N 8 octobre 1993
2022
Interpellation du groupe libéral
qu'un objet doit être soumis à une votation et qu'un débat dé- mocratique est souhaité. Le Conseil fédéral et le DMF se sont soumis à ce débat. Les campagnes financées sur des bases privées par les partisans et les opposants n'ont pas délié les autorités de leur devoir d'information. Par ailleurs, le fait que des parlementaires, hommes et femmes, et de nombreuses organisations privées se sont engagés personnellement de part et d'autre a largement contribué à l'équilibre de la discus- sion politique.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesra- tes nicht befriedigt und verlangt Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
34 Stimmen
36 Stimmen
92.3476
Interpellation der liberalen Fraktion Direkte und indirekte Steuern Interpellation du groupe libéral Impôts directs et impôts indirects
Wortlaut der Interpellation vom 2. Dezember 1992 Der Bundesrat wird gebeten, im Zusammenhang mit der Initia- tive «zur Abschaffung der direkten Bundessteuer» folgende Fragen zu beantworten:
Wie hoch ist der Anteil der Einnahmen aus den direkten Steuern in der Schweiz im Verhältnis zum gesamten Steuer- aufkommen von Bund, Kantonen und Gemeinden?
Trifft es nicht zu, dass der Ertrag aus den direkten Steuern im Verhältnis zu demjenigen aus indirekten Steuern in der Schweiz höher ist als in den meisten oder gar in allen anderen Ländern des Europäischen Wirtschaftsraumes?
Kann der Bundesrat die in der Begründung der vorliegen- den Interpellation angeführten Zahlenbeispiele bestätigen?
Zu welchen Mitteln greifen die anderen europäischen Staa- ten, deren wirtschaftlicher Entwicklungsstand mit dem unsri- gen vergleichbar ist, um die «ungerechten sozialen Auswir- kungen» der indirekten Steuern auszugleichen?
Ist die Steuergerechtigkeit für die oben genannten sowie für die übrigen europäischen Staaten ein weniger gewichtiges Anlie- gen als für die Schweiz? Wenn dies nicht zutrifft, wäre es wis- senswert, wie diese Staaten - mit ihrem ungleich höheren An- teil an indirekten Steuereinnahmen, als ihn die Schweiz hat - dennoch den Forderungen nach gerechter Verteilung der Steuern entsprechend der Steuerbelastbarkeit nachkommen.
Texte de l'interpellation du 2 décembre 1992
Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivan- tes en relation avec l'initiative «pour l'abolition de l'impôt fédé- ral direct»:
Quelle est, en Suisse, la part totale des recettes fiscales di- rectes par rapport à l'ensemble des recettes fiscales de la Confédération, des cantons et des communes?
N'est-il pas exact que le rapport entre le produit de la fisca- lité directe par rapport à celui de la fiscalité indirecte est plus élevé en Suisse que dans la plupart, sinon dans la totalité des pays de l'Espace économique européen?
Les chiffres indiqués à titre d'exemple dans le développe- ment de la présente interpellation peuvent-ils être confirmés par le Conseil fédéral?
Quels moyens utilisent les autres Etats européens, dont le développement économique est comparable au nôtre, pour compenser les effets «d'injustice sociale» de la fiscalité in- directe?
Les Etats cités ci-dessus, et les autres Etats européens, ont-ils moins de préoccupations de justice fiscale que la Suisse? Si tel n'est pas le cas, il serait très intéressant de savoir comment, avec une part de recettes provenant de la fiscalité indirecte beaucoup plus importante que cela n'est le cas en Suisse, ils répondent néanmoins aux impératifs d'une juste répartition de l'impôt en fonction de la capacité contributive.
Sprecher - Porte-parole: Leuba
Schriftliche Begründung
Es ist zwar gewiss nicht einfach, die Steuersysteme verschie- dener Staaten miteinander zu vergleichen, weil die Begriffe nicht überall gleich definiert werden. Im grossen und ganzen wird man dennoch sagen können, dass sich die Schweiz mit ihren drei Steuerebenen gegenüber den wichtigsten euro- päischen Ländern mit vergleichbarer wirtschaftlicher Ent- wicklung durch einen bedeutend höheren Anteil der direkten Steuern am Gesamtsteueraufkommen beziehungsweise durch eine verhältnismässig geringe indirekte Besteuerung auszeichnet.
Die Steuerrechtstheorie geht davon aus, dass die indirekte Besteuerung zahlreiche Vorteile aufweist. Vor allem kann man sagen, dass sie Steuerbetrug und Steuerflucht eher zu verhin- dern vermag, relativ schmerzlos ist (der Konsument nimmt die Steuerbelastung bei einem Handelsgeschäft kaum wahr), sich der internationalen Konkurrenz besser anpasst (dies gilt be- sonders bei Steuern wie der Mehrwertsteuer) und geeignetere Voraussetzungen für die Wirtschaftspolitik bietet, weil sie die für Investitionen erforderliche Ersparnisbildung nicht trifft.
Umgekehrt ist es richtig - wie der Bundesrat in Beantwortung der Interpellation Strahm Rudolf (92.3216) treffend festgestellt hat -, dass die indirekte Besteuerung unerwünschte soziale Auswirkungen zeitigt. Angesichts von Volkswirtschaften, die wohl oder übel immer stärker integriert sein werden, scheint es dennoch wünschenswert, dass sich die Schweiz in bezug auf das Verhältnis von direkten und indirekten Steuern nicht allzu- sehr von ihren wichtigsten Handelspartnern unterscheidet. Zur Veranschaulichung hier einige Zahlen, in Prozenten:
direkte indirekte Besteuerung
Schweiz
73
27
BRD
60
40
Italien
60
40
Frankreich
43
57
Niederlande
55
45
Natürlich müsste man im Hinblick auf einen vor allem auch für den Steuerzahler brauchbaren Vergleich die Gesamtheit der Steuern auf allen Ebenen - also auf nationaler, regionaler und lokaler Ebene - berücksichtigen.
Développement par écrit
Il est certes difficile de comparer les systèmes fiscaux de diffé- rents pays, car les définitions ne sont pas toujours sembla- bles. Néanmoins, dans les grandes lignes, il apparaît que la Suisse, avec ses trois niveaux de fiscalité, se distingue des principaux pays européens dont l'économie est comparable à la sienne, par une part plus importante des recettes fiscales di- rectes par rapport à la totalité des recettes fiscales, donc par une imposition indirecte proportionnellement plus faible.
En doctrine fiscale, on admet que l'imposition indirecte pré- sente de nombreux avantages, parmi lesquels on peut citer notamment une meilleure résistance à la fraude et à l'évasion, son caractère relativement indolore (le consommateur est ra- rement conscient du poids de l'impôt lors d'une transaction commerciale), une meilleure adaptation à la concurrence internationale (dans la mesure où il s'agit d'un impôt du type TVA) et une adéquation meilleure à la politique économique, parce que l'impôt indirect ne frappe pas la constitution de l'épargne, nécessaire aux investissements.
Il est en revanche exact, comme l'a souligné complaisamment le Conseil fédéral dans sa réponse à l'interpellation Strahm Rudolf (92.3216), que l'imposition indirecte produit des effets socialement indésirables. Toutefois, face à des économies qui seront, qu'on le veuille ou non, de plus en plus intégrées, il ap- paraît souhaitable que la Suisse ne se distingue pas, sur le
2023
Interpellation der liberalen Fraktion
rapport fiscalité directe fiscalité indirecte, trop fortement des principaux pays avec lesquels elle est appelée à commercer. On cite, à titre d'exemple, les chiffres suivants, en pour cent: imposition
directe
indirecte
Suisse 73
27
RFA
60
40
Italie
60
40
France 43
57
Pays-Bas 55 45
Il va de soi que, pour que la comparaison soit valable, pour le contribuable notamment, il faut prendre en considération la to- talité des impôts à tous les échelons, collectivités nationale, ré- gionales et locales.
Les Etats cités ci-dessus, et les autres Etats européens, ont-ils moins de préoccupations de justice fiscale que la Suisse? Si tel n'est pas le cas, il serait très intéressant de savoir comment, avec une part de recettes provenant de la fiscalité indirecte beaucoup plus importante que cela n'est le cas en Suisse, ils répondent néanmoins aux impératifs d'une juste répartition de l'impôt en fonction de la capacité contributive.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 18. August 1993
In der Schweiz belief sich nach den OECD-Statistiken im Jahre 1990 der Anteil der indirekten Steuern auf 27,2 Prozent des gesamten Steueraufkommens, jener der direkten Steuern auf 72,8 Prozent.
Die indirekten Steuern betragen in der Schweiz 5,8 Prozent des Bruttoinlandprodukts (BIP). Damit rangiert unser Land weit hinter unseren wichtigsten Nachbarstaaten (Deutsch- land 10,4 Prozent, Italien 11 Prozent, Belgien, Luxemburg und Niederlande 11 bis 12 Prozent, Vereinigtes Königreich 12,7 Prozent, Frankreich und Oesterreich 13,7 Prozent), aber noch vor den Vereinigten Staaten mit 4,9 Prozent und Japan mit 4,2 Prozent.
Anders als die Interpellanten zu glauben scheinen, figuriert un- ser Land mit einer Belastung durch direkte Steuern (Gemein- den, Kantone und Bund) von 15,5 Prozent des BIP bloss auf Rang 15 der OECD-Staaten, weit hinter Staaten wie Luxem- burg (24,6 Prozent), Belgien, Japan, dem Vereinigten König- reich und Norwegen (17 bis 18 Prozent), den Vereinigten Staa- ten und den Niederlanden (16,1 Prozent und 16,3 Prozent), ganz zu schweigen von Dänemark (30,8 Prozent), Schweden (27,1 Prozent) oder Neuseeland (25,3 Prozent). Italien (15,3 Prozent) und Oesterreich (14,2 Prozent) sind knapp hin- ter uns, während Deutschland (13,3 Prozent) und vorab Frank- reich (10,6 Prozent) gemessen am BIP um ein Drittel tiefere di- rekte Steuern erheben. Dafür liegt die Quote der indirekten Steuern in Frankreich bei annähernd 14 Prozent und in Deutschland bei 10,4 Prozent des BIP.
Zusammenfassend zeigt uns der internationale Vergleich na- mentlich, dass unser Land zusammen mit den Vereinigten Staaten, Japan und Deutschland nach wie vor zu jenen Län- dern gehört, in denen am wenigsten Steuern zu bezahlen sind, wie uns die nachstehende Tabelle zeigt:
Staat
Gesamte Steuereinnahmen (ohne Sozial- versicherungsbeiträge) im Jahre 1990
in Prozenten des Bruttoinlandprodukts
Dänemark
47,1
Schweden
41,2
Neuseeland
38,2
Luxemburg 36,4
Finnland
35,3
Norwegen
34,2
Kanada
31,8
Island
31,7
Irland
31,7
Australien
30,7
Grossbritannien
30,3
Belgien
29,3
Niederlande
28,3
Oesterreich
27,9
Italien
26,3
Griechenland
26,1
Portugal 25,0
Frankreich 24,3
Deutschland 23,7
Türkei 22,3
Spanien 22,2
Japan 22,1
Schweiz 21,3
Vereinigte Staaten 21,0
Die in der Begründung der Interpellation als Beispiel zitier- ten Zahlen geben die Grössenordnung des Verhältnisses zwischen direkter und indirekter Besteuerung korrekt wieder. Unberücksichtigt bleiben dabei die Sozialversicherungsbei- träge.
Unter dem Gesichtspunkt der Steuergerechtigkeit bleibt die direkte Steuer mit progressivem Steuersatz in allen OECD- Staaten ein bevorzugtes Instrument. Es gilt zu beachten, dass in zahlreichen Staaten die direkten Steuern progressiver aus- gestaltet sind als bei uns, wo die Progression durch die Kon- kurrenz der Kantone und Gemeinden um die hohen Einkom- men unvermeidbarerweise gebremst wird. Die Mitgliedstaaten der OECD haben sich verschiedene Lösungen ausgedacht, um zu versuchen, die regressive Wirkung der Mehrwertsteuer zu hemmen. Es sind dies vorab:
Massnahmen innerhalb des Systems der Konsumsteuern: Anwendung von reduzierten Sätzen oder Nullsätzen für lebensnotwendige Güter wie Lebensmittel (Oesterreich, Belgien, Frankreich, Deutschland, Griechenland, Irland, Ita- lien, Luxemburg, Niederlande, Portugal, Spanien und Gross- britannien).
Massnahmen, die andere Teile des Steuersystems betref- fen, wie die Gewährung einer Steuergutschrift in Kanada zu- gunsten von kleinen Einkommen; diese Gutschrift wird auf ei- ner Schätzung der Ausgaben für lebensnotwendige Güter wie die Lebensmittel berechnet.
Massnahmen ausserhalb des Steuersystems, wie die Erhö- hung der Sozialleistungen zugunsten von Unterstützungsbe- dürftigen oder von Familien mit kleinen Einkommen. Diese Lö- sung wurde von den skandinavischen Ländern Ende der sechziger und Anfang der siebziger Jahre angewendet. Neu- seeland ist 1986 anlässlich der Einführung eines Minimalloh- nes für die am wenigsten gut bezahlten Arbeitnehmer eben- falls zu einem solchen System übergegangen.
Von diesen verschiedenen Massnahmen beurteilen die Ex- perten der OECD und des Internationalen Währungsfonds jene als die wirkungsvollsten, welche eine Kompensation über die Einkommenssteuern oder die Erhöhung der Sozialleistun gen vorsehen.
Die Struktur der indirekten Steuern hat auch eine Umvertei- lungswirkung, namentlich wenn Luxusgüter oder Güter, wel- che die wirtschaftlich schwächsten Personen nicht konsumie- ren, zum Steuerobjekt gehören. Schliesslich betreiben ge- wisse Staaten mit Steuersätzen weit über den unsrigen eine Umverteilungspolitik zugunsten von Regionen und finanziell benachteiligten Bevölkerungsgruppen, die bei der Ermittlung des mehr oder weniger sozialen Charakters der verschiede- nen Steuersysteme ebenfalls in Rechnung gestellt werden muss.
Rapport écrit du Conseil fédéral du 18 août 1993
En 1990, les impôts indirects représentaient bien en Suisse 27,2 pour cent des recettes fiscales totales et les im- pôts directs 72,8 pour cent, cela sur la base des statistiques de l'OCDE.
Les impôts indirects représentent en Suisse 5,8 pour cent du produit intérieur brut (PIB), ce qui nous place loin derrière nos principaux voisins (Allemagne 10,4 pour cent, Italie 11 pour cent, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas 11 à 12 pour cent, Royaume-Uni 12,7 pour cent, France et Autriche 13,7 pour cent), mais au-dessus déjà des Etats-Unis, 4,9 pour cent et du Japon, 4,2 pour cent.
Contrairement à ce que semblent penser les interpellateurs, la charge que représentent les impôts directs dans notre pays (communes, cantons et Confédération) ne nous place, avec
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Interpellation Comby
2024
N 8 octobre 1993
15,5 pour cent du PIB, qu'au 15e rang des pays de l'OCDE, loin derrière des pays comme le Luxembourg (24,6 pour cent), la Belgique, le Japon, le Royaume-Uni et la Norvège (17 à 18 pour cent), les Etats-Unis et les Pays-Bas (16,1 pour cent et 16,3 pour cent), pour ne pas mentionner le Danemark (30,8 pour cent), la Suède (27,1 pour cent) ou la Nouvelle-Zé- lande (25,3 pour cent). L'Italie (15,3 pour cent) et l'Autriche (14,2 pour cent) nous suivent de près, l'Allemagne (13,3 pour cent) et surtout la France (10,6 pour cent) ont des impôts di- rects d'un tiers inférieurs, mais, rappelons-le, avec un taux d'impôts indirects par rapport au PIB de près de 14 pour cent pour la France et 10,4 pour cent pour l'Allemagne.
En conclusion, les comparaisons internationales montrent avant tout que notre pays reste, avec les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne, celui où l'on paie le moins d'impôts, comme le montre le tableau ci-dessous:
Pays
Total des recettes fiscales (sans cotisations de sécurité sociale) en pourcentage du PIB en 1990
Danemark
47,1
Suède
41,2
Nouvelle-Zélande 38,2
Luxembourg
36,4
Finlande
35,3
Norvège
34,2
Canada
31,8
Islande
31,7
Irlande
31,7
Australie
30,7
Royaume-Uni
30,3
Belgique
29,3
Pays-Bas
28,3
Autriche
27,9
Italie
26,3
Grèce
26,1
Portugal
25,0
France
24,3
Allemagne
23,7
Turquie
22,3
Espagne
22,2
Japon
22,1
Suisse
21,3
Etats-Unis
21,0
Les chiffres cités à titre d'exemple dans le développement de la présente interpellation reflètent bien l'ordre de grandeur du rapport entre l'imposition directe et indirecte, compte non tenu des cotisations de sécurité sociale.
En ce qui concerne la justice fiscale, l'impôt direct, pro- gressif, reste, dans tous les pays de l'OCDE, un instrument privilégié. Il faut noter que, dans de nombreux pays, la pro- gressivité de l'impôt direct est plus forte que chez nous où elle est inévitablement freinée par la concurrence que se font les cantons et les communes pour attirer les hauts revenus. Les pays membres de l'OCDE ont imaginé différentes solu- tions pour tenter d'enrayer les effets régressifs de la TVA Ce sont notamment:
mesures propres au système d'impôt sur la consommation, telles que l'application de taux réduits ou de taux zéro à cer- tains produits de première nécessité comme les denrées ali- mentaires (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni);
mesures relevant d'autres parties du système fiscal, telles que l'octroi d'un crédit d'impôt en faveur des personnes à fai- bles revenus (Canada); ce crédit est calculé sur la base d'une estimation des dépenses portant sur des biens de première nécessité comme l'alimentation;
mesures extérieures au système fiscal, telles que l'augmen- tation des prestations sociales en faveur des nécessiteux ou des familles à bas revenu. Les pays scandinaves ont adopté cette solution à la fin des années soixante et au début des an- nées septante; en 1986, la Nouvelle-Zélande a également adopté un système de ce genre en introduisant un salaire mini- mum pour les employés les moins bien rémunérés;
d'après les experts de l'OCDE et du Fonds monétaire inter- national notamment, les mesures privilégiant une compensa- tion par le biais de l'impôt sur le revenu ou par une augmenta- tion des prestations sociales seraient les plus efficaces.
La structure des impôts indirects, notamment lorsqu'ils frap- pent des produits de luxe ou des biens que les personnes les plus défavorisées ne consomment pas, a aussi un effet de re- distribution. Enfin, certains pays ayant des taux d'impôts beaucoup plus élevés que les nôtres pratiquent une politique de redistribution en faveur des régions et des groupes de po- pulation défavorisés, qui doit également être prise en compte dans l'évaluation du caractère plus ou moins social des diffé- rents systèmes d'impôts.
Präsident: Die Interpellanten sind von der Antwort des Bun- desrates teilweise befriedigt und verlangen Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion offensichtliche Mehrheit Minderheit
Dagegen
Verschoben - Renvoyé
93.3283
Interpellation Comby Bundesaufträge. Anteil der Romandie Commandes de la Confédération. Attributions à la Suisse romande
Wortlaut der Interpellation vom 10. Juni 1993
Nach der Zeitschrift «Die Volkswirtschaft» vom Juni 1993 ha- ben 1992 die Bundesverwaltung 4,4 Milliarden Franken, die PTT 3,2 Milliarden Franken und die SBB 1,5 Milliarden Fran- ken für Einkäufe aufgewendet. Der Gesamtwert der Beschaf- fungen des Bundes beläuft sich damit im letzten Jahr auf 9,1 Milliarden Franken, wovon 1,32 Milliarden Franken auf Ein- käufe im Ausland entfallen.
Auf die französischsprachige Schweiz entfällt nur ein geringer Teil der Bundeseinkäufe. Aus diesen Statistiken geht deutlich hervor, dass die sechs französischsprachigen Kantone Frei- burg, Genf, Jura, Neuenburg, Wallis und Waadt vom Bund nur 636 Millionen Franken erhalten haben, das sind 8,2 Prozent der gesamten Bundesausgaben für Beschaffungen im Inland, währenddem diese sechs Kantone über 20 Prozent der schweizerischen Bevölkerung ausmachen.
Wirtschaftliche Zwänge mögen die Konzentration bestimmter Bestellungen teilweise erklären. Doch ist es nicht zulässig, dass die französischsprachige Schweiz von der Bundesver- waltung und den Bundesbetrieben solchermassen übergan- gen wird. Zu einer Zeit, in der die Romandie die Folgen der Krise und der Arbeitslosigkeit voll zu spüren bekommt, stellt sich die wichtige Frage eines besseren wirtschaftspolitischen Gleichgewichts. Auch der Bundesrat sollte sich ernsthaft da- mit befassen.
Ich ersuche den Bundesrat dringend, alle notwendigen Mass- nahmen zu einer besseren Verteilung der Bundesaufträge im Inland zu ergreifen.
Die französischsprachige Schweiz kann sich nicht länger mit Brosamen zufrieden geben. Die Verstärkung der Regionalpoli- tik und der Finanzausgleich unter den Kantonen sind von ent- scheidender Bedeutung für eine Korrektur der wirtschaftlichen Nachteile, unter denen die Berg- und Randgebiete leiden. Diese Massnahmen genügen allerdings für sich allein noch nicht!
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation der liberalen Fraktion Direkte und indirekte Steuern Interpellation du groupe libéral Impôts directs et impôts indirects
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1993
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
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Datum 08.10.1993 - 08:00
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