N 22 juin 1995
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Emprunts de la Confédération
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Aufnahme von Bundesanleihen Emprunts de la Confédération
Botschaft und Beschlussentwurf vom 7. September 1994 (BBI V 151) Message et projet d'arrêté du 7 septembre 1994 (FF V 153) Beschluss des Ständerates vom 7. März 1995 Décision du Conseil des Etats du 7 mars 1995 Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
Leuenberger Ernst (S, SO) unterbreitet im Namen der Fi- nanzkommission (FK) den folgenden schriftlichen Bericht:
Der Bundesrat hat den eidgenössischen Räten am 7. September 1994 eine Botschaft zu einem Bundesbe- schluss über die Aufnahme von Bundesanleihen unterbreitet. Nach Artikel 85 Ziffer 10 der Bundesverfassung fällt die Auf- nahme von Anleihen in den Geschäftskreis der Bundesver- sammlung. Seit dem Ersten Weltkrieg wird diese Kompetenz aus praktischen Gründen jeweils für die Dauer einer Legisla- turperiode dem Bundesrat übertragen. Letztmals erfolgte diese Kompetenzdelegation mit Bundesbeschluss vom 3. Oktober 1991 für die Legislaturperiode 1991-1995. Der Bundesrat seinerseits hat die Kompetenz zur Geldaufnahme mit Artikel 46 der Finanzhaushaltverordnung (SR 611.01) an die Eidgenössische Finanzverwaltung übertragen.
Die Gesamtschulden des Bundes beliefen sich Ende 1994 auf 77,8 Milliarden Franken. Über die Hälfte dieses Betrages, nämlich 42,5 Milliarden Franken wurde auf dem Geld- und Ka- pitalmarkt aufgenommen. In den Jahren 1986 bis 1988 konnte der Bund noch Schulden von 4 Milliarden Franken zurückzah- len. Ende 1990 betrugen die Bundesschulden 40,6 Milliarden Franken. In der Legislaturperiode 1991-1995 hat sich die Si- tuation markant verändert. Innerhalb von vier Jahren haben sich die Schulden also nahezu verdoppelt. Sofern der Bun- deshaushalt nicht rasch nachhaltig saniert wird, dürfte sich diese Entwicklung in den nächsten Jahren fortsetzen.
Die Hauptaufgabe der Bundestresorerie besteht in der stän- digen Sicherstellung der Zahlungsbereitschaft des Bundes sowie seiner Anstalten und Betriebe. Die Eidgenossenschaft tritt nur über eine Stelle am Geld- und Kapitalmarkt in Erschei- nung. Die Zentralisierung der Geldbeschaffung hat den Vor- teil, dass die Kosten tief gehalten werden können. Zudem ist mit einer einheitlichen Politik eine bessere Abstimmung auf die Geldpolitik der Schweizerischen Nationalbank möglich. Lange Zeit konnte ein Teil des Mittelzuflusses intern gedeckt werden. Seit 1989 müssen aber auch den Betrieben und An- stalten des Bundes in erheblichem Umfang Gelder bereitge- stellt werden. Der intern nicht abdeckbare Geldbedarf wird am Geld- und Kapitalmarkt finanziert. Dabei kommen ver- schiedene Finanzierungsinstrumente zum Einsatz. Unter An- leihen sind gemäss Artikel 2 des Bundesbeschlusses über die Aufnahme von Anleihen nicht nur die eigentlichen Bun- desanleihen, sondern alle Formen der externen Geldbe- schaffung zu verstehen.
Entwicklung der Schulden und der Finanzierungsinstru- mente 1990 bis 1994 (in Milliarden Franken)
1990 1994 Zunahme
Bundesschulden
40,6 77,8
+37,2 (+ 92%)
Interne Schulden
26,4
35,3
+8,9 (+ 34%)
Geld- und
Kapitalmarktschulden
14,2
42,5
+28,2 (+200%)
12,4 29,1
+16,7 (+135%)
3,2
+11,5 (+676%)
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Die langfristige Anleihe ist nach wie vor das wichtigste Geld- beschaffungsinstrument des Bundes. Seit 1980 wird sie im
Tenderverfahren ausgegeben. Der Bund setzt bei der Emis- sion den Zinssatz, die Laufzeit und den ungefähren Betrag der Anleihe fest. Der Emissionspreis wird aufgrund der Ange- bote der Anleger bestimmt.
Die Ausgabe der 1979 eingeführten Geldmarktbuchforderun- gen wurde seit 1992 erheblich ausgebaut. Ihre Laufzeiten betragen 3 bis 12 Monate. Sie werden wie die Anleihen im Tenderverfahren in den Markt gebracht.
Bei den Schatzanweisungen handelt es sich um wechsel- ähnliche Papiere, die ausschliesslich bei Banken plaziert werden. Das Instrument hat in der Mittelbeschaffung des Bundes seine Bedeutung weitgehend verloren.
Am 15. Oktober 1992 wurde mit dem Bundesfestgeld ein neues Geldbeschaffungsinstrument eingeführt. Es handelt sich um ein Festgeld mit den Laufzeiten von einem Jahr, zwei und drei Jahren. Das auf die Bedürfnisse der kleinen Anleger zugeschnittene Instrument wird über die PTT vermit- telt. Der minimale Zeichnungsbetrag beläuft sich auf 10 000 Franken.
Sowohl der Geldbedarf des Bundes als auch die Verhält- nisse am Geld- und Kapitalmarkt sind oft raschen und nicht vorhersehbaren Veränderungen unterworfen. Die grosse Vo- latilität an den Märkt erfordert ein rasches Handeln. Die Liqui- ditätsschwankungen innerhalb eines Monats können 5 Milli- arden Franken erreichen. Aus diesem Grunde erachtet es der Bundesrat weiterhin für zweckmässig, ihm anstelle des Parlamentes die Kompetenz zur Aufnahme von Anleihen ein- zuräumen.
Der Ständerat genehmigte die Vorlage am 7. März 1995 mit 35 zu 0 Stimmen.
Leuenberger Ernst (S, SO) présente au nom de la Commis- sion des finances (CdF) le rapport écrit suivant:
Par son message du 7 septembre 1994, le Conseil fédéral a présenté aux Chambres fédérales un projet d'arrêté fédéral relatif aux emprunts de la Confédération. En vertu de l'article 85 chiffre 10 de la constitution, c'est à l'Assemblée fédérale qu'il appartient de décider des emprunts à émettre. Pour des raisons d'ordre pratique, depuis la Première Guerre mondiale, cette compétence a été régulièrement déléguée au Conseil fédéral, à chaque fois, pour la législature, la der- nière fois par arrêté fédéral du 3 octobre 1991 pour la légis- lature 1991-1995. Pour sa part, par l'article 46 de son ordon- nance sur les finances de la Confédération (RS 611.01), le Conseil fédéral a délégué à l'Administration fédérale des fi- nances la compétence d'assurer les ressources de trésorerie de la Confédération.
A fin 1994, l'ensemble des dettes de la Confédération s'éle- vait à 77,8 milliards de francs. Plus de la moitié de ce mon- tant, à savoir 42,5 milliards de francs, a été levé sur le mar- ché de l'argent et des capitaux. Durant les années de 1986 à 1988, la Confédération a pu encore rembourser des dettes pour 4 milliards de francs. A fin 1990, les dettes de la Confé- dération s'élevaient à 40,6 milliards de francs. Durant la lé- gislature 1991-1995, la situation s'est profondément modi- fiée. En l'espace de quatre années, les dettes ont presque doublé. Si le ménage fédéral ne devait pas être assaini dura- blement et rapidement, cette évolution pourrait continuer du- rant les prochaines années.
La tâche principale de la trésorerie de la Confédération con- siste à assurer en permanence la liquidité de la Confédéra- tion ainsi que de ses entreprises et établissements. La Con- fédération ne se manifeste que par un seul organe sur le marché de l'argent et des capitaux. La centralisation de l'ac- quisition de fonds a pour avantage que l'on peut en tenir les frais à un niveau très bas. En outre, une politique uniforme permet de mieux adapter les besoins à la politique monétaire de la Banque nationale suisse.
Pendant longtemps, la couverture des besoins a pu être par- tiellement assurée sur le plan interne. Depuis 1989 cepen- dant, il a fallu mettre des sommes importantes également à disposition des entreprises et des établissements de la Con- fédération. Les besoins qui ne peuvent être couverts sur le plan interne le sont par voie d'emprunt sur les marchés de
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l'argent et des capitaux. Il convient à cet égard de recourir à divers instruments de financement. Les emprunts tels que l'indique l'article 2 de l'arrêté fédéral relatif aux emprunts de la Confédération, ne recouvrent pas uniquement les em- prunts proprement dits de la Confédération, mais toutes les formes de collecte externe de fonds.
Evolution de la dette et des instruments de financement de 1990 à 1994 (en milliards de francs)
1990 1994 Augment.
Dettes de la Confédération
40,6
77,8
+37,2 (+ 92%)
Dettes internes
26,4 35,3
+8,9 (+ 34%)
Dettes sur les marchés financiers
14,2
42,5
+28,2 (+200%)
12,4
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+16,7 (+135%)
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Les emprunts à long terme demeurent comme jusqu'ici l'ins- trument de collecte de fonds le plus important de la Confédé- ration. Depuis 1980, ils sont émis selon la procédure dite «tender». La Confédération fixe le taux à l'émission, la durée et le montant approximatif de l'emprunt. Le prix de l'émission est ensuite déterminé sur la base de l'offre des investisseurs. Les émissions des créances comptables à court terme, intro- duites en 1979, ont considérablement augmenté depuis 1992. Leur durée va de 3 à 12 mois. Elles se présentent sur le marché comme les emprunts suivant la procédure «ten- der».
Les bons du trésor consistent en des papiers analogues aux effets de change, qui sont placés exclusivement auprès des banques. Cet instrument a largement perdu de son impor- tance en tant que moyen de la Confédération pour se procu- rer des fonds.
Le 15 octobre 1992, on a institué les dépôts à terme de la Confédération qui constituent un instrument nouveau de col- lecte 'de fonds. Il s'agit de fonds à terme fixe, d'une durée d'un, deux ou trois ans. Ces dépôts, qui sont axés sur les be- soins des petits épargnants, peuvent être souscrits auprès de l'Entreprises des PTT. Le montant minimum de souscrip- tion s'élève à 10 000 francs.
Tant les besoins de liquidité de la Confédération que les con- ditions du marché de l'argent et des capitaux sont soumis à des modifications souvent rapides et imprévisibles. La grande volatilité des marchés exige d'agir rapidement. Les variations de liquidité durant un mois peuvent atteindre 5 mil- liards de francs. Pour ces motifs, le Conseil fédéral continue d'estimer qu'il est opportun que le Parlement lui délègue la compétence de lancer les emprunts.
Le Conseil des Etats a approuvé le projet le 7 mars 1995 par 35 voix sans opposition.
Antrag der Kommission
Die Finanzkommission beantragt einstimmig, den Bundesrat für die nächste Legislaturperiode mit der Aufnahme von An- leihen zu ermächtigen.
Proposition de la commission La Commission des finances propose, à l'unanimité, d'auto- riser le Conseil fédéral durant la prochaine législature à émettre des emprunts.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen L'entrée en matière est décidée sans opposition
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1-3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1-3 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Namentliche Gesamtabstimmung Vote sur l'ensemble, par appel nominal (Ref .: 1647)
Für Annahme des Entwurfes stimmen - Acceptent le projet: Aguet, Allenspach, Aregger, Baumann Ruedi, Baumann Ste- phanie, Baumberger, Bäumlin, Berger, Bezzola, Binder, Bugnon, Bührer Gerold, Bundi, Carobbio, Caspar-Hutter, Cavadini Adriano, Cincera, Columberg, Comby, Cornaz, de Dardel, David, Diener, Dormann, Dreher, Ducret, Dünki, Eggenberger, Engler, Epiney, Eymann Christoph, Fankhau- ser, Fehr, Fischer-Hägglingen, Fischer-Seengen, Fischer- Sursee, Frainier, Frey Walter, Fritschi Oscar, Früh, Gadient, Giger, Gobet, Gonseth, Gros Jean-Michel, Gross Andreas, Grossenbacher, Hafner Ursula, Hari, Heberlein, Hess Otto, Hess Peter, Hildbrand, Hollenstein, Iten Joseph, Jeanprêtre, Kern, Kühne, Langenberger, Ledergerber, Leemann, Leuba, Leuenberger Ernst, Loeb François, Maeder, Marti Werner, Maurer, Meier Hans, Meyer Theo, Miesch, Misteli, Moser, Mühlemann, Müller, Narbel, Nebiker, Neuenschwander, Oehler, Ostermann, Pini, Raggenbass, Rechsteiner, Rei- mann Maximilian, Ruckstuhl, Rutishauser, Rychen, Sandoz, Schenk, Scheurer Rémy, Schmid Peter, Schmidhalter, Schnider, Segmüller, Seiler Hanspeter, Seiler Rolf, Sing- eisen, Stamm Judith, Stamm Luzi, Steffen, Steiger Hans, Steinegger, Steinemann, Steiner Rudolf, Strahm Rudolf, Suter, Theubet, Tschopp, Vetterli, Vollmer, Wanner, Wyss William, Zbinden, Zwygart (113)
Der Stimme enthalten sich - S'abstiennent: Grendelmeier, Stalder, Weder Hansjürg (3)
Stimmen nicht - Ne votent pas:
Aubry, Bär, Béguelin, Bignasca, Bircher Peter, Bischof, Blo- cher, Bodenmann, Bonny, Borel François, Borer Roland, Bortoluzzi, Brügger Cyrill, Brunner Christiane, Bühlmann, Bürgi, Caccia, Camponovo, Couchepin, Danuser, Darbellay, Deiss, Dettling, Duvoisin, Eggly, Fasel Hugo, von Felten, Fri- derici Charles, Giezendanner, Goll, Graber, Gysin, Haering Binder, Hämmerle, Hegetschweiler, Herczog, Hubacher, Jaeger, Jäggi Paul, Jenni Peter, Jöri, Keller Anton, Keller Rudolf, Lepori Bonetti, Leu Josef, Leuenberger Moritz, Maitre, Mamie, Maspoli, Matthey, Mauch Rolf, Mauch Ursula, Meier Samuel, Nabholz, Perey, Philipona, Pidoux, Poncet, Robert, Rohrbasser, Ruf, Ruffy, Savary, Scherrer Jürg, Scherrer Werner, Schmid Samuel, Schmied Walter, Schweingruber, Sieber, Spielmann, Spoerry, Stucky, Thür, Tschäppät Alexander, Tschuppert Karl, Weyeneth, Wick, Wiederkehr, Wittenwiler, Ziegler Jean, Zisyadis, Züger, vakant I (83)
Präsident, stimmt nicht - Président, ne vote pas: Frey Claude (1)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
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1995
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22.06.1995 - 15:00
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