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CH_VB_001Ch Vb06.06.1983Originalquelle öffnen →
#ST# Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Ständerat - Conseil des Etats 1983 Sommersession - 17. Tagung der 41. Amtsdauer Session d'été - 17 e session de la 41 e législature #ST# Erste Sitzung - Première séance Montag, 6. Juni 1983, Nachmittag Lundi 6 juin 1983, après-midi 18.15 h Vorsitz - Présidence: Herr Weber Präsident: Ich begrüsse Sie zur ordentlichen Sommerses- sion der eidgenössischen Räte und danke Ihnen zum vor- aus für Ihren Beitrag, das reich befrachtete Programm in konzentrierter und seriöser Arbeit bewältigen zu können. Obschon gewichtige Geschäfte wie die Vorlage betreffend die landwirtschaftliche Pacht oder die Parlamentsreform abgesetzt werden mussten, harren umgekehrt emotions- trächtige Geschäfte ihrer Erledigung. Die Behandlung des Umweltschutzgesetzes, zum Beispiel, ist mit der Odyssee der Dioxinfässer aus Seveso als Hintergrund nicht einfacher geworden. Mit Schreiben vom 31. Mai hat mich Herr Bundesrat Rit- schard davon in Kenntnis gesetzt, dass er sich am 1. Juni wegen eines akuten Leidens in Spitalbehandlung begeben müsse und vor dem 15. Juni die Arbeit nicht wieder aufneh- men könne. Unsere Grüsse und die besten Wünsche gehen an das Krankenlager unseres geschätzten Landesvaters. Der Ausfall des Finanzministers in der ersten Sessionswo- che hat uns etwas Probleme gebracht, weil er einerseits an den ersten zwei Sitzungstagen voll im Ständerat zum Ein- satz gekommen wäre, andererseits Herr Bundesrat Fried- rich als sein Stellvertreter während der ganzen Woche im Nationalrat beschäftigt ist mit seinen eigenen Vorlagen. Um einem Chaos durch Programmumstellungen ausweichen zu können, haben wir den Bundesrat gebeten, er möchte für unsere Geschäfte aus dem Finanzdepartement einen aus- serordentlichen Stellvertreter bezeichnen. Deshalb ist heute morgen Herr Bundesrat Chevallaz bei uns. Ich danke ihm für seine Bereitschaft und begrüsse ihn ganz beson- ders. Er kann sich damit wieder einmal seinem einstigen Job als Finanzminister hingeben. Vor 100 Jahren schlössen sich die katholisch-konservativen Nationalräte und Ständeräte gemeinsam zu einer eigentli- chen Fraktion der Bundesversammlung zusammen und gaben sich erstmals ein Statut. Die heutige CVP-Fraktion gedachte als Nachfolgerin der damaligen katholisch-kon- servativen Fraktion am 27. Mai in einer eindrucksvollen Feier des Ereignisses. Herr Prof. Dr. Urs Altermatt aus Frei- burg entwarf einen kritischen und aufmüpfigen Rückblick auf die parteipolitische Entwicklung in der Geschichte des Bundesstaates. Mit Recht ist man heute geneigt, den Frak- tionen in Geschäftsverkehrsgesetz und Reglementen eine gefestigte Stellung im Staat zuzubilligen. Zusammen mit den Präsidenten aller Fraktionen hatte ich die Ehre, als Ratspräsident das Parlament an dieser Feier zu vertreten. An dieser Stelle möchte ich heute der jubilierenden Fraktion die Glückwünsche zum runden Geburtstag aussprechen. Mit diesen Bemerkungen erkläre ich Sitzung und Session als eröffnet. #ST# Mitteilungen der Kantone Communication des cantons Präsident: Es liegt noch eine Mitteilung des Kantons Appenzell Innerrhoden vor: Der Landammann und die Stan- deskommission des Kantons Appenzell Innerrhoden teilen mit, dass die ordentliche Landsgemeinde vom Sonntag, dem 24. April, Herrn Carlo Schmid, Oberegg, für eine wei- tere Amtsperiode 1983-1987 bestätigt hat. Ich gratuliere - ich tue dies auch in Ihrem-Namen- unserem Kollegen, Herrn Carlo Schmid, recht herzlich zu dieser ehrenvollen Wiederwahl und freue mich weiterhin auf seine Voten. Damit ziehen wir unser einziges Geschäft der heutigen Tagesordnung in Beratung. #ST# 82.055 Bankeninitiative Banques. Initiative populaire Botschaft und Beschlussentwurf vom 18. August 1982 (BBI M, 1201) Message et projet d'arrêté du 18 août 1982 (FF II, 1237) Beschluss des Nationalrates vom 15. März 1983 Décision du Conseil national du 15 mars 1983 Anträge siehe Seite 176 hiernach Proposition voir page 176 ci-après Gerber, Berichterstatter: Die Volksinitiative gegen den Missbrauch des Bankgeheimnisses und der Bankenmacht - auch Bankeninitiative genannt - ist am 8. Oktober 1979 mit 22-s
Banques. Initiative populaire 171 6 juin 1983 den. Die Erfassungsmöglichkeiten der Steuerbehörden sind in letzter Zeit entscheidend verfeinert worden. Zu den Postulaten Publizitätspflicht und Bankeneinfluss. Die Banken stellen in unserem Wirtschaftsleben zweifels- ohne einen Machtfaktor dar. Sie müssen in der Wirtschaft immer wieder bei kleineren und grösseren Sanierungsaktio- nen mithelfen. Gerade in letzter Zeit sind sie im Uhrensek- tor sehr stark engagiert worden und haben dadurch Hun- derte von Arbeitsplätzen erhalten helfen. Zur Mitfinanzie- rung dieser Aktionen müssen sie auf die stillen Reserven zurückgreifen können. Wenn die Möglichkeiten der Bildung von stillen Reserven in Zukunft entfallen sollte, würden nur die Begehrlichkeiten der Kapitalgeber geweckt. Das Begehren um Schaffung einer Einlageversicherung ist zwar auch nicht unbestritten, sollte aber im Zusammenhang mit der Revision des Bankengesetzes weiterverfolgt wer- den. Ihre Kommission hat die Bankeninitiative in der Sitzung vom 8. April eingehend geprüft. Sie ist der Meinung, dass das Volksbegehren in seinen zentralen Forderungen, vor allem aber was das Bankgeheimnis anbetrifft, zu weit gehe und deshalb abgelehnt werden müsse. Sie empfiehlt Ihnen mit 10 zu 3 Stimmen, Volk und Ständen die Initiative mit dem Antrag auf Verwerfung zu unterbreiten. M. Donzé: D'emblée, et afin que l'on ne dénature pas une fois de plus les propos des parlementaires socialistes, j'affirme que je ne suis en aucune manière un ennemi direct ou indirect des banques. Quelle aberration représenterait une telle opposition! Les banques jouent un rôle économi- que irremplaçable. Si nous n'en étions pas convaincus, la spectaculaire prise de participation des grandes banques suisses dans la restructuration des grandes holdings horlo- gères, à laquelle nous venons d'assister, avec le risque qu'elle comporte, nous le prouverait. Je le répète donc, le Parti socialiste et l'Union syndicale suisse, qui sont à l'ori- gine de cette initiative, n'admettent pas d'être traités en ennemis des banques. Dire, comme certains l'ont fait, que notre intention est de criminaliser les banques est une calomnie et, en se plaçant à ce niveau sur le terrain de la démagogie, on traiterait de criminels les 125 000 signataires de l'initiative! Ce serait aussi faire fi de notre démocratie. En effet, l'initiative a été déposée après toute une série d'inter- ventions parlementaires qui sont restées sans effet. L'usage des institutions de la démocratie semi-directe était donc, dans la circonstance, absolument justifié. Personne ne peut plus aujourd'hui affirmer de bonne foi, après l'affaire du Crédit Suisse dite «de Chiasso», après d'autres affaires de trafics illégaux, en particulier des fraudes dans le domaine fiscal, que ce ne furent que de simples bavures. Une préoccupation des initiants a été d'obliger les banques à assurer les dépôts de leur clientèle. En effet, au cours de ces dix dernières années, ce ne sont pas moins de 50 000 épargnants qui ont dû faire les frais de faillites bancaires. Les pertes totales dont ceux-ci ont souffert s'élèvent à près d'un milliard de francs. Même si les krachs bancaires demeurent la grande exception, les brebis galeuses ne devraient plus pouvoir conduire les honnêtes citoyens à voir s'écrouler les espoirs les plus légitimes qu'ils ont mis dans l'épargne. Nous ne nous en rendons peut-être pas compte, mais pour une partie très importante de la popula- tion, c'est cette image des banques qui compte avant tout. C'est d'ailleurs M. Chevallaz, conseiller fédéral, qui a fort justement affirmé que «l'activité bancaire est devenue en quelque sorte un service public et la grande importance qu'il revêt justifie la nécessité d'un contrôle». C'est bien ce que nous voulons, rien de plus rien de moins, même si nous divergeons certainement avec M. Chevallaz quant aux modalités de ce contrôle. Nous ne sommes par consé- quent, je le répète encore une fois, ni contre les banques ni contre l'essentiel de leur activité. Nous souhaitons bien au contraire le maintien de près de 100000 emplois procurés par ce secteur économique. Nous croyons en revanche - et ceci je le répète après que de nombreuses interventions parlementaires (postulats, motions et interpellations) soient restées sans effet, qu'une série de réformes légales sont aujourd'hui indispensables. Elles vont d'ailleurs dans le sens des législations actuellement en vigueur en Europe occidentale et aux Etats-Unis d'Amérique. Rappelons les points sur lesquels portent les réformes demandées par l'initiative. D'abord, l'obligation de rensei- gner. On devrait obliger les banques, dans certaines limites toutefois, à renseigner les autorités fiscales lors de la pro- cédure de tractation et aussi en cas de fraude qualifiée. Rappelons encore une fois - et c'est, je crois, le devoir des parlementaires socialistes de le faire - que les salariés sont eux soumis à la règle imperative des certificats de salaire. On a tellement parlé de la fraude fiscale qu'il semble pres- que superflu aujourd'hui de démontrer qu'en l'état de la législation, les collectivités publiques ne disposent que de fort peu de moyens face aux fraudeurs et que le gouverne- ment devrait maintenant se prononcer nettement à ce sujet. L'initiative propose aussi l'entraide judiciaire avec l'étran- ger. La législation nouvelle relative aux délits fiscaux et monétaires se rapprocherait ainsi de celle des autres pays d'Europe. L'autorité politique serait seule en mesure, et de manière limitée par la sécurité et la souveraineté du pays, et aussi par des dispositions évitant dans tous les cas la pos- sibilité de persécutions politiques, de requérir les rensei- gnements nécessaires auprès d'une banque, dans le cadre de l'entraide judiciaire internationale, pour tous les délits fiscaux et monétaires. A ce sujet, l'afflux de capitaux fugitifs a pris d'énormes proportions. Rappelons que les affaires fiduciaires, qui représentaient un pour cent des totaux des bilans bancaires en 1960, représentent aujourd'hui plus de 20 pour cent de ceux-ci. C'est dans les milieux étrangers les plus divers politiquement que l'on dit de la Suisse qu'elle est devenue le receleur des pays capitalistes. Même si cette appréciation doit être et peut être nuancée, il est incontestable qu'une tension économique, voire politique, peut se développer dangereusement. L'initiative demande également une plus grande transpa- rence des comptes des banques. On leur demande de pré- senter clairement leurs participations actives et passives et de définir avec plus de précision leurs liens avec d'autres entreprises. Enfin, dernier point auquel j'ai déjà fait allusion, l'obligation d'assurance des dépôts bancaires. Il est vrai que la Banque nationale a conclu avec l'Association suisse des banquiers une convention dite «convention de diligence», qui est en quelque sorte un code de bonne conduite, concernant l'acceptation de fonds étrangers ainsi que les limites à fixer à l'usage du secret bancaire. Il est vrai aussi que le Conseil fédéral a préparé une révision de la loi sur les banques dont nous connaissons maintenant l'avant-projet et qui pourrait nous donner satisfaction s'agissant de la transparence et de l'obligation d'assurance, mais pas ou peu en tout cas, en ce qui concerne l'obligation de renseigner, la lutte contre la fraude fiscale et l'entraide judiciaire avec l'étranger. Ce qu'il faut surtout bien remarquer et dire avec force, c'est qu'il ne s'agit nullement d'un contre-projet puisque la pré- sentation de cette loi n'est pas pour aujourd'hui ni pour demain. Ce projet, tout problématique qu'il est, reçoit déjà d'ailleurs de nombreuses critiques. Qu'en restera-t-il après les consultations et les travaux parlementaires? Nous avons pu voir en d'autres circonstances quelles caricatures peuvent être finalement acceptées et ceci sans compter les attaques sournoises qui se profilent déjà avec la menace d'un référendum. Les réformes que nous proposons ne demandent qu'une chose, c'est que la grande puissance des banques soit contrôlée et subordonnée au bien commun et qu'ainsi soient levées les équivoques que des affaires malheureuses ont créées. Notre réflexion sur la banque, facteur essentiel du fonctionnement d'une économie de marché, la volonté que nous avons manifestée de voir celle-ci être avec clarté au service de tous ont guidé notre volonté politique. Certes, après le vote du Conseil national, je ne me fais aucune illu- sion sur l'attitude de ce conseil. C'est maintenant au peuple
Banques. Initiative populaire 173 6 juin 1983 là, il faut le dire sans tomber dans des contradictions qui peuvent engendrer des erreurs fondamentales dans l'éva- luation du texte constitutionnel que l'on propose. Le prix à payer en cas d'adoption de l'initiative serait très élevé pour obtenir des résultats bien modestes. En effet, selon les évaluations faites en rapport avec la perception de l'impôt anticipé, la fraude fiscale n'atteint pas l'ampleur que l'initiative voudrait mettre en évidence. La suppression du secret bancaire ne permettrait pas d'aboutir à des résultats satisfaisants à cet égard. Les traités internationaux et la loi sur l'entraide judiciaire internationale en matière pénale, le gentlemen's agreement stipulé par les banques, la vigilance de la Commission fédé- rale des banques autorisent déjà, dans une large mesure, l'intervention des autorités administratives, judiciaires et fis- cales pour éviter les abus plus flagrants de l'établissement contesté. Tout cela a déjà été l'objet d'une démonstration convaincante dans le message et par la relation du rappor- teur. Les conséquences négatives de l'acceptation de l'initiative, qui se reflètent sur l'image de la Suisse à l'étranger, sur la concurrence des autres pays qui tendent à se substituer à la Suisse comme place financière internationale, sont aussi bien connues. Il me paraît extrêmement dangereux de com- promettre, dans le climat de récession dans lequel nous vivons, l'une des rares branches de notre économie qui a su rester solide ,et se rendre utile à l'industrie et à l'agricul- ture. L'intervention des banques, dans l'industrie surtout, que l'initiative voudrait limiter, est pourtant invoquée main- tenant par les autorités et les partenaires sociaux et est considérée comme indispensable pour sauver les emplois et pour assurer la survie de nos structures industrielles. Seul un système bancaire sain et sans préoccupation pour l'avenir est à même d'assumer les risques de telles inter- ventions sans trahir la confiance de l'épargne. Les difficultés dans lesquelles mon canton, situé à la fron- tière italienne, se débat me causent des soucis qui ne sont pas étrangers à ma prise de position. Pour toutes ces rai- sons, je voterai contre l'initiative, tout en souhaitant que le projet d'une nouvelle loi sur les banques qui tienne compte de plusieurs mesures proposées par l'initiative soit prochai- nement adopté. Piller: Wenn man die sehr leidenschaftlich geführten Dis- kussionen um die Bankeninitiative etwas verfolgte und auch die Voten im Nationalrat nachgelesen hat, dann ist man geneigt zu fragen: Wer hat in unserem Lande eigentlich Angst vor der Ehrlichkeit? Wollte man den engagierten Gegnern der Initiative Glauben schenken, müsste man den 121 882 Unterzeichnerinnen und Unterzeichnern dieses Volksbegehrens üble Gesinnung unserer Wirtschaft und unseren Banken gegenüber vorwerfen. Ich bin auch selber Unterzeichner dieses Volksbegehrens und stehe nach wie vor voll und ganz zu den darin enthaltenen Forderungen. Es ist an sich nicht erstaunlich, dass der Bundesrat diese Initiative ablehnt; dies ist das Schicksal so gut wie aller Initiativen. Erfreulich ist aber, dass der Bundesrat in seiner Botschaft dem Volksbegehren viel Verständnis entgegen- bringt und durchaus die positiven Aspekte dieser Initiative zu würdigen weiss. So schreibt er, dass auf Gesetzesstufe bereits verschiedene Massnahmen in der Zielrichtung der Initiative getroffen worden seien; dies nach deren Einrei- chung. Der Bundesrat hat mit seiner Botschaft bewiesen, dass er- im Gegensatz zu verschiedenen Gegnern - bereit ist, den Missbrauch des Bankgeheimnisses und der Ban- kenmacht in unserem Lande als Problem anzugehen. Dies gibt mir die Gewissheit, dass diese Initiative eine Notwen- digkeit darstellte und eine Notwendigkeit bleibt, dies auch mit Blick auf die Revision des Bankengesetzes. Was will die Initiative? Die Auskunftspflicht gegenüber den Behörden und Gerichten in Steuer- und Strafsachen. Diese Auskunftspflicht soll gesetzlich genau geregelt und einge- schränkt bleiben und auch den Bankengeschäftsbereich Schweiz/Ausland einschliessen. Diese Forderung wird von den vehementen Gegnern als Frontalangriff auf unser Ban- kensystem eingestuft. Dabei will die Initiative überhaupt nicht die Aufhebung des Bankgeheimnisses. Davon war nie die Rede. Wer selber in einer Steuerkommission tätig war, wird zugeben müssen, dass das heutige System zumindest unbefriedigend ist. Der Lohnbezüger rnuss es als Selbstver- ständlichkeit hinnehmen, dass sein Lohnausweis der Steuererklärung beigelegt wird. Seine Einkommensverhält- nisse kann er keinem Lohngeheimnis unterstellen. Der Besitzer von Bankguthaben und Wertpapieren braucht seine Vermögensverhältnisse nicht offenzulegen. Dies führt in Einzelfällen zu sehr grotesken Situationen, die in die Augen springen und schon das eine oder andere Kommissionsmitglied solcher Steuerbehörden zum Rück- tritt bewogen, weil es der Sache ohnmächtig gegenüber stand. Ich verzichte darauf, Beispiele zu zitieren. Wohl jeder von uns kennt solche zur Genüge. Wer behauptet, es wür- den durch die Annahme der Initiative zwei Kategorien von Steuerzahlern geschaffen, verschweigt oder übersieht, dass wir heute zwei Kategorien haben: diejenigen, die von Gesetzes wegen ihre Einkommen über den Lohnausweis deklarieren müssen und solche, die je nach Grad ihrer Ehr- lichkeit einen mehr oder weniger grossen Teil ihres Einkom- mens versteuern. Wer gegen die Auskunftspflicht der Ban- ken an Steuerbehörden ist, müsste sich konsequenter- weise auch gegen die obligatorische Abgabe des Lohnaus- weises und für das Lohngeheimnis wehren. BeJ^einer Ableh- nung dieser Initiative durch das Volk, was ich natürlich nicht hoffe, müsste zumindest überlegt werden, ob nicht auch dieses Lohnausweisobligatorium aufgehoben werden sollte. Auf alle Fälle sollten unsere Gesetzesbestimmungen so sein, dass allen Bürgerinnen und Bürgern das gleiche Mass an Vertrauen entgegengebracht wird. Die meisten unserer Banken sind sehr seriöse Institute. Davon bin ich überzeugt. Ich glaube auch, dass wir unsere Banken brauchen, dass sie für unsere Volkswirtschaft eine Notwendigkeit darstellen und viele Arbeitsplätze bringen. Chiasso und andere Fälle haben uns aber gezeigt, dass es auch hier rabenschwarze Schafe gibt, dass durch diese rabenschwarzen Schafe der gute Ruf der Schweizer Ban- ken in den Kreisen gefördert wurde, die ihr grosses Geld international durch Verbrechen, Diebstahl und sogar mittels Plünderung von Staatskassen machen. Das kann und darf uns nicht gleichgültig sein. Die Schweiz darf niemals Flucht- hafen von ungerechtem, schmutzigem oder gar blutigem Geld sein. Es muss im Interesse jedes seriösen Bankinstitu- tes liegen, dass solche Fälle geahndet und Fehlbare zur Rechenschaft gezogen werden können. Dies über die Lan- desgrenze hinweg. Die vorliegende Initiative würde diesbezügliche Gesetzes- bestimmungen erlauben. Es kann uns Schweizern nicht gleichgültig sein, dass einige wenige unseriöse Gesellen im Schütze unseres Bankgeheimnisses schmutzige Geschäfte tätigen und dadurch mit der Zeit das ganze Land ins Zwie- licht bringen. Wir haben dagegen anzutreten; das sind wir unserem Staate und unseren Nachkommen schuldig. Die Schweiz geniesst international allgemein ein sehr hohes Ansehen. Dieses Ansehen wurde nicht von einigen wenigen und auch nicht von den Banken geschaffen. Unserem Volke verdanken wir diesen Ruf. Durch Fleiss, Zuverlässigkeit und wohl auch viel Ehrlichkeit im Geschäftsbereich, dies über Generationen hinweg, wurde der Nährboden geschaffen für unsere weltweit anerkannte Qualität der wirtschaftlichen und auch politischen Aktivitäten. Wir lassen uns diesen Ruf nicht durch modernes «Weisskragen»-Gangstertum zerstö- ren. Gerade das Bankgeheimnis, das im normalen und loya- len Bankgeschäft durch die vorliegende Initiative in keiner Weise angeritzt wird, darf nicht unseriösen Banken oder gar Rechtsbrechern Schutz bieten. Nicht mehr und nicht weni- ger will das vorliegende Volksbegehren. Wer mehr hineinin- terpretiert, der sollte vielleicht doch einmal den Text unvor- eingenommen durchlesen. Darf ich dazu Äusserungen der «Justitia et Pax» zitieren? Sie schreibt: «Die Lockerung des Bankgeheimnisses im Steuerveranlagungsverfahren erscheint nicht als Angriff auf die geschützte Privatsphäre, solange und soweit sie zur
Banques. Initiative populaire 175 6 juin 1983 les réserves latentes. Nous admettons fort bien, et cela dans l'intérêt de la corporation bancaire elle-même et du renforcement de son crédit, la nécessité d'une certaine transparence, par là d'une présentation des structures, des bilans et des comptes consolidés parfaitement conforme à la réalité. Il va en de même des exigences minimales en matière de fonds propres, de la claire présentation de la répartition des engagements et des risques, de la publica- tion des valeurs comptables, des titres de participation. Nous avons, depuis la révision partielle de la loi sur les ban- ques de 1971, accru nos exigences en ces domaines, déve- loppé la transparence pour la sécurité des déposants. Nous avons soumis à la surveillance des sociétés financières et autres institutions faisant commerce de l'argent, renforcé les conditions préalables à l'autorisation des instituts ban- caires, établi de nouvelles exigences pour les banques régies de l'étranger, renforcé d'une manière générale la surveillance des établissements de crédit. Nous avons réor- ganisé et renouvelé la Commission fédérale des banques et nous l'avons dotée de moyens propres à renforcer ses contrôles, son personnel passant de cinq à vingt collabora- teurs entre 1976 et 1979. Les révisions de l'ordonnance sur les banques en 1972, 1976 et 1980 aidant, on a accru les exigences en matière de révision par des organismes indépendants, en matière aussi de quotité des fonds propres, d'appréciation des réserves et des risques et des engagements. Nous avons, je le rappelle, réagi sans indulgence aucune aux incidents bancaires. De 1976 à 1982, on a procédé à neuf retraits d'autorisation de banque, d'autres instituts ayant d'eux-mêmes mis fin à leur activité pour éviter la sanction. Cette plus grande rigueur n'a, on s'en doute, pas été du goût de tout le monde; nous avons même été en dif- ficulté avec la Banque nationale à un moment donné, mais nous constatons que le Tribunal fédéral a, entre 1976 et 1982, donné vingt fois sur vingt-deux raison à la Commis- sion fédérale des banques dans des recours déposés contre ses interventions. Enfin, en 1975, nous avons mis en train un groupe d'étude chargé de préparer la révision de la loi sur les banques et le projet actuellement en consultation prévoit notamment la précision du statut et des compé- tences de la Commission fédérale des banques; une défini- tion précise des institutions et des personnes se livrant aux activités bancaires et relevant par là du contrôle de ladite commission; une surveillance constante du respect des conditions justifiant l'autorisation de pratiquer; l'insertion dans la loi du principe général de la répartition des risques axée sur les personnes, les branches, les pays et les mon- naies; de nouveaux critères d'appréciation dans le calcul des liquidités ou des fonds propres; des exigences plus grandes en matière de présentation de bilan. C'est ainsi que les banques mères seront tenues de consolider leurs filiales, qu'elles soient banques ou sociétés financières. Enfin, l'assurance des impôts bancaires devrait remplacer le privilège en cas de faillite des dépôts des petits épar- gnants, protection que l'on juge insuffisante. On constate, par la pratique plus précise et plus rigoureuse de ces dernières années, avec les éléments principaux contenus dans le projet de révision de la loi sur les banques que l'on est allé déjà largement et que l'on ira davantage encore dans le sens de la transparence des bilans et des activités bancaires et de la sécurité des épargnants que réclame l'initiative. Une surveillance efficace des banques est nécessaire dans le propre intérêt de la corporation. Monsieur Donzé je ne me dédis pas, mais cette surveillance ne saurait être inqui- sitoriale, omniprésente et dirigiste, plaçant les instituts de crédit dans un cadre tellement rigide qu'elle leur dicterait leur politique ou la subordonnerait aux décisions de l'auto- rité 'de contrôle. La corporation bancaire doit pouvoir se développer dans un certain climat de liberté, elle doit pou- voir prendre des risques dans l'intérêt de notre économie dans son ensemble. Au moment du lancement de l'initiative, le ministre des finances d'un pays voisin, qui n'était ni démocrate-chrétien ni libéral, s'étonnait de cette intention de limiter l'action des banques; il s'en inquiétait pour nous, y voyant un affaiblissement de notre place financière. Il s'en réjouissait par contre pour son pays et pour le développe- ment de ses activités bancaires auxquelles il se vouait. Par goût du schéma, des simplifications et des slogans, on a trop facilement évoqué la banque surdimensionnée, hydrocéphale, se développant au détriment du tissu indus- triel de la Suisse, comme un cancer au détriment d'un corps sain. Certes, nous sommes conscients des déséquili- bres et des risques que pouirait comporter le développe- ment considérable des engagements bancaires en Suisse et particulièrement dans certains pays étrangers, où les sol- vabilités s'avèrent parfois chancelantes. Nous devons aussi signaler la moindre résistance et le déséquilibre politique qui résulteraient dans le pays d'une concentration, d'une centralisation bancaire poussée à l'extrême, au détriment des institutions de crédit étroitement ancrées dans le sol, intimement liées aux conditions et aux intérêts cantonaux et régionaux. Mais les difficultés actuelles de certaines de nos industries sont loin de résulter du développement du secteur ban- caire, bien au contraire! Ces difficultés ont pour cause le ralentissement de la conjoncture internationale, une satura- tion des marchés, une concurrence inégale par le transfert des technologies à des pays où l'on vit d'une poignée de riz et sans sécurité sociale, des conditions de production mécanisées, robotisées et informatisées réduisant drasti- quement les effectifs de la main-d'œuvre. Là, sont les pro- blèmes d'une crise peut-être plus profonde qu'une réces- sion conjoncturelle. La force des banques, la fluidité et le taux d'intérêt modéré des capitaux qu'elles ont pu mettre à disposition, loin de nuire à l'industrie, ont permis aux entre- prises d'avoir la patience de supporter des phases de dépression; elles leur ont permis de se rééquiper, de se reconvertir, de créer de nouvelles structures, d'engager la recherche et de risquer l'innovation. Le cas récent que l'on a cité tout l'heure, des deux grands consortiums horlogers que la présence et la participation fédérales n'avaient pu sauver, est là pour nous prouver que la banque est moins une entrave au développement de l'industrie qu'un soutien efficace à surmonter les difficultés. Dès lors, les «enchevê- tements» des banques et d'autres entreprises - pour reprendre le terme de l'initiative - ne doivent-ils pas être considérés d'une manière linéaire et générale, comme une situation intolérable mais bien souvent comme une collabo- ration utile. Qu'on le veuille ou non, notre pays - je crois que c'est l'une de ses caractéristiques - a fondé l'essentiel de ses activités sur l'épargne individuelle et collective, le placement des fonds et le crédit. Il est depuis longtemps - je crois - l'un des pays les plus endettés, les plus fortement hypothéqués. Outre l'industrie, l'agriculture, le logement, le tourisme et même des collectives publiques travaillent sur le crédit, se développent et prospèrent par le crédit. Par ailleurs, la banque paie sa part du budget national. En 1982, par exemple, les banques, leurs employés et leurs actionnaires ont canalisé dans les caisses des pouvoirs publics, plus de 2 milliards d'impôts directs. L'imposition des revenus et de la fortune des banques constitue plus de 20 pour cent de la totalité des ressources provenant des personnes morales. Le secteur bancaire, soit 3 pour cent de la population active, paie 9 pour cent des impôts directs. De surcroît, les banques encaissent pour l'Etat, 3 milliards d'impôts anticipés, dont 450 millions restent entre nos mains, les deux tiers des droits de timbre ainsi qu'un mon- tant substantiel, dont le total est difficile à évaluer, de l'impôt sur le chiffre d'affaires, sur l'or, sur les investisse- ments immobiliers et sur le matériel d'exploitation. La ban- que donc n'est pas la pieuvre tentaculaire que décrivent quelques bandes dessinées, elle est un moteur efficace et puissant de notre économie. Néanmoins, nous ne saurions en détourner notre surveillance, en gardant le souci d'une gestion saine, la préoccupation de la sécurité des dépo- sants, mais cette surveillance ne saurait évoluer 'en pres- criptions paralysantes, en dirigisme de contrôles,, transfé- rant pratiquement les responsabilités de l'entreprise entre
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Bankeninitiative Banques. Initiative populaire In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 01 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.055 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 06.06.1983 - 18:15 Date Data Seite 169-176 Page Pagina Ref. No 20 011 673 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.
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