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gen und der Einbezug der vor- und nachgelagerten Stufen in die Revitalisierung bzw. Deregulierung sind daher für eine zu- kunftgerichtete Landwirtschaft und Agrarpolitik ebenfalls von entscheidender Bedeutung. Wir verweisen auch auf das bun- desrätliche 12-Punkte-Programm im 7. Landwirtschaftsbe- richt, dessen Realisierung zügig voranschreitet. Der Bundes- rat wird jedoch allfällige Preissenkungen oder andere Abbau- massnahmen im Rahmen seiner finanzpolitischen Möglich- keiten mit Direktzahlungen kompensieren, soweit es die Exi- stenz einer leistungsfähigen Landwirtschaft erfordert.
3./4. Der Bundesrat erwartet, dass die im 7. Landwirtschafts- bericht verankerten Oberziele auch nach einem Gatt- Abschluss erreicht werden können. Die Sicherstellung der Nahrungsmittelversorgung wird nicht gefährdet, da das Gatt keine grössere Abnahme des seit unserem Gatt-Beitritt (1966) von rund 55 Prozent auf 65 Prozent angestiegenen Selbstver- sorgungsgrades zur Folge haben wird. Dank der vorgesehe- nen grünen Kategorie von internen Stützungsmassnahmen werden auch die Sicherstellung der dezentralen Besiedlung und die Landschaftspflege durch das Gatt nicht in Frage gestellt.
Zwischen dem Rückgang der landwirtschaftlichen Bevölke- rung und dem Anstieg der Arbeitslosenquote besteht kein di- rekter Zusammenhang. Es ist vielmehr so, dass sich der Struk- turwandel in der Landwirtschaft bei schlechter Wirtschaftslage mit hoher Arbeitslosigkeit verlangsamt - und umgekehrt So hat die mittlere jährliche Abnahme der Erwerbstätigen in der Landwirtschaft 4,1 Prozent von 1960 bis 1970 betra- gen, 1,9 Prozent von 1970 bis 1980 und 2,7 Prozent von 1980 bis 1990.
Die Politik des Bundesrates zielt dahin, dass auch nach ei- nem Gatt-Abschluss eine eigene leistungsfähige Landwirt- schaft im Sinne des Verfassungsauftrages aufrechterhalten werden kann. Mit den sowohl aus internen als auch aus exter- nen Gründen eingeleiteten Agrarreformen haben wir Instru- mente geschaffen, um den Einkommensausfall soweit wie nö- tig ausgleichen zu können. Weiter wird mit der Botschaft zur Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses sowie mit der Ein- setzung von drei Expertenkommissionen eine Revitalisierung bzw. Deregulierung angestrebt, welche der Landwirtschaft die Rationalisierung und Kostensenkung erleichtern soll. Diese Massnahmen sollen ihr, zusammen mit den neuen Direktzah- lungen, erlauben, auch unter härteren Konkurrenz- und Wett- bewerbsbedingungen zu bestehen und die Marktanteile im In- und Ausland halten bzw. erweitern zu können. Deshalb wer- den fairen Welthandelsregeln und einem effizienten Marketing in Zukunft noch grössere Bedeutung zukommen.
Abschliessend hält der Bundesrat fest, dass er sich bei den Gatt-Verhandlungen weiterhin für ein ausgewogenes Ver- handlungsergebnis einsetzen wird, das der Multifunktionalität der Landwirtschaft und namentlich auch den ökologischen Anliegen Rechnung trägt.
93.3056
Interpellation Darbellay Gatt. Uruguay-Runde und Entwicklungspolitik Gatt. Uruguay Round et politique de développement
Wortlaut der Interpellation vom 2. März 1993
Die Handelsverhandlungen der Uruguay-Runde dürfen sich nicht auf die Politik der Liberalisierung der Handelsbeziehun- gen beschränken. Sie müssen auch mit flankierenden Mass- nahmen Bedingungen schaffen, die es allen Völkern und vor allem den Entwicklungsländern ermöglichen, einen Nutzen aus der Liberalisierung zu ziehen.
Ist der Bundesrat in diesem Zusammenhang bereit, sich nach den Grundsätzen des Gesetzes vom 19. März 1976 über die internationale Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe einzusetzen und in folgenden Punkten Aenderungen zum Entwurf der Schlussakte zu beantragen:
Der Textilbereich soll rascher als vorgesehen wieder den Gatt- Regeln unterstellt werden, so dass die am wenigsten ent- wickelten Länder spätestens in fünf Jahren einen substantiel- len Nutzen daraus ziehen können.
Die Entwicklungsländer sollen autonom und zeitlich unbe- schränkt Massnahmen ergreifen dürfen, um ihre eigene Pro- duktion zu fördern und die Nahrungsmittelversorgung sicher- zustellen.
Nicht nur die Einfuhrzölle auf Rohstoffen, sondern auch auf den bearbeiteten Produkten aus Entwicklungsländern sollten spürbar herabgesetzt werden.
Anstatt den Entwicklungsländern nur längere Uebergangspe- rioden zuzugestehen, sollen sie selber in Funktion ihrer eige- nen Entwicklungspolitik und der verschiedenen Phasen über die Liberalisierungsmassnahmen entscheiden können.
Das Gatt sollte den autonomen Liberalisierungsanstrengun- gen der Entwicklungsländer Rechnung tragen und ihnen da- für weitere Konzessionen anbieten.
Die Statuten der MTO sollten einen institutionellen Rahmen schaffen, der es ermöglicht, bei den nächsten Verhandlungen alle mit dem Handel zusammenhängenden Bereiche zu be- rücksichtigen (restriktive Handelspraktiken der Multinationa- len, Umweltschutz, Internationalisierung der Kosten, Arbeits- bedingungen, Entwicklung, Technologietransfer usw.).
Wäre es auf der anderen Seite nicht angebracht, das Gatt würde die Ergebnisse für die Entwicklungsländer rasch evalu- ieren?
Texte de l'interpellation du 2 mars 1993
Les négociations commerciales de l'Uruguay Round ne doi- vent pas se limiter aux politiques de libéralisation des relations commerciales, mais elles doivent créer par des mesures d'ac- compagnement des conditions qui permettent à tous les peu- ples et en particulier aux pays en développement de tirer profit des effets de cette libéralisation.
Dans cette perspective, le Conseil fédéral est-il prêt à s'enga- ger, selon les principes de la loi du 19 mars 1976 sur la coopé- ration au développement et l'aide humanitaire internationales, en proposant des amendements au projet d'Acte final de l'Uru- guay Round, sur les points suivants:
La réintégration du secteur aux règles du Gatt devrait se faire plus rapidement, afin que les pays les moins avancés en parti- culier puissent en bénéficier d'une manière substantielle au plus tard dans un délai de cinq ans.
La prise de mesures autonomes par les pays en développe- ment pour promouvoir leur production propre et assurer leur sécurité alimentaire devrait être autorisée sans limite dans le temps.
Non seulement les droits de douane sur les importations de matières premières, mais aussi sur les produits transformés en provenance de pays en développement devraient être ré- duits d'une manière sensible.
Le choix des mesures de libéralisation devrait être laissé aux pays en développement en fonction de leur politique de déve- loppement, des différentes phases, et non seulement par des étapes transitoires plus longues.
Le Gatt devrait tenir compte des récents efforts de libéralisa-
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tion autonome des pays en développement et leur offrir en contrepartie des concessions compensatoires.
Les statuts de la MTO devraient créer un cadre institutionnel qui permette, lors de prochaines négociations, de prendre en considération tous les domaines liés au commerce (pratiques commerciales restrictives des multinationales, protection de l'environnement, internationalisation des coûts, conditions de travail, développement, transfert de technologie, etc.).
Ne serait-il pas opportun, d'autre part, que le Gatt procède ra- pidement à une évaluation des résultats pour les pays en dé- veloppement?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 19. Mai 1993 Rapport écrit du Conseil fédéral
du 19 mai 1993
Le Gatt est un traité international dont les objectifs sont la pro- motion du bien-être, la pleine utilisation des ressources mon- diales et l'accroissement de la production et des échanges de produits. Le Gatt n'est pas un accord de libre-échange. Les Etats membres du Gatt cherchent à réaliser les objectifs qu'ils se sont fixés par étapes. Les pays en développement (PED) bénéficient au titre du Gatt d'un traitement spécial et différen- cié depuis 1965, en vertu duquel ils disposent d'une certaine flexibilité en ce qui concerne les niveaux d'engagements aux- quels ils sont appelés à souscrire et les modalités de mise en oeuvre de ces engagements.
Dans le cycle de l'Uruguay, lancé à Punta del Este le 20 septembre 1986, les PED ont joué pour la première fois un rôle actif dans la préparation et dans la négociation multilaté- rale. Dans le cadre du Round, les PED agissent au sein de plu- sieurs coalitions, notamment dans les secteurs des textiles et de l'agriculture. Dans tous les quinze thèmes de négociation, les PED ont obtenu des délais de transition plus longs pour la mise en oeuvre des résultats. Cela vaut particulièrement pour les pays les moins avancés (PMA), qui forment également une coalition spécifique dans le cadre de la négociation. Les résul- tats du Round, tels qu'ils se dessinent pour les PED, semblent conformes aux principes de la coopération suisse au dévelop- pement. Il n'y a donc pas, dans ce domaine, une nécessité particulière d'agir pour le Conseil fédéral.
La négociation est pratiquement terminée. Le délai de transi- tion de dix ans qui a été retenu pour la réintégration du secteur textile dans le Gatt correspond à un compromis équilibré entre certains pays industrialisés et certains PED. Une réouverture de ce dossier augmenterait le risque d'aboutir à une période transitoire plus longue. Le projet d'accord sur les textiles com- prend en outre des dispositions qui tiennent compte des situa- tions particulières des pays les moins avancés.
La mise en oeuvre des résultats de la négociation agricole qui comprend aussi une diminution des subventions à l'exporta- tion, devrait avoir un effet positif tant sur la production locale que sur les exportations de produits agricoles en provenance de PED. Le projet d'Acte final prévoit, dans ce domaine aussi, un traitement spécial et différencié en faveur de PED importa- teurs de produits agricoles et n'empêche aucunement les PED de prendre des mesures pour promouvoir leur produc- tion propre et pour assurer leur sécurité alimentaire.
Pour les produits manufacturés, les PED bénéficient d'ores et déjà de droits préférentiels au titre du Système généralisé de préférences. Il s'agit toutefois de mesures autonomes de la part des pays développés. L'avantage principal des négocia- tions d'accès au marché au Gatt pour les PED réside dans l'as- surance contractuelle qu'ils obtiendront que les abaissements tarifaires des pays développés, de 33 pour cent en moyenne,
ne seront pas remis en cause, contrairement à ce qui pourrait être le cas pour ce qui est des régimes préférentiels.
Les PED reconnaissent aujourd'hui l'importance d'un sys- tème multilatéral de règles en matière de propriété intellec- tuelle, de services et d'investissements liés au commerce. De plus, le développement d'une législation nationale conforme aux règles multilatérales du commerce constitue une étape importante vers l'amélioration des conditions-cadres d'inves- tissement et de production. Il en résultera une augmentation de leur attrait comme place d'investissements. Dans le do- maine des services, le cycle de l'Uruguay débouchera sur un accord qui rendra applicable à ce secteur les principes fonda- mentaux de l'Accord général et mettra à disposition des parti- cipants un instrument de libéralisation qui devrait permettre une ouverture progressive et ordonnée des marchés dans ce secteur. Dans le domaine des investissements également, les engagements résultant de la négociation devraient être adap- tés au niveau de développement des participants.
Le cycle de l'Uruguay constitue une occasion pour les PED de transformer les libéralisations autonomes réalisées au titre de réformes internes en libéralisations contractuelles au titre du Gatt, en échange desquelles ils pourront obtenir des conces- sions de leurs partenaires.
L'organisation multilatérale du commerce devrait avoir pour fonction d'assurer la gestion et l'évolution cohérente des 26 accords qui résulteront du cycle de l'Uruguay. Comme c'est déjà le cas aujourd'hui, les futurs programmes de négo- ciation seront définis par les gouvernements participants à une négociation commerciale multilatérale et non pas par l'or- ganisation elle-même. Les programmes en tant que tels doi- vent être adoptés par consensus. Des sujets tels que le com- merce et l'environnement, les conditions de travail et les prati- ques commerciales restrictives sont d'ores et déjà reconnus comme des sujets potentiels pour une nouvelle négociation, après la clôture de l'Uruguay Round.
La Déclaration de Punta del Este prévoit qu'une telle évalua- tion devra se faire. Les participants y procéderont après la fin des négociations, mais avant la signature de l'Acte final. Nous en traiterons dans le message qui sera adressé aux Chambres fédérales après la clôture de la négociation.
Par ailleurs, le chef du DFEP abordera le sujet de l'influence des négociations du cycle de l'Uruguay sur les pays en déve- loppement dans le cadre de ses rapports périodiques aux Chambres sur l'avancement des négociations de l'Uruguay Round.
Hess Peter: Namens der CVP-Fraktion erkläre ich mich nicht befriedigt von der Antwort auf unsere Interpellation 93.3387, da sie keine neuen Elemente gegenüber den bisherigen Ant- worten enthält. Ich beantrage daher Diskussion.
Präsident: Herr Hess Peter beantragt Diskussion. - Sie sind damit einverstanden.
Hess Peter: Die CVP-Fraktion bekennt sich zu einer offenen Wirtschaftsordnung. Eine offene Wirtschaftsordnung ist für un- ser exportorientiertes Land von grösster Bedeutung. Wir set- zen uns daher dafür ein, dass weltweit der kostspielige Protek- tionismus abgebaut wird. Ein erfolgreicher Abschluss der Gatt-Verhandlungen mit der vorgesehenen Ausweitung der Gatt-Regeln auf Dienstleistungen, Investitionen und geistiges Eigentum sowie unter Einbezug der Landwirtschaft und des Textilsektors, die bisher faktisch bzw. formell vom Gatt ausge- nommen waren, ist für die CVP von hoher Priorität. Das gleiche trifft für das verbesserte Verfahren der Streitschlichtung zu.
In diesem Zusammenhang sind wir uns alle bewusst, dass auch für die schweizerische Landwirtschaft, für ihr Ueberle- ben, eine Neuausrichtung der Strukturen unabdingbar ist. Wir geben uns dabei Rechenschaft, dass der landwirtschaftliche Sektor in den meisten Industrieländern zu einem der am stärk- sten regulierten und subventionierten Wirtschaftsbereiche ge-
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worden ist. Die dadurch hervorgerufenen Handelsverzerrun- gen haben bewirkt, dass im Landwirtschaftssektor praktisch keine internationale Arbeitsteilung gemäss den natürlichen Standortbedingungen mehr stattfindet.
Im Rahmen der Uruguay-Runde hat der Bundesrat am 3. April 1992 seine überarbeitete Agrarofferte eingereicht. Er liess sich dabei - wie er seither immer wieder betonte - von den Zielset- zungen des 7. Landwirtschaftsberichtes leiten: Sicherstellung der Nahrungsmittelversorgung, Sicherstellung der dezentra- len Besiedlung sowie Pflege der Landschaft mit Zurverfügung- stellung eines intakten Erholungsgebiets.
Noch in der Stellungnahme zur Interpellation Wyss William vom 1. September 1993 führte der Bundesrat aus, er werde sich bei den Gatt-Verhandlungen für ein ausgewogenes Ver- handlungsergebnis einsetzen, das der Multifunktionalität und namentlich den ökologischen Anliegen Rechnung trage. So weit, so gut. Doch bei näherer Prüfung fällt auf, dass der Bun- desrat seit der Präsentation der Agrarofferte vom 3. April 1992 keine neuen Akzente mehr gesetzt hat, obwohl er dazu mehr- fach aufgefordert worden war. Im Gegensatz dazu haben an- dere Länder neue oder ergänzende Forderungen einge- bracht. Die jüngsten Vorstösse Frankreichs sind ja noch tau- frisch.
Die CVP-Fraktion ist nicht der Illusion verfallen, dass das Vor- abkommen von Blair House, das die globalen Agrarpositio- nen der USA und der EG festlegt, nochmals neu verhandelt werden könnte. Wir vertreten jedoch mit Nachdruck die Auffas- sung, dass im Rahmen der schweizerischen Agrarofferte Ge- wichtsverschiebungen noch möglich sind, stehen die ent- scheidenden Schlussverhandlungen doch noch bevor. In diesem Sinne fordern wir den Bundesrat auf:
am Verzicht auf Mengenreduktionen bei den Exportsubven- tionen für Milchprodukte festzuhalten;
nach Möglichkeit die Reduktion der internen Stützung für Milch unter 15 Prozent herabzusetzen.
Statt dessen könnten wir uns Kompensationen im Bereich der Marktzutrittsbarrieren vorstellen, denn eine zukunftorientierte, dynamische Landwirtschaft wird sich ohnehin offenen Märk- ten stellen müssen und können. Auch wollen wir nicht verges- sen, dass die Schweiz bereits autonome Vorleistungen er- bracht hat; ich denke an die Milchkontingentierung oder an produktionslenkende Massnahmen im Hinblick auf Extensi- vierungen, die mit zusätzlicher Gewichtung in Rechnung ge- stellt werden müssten.
Herr Bundesrat, ich bin der Meinung, dass wir am Ende eines langwierigen Prozesses stehen, bedaure es aber, dass der Bundesrat, entgegen mehrfacher Zusicherungen, meines Erachtens noch nicht die letzten Trümpfe zugunsten unserer Landwirtschaft ausgespielt hat
Ich bitte Sie, bei den nun bevorstehenden Schlussverhandlun- gen die geforderten Akzentverschiebungen vorzunehmen; dies in der Meinung, dass wir so zu einem ausgewogenen Ge- samtergebnis kommen, das für unsere Volkswirtschaft insge- samt tragbar sein wird.
Wyss William: Dass die schweizerische Wirtschaft und ihre Unternehmen am Abschluss der Uruguay-Runde ein substan- tielles Interesse haben, versteht sich. Der Abschluss bringt der Industrie, dem Gewerbe und den Dienstleistungsbetrieben eine verbesserte Ertragskraft Sie sollen international wettbe- werbsfähiger werden.
Leider wurde bei der Vorbereitung der Uruguay-Runde das Agrardossier zu einseitig zugunsten der stark exportorientier- ten Agrarländer ausgearbeitet. Die grossen klimatischen Un- terschiede, der Selbstversorgungsgrad und die gemeinwirt- schaftlichen Leistungen der inländischen Landwirtschaft wur- den ungenügend berücksichtigt. Auf Druck der bäuerlichen Bevölkerung haben europaweit verschiedene Staaten diesbe- züglich Korrekturen angemeldet. Auch unser Bundesrat hat beim Gatt auf die Multifunktionalität unserer Landwirtschaft hingewiesen und verlangt, dass die Abgeltung gemeinwirt- schaftlicher Leistungen der Landwirtschaft Gatt-konform sein solle.
Sollte nun ein Gatt-Abschluss inklusive Agrardossier in Aus- sicht gestellt werden, dann werden wir Landwirte, wie Sie ver-
stehen werden, diesem Abschluss nicht mit geschlossenen Augen entgegensehen können. Als Bauer und Bürger der Schweiz bin ich selbstverständlich an einem guten Gang der Wirtschaft interessiert, aber nur solange dies nicht auf dem Buckel einer kleinen Minderheit ermöglicht wird. Die Landwirt- schaft akzeptiert Lösungen, wenn sie ihr nicht nur Nachteile bringen. Die hier aufgezeigte Problematik ist der Grund mei- ner Interpellation vom 15. Juni 1993.
Leider bringt das vorgeschlagene Agrardossier im Gatt- Abkommen Marktanteilverluste, was Kürzungen der Produk- tionsmengen, z. B. bei der Milch und beim Futtergetreide, zur Folge hätte. Heute suchen wir in der Agrarpolitik Lösungen, mit denen wir das internationale Preisgefälle ausgleichen könnten. Laut Lagebericht des Schweizerischen Bauernver- bandes hat sich das bäuerliche Einkommen stark verschlech- tert, und das bereits ohne Gatt. Um der Landwirtschaft über- haupt die Chance geben zu können, einigermassen zu überle- ben, brauchen wir zusätzliche Mittel.
Im weitern muss der Bundesrat alles daransetzen, dass der Landwirtschaft die heutigen Marktanteile erhalten bleiben. Ne- ben der vorgesehenen Herabsetzung der Exportsubventio- nen im Gatt dürfen nicht auch noch die subventionierten Men- gen reduziert werden. Seit der Uruguay-Runde von 1986 hat sich in bezug auf das Export-/Importverhältnis bei gewissen Agrarprodukten einiges geändert. Die vorgesehenen Marktzu- trittsverpflichtungen gegenüber ausländischen Lieferanten müssen den heutigen Verhältnissen angepasst werden. Dies ist ein weiterer Grund, das Agrardossier zu überarbeiten.
In der Antwort des Bundesrates auf meine Interpellation zeich- net sich ein Widerspruch ab. In seiner Antwort auf die Frage 1 gibt er zu, dass eine volle Kompensation des Abbaus der pro- duktegebundenen Stützung durch Direktzahlungen aus fi- nanzpolitischen Gründen nicht möglich sei. In der Antwort auf die Frage 2 verweist der Bundesrat auf das bundesrätliche 12-Punkte-Programm im 7. Landwirtschaftsbericht. In diesen 12 Punkten ist unter anderem die Zusicherung ergänzender Direktzahlungen zur Sicherung eines angemessenen Einkom- mens und zur Abgeltung der gemeinwirtschaftlichen Leistun- gen ohne Vorbehalte enthalten.
In der Antwort auf die Frage 6 hält der Bundesrat fest, dass die neuen Agrarreformen der schweizerischen Landwirtschaft auch in Zukunft eine gute Ueberlebenschance ermöglichen. Ich hoffe, dies trifft auch zu.
Weil aus finanzpolitischen Gründen nur beschränkte Mittel für Ausgleichszahlungen zur Verfügung stehen, sind im Gatt un- bedingt agrarpolitische Rahmenbedingungen auszuhandeln, die unseren Bauern weiterhin gute Marktchancen einräumen. Wir sind gezwungen, unter schweizerischen Verhältnissen zu produzieren. Unsere Betriebe unterstehen schweizerischen Kostenverhältnissen.
Mit der abschliessenden Bemerkung des Bundesrates bin ich einverstanden, und ich danke ihm für seine Anstrengungen, dass den gemeinwirtschaftlichen Leistungen der Bauern, sprich Multifunktionalität, in Zukunft mehr Beachtung ge- schenkt wird.
Grundsätzlich bin ich mit der Antwort des Bundesrates auf meine Interpellation nicht befriedigt. Ich vermisse eine klare Strategie, wie er bei der gegenwärtigen Bundesfinanzlage die agrarpolitischen Reformen durchzuführen gedenkt Struktur- bereinigungen lösen die Probleme nicht. Wir brauchen geeig- nete Rahmenbedingungen.
M. Darbellay: Monsieur le Conseiller fédéral, votre réponse à mon interpellation du 2 mars ne me satisfait pas totalement
Comme vous le dites très bien, le Gatt n'est pas un accord de libre-échange, mais c'est un traité international destiné à créer de meilleures conditions de commerce, et destiné par là, je vous cite: «à favoriser la promotion du bien-être». Il me semble que ceci est tout à fait normal et pour atteindre ce but, il ne s'agit pas d'éliminer toutes les barrières, il ne s'agit pas de supprimer toutes les digues. La loi du 19 mars 1976 nous fait obligation d'avoir le souci des pays en développement. Pour ces pays-là, le Gatt a une importance toute particulière. Vous donnez des réponses à mes questions, mais je trouve qu'il y a beaucoup de conditionnels et j'aimerais voir un certain nom-
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bre de ces conditionnels se transformer en affirmations ou en indicatifs.
En ce qui concerne l'agriculture, par exemple, il est important que les pays en développement puissent protéger leurs pro- pres produits de manière à pouvoir promouvoir une agri- culture vivrière qui est de première importance pour eux.
Un souci également en ce qui concerne l'organisation multila- térale du commerce: effectivement, le Gatt est appelé à évo- luer et il est important que, dans cette évolution, on tienne compte des pratiques commerciales restrictives des multina- tionales, qu'on tienne compte de l'environnement, en particu- lier du suivi de Rio, et qu'on tienne compte également des principes de la «good governance», de manière à ce que les droits des peuples soient respectés. Voilà, pour ce qui concerne le volet «pays en développement».
Nous avons aussi des territoires en développement chez nous, sans que je veuille faire de comparaisons. Il est évident que l'industrie tirera immédiatement profit du Gatt, par contre le problème de l'agriculture, on l'a déjà soulevé ici et on vous en parlera encore, est nettement plus délicat. Je pense, parti- culièrement, au secteur fruits et légumes qui était relativement bien protégé par le système des trois phases, même si celui-ci n'était pas parfait. Et il semble que ce système des trois pha- ses serait - j'utilise aussi le conditionnel ici - condamné. Ceci est d'une importance considérable pour ce secteur. A mon sens, il est absolument indispensable de prendre des mesu- res sérieuses de compensation à l'intérieur du pays, et de pré- voir des délais d'adaptation suffisamment longs et suffisam- ment souples, de manière que ce secteur ne risque pas de dé- périr. Il est également possible de prendre des mesures de po- litique agricole qui compensent la diminution de barrières douanières.
Je vous remercie d'avance pour les réponses que vous vou- drez apporter à mes questions.
Stucky: Wenn wir das heutige Umfeld betrachten, müssen wir feststellen, dass die Position unseres Landes eindeutig schwieriger geworden ist. Die Blockbildung hat sich verstärkt, in Nordamerika mit der Nafta, in Europa mit der Ausweitung der EG. Im Fernen Osten laufen die Bestrebungen zum Aus- bau der Asean, nachdem Australien ganz eindeutig seine Aus- senpolitik weg von Europa, weg von den USA und hin zum Fer- nen Osten, zu seinen Nachbarn, ausrichtet. Sogar die Süd- amerikaner und die Afrikaner haben sich in den Verhandlun- gen über ein Kaffeeabkommen gefunden.
Der aktuelle Streit zwischen Frankreich und den USA zeigt, wie sich Auseinandersetzungen zwischen nationalen Politiken au- tomatisch zu Reibungen zwischen den Blöcken ausweiten können. Die Entwicklung ist für Kleinstaaten besonders ge- fährlich, da die Grossen das Geschäft unter sich aushandeln können. Unsere Abhängigkeit vom Welthandel ist zudem be- sonders intensiv.
Nach der Ablehnung des EWR ist unsere Stellung verwundba- rer geworden, ohne Rückendeckung seitens der Gruppe Efta/EG. Wir sind - kurz und bündig ausgedrückt - auf den Er- folg der Uruguay-Runde angewiesen. Ein Misserfolg würde den Rückfall in die Abschottung der Märkte bedeuten, die Li- beralisierung im Dienstleistungssektor für lange Zeit aufs Eis legen und den seit langem geforderten Rechtsschutz für gei- stiges Eigentum verunmöglichen. Tangiert wäre also nicht al- lein unsere Industrie, sondern tangiert wären auch die Dienst- leistungsunternehmen und weiter der Forschungsstandort Schweiz.
Wir bitten, diesen gesamtwirtschaftlichen Rahmen auch zu be- achten, wenn wir uns der Landwirtschaft zuwenden. Deren Be- denken dürfen allerdings nicht leichtgenommen werden, ins- besondere die Auswirkungen etwa im Ackerbau, wenn durch das Gatt-Abkommen Anbauflächen stillgelegt werden müs- sen. Die Schwierigkeiten in der Ueberproduktion im Milchsek- tor kennen wir nach der Diskussion der letzten Woche genü- gend, um zu wissen, dass nicht einfach auf Viehwirtschaft um- gestellt werden kann. Der Entwicklung ihren Lauf zu lassen ist unserer Landwirtschaft ebenfalls nicht zumutbar, zumal sie in den letzten Jahren bereits eine Einkommenseinbusse hinneh- men musste. Es braucht also eine Abfederung der Gatt-Wir-
kungen mit Gatt-konformen Massnahmen. Ob die Direktzah- lungen genügen, ist fraglich, zumal im Hinblick auf unsere leere Bundeskasse. Was gedenkt also der Bundesrat im Be- reich der Abfederung zusätzlich zu tun?
Gleichzeitig müssen wir den Vertretern der Landwirtschaft auch sagen, dass sie mit staatlicher Hilfe nur dann rechnen können, wenn die übrige Volkswirtschaft gesund ist. Denn jeder Fran- ken, der an sie als Subvention bezahlt werden kann, muss zu- erst von der übrigen Volkswirtschaft verdient werden. Protest- aktionen vor oder im Bundeshaus, wie wir sie bereits erlebt ha- ben, sind fehl am Platz, zumal man das Vertragswerk in seinen Auswirkungen und in seiner endgültigen Fassung überhaupt noch nicht kennt. Es sei hervorgehoben, dass nicht nur unsere Bauern vom Gatt tangiert werden, sondern auch unsere Pro- duktionsbetriebe und Dienstleistungsunternehmen, die ja eine grössere Konkurrenz erhalten, auch im Heimmarkt.
Wir halten es für selbstverständlich, dass unsere Verhand- lungsdelegation den gegebenen Spielraum ausnützt, soweit sie das kann; dies um den Schwierigkeiten in der Urproduk- tion zu begegnen, auch wenn die Latte der Erwartungen nicht allzu hoch gelegt werden darf. Das Wohl der Landwirtschaft liegt auch der FDP am Herzen; schliesslich weist ja unsere Fraktion die grösste Zahl von Bauern und Produzenten in der Urproduktion auf!
Was wir jetzt brauchen, ist eine klare Information, um den Ab- bau von Vorurteilen zu erwirken, aber auch ein gewisses Ver- trauen in unsere Delegation. In diesem Zusammenhang er- laube ich mir allerdings die Frage zu stellen, wie es eigentlich zu den Erklärungen von Herrn Bundespräsident Ogi gekom- men ist, als er Premierminister Edouard Balladur in Paris be- suchte und sich zum Blair-House-Streit äusserte, der uns ja nicht direkt berührt.
Hämmerle: Ich beschränke mich auf einen Aspekt des Gatt- Abkommens, die Landwirtschaft. Zwar ist das nur ein relativ kleiner Bereich des ganzen Komplexes, er gibt aber mit Ab- stand am meisten zu reden. Andere Fraktionssprecherinnen der SP werden über andere Problembereiche referieren.
Es gibt eine gängige Gleichung: Abschluss des Gatt-Abkom- mens in der heute bekannten Form gleich Katastrophe für die schweizerische Landwirtschaft. Es werden die wildesten Un- tergangsszenarien an die Wand gemalt. Wir haben da eine klar andere Auffassung:
Das Gatt verlangt von der Schweiz, dass sie die über uns hän- gende Käseglocke abbaut. Es geht vor allem um die unsägli- che Käsesubventionierung, um die Lockerung von Einfuhrbe- schränkungen und um die Reduktion von Exportsubventio- nen bzw. deren Umwandlung in Zölle. Milch und Käse seien die strategischen Erfolgsprodukte der schweizerischen Land- wirtschaft, behaupten deren Lobbyisten. Es fragt sich nur, wel- cher Käse da gemeint ist: Einen würzigen Berg- oder Alpkäse mit Biolabel verkauft ein guter Vermarkter in Stuttgart locker für über 20 DM pro Kilo - ohne Gatt-widrige staatliche Stützungs- massnahmen. Der Emmentaler aber, von dem man nie ganz richtig weiss, ob es sich wirklich um Käse oder halt doch nur um Edelgummi handelt, ist nicht so einfach zu vermarkten. Das Gatt macht uns diese Tatsache sehr schmerzlich be- wusst, das ist wahr; aber wir sehen nicht, was daran stossend sein sollte.
Gerade im Bereich der Landwirtschaft wird das Gatt-Abkom- men den von uns durchaus erwünschten Reformprozess wei- ter beschleunigen. Die «green box» ermöglicht ökologisch be- gründete Direktzahlungen, sie ermöglicht eine marktkon- forme Landwirtschaftspolitik. Man muss diese nur wollen.
Nach Ihren zaghaften Beschlüssen von letzter Woche zum Milchwirtschaftsbeschluss habe ich allerdings meine ernsthaf- ten Zweifel, ob Sie das wirklich wollen. Ihr dauerndes Festhal- ten an der Mengenpolitik, an den grossen Mengen, wird sich eines Tages bitter rächen. Integrations- und handelspolitisch ist aus der Sicht der Landwirtschaft zu empfehlen: Ja zu einem baldigen Gatt-Abschluss unter Inkaufnahme von Ueber- schussmengenreduktion und Abbau von produktegebunde- nen Subventionen, ein Ja aber auch zu einem intelligenten neuen Anlauf für einen EWR-Beitritt, welcher gerade der Land- wirtschaft viel bringen würde.
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Es ist unsinnig, jetzt einen direkten Weg in die EG zu suchen, wenn man mit dem Gatt nicht mehr ein und aus weiss. Es ist unsinnig, liebe Bauernpolitiker, jetzt über das Gatt-Abkom- men zu wettern, von dem Sie ganz genau wissen, dass es kommen wird. Es ist unsinnig und verantwortungslos, dies jetzt gegenüber den Bauern zu tun! Sie werden in Bälde zu den Bauern gehen und ihnen erklären müssen, dass man das Gatt-Abkommen abschliessen muss.
Die Strategie des Alleingangs und des Bilateralismus ist ge- rade für die Landwirtschaft verheerend. Dies gilt beim Gatt ge- nauso, wie es hinsichtlich Europa gilt; dies sollten Sie endlich zur Kenntnis nehmen.
Baumann: Ich beschränke mich bei meinen Ausführungen auf den Agrarbereich der Gatt-Vorschläge. Frau Misteli wird die übrigen Themen behandeln.
Vor drei Jahren haben wir dem Bundesrat für seine Gatt-Politik ein Fuder Bio-Mist vor das Bundeshaus gekippt. Inzwischen scheint der Mist geführt, die Gatt-Verhandlungen scheinen kurz vor dem Abschluss oder - auch das ist möglich - kurz vor dem Scheitern zu stehen. Wir müssen jetzt Bilanz ziehen: Ist an den Gatt-Verhandlungen und im Bundeshaus in der Zwi- schenzeit etwas Brauchbares gewachsen? Ist die Gatt-Offerte der Schweiz akzeptabel?
Wir haben im Laufe der letzten Jahre Forderungen aufgestellt, um das Gatt sozial und ökologisch zu verpflichten. Dabei ha- ben wir uns von folgenden vier Thesen leiten lassen:
Die «green box» lässt nach Zusicherung des Bundesrates öko- logische, produktionsunabhängige Direktzahlungen zu. Das ist ein Verhandlungserfolg, der möglicherweise sogar der Schweiz zuzuschreiben ist.
Jedes Land soll für seine Inlandproduktion seinen eigenen Agrarschutz aufrechterhalten können. Wir akzeptieren, dass dies einheitlich mittels Zöllen gemacht werden soll. Die gene- relle Tarifizierung, also die Umwandlung sämtlicher nichttarifä- rer Handelshemmnisse in Zölle, ist richtig, weil die Offenle- gung der handelsrelevanten Vorschriften zu mehr Transpa- renz führt. Das heisst noch nicht, dass wir dann den vollständi- gen Abbau der Zölle akzeptieren würden.
Energie und Ressourcen sollten weltweit durch Steuern oder Lenkungsabgaben wesentlich verteuert werden. Wenn alle Menschen dieser Welt den USA-Standard im Energiever- schleiss beanspruchen würden, wären die heute bekannten Reserven bekanntlich innert weniger Jahre erschöpft. Höhere Energiepreise würden einen anständigen Distanzschutz ent- stehen lassen. «Radiesli» aus Südafrika wären dann nicht mehr wettbewerbsfähig. Leider finden sich darüber keine Be- stimmungen im Gatt.
Die Weltmarktpreise sind manipulierte Preise, also Dum- pingpreise. Viele Anbieter und Produzenten sind abhängig von wenigen Nachfragen, also eine klassische Monopolsitua- tion. Als Beispiel sei das am Getreide illustriert: Es sind gerade noch sieben Welthandelsfirmen, die den Weltgetreidemarkt unter sich aufteilen. Die Staaten, welche Weizen exportieren, insbesondere die USA, werden ihre Weizenüberschüsse of- fenbar nur noch mit massiven Exportsubventionen los. Der manipulierte Welthandelspreis für Getreide liegt bei 10 bis 20 Franken pro Zentner. Der subventionierte Getreidepreis in der Schweiz beträgt etwa 100 Franken pro Zentner; er ist also fünf- bis zehnmal höher.
Das Gatt verbietet im Prinzip Exportsubventionen; das scheint uns richtig und wichtig. Aber gerade hier muss sich die Schweiz wohl selber an der Nase nehmen: «Was du nicht willst, das man dir tu', das füg' auch keinem andern zu.»
Der Schweizer Emmentaler Käse ist ein Dumpingprodukt par excellence. Wenn wir jährlich über 500 Millionen Franken Ex- portsubventionen für unseren grosslöcherigen Hartkäse be-
zahlen, dann sind wir keinen Deut besser als die Amerikaner mit ihrem Getreidedumping. Dass der Bundesrat bei seiner Of- ferte ausgerechnet die exportsubventionierten Mengen über- haupt nicht reduzieren und auch die Höhe der Exportsubven- tionen nur beschränkt reduzieren will, muss man daher schon sehr kritisch hinterfragen.
Die Haltung der grünen Fraktion lässt sich wie folgt zusam- menfassen: Mit Blick auf das agrarpolitische Gestrüpp in unse- rem Land können wir verschiedene Spielregeln des Gatt sehr wohl als heilsam ansehen. Wir begrüssen den Verzicht auf Ex- portsubventionen; Dumping ist unfair. Wir nehmen mit Freude zur Kenntnis, dass dank der «green box» ökologische Direkt- zahlungen unbestritten sind.
Wir akzeptieren die Tarifizierung als handelspolitische Schutz- massnahme. Soweit könnte man sagen: «Gatt sei Dank!» Wenn aber durch den sanitarischen und phytosanitarischen Kodex wie durch den Kodex über technische Handelshemm- nisse strenge nationale Umwelt- und Tierschutznormen aus- gehöhlt werden sollten, dann müsste man eher wieder von «Gattastrophe» reden. Diese Auswirkungen können wir im Mo- ment nicht abschätzen.
Der Bundesrat ist gehalten, hier den ganzen Spielraum auszu- loten und rechtzeitig Klarheit zu schaffen. Wenn ein Bundesrat in Paris verlangt, dass über das Blair-House-Abkommen neu verhandelt werden müsse, mag das die französischen Bauern freuen; mir kommt es aber eher vor wie ein Witz von der Maus und dem Elefanten.
Sollte das Gatt-Abkommen der Uruguay-Runde nicht zu- stande kommen oder in der Schweiz in einer Referendumsab- stimmung abgelehnt werden, dürfte - auch das ist nicht weg- zudiskutieren - die Schweizer Landwirtschaft vom Regen in die Traufe kommen.
Der Bundesrat wird noch viel Aufklärungsarbeit leisten müs- sen. Die Broschüre einer Bundesratspartei mit dem Titel «Gatt klapp und klirr» - Entschuldigung: «Gatt klipp und klar» - ge- nügt dazu sicher nicht.
M. Spielmann: Le Gatt - l'Accord général sur les tarifs doua- niers et le commerce - est né en 1947 avec, pour domaine d'application, le commerce des marchandises. Depuis 1986, après les négociations de l'Uruguay Round, on veut étendre son domaine d'application au commerce des services, c'est- à-dire aux opérations financières d'assurance, aux transports, aux voyages, à la communication, aux loisirs, à l'audiovisuel et à la culture.
On justifie cette revendication de l'élargissement de son do- maine d'application parce que le commerce des services, très faible en 1947, représente aujourd'hui plus de 35 pour cent des transactions mondiales. Il réclame pour ces services l'ap- plication des principes qui régissent le commerce des mar- chandises: la clause de la nation la plus favorisée, la clause du traitement national, l'accès au marché, la libéralisation et la transparence des échanges.
C'est donc à ce domaine plus particulièrement culturel que je voudrais consacrer les quelques minutes que j'ai à cette tri- bune.
Si le Gatt considère la culture, l'audiovisuel, comme des servi- ces, des objets de commerce devant être traités comme des marchandises, c'est, à mon avis, oublier qu'il y a deux types de services: les services marchands et les services non mar- chands. Ces derniers sont d'intérêt général, collectif, mais ne relèvent pas de l'économie générale. Ils sont partie intégrante d'une économie où interviennent souvent des subventions, des péréquations tarifaires, des gestions sociales tendant à corriger les inégalités, des objectifs de maîtrise, par exemple celle du réseau des télécommunications ou des réseaux de distribution cinématographique. Ce n'est donc pas au Gatt de régler le monde culturel, qui deviendrait ainsi un monde de best-sellers sans créativité. Qu'on ne nous parle pas de notre refus d'une défense corporative: l'écriture, l'image, la pein- ture, la musique ne sont pas des corporations, ce sont des di- mensions de la vie, et la vie n'est pas une corporation.
C'est dans cet esprit que je voudrais demander au Conseil fé- déral de prendre une position très claire et de ne pas en rester à ces limites, c'est-à-dire une approche où la culture sera do-
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minée par le marché, et demander que l'on construise un nou- vel espace public international pour la culture en dehors du Gatt, dans lequel pourrait intervenir sous des formes nouvelles et créatrices un nouvel espace public construit autour de la responsabilité et qui se nourrirait du mouvement critique où se croiseraient et s'enrichiraient les démarches artistiques, socia- les, humaines, de connaissance, éthiques, individuelles et in- dustrielles.
Il s'agit donc, dans cette perspective, de tenir un nouveau dis- cours, d'en finir avec le volet culturel, bien sûr, et de faire en sorte que le Gatt laisse se poursuivre, dans ses terrains de pré- dilection, des activités aussi importantes que le Fonds moné- taire international, la gestion de la Banque mondiale ou le suivi de la Conférence de Rio. Mais il faut que les pratiques et la perspective culturelles fassent l'objet d'un autre type de ré- flexion et de travail de la part des intellectuels, des artistes, des chercheurs et des juristes chargés préparer et d'élaborer des propositions concrètes définissant les contours de la vie dé- mocratique à tous les niveaux. C'est ce que nous voulons créer, ce nouvel espace international, et c'est ce qui a été dé- fini et discuté déjà. C'est dans ce sens que je souhaiterais que le Conseil fédéral représente notre pays dans l'institution du Gatt.
M. Eggly: En cinq minutes, que dire de vraiment important? Le groupe libéral insiste depuis le début sur l'importance des négociations du Gatt. Pour un pays comme la Suisse, dont un franc sur deux se gagne dans les échanges extérieurs, les né- gociations du Gatt sont évidemment primordiales. Davantage que pour d'autres pays, un échec de la libéralisation mon- diale, un retour au protectionnisme seraient hautement dom- mageables. Au moment des négociations sur l'Espace écono- mique européen, nous avons dit et répété que, dans notre vi- sion, l'Europe ne devait pas être une Europe forteresse, avec une barrière, mais un point d'appui pour une mondialisation des échanges. Pour la Suisse, avec le coup d'arrêt européen de surcroît, la réussite de l'Uruguay Round est pressante et prioritaire; nous en sommes convaincus. Les libéraux aimeraient encore croire à un déblocage favorable à la fin de l'année.
Nous sommes conscients qu'il faudrait que cela donne des atouts supplémentaires aux pays en voie de développement. Il en va aussi, on le voit bien, d'un intérêt de stabilité politique général, lequel concerne autant la Suisse que les autres, sans parler de la dimension éthique de la question. Et nous pen- sons aussi, dans le cadre du Gatt naturellement, aux pays d'Europe centrale et de l'Est.
Mais il y a l'agriculture, un domaine qui ne peut pas être assi- milé complètement aux autres. Le lien avec un territoire donné des paysans, la nécessité d'une part d'autoapprovisionne- ment, le fait que l'agriculture représente une base de sécurité, l'équilibre sociologique d'un pays qui est important, tout cela doit donc évidemment nous faire considérer le cas de l'agri- culture comme un cas particulier.
Toutefois, Monsieur le Conseiller fédéral, nous savons bien que l'agriculture n'aurait rien à gagner d'un blocage général à cause d'elle. Certes, nous regardons la position française avec sympathie, dans le bras de fer qui oppose la France aux Etats-Unis. Nous voyons bien que l'Union suisse des paysans se demande maintenant si la carte européenne, après tout, la carte communautaire, ne serait pas la meilleure sauvegarde contre, notamment, les surplus américains.
Toutefois, les libéraux sont persuadés que l'agriculture ne peut pas échapper à l'esprit du Gatt, à l'idée de la concurrence et des marchés ouverts. Il est logique, par conséquent, que la soupape de sûreté d'une évolution vers la libéralisation com- prenant l'agriculture soit ce système des paiements directs compensatoires par rapport à la dure loi du marché.
Ce n'est pas très satisfaisant, Monsieur le Conseiller fédéral, aux yeux des libéraux. C'est un peu par résignation que nous nous laissons emmener sur cette piste. D'ailleurs, si l'on avait moins embêté les paysans par mille chicanes, par mille contraintes, par mille limites, s'ils avaient pu, par exemple, s'équiper plus librement en machines et de toutes les maniè- res, y compris sur les marchés étrangers, à meilleur prix et à
meilleur compte, on en verrait beaucoup qui seraient plus per- formants, plus incisifs, plus conquérants de marchés exté- rieurs. L'Etat a sans doute trop protégé les paysans, comme il avait jadis trop protégé l'horlogerie, en les mettant, de ce fait, trop sous tutelle. En les protégeant moins, liberalisera-t-on leur régime, afin d'avoir moins, finalement, à les assister.
En conclusion, le groupe libéral appuie le Conseil fédéral et ses diplomates dans leurs efforts, afin qu'aboutisse l'Uruguay Round. Et les libéraux mettent tout cela en relation avec l'effort intérieur, extrêmement nécessaire, de libéralisation de l'éco- nomie en vue de la relance.
Frau Bäumlin: Die Uruguay-Runde des Gatt entpuppt sich je länger, je mehr als eine Quadratur des Kreises, ja man könnte geradezu von einer Quadratur des Globus sprechen: Ihre drei Hauptziele - Abbau des Zollprotektionismus, Aufbau von Mo- nopolrecht beim geistigen Eigentum, Verquickung von Gatt und Bretton-Woods-Institutionen - widersprechen sich ge- genseitig fundamental. Das tun sie - und das ist die für mich entscheidende Dimension - vor allem auf Kosten der Südhe- misphäre.
Die schwächeren Partner in dieser undemokratischen und in- transparenten Verhandlungsrunde sassen entsprechend im- mer am kürzeren Hebel. Wegen ihrer differierenden Interessen wurden sie auch gegeneinander ausgespielt. Die Wirtschafts- grossmächte machten das Rennen. Die Umwelt, die traditio- nelle Landwirtschaft, die kleinräumigen Gewerbe werden den Weltwirtschaftsaufschwung, den Mr. Sutherland letzthin von den IWF-Ländern als Beweis ihrer Führungsqualität verlangt hat, letztlich bezahlen müssen.
«Die das Gatt klar dominierenden Industrieländer sichern sich in der Uruguay-Runde die künftigen Märkte, so dass die globa- len Ungleichgewichte weiter verstärkt werden.» Das ist ein Zi- tat aus dem SPS-Wirtschaftskonzept. Damit ist belegt, dass im Nord-Süd-Verhältnis nichts Neues passiert ist. Um so erstaun- licher ist die Aussage des Bundesrates in der Antwort auf die Interpellation Darbellay, er sehe bezüglich der Uruguay- Runde keinen Handlungsbedarf in entwicklungspolitischer Hinsicht. Auch soll eine Folgeabschätzung zwar vor der Unter- zeichnung der Schlussakte, aber eben erst nach Verhand- lungsabschluss vorgelegt werden.
Kann der Bundesrat den Verdacht entkräften, dass die Katze erst aus dem Sack gelassen wird, wenn der technologiestarke Norden und seine Multis vertraglich erreicht haben, was sie er- reichen wollen, nämlich Investitions-, Dienstleistungs- und Produktionsbedingungen nach ihrem Gusto?
Die längeren Uebergangsfristen für die Entwicklungsländer sind dagegen ein sehr schwacher Trost. Der folgenschwerste Bereich der ganzen Uruguay-Runde sind für die Entwick- lungsländer die Trips-Verträge, übt doch der Norden massi- ven Druck auf den Süden aus, die Patentregelungen der Indu- strieländer zu übernehmen. Das Gatt soll zum Patent-Weltpoli- zisten werden und die Souveränität der sich industrialisieren- den Entwicklungsländer brechen.
Die Patentregel des Dunkel-Entwurfes, die der Bundesrat an- scheinend übernommen hat, ist eine schreckliche Bedrohung für die ärmsten Entwicklungsländer. Alles ist patentierbar - auch Lebewesen. Die USA patentieren unterdessen bereits menschliche Gene! Ausnahmen können zwar gemacht wer- den, z. B. aus ethischen Gründen, aber diese Ausnahmen sind entwicklungsfeindlich und haben Einbussen im Techno- logietransfer zur Folge. Pflanzensorten müssen unter ein spe- zielles Schutzsystem gestellt werden, das erst noch nach vier Jahren überprüft und aberkannt werden kann. Da heisst es für die Entwicklungsländer: Vogel friss oder stirb!
Anfang März 1993 nahmen über 200 000 indische Bäuerinnen und Bauern an einer Protestkundgebung in Neu-Delhi teil und forderten ihre Regierung auf, den Gatt-Vertrag, der die Paten- tierung von Samen und Pflanzen vorsieht, zurückzuweisen. Diese ärmste Bevölkerungsschicht Indiens befürchtet, sonst ihre Rechte auf eigenes Saatgut und damit ihre Ernährungsba- sis zu verlieren.
Die gleiche Schweiz, die in der Patentierungsfrage zuvorderst mit den USA marschiert, unterstützt Indien als Schwerpunkt- land der Entwicklungszusammenarbeit. Was hat nun Vorrang:
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die 1976 ins Gesetz geschriebenen Prinzipien der Entwick- lungszusammenarbeit oder die von der Spitzentechnologie und auch vom Bund gepushte Patentpolitik?
Warum hat der Bundesrat die entwicklungspolitischen Grund- sätze in der Uruguay-Runde bisher nicht offensiver vertreten und die für die Entwicklungsländer überlebensnotwendigen Verhandlungsspielräume nicht besser genutzt? Ist er bereit, das in letzter Minute noch nachzuholen? Oder: Wann gibt der Bundesrat wenigstens das Mandat für die nächste Verhand- lungsrunde, in der er sich dann hoffentlich offensiver einset- zen wird, bekannt?
Wanner: Zwei Voraussetzungen sind klar und weitgehend nicht bestritten: die hohe Bedeutung des Gatt-Abkommens für unsere Wirtschaft und die Tatsache, dass Wirtschaft letztlich nur als Ganzes betrachtet werden kann und somit die Land- wirtschaft Bestandteil dieser Wirtschaft ist. Deshalb scheint mir der Moment gekommen, in der jetzigen Schlussphase der Uruguay-Runde pragmatische Schritte auf dem innenpoliti- schen Parkett zu unternehmen, soweit das von der Sache her richtig und von den Voraussetzungen her möglich ist. Es macht heute keinen Sinn mehr, das Gatt-Abkommen als Gan- zes zu bekämpfen. Nicht die Grobschlosserei, sondern die Feinmechanikerarbeit ist zum jetzigen Zeitpunkt gefragt.
Es gibt verschiedene Gründe, wieso heute der erfolgreiche Abschluss des Gatt-Abkommens noch wichtiger geworden ist, als dies vor zwei oder drei Jahren der Fall war. Obwohl ein EWR-Beitritt ein Gatt-Abkommen nicht ersetzt hätte, ist nach dem Nein vom 6. Dezember 1992 der Druck betreffend Gatt- Abkommen gewachsen. Es kommt dazu, dass sich die bilate- ralen Verhandlungen unseres Landes mit der EG - minde- stens teilweise - in der Sackgasse befinden.
Selbstverständlich ist es für die Landwirtschaft nach wie vor richtig und erwünscht, das herauszuholen, was möglich ist. Dennoch: Zum jetzigen Zeitpunkt sind drei Punkte nicht nur der Erwähnung wert, sondern hier muss der Bundesrat sein ganzes politisches Gewicht einbringen, damit Verbesserun- gen erzielt werden können.
Zur Schutzklausel: Es ist es nicht annehmbar, dass zusätzli- che Massnahmen an der Grenze in bezug auf die Tarifizierung erst dann möglich sind, wenn die Importe 125 Prozent der Re- ferenzperiode erreichen. Das könnte im Extremfall dazu füh- ren, dass die inländische Produktion in einzelnen Bereichen nicht nur gedrosselt, sondern weitgehend auf ein absolutes Minimum und auf ein wirtschaftlich nicht mehr sinnvolles Mass reduziert wird.
Zur Frage der Tarifizierung respektive des Aufschubes: Im Gegensatz zu den Herren Hämmerle und Baumann bin ich der Meinung, dass wir in den letzten Jahren richtige und erfolgrei- che Schritte unternommen haben, um unsere Landwirt- schaftspolitik zu reformieren. Mehr Markt ist gefragt, das ist richtig. Aber auf der anderen Seite könnten diese Bemühun- gen durch einen raschen und zum Teil sogar unkontrollierba- ren Abbau der jetzt bestehenden Massnahmen an der Grenze gefährdet oder unterlaufen werden.
Die Frage der «green box»: Es ist anzuerkennen, dass hier wesentliche Fortschritte erzielt worden sind. Es ist aber, Herr Bundesrat, dennoch erwünscht und meiner Meinung nach wichtig und machbar, hier weiteren Druck auszuüben, damit möglichst viele Massnahmen in diese «green box» übernom- men werden können und somit nicht den Abbauverpflichtun- gen des Gatt-Abkommens unterstehen. Mir scheint es gerade zum heutigen Zeitpunkt wichtig, dass die Erhaltung der Produk- tionsanteile unserer Landwirtschaft vorangetrieben wird. Eine Landwirtschaft - das wissen Sie gut genug -, die letztlich nur noch auf Direktzahlungen angewiesen ist, kann ihre Aufgabe nicht erfüllen und vor allem am Markt nicht mehr bestehen.
Wir sind zurzeit - das ist an und für sich richtig und verständ- lich - im Begriff, zusätzliche Sparmassnahmen anzuordnen. Aber Sie können die Landwirtschaft nicht der Scherenbewe- gung aussetzen, auf der einen Seite die Verluste durch das Gatt-Abkommen in Kauf zu nehmen und auf der anderen Seite aus innen- oder vor allem finanzpolitischen Gründen in zwei Bereichen der Agrarpolitik, die Gatt-konform sind, zusätzli- chen Kürzungen zu unterliegen.
Jaeger: In der Interpellation der christlichdemokratischen Fraktion wird der Bundesrat aufgefordert, seine Verhand- lungsposition nochmals grundsätzlich zu überprüfen. Das ist ein gewaltiges Wort und sehr locker ausgesprochen. Ich frage mich nur, warum und wie er denn seine Verhandlungsposition neu überdenken soll. Sind neue Fakten da?
Richtig, ja, es sind neue Fakten da - und zwar haben wir zum EWR nein gesagt. Das wird uns natürlich noch mehr nötigen, uns bei diesen Verhandlungen kooperativ zu verhalten. Es ist wahrscheinlich kaum möglich, etwas anderes zu tun als das, was der Bundesrat tut. Und wenn er schon seine Verhand- lungsposition zu überprüfen hat, so ist das für ihn sicher eine Daueraufgabe. Er wird das ohnehin und immer tun. Die Forde- rung der christlichdemokratischen Fraktion bleibt Rhetorik.
Aus der gleichen Interpellation geht auch das Dilemma zwi- schen der Notwendigkeit einer offenen und zuverlässig gere- gelten Weltmarktorganisation auf der einen Seite und der Not- wendigkeit eines Schutzes der binnenwirtschaftlichen Berei- che auf der anderen Seite hervor. Das ist ein durchaus ernst zu nehmendes Dilemma. Es ist ein Dilemma, das uns Sorge be- reiten muss, aber trotzdem gilt es auch hier, die Fakten etwas zu relativieren und - vor allem - sie nüchtern zu betrachten.
Zunächst zum Umweltschutz, der ja in der besagten Interpella- tion auch angesprochen ist. Das Gatt - das muss ganz klar ge- sagt sein - hat nichts, aber auch gar nichts gegen die Lösung von länderspezifischen Umweltschutzproblemen nach dem Inlandprinzip. Diesbezügliche Befürchtungen sind in diesem Zusammenhang fehl am Platz.
Frau Bäumlin hat vorhin etwas zur Lage der Entwicklungslän- der gesagt. Ich habe durchaus Verständnis, wenn sie hier ge- wisse historisch tradierte Vorbehalte gegenüber dem Gatt und der Welthandelsliberalisierung vorbringt. Aber es muss natür- lich auch ganz klar gesehen werden, dass die Position der Ent- wicklungsländer gerade bei der Uruguay-Runde eine sehr mit- bestimmende war. Es muss, nüchtern gesehen, eingestanden werden, dass hier gewisse Vorteile zugunsten der Position der Entwicklungsländer geschaffen werden konnten, gerade auch dank der veränderten Haltung der grossen, der wirt- schaftsmächtigen Blöcke in den Verhandlungen. Denken Sie nur etwa an die Uebergangsfristen.
Auch was die Agrarpolitik anbelangt, wären da einige Dinge richtigzustellen, hätte man die Zeit dazu. Denken Sie etwa an die Direktzahlungen: Die Direktzahlungen gemäss Artikel 31a und 31b Landwirtschaftsgesetz sind notifizierbar im Sinne der grünen Kategorie und damit Gatt-konform. Die nichtökonomi- schen Ziele können also mit der Uruguay-Runde durchaus realisiert werden.
Denken wir daran: Die Uruguay-Runde ist ein «single package», wir können nicht einzelne Optionen herausneh- men. Unser Verhandlungsspielraum ist relativ eng. Wir müs- sen uns im klaren sein, dass es um Ziele geht, die unsere kleine, offene Volkswirtschaft im Zentrum interessieren. Den- ken Sie an die Erleichterung des Marktzugangs in für die Schweiz wichtigen Bereichen wie Pharmazeutika und chemi- sche Produkte; an die Einbeziehung des Immaterialgüter- schutzes und die Erhöhung der Rechtssicherheit für Direktin- vestitionen im Ausland; an die Erleichterung der Marktzu- gangsbedingungen für Dienstleistungserbringer.
Das alles sind Dinge, die für unsere Volkswirtschaft natürlich von ganz grosser Bedeutung sind. Dass der Agrarhandel in der Uruguay-Runde gegen den Industriehandel ausgespielt wird, ist eine Tatsache, an der auch die Schweiz nicht vorbei- kommt. Und trotzdem gibt es für die Schweiz, auf lange Sicht gesehen, auf jeden Fall keine Alternative zu diesem Abkom- men, zu dieser Verhandlungsrunde. Ich würde sogar sagen, ein Scheitern der Uruguay-Runde wäre kein Grund zur Scha- denfreude. Im Gegenteil: Ein Scheitern der Uruguay-Runde könnte sich - gerade nach dem EWR-Nein der Schweiz - auf unsere Volkswirtschaft sogar sehr nachteilig, wenn nicht ver- heerend auswirken.
Ich möchte Sie deshalb bitten, dieser Sache etwas nüchterner und positiver gegenüberzustehen und nicht einfach immer nur das Negative zu sehen.
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1803
Moser: Die Auto-Partei hat in der EWR-Diskussion das Gatt immer klar als Schutz vor allfälligen EG-Repressalien ins Feld geführt. Hauptzielsetzung des Gatt ist es, wettbewerbsverzer- rende Mechanismen abzubauen, wirtschaftliche Handels- sanktionen zu verhindern und damit eine Wohlstandsförde- rung zu erreichen. Es sind genau diejenigen Rahmenbedin- gungen angesprochen, welche ein kleines, exportorientiertes Land dringend braucht. Demzufolge ist es klar, dass wir dieses Sicherheitsnetz für die Schweiz im internationalen Welthandel als unverzichtbares System aufrechterhalten und ausbauen wollen.
Warum die CVP-Fraktion gerade jetzt eine dringliche Interpel- lation zu den Gatt-Verhandlungen eingebracht hat, ist uns völ- lig schleierhaft, denn die sogenannte Uruguay-Runde steht praktisch vor dem Abschluss. Die heutige Debatte ändert am Ausgang dieser Verhandlungen rein gar nichts. Vielleicht kann uns ein Exponent der CVP-Fraktion erklären, warum es dieser erst heute einfällt, eine Diskussion über bereits verhandelte und abgehakte Themen in dieser Runde zu verlangen.
Die von der CVP-Fraktion aufgeführten Forderungen an die Verhandlungsdelegation sind geradezu lächerlich! Was glau- ben Sie denn, welchen Stellenwert die Schweiz unter den Gatt-Verhandlungspartnern einnimmt? Sie wollen laut Ihrer In- terpellation umweltschutzpolitische Anliegen klar den han- delspolitischen Interessen überordnen, und Sie verlangen auch noch einen «Heimatschutz» für die schweizerische Milch- wirtschaft.
Meine Damen und Herren der CVP-Fraktion: Dieses sektori- elle Denken ist erschreckend. Das Gatt und die Verhandlun- gen der Uruguay-Runde befassen sich mit allen Wirtschafts- bereichen. Der Bereich der Landwirtschaftsverhandlungen macht lediglich etwa einen Fünfzehntel der Verhandlungen aus.
Ein Verbot von wettbewerbsverzerrenden Subventionen ist für die Schaffung einer gesunden und freien Marktwirtschaft uner- lässlich. Damit kommen wir zum springenden Punkt: Für die Schweiz als Industriestaat wird es unumgänglich sein, unse- ren Agrarmarkt zu öffnen, wenn wir - umgekehrt! - unsere In- dustriegüter und Dienstleistungen weiterhin in alle Welt ver- kaufen wollen. Es ist völlig unbestritten: Wenn die Schweiz ge- samthaft verbesserte Exportbedingungen erhalten will, muss sie auch Gegenleistungen erbringen. Gratiskäse gibt es nur in der Mausefalle!
Bedenkt man, dass das Gatt mit seinen über 110 Mitgliedstaa- ten 90 Prozent des gesamten Welthandels abdeckt, dann muss auch dem letzten Schweizer und der letzten Schweizerin die Bedeutung dieses Systems deutlich werden. Ein Abseits- stehen gibt es für uns nicht! Das Gatt bietet internationale Rechtssicherheit und ist gerade für ein kleines Land wie die Schweiz von vitalster Bedeutung. Die Forderungen, die die EG in den bilateralen Verhandlungen gegenüber der Schweiz jüngst gestellt hat, zeigen deutlich, wie es ist und wie mit ei- nem kleinen Land umgesprungen wird, wenn ein entspre- chendes multilaterales Handelssystem fehlt.
Die Auto-Partei hofft, dass die Uruguay-Runde möglichst bald abgeschlossen sein wird, denn damit werden auch Zollreduk- tionen von durchschnittlich einem Drittel ermöglicht. Dieser Zollabbau bedeutet für die Schweiz eine Erleichterung des Zu- gangs zu besonders wichtigen Märkten, wie dies die USA, Ja- pan, Kanada und verschiedene Entwicklungsländer sind. Zu- dem bekommen wir für die Inlandproduktion Rohstoffe aus dem Ausland zu verbilligten Preisen. Andererseits ist eine Li- beralisierung im öffentlichen Beschaffungswesen heute nicht mehr zu verhindern. Wir sind jedoch überzeugt, dass der be- troffene Wirtschaftssektor durch die wesentlich bessere Pro- duktivität und Qualität im Vergleich zum Ausland nach wie vor wettbewerbsfähig sein wird.
Ich möchte nicht vergessen zu erwähnen, dass wir von einem Werk sprechen, von dessen Abschluss der Wohlstand der Schweizer Bevölkerung abhängt. Dieses Werk ist lebenswich- tig und unterscheidet sich vollständig vom protektionistischen und meines Erachtens unwürdigen EWR-Abkommen. Wir alle, Handel, Gewerbe, Industrie und Landwirtschaft, sitzen im glei- chen Boot, und wir können uns kein sektorielles Denken lei- sten, wie es in einigen Vorstössen zum Ausdruck kommt.
Bedenken Sie auch, dass unsere Sozialwerke nur aufrechter- halten werden können, wenn wir auch bereit sind, die Rah- menbedingungen für eine gesunde und weltoffene Wirtschaft zu verbessern. Das Gatt kann diesen Beitrag leisten, und der Standort Schweiz kann nach dem Abschluss der Uruguay- Runde wieder aufgewertet werden. Das Tor zu einem freien Welthandel ist geöffnet.
Hess Peter: Herr Moser von der Auto-Partei, Sie reklamieren für sich profundes Gatt-Wissen. Sie müssten eigentlich wis- sen, dass die Schlussverhandlungen im Zusammenhang mit diesem Abkommen noch nicht stattgefunden haben. Sie kom- men doch nur dazu, die Frage nach dem Zeitpunkt der Einrei- chung dieser dringlichen Interpellation zu stellen, weil Sie den Gatt-Mechanismus nicht verstehen.
Jetzt ist der richtige Zeitpunkt, die Dossiers nochmals zu öff- nen und die Fragen, die wir dem Bundesrat gestellt haben, zu beantworten. In zwei, drei Monaten wird es vielleicht zu spät sein. Aber vielleicht stellen Sie sich auch einmal hin und stu- dieren den Gatt-Mechanismus; dann werden wir sehen, wer hier wirklich mit der Sache vertraut ist.
Frau Misteli: Ich werde mich kurz zum Verhandlungsprozess und zur Auswirkung auf die Zusammenarbeit mit den Entwick- lungsländern äussern.
In einem Interview sagte der neue Gatt-Generaldirektor Peter Sutherland, dass die Konsequenzen eines Fehlschlages für die Schweiz, welche ausserhalb der grossen Wirtschafts- blöcke steht, aber jeden zweiten Franken im Export mit diesen verdient, sehr einschneidend wären. Die grüne Fraktion ist ebenfalls der Meinung, dass es ein internationales Handelsab- kommen braucht, doch haben wir hinsichtlich des Gatt- Abkommens, wie es vielleicht Mitte Dezember unterzeichnet werden soll, einige Fragen, auch Zweifel.
Im Zusammenhang mit dem Abkommen wird immer wieder von mehr Transparenz gesprochen, doch der Verhandlungs- prozess selbst ist alles andere als transparent oder demokra- tisch. Wieder einmal wird vom Bundesrat ein für uns und un- sere Wirtschaft entscheidendes Abkommen unterschrieben, welches offiziell in seinem Wortlaut nicht bekannt ist. Diskus- sionen wie die heutige kommen ein wenig zu spät. Das Parla- ment hätte die Leitplanken für die Delegation früher festlegen müssen und die Bevölkerung über die Notwendigkeit dieses internationalen Handelsvertrages laufend informieren und die Diskussion darüber in die Wege leiten sollen.
Ein weiterer Aspekt: Den Entwicklungsländern gehen entspre- chend einer Auflistung des UNDP, des Entwicklungsprogram- mes der Vereinten Nationen, 500 Milliarden Dollar im Jahr auf- grund des heutigen Protektionismus im Welthandel verloren. Das Gatt schätzt diesen Verlust auf etwa 100 Milliarden US- Dollar im Jahr. Die Wirklichkeit wird zwischendrin liegen. Wirt- schaftsexperten zufolge würde die Ausdehnung des Freihan- dels mit der siebenten Gatt-Runde ein zusätzliches Welthan- delsvolumen bis zu 200 Milliarden US-Dollar entstehen las- sen. Die Schlussfolgerung, dass die Entwicklungsländer ge- winnen würden, liegt nahe. Doch werden es nur einige der Drittweltländer sein, vor allem in Asien; die ärmeren Entwick- lungsländer können nicht mitreden.
Im Gatt verhandeln vor allem die wirtschaftsmächtigen Län- der, wie wir es gerade in letzter Zeit bei den Blair-House-Ver- handlungen mitverfolgen konnten. Diese Verhandlungen wer- den enorme Folgen für die Drittweltländer haben.
Grosse Auswirkungen auf die wirtschaftlichen Möglichkeiten der Drittweltländer werden die handelsbezogenen Aspekte der Schutzrechte für geistiges Eigentum, abgekürzt Trips, haben.
Das Gatt-Sekretariat und allen voran die USA, die Schweiz, die EG und Japan - also die grossen Wirtschaftsmächte - stellen sich auf den Standpunkt, dass fehlender Patentschutz wie ein nichttarifarisches Handelshemmnis behandelt werden soll. Fehlender Patentschutz müsste dann nach den Gatt-Regeln mit Handelssanktionen bestraft werden.
Hier kommen die neuen Bio- und Gentechniken ins Spiel; selbstverständlich werden im Gatt auch lebende Materie und biotechnische Erfindungen als patentierbar betrachtet und
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Gatt. Interpellations
sollen in die Gatt-Regeln einbezogen werden. Denn als Vor- bild gilt das Patentsystem der USA, wo Pflanzen, Tiere, Zellen und Gene patentierbar sind. Die Schweiz vertritt mit den USA diese Position.
Bei diesen Patentierungen zahlen wir dann mit unseren Ent- wicklungshilfegeldern unseren Chemiefirmen die Lizenzen für die Drittweltbauern. Die grüne Fraktion und ich finden aber, dass sich der Bundesrat schon bei den Verhandlungen stärker für die Entwicklungsländer einsetzen sollte und nicht nachher reparativ - sozusagen als Sozialarbeit - mit den Entwicklungs- hilfegeldern die Sache wieder zurechtbiegen sollte.
Ich bitte den Bundesrat, sich in den weiteren Verhandlungen dafür einzusetzen.
Steffen: Die SD/Lega-Fraktion begrüsst es, dass der Bundes- rat mit der Dringlicherklärung der Interpellation «Gatt-Ver- handlungen. Oekologische und soziale Interessen» aufgefor- dert ist, vor Abschluss der Uruguay-Runde des Gatt Erklärun- gen zu seiner Verhandlungsposition und zu seinen Absichten abzugeben. Dies interessiert uns um so mehr, als bis zum 15. Dezember dieses Jahres ein Schlusspaket vorliegen muss, welches 26 Abkommen enthalten wird, die von den teil- nehmenden Staaten als Gesamtes zu übernehmen wären. Die Zeit des Rosinenpickens in Form von individuellen Vertrags- abkommen für Gatt-Mitglieder, wie sie bei der Tokio-Runde noch möglich waren, wird nach Abschluss der achten Ver- handlungsrunde vorbei sein.
Der Wortlaut der Interpellationen Darbellay und Wyss William und die bundesrätlichen Antworten machen deutlich, dass zwei Hauptsorgen bestehen: einerseits die Sorge, dass nicht alle Staaten von der angestrebten Liberalisierung der Handels- beziehungen profitieren könnten, und andererseits die Sorge, dass Massnahmen als Folge des Gatt-Abkommens massive Auswirkungen auf das Einkommen der Bauern und auf die Struktur der schweizerischen Landwirtschaft haben dürften.
Die Antworten des Bundesrates fallen grosso modo zuver- sichtlich aus. Dass eine volle Kompensation des allfälligen Ab- baus der produktegebundenen Stützung durch Direktzahlun- gen aus innen- und finanzpolitischen Gründen nicht möglich sein würde, gibt der Bundesrat gegenüber dem Interpellanten Wyss William offen zu. Die Ehrlichkeit des Bundesrates ehrt ihn. Aber diese Tatsache verunsichert viele Bauern noch mehr. Wenn man bedenkt, dass der Tagesverdienst einer Bauernfa- milie 1989 im Durchschnitt noch mit 181 Franken angegeben wurde, 1992 aber lediglich noch 113 Franken betrug, was ei- ner Senkung von rund 35 Prozent entspricht, versteht man die Sorgen unserer Bauern. Als Auswirkungen der heute vorlie- genden Gatt-Bestimmungen befürchten Bauernführer noch tiefere Produktepreise, verringerte Produktion wegen ver- mehrter Importkonkurrenz und schliesslich eine Gefährdung der Direktzahlungen aufgrund der weiterhin überbeanspruch- ten Bundesfinanzen.
Im Schachspiel kennt man das Bauernopfer. Liest man be- stimmte Verlautbarungen, die prognostizieren, es würden in der nächsten Zeit 30 000 bis 50 000 Bauernbetriebe eingehen oder - vielleicht etwas pointierter ausgedrückt - auf dem Altar der Exportwirtschaft geopfert, stellt sich die SD/Lega-Fraktion die Frage: Ist ein solches Bauernsterben staatspolitisch über- haupt zu verantworten? Wir sagen: Nein!
Wir fordern den Bundesrat auf, alles zu unternehmen, damit dieses Horrorszenario nie Wirklichkeit wird.
Ein Staat, der seinen Nährstand zugrunde richtet, wird früher oder später selber untergehen. Wer weiss, wie schnell klimati- sche Turbulenzen riesige Landstriche überfluten und aus- trocknen können und so Weizen-, Mais- und Reisernten im Ausmass von vielen Millionen Tonnen zu vernichten vermö- gen, hegt und pflegt die Landwirtschaft in kleinen Räumen.
Bundesrat Brugger hat zu seiner Zeit den Selbstversorgungs- grad der Schweiz als knapp unter 50 Prozent liegend bezeich- net. Jetzt soll er plötzlich 65 Prozent betragen, obwohl die Wohnbevölkerung um rund 700 000 Personen zugenommen hat! Ich möchte von Ihnen, Herr Bundesrat Delamuraz, fol- gende Frage beantwortet wissen: Welcher Professor an wel- chem Institut welcher Universität hat den Selbstversorgungs- grad von 65 Prozent errechnet?
Der ganze Gatt-Prozess, welcher seit 1947 andauert, ist Teil ei- ner Strategie, die zu einer zentral gelenkten Weltwirtschafts- ordnung führen soll. Eines ist voraussehbar: Statt der ge- wünschten Deregulierung und Oeffnung der Märkte wird ein noch höherer babylonischer Verwaltungsturm als jener in Brüssel entstehen, und die Vorschriften und Richtlinien wer- den nicht 17 Ordner, sondern 7mal 17 Ordner füllen.
Ein letzter Gedanke: Wer immer die Macht über die Versorgung der Menschenmassen mit Nahrung haben wird, wird auch poli- tische Macht ausüben und diese notfalls durch Erpressung er- zwingen können. An den Gatt-Verhandlungstischen sitzen nicht nur Philanthropen, sondern knallharte Interessenvertre- ter, die je nach Ausgang der Verhandlungen ihren Auftragge- bern keine, kleine oder Riesengewinne ermöglichen. Wenn Mil- lionen Tonnen Güter von Kontinent zu Kontinent über Welt- meere verschoben werden dürfen, gibt es immer ein paar ganz Grosse, die die Sache in ihren Händen halten.
Herr Bundesrat Delamuraz, unsere Fraktion erwartet mit Inter- esse Ihre Erläuterungen, insbesondere in bezug auf die Inter- pellation der christlichdemokratischen Fraktion; dieser Text ist unserer Ansicht nach ein politisch schwer zu lösender gordi- scher Knoten.
Vollmer: Es ist zwar nur ein kleiner Trost, wenn wir jetzt an- stelle der verpassten Europadebatte hier wenigstens zur wich- tigen Uruguay-Runde im Gatt diskutieren dürfen. Diese Gatt- Runde ist für die Schweiz ja nicht nur aussenwirtschaftlich, sondern auch in ihren Auswirkungen auf unser Land - und da- mit innenpolitisch - von grösster Bedeutung.
Es könnte ja reizvoll sein, jetzt auf dem Umweg der Gatt-Pro- blematik doch noch die damit zusammenhängenden wichti- gen europapolitischen Aspekte einzuflechten; denn in vielem sind die Problemstellungen ähnlich, respektive sie erfordern eine analoge Antwort und ein entsprechendes innenpoliti- sches Handeln.
Es scheint, dass man das jetzt auch bei den Bauern gemerkt hat. Wenn man die Begründung der Interpellation Wyss Wil- liam hier gehört hat, spürt man daraus, dass man jetzt dort of- fensichtlich gemerkt hat, dass wir mit der Ablehnung des EWR unsere Position im Gatt keineswegs verbessert haben.
Ich bin weiss Gott kein Euphoriker eines ungehemmten, die regionalen, sozialen und demokratischen Strukturen miss- achtenden Welthandels. Aber eines ist im Gatt so klar wie in der Europafrage: Es geht nicht nur darum, zu fragen, wie gut oder weniger gut eine multinationale Institution ist; es geht darum, abzuschätzen, was eine Isolation sowohl für die Ent- wicklung dieser Organisation wie auch für unser Land in allen Aspekten bedeuten würde. Und da gibt es auch beim Gatt keine Zweifel: Gerade für unser Land, das aussenwirtschaft- lich so extrem verflochten ist, kann es keine Alternative geben. Was hingegen beim Gatt not tut, ist insbesondere eine klare schweizerische Politik, welche die absehbaren negativen Aus- wirkungen dieses Gatt mit den innenpolitischen Vorkehren mi- nimalisiert. Und da gibt es ja im Bereiche der Landwirtschaft - wir haben das gehört -, aber auch im Bereiche der Entwick- lungspolitik einiges zu tun. Ohne wirksames Gegensteuer droht die Gefahr, dass beispielsweise verschiedene Lebens- mittelbestimmungen durch den sogenannten Codex alimen- tarius ausgehöhlt werden. Wir wissen, dass sich innerhalb des Gatt gerade die industriellen Lebensmittelhersteller massiv durchgesetzt haben.
Vom Bundesrat ist deshalb heute zu verlangen, dass er in ei- nem Bericht die möglichen Spielräume auslotet, in denen wir auch unter neuen Gatt-Bedingungen dafür sorgen können, dass nicht wir als Schweiz den unerwünschten Preis des Welt- handels zahlen müssen. Der sogenannte Welthandel ist ja auf weiten Strecken alles andere als frei. Nicht nur die vorhande- nen Marktmächte und -monopole werden dazu führen, dass wir keineswegs immer die schulbuchtheoretischen Segnun- gen des freien Marktes verspüren werden - ganz im Gegenteil. Solange die Wegekosten - weltweit noch viel weniger als bei uns - auch die sozialen und ökologischen Kosten beinhalten, wird das Ergebnis des Abbaus der sogenannten nichttarifären Handelshemmnisse noch lange nicht zu einem ökonomisch vernünftigen Ergebnis führen.
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Gatt. Interpellationen
In jedem Fall verlange ich aber vom Bundesrat, dass er - nicht zuletzt in Respektierung des neuen Artikels 47bis a des Ge- schäftsverkehrsgesetzes - die parlamentarische Mitwirkung in diesem wichtigen Gatt-Bereich, auch im Hinblick auf die nächsten Abkommen, respektiert und auch ermöglicht Es wäre interessant, dazu - über die schriftlichen Antworten hin- aus - vom Bundesrat noch etwas mehr zu hören.
Ich war auch überrascht über die Fragen der CVP-Fraktion. Es kann tatsächlich nicht mehr darum gehen, dass wir in der Uru- guay-Runde eine neue Verhandlungsstrategie auftun. Heute kann es noch darum gehen, dass wir die Folgen dieser Uru- guay-Runde für unser Land mit innenpolitischen Massnah- men abfedern, innenpolitisch eben entsprechend handeln, damit unser Land und vor allem die Bevölkerung in unserem Land nicht die möglichen schädlichen Folgen dieser soge- nannten Liberalisierung des Welthandels tragen müssen.
Wir erwarten vom Bundesrat heute klarere Antworten, ein kla- reres Aufzeigen der Spielräume, die er mit dem Gatt-Abkom- men hat, als das, was er uns in der Stellungnahme zur Interpel- lation der christlichdemokratischen Fraktion dargelegt hat.
Binder: Die geschlossene SVP-Fraktion erklärt sich mit der In- terpellation Wyss William einverstanden. Auch wir vermissen eine klare Strategie, Herr Bundesrat. Allerdings könnte es sein, dass Sie eine haben. Falls ja, bitten wir Sie, uns diese be- kanntzugeben. Andernfalls bitten wir Sie, raschmöglichst eine zu entwickeln.
Was heute über das Gatt gesprochen wird, scheint mir wichtig zu sein, und zwar aus folgenden Gründen:
Die Oeffentlichkeit, das heisst das Volk, ist schlecht darüber informiert, was das Gatt ist, was es will, was die Auswirkungen auf die Schweiz und was die speziellen Auswirkungen auf die Landwirtschaft sind.
Der neue Gatt-Direktor, Peter Sutherland, will die Uruguay- Runde, das heisst die achte Welthandelsrunde, am 15. De- zember dieses Jahres zum Abschluss bringen. Dieser zeitli- che Druck stammt zum guten Teil aus den USA, weil Präsident Clintons Mandat, das beinhaltet, dem Kongress das Gesamt- abkommen als Gesamtpaket am 15. Dezember, vorzulegen, am gleichen Tag endet.
Im Vorfeld des Budgets 1994 bieten sich heute beste Mög- lichkeiten für alle, die Sie hier versammelt sind, Flagge zu zei- gen, d. h., Vorschläge zu unterbreiten, wie die Schweizer Landwirtschaft nach einem allfälligen Gatt-Abschluss unter einkommensmässig vernünftigen Bedingungen weiterbeste- hen kann.
Die heutige Lage der Landwirtschaft erinnert stark an das «Lä- delisterben», gegen das man sich auch wehrte, mit dem Er- folg, dass es trotzdem stattfand. Hinterher haben dies viele be- dauert, vorab viele, die sich um den Laden nebenan zuwenig gekümmert haben.
Bei diesem Vergleich stellen sich darum einige Fragen: Wollen wir Aehnliches mit unserer einheimischen Landwirtschaft? Wollen wir für unsere bäuerlichen Familienbetriebe immer hö- here Hindernisse bauen, die für viele zunehmend unüberwind- bar werden? Wollen Sie die Verantwortung für den Einbruch einer tüchtigen, starken und qualitativ hochstehenden Land- wirtschaft übernehmen? Wenn Sie das nicht wollen, dann müssen Sie reagieren auf das, was das vorliegende Gatt- Abkommen für die Bauern bringen will: einen Gatt-Vertrag, der für alle Staaten mit einer auf dem Familienbetrieb basierenden Agrarwirtschaft grosse Schwierigkeiten bringt. So sind denn auch die Bauernverbände und Organisationen in fast allen Staaten, selbst in den USA und Kanada, höchst beunruhigt.
Die Schweizer Bauern mussten in den letzten drei Jahren ei- nen Einkommensverlust von 29 Prozent hinnehmen. Welche andere Branche hätte das so einfach hingenommen? Keine! Die Landwirtschaft ist sich aber der Wichtigkeit eines erfolgrei- chen Gatt-Abschlusses und dessen Bedeutung für die schwei- zerische Volkswirtschaft absolut bewusst. Ein solches am Ende von über 100 Staaten unterzeichnetes Abkommen wird eine markante Liberalisierung des Welthandels nicht nur mit Waren, sondern auch mit Dienstleistungen bringen.
Das angestrebte Abkommen wird ein Gesamtpaket sein. Es wird also keinem Teilnehmerstaat möglich sein, einzelne Teile
davon auszunehmen und andere nicht. Nach Vertragsab- schluss haben die Unterzeichnerstaaten innert 18 Monaten den Vertrag innerstaatlich zu genehmigen und die Vereinba- rungen in das nationale Recht zu übernehmen. Laut Bundes- verfassung untersteht dieses Abkommen dem fakultativen Re- ferendum.
Bei solch umfassenden Vertragswerken gibt es auch immer Gewinner und Verlierer. Verliererin ist momentan ganz eindeu- tig die Landwirtschaft. Sie wird durch tiefgreifende Einschrän- kungen betroffen.
Es stellt sich die Frage, ob die Schweiz zugunsten eines Gatt- Abschlusses den Preis von 2 bis 3 Milliarden Franken Einkom- mensausfall in der Landwirtschaft und Marktanteilsverluste im Umfang einer Produktion von 50 000 bis 100 000 Hektaren hinnehmen soll oder ob dieser Verlust durch die Vorteile in der übrigen Wirtschaft aufgefangen werden kann.
Gleichzeitig werden auch Ausnahmen gefordert, so etwa beim Abbau der internen Stützung für Milch und Zucker. Ein Haupt- anliegen der Schweiz war es, die Multifunktionalität der Land- wirtschaft einzubringen. Schöne Worte der Solidarität vermö- gen uns nicht zu überzeugen. Hier wollen wir Taten sehen. Zusammenfassend halte ich folgendes fest:
Mit unserem heutigen tiefen Selbstversorgungsgrad sind wir in erster Priorität dafür, die Menge zu halten.
Den Besonderheiten des Produktionsstandortes Schweiz ist zwingend Rechnung zu tragen.
An den zehnjährigen Fristen ist dringend festzuhalten.
Die Multifunktionalität einer nachhaltigen Produktion ist in den Verhandlungen vehement zu vertreten.
Die Schutzklausel muss verbessert werden. Dies ist vor al- lem für die Schweiz mit einem kleinen Markt bei grossem Marktzutritt wichtig. Das gleiche gilt für die Friedens- und Ent- wicklungsklausel.
Der Gatt-Vertrag bedroht die bäuerlichen Familienbetriebe, die als landwirtschaftliche Betriebsform unbestritten gefordert werden: also hundertprozentige Kompensation des Ausfalls.
Die Schweiz muss sich dafür einsetzen, dass Massnahmen gegen Oekodumping gleichwertig behandelt werden wie Handelsregeln, das heisst, Massnahmen eines Staates zur Bekämpfung von Oekodumping dürfen handelspolitisch nicht geahndet werden.
Kühne: Ich gehe davon aus, dass Sie die Offenlegung meiner Interessenbindung von letzter Woche noch im Gedächtnis ha- ben. Ich kann Ihnen nur sagen: Ich bin Milch- und Käsefach- mann wie viele andere in diesem Saal auch.
Die Position der CVP-Fraktion ist eindeutig richtig und steht im Widerspruch zu den Positionen der Herren Moser, Baumann und Hämmerle. Herr Moser, es ist folgendermassen - ich möchte Ihnen das mit einem Beispiel erklären, das Sie sicher verstehen -: In den Gatt-Verhandlungen befinden wir uns jetzt an diesem Punkt, an dem der Katalog für ein neues Fahrzeug herausgekommen ist. Die Konditionen müssen jetzt noch aus- gehandelt werden, und ob Handelsschluss am 15. Dezember ist, ist nach wie vor offen.
Zu den Fragen der Käsequalität: Wöchentlich sind Innovatio- nen schweizerischer Herkunft auf dem Markt - und wem der Emmentaler nicht passt, der hat genügend Ausweichmöglich- keiten. Der Gatt-Vertrag gibt nicht automatisch Zugang zum europäischen Markt, auch nicht für Bioprodukte. Wenn die Schweiz im Bereich Landwirtschaft mit den USA verglichen worden ist, möchte ich hier einfach anfügen, dass in Westeu- ropa 5 Millionen Tonnen Käse produziert werden und die Schweiz zu diesen 5 Millionen Tonnen 42 000 Tonnen dazulie- fert. Daran kann es also wirklich nicht liegen! Dann ist der Käse aus Rohmilch hergestellt, die in kleinen Betrieben erzeugt wird, und er wird in absolut kleinen Käsereien fabriziert. Wenn aus ideologischen Gründen nun Eigengoals für die Landwirt- schaft und die kleinen Betriebe geschossen werden, kann ich das nicht verstehen.
Herr Bundesrat, Sie unterschätzen offenbar die negativen Aus- wirkungen Ihrer Offerte für die Landwirtschaft Das Verteidigen dieser Position allein kann nicht die Zielsetzung sein. Sie ha- ben anlässlich der Sitzung der Kommission für Wirtschaft und Abgaben (WAK) des Nationalrates in La Chaux-de-Fonds die
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Gatt Interpellations
Gatt-bedingte Mengenreduktion mit 4,7 Prozent beziffert. Wir kommen zu anderen Zahlen: Im besten Falle wären es 6,5 Pro- zent - wenn Milch global gerechnet wird, also die Milchpro- dukte als eine Gruppe zusammengezählt und in Milchäquiva- lenten gewissermassen auf ein Produkt umgerechnet werden. Ist das nicht der Fall, werden die Auswirkungen noch gravie- render.
Bei den Auswirkungen müssen Marktzutritt, Subventionierung der Exporte, interne Stützungen kumulativ gewertet werden. Zudem sind indirekte Wirkungen möglich: So kann eine ge- ringfügige Verschlechterung der Position der landwirtschaftli- che Erzeugnisse verarbeitenden Industrie gemäss «Schoggi- Gesetz» die Konkurrenzfähigkeit entscheidend schwächen und zu Verlegungen des Standortes ins Ausland führen.
Die Auswirkungen werden für die Landwirtschaft in jedem Fall gravierend sein, denn es ist sehr einfach: Sehr viele Länder wollen Agrargüter exportieren, und die Zahl der zahlungsfähi- gen Abnehmer ist äusserst bescheiden. In dieser Interessen- lage gibt es für die schweizerische Landwirtschaft nur mehr oder weniger zu verlieren. Dem stehen etwas vage Aussagen gegenüber, z. B. die Antwort auf die Interpellation Darbellay - wo es heisst, die Agrarmärkte könnten sich erholen, und dann würde das Preisniveau steigen - oder die Versprechungen be- züglich der Sektoren: Wenn es diesen gutgehe, würden sie vermehrt etwas für die Landwirtschaft tun.
Herr Bundesrat Delamuraz, Sie werden dereinst wohl nicht mehr Kapitän des EVD-Schiffes sein, wenn die Bauern für die übrige Wirtschaft ins eisige Wasser springen sollen. Vielleicht sind Sie dann Kapitän einer Jacht auf dem Lac Léman, was ich Ihnen durchaus gönnen mag; aber Sie müssen auch für die anderen sorgen. Längerfristig wird das Feilschen um Tarife nicht zum Erfolg führen, denn Tarife werden erodieren, und sie werden uns keinen Schutz mehr bieten. Es ist also bei der Milch der Weg über Ausnahmeregelungen zu suchen.
Präsident: Ich kann Herrn Kühne, Herrn Fasel und Herrn Schmid Peter zum Geburtstag gratulieren. (Beifall)
Herczog: Vier Bemerkungen zu diesen Interpellationen:
Die EWR- oder Euro-Debatte wurde hier in Genf abgelehnt, während erfolglos ein Bilateralismus versucht wird, anderseits aber keine politischen Konzepte für eine pragmatische Euro- Integration auf dem Tisch liegen. Gleichzeitig sind wir absolut von den Verhandlungspositionen der EG abhängig. Das Ge- lingen der Uruguay-Runde hängt also allein von der EG und den USA ab.
Die aktuelle Präferenzordnung ist falsch. Zugunsten der Entwicklungsländer müsste sie erweitert werden, und zwar müsste sie gerade auf die Agrargüter und die Rohprodukte ausgedehnt werden, damit die Produkte der Entwicklungslän- der überhaupt einmal auf den Weltmarkt kommen. Aber ge- rade die Agrarprodukte stellen innerhalb der Wirtschafts- blöcke heute den Hauptstreitpunkt dar. Wir haben das hier bei den Interpellationenen auch gesehen.
Diese dringliche Interpellation, das wurde schon erwähnt, kommt etwas zu spät. Ich bin aber effektiv der Ansicht, dass wir bei einer nächsten Runde, falls eine solche kommen wird, die Rolle des Parlamentes klar definieren müssen - und zwar zu- handen der Rahmenbedingungen, damit die sozialen und ökologischen Bedingungen im Inland auch definiert werden können. Es ist ja heute offenbar so, dass auch im Rahmen des Gatt Innenpolitik durch Aussenpolitik bestimmt werden kann und bestimmt werden wird. Es ist unerlässlich, dass der Bun- desrat uns für die nächsten Runden auch über die möglichen Spielräume und das informiert, was wir sozialpolitisch und ökologisch machen können.
Die Wirtschaftsblöcke EG, USA und Japan stellen in dem Moment das Gatt in Frage, da aus binnenmarktpolitischen Ueberlegungen Gatt-Prinzipien nicht respektiert werden. Jene Länder, die nicht zu den Wirtschaftsblöcken gehören - wie un-
ser Land auch -, werden Ergebnisse also einfach akzeptieren müssen. Hier kommt wieder der Zusammenhang zur Frage der europäischen Integration: Entweder suchen wir für unser Land die praktikabelste Europaintegration via EWR, oder wir sorgen dafür, dass die Gatt-Ordnung der Nachkriegszeit wirt- schaftspolitisch aktualisiert wird.
Zusammengefasst: Wir können generell sagen, dass ein posi- tiver Abschluss des Gatt für unsere Arbeitnehmerinnen und Ar- beitnehmer in der Schweiz mehr bringt als kein Abschluss, weil sonst auch Kapitalien weggehen, so dass unser Land der- artigen sozialpolitischen Druckversuchen ausgesetzt ist, dass wir in enorme Schwierigkeiten und Auseinandersetzungen ge- raten werden. Für uns wäre es also eine Notwendigkeit, dass die Rolle der Schweiz im Hinblick auf die nächste Debatte vom Parlament so definiert wird, dass die sozialen und ökologi- schen Randbedingungen klar bestimmt werden.
M. Cavadini Adriano: On l'a déjà dit, le groupe radical soutient les accords du Gatt Nous sommes conscients que le Gatt ne remplace pas l'Espace économique européen, mais c'est un autre pas dans la libéralisation des échanges de produits in- dustriels. Le fait d'introduire des règles uniformes dans le jeu de la concurrence est un élément qui nous intéresse particuliè- rement. De plus, dans ces accords qui sont en train d'être né- gociés, il y a un volet concernant les services, un volet la pro- priété intellectuelle et un volet les investissements, qui sont des éléments nouveaux que nous devons appuyer.
Dans les services, par exemple, il y aura pour la première fois des règles claires. Avec les règles pour les produits indus- triels, cela nous permettra de nous insérer dans un marché global au niveau international et de rester compétitifs par rap- port aux autres nations. Les règles du Gatt profitent à tous les pays, mais surtout aux petits pays, car elles garantissent que les grandes nations n'aient pas un comportement arbitraire, ou un comportement de fermeture, sur leurs marchés.
Si nous pouvons calculer les coûts du Gatt pour l'agriculture, il est plus difficile de le faire pour les services ou pour l'industrie, mais sur 15 volets et 26 accords, l'agriculture y est avec 1 volet et 3 accords. Nous voyons donc comment le Gatt intéresse en premier lieu toute l'économie suisse et l'enjeu est donc vital pour nos entreprises ainsi que pour nos places de travail, même s'il y a quelques problèmes et quelques inconvénients pour l'agriculture.
En conclusion, j'aimerais adresser trois questions au Conseil fédéral: quel est le calendrier interne qu'il prévoit, lors de l'aboutissement de ces négociations, pour la procédure que nous devrons suivre en Suisse. Ensuite, quelles pourraient être la conséquence d'un refus du Gatt par notre pays et les conséquences en fonction aussi des anciennes règles du Gatt que nous avons encore aujourd'hui Est-ce que ces règles res- teront en vigueur ou bien ne seront-elles plus disponibles pour notre nation?
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Ce débat me démontre tout d'abord que trois questions importantes demeurent encore sans réponse pour un certain nombre d'entre vous et doivent retenir notre attention d'abord. C'est à leur examen que je vais me livrer très rapidement. Dans un second temps, je répondrai à quelques questions spécifiques qui m'ont été posées avec plus ou moins d'élégance et avec plus ou moins de procès d'intention. Et je conclurai, si vous m'en donnez le temps.
La première question consistera à remarquer que le cycle de l'Uruguay Round n'est certes pas une négociation purement agricole et que ses résultats globaux sont pour notre écono- mie en général d'une importance et d'une signification consi- dérables. L'absence de résultats généraux pour le Gatt aurait pour notre pays un impact négatif proportionnellement plus grand qu'il n'en aurait sur des économies d'un type différent; sur des économies qui sont, moins que la nôtre, des écono- mies à valeur ajoutée, et qui sont d'une dimension différente parce que largement autosuffisantes. Il s'agit de très grands pays à côté desquels la situation suisse est une situation de très forte interdépendance: 86 milliards de francs d'exporta- tion de marchandises, chiffre d'aujourd'hui, 25 milliards de francs d'exportation de services. Nous pouvons continuer à
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nous développer de cette manière au plan mondial, comme nous l'avons fait sur la base de règles générales du Gatt qui étaient valables pour tous, mais nous ne pourrions pas le faire demain avec des règles dépassées que d'autres pays, nos concurrents et nos partenaires, auraient abandonnées pour avoir accepté les conséquences de l'Uruguay Round. Que cela soit dit en toute clarté, nous avons intérêt, un intérêt vital - comme dirait M. Darbellay - à réussir cette opération pour que nous soyons à même de disposer de règles performantes, cel- les-là mêmes dont disposeront nos concurrents.
La deuxième remarque que je veux faire a trait, plus particuliè- rement, à l'agriculture. Voyez-vous, lorsque nous nous som- mes décidés à entrer au Gatt, et que nous avons obtenu, en 1966, un statut particulier pour notre agriculture, que nous sommes les seuls au monde à avoir obtenu - le statut particu- lier des Etats-Unis est d'une nature différente -, eh bien, nous avons très largement protégé les intérêts de l'agriculture suisse. C'était sans doute légitime, mais cela l'a été au détri- ment d'autres secteurs de notre économie, et en particulier du secteur de l'exportation des biens qui s'est trouvé plus forte- ment confronté à la concurrence de nombreux exportateurs, plus mal placé que d'autres pays, d'autres concurrents de la Suisse qui disposaient, a priori, de taux de droits de douane meilleur marché et plus facilement accessibles. Il y a donc eu distorsion de la concurrence au détriment de la Suisse. C'était le prix que l'on payait pour une protection particulière de l'agri- culture suisse. Nous n'avons pas à le regretter, certes pas, mais nous avons à nous dire, aujourd'hui, que la protection lé- gitime de l'agriculture, d'une agriculture suisse qui connaisse la vitalité, doit être trouvée par d'autres moyens, et c'est en ceci que nous parlons d'une solidarité réciproque qui, vérita- blement, unit l'ensemble des secteurs de notre économie.
L'ajustement de l'agriculture suisse - et c'est ma troisième considération - est indispensable, nous le savons bien, et pas du tout, mais vraiment pas du tout, seulement parce que le Gatt l'aurait exigé et parce que nous passerions par toutes ses exigences à quelque prix qu'elles se situent. Nous le savons bien depuis la discussion du 7e rapport sur l'agriculture, il est indispensable que nous adaptions le secteur agricole comme nous l'avons décidé, et comme vous le faites en concrétisant maintenant par des décisions législatives les conclusions du 7e rapport sur l'agriculture.
Mais j'aimerais ajouter deux éléments essentiels: le premier, c'est que non seulement l'agriculture s'adapte et se tourne vers des structures le plus près possible du marché, mais les autres secteurs de l'économie aussi. Il est bien clair que pour l'industrie, et demain pour les services, la capacité d'être à la hauteur des conditions de demain, d'être concurrentiel et de supporter une concurrence redoublée - car c'est cela l'enjeu du Gatt, c'est cette multilatéralité et ce libéralisme qui sont né- cessaires - exige aussi des autres secteur une capacité d'adaptation, d'ouverture, et une force de concurrence qui ne sont pas automatiquement données.
Je voudrais par cela démontrer que l'agriculture n'est de loin pas le seul secteur de notre économie à devoir s'adapter: les autres secteurs doivent s'adapter, et comment! La différence est sans doute que cette adaptation est maintenant décidée d'une manière beaucoup plus résolue qu'elle ne l'était aupara- vant pour l'agriculture, et que pour les autres secteurs de l'économie, qui étaient déjà concernés par les rounds anté- rieurs du Gatt, c'est un élément moins neuf, moins inédit que pour l'agriculture
J'aimerais ajouter une deuxième considération, parce que j'entends parfois dire que l'agriculture suisse serait en quel- que sorte la seule victime de cette affaire et qu'elle ferait les sa- crifices que les autres ne font pas: non seulement les autres secteurs doivent s'adapter, mais encore, et surtout, les agri- cultures de tous les pays du monde doivent également connaître ces adaptations. Vous voyez bien que, s'il y a de la résistance dans d'autres pays, c'est précisément parce que ces autres pays sont eux aussi soumis à ce processus d'adap- tation et de transformation.
Ces trois questions fondamentales étant abordées, je répon- drai tout d'abord à M. Hess Peter, qui s'est exprimé au nom du groupe PDC, que le Conseil fédéral tient à son offre d'avril
1992 en matière agricole. Lorsque plusieurs orateurs viennent me demander quelle est la stratégie du Conseil fédéral, je crois qu'il l'a expliquée à longueur de rapports annuels sur la politi- que économique extérieure, il l'a répétée à de réitérées repri- ses devant les commissions spécialisées des deux Cham- bres, je peux encore vous la répéter ici: s'agissant du secteur agricole, plus particulièrement visé par M. Hess, le Conseil fé- déral n'a pas bougé d'un iota, il reste attaché à son offre d'avril 1992. Cette offre réussira-t-elle, au bout du compte, dans tous ses éléments? Je ne peux pas le dire, la négociation n'est pas terminée. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que le Conseil fédéral et ceux qui le représentent dans les négocia- tions n'ont qu'un mandat et qu'ils s'y tiennent bec et ongles. Monsieur Hess, lorsque vous citez la France et sa démarche agricole actuelle, j'observe qu'elle présente aujourd'hui des propositions, des demandes et une offre, dans certains sec- teurs de l'agriculture, que nous avons présentées nous- mêmes en avril 1992 déjà, c'est-à-dire il y a bientôt dix-huit mois. Que cela soit dit, pour que l'on cesse une belle fois de décrire ce Conseil fédéral comme étant grisaille, peu déter- miné, laissant aller les choses; il a été extrêmement clair et il continue de l'être.
Quant à M. Wyss William, qui est intervenu dans le même élan, je lui dirai que la politique claire et nette que nous avons choi- sie, pour les années qui viennent, est donc celle de la réduc- tion des prix et non pas celle de la réduction des quantités. Cette réduction des prix fait l'objet, dans le plan financier 1994-1997 qui vous sera soumis, d'engagements très précis, de compensations indirectes sous la forme de paiements indi- rects, d'année en année, selon l'article 31a de la loi sur l'agri- culture, de 707, 773, 798 et 798 millions de francs, tandis que pour l'article 31b, ce seront 114, 197, 322 et 472 millions de francs. C'est un engagement qui a été pris, c'est un engage- ment qui sera présenté incessamment à votre conseil, et c'est cela la stratégie du Conseil fédéral pour aider l'agriculture à se transformer, en particulier pour être compétitive dans le cadre du Gatt, mais indépendamment du Gatt, pour être définitive- ment hors de la zone d'économie de guerre dans laquelle nous l'avons maintenue pendant une soixantaine d'années. A ces transformations soutenues par les paiements directs, qui portent prioritairement sur les prix et pas sur les quantités, j'ajoute les déréglementations qui se préparent dans les do- maines en amont et en aval de l'agriculture, l'accroissement des efforts au niveau du marketing de l'agriculture et de ses produits en Suisse et à l'étranger, ainsi que l'adaptation des structures.
Monsieur Kühne, vous avez cité des chiffres en contestant ce qui avait été exprimé dans le cadre de la Commission de l'éco- nomie et des redevances siégeant à La Chaux-de-Fonds. Je peux vous dire que, en ce qui concerne le lait, l'offre suisse en- traîne une réduction des contingents et des quantités, c'est vrai, mais de l'ordre de 4,5 à 5 pour cent à l'échéance de 2006. Une offre du Gatt et de Blair House plus rigoureuse, elle, nous entraînerait à une réduction plus importante à l'échéance de 2001 ou 2002 si l'Uruguay Round est terminé aujourd'hui et dans les semaines qui viennent.
Sachez, Monsieur Stucky, que de l'entretien que nous avons eu, M. le président de la Confédération et moi-même, il appa- raît que M. Ogi a déclaré à l'issue de sa visite au Premier minis- tre de la République française, qu'il comprenait que la France veuille revoir l'Accord de Blair House, ce que contestent la Commission de la Communauté ainsi, naturellement, que les Etats-Unis, mais que cela ne nous concerne pas directement, car nous ne sommes pas de cet accord de Blair House. C'était donc un commentaire extérieur, qui n'entraîne aucune consé- quence directe et pratique en ce qui concerne la Suisse.
J'observe, toujours pour rester dans le domaine agricole, que le taux d'autoapprovisionnement de la Suisse a augmenté, alors que nous nous étions engagés à le limiter, depuis le mo- ment où nous sommes membres du Gatt, de 55 pour cent où il se situait, à quelque chose comme 65 pour cent aujourd'hui. Il n'est donc pas exact de dire que la perspective du Gatt, ou que la perspective des transformations que nous devons ap- porter à notre agriculture nous aurait conduits à pratiquer une politique restrictive dont l'agriculture suisse ferait les frais.
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C'est tout le contraire qui s'est passé, en violation, il faut le dire, des accords que nous avions pris en 1966.
M. Wanner a abordé une question essentielle lorsqu'il a parlé de la clause de sauvegarde. J'aimerais vous dire que si la Suisse a obtenu un certain nombre de choses maintenant déjà, dans le cadre en particulier de la négociation de l'Uru- guay Round du Gatt, elle va continuer sur une voie où elle a bien réussi jusqu'à maintenant, qui est la clause de sauve- garde. Nous jugeons comme insuffisante la clause de sauve- garde agricole telle qu'elle est prévue dans le projet d'acte fi- nal. Cette clause, s'il fallait l'appliquer, nous mettrait à décou- vert lorsque la part des importations par rapport à la consom- mation interne est importante, et nous travaillons d'arrache- pied pour que cette clause de sauvegarde soit élargie et ap- profondie dans l'acte final de l'Uruguay Round.
Monsieur Darbellay, toujours pour rester dans l'agriculture, le système des trois phases est l'objet d'une demande d'excep- tion de la Suisse, contenue dans son offre d'avril 1992, visant à ne tarifier le secteur fruits et légumes qu'après dix ans. Nous nous sommes également engagés à nous battre pour en de- mander le maintien. Car, voyez-vous, dans toute cette volonté de transformation des structures agricoles, il y a deux erreurs à ne pas commettre, et on les commettrait partiellement à suivre l'offre de base pour l'acte final. La première erreur, c'est de vouloir jouer plus vite que les violons et s'enfermer dans des délais trop courts pour qu'on puisse digérer ces transforma- tions sans faire des dégâts. La deuxième erreur, c'est de parler d'une manière systématique qui ne tienne aucun compte d'un certain nombre de particularités nationales sur lesquelles nous voulons insister.
Cela m'amène à traiter d'un tout autre objet que l'objet agri- cole qui nous retient essentiellement cet après-midi, à savoir l'exception culturelle pour la Suisse, Monsieur Spielmann, comme pour d'autres pays. Les biens culturels commerciali- sables, les films, les vidéos, les programmes de télévision ne sont pas des marchandises, comme le disent tout à fait à tort les Etats-Unis. Nous voulons leur donner une dimension et une reconnaissance dans le cadre du Gatt des services, ce fa- meux Gats dont nous espérons qu'il sortira de l'Uruguay Round actuellement en train d'être finalisé.
J'aimerais, du même coup alors, insister sur le fait que, contrairement à ce qui a été affirmé à cette tribune, les pays en développement - qui n'ont jamais participé avant 1986 à quel- que round que ce soit dans le cadre du Gatt - participent pour la première fois à cette discussion. Pour la première fois, la di- mension de nos relations - pas seulement pour les produits agricoles, mais en général - avec ces pays entre dans nos ré- flexions et dans nos équations, et entrera dans le rapport final que nous attendons. C'est dire que nous sommes en pré- sence d'un round tout à fait différent de ceux que nous avons conduits au succès auparavant, et que, dans cet esprit, nous pourrons disposer d'un accord international de plus grande si- gnification et de plus grande dimension qu'auparavant
J'aimerais, en terminant cette réflexion, dire à M. Cavadini Adriano que la forme de la présentation des résultats aux Chambres fédérales sera déterminée, naturellement, par le contenu qu'auront l'Uruguay Round et ce nouvel accord du Gatt. S'il est, comme nous l'espérons, un élément complet qui fasse avancer le commerce mondial et qui comprenne un cer- tain nombre de décisions, le Conseil fédéral a l'intention de présenter simultanément aux Chambres fédérales deux mes- sages, un message sur les résultats de ce cycle de l'Uruguay, et un message sur les adaptations de l'ordre juridique suisse, qui seraient rendues nécessaires par la ratification des résul- tats du round. Les droits populaires seront, naturellement, pleinement sauvegardés. C'est la première fois qu'une négo- ciation du Gatt ferait l'objet d'une décision du Parlement en tant que tel, d'une décision d'espèce du Parlement, et les clau- ses du référendum, du référendum facultatif notamment, se- ront totalement sauvegardées.
L'hypothèse d'une réalisation des négociations vers la fin de l'année courante est possible. Je ne la tiens pas pour certaine, mais à supposer qu'elle se réalise, et que ce soit à la fin de cette année, en effet, que l'on puisse finaliser les négociations de l'Uruguay Round, alors ces messages dont je viens de vous
parler seraient soumis au Parlement, vraisemblablement vers la fin de l'année 1994. Il ferait l'objet d'un traitement parlemen- taire d'adaptation et de ratification du droit dans l'hiver 1994/95, selon toute vraisemblance. Il est clair que, si la date de la fin de cette année n'est pas tenue, le processus sera dé- calé d'autant. Il est clair aussi - hypothèse théoriquement rete- nable - que, si l'Uruguay Round capote finalement et ne conduit qu'à un petit constat et à un petit acquis, cette procé- dure de modification du droit intérieur serait réduite à sa plus simple expression. Il serait alors même possible qu'il n'y ait pas de décision parlementaire à prendre, l'Uruguay Round ayant vécu et étant remplacé ultérieurement, peut-être, par une autre négociation. Ça, c'est dans l'hypothèse où les cho- ses ne se situeraient pas complètement.
J'aimerais - et ce sera véritablement la conclusion de ce que j'ai à vous apporter - dire que le réussite du Gatt n'est pas seu- lement la réussite des secteurs traditionnellement exporta- teurs de notre économie ou traditionnellement investisseurs à l'étranger. C'est quand même le pays tout entier. Je ne vois pas que la politique décisive de transformation de l'agricul- ture - qui coûtera au budget public pendant quelques longues années assez cher, mais c'est juste - puisse s'accomplir si les secteurs des services et les secteurs de l'industrie sont si mal- traités dans le monde qu'ils dépérissent et qu'ils ne peuvent pas assurer à ce pays le bien-être auquel son ingéniosité, son inventivité et son travail peuvent légitimement le porter.
J'aimerais vous dire que, dans cette perspective, ce que nous avons enregistré comme résultat aujourd'hui - par rapport à ce à quoi nous étions confrontés au début - n'est pas encore totalement satisfaisant du point de vue des intérêts suisses. Mais, il y a eu de singuliers progrès. Je vous rappelle, mesda- mes et messieurs qui vous intéressez à l'agriculture, qu'au dé- but de la négociation on ne nous demandait rien d'autre, dans un délai de dix ans, que la suppression pure et simple de tous les droits de douane et rien d'autre, dans un délai de dix ans, que la suppression pure et simple des subventions. Je crois que le travail que nous avons fait avec d'autres pour que des solutions aussi barbares que celles-ci soient abandonnées a porté ses fruits. Même si nous ne sommes pas arrivés, encore maintenant, à réussir toutes nos opérations, vous voyez qu'il y a eu de singuliers progrès dans cette démarche. Nous l'avons redit personnellement lors de la visite du nouveau directeur général du Gatt à Berne, il y a trois semaines.
Nous avons poursuivi notre politique de contacts bilatéraux. Nous avons poursuivi notre politique de rapprochement avec ceux des membres du Gatt qui ont des intérêts communs et convergents avec les nôtres. C'était la seule politique à conduire. Je vais vous dire que cette politique - en particulier dans le secteur de l'agriculture - était non seulement indispen- sable du point de vue de l'économie, mais aussi du point de vue de la société. Car en effet, ce que nous défendons, ce n'est pas seulement une agriculture prospère et productrice, c'est aussi une société rurale, c'est aussi un peuplement dans les régions de montagne ou des préalpes, c'est aussi un art de vi- vre. Nous revendiquons le droit à la différence, car les don- nées dans ce domaine sont, pour une société comme la so- ciété suisse, totalement différentes de ce qu'elles sont pour la société américaine par exemple. Alors, que nous ayons sans doute les mêmes nécessités économiques à accomplir - cha- cun à son échelle -, nous en tombons d'accord. Mais que cer- taines spécificités nationales - je pèse le terme - puissent être prises en compte, voilà aussi qui fait partie de la culture tout simplement, et pas seulement de l'agriculture.
C'est dire qu'il y a des raisons fondamentales - en plus des bonnes raisons de défendre l'agriculture suisse -, plus géné- rales, qui ont milité pour notre action.
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Interpellation Darbellay Gatt. Uruguay-Runde und Entwicklungspolitik Interpellation Darbellay Gatt. Uruguay Round et politique de développement
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IV
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Datum
04.10.1993 - 15:30
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1796-1808
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