Interpellation Gemperli
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Interpellation Gemperli Grenzüberschreitender Gewerbeverkehr in der Ostschweiz Mesures discriminatoires envers les entrepreneurs de Suisse orientale
Wortlaut der Interpellation vom 1. Juni 1993
Die österreichische Regierung hat eine neue Handwerksord- nung in Kraft gesetzt. Diese umschreibt im Rahmen der in Kraft tretenden EWR-Bestimmungen die Bedingungen, welche er- füllt sein müssen, damit ausländische Handwerksbetriebe in Oesterreich Aufträge ausführen können.
Aufgrund der Voraussetzungen wird es für Schweizer Gewer- beunternehmen namentlich aus dem Baugewerbe schier un- möglich, in Oesterreich Aufträge ausführen zu können. Umge- kehrt kennt die Schweiz kaum Beschränkungen, welche die österreichischen Handwerksbetriebe am Marktzutritt in der Schweiz behindern.
Was wird der Bundesrat unternehmen, um die drohende Diskriminierung der Schweizer Unternehmen auf dem öster- reichischen, namentlich auf dem Vorarlberger Markt zu ver- hindern?
Ist der Bundesrat bereit, das Prinzip des Gegenrechts durchzusetzen, um so in grenznahen Regionen eine Benach- teiligung der Schweizer Gewerbeunternehmen auf dem Schweizer Markt zu verhindern?
Wann wird der Bundesrat mit Blick auf staatsvertragliche Regelungen Verhandlungen mit der Republik Oesterreich auf- nehmen?
Texte de l'interpellation du 1er juin 1993
Le gouvernement autrichien vient d'édicter une nouvelle or- donnance qui fait état des conditions que doivent désormais remplir, dans le cadre des dispositions de l'EEE, les entrepri- ses artisanales étrangères qui souhaitent exécuter des com- mandes en Autriche.
Ces conditions sont telles qu'il est désormais quasiment im- possible aux entrepreneurs suisses, notamment à ceux du bâ- timent, de décrocher des contrats chez nos voisins. A l'in- verse, la Suisse ne connaît pratiquement aucune disposition qui empêcherait les entrepreneurs autrichiens d'accéder au marché suisse.
Que va faire le Conseil fédéral pour parer à la menace qui pèse sur les entrepreneurs suisses désireux d'accéder au marché autrichien, notamment dans le Land du Vorarlberg?
Est-il prêt à imposer le principe de réciprocité pour empê- cher que, dans les régions frontalières, les entreprises suisses soient pénalisées sur leur propre marché?
Quand entreprendra-t-il des pourparlers avec les autorités de la République d'Autriche en vue d'obtenir un accord entre les deux Etats?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Cavelty, Gadient, Kündig, Rhyner, Ruesch, Schiesser, Schmid Carlo, Schule, Uhlmann (9)
Gemperli: Die Bundesrepublik Oesterreich hat 1992 eine Ge- werberechtsnovelle erlassen. In dieser Novelle wird bezüglich der Zulassung von Ausländern für Arbeiten in Oesterreich zwi- schen Angehörigen von EWR- und Nicht-EWR-Staaten unter- schieden. Für Staatsangehörige beider Gruppen von Staaten gilt, dass ausländische Gewerbetreibende für die Berufsaus- übung gleiche Voraussetzungen wie Inländer, also Oesterrei- cher, erfüllen müssen. Das bedeutet vorerst, dass Ausländer ebenfalls ihre grundsätzliche Befähigung nachweisen müs- sen, damit sie eine gewerbliche Tätigkeit ausüben können.
Ein Angehöriger eines Nicht-EWR-Staates, der ein nichtbewil- ligungspflichtiges gebundenes Gewerbe betreiben will, benö-
tigt nach Paragraph 51 Absatz 1 der Gewerbeordnung eine sogenannte Nachsicht vom Befähigungsausweis. In diesem Nachsichtsverfahren ist die volle Befähigung nachzuweisen. Wer als Angehöriger eines Nicht-EWR-Staates in Oesterreich wirtschaftlich tätig werden will, hat beim Amt der Landesregie- rung ein Ansuchen um Nachsicht vom Befähigungsausweis für den zwischenstaatlichen Dienstleistungsverkehr einzurei- chen. Dabei ist darzulegen, dass der Gesuchsteller entweder eine der österreichischen Meisterprüfung vergleichbare Prü- fung absolviert hat und während mindestens sechs Jahren selbständig oder in leitender Stellung im entsprechenden Ge- werbe fachlich tätig war. In Oesterreich gilt für die meisten Ge- werbe ein obligatorischer Befähigungsausweis, der in Form von Befähigungsprüfungen nachzuweisen ist.
Weiter ist zu beachten, dass in jedem Einzelfall die österreichi- schen Bestimmungen hinsichtlich der Befähigung von auslän- dischen Arbeitskräften einzuhalten sind und eine Beschäfti- gungsbewilligung nach österreichischem Beschäftigungsge- setz eingeholt werden muss. Für Angehörige von EWR-Staa- ten bestehen in diesem Bereich Erleichterungen. Die Anforde- rungen gehen weniger weit als bei Angehörigen von Nicht- EWR-Staaten.
Man könnte nun zum Schluss kommen, dass hier zwar verwal- tungsmässige Probleme bestehen, die aber bei vernünfiger Handhabung durch die österreichischen Behörden durchaus lösbar seien und damit keine unüberwindlichen Schranken darstellten.
Nun gibt es aber noch die sogenannten bewilligungspflichti- gen gebundenen Gewerbe. Dazu gehören - da möchte ich Sie bitten, genau hinzuhören - folgende Bereiche: Baumei- ster, Zimmermeister, technische Büros, Gas- und Wasserlei- tungsinstallateure, Elektrotechniker, Steinmetze, chemische Laboratorien, Inkassoinstitute, Personalvermittlung, Lebens- und Spezialberatung. Gewerbetreibende aus Nicht-EWR- Staaten haben aufgrund der derzeitigen österreichischen Gesetzesbestimmungen keinen Zutritt zu diesen Gewerbe- bereichen.
Vorarlberg kann hier keine Ausnahmen zugestehen. Es gibt keine Ausnahmen, weil Vorarlberg diesbezüglich an die Bun- desgesetze Oesterreichs gebunden ist. Schweizer sind damit von dieser Tätigkeit ausdrücklich ausgeschlossen, während Angehörige von EWR-Staaten grundsätzlich mit Befähigungs- nachweis zugelassen sind.
Man kann von der Schweiz her gewisse Umgehungen ma- chen, das ist zuzugeben. Ein Schweizer Gewerbetreibender kann in Oesterreich eine Firma gründen. Aber dann muss er einen österreichischen Staatsangehörigen anstellen, der den Befähigungsausweis besitzt, und er muss diesem die Ge- schäftsführung übertragen. Aber er kann als Schweizer nicht selbständig in diesen bewilligungspflichtigen gebundenen Gewerben tätig werden.
Hierin liegt unseres Erachtens eine Diskrimination der schwei- zerischen Gewerbetreibenden. Diese Diskrimination wirkt sich natürlich vor allem im Grenzraum, in der Ostschweiz, negativ aus.
Ich bin daher Herrn Bundesrat Delamuraz sehr dankbar, wenn er mir die von mir in der Interpellation gestellten Fragen beant- wortet.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Il est bien vrai de dire que les dispositions de libre circulation des personnes qui régissent les Etats membres de l'Espace économique européen, lequel devient une réalité juridique dans quelques jours, le 1er janvier 1994, créent, dans certaines régions limitrophes de notre pays, chez nos voisins qui sont tous membres de l'Espace économique européen, des risques de discrimination.
Les conditions que doivent remplir en Autriche les indigènes comme les étrangers varient certes d'une profession à l'autre. Dans les professions dites «réglementées», notamment dans les professions liées au bâtiment, les autorisations requises sont liées à des conditions auxquelles les entreprises suisses, par exemple, peuvent en général satisfaire sans que cela ne soit garanti en parfait automatisme, définitivement bien en- tendu.
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7 décembre 1993
Si nous n'avons pas mesuré de difficulté dans ce domaine en particulier ces derniers temps, il se pourrait qu'une fois l'Ac- cord sur l'EEE entré en vigueur les ressortissants des Etats parties à l'Accord viennent à bénéficier en Autriche de certai- nes facilités que les entreprises suisses n'auront pas du fait de notre non-participation à l'Espace économique européen. Nous voyons, en particulier, que les entreprises allemandes, françaises ou italiennes, pour prendre trois exemples proches de l'Autriche, seront dispensées de présenter un certificat de capacité du fait de la reconnaissance de l'équivalence par l'Ac- cord sur l'Espace économique européen, cependant que les entreprises artisanales suisses pourraient, elles, être astrein- tes, en dépit de tant d'années de bonne pratique et d'agréable bon voisinage, à présenter des certificats et des preuves qui leur seraient demandés.
Si l'on espère, ou si l'on souhaite que les concessions faites aux ressortissants de l'Espace économique européen soient aussi accordées aux ressortissants suisses, il faut entamer des pourparlers avec l'Autriche et voir si cette méthode directe et naturellement bilatérale donne plus de résultats et dans des délais plus courts qu'une démarche via la Communauté qui s'appliquerait dans ce domaine à tous les pays de la Commu- nauté et de l'Espace économique européen et pas seulement à l'Autriche. De toute façon, notre pays doit veiller notamment aux intérêts de ses entrepreneurs dans la zone limitrophe, et c'est dans ce sens qu'il a déjà ouvert quelques brèches du côté de Vienne et des autorités régionales des Länder tou- chant au territoire suisse. S'il devait se révéler que des diffi- cultés concrètes apparaissent d'une manière plus précise dans l'activité artisanale transfrontières entre la Suisse et l'Au- triche, les autorités suisses réinterviendraient alors officielle- ment auprès de Vienne.
Nous avons déjà, Monsieur Gemperli, ouvert ces discussions, qui ne sont pas encore des pourparlers. J'ai moi-même, dans une rencontre ministérielle qui a eu lieu l'été dernier, fait appa- raître le caractère difficilement supportable qu'auraient des tracasseries administratives et, finalement, une discrimination des entreprises régionales. J'ai souligné qu'il n'était pas dans l'intérêt de l'Autriche elle-même de vouloir établir de telles dis- criminations, et je suis prêt à poursuivre la discussion avec Vienne. Je serai à Vienne la semaine prochaine, et ce sera l'oc- casion de rappeler la nécessité pour nos deux gouverne- ments, mais aussi pour les gouvernements régionaux, ceux des Länder autrichiens et ceux des cantons suisses, d'aider, par leur contribution, à éviter ces difficultés d'échanges dans la mesure où, vous le savez bien, il y a plusieurs décisions qui ne sont pas de la compétence des gouvernements centraux des deux pays, mais bien de la compétence des gouverne- ments régionaux. Les pratiques auront raison, je l'espère, de quelques différences de droit créées par l'Espace économi- que européen, mais si tel n'était pas le cas, nous ne nous contenterons pas de vouloir rappeler ces pratiques, nous interviendrons officiellement et formellement, quitte à aller jusqu'à une négociation en bonne et due forme pour que le bon sens, allais-je dire, mais aussi la bonne marche de nos économies, de part et d'autre de la frontière entre les deux pays, puissent être garantis.
C'est dans ce sens que je prends très attentivement connais- sance des exemples pratiques que vous nous avez donnés et de votre demande d'une intervention de notre part si la confir- mation de quelques difficultés nouvelles devait malheureuse- ment apparaître.
Gemperli: Ich freue mich, und ich anerkenne ausdrücklich, dass der Bundesrat in seiner Antwort erklärt hat, dass er bereit sei, alle Anstrengungen zu unternehmen, um Lösungen zu fin- den und auch Lösungen zu unterstützen. Ich anerkenne auch, dass mit dem Wirtschaftsministerium Oesterreichs minde- stens inoffiziell bereits Kontakte aufgenommen wurden. Von mir aus gesehen ist es jetzt notwendig, dass man diesen Pro- blemkreis zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und den Kantonen so weit aufarbeitet, dass man allenfalls in Verhandlungen steigen kann. Herr Bundesrat Delamuraz hat zugesichert, dass er notfalls solche Verhandlungen auch eröff- nen werde.
In diesem Sinne kann ich mich von der Antwort als befriedigt erklären.
Schluss der Sitzung um 12.15 Uhr La séance est levée à 12 h 15
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Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
93.3259
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 07.12.1993 - 08:00
Date
Data
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