Déchets radioactifs. Dépôt intermédiaire
1798
N
6 octobre 1994
Abwesend sind - Sont absents:
Allenspach, Aregger, Berger, Binder, Bischof, Blatter, Blocher, Bodenmann, Brügger Cyrill, Brunner Christiane, Bührer Ge- rold, Caccia, Camponovo, Carobbio, Columberg, Comby, Cornaz, Couchepin, de Dardel, David, Diener, Dormann, Du- cret, Dünki, Fasel, Frey Walter, Gonseth, Grendelmeier, Haf- ner Ursula, Hildbrand, Hubacher, Iten Joseph, Jaeger, Jäggi Paul, Jöri, Keller Rudolf, Ledergerber, Maeder, Maitre, Mamie, Marti Werner, Maspoli, Matthey, Mühlemann, Müller, Nabholz, Pidoux, Pini, Rechsteiner, Robert, Rohrbasser, Ruf, Ruffy, Scherrer Jürg, Schnider, Schwab, Segmüller, Spoerry, Stal- der, Steffen, Strahm Rudolf, Suter, Thür, Tschopp, Ziegler Jean, Zisyadis, Zwahlen, Zwygart (68)
Präsidentin, stimmt nicht - Présidente, ne vote pas: Haller (1)
Abschreibung - Classement
Antrag des Bundesrates Abschreiben der parlamentarischen Vorstösse gemäss Brief an die eidgenössischen Räte Proposition du Conseil fédéral Classer les interventions parlementaires selon lettre aux Chambres fédérales
Angenommen - Adopté
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Ordnungsanträge - Motions d'ordre
Neuenschwander Willi (V, ZH): Die jetzt beschlossene Trak- tandenliste kann nicht befriedigen.
Die Beratung des Geschäftes 93.055, «Radioaktive Abfälle. Zwischenlager», erfolgt jetzt schon verspätet. Man war der An- sicht, es werde in der Sommersession behandelt. Der Stände- rat hat dieses Geschäft längstens behandelt. Ich bin der Mei- nung, wir müssten dieses Geschäft in dieser Session beraten, denn damit hängen auch Bauvorhaben zusammen, die 1995 begonnen werden müssen.
Ich bitte Sie, den Ordnungsantrag zu unterstützen, so dass dieses Geschäft heute beraten werden kann.
Seiler Rolf (C, ZH): Nachdem wir derart in Zeitnot sind, bean- trage ich Ihnen, auf die noch ausstehenden Voten zur Drogen- politik zu verzichten und nachmittags um 15.00 Uhr nur noch die zwei Vertreter des Bundesrates anzuhören.
Abstimmung - Vote Für den Ordnungsantrag Seiler Rolf Dagegen
64 Stimmen 52 Stimmen
Abstimmung - Vote Für den Ordnungsantrag Neuenschwander Dagegen
68 Stimmen 50 Stimmen
Leuenberger Moritz (S, ZH): Ich beantrage Ihnen, auf den Ordnungsantrag Seiler Rolf zurückzukommen.
Ich finde es absolut unglaublich, dass eine organisierte De- batte mit bereits vorhandener Rednerliste in der Mitte unter- brochen werden soll. Es wurden mehrere, die noch als Redner eingetragen sind, scharf angegriffen. Sie können diese An- griffe nicht einfach heute nachmittag mit einer persönlichen Erklärung richtigstellen, denn sie wurden inhaltlich kritisiert Nun soll die demokratische Diskussion in diesem Rat mitten- drin abgebrochen werden! Ich finde es unerhört, wenn diejeni- gen, die diese Angriffe gestartet haben, glauben, nach ihren Angriffen könnten sie einfach abklemmen und ihre Gegner nicht mehr zu Worte kommen lassen. Wenn wir über das Dro- genproblem schon nur reden können, dann wenigstens de- mokratisch!
Ich beantrage Ihnen, auch um nicht ein Präjudiz für andere Diskussionen zu schaffen, auf den Ordnungsantrag Seiler Rolf zurückzukommen und ihn abzulehnen.
Abstimmung - Vote Für den Ordnungsantrag Leuenberger Moritz Dagegen
92 Stimmen 39 Stimmen
Abstimmung - Vote Für den Ordnungsantrag Seiler Rolf Dagegen 39 Stimmen 91 Stimmen
Präsidentin: Es hat sich inzwischen herausgestellt, dass Herr Bundesrat Ogi für die Behandlung des Geschäftes 93.055 schwer auffindbar ist. (Heiterkeit)
Thür Hanspeter (G, AG): Ich bin der Auffassung, dass wir die- ses Geschäft ohne die Anwesenheit von Bundesrat Ogi nicht beginnen dürfen. Es werden in den Rückweisungs- und Nich- teintretensanträgen eine Reihe von sehr konkreten Fragen an Herrn Ogi gerichtet. Wir haben Anspruch darauf, dass er sie erstens hört und zweitens dann auch beantwortet.
Aus diesem Grund beantrage ich Ihnen, auf diesen Entscheid zurückzukommen. Als wir über den Ordnungsantrag Neuen- schwander abgestimmt haben, haben wir nicht gewusst, dass Herr Ogi nicht anwesend ist. Ich bitte Sie, dem Ordnungsantrag zuzustimmen.
Gysin Hans Rudolf (R, BL): Eine kurze Bemerkung zum Ord- nungsantrag Thür: Das Geschäft, zu dem Herr Bundesrat Ogi Stellung zu beziehen hat, steht ordnungsgemäss auf der Trak- tandenliste. Herr Bundesrat Ogi ist aufzufinden. (Heiterkeit) Ich bitte Sie, den Ordnungsantrag Thür abzulehnen.
Abstimmung - Vote Für den Ordnungsantrag Thür Dagegen
61 Stimmen 75 Stimmen
93.055
Radioaktive Abfälle. Zwischenlager Déchets radioactifs. Dépôt intermédiaire
Botschaft und Beschlussentwurf vom 23. Juni 1993 (BBI III 222) Message et projet d'arrêté du 23 juin 1993 (FF III 218) Beschluss des Ständerates vom 17. März 1994 Décision du Conseil des Etats du 17 mars 1994 Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN
Antrag der Kommission Mehrheit Eintreten
Minderheit / (Weder Hansjürg) Nichteintreten
Minderheit II (Weder Hansjürg, Bäumlin) (falls der Antrag der Minderheit I abgelehnt wird) Rückweisung an den Bundesrat mit dem Auftrag, einen Bericht zu erstatten über die Beein- trächtigung der militärischen Landesverteidigung durch ober- irdische Atommüll-Lagerstätten (und A-Werke) und über die Gefahren terroristischer Handlungen.
1799
Radioaktive Abfälle. Zwischenlager
Antrag Thür
Rückweisung an den Bundesrat
mit dem Auftrag, vor der Erteilung der Rahmenbewilligung den öffentlich aufgelegten Sicherheitsbericht zu ergänzen und zu konkretisieren im Sinne der Einwände des Öko-Instituts Darmstadt (vgl. Stellungnahme zum öffentlich aufgelegten Si- cherheitsbericht der Zwilag AG für einen Anlagenkomplex zur Lagerung und Behandlung radioaktiver Abfälle in Würenlin- gen, November 1993).
Proposition de la commission Majorité Entrer en matière
Minorité / (Weder Hansjürg) Ne pas entrer en matière
Minorité II
(Weder Hansjürg, Bäumlin) (au cas où la proosition de minorité I serait rejetée) Renvoi au Conseil fédéral
Celui-ci est chargé d'établir un rapport exposant les inciden- ces négatives sur la défense nationale des dépôts de déchets nucléaires situés en surface (et des centrales nucléaires), ainsi que les conséquences possibles d'attentats terroristes.
Proposition Thür
Renvoi au Conseil fédéral
Celui-ci est chargé, avant d'accorder l'autorisation générale, de compléter et de mettre en oeuvre le rapport de sûreté pu- blic de façon à tenir compte des objections soulevées par l'Öko-Institut de Darmstadt dans le commentaire qu'elle en a fait (cf. le document intitulé: «Stellungnahme zum öffentlich aufgelegten Sicherheitsbericht der Zwilag AG für einen Anla- genkomplex zur Lagerung und Behandlung radioaktiver Ab- fälle in Würenlingen», novembre 1993).
Epiney Simon (C, VS), rapporteur: Le 23 juin 1993, le Conseil fédéral accordait à la société Zwilag l'autorisation générale pour la construction d'un dépôt centralisé pour déchets radio- actifs à Würenlingen dans le canton d'Argovie. Le Conseil des Etats a approuvé cette décision le 17 mars 1994 par 30 voix sans opposition.
La Ceate a longuement débattu du projet au cours de trois séances, et elle a en particulier auditionné plusieurs experts. Elle est arrivée à la conclusion qu'il est nécessaire, voire indis- pensable, pour la génération actuelle, de mettre en place les moyens d'éliminer les déchets radioactifs produits au- jourd'hui et à l'avenir.
On entend par déchets radioactifs les déchets produits en quasi-totalité par les cinq centrales nucléaires suisses et qui proviennent du retraitement d'éléments combustibles usés ainsi que des opérations d'exploitation ou, tout simplement, de désaffectation. Quant aux déchets produits par la méde- cine, la recherche ou l'industrie, ils sont peu importants par rapport à ceux des centrales nucléaires.
Les dépôts intermédiaires correspondent aujourd'hui à un be- soin, malgré ce que l'on a pu lire ici ou là, en ce sens que les éléments combustibles usés doivent être entreposés provisoi- rement pendant quelques années jusqu'à ce que leur produc- tion de chaleur ait suffisamment diminué pour qu'on puisse les stocker de manière définitive.
C'est ce qui a amené votre commission à rejeter plusieurs pro- positions de non-entrée en matière et de renvoi. Nous avons fi- nalement adopté le projet par 14 voix sans opposition et avec 6 abstentions.
Les délibérations de la commission ont porté avant tout sur trois préoccupations: d'abord, la sécurité du dépôt intermé- diaire, ensuite, le retraitement du combustible nucléaire et, en- fin, la couverture des coûts de gestion des déchets.
Je souhaiterais rappeler succinctement les principaux élé- ments qui ont émaillé le débat, mais permettez-moi tout d'abord quelques considérations liminaires sur la procédure d'autorisation générale, le projet lui-même et les accords
contractuels que la Confédération a passés avec la société Zwilag qui regroupe les représentants des centrales nucléai- res et ceux que cette société elle-même a passés avec les communes concernées par le projet.
Voyons d'abord la procédure d'autorisation générale. L'arrêté fédéral concernant la loi sur l'énergie atomique exige une au- torisation générale pour la construction d'un dépôt pour dé- chets radioactifs. L'autorisation fixe le site et les grandes lignes du projet, en l'occurrence la capacité, la grandeur des dépôts, les catégories de déchets qui seront entreposés, enfin la dis- position approximative des bâtiments qui regroupent ces dé- chets. Quant aux détails techniques, ils relèvent en revanche de l'autorisation de construire et d'exploiter qui est délivrée dans une deuxième phase. Le dépôt intermédiaire comprend un certain nombre de bâtiments que vous pouvez découvrir à la page 29 du message.
La construction projetée par la société Zwilag est, bien sûr, né- cessaire, dans l'attente de la réalisation des dépôts finaux. On a donc calculé pour le moment la capacité de l'installation, la grandeur et le nombre des dépôts. Faut-il un conditionne- ment? Faut-il un incinérateur? Tous ces éléments ont été ap- prochés et réglés dans le cadre du projet qui vous est soumis. Les installations de traitement serviront également pour la mé- decine, pour l'industrie et pour la recherche. Les nouveaux équipements projetés aujourd'hui remplaceront ceux qui exis- tent actuellement dans les locaux de l'Institut Paul Scherrer, dont la vétusté est incontestable. Il y a, par exemple, un inciné- rateur qui ne respecte plus du tout les valeurs limites de l'or- donnance sur la protection de l'air, et il va falloir le fermer au plus tard en 1996.
Qu'en est-il de la sécurité? En l'état actuel des connaissances de la technique et de la science, il est permis d'affirmer qu'entre- poser et traiter en toute sécurité les déchets radioactifs est au- jourd'hui chose faisable. Celles et ceux qui ont eu l'occasion de visiter de tels dépôts en Suède ou en Finlande peuvent en té- moigner. La mise en service du dépôt n'impliquera aucune aug- mentation significative de la radioactivité pour la population des environs. Son exposition ne représente en effet qu'une fraction de la radioactivité naturelle. Même dans l'environnement des centrales nucléaires de Leibstadt et de Beznau et de l'Institut Paul Scherrer, le taux d'exposition à la radioactivité est nette- ment inférieur à la valeur limite fixée. Les autorités fédérales de sécurité, se basant sur les expériences faites à l'étranger, sont convaincues que le dépôt intermédiaire tel que projeté doit pou- voir être exploité en toute sécurité.
Le terrain où le dépôt doit être construit appartient à la Confé- dération - et là, j'en viens au troisième aspect, au niveau des contrats. Il a été mis à disposition de la société Zwilag pour une durée de 35 ans, et il est prévu deux clauses de prorogation de dix ans chacune. Cela démontre bien, pour ceux qui auraient encore un doute aujourd'hui, que la limitation dans le temps empêche la conversion du dépôt intermédiaire en un dépôt fi- nal. La société Zwilag versera un loyer annuel de 582 400 francs pour le terrain.
Au niveau des prestations de services, il incombe à la Confé- dération de s'occuper des déchets produits par la médecine, l'industrie et la recherche, et c'est l'Institut Paul Scherrer qui continuera d'en être chargé. Mais, très rapidement, lorsque les dépôts et les installations seront fonctionnels, cette tâche sera dévolue à la société Zwilag. C'est pourquoi la Confédéra- tion devra cofinancer les équipements de conditionnement, et un montant de 30 millions de francs a été prévu à cet effet. Si la Confédération devait d'ailleurs renouveler les équipements vieillis de l'Institut Paul Scherrer, il faudrait compter avec une dépense de l'ordre d'une cinquantaine de millions de francs. La Confédération prélève des émoluments pour le traitement des déchets radioactifs produits par la médecine, l'industrie ou la recherche. Quant au traitement des déchets produits par ses propres entreprises, il coûte actuellement à la Confédéra- tion environ 1 million de francs. A l'avenir, ces dépenses de- vraient passer de 1 à 1,5 million de francs environ.
La gestion du dépôt intermédiaire fédéral, comme d'ailleurs le traitement des déchets, sera confiée, selon le projet, à la so- ciété Zwilag, et un contrat de prestations réglera les modalités de collaboration.
Déchets radioactifs. Dépôt intermédiaire
1800
N
6 octobre 1994
En ce qui concerne l'accord qui a été passé entre la société Zwilag et les communes, j'aimerais vous donner simplement les quelques indications suivantes: la société Zwilag assurera à la commune de Würenlingen ainsi qu'aux quatre autres com- munes limitrophes des versements compensatoires d'environ 1,4 million de francs par année; la commune de Würenlingen recevra, à ce titre, 815 000 francs par année.
Mais qu'en est-il de la position du canton d'Argovie? Tout au long de l'élaboration du projet, le canton d'Argovie a été conti- nuellement informé de ce qui se préparait et, dans son préavis définitif du 31 mars 1993, le canton a fait savoir aux autorités fédérales qu'il ne pouvait approuver le dépôt intermédiaire. Il n'a pas pour autant remis en cause la sécurité du projet, mais a fait valoir d'autres raisons que l'on peut tout à fait comprendre puisque, comme vous le savez, ce canton abrite déjà sur son territoire trois centrales nucléaires ainsi que l'Institut Paul Scherrer, et qu'en outre la Cedra y avait procédé à des sonda- ges. Néanmoins, le gouvernement argovien est disposé à ac- cepter la décision du Conseil fédéral d'accorder l'autorisation générale, et nous lui en sommes reconnaissants.
Le terrain de l'Institut Paul Scherrer se prête particulièrement bien à la construction projetée. Il pourrait y avoir un effet de sy- nergie puisqu'il est proche des centrales nucléaires, ce qui ré- duira et les distances et les risques de transports. On pourra en outre profiter du savoir-faire des spécialistes qui travaillent déjà depuis de nombreuses années dans cet institut. Enfin, la tâche des autorités de sécurité sera facilitée puisqu'elles pour- ront pratiquement intervenir sur un même site avec un effet de synergie général.
Je passe maintenant au problème du retraitement des élé- ments combustibles usés. Ce problème a fait l'objet en com- mission de deux propositions de minorité tendant à interdire le retraitement, et nous vous devons ici quelques commentaires. D'abord, la loi sur l'énergie atomique autorise aussi bien le re- traitement que le stockage final direct des éléments combusti- bles. A juste titre, les exploitants des centrales se sont dès lors déterminés en leur temps en faveur du retraitement, et ils ont conclu un certain nombre de contrats à long terme avec des entreprises à l'étranger qui font le retraitement, lesquelles ont évidemment investi dans cette perspective.
Aujourd'hui, il est vrai que sur le plan économique le retraite- ment n'est pas intéressant, tout le monde l'admet dans la branche, et les exploitants des centrales nucléaires ont décidé de ne plus conclure, à l'avenir, des contrats de retraitement. En revanche, les centrales sont actuellement liées par des contrats avec les sociétés à l'étranger et il n'y a aucune raison impérative ou urgente de les empêcher de continuer à respec- ter ces contrats.
De plus, sur le plan juridique, ce problème ne concerne pas di- rectement la Confédération, mais avant tout les sociétés d'ex- ploitation qui sont liées par des contrats de droit privé avec des sociétés de retraitement à l'étranger. En ce qui nous concerne, nous estimons, toujours sur le plan juridique, qu'il n'est pas admissible de subordonner l'approbation de l'autorisation gé- nérale à une interdiction de retraitement. C'est un corps étran- ger qui n'a rien à voir dans cet arrêté fédéral. Si on veut inter- dire ce retraitement dans le futur, il faut alors modifier la loi sur l'énergie atomique. C'est pourquoi la majorité de la commis- sion a rejeté les propositions qui lui ont été faites.
Le dernier domaine abordé par la commission, avec un certain nombre de contestations, était la couverture des coûts de ges- tion. La commission s'est intéressée à tout ce problème, et plusieurs membres de la commission ont estimé qu'il ne suffit pas que les exploitants de centrales nucléaires constituent des provisions internes à cet effet, mais que des sommes né- cessaires doivent encore être mises en réserve sous le contrôle de l'Etat.
Je ferai une remarque préliminaire à ce sujet. Jusqu'à mainte- nant, les exploitants de centrales nucléaires ont parfaitement assumé leurs responsabilités en matière de gestion de dé- chets radioactifs. Des moyens financiers ont été constitués sous forme de réserves, et les rapports annuels qui ont pu être consultés l'attestent.
Ensuite, dans la comptabilité des sociétés hydroélectriques ou des sociétés nucléaires, les coûts de gestion sont compris
dans le prix du kilowattheure - c'est le cas en l'occurrence - et le consommateur s'acquitte, d'ores et déjà aujourd'hui, d'une taxe à ce titre. Mais est-ce que ce système pourra continuer dans le futur? Je crois qu'il faut tout d'abord faire une distinction.
Les dépenses courantes de gestion de déchets sont payées par les exploitants des centrales nucléaires et il n'y a pas be- soin de provisions particulières. Par contre, pour le dépôt final des déchets faiblement et moyennement radioactifs de courte durée, on peut se poser la question. En fait, à quel moment interviendront ces dépenses? Au plus tôt, le siècle prochain et, d'après les calculs qui ont pu être faits, elles sont couvertes par les réserves qui sont constituées actuellement et qui conti- nuent d'alimenter le fonds de réserve.
Pour le dépôt final des déchets moyennement radioactifs de longue durée ou de déchets hautement radioactifs, la situation est quelque peu différente. Là, il faudra prendre, le moment venu, un certain nombre de mesures pour s'assurer que les exploitants de centrales nucléaires disposent de moyens fi- nanciers suffisants. Cela nous projette dans 20 ou 30 ans, c'est-à-dire à une époque où les centrales nucléaires actuelles ne seront peut-être plus en service.
On peut également se poser la question de savoir si un sys- tème comme celui du fonds de désaffectation convient pour assurer la couverture des frais d'élimination des déchets, mais cette question-là n'est pas du tout urgente et elle pourra être réglée d'ici le siècle prochain. En outre, sur le plan du droit, il n'est évidemment pas satisfaisant, voire inadmissible, de lier l'autorisation générale pour la société Zwilag à la condition qu'elle couvre les coûts de gestion des déchets.
Voilà pourquoi la majorité de la commission vous invite à refu- ser les propositions de modification et vous demande de transmettre le postulat 94.3320 de la Ceate.
Au nom de la commission ou de sa majorité, je vous propose donc d'entrer en matière et d'approuver l'arrêté fédéral sur l'approbation de l'autorisation générale accordée par le Conseil fédéral pour le dépôt intermédiaire central de déchets radioactifs de Würenlingen et sur l'octroi d'un crédit d'engage- ment pour la participation financière de la Confédération.
Hegetschweiler Rolf (R, ZH), Berichterstatter: Die Zwilag AG in Würenlingen beabsichtigt, auf dem bundeseigenen Ge- lände beim Paul-Scherrer-Institut in Würenlingen ein Zwi- schenlager für radioaktive Abfälle aller Kategorien zu erstellen und zu betreiben. Zur Behandlung der schwach- und mittelra- dioaktiven Abfälle sind zudem eine Konditionierungs- und eine Verbrennungsanlage geplant. Diese sollen die veralteten Anlagen des Paul-Scherrer-Instituts ersetzen. Neben den Ab- fällen der in der Zwilag zusammengeschlossenen Kernkraft- werkbetreiber sollen auch die radioaktiven Abfälle aus dem Verantwortungsbereich des Bundes in den Anlagen der Zwi- lag behandelt werden. Dadurch wird eine finanzielle Beteili- gung des Bundes an den Anlagen notwendig.
Am 23. Juni 1993 hat der Bundesrat die Rahmenbewilligung für das zentrale Zwischenlager für radioaktive Abfälle in Wü- renlingen erteilt. Der Ständerat hat am 17. März 1994 diesen Entscheid mit 30 zu 0 Stimmen genehmigt. Nun sind wir als Zweitrat an der Reihe.
Die Urek hat sich an drei Sitzungen intensiv mit dem Projekt befasst und Hearings mit verschiedenen Experten durchge- führt. Sie ist der Meinung, dass es Aufgabe der heutigen Gene- ration ist, Lösungen für die Entsorgung der bereits vorhande- nen und der weiterhin noch entstehenden radioaktiven Abfälle zu finden. Die Kommission hat deshalb verschiedene Nicht- eintretens- und Rückweisungsanträge abgelehnt und dem Projekt in der Gesamtabstimmung mit 14 zu 0 Stimmen bei 6 Enthaltungen zugestimmt.
Die Schwerpunkte der Beratungen der Kommission waren die Sicherheit des Zwischenlagers, die Wiederaufbereitung von Kernbrennstoff und die finanzielle Sicherstellung der Entsor- gungskosten. Ich äussere mich nachfolgend zu diesen Aspek- ten, mache aber einleitend einige Ausführungen zum Rahmen- bewilligungsverfahren, zum Projekt selber und zu den vertragli- chen Abmachungen zwischen dem Bund und der Zwilag sowie zwischen den betroffenen Gemeinden und der Zwilag.
Radioaktive Abfälle. Zwischenlager
1801
Zum Rahmenbewilligungsverfahren: Der Bundesbeschluss zum Atomgesetz verlangt für den Bau eines Zwischenlagers für radioaktive Abfälle eine Rahmenbewilligung. Diese legt den Standort und die Grundzüge des Projektes fest. Bei La- gern gehören zu den Grundzügen insbesondere die Lagerka- pazität, die Abfallkategorien und die ungefähre Gestaltung der Bauten. Technische Details sind nicht in der Rahmenbewilli- gung, sondern in der Bau- und Betriebsbewilligung zu regeln. Im Zwischenlager sind im wesentlichen folgende Bauten vor- gesehen: ein Lagergebäude für hochaktive Abfälle, eines für langlebige mittelaktive Abfälle, eines für kurzlebige schwach- und mittelaktive Abfälle sowie ein Konditionierungsgebäude und eine Verbrennungsanlage.
Bei der Zwilag sollen die radioaktiven Abfälle aus den Kern- kraftwerken zwischengelagert werden. Dazu gehören auch die Abfälle aus der Wiederaufbereitung von Brennelementen aus schweizerischen Kernkraftwerken im Ausland. Für die Ab- fälle aus den Bereichen Medizin, Industrie und Forschung be- steht bereits ein Bundeszwischenlager in Würenlingen. Mit dem Bau des neuen Zwischenlagers soll aber sichergestellt werden, dass es bis zur Realisierung von Endlagern zu keinen Engpässen kommt.
In den Abfallbehandlungsanlagen sollen die Abfälle aus den schweizerischen Werken sowie aus Medizin, Industrie und Forschung behandelt werden. Die neuen Anlagen werden die bestehenden, weitgehend veralteten Einrichtungen des Bun- des im Paul-Scherrer-Institut ersetzen. Die heutige Verbren- nungsanlage beispielsweise kann die neuen Grenzwerte der Luftreinhalte-Verordnung nicht einhalten und darf deshalb nur noch bis Ende 1996 betrieben werden.
Die Kapazitäten aller Anlagen sind nach den in der Schweiz entstehenden Abfällen ausgelegt. Nach dem heutigen Stand der Wissenschaft und Technik ist die sichere Zwischenlage- rung und Behandlung von radioaktiven Abfällen möglich. Auch nach der Inbetriebnahme des Zwischenlagers ist keine nennenswerte Zunahme der Strahlenexposition der umliegen- den Bevölkerung zu erwarten. Sie beträgt nur einen Bruchteil der natürlichen Exposition. Trotz der Kernkraftwerke Leibstadt und Beznau sowie des Paul-Scherrer-Instituts liegt die Strah- lenexposition deutlich unterhalb der geltenden Grenzwerte. Die Sicherheitsbehörden des Bundes kommen daher zum Schluss, dass das geplante Zwischenlager sicher betrieben werden kann.
Auch das Gelände, auf dem das Zwischenlager gebaut wer- den soll, gehört dem Bund. Es wird der Zwilag im Baurecht zur Verfügung gestellt. Die geplante Dauer dieses Baurechts be- trägt 35 Jahre. Es ist eine zweimalige Verlängerung um jeweils zehn Jahre vorgesehen. Mit der zeitlichen Beschränkung wird verhindert, dass das Zwischenlager zu einem Endlager wird. Die Zwilag AG entrichtet dafür einen jährlichen Baurechtszins von nahezu 600 000 Franken.
Die Behandlung von radioaktiven Abfällen aus Medizin, Indu- strie und Forschung ist Aufgabe des Bundes. Sie erfolgt zur- zeit am Paul-Scherrer-Institut. Diese Aufgabe soll aber der Zwi- lag übertragen werden. Deshalb muss sich der Bund auch fi- nanziell an den Konditionierungsanlagen beteiligen und hat dafür einen Verpflichtungskredit von 30 Millionen Franken vor- gesehen. Der Ersatz der bundeseigenen Anlagen am Paul- Scherrer-Institut würde den Bund demgegenüber rund 50 Mil- lionen Franken kosten.
Für die Behandlung der radioaktiven Abfälle aus Medizin, In- dustrie und Forschung erhebt der Bund von den Verursachern kostendeckende Gebühren. Die Behandlung der Abfälle aus eigenen Betrieben kostet den Bund heute zirka 1 Million Fran- ken. Inskünftig ist mit jährlichen Ausgaben in der Höhe von 1 bis 1,5 Millionen Franken zu rechnen. Der Gemeinde Würen- lingen und vier weiteren angrenzenden Gemeinden hat die Zwilag vertraglich jährliche Ausgleichszahlungen in der Höhe von 1,4 Millionen zugesichert. Die Standortgemeinde selber, also Würenlingen, erhält gut 800 000 Franken.
Der Kanton Aargau hat sich zuerst gegen die Rahmenbewilli- gung gestellt und in einer Stellungnahme vom 31. März 1993 der Erstellung des Zwischenlagers nicht zugestimmt. Er machte dabei aber nicht sicherheitstechnische, sondern politi- sche Gründe geltend - u. a. den Umstand, dass neben drei
Kernkraftwerken, dem Paul-Scherrer-Institut und Probeboh- rungen der Nagra nun auch das Zwischenlager für radioaktive Abfälle im Kanton Aargau gebaut werden soll. Der Regie- rungsrat des Kantons Aargau ist aber bereit, den Entscheid des Bundesrates über die Erteilung der Rahmenbewilligung zu akzeptieren. Dafür ist ihm zu danken, denn das Areal des Paul-Scherrer-Instituts ist unter verschiedenen Gesichtspunk- ten für die geplante Anlage geeignet: Nähe der Kernkraftwerke und damit kurze Transportwege, Nutzung des Know-how des Paul-Scherrer-Institutes und weitere Vorteile.
Zur Frage der Wiederaufarbeitung abgebrannter Brennele- mente: Zwei Anträge in der Kommission zielten darauf ab, die Wiederaufarbeitung dieser Elemente zu verbieten. Dazu fol- gende Bemerkungen: Nach der Atomgesetzgebung sind so- wohl die Wiederaufbereitung wie auch die direkte Endlage- rung abgebrannter Brennelemente zulässig. Mit guten Grün- den haben sich seinerzeit die Kernkraftwerkbetreiber für die Wiederaufarbeitung entschieden. Sie haben in der Folge mit ausländischen Anlagen langfristige Verträge abgeschlossen und dabei sehr viel Geld investiert. Unbestrittenermassen ist heute die Wiederaufbereitung wirtschaftlich nicht attraktiv. Die Kernkraftwerkbetreiber haben deshalb beschlossen, vorläufig keine weiteren Wiederaufbereitungsverträge mehr abzu- schliessen. Sie wollen aber die bestehenden Verträge einhal- ten. Es gibt auch keine gewichtigen Gründe, die Kernkraft- werkbetreiber daran zu hindern und die Wiederaufarbeitung kurzfristig zu verbieten.
Im übrigen wäre es auch rechtlich nicht zulässig, das Verbot der Wiederaufarbeitung in den Beschluss über die Genehmi- gung dieser Rahmenbewilligung aufzunehmen. Dazu wäre ein allgemeinverbindlicher referendumspflichtiger Bundesbe- schluss nötig, oder es müsste das Atomgesetz geändert wer- den. Richtigerweise ist diese Frage im Zusammenhang mit der Totalrevision des Atomgesetzes zu diskutieren und dannzu- mal auch zu entscheiden. Die Kommission hat deshalb die diesbezüglichen Anträge abgelehnt.
Weiter sind einige Bemerkungen zur finanziellen Sicherstel- lung der Entsorgungskosten notwendig: Aufgrund verschie- dener Anträge hat sich die Kommission eingehend damit be- fasst. Mehrere Kommissionsmitglieder waren der Ansicht, dass es nicht genüge, dass die Kernkraftwerkbetreiber gesell- schaftsintern Rückstellungen für diese Aufgabe machen, son- dern dass es nötig sei, die dafür erforderlichen Mittel unter öf- fentliche Aufsicht zu stellen. Dazu folgende Klarstellung: Die Kernkraftwerkbetreiber haben bis heute ihre Verpflichtungen im Zusammenhang mit der nuklearen Entsorgung wahrge- nommen. Die erforderlichen finanziellen Mittel wurden und werden laufend zurückgestellt. Dies ist in den Jahresberichten der einzelnen Gesellschaften dokumentiert. Die Kosten der Entsorgung sind im Strompreis enthalten, werden also vom Konsumenten bezahlt.
Die Frage ist allerdings berechtigt, ob diese Regelung auf die Dauer genügt. Dabei müssen wir unterscheiden: Die laufen- den Entsorgungskosten werden von den Kernkraftwerkbetrei- bern bezahlt. Dafür braucht es keine besondere Sicherstel- lung. Das gleiche gilt auch für ein Endlager für schwach- und kurzlebige mittelaktive Abfälle. Diese Kosten fallen in den er- sten Jahren des kommenden Jahrzehnts an und können aus den vorhandenen Rückstellungen finanziert werden, während gleichzeitig die Rückstellungen weiter geäufnet werden.
Etwas anders ist die Situation im Hinblick auf ein Endlager für langlebige mittel- und hochaktive Abfälle. Hier sind möglicher- weise gewisse Vorkehrungen zu treffen, um sicherzustellen, dass die finanziellen Mittel vorhanden sind, wenn sie in zwan- zig bis dreissig Jahren tatsächlich benötigt werden - in einem Zeitpunkt, in dem die heutigen Kernkraftwerke unter Umstän- den nicht mehr in Betrieb sind.
Welche Lösung die geeignetste ist, bedarf noch verschiede- ner Überlegungen und Abklärungen. So stellt sich z. B. die Frage, ob ein System wie der Stillegungsfonds auch zur Si- cherstellung der Entsorgungskosten zweckmässig wäre. Diese Frage ist bestimmt in den nächsten Jahren an die Hand zu nehmen. Es besteht jedoch noch kein dringender Handlungsbedarf. Zudem wäre es rechtlich nicht zulässig, die Frage der Sicherstellung der Entsorgungskosten mit der
Déchets radioactifs. Dépôt intermédiaire
1802
N 6 octobre 1994
Genehmigung der Rahmenbewilligung für das Zwilag zu ver- binden. Aus diesen Gründen empfiehlt Ihnen die Kommission mehr- heitlich, die diesbezügliche Motion in ein Postulat umzu- wandeln. Namens der Kommission ersuche ich Sie, auf das Geschäft einzutreten, die Rückweisungsanträge abzulehnen und den vorliegenden Beschlussentwurf gutzuheissen.
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr La séance est levée à 13 h 00
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Radioaktive Abfälle. Zwischenlager Déchets radioactifs. Dépôt intermédiaire
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Anno
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III
Volume
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Herbstsession
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Session d'automne
Sessione
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Rat
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Conseil
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Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
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Seduta
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06.10.1994 - 08:00
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