit hier, 56 Prozent dort- und zwischen den einzel- nen Gemeinden zum Teil über das Mass hinausgehen, das man als Tribut an den föderalistischen Aufbau des Zivil- schutzes noch hinnehmen kann. Wenn stärker differenzierte Subventionierung, vermehrte Information und Motivation der Verantwortlichen nichts fruchten, dann würden auch wir die Setzung von Fristen als unumgänglich unterstützen. Wir legen dabei Wert auf die Feststellung, dass es unter den säumigen Kantonen nicht nur finanzschwache hat. Eine dritte Schwachstelle im Zivilschutz, die uns Sorgen macht, ist die Ausrüstung der Schutzräume für längeren Aufenthalt. Mancherorts würde die Bereitstellung bzw. Bewohnbarmachung der Schutzräume mehrere Wochen dauern, und das in einer Zeit, in der die Armee mit immer kürzeren Vorwarnzeiten rechnet, wie bereits der Kommis- sionssprecher gesagt hat. Das ist ein lebensgefährlicher Mangel, ein Mangel, der die Wirksamkeit des Zivilschutzes für den Ernstfall in Frage stellt. Wir halten es deshalb mit dem Zürcher Zivilschutzverband für verfehlt, dass das gel- tende Schutzbautengesetz (BMG) die Hauseigentümer nicht verpflichtet, für die notwendige Mindestausrüstung bzw. Einrichtung der Schutzräume zu sorgen. Es ist unseres Erachtens Aufgabe der eidgenössischen Räte, das BMG in nächster Zeit entsprechend zu korrigieren. Abschliessend kann ich feststellen, dass unsere Fraktion alle Massnahmen unterstützt, die geeignet sind, den Schutz der Zivilbevölkerung bei Katastrophen und kriegerischen Ereignissen bestmöglich zu gewährleisten und das Sozial- prestige des Zivilschutzes im Volk zu heben. Sie erwartet insbesondere, dass namentlich in den noch stark im Rück- stand liegenden Kantonen künftig mit mehr Elan und mehr Verantwortungsbewusstsein ans Werk gegangen wird. Eine vermehrte Zentralisierung von Kompetenzen beim Bund wäre sonst unausweichlich. Ich bin mit Herrn Ogi einver- standen; es wäre konzeptionswidrig, aber eben trotzdem nötig. Die Ausführung von Bundesgesetzen darf nicht im freien Belieben der Kantone liegen. Für Gleichgültigkeit und Saumseligkeit im Bereich des Zivilschutzes ist die Weltlage zu ernst. Als Interpellant bin ich von den im Bericht enthaltenen und in der Kommission gegebenen ergänzenden Auskünften befriedigt. Bratschi: Die sozialdemokratische Partei ist für die Landes- verteidigung, auch wenn sie ab und zu an ihr Kritik übt. Sie nimmt sich das Recht heraus, auch bei der Landesverteidi- gung Kritik zu üben, wie sie das bei anderen Geschäften auch tut. Aber die sozialdemokratische Partei ist für die Armee, wie sie für den Zivilschutz ist, weil sie grundsätzlich auch für die Gesamtverteidigung eintritt. Für uns Sozialdemokraten stehen allerdings die sozialen Probleme im Vordergrund. Ohne gerechte soziale Ordnung gibt es keinen echten Verteidigungswillen. Wenn ein Soldat nicht weiss, wofür er kämpfen muss, wenn er nicht etwas zu verteidigen hat, wofür er sein Leben herzugeben bereit ist, nützen weder Armee noch Zivilschutz etwas. Der Zivilschutz scheint mir einen hohen Stellenwert in unse- rer Landesverteidigung einzunehmen. Bedenken Sie, dass 90 Prozent unseres ganzen Volkes in einem Krieg zu Hause bleiben, nur 10 Prozent marschieren in die Armee ab, wenn es eine Mobilisation gibt. Zivilschutz war bis anhin in unse- rem Lande ein Stiefkind, auch ein Stiefkind unserer Landes- verteidigung. Es ist zu berücksichtigen, dass der Zivilschutz das jüngste Kind unserer Gesamtverteidigung ist, und des- halb auch noch viele Mängel aufweist: Kaderfragen. Dann gab es finanzielle Kürzungen auf dem Sektor Zivilschutz hier in diesem Hause während Jahren bei den Sparpaketen. Zivilschutz muss endlich von allen Seiten, auch vom Bund selbst - ich unterstreiche das - ernst genommen werden, sonst können die Gemeinden als Hauptträger des Zivilschut- zes ihrer Aufgabe nicht mehr gerecht werden. Was ich jetzt gesagt habe, habe ich nicht aus dem hohlen Bauch gesagt, sondern aus meinem Wissen als Ortschef der Stadt Bern. Ich beantrage Ihnen namens meiner Fraktion, den Anträgen der Kommission zu folgen. M. Massy: Le groupe libéral a pris acte du rapport du Conseil fédéral sur l'état de préparation de la protection civile du 31 janvier 1903. Tout a été dit, ou presque, sur ce rapport, si bien que mon intervention sera brève. Ce rapport intermédiaire dresse un bilan exact et varié de l'état de santé de cet organisme, appelé non à défendre, mais à protéger la population civile avec des moyens appro- priés pour garantir sa survie. En rattachant la protection civile au Département de justice et police, on a voulu mar- quer la différence entre les organismes de la protection civile et les troupes combattantes, qui dépendent, elles, du Département militaire fédéral. Le rapport est clair. Il décrit la situation exacte de la protec- tion civile dans notre pays, sans oublier, hélas, ses lacunes. La situation de la protection civile en Suisse est très diverse. Elle va de la superpréparation de certaines villes alémani- ques aux moyens financiers élevés à une méconnaissance presque totale de la chose par les petites communes, rurales en général. Preuve en sont les chiffres des places disponi- bles, qui diffèrent considérablement selon que l'on consi- dère tel ou tel canton. C'est ainsi que, sur les bord de la Limmat, c'est les 96 pour cent de la population qu'on peut protéger alors que, sur les bords du Léman, seul les 45 pour cent des citoyens sont à l'abri. Les petites communes, qui ne furent soumises à la loi qu'en 1978, doivent faire face à d'énormes problèmes pour combler leur retard. Le Conseil fédéral, heureusement, est en train de remanier l'ordon- nance sur les abris afin de réduire l'abîme qui sépare ceux qui ont presque trop d'abris ventilés et ceux qui n'en ont pratiquement pas. On peut admettre qu'en l'an 2000, tout sera prêt. La majorité de la commission, dans son postulat, aimerait réduire le délai et vous propose de fixer son échéance à l'année 1995, nous autres libéraux voulant rester à l'échéance fixée par le Conseil fédéral. La protection civile a de gros problèmes à surmonter. Con- trairement à l'armée, elle n'a pas de tradition. S'il y a un «esprit» dans l'infanterie comme dans l'artillerie, si la cava- lerie, hélas disparue, a su serrer les rangs dans les moments difficiles, l'incorporation à la protection civile d'éléments très divers, dont certains ont déjà accompli leurs devoirs militaires et d'autres n'ont pas accompli de service militaire du tout, fait qu'elle manque d'unité et, souvent, de confiance en elle-même. Le manque de connaissances de la popula- tion à propos de la protection civile, dû autant à l'indiffé-
Protection civile. Rapport intermédiaire 1814 N 15 décembre 1983 rence qu'au manque d'information, est incroyable et pour- tant, cet organisme est appelé à jouer un rôle important, on vous l'a dit, en cas de catastrophe telle que chute d'avion, sécheresse, inondation. Sans vouloir souhaiter des situa- tions critiques, c'est pourtant dans ces occasions-là que la protection civile, abandonnant ses complexes, pourra mon- trer qu'elle a de la personnalité et qu'elle peut faire beau- coup pour la population de ce pays. Quant au postulat de la commission sur l'amélioration de l'état de préparation de la protection civile, nous estimons, je l'ai déjà dit, qu'il faut en rester au délai prévu, soit à l'an 2000. Pour ce qui concerne la motion de la même commis- sion visant à la modification de l'article 69,1 er alinéa, lettre b, de la loi sur la protection civile, et de l'article 5,1 er alinéa, de la loi sur les abris, cette question a été tranchée dans le cadre de la nouvelle répartition des charges. Pour terminer, je dis qu'il faut absolument appuyer les efforts entrepris en vue d'égaliser la réalisation de la protec- tion civile dans toutes les régions du pays et dissiper cer- tains malaises. Il faut, bien sûr, que la Confédération parti- cipe à cette réalisation en tenant compte de la capacité financière des cantons. Ce n'est pas parce que certains d'entre eux ont pratiquement terminé l'organisation de la protection civile qu'il faut abandonner à leur sort ceux qui ont pris du retard dans ce domaine, surtout pour des raisons financières. Au nom du groupe libéral, je vous prie instamment de prendre acte purement et simplement du rapport intermé- diaire. Ruf-Bern: Die Fraktion der Nationalen Aktion und der Vigi- lants dankt für die Ausarbeitung des Zwischenberichtes zum Stand des Zivilschutzes und stellt mit Befriedigung fest, dass in diesem wichtigen Bereich der Gesamtverteidigung während der vergangenen Jahre grosse Anstrengungen unternommen worden sind, um einen bestmöglichen Reali- sierungsgrad der Zivilschutzkonzeption von 1971 zu errei- chen. All jenen Mitbürgern, die auf Bundes-, Kantons- oder Gemeindeebene seit Jahren Pionierarbeit leisten, gebührt der Dank der Bevölkerung. Die Glaubwürdigkeit der Gesamtverteidigung der Schweiz hängt in hohem Masse von ihrer Dissuasionswirkung ab. Wenn durch optimal vor- bereitete Schutzmassnahmen der Zivilbevölkerung ein Überleben ermöglicht wird, reduziert sich die militärische und politische Erpressbarkeit eines Landes massgeblich. Ein neutraler Kleinstaat kann nur dann überleben, wenn er sich wirksam zu verteidigen bereit ist. Angesichts der weltweit wachsenden Rüstung, vor allem aber in Anbetracht der unverholenen Aggressionsgelüste des Warschauer Paktes gegenüber der freien Welt, kommt einer glaubwürdigen Gesamtverteidigung erste Priorität zu. Mit Deutlichkeit kommt im Zwischenbericht zum Ausdruck, dass der Zivilschutz die Wirkungen auch moderner Waffen auf den Menschen wesentlich verringert oder in vielen Fäl- len ganz ausschaltet, somit also die Unversehrtheit eines Grossteils der Bevölkerung sicherstellen kann. Angesichts der Bedeutung des Zivilschutzes ist es äusserst dringend, die noch vorhandenen, vom Bericht dargelegten Lücken in verschiedenen Teilbereichen möglichst rasch zu schliessen. Das Manko an genügenden, gut eingerichteten Schutzplät- zen sollte nach Auffassung unserer Fraktion unbedingt vor dem Jahre 2000 behoben werden können. Der Viertel der Bevölkerung, vorab in ländlichen Gebieten, der nur über ungenügende oder gar keine Schutzmöglichkeiten verfügt, hat ein Recht auf eine möglichst rasche Behebung des Mangels. Dass dabei die führende Mitarbeit in Gemeinden und Kantonen von entscheidender Bedeutung ist, wird in den unterschiedlichen Anteilen an noch fehlenden Kapazitä- ten in den verschiedenen Kantonen deutlich. Die von Bundesrat und Kommission vorgesehenen finanziel- len und organisatorischen Massnahmen, namentlich zur Förderung von öffentlichen Schutzbauten in kleinen Gemeinden, erscheinen uns als zwingend erforderlich. Unsere Fraktion wird deshalb das Postulat der Kommission und später ihre Motion unterstützen. Wir sind einig mit der Kommission vor allem im Wunsch, den Sollzustand an Schutzplätzen bereits bis zum Jahre 1995 zu erreichen. Ähnliche Überlegungen in zeitlicher Hinsicht gelten für die Anlagen der Zivilschutzorganisation und des Sanitätsdien- stes sowie für den Materialdienst, also für Teilbereiche, in denen noch grössere prozentuale Lücken zu füllen sind. Eine Detailbemerkung zum Materialdienst: Den Ausführun- gen des Kommissionsreferenten deutscher Sprache entneh- men wir, dass man sich der Frage der Lagerung von Zivil- schutzmaterial in Gemeinden besonders gewidmet hat. Bereits vor Jahren wurde von unserer Seite gerügt, dass Gemeinden vom Bund Material geliefert bekamen, ohne in baulicher und organisatorischer Hinsicht dafür genügend bereit zu sein. Dadurch entstandene Schäden sollten ver- mieden werden. Die Organisation des Zivilschutzes, vor allem in kleineren Gemeinden, ist noch ungenügend ausge- baut. Nach unserer Auffassung muss der Bund diesbezüg- lich dringend bei den Kantonen intervenieren und allenfalls Fristen setzen. Die fehlenden personellen Bestände von rund 100000 Frauen können sicherlich teilweise mit Hilfe verstärkter Information und Werbung rekrutiert werden. Eine befriedi- gende Lösung wäre jedoch unseres Erachtens angesichts des hohen Personalsolls am ehesten durch einen obligatori- schen Einbezug der Frauen in die Gesamtverteidigung zu realisieren. Zur Erreichung dieses Zieles bedarf es allerdings entsprechender entschlossener Führungsarbeit des Bun- desrates. Aufgabe des Bundesrates ist es ebenfalls, durch Interven- tion in den betroffenen Kantonen das noch vorhandene Ausbildungsdefizit zu beheben. Die starken Unterschiede in der Anzahl hauptamtlicher kantonaler Instruktoren, bezogen auf die Einwohnerzahl, verdeutlichen, nebst den bereits erwähnten Problemkreisen, die Führungsaufgaben des Bundes. Nach unserer Überzeugung muss die Information der Bevöl- kerung nicht bloss durch Vorträge und mit Hilfe der Medien, sondern vor allem auch dadurch verbessert werden, dass in allen Kantonen bereits gegen Ende der obligatorischen Schulzeit über Zweck und Möglichkeiten des Zivilschutzes sowie über die bestehenden Gefahren eine umfassende Aufklärung einsetzt. Es erscheint uns überdies als fragwürdig, ob die kurzfristige Information der Bevölkerung über die einzelnen Schutz- platzstandorte in öffentlichen Anlagen ausreicht. Man sollte unseres Erachtens frühzeitig durch permanent vorhandene Merkblätter in Wohnbauten informieren, soweit die Schutz- platzorganisation funktionsbereit ist. Gestatten Sie mir eine Schlussbemerkung: Wenn wir gemäss dem Vorschlag der Kommission eine raschere Gangart bei der Realisierung der Zivilschutzkonzeption ein- schlagen wollen, so dürfen uns allfällige kurz- und mittelfri- stige Mehrkosten nicht daran hindern. Längerfristig käme eine Beschleunigung sogar einer Einsparung gleich, würde sich doch der Teuerungsprozess in geringerem Masse aus- wirken. Kurzfristige Mehraufwendungen dürfen uns ange- sichts der existenziellen Bedeutung des Zivilschutzes für unsere staatliche Unabhängigkeit nicht im Wege stehen. Das vorgesehene Ausbauprogramm bis zum Jahre 2000 betrachten wir in diesem Sinne als ein Minimum; ein schnel- leres Vorgehen ist dringend wünschbar. Die Fraktion der Nationalen Aktion und der Vigilants bittet den Bundesrat um Prüfung ihrer Anregungen. Wir empfeh- len Ihnen, vom vorliegenden Bericht mit Dank in zustimmen- dem Sinne Kenntnis zu nehmen. Landoli: Seit einiger Zeit ist der Zivilschutz ins Kreuzfeuer berechtigter Kritik geraten. Artikel wie «Malaise um den Zivilschutz» in der «Neuen Zürcher Zeitung» und insbeson- dere die Inspektionen unserer GPK haben denn auch dazu geführt, dass sogar eine Meinungsumfrage des Bundesam- tes bei 1600 Personen durchgeführt wurde. Zu dieser Umfrage hat sich die GPK in ihrem Bericht vom 13. Mai 1982 wie folgt geäussert: «Die Interpretation des Umfrageer- gebnisses durch das Bundesamt erscheint der Kommission
Protection civile. Rapport intermédiaire 1816 N 15 décembre 1983 Organisationen und der Bauten. Auch bei der Erfassung der Zivilschutzpflichtigen und der auf freiwilliger Basis anzu- sprechenden Frauen sowie im Ausbildungsstand bestehen nicht zu übersehende Unterschiede. 3. Trotzdem ist an der zivilen Führung und am föderalisti- schen Aufbau unseres Zivilschutzes, mit den Gemeinden als Hauptträgern, festzuhalten. Es ist keineswegs so, wie das von den Kritikern etwa behauptet wurde, dass das Grund- konzept versagt hätte und falsch wäre. Die Beratungen in der Kommission unseres Rates für diesen Zwischenbericht sowie in der Kommission für die Aufgabenverteilung Bund/ Kantone zeigten deutlich, dass bei den Organisations- und Sanitätsbauten sowie bei den öffentlichen Personenschutz- räumen der Bund das Schwergewicht entschiedener und deutlicher auf die Kantone und Gemeinden legen muss, die im Rückstand sind; sei es, weil sie erst seit 1978 organisa- tionspf lichtig sind, sei es wegen der geringen Bautätigkeit in den letzten Jahren und Jahrzehnten, oder sei es schliesslich wegen finanzieller Schwächen. Das Opfer kleinerer Subven- tionsansätze ist den Kantonen und Gemeinden, die auf einen baulich und organisatorisch bereits hochstehenden Zivilschutz zählen können, zuzumuten. Sie sind in der Regel auch finanzstark. Hier muss die eidgenössische Solidarität unter den Ständen und innerhalb der Kantone zwischen starken und schwachen Gemeinden besser spielen. 4. Eindeutig in die Verantwortung der Kantone und der Gemeinden - und dies ohne zusätzliche Bundessubventio- nen - fällt der Bereich der Ausbildung und Führung. Hier muss entschieden aufgeholt werden. Auch kleine Gemein- den können hier mehr leisten; hier sind Mehrleistungen auch relativ einfach zu erbringen. Vor allem die kommuna- len Übungen sollten den Teilnehmern mehr und Interessan- teres bieten. Sie sollten in den Anforderungen sukzessive gesteigert werden. Grundvoraussetzung für den Erfolg bil- den indessen die Ausbildung und die Vorbereitung der Kader, hier ist wiederum die Auswahl und die Schulung des Ortschefs und seines Stabes von zentraler Bedeutung. Er braucht vorab Führungserfahrung, die ihm nur in Übungen mit steigendem Schwierigkeitsgrad vermittelt werden kann. Damit sich der Ortschef vermehrt auf diese seine zentrale Aufgabe der Führung konzentrieren kann, sollte versucht werden, vom Bund aus etwas weniger Papier anzuliefern und etwas mehr Beständigkeit im Gebäude der Gesetze, der Verordnungen und der Weisungen einkehren zu lassen. 5. Des weiteren - und dies ist die letzte Bemerkung aus der Sicht der freisinnig-demokratischen Fraktion - ist entschei- dend die bessere Orientierung und Motivierung der Bevöl- kerung für den Zivilschutz. Bestes Mittel dafür ist eine inter- essante und abwechslungsreiche Ausbildung. Wenn die Zivilschutzpflichtigen motiviert sind, dann ist es auch die Bevölkerung. Hier müssen sich die Gemeinderäte, die Gemeindepräsidenten hinter den Zivilschutz stellen und sich öffentlich dazu bekennen. Sie müssen den Ortschef entschiedener unterstützen. Die Bevölkerung sollte des wei- teren die Gewissheit haben, dass die Schutzräume rasch bezugsbereit gemacht werden können. Das braucht finan- zielle Mittel zur Beschaffung der nötigen Einrichtungen. Mit Dachlatten, für deren Zusammennageln und Bereitstellen bis zu sechs Wochen gebraucht werden, können wir nicht mehr weiterfahren. Die Kosten für diese Schutzraumeinrich- tungen sollten zwischen den Gemeinden und den privaten Eigentümern - soweit es um private Schutzräume geht - geteilt werden. Das Leben im Schutzraum sollte mindestens ansatzweise geübt werden können. Man sollte Erfahrungen sammeln. Diese Massnahmen brächten den Zivilschutz der Bevölkerung näher und hätten erst noch vorteilhafte Auswir- kungen für den Stand der Ausbildung. Eine Schlussbemerkung: Es wäre angesichts der Finanzsi- tuation des Bundes müssig, nach mehr Mitteln für den Zivilschutz zu rufen. Die heute jährlich zur Verfügung ste- henden rund 200 Millionen Franken aus dem Bundesbudget können und sollten aber auch anders, besser verteilt wer- den. Deshalb sind Motion und Postulat der Kommission richtig; sie sind bereits in die Beratungen und Anträge der Kommission für die Neuverteilung der Aufgaben zwischen Bund und Kantonen eingeflossen. Hier haben die Kantone und Gemeinden eine grosse Verant- wortung. Man kann nicht immer von der Stärkung des Föderalismus reden, dann aber, wenn man etwas mehr leisten sollte für die Gesamtverteidigung, mit der «hohlen Hand» zum Bund rennen. Ich lehne diese «Übung» ab. Die Hauptaufgabe des Bundes in der Gesamtverteidigung liegt in der Organisation, Ausrüstung und Ausbildung der Armee, wo die Notwendigkeit, sich nach der Decke strecken zu müssen, noch offenkundiger ist als beim Zivilschutz. Wenn und soweit die Kantone und Gemeinden ihre Verantwortung für den Zivilschutz mit dem bestehenden Plafond beim Bund wahrnehmen, unter Ausgleich zugunsten der Schwachen, so entlasten sie den Bund zugunsten seiner Anstrengungen für einen ebenso wichtigen Zweig der Gesamtverteidigung, eben die militärische Landesverteidigung. Ganz zum Schluss: Zivilschutz ist nie fertig. Wir werden den Zustand des Vollausbaus weder bei den Bauten noch bei der Organisation noch bei der Ausbildung je erreichen. Zivil- schutz ist eine Daueraufgabe. Deshalb sind die Diskussio- nen um den Abschlusstermin - 1990,1995 oder gar 2000 - etwas müssig und könnten gefährliche Illusionen erwecken. Deshalb bin ich auch dagegen, dass man den Kantonen und Gemeinden Fristen ansetzt. Man sollte zu überzeugen versu- chen. Wie es mit den Fristen bei der Realisierung von Aufgaben, die der Bund vorschreibt, steht, wissen wir aus der Debatte über die Fristenverlängerung beim Strafvollzug von Jugendlichen. Ich warne hier vor Illusionen. Ich bitte aber den Bundesrat und die Bundesverwaltung, vermehrt mit Überzeugung und Motivation auf die Kantone Einfluss zu nehmen. In diesem Sinne nimmt die freisinnig-demokratische Frak- tion mit Dank und mit aufbauender Kritik zustimmend Kenntnis vom Zwischenbericht zum Stand unseres schwei- zerischen Zivilschutzes. Mme Vannay: Le débat que nous entamons ici sur l'état de préparation de la protection civile va, c'est évident, mettre dans des camps bien distincts et inégaux ceux qui trouvent que l'on ne fait pas assez pour la protection civile, ceux qui trouvent que l'on en fait trop et enfin ceux qui pensent que tout est pour le mieux dans la meilleure des protections civiles possible. En fait, la protection civile me semble être une question de foi. Certains ont la foi du charbonnier, une foi inébranlable, surtout ceux à qui profitent les milliards de francs déjà investis pour la protection civile et à qui profiteront les 7 ou 8 milliards encore à investir. D'autre part, notre protection civile n'est-elle pas un moyen de dissuasion important en cas de conflit ouvert en Europe? Ne se doit-elle pas de contribuer, en tant que partie intégrante de la défense générale, à la sauvegarde de la paix, ou encore n'est-elle pas très importante pour le moral de la troupe? Le rapport nous l'affirme lorsqu'il précise «... qu'elle crée aussi les condi- tions psychologiques pour le combat que mènera l'armée. Le soldat doit savoir que dans un conflit armé, les membres de sa famille ont de grandes chances de survie.» Alors bien sûr, on doit croire à la nécessité, à l'importance et à l'effica- cité de notre protection civile, surtout si l'ennemi a la poli- tesse de nous avertir avant, pour que nous soyons tous bien abrités quand le moment viendra, s'il a la bonté de placer les points d'explosion là où il n'y a personne, et enfin si la miniaturisation du nucléaire permet aujourd'hui d'espérer mieux que l'holocauste. D'autres au contraire sont agnostiques, voire complètement athées, ils n'ont pas la foi. Ils savent que certaines bombes, fusées et grenades d'artillerie munies de détonateurs à retardement ne déploient leurs effets qu'après avoir pénétré dans la surface du sol, donc dans les abris. Et le rapport d'ajouter que, «parmi les armes conventionnelles, elles représentent la plus grande menace pour les occupants des constructions de protection». Ils savent aussi, ceux qui n'ont pas la foi, que les armes à grand rayon d'action, les retom- bées radioactives, les toxiques chimique, les armes à neu-
Protection civile. Rapport intermédiaire1818 N 15 décembre 1983 wünschen nur Selbstbestätigung und Selbstbeweihräuche- rung! Ich schliesse deshalb unter Weglassung der Begründung. Ich gebe offen und ehrlich zu: Ich habe Angst, nicht eine unbewusste und lähmende, sondern eine bewusste und aktivierende Angst. Jene, die sagen, sie hätten keine Angst, verdrängen die Angst. Sie kommt dann anderswo heraus in Form von Resignation und Intoleranz. Wir haben das in den letzten Wochen erlebt, als die Zivilschutzverantwortlichen in Zürich nicht einmal zu einem Podiumsgespräch mit Kriti- kern und Gegnern des Zivilschutzes bereit waren. Diese Unsicherheit ist die Frucht der verdrängten Angst. Demgegenüber steht eine bewusste und aktivierende Angst, alles zu geben, um den Krieg zu verhindern, dafür weniger Kraft, weniger Phantasie, weniger Geld dem Zivilschutz! Mme Aubry, rapporteur: Je constate que les groupes sont unanimes à reconnaître la qualité du rapport et surtout la nécessité d'accélérer la mise sur pied de la protection civile, là où elle a encore un certain retard, cela particulièrement en ce qui concerne les abris protégés. Il faut savoir égale- ment niveler les différences entre les cantons ruraux et ceux à majorité urbaine. Il faut surtout améliorer la formation des responsables et des cadres. A ce sujet, nos traiterons, en mars prochain, le message sur la modification de l'organisa- tion des troupes et, dans cette optique, si celui-ci est accepté, le Conseil fédéral aura la possibilité de détacher des officiers, dès l'âge de 50 ans, comme instructeurs au niveau de la protection civile, ce qui a son importance. Un seul groupe refuse de ramener la date de l'an 2000 à 1995, c'est le groupe libéral. Cependant, il y a là une néces- sité que chacun a constatée et nous devons activer la protection civile en ramenant son achèvement à 1995. Des lacunes de l'information à la population ont également été constatées, c'est un point crucial, mais je crois qu'il ne faut pas, dans ce cadre, se situer sur le plan de la Confédération, mais bien sur celui des communes, celles-ci étant beaucoup plus proches des citoyens. D'autre part, il faut aussi souli- gner que la motivation n'est pas suffisante. Cela dit, je voudrais répondre à deux orateurs qui ont parlé en leur nom personnel. Madame Vannay, vous doutez de la protection civile, c'est votre droit quand on habite un canton comme le Valais qui, lui, a peu d'avance dans ce domaine de par sa structure rurale. Mais je voudrais vous dire que si nous ne construisions pas d'abris, cela me ferait penser à la personne qui, en temps de pluie et d'orage, sort sans para- pluie, prend des risques et, si la tempête se déchaîne, se fait «tremper». D'autre part, vous mélangez très allègrement la défense générale avec les problèmes nucléaires, le nucléaire en temps de guerre et les centrales nucléaires qui sont tout autre chose. A ce propos, je préfère - comme l'a relevé un journaliste français - le «gruyère blindé helvéti- que» que devoir vivre dans un pays insouciant sans pouvoir se protéger lors d'une attaque ou d'un conflit. Monsieur Braunschweig, vous avez choisi l'exemple le plus effrayant, le sujet du film «The day after» que je n'ai pas eu l'occasion de voir. Je voudrais toutefois vous rappeler qu'il s'agit d'un film de science fiction qui a effrayé beaucoup d'Américains, mais que le gouvernement des Etats-Unis a pris ses responsabilités pour rassurer la population. Il y a des cinéastes qui ont beaucoup d'imagination, et si ce film préfigure le monde d'après l'an 2000, il y a de quoi être effrayé. Or, je pense que la protection civile, dont vous vous amusez, a un rôle de missionnaire et qu'il en faut pour les «athées» de la protection civile. Et j'aimerais vous rappeler que beaucoup de gens consacrent leurs loisirs, leur idéal pour le bien de ceux qui sont de faux missionnaires, pour tous les athées de la protection civile! Je vous rappelle qu'un seul groupe refuse de ramener la réalisation de la protection civile de l'an 2000 à 1995 et je vous demande, au nom de la commission unanime, d'ap- prouver ce rapport. Humbel, Berichterstatter: Es wurde im allgemeinen positive und aufbauende Kritik geübt; das ist richtig so. Es wurde gesagt, dass der Zivilschutz eine Daueraufgabe unserer Gemeinschaft ist, das trifft auch zu. Er ist auch eigentlich ein «Dauerreisser» in unserem Parlament. Wenn wir die letzte Amtsperiode verfolgen, so sind fast 30 parlamentarische Vorstösse zu diesem Gegenstand eingereicht worden. Ich beschränke mich auf wenige Themen, die Kollegen hier aufgeworfen haben. Mit Kollege Ogi hoffe ich, dass die Änderung der Militärorganisation bald vollzogen werden kann, damit eben neue Kräfte für den Zivilschutz freige- macht werden können. Herr Kollege Oester hat sich zur Stellung des Ortschefs geäussert. Das ist der entscheidende Punkt - Sie haben das richtig erklärt: Der Ortschef muss führen, begeistern und motivieren können. Beispiele reissen mit, und ich glaube, wenn wir überall fähige Ortschefs haben, dann geht es mit dem Zivilschutz auch in den Gemeinden aufwärts. Wir sind ja in der glücklichen Lage, in der Person von Kollege Brat- schi einen Fachmann in unserem Rat zu haben. Er ist Ortschef der Stadt Bern, er kennt die Schwachstellen und weiss von der vordersten Front zu berichten. Mit den Kollegen Massy und Landolt gehe ich einig, dass der Zivilschutz leider noch keine so grosse Tradition hat wie unsere Armee. Wir feiern ja jetzt das 20jährige Bestehen. 20 Jahre besteht ein moderner Zivilschutz; früher, in den dreis- siger Jahren, sprach man ja nur vom sogenannten passiven Luftschutz. Dagegen bin ich mit Kollege Massy gar nicht einig, wenn er nun unser ehrliches und gutgemeintes Postu- lat bekämpfen will. Ich frage Sie, Herr Massy: Wollen Sie tatsächlich, dass der optimale Schutz unserer Bevölkerung um weitere fünf Jahre hinausgeschoben wird ? Es geht ja um den Schutz der Menschen, unserer Familien, das steht doch an oberster Stelle! Zu Kollege Ruf: Er hat das Problem der Materialbeschaffung und Materialzuteilung aufgeworfen. Das Bundesamt für Zivilschutz ermittelt zusammen mit den Kantonen das Mate- rial, das für die Sicherstellung des Schutzes der Bevölke- rung und für eine zweckmässige Ausrüstung der Zivilschutz- organisation der Gemeinden notwendig erscheint. Für die Beschaffung muss das Material nach Prioritäten geordnet werden. Für deren Festlegung sind verschiedene Kriterien (wie Bedeutung, gleichmässiger Ausrüstungsstand, Be- schaffungsreife und Möglichkeit der Verwirklichung inner- halb des Finanzrahmens) massgebend. Zu Kollege Landolt: Gemäss den bestehenden Vorschriften können Ortschefs auf Gesuch hin von der Dienstleistung in der Armee dispensiert werden. Viele Gemeinden haben von dieser Möglichkeit Gebrauch gemacht. Es gibt Fälle, wo diese Frage noch nicht geregelt ist. Hier muss der Kanton als Aufsichtsbehörde eingreifen. Die Stellvertretung des Chefs und aller Verantwortlichen muss natürlich auch im Zivilschutz geregelt sein. Kollege Loretan hat mir aus dem Herzen gesprochen, wenn er das Thema Ortsfunk zur Diskussion stellte. Die Verbin- dung zwischen der Ortsleitung und den Schutzräumen besteht noch nicht. Die Radio-Kriegsversorgung wird hier nicht genügen; der Ortsfunk muss realisiert werden. Leider hat nun der Ortsfunk nicht erste Priorität. Vielleicht müssen wir hier bald die Prioritäten anders setzen. Zu Frau Vannay: Sie haben mich eigentlich sehr enttäuscht, als Sie bei den Schutzräumen von «Mäusefallen» sprachen. Vergleichen Sie doch-einmal mit dem Ausland. Dort werden ähnliche oder gleiche Anlagen gebaut. Das trifft auch zu bei Material und Ausrüstung. Macht man es denn auch im Ausland falsch? frage ich Sie. Zu Herrn Braunschweig: Schauen Sie doch in die Oststaa- ten, Herr Braunschweig. Dort wird auch intensiv Zivilschutz betrieben, vielleicht noch intensiver als bei uns. Sie denken beim Zivilschutz immer an den Krieg. Sie müssen doch auch an Naturkatastrophen, an technische Katastrophen denken. Für diese Fälle haben wir den Zivilschutz eben auch nötig. Ich habe übrigens eine Liste von Einsätzen, wo der Zivil- schutz Erfolge aufweisen kann. Ich werde Ihnen nachher diese Liste geben. Ich hoffe, dass Sie - wie auch Frau Vannay-doch auch bald zu «Zivilschutzgläubigen» werden. Sie müssen eben - das möchte ich noch erwähnen - die
Protection civile. Rapport intermédiaire 1820N 15 décembre 1983 dentlich mit Erfolg zur Hilfeleistung bei Katastrophen einge- setzt worden ist und dass er sich dort bewährt hat, wie etwa bei Überschwemmungen in den Kantonen Bern, Uri, Tessin, die sich in den letzten Jahren ereigneten oder etwa bei Lawinenkatastrophen in den Kantonen Wallis und Graubün- den. Aber bereits beim Flugzeugabsturz in Hochwald im Jahre 1973 oder bei der Dürreperiode im Jahre 1976 prak- tisch in der ganzen Schweiz hat sich der Zivilschutz be- währt. Wir sind der Auffassung, dass der Zivilschutz mit seinen Mitteln bei solchen Einsätzen ein geeignetes Element zwei- ter Staffel ist. Und der Bundesrat begrüsst es natürlich, wenn die Kantone bei solchen Gelegenheiten von den Zivil- schutzmöglichkeiten Gebrauch machen. Der Zivilschutz benötigt insgesamt 100 000 Frauen zur Auf- füllung seiner Bestände. Wir haben heute etwa 20 000. Der notwendige Ausbau muss auf freiwilliger Basis erfolgen. Wir denken nicht an ein Obligatorium. Man hat vor 15 Jahren im Einvernehmen zwischen Bund und Kantonen mit der Ausbil- dung einerseits bei der Basis und andererseits beim Orts- chef begonnen. Daraus ergaben sich zwangsläufig vorerst einmal Lücken. Heute sind diese Lücken teilweise noch nicht ganz geschlossen. Im wesentlichen geht es nun darum, dass die Kaderausbildung vertieft wird, und dass vor allem die jährlichen Übungen - sozusagen die Wiederho- lungskurse - auf Gemeindestufen entschieden verbessert werden. Die Ausgaben für die Ausbildung sind in starkem Wachsen begriffen; Sie sehen das aus der Graphik auf Seite 38 der Botschaft. Der Bundesrat ist der Auffassung, dass die für den Ausbau des Zivilschutzes benötigten finanziellen Mittel sich mit Rücksicht auf die Finanzlage des Bundes ungefähr im bis- herigen Rahmen halten müssen. Damit muss aber in Kauf genommen werden, dass ein Vollausbau erst gegen das Jahr 2000 möglich sein wird. Wenn man früher fertig werden will, so kostet das den Bund und auch die Kantone einfach entsprechend mehr Geld. Und damit komme ich nun zum Postulat der Kommission. Ich begrüsse selbstverständlich den grossen Einsatz dieser Kommission für die Belange des Zivilschutzes und ich bin vor allem den Kommissionssprechern dankbar, dass sie diese Sorge sehr stark in den Vordergrund gestellt haben. Ich sehe aber zurzeit nicht, woher die zusätzlichen finanziel- len Mittel kommen sollten. Das Parlament - Ihr Parlament- hat am Budget 1984 ganz wesentliche Abstriche vorgenom- men. Sie haben auch die Sparparole bekräftigt (am letzten Montag, vielleicht erinnern Sie sich noch daran). Der Bund kann nun nicht im Allgemeinen sparen und in jedem Einzel- fall dann grosszügig sein; das wäre pure finanzielle Schizo- phrenie. Der Zivilschutz ist vorläufig von den Sparübungen verschont worden, aber aufstocken können wir nicht. Eher werden angesichts der wiederum von Ihnen verlangten weiteren 150 Millionen an Einsparungen auch hier Abstriche erfolgen müssen. Sie haben das befohlen; wir sind eine gehorsame Regierung, wir werden das tun. Aber wundern Sie sich bitte dann nicht über die Resultate. Konsequenterweise muss ich daher auch Punkt 2 des Postulates ablehnen, der nämlich zwangsläufig mit Mehrausgaben verbunden wäre, und zwar für den Bund in der Grössenordnung von 30 bis 40 Millionen pro Jahr. Sagen Sie mir bitte, woher ich sie gegebenenfalls nehmen soll. Sie können diesen Punkt 2 des Postulates meinetwegen überweisen. Sie verbreiten damit in der schweizerischen Politik eine weitere Illusion, denn ohne Geld kann man diesem Postulat nicht nachkommen. Sollten einmal mehr Mittel zur Verfügung stehen, könnte man allenfalls auf diesen Punkt zurückkommen. Punkt 1 und 3 dieses Postulates nehme ich entgegen. Ein weiterer Punkt: Es sind hier die immer kürzer werden- den Vorwarnzeiten angesprochen worden. Unter diesem Gesichtspunkt ist natürlich eine rasche Einsatzbereitschaft des Zivilschutzes von grosser Bedeutung. Es müssen dafür vor allem auf selten des Aufgebotswesens organisatorische Voraussetzungen geschaffen werden. Es stellt sich natürlich nun noch die Frage, ob die Eigentümer verpflichtet werden können, eine minimale Schutzraumeinrichtung vorsorglich bereitzustellen, wie es das Postulat von Herrn Nationalrat Bratschi verlangt. Die Grenzen für die Bereitschaft liegen aber im Milizsystem und in der Friedensnutzung unserer Schutzräume. Zum Schluss noch eine Bemerkung über den Informations- stand der Bevölkerung. Ich bin mit den Sprechern der Kom- mission durchaus einverstanden, dass dieser Informations- stand bezüglich Aufgabe, Ausbau, Funktion des Zivilschut- zes noch nicht zu befriedigen vermag. Da hat Herr National- rat Landoli durchaus recht. Die Hauptschwierigkeit liegt aber wohl darin, dass der Mensch eben mit Vorliebe alle für ihn wenig erfreulichen Umstände verdrängt und daher auch von den Aufgaben des Zivilschutzes nicht sehr gerne Kenntnis nimmt. Durch Einbe- zug von Teilen der Bevölkerung in Übungen, durch die Bekanntgabe von Zuweisungen der Schutzräume und auch durch die Veröffentlichung des Zivilschutzmerkblattes in den Telefonbüchern sind jetzt weitere Anstrengungen zur Information der Bevölkerung unternommen worden. Ich hoffe natürlich auch, dass diese Debatte in der Presse das entsprechende Echo findet. Ich danke der Kommission für ihren Einsatz; ich hoffe, dass dieser Früchte tragen wird, und ich bitte Sie, vom Bericht Kenntnis zu nehmen. Le président: Le débat est ainsi terminé. La commission vous fait trois propositions: la première, c'est de prendre acte du rapport. Il n'est pas fait d'autre proposition, nous avons donc pris acte du rapport intermédiaire sur la protec- tion civile. Ensuite, la commission vous propose un postulat en trois points: le Conseil fédéral accepte les points 1 et 3 mais s'oppose au point 2 qui prévoit de parvenir à l'état recherché en 1995 au lieu de l'an 2000. J'oppose donc la proposition de la commission à celle du Conseil fédéral. Postulat Ziff. 2-Ch.2 Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission 19 Stimmen Für den Antrag des Bundesrates 71 Stimmen Ziff. 1 und 3 - Ch. 1 et 3 Überwiesen - Transmis Petition der Gemeinde Enges betreffend Zivilschutz in den Gemeinden mit weniger als 1000 Einwohnern Pétition de la commune d'Enges concernant la protection civile dans les communes de moins de 1000 habitants Le président: En ce qui concerne la pétition de la commune d'Enges, la commission propose de prendre connaissance de cette pétition sans y donner suite. Il n'est pas fait d'autre proposition. Vous en avez ainsi décidé. Genehmigt - Approuvé Abschreibung - Classement 80.451 Postulat Humbel Zivilschutzkonzeption 1971. Zwischenbericht Conception 1971 de la protection civile. Rapport intermédiaire Abgeschrieben - Classé
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Zivilschutz. Zwischenbericht Protection civile. Rapport intermédiaire In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band V Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 11 Séance Seduta Geschäftsnummer 83.004 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 15.12.1983 - 08:00 Date Data Seite 1809-1820 Page Pagina Ref. No 20 012 057 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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