Politique en matière de drogue
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N
4 octobre 1994
trizität, Wasser, Abwasser), das Mobiliar und diverse Schutz- einrichtungen (Brandgefahr) sowie Sicherheitsvorkehrungen (Ausbruchsicherheit) vorhanden sein müssen.
Unterirdische Anlagen der Armee, gleich welcher Art, sind im Sinne der Europäischen Menschenrechtskonvention soge- nannt menschenunwürdige Unterkünfte und würden die Schweiz im internationalen Umfeld diskreditieren.
Zusammenfassung
Die Armee verfügt über keine Gebäude, die sofort als Gefäng- nisse umgenutzt oder in Betrieb genommen werden könnten. Die Ausquartierung von Truppen aus Kasernen zugunsten von Kriminellen würde nicht verstanden.
Baracken genügen grundsätzlich den Anforderungen, die an ein Gefängnis gestellt werden, nicht.
94.3347
Dringliche Interpellation der freisinnig-demokratischen Fraktion Sofortmassnahmen in der Drogenpolitik
Interpellation urgente du groupe radical-démocratique Politique en matière de drogue. Mesures immédiates
Wortlaut der Interpellation vom 20. September 1994
Auf dem Areal Letten im Kreis 5 in Zürich bestehen unhaltbare Zustände. Dieser rechtsfreie Raum wirkt als Magnet für den in- ternationalen Drogenhandel und für drogenkranke Menschen aus der ganzen Schweiz. Es ist damit ein nationales Problem entstanden, welches dem schweizerischen Image langfristi- gen Schaden zufügt. Dieses Problem muss durch eine kohä- rente Drogenpolitik angegangen werden, wie sie von der FDP zusammen mit andern Parteien in den letzten Monaten inten- siv gefordert worden ist. Die vertiefte Zusammenarbeit zwi- schen Bund, Kanton und Stadt darf sich nicht auf mittelfristige Lösungen beschränken, sondern muss schnell zu wirksamen Sofortaktionen im Rahmen eines kombinierten Massnahmen- paketes führen.
Der Bundesrat als letztinstanzliches Koordinationsorgan wird deshalb eingeladen, folgende Fragen zu beantworten:
Wie weit ist die Projektorganisation von Bund, Kanton und Stadt Zürich mit der Koordination der in Aussicht gestellten Massnahmen gediehen?
Welches sind die vorgesehenen Massnahmen zur Schlies- sung der offenen Szene Letten, und welcher Zeitplan besteht dafür?
Kann der Kanton Zürich in notrechtlicher Weise die Aus- schaffungshaft für ausländische Drogendealer verlängern?
Wie sind die ersten Erfahrungen mit der Rückführung von schwerkranken Drogenabhängigen in die kommunale Für- sorge?
Wo und wann erfolgen die erweiterten Versuche mit der ärzt- lich kontrollierten Heroinabgabe?
Wie ist der Stand bei den dringenden Massnahmen zur För- derung der verschiedenen Drogentherapieformen (z. B. auch Drogendorf)?
Wann und in welcher Form wird die Revision des Betäu- bungsmittelgesetzes eingeleitet?
Ist der Bundesrat auch der Meinung, dass eine gesetzliche Grundlage geschaffen werden muss zwecks früheren Grei- fens der fürsorgerischen Freiheitsentziehung und zwecks de- ren Verlängerung für eine Therapiemotivation?
Ist der Bundesrat der Meinung, dass diese Neuregelung aus politischen und sachlichen Gründen im Betäubungsmit- telgesetz und nicht im ZGB erfolgen soll?
Texte de l'interpellation du 20 septembre 1994
La situation est devenue inadmissible au Letten, dans le 5e ar- rondissement de Zurich. Ce lieu, qui échappe au droit, agit comme un aimant pour les trafiquants du monde entier et pour les toxicomanes de toute la Suisse. Ce problème national ris- que de nuire durablement à l'image de la Suisse. Il importe donc d'adopter une politique cohérente en matière de drogue, comme celle que le PRD et d'autres partis réclament à cor et à cri depuis des mois. La collaboration renforcée entre la Confé- dération, le canton et la Ville ne doit pas se limiter à des solu- tions à moyen terme, mais doit rapidement conduire à des me- sures immédiates efficaces prises dans le cadre d'un train de mesures.
Le Conseil fédéral est donc invité, en qualité d'organe su- prême de coordination, à répondre aux questions suivantes:
Où en est le groupe de travail composé de la Confédération, du canton et de la Ville de Zurich dans la coordination des me- sures envisagées?
Quelles mesures sont prévues pour fermer la scène ouverte du Letten, et suivant quel calendrier?
Le canton de Zurich peut-il prolonger, à titre de mesure d'ur- gence, la durée de la détention des trafiquants étrangers en vue de leur refoulement?
Que donnent les premiers transferts de toxicomanes forte- ment dépendants vers des centres d'assistance communaux? 5. Quand procédera-t-on à l'extension de la distribution d'hé- roïne sous contrôle médical? Où auront lieu ces distributions? 6. Qu'en est-il des mesures urgentes visant à promouvoir les différentes thérapies proposées aux toxicomanes (village pour toxicomanes par exemple)?
Quand et sous quelle forme la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup) sera-t-elle introduite?
Le Conseil fédéral n'est-il pas, lui aussi, d'avis qu'une base juridique doive être créée en vue de procéder plus tôt à l'incar- cération à des fins d'assistance et de prolonger cette dernière pour encourager les toxicomanes à suivre une thérapie?
Le Conseil fédéral est-il d'avis que la nouvelle réglementa- tion doive, pour des raisons politiques et matérielles, être intro- duite dans la LStup et non pas dans le Code civil?
Sprecher - Porte-parole: Mühlemann
Schriftliche Begründung Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen eine schriftliche Antwort.
Développement par écrit Les auteurs renoncent au développement et demandent une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 3. Oktober 1994
1./2./5 .- 9. Siehe Stellungnahme zu Vorstoss 94.3327 hiervor. 3. Artikel 14 des Bundesgesetzes über Aufenthalt und Nieder- lassung der Ausländer (Anag) beschränkt die Ausschaffungs- haft auf maximal 30 Tage. Es liegt nicht in der Kompetenz der Kantone, diese Haftdauer «in notrechtlicher Weise» auszudeh- nen. In Anbetracht der jüngsten bundesgerichtlichen Recht- sprechung ist dies auch nicht nötig. Das Bundesgericht hält in BGE 119 Ib 202ff. nämlich fest, dass ein mehrmals im Drogen- milieu aufgegriffener Ausländer ohne Anwesenheitsberechti- gung in der Schweiz interniert werden könne, weil die für die Anordnung einer Internierung gesetzlich erforderliche schwere Gefährdung der öffentlichen Ordnung (Art. 14d Abs. 2 Bst b Anag), die von dieser Szene ausgehe, ihm per- sönlich zuzurechnen sei.
Rapport écrit du Conseil fédéral du 3 octobre 1994
1./2./5 .- 9. Voir rapport sur l'intervention 94.3327 ci-devant. 3. L'article 14 de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE) limite la détention en vue du refoulement
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Drogenpolitik
à 30 jours au maximum. Les cantons ne disposent pas de la compétence d'étendre la durée de cette détention au titre d'un «droit de nécessité». D'ailleurs, en considération de la jurispru- dence fédérale récente, cela n'est pas non plus nécessaire. Le Tribunal fédéral, dans ATF 119 lb 202ss., relève qu'un étran- ger sans droit de résidence en Suisse et qui a été interpellé à plusieurs reprises dans le milieu de la drogue peut être interné; en effet, du fait de sa participation à la «scène ouverte de la drogue», il doit être tenu pour personnellement respon- sable de la grave mise en danger de l'ordre public émanant de ce milieu et remplit ainsi les conditions exigées par la loi pour qu'intervienne un internement (art. 14d al. 2 let. b LSEE).
94.3350
Dringliche Interpellation der grünen Fraktion Drogenpolitik des Bundes Interpellation urgente du groupe écologiste Politique de la drogue
Wortlaut der Interpellation vom 20. September 1994
Ist der Bundesrat bereit, noch diesen Herbst mit der Erhö- hung der Anzahl Heroinabgabeplätze im Rahmen der laufen- den Versuchsreihe auf mindestens 1000 Plätze zu beginnen und diese Zahl anschliessend schrittweise zu erhöhen?
Ist der Bundesrat bereit, Investitions- und Betriebskredite für Abgabestellen, Ausstiegs-/Therapieplätze und Überlebens- hilfe in verschiedenen Kantonen zu gewähren, um die Durch- führung der Versuche zu fördern und damit auch mitzuhelfen, die Stadt Zürich zu entlasten?
Ist der Bundesrat bereit, noch in diesem Jahr eine Vorlage für eine dringliche Revision des Betäubungsmittelgesetzes vorzulegen, welche
die kontrollierte Heroinabgabe an Schwersüchtige und
die Straffreiheit für Drogenerwerb, -besitz und -konsum zum Eigenbedarf beinhaltet?
Texte de l'interpellation du 20 septembre 1994
Le Conseil fédéral est-il prêt, cet automne, dans le cadre du programme actuel, à faire passer au moins à mille le nombre des toxicomanes bénéficiant de la remise d'héroïne? Est-il prêt ensuite à augmenter ce chiffre progressivement?
Le Conseil fédéral est-il disposé à accorder des crédits d'in- vestissement et d'exploitation destinés aux centres de distribu- tion, de désintoxication et de thérapie, et à l'aide à la survie dans différents cantons, afin d'encourager la poursuite du programme expérimental, contribuant ainsi à aider la Ville de Zurich?
Le Conseil fédéral est-il prêt, cette année, à présenter dans les plus brefs délais un projet de révision de la loi sur les stupé- fiants qui prévoie:
la distribution contrôlée d'héroïne aux toxicomanes forte- ment dépendants et
l'impunité pour l'acquisition, la détention et la consomma- tion de drogue pour son usage personnel?
Quand le Conseil fédéral a-t-il l'intention de procéder à une révision fondamentale de la politique en matière de drogue en vue de légaliser les drogues dures?
Le Conseil fédéral est-il disposé à agir sur le plan internatio- nal pour modifier la politique menée en matière de drogue et pour améliorer les conditions dans lesquelles se fait la distri- bution contrôlée de drogues dures?
Sprecherin - Porte-parole: Diener
Schriftliche Begründung
Die Situation in der offenen Drogenszene in Zürich hat sich in den letzten Monaten dramatisch zugespitzt. Zum Schutz von Leben und Gesundheit der Betroffenen wie zum Schutz der Anwohner und Anwohnerinnen drängen sich Massnahmen auf, die das Drogenproblem nicht nur in Zürich, sondern in der ganzen Schweiz rasch entschärfen.
Trotz Repression konnte der illegale Handel mit harten Drogen nicht unterbunden werden. Einmal mehr zeigt sich: Wo eine Nachfrage da ist, bildet sich auch ein Angebot. Repression verschärft den Konkurrenzkampf zwischen Schwarzmarkt- Banden und erschwert das Überleben der Süchtigen.
Unzählige Drogenfachleute und entsprechende Erfahrungen im Ausland machen heute deutlich: Nur die kontrollierte Ab- gabe bzw. Legalisierung in der Drogenpolitik kann die Le- bensbedingungen von Betroffenen und Anwohnerinnen und Anwohnern verbessern und die Kriminalität senken. Minde- stens mit der gleichen Vehemenz und mit analogem Engage- ment wie in der Kriminalitätsbekämpfung muss deshalb im Be- reich der Nachfrage (kontrollierte Abgabe) und in der Drogen- hilfe generell (Therapieplätze, Prävention, Überlebenshilfe) vorwärtsgemacht werden.
Versuche und deren wissenschaftliche Auswertung in Ehren: Die Lebenssituation der Betroffenen und der Anwohnerinnen und Anwohner in Zürich seit Jahren ist Versuchsanlage ge- nug. Wenn nicht fahrlässig die Gesundheit und das Leben noch viel mehr Drogenabhängiger aufs Spiel gesetzt werden sollen, so muss jetzt gehandelt werden.
Développement par écrit
La situation sur la scène ouverte de Zurich s'est gravement dé- tériorée au cours des derniers mois. Dans l'intérêt des toxico- manes et des habitants, il est urgent de prendre des mesures visant à résoudre rapidement le problème de la drogue, non seulement à Zurich, mais aussi dans toute la Suisse.
La répression n'a pas suffi à arrêter le trafic de drogues dures. On remarque une fois encore que la demande attire inévitable- ment l'offre. En fait, la répression ne fait qu'accroître la concur- rence entre les trafiquants et rendre la survie des toxicomanes plus difficile encore.
Les très nombreuses études de spécialistes et les exemples de l'étranger font clairement ressortir que seule la distribution contrôlée de drogue, donc la libéralisation de la politique en matière de drogue, peut améliorer les conditions de vie des toxicomanes et des habitants, et réduire la criminalité. C'est pourquoi il faut s'engager et agir avec la même ardeur tant au niveau de la demande (distribution contrôlée) et en matière d'assistance aux drogués en général (centres de thérapie, prévention, aide à la survie) que dans la lutte contre la crimina- lité.
Les expériences et leur analyse scientifique ont certes leur in- térêt, mais elles ne doivent pas pour autant se faire au détri- ment des toxicomanes et des habitants de Zurich, comme c'est le cas depuis des années. Il faut agir sans tarder si l'on ne veut pas mettre en jeu la santé et la vie de nombreux autres toxicomanes.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 3. Oktober 1994
Das BAG und die Forschungsverantwortlichen erarbeiten ei- nen erweiterten Gesamtversuchsplan. Die neue Zahl der Pro- bandinnen und Probanden wird sich nach den wissenschaft- lich notwendigen Grössenordnungen richten und kann heute
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation der freisinnig-demokratischen Fraktion Sofortmassnahmen in der Drogenpolitik
Interpellation urgente du groupe radical-démocratique Politique en matière de drogue. Mesures immédiates
In
Dans
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
In
Jahr
1994
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
12
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.3347
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Numero dell'oggetto
Datum 04.10.1994 - 08:00
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Data
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