Vorkommnisse im EMD
895
Eintreten ist obligatorisch L'entrée en matière est acquise de plein droit
Bundesbeschluss - Arrêté fédéral
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 32 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Nationalrat - Au Conseil national
90.022
Vorkommnisse im EMD. Parlamentarische Untersuchungskommissionen Evénements survenus au DMF. Commissions d'enquête parlementaires
Siehe Seite 89 hiervor - Voir page 89 ci-devant Bericht der Parlamentarischen Untersuchungskommission (Puk EMD) vom 17. November 1990 (BBI III, 1293) Rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP DMF) du 17 novembre 1990 (FF III, 1229)
Stellungnahme des Bundesrates vom 23. November 1990 (BBI III, 1585) Avis du Conseil fédéral du 23 novembre 1990 (FF III, 1529)
Ad 90.022
Parlamentarische Initiative (Puk EMD) Oberaufsicht. Delegation beider Räte Initiative parlementaire (CEP DMF) Haute surveillance. Délégation des deux conseils
Wortlaut der Initiative vom 17. November 1990
Für die Oberaufsicht über Tätigkeiten der Verwaltung, die ei- ner besonderen Geheimhaltungspflicht unterliegen, wird eine besondere Delegation beider Räte geschaffen. Diese soll aus einer gleichen Zahl von Mitgliedern des National- und des Ständerates zusammengesetzt sein. Alle Fraktionen sollen in dieser Delegation vertreten sein. Sie soll das Recht haben, nach Anhörung des Bundesrates Akten beizuziehen, die der Geheimhaltung unterstehen. Beamte können als Auskunfts- personen oder als Zeugen auch über Tatsachen einvernom- men werden, die der Amtsverschwiegenheit oder der militäri- schen Geheimhaltungspflicht unterliegen. Mitglieder, Sekre- täre und Protokollführer dieser Delegation sind ihrerseits zur Geheimhaltung verpflichtet.
Artikel 65 Absatz 2 des Geschäftsverkehrsgesetzes soll in dem Sinne geändert werden, dass andere rechtlich geordnete Verfahren nur mit Zustimmung der parlamentarischen Unter- suchungskommissionen aufgenommen oder weitergeführt werden dürfen.
Texte de l'initiative du 17 novembre 1990
Une délégation spéciale des deux conseils sera créée aux fins d'exercer la haute surveillance parlementaire sur les activi- tés de l'administration soumises à une obligation particulière de maintien du secret. La délégation comprendra un nombre égal de membres du Conseil national et de députés au Con- seil des Etats. Tous les groupes doivent également y être re- présentées. Après avoir entendu le Conseil fédéral, la déléga- tion doit être habilitée à se faire remettre des dossiers secrets. Elle peut également entendre, comme témoins ou comme personnes tenues de renseigner, des fonctionnaires liés par le secret de fonction ou par le secret militaire. Les membres, les secrétaires et les rédacteurs des procès-verbaux de cette délé- gation sont tenus de garder le secret.
L'article 65, alinéa 2 de la loi sur les rapports entre les con- seils doit être modifié de manière à ce que d'autres procédu- res juridiques ne puissent être ouvertes ou poursuivies qu'avec l'accord de la Commission d'enquête parlementaire.
Ad 90.022
Motion 1 der Kommission Widerstandsorganisation Motion 1 de la commission Organisation de résistance
Wortlaut der Motion vom 17. November 1990
Der Bundesrat wird beauftragt, bis zur Herbstsession 1991 entweder gesetzliche Grundlagen für eine Widerstandsorgani- sation dem Parlament vorzulegen oder dem Parlament über den Abschluss der Auflösung der Organisation P-26 Rechen- schaft abzulegen.
Der Bundesrat wird beauftragt, die Rekrutierung und Ausbil- dung von Mitgliedern der Organisation P-26 unverzüglich ein- stellen, alle Akten des Führungsstabes sowie Material, Waffen, Munition und Sprengstoff der Organisation umgehend unter parlamentarischer Kontrolle in wenigen zentralen Depots ein- lagern und den Zutritt zu den Anlagen der Organisation für Mit- glieder derselben unterbinden zu lassen.
Der Bundesrat wird beauftragt, für die im Dienste der Organi- sation auftrags- beziehungsweise arbeitsvertraglich beschäf- tigten Personen eine Weiterbeschäftigung im Dienste der Eid- genossenschaft oder eine angemessene Abgangsentschädi- gung vorzusehen.
Texte de la motion du 17 novembre 1990
Le Conseil fédéral est chargé d'ici la session d'automne 1991, ou bien de présenter au Parlement des bases légales pour une organisation de résistance, ou bien de rendre compte au Par- lement de l'achèvement du démantèlement de l'organisation P-26.
Le Conseil fédéral est chargé de suspendre sans délai le recru- tement et l'instruction de membres de l'organisation P-26, de placer dans quelques dépôts centraux tous les actes de l'état- major de conduite, le matériel, les armes, la munition et les ex- plosifs de l'organisation, cela sous contrôle parlementaire. Il est également chargé de faire interdire l'accès des installa- tions aux membres de l'organisation.
Le Conseil fédéral est chargé de prévoir une nouvelle occupa- tion au service de la Confédération ou une indemnité de dé- part pour les personnes employées par l'organisation en vertu d'un contrat de mandat ou de travail.
5-S
Evénements survenus au DMF
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E 28 novembre 1990
Ad 90.022 Motion 2 der Kommission Ausserordentlicher Nachrichtendienst Motion 2 de la commission Service de renseignements extraordinaire
Wortlaut der Motion vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird beauftragt, den ungesetzlichen Zustand des ausserordentlichen Nachrichtendienstes zu beenden, in- dem er diese Organisation in den Stab der Gruppe für Gene- ralstabsdienste überführt.
Texte de la motion du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est chargé de mettre fin à la situation illégale du Service de renseignements extraordinaire en intégrant cette organisation dans l'état-major du Groupement de l'EMG.
Wortlaut der Motion vom 22. November 1990
Der Bundesrat wird beauftragt zu untersuchen, ob und gege- benenfalls welche Beziehungen zwischen der schweizeri- schen Widerstandsorganisation und ausländischen «Stay- behind-Organisationen» bzw. mit Nato-Organen, die mit der Koordination und Führung der nationalen «Stay-behind-Orga- nisationen» betraut sind, bestanden haben, und dem Parla- ment hierüber Bericht zu erstatten.
Texte de la motion du 22 novembre 1990
Le Conseil fédéral est chargé d'examiner si des relations et le cas échéant quelles relations ont existe entre l'organisation suisse de résistance et des «stay-behind-organizations» étran- gères, respectivement des organes de l'OTAN chargés de la coordination et de la conduite des «stay-behind-organiza- tions» nationales, et de présenter un rapport à ce sujet au Par- lement.
Ad 90.022
Motion 3 der Kommission Sicherheitsüberprüfungen im militärischen Bereich Motion 3 de la commission Contrôles de sécurité dans le domaine militaire
Wortlaut der Motion vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird beauftragt, eine Gesetzesgrundlage für Si- cherheitsüberprüfungen im militärischen Bereich vorzulegen. Texte de la motion du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est chargé de présenter une base légale pour les contrôles de sécurité dans le domaine militaire.
Ad 90.022
Motion 4 der Kommission Geheimschutzvereinbarungen Motion 4 de la commission Conventions de sauvegarde du secret
Wortlaut der Motion vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird beauftragt, die auf unterer Stufe abge- schlossenen Geheimschutzvereinbarungen zu überprüfen und allenfalls zu revidieren oder aufzuheben.
Texte de la motion du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est chargé d'examiner les conventions de sauvegarde du secret passées à un échelon subalterne et le cas échéant de les réviser ou de les dénoncer.
Ad 90.022
Motion 5 der Kommission Beziehungen der Widerstandsorganisation mit dem Ausland Motion 5 de la commission Rapports de l'organisation de résistance avec l'étranger
Ad 90.022
Postulat 1 der Kommission Ausserordentlicher Nachrichtendienst Postulat 1 de la commission Service de renseignements extraordinaire
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, sofern er den ausserordentli- chen Nachrichtendienst ausserhalb der Verwaltung weiterfüh- ren will, dem Parlament eine Vorlage für eine entsprechende Gesetzesgrundlage zu unterbreiten.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité, dans la mesure où il entend main- tenir le Service de renseignements extraordinaire en dehors de l'administration, à adresser au Parlement un message créant une base légale appropriée.
Ad 90.022
Postulat 2 der Kommission Strategischer Nachrichtendienst Postulat 2 de la commission Service de renseignements stratégique
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen zu prüfen, ob ein strategischer Nachrichtendienst ausserhalb des EMD mit einem umfassen- den Nachrichtenbeschaffungsauftrag zu schaffen sei.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité à examiner s'il est opportun de créer un service de renseignements stratégique indépendant du DMF et chargé d'une mission étendue d'acquisition de ren- seignements.
Vorkommnisse im EMD
897
Ad 90.022
Postulat 3 der Kommission Funktion des Chefs der Abteilung Abwehr Postulat 3 de la commission Fonction du chef de la Division sécurité
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, die Funktion des Chefs der Abteilung Abwehr zu überprüfen und dabei insbesondere die Personalunion Chef Bundespolizei/Chef Abteilung Abwehr in Zukunft nicht weiterzuführen.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité à examiner la fonction du chef de la Division sécurité et en particulier à mettre fin au régime d'union personnelle, chef de la Police fédérale/chef de la Divi- sion sécurité.
Ad 90.022
Postulat 4 der Kommission Tätigkeit der Abteilung Nachrichtendienst Postulat 4 de la commission Activités de la Division renseignements
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, die Tätigkeit der Abteilung Nachrichtendienst zu überprüfen und dabei dafür zu sorgen, dass diese Abteilung keine Informationen über Personen, Or- ganisationen und Vorgänge im Inland beschafft.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité à examiner les activités de la Divi- sion renseignements et à faire en sorte que cette division ne recueille aucune information concernant des personnes, des organisations et des événements, à l'intérieur du pays.
Ad 90.022
Postulat 5 der Kommission Tätigkeit der Abteilung Abwehr Postulat 5 de la commission Activités de la Division sécurité
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, die Tätigkeit der Abteilung Ab- wehr zu überprüfen und dabei dafür zu sorgen, dass - mit Aus- nahme der Personensicherheitsüberprüfungen und der Erhe- bungen zum Schutz des militärischen Geheimnisses, von Mili- tärpersonen und Militäranlagen - diese Abteilung keine Erhe- bungen über Personen im Inland durchführt. Insbesondere sind Erhebungen über die politische Gesinnung von Angehö- rigen der Armee und über armeefeindliche Umtriebe von Zivil- personen einzustellen.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité à examiner les activités de la Divi- sion sécurité et à faire en sorte que - mis à part les contrôles de sécurité de personnes et les enquêtes visant à protéger les mi- litaires, les secrets militaires et les ouvrages militaires - cette
division ne mène aucune enquête sur des personnes à l'inté- rieur du pays. En particulier, il doit être mis fin aux investiga- tions concernant les opinions politiques de membres de l'ar- mée ainsi qu'aux menées hostiles à l'armée commises par des civils.
Ad 90.022
Postulat 6 der Kommission Zusammenarbeit Bundesanwaltschaft und Una Postulat 6 de la commission Collaboration entre le Ministère public de la Confédéra- tion et le GRS
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, die Zusammenarbeit zwi- schen Bundesanwaltschaft einerseits und Una andererseits zu überprüfen und dabei insbesondere dafür zu sorgen, dass den Postulaten 4 und 5 Rechnung getragen wird.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité à examiner la collaboration entre d'une part, le Ministère public de la Confédération et d'autre part, le GRS et en particulier à veiller à ce que les postulats 4 et 5 soient pris en considération.
Ad 90.022
Postulat 7 der Kommission Zusammenarbeit mit benachbarten Nachrichtendiensten Postulat 7 de la commission Collaboration avec les services de renseignements des pays voisins
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, den Austausch von Informa- tionen mit benachbarten Nachrichtendiensten im Hinblick auf die aussenpolitischen Zusammenhänge zu überprüfen.
Texte du postulat du 17 novembre 1990 Le Conseil fédéral est invité à examiner les échanges d'infor- mations avec les pays voisins en tenant compte des critères pertinents de politique étrangère.
Ad 90.022
Postulat 8 der Kommission Zusammenarbeit zwischen der Abteilung Nachrichten- dienst und der Sektion Flieger- und Fliegerabwehr- Nachrichtendienst Postulat 8 de la commission Collaboration entre la Division renseignements et la Sec- tion des renseignements aviation et défense contre avions
Wortlaut des Postulates vom 17. November 1990
Der Bundesrat wird eingeladen, die Zusammenarbeit zwi- schen der Abteilung Nachrichtendienst und der Sektion Flie- ger- und Fliegerabwehr-Nachrichtendienst zu überprüfen und allenfalls diese Sektion in die Una zu integrieren.
E
28 novembre 1990
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Evénements survenus au DMF
Texte du postulat du 17 novembre 1990
Le Conseil fédéral est invité à examiner la collaboration entre la Division renseignements et la Section des renseignements aviation et défense contre avions, le cas échéant, à intégrer cette section au GRS.
Ad 90.022
Empfehlungen der Kommission an das EMD Recommandations de la commission au DMF
Wortlaut der Empfehlungen vom 17. November 1990
Die Grundsätze der Nachrichtenbeschaffung sowie die ständigen Nachrichtenbedürfnisse sind auf hoher Stufe schriftlich zu regeln.
Bei der Auswahl der Unterstabschefs Nachrichtendienst und Abwehr und der Verteidigungsattachés ist primär den An- forderungen des Nachrichtendienstes Rechnung zu tragen.
Eine räumliche Zusammenfassung der Una ist zu prüfen.
Die dem Sonderbeauftragten des EMD in Obhut gegebe- nen Personenkarteien und -dossiers der Sektion MSD sind nach Abschluss von dessen Arbeit zu vernichten, sofern ein Betroffener nicht ausdrücklich die Archivierung verlangt.
Die Abgabe von technischem Material der Una an die Bun- desanwaltschaft und kantonale Polizeistellen ist klar zu regeln. Material für Beobachtungen und Abhörungen darf nur bei Vor- weisung der entsprechenden richterlichen Bewilligung abge- geben werden.
Die Aufnahme von strafrechtlichen Urteilen bürgerlicher Ge- richte in das System Pisa ist zu überprüfen.
Im Bereich Midonas ist der Zugriff zu «grauer Literatur» ein- zuschränken (vgl. IlI Ziff. 7).
Die über fünf Jahre alten Personendaten (Strafregisteraus- züge und Ueberprüfungsentscheide der Bundesanwalt- schaft), die sich bei der Zentralstelle EMD für Schutz und Si- cherheit befinden, sind zu vernichten.
Texte des recommandations du 17 novembre 1990
Les principes d'acquisition de renseignements ainsi que les besoins permanents en renseignements doivent faire l'objet d'une réglementation écrite située à un échelon élevé.
En matière de choix du sous-chef de l'EM renseignements et sécurité ainsi que des attachés militaires, priorité doit être accordée aux exigences du service de renseignements.
La question de rassembler les services du GRS sous un même toit doit être examinée.
Les fichiers et dossiers de personnes de la Section SSM, confiés aux soins du délégué du DMF, doivent être détruits après qu'il aura mis fin à ses travaux, pour autant qu'une per- sonne concernée n'en exige pas expressément l'archivage.
La remise de matériel technique du GRS au Ministère public de la Confédération et aux services cantonaux de police doit être soumise à une réglementation claire. Le matériel d'obser- vation et d'écoute ne sera remis que sur présentation de l'au- torisation du juge approprié.
L'opportunité d'enregistrer dans le système PISA des déci- sions pénales de cours civiles doit être examinée.
Dans le domaine de MIDONAS, l'accès à la «littérature grise» doit être réduit (cf. partie III, ch. 7).
Les données personnelles datant de plus de cinq ans (ex- traits de casier judiciaire et décisions de contrôle prises par le Ministère public de la Confédération) qui se trouvent auprès de l'Office central du DMF pour la protection et la sécurité, doi- vent être détruites.
Schmid, Berichterstatter: Die Parlamentarische Untersu- chungskommission zur besonderen Klärung von Vorkomm- nissen von grosser Tragweite im Eidgenössischen Militär-
departement hat Ihnen nach einer Arbeit von acht Monaten ih- ren Bericht unterbreitet. Dem Auftrag des Bundesbeschlusses vom 12. März 1990 entsprechend, hatte sich die Kommission mit der Tätigkeit jener Stellen innerhalb und ausserhalb des EMD zu befassen, die sich mit dem Nachrichtendienst, mit der Abwehr, der Vorbereitung von Notstandsmassnahmen und der Führung von Personaldateien befassen oder befasst ha- ben. Die Untersuchungstätigkeit erstreckte sich indessen nicht auf den gesamten Tätigkeitsbereich dieser Stellen, son- dern konzentrierte sich auf die Vorkommnisse von grosser Tragweite, auf die im Vorfeld der Puk hingewiesen worden war. Zum Bereich des Nachrichtendienstes wurde die Befürchtung laut, dieser Dienst könnte sich mit der Ueberwachung von Per- sonen und Organisationen im Inland befassen oder befasst haben.
Im Bereiche der Abwehr wurde bekannt, dass Personenkar- teien - ähnlich wie die von der Puk EJPD in der Bundesanwalt- schaft festgestellten - geführt würden. Ausserdem war be- kanntgeworden, dass Parlamentarier eine Art Geheimrat einer geheimen Widerstandsorganisation bilden. Von dieser Aus- gangslage und unter diesen Gesichtspunkten versuchte die Kommission zunächst, sich einen generellen Ueberblick über die Una zu verschaffen, um alsdann mit Schwergewicht fol- gende fünf Themenkreise zu bearbeiten:
Inlandaktivitäten der Abteilung Nachrichtendienst;
Innenpolitische Tätigke ten der Abteilung Abwehr;
Führung von Personendatensammlungen im EMD; 4. Widerstandsorganisation P-26;
Ausserordentlicher Nachrichtendienst P-27.
Auf Beschluss der beider Ratsbüros hatte sich die Kommis- sion nach dem Sommer auch mit der Angelegenheit Jean- maire zu befassen, da ihr eine Petition zur Behandlung über- wiesen worden war. Den entsprechenden Bericht werden Sie im Laufe dieser Session unterbreitet erhalten.
Anfang November wurde bekannt, dass in verschiedenen eu- ropäischen Staaten Widerstandsorganisationen bestanden, die mindestens teilweise einer zentralen Nato-Führung unter- standen oder unterstehen. Es wurde die Vermutung geäus- sert, dass auch die Schweiz mit diesen ausländischen Wider- standsorganisationen - oder mit der entsprechenden Nato- Führung der Widerstandsorganisationen - verbunden sein könnte. Dies veranlasste die Kommission nach Fertigstellung des Berichtes, die Untersuchung nochmals aufzunehmen und diesen Fragen nachzugehen; ich werde darauf zurückkom- men. Im übrigen sind Sie im Besitz eines schriftlichen Kurzbe- richtes zu dieser Angelegenheit. Nach diesen einführenden Bemerkungen komme ich zu den Untersuchungsgegenstän- den und zum Befund:
Die Aufgabe der Abteilung Nachrichtendienst in der Una be- steht in der Beschaffung und Auswertung von Informationen zuhanden der politischen und militärischen Entscheidungs- träger, um sie in die Lage zu versetzen, militärische Gefahren und Bedrohungen frühze tig zu erkennen und darauf ange- messen reagieren zu können. Es handelt sich bei der Abtei- lung Nachrichtendienst urn einen militärischen Auslandnach- richtendienst. Die Kommission ist der Frage nachgegangen, ob sich die Abteilung Nachrichtendienst auch im Inland betä- tigt hat und ob sie dabei insbesondere Informationen über die politische Gesinnung und Tätigkeit von Personen und Organi- sationen im Inland beschafft und ausgewertet hat. Die Kom- mission hat festgestellt, dass während Jahren die sogenann- ten Frontorganisationen in der Schweiz nachrichtendienstlich behandelt wurden, indem insbesondere allgemein zugängli- che Literatur über solche Organisationen bearbeitet wurde; der Bericht stellt dies ausführlich dar. Ob dies schon eine uner- laubte Inlandaktivität ist oder ob die Sammlung und Auswer- tung von zumeist offener Literatur in einen Grenzbereich ge- hört, mag offenbleiben. Jedenfalls gehört diese Art Tätigkeit zweifellos nicht zu den Aufgaben der Abteilung Nachrichten- dienst. Von weitaus grösserer Bedeutung ist die eigentliche nachrichtendienstliche Tätigkeit, die die Kommission in fol- genden Fällen feststellen musste: Im Mai 1989 beschickte der Nachrichtendienst die Kirchenkonferenz «Frieden in Gerech- tigkeit» in Basel mit einern Mitarbeiter, im August 1989 be-
S
899
Vorkommnisse im EMD
schickte der Nachrichtendienst die Konferenz der Internatio- nalen Anwaltsunion in Interlaken. In beiden Fällen wurde im In- land aktiv Informationsbeschaffung im politischen Bereich be- trieben, wobei in Basel eine den Organisatoren nahestehende Person Vorausinformationen zu liefern imstande war. Im «Fall Murten» hat die Kommission die Auffassung gewonnen, dass der Journalist Kohlschütter annehmen durfte, dass ein Mitar- beiter der Una ihn dafür zu gewinnen versuchte, Informationen über die Schweizerische Journalistinnen- und Journalisten- union und die Friedensbewegung an den Nachrichtendienst zu liefern. Die Kommission spricht sich nicht darüber aus, ob die festgestellten Fälle von Informationsbeschaffung im Inland Ausnahmen oder Beispiele einer weiteren Tätigkeit in diesem Bereich darstellen. Sie ist der Auffassung, dass dies auch nicht entscheidend ist. Grenzüberschreitungen sind vorgekommen und mussten festgestellt werden, und dies ist in jedem einzel- nen Falle nicht annehmbar. Die Ueberwachung der politi- schen Auffassung und der politischen Tätigkeit von Personen oder Organisationen kann einen Eingriff in die persönlichen und politischen Grundrechte des Bürgers bedeuten und ist daher nur auf einer gesetzlichen Grundlage zulässig; diese fehlte jedoch für die Abteilung Nachrichtendienst. Bereits die Arbeitsgruppe Bachmann hatte festgestellt, dass die Bekämp- fung der Subversion in der Schweiz nicht in den Aufgabenbe- reich der Una falle, sondern zum Aufgabenbereich der Bun- despolizei gehöre.
Die Kommission hat daraus die Konsequenzen gezogen und beantragt im Postulat 4, der Bundesrat solle dafür Sorge tra- gen, dass der Nachrichtendienst keine Informationen über Personen, Organisationen und Vorgänge im Inland beschafft. 2. Innenpolitische Tätigkeiten der Abteilung Abwehr:
Der Auftrag der Abteilung Abwehr ist es, den Schutz des militä- rischen Geheimnisses, von Militärpersonen, von militärischen Anlagen zu gewährleisten und in diesem Rahmen auch die Si- cherheitsüberprüfungen vorzunehmen. Im Bereiche der Ab- wehr hat die Kommission insbesondere festgestellt, dass sei- tens des Sicherheitsdienstes der Armee Erhebungen über die politische Gesinnung von Armeeangehörigen vorgenommen wurden, indem Inspektoren und Kommissare des Sicherheits- dienstes der Armee im Rahmen von Truppendiensten Anfang bis Mitte der achtziger Jahre die politische Haltung von Armee- angehörigen bei ihren Kommandanten ausgeforscht haben; dies ist ganz fraglos unzulässig. Zulässig und notwendig sind dagegen die sogenannten Personensicherheitsüberprüfun- gen, denen Personen unterzogen werden, die sich aufgrund ihrer Funktion oder ihres Berufes mit militärischen Geheimnis- sen zu befassen haben. Solche Personen werden vernünfti- gerweise daraufhin geprüft, ob sie eine hinreichende Gewähr bieten, solche Geheimnisse wahren zu können: Charakterli- che Stabilität, keine Angriffspunkte für Erpressbarkeit und ähnliches sind Punkte, die überprüft werden. Die Kommission hat hier keine Missbräuche festgestellt, sie weist aber auf die mangelhafte rechtliche Normierung solcher Ueberprüfungen hin, die stark in die Persönlichkeitsrechte der Betroffenen ein- greifen.
Mit der Motion 3 ersuchen wir den Bundesrat, die erforderli- chen Grundlagen zu schaffen. Im gleichen Zusammenhang sind auch die Geheimschutzabkommen zu sehen, mit denen die Schweiz insbesondere im Rahmen von Rüstungsgesetzen mit dem Ausland garantiert, ausländische militärische Ge- heimnisse wie ihre eigenen zu wahren, und wo umgekehrt das Ausland sich verpflichtet, dasselbe aus seiner Sicht zu tun. Solche Vereinbarungen sind nicht zu beanstanden. Sie müs- sen aber, wie bereits die Puk EJPD festgestellt hat, vom Bun- desrat abgeschlossen oder zumindest genehmigt werden. Wo dies nicht der Fall ist, sind die Vereinbarungen zu revidie- ren, was wir mit der Motion 4 beantragen. Ausserdem laden wir im Text des Berichtes den Bundesrat ein, die Namen der Vertragspartner offenzulegen, da aus der Sicht der Kommis- sion kein Grund besteht, die Namen dieser Vertragspartner weiterhin geheimzuhalten.
Die Kommission hat festgestellt, dass in der Sektion Militäri- sche Sicherheitsdienste der Abteilung Abwehr Personenkar- teien geführt worden sind, die den durch den Abwehrauftrag
gesteckten Rahmen bei weitem sprengen. Es wurden nicht bloss - was hinzunehmen gewesen wäre - die Ergebnisse der Personensicherheitsüberprüfungen registriert; vielmehr wur- den auch in diesen Karteien Informationen über politische Auf- fassungen und Aktivitäten von Schweizerbürgern aufgezeich- net. So gelangten Informationen des Sicherheitsdienstes der Armee über politische Einstellungen von Armeeangehörigen in diese Kartei, und auch die sogenannten armeefeindlichen Aktivitäten von Zivilpersonen ausserhalb des Truppenberei- ches wurden registriert, ohne dass eine Gefährdung des mili- tärischen Geheimnisses von Armeeangehörigen oder Armee- anlagen vorgelegen hätte. Es finden sich auch Informationen über Aktivitäten, die mit dem Militär in keinem Zusammen- hange stehen. Ich verzichte darauf, den Inhalt dieser Karteien im einzelnen darzustellen; er ist im Bericht ausführlich darge- stellt. All dies lag ausserhalb des Auftrages und ausserhalb des Kompetenzbereiches der Abteilung Abwehr. Diese Tätig- keit ist einzustellen - was wir mit dem Postulat 5 verlangen.
Die Informationen über die politische Gesinnung von Schwei- zern, die namentlich die Abteilung Abwehr verwertete, stamm- ten aus verschiedenen Quellen. Eine der Hauptquellen war die Bundespolizei, die auf Anfrage seitens der Abteilung Abwehr entsprechende Personeninformationen preisgab. Häufig er- schlossen sich die Mitarbeiter der Sektion MSD, der Abteilung Abwehr, die Informationen selber, indem sie in den Registern der Bundespolizei selbst nachschlugen und sich damit die entsprechenden Informationen selbst beschaffen konnten. Die Kommission konnte auch einen umgekehrten Datenfluss von der Abteilung Abwehr zur Bundespolizei feststellen. Die- ser beidseitige Datenfluss ist angesichts der Verschiedenheit der Aufgaben der beiden Dienste und der entsprechend ver- schiedenen Kompetenzen bedenklich und somit zu unterbin- den; soviel zum Inhalt des Postulates 6. Bei der Frage, auf wel- che Weise eine derartige Kommunikation zwischen den bei- den Diensten überhaupt zustande kommen konnte, lag die Antwort auf der Hand: Nebst der räumlichen Nähe der beiden Dienste war die Zugehörigkeit zum gleichen Chef der Haupt- grund für diesen unkontrollierten und unzulässigen Informa- tionsfluss. Der Chef der Bundespolizei des Justiz- und Polizei- departementes, gleichzeitig auch Chef der Abteilung Abwehr des Militärdepartementes, konnte aufgrund dieser Aemterku- mulation den Unterstellten Freiräume lassen, die normaler- weise nicht gegeben waren. Mangelnde Führung und man- gelnde Kontrolle waren die Folge. Diese Personalunion war eine der Voraussetzungen, die es überhaupt erst ermöglich- ten, dass der militärische Sicherheitsdienst von der Bundes- polizei politische Informationen übernehmen konnte. Sie ist aufzuheben, was wir in Postulat 3 verlangen.
Gestützt auf ein Postulat Jaeckle wurde bereits Ende der fünf- ziger Jahre mit der Vorbereitung des Widerstandes im feindbe- setzten Gebiet begonnen. Diese Aufgabe war seit Ende der sechziger Jahre der Sektion Spezialdienst der Una übertra- gen, einer Sektion, die ab 1976 von Oberst Bachmann geführt wurde. Nach der sogenannten Schilling-Affäre wurden die bei- den Dienste dieser Sektion, der ausserordentliche Nachrich- tendienst und die Widerstandsorganisation, getrennt. Unter neuer Leitung wurde die Widerstandsorganisation ab 1981 un- ter dem Namen Projekt 26 oder kurz P-26 aufgebaut. Diese Or- ganisation wurde ausserhalb der Verwaltung und ausserhalb der Armee angesiedelt. Eine Massnahme übrigens, die der Geheimbericht der Arbeitsgruppe Bachmann auch nicht emp- fohlen hatte. Diese Widerstandsorganisation mit dem Zweck, den Widerstand im feindbesetzten Gebiet zu führen, wurde aus Bundesmitteln alimentiert. Sie bereitete sich in Ausbil- dungskursen auf ihre Tätigkeit im Rahmen der Propaganda, des Nachrichtendienstes und der bewaffneten Führung des Widerstandes vor.
Ihre Gesamtstärke betrug zuletzt nach Wissen der Kommis- sion rund 400 Personen. Die Kommission hat sich eines Urteils darüber enthalten, ob eine solche Widerstandsorganisation zweckmässig sei. Sie beanstandete auch nicht, dass sie aus- serhalb der Armee und der Verwaltung angesiedelt ist. Was sie beanstandet, sind drei Punkte:
a. Nach Auffassung der Kommission ist es notwendig, dass
Evénements survenus au DMF
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E
28 novembre 1990
die Uebertragung einer derart sensiblen Staatsaufgabe wie je- ner der Führung des Widerstandes demokratisch legitimiert ist, dass der Bund mindestens eine entsprechende Kompe- tenz vorweisen kann, diese Staatsaufgabe an eine private Or- ganisation zu delegieren. Daran fehlte es.
b. Von grösster Bedeutung ist sodann, dass eine derartige Or- ganisation von der politischen Führung beherrscht wird. Eine solche Organisation, die an Waffen und Sprengstoffen ausge- bildet wird, weckt als solche Befürchtungen und Aengste, wenn sie nicht politisch kontrolliert wird. An einer solchen poli- tischen Führung mangelte es. Die Organisation wäre rein theoretisch in der Lage gewesen, sich selbst zu aktivieren, ohne dass der Bundesrat die institutionellen Mittel in den Hän- den gehabt hätte, dies zu verhindern. Er hatte von den Einzel- heiten der Organisation keine hinreichende Kenntnis. Das ist völlig unannehmbar.
Der Primat der politischen Führung über das Militär ist ein Grundsatz, an dem in Zukunft kein Zweifel mehr erlaubt sein darf. Ich füge sofort bei: Diese Betrachtungsweise ist eine insti- tutionelle Betrachtungsweise. Die Kommission erhebt keiner- lei Vorwürfe an die Adresse der Verantwortlichen der Mitglie- der der Organisation P-26. Sie zieht die Verfassungstreue die- ser Personen nicht in Zweifel und unterstellt ihnen keinerlei verfassungsfeindliche Absicht. Persönlich glaube ich nicht daran, dass jene Personen, die ich in verschiedenen Einver- nahmen und Anhörungen getroffen habe, Umsturzpläne und Putschabsichten irgendwelcher Art hatten. Die Auslegung des Szenarios «Umsturz», wie sie nun verschiedentlich gegeben wird, halte ich persönlich für übertrieben. Aber es geht nicht darum, ob die Verantwortlichen einer solchen Organisation verfassungstreu sind oder nicht, es geht darum, dass institu- tionell dafür hätte gesorgt werden müssen, dass diese Organi- sation in die Hände der politisch für das Land verantwortlichen Bundesräte gekommen und dort geblieben wäre. Die fakti- sche Beherrschung der politischen Führung über diese Orga- nisation war nicht sichergestellt.
c. Die parlamentarische Kontrolle hat nicht funktioniert, weder im Bereich der Gesetzesaufsicht noch im Bereich der Finanz- aufsicht. Dass die parlamentarische Kontrolle ausgeschaltet war, mochte vor Jahren noch der Auffassung einer Mehrheit des Parlamentes entsprochen haben. Aus heutiger Sicht darf es auch im militärischen Bereich keinen Raum mehr geben, der der parlamentarischen Kontrolle entzogen ist. Damit komme ich zur Gruppe 426.
Eine solche geheime Parlamentariergruppe ist aus der Sicht der Kommission eine Institution, die es in Zukunft nicht mehr geben darf. Ich verweise auch hier darauf, dass mit Bezug auf die Gruppe 426 der geheime Arbeitsbericht der Arbeitsgruppe Bachmann keine entsprechende Empfehlung formuliert hat. Es geht nicht an, dass sich irgendwer in der Bundesverwal- tung, auch nicht ein Unterstabschef Nachrichtendienst und Abwehr, auch nicht ein Generalstabschef, einen geheimen parlamentarischen Hofrat hält. Es geht nicht an, dass die Kon- trollierten sich ihre Kontrolleure selbst auslesen. Ausserdem ist die Kommission der Auffassung, dass die Zugehörigkeit zu einer geheimen Parlamentariergruppe mit Stellung und Tätig- keit eines Mitgliedes der Bundesversammlung mindestens aus heutiger Sicht und für die Zukunft nicht zu vereinbaren ist. Das Parlamentsmandat will Transparenz. Der Volks- und Stän- devertreter muss seinen Wählern Rechenschaft ablegen. Er muss für das, was er tut, geradestehen können. Das hat mit dem Bruch von Geheimnissen nichts zu tun.
Wer in der Militärkommission ist, hat die entsprechenden Ge- heimnisse zu wahren, und wer in der Finanzdelegation ist, hat die dortigen Geheimnisse zu wahren, aber seine Zugehörig- keit zur Militärkommission oder zur Finanzdelegation als sol- cher ist nicht geheim. Es geht auch nicht um den gläsernen Parlamentarier. Wer Anwaltsmandate übernimmt, hat selbstre- dend keine Rechenschaft darüber abzulegen. Es geht viel- mehr darum, dass Tätigkeiten, die Parlamentarier im Rahmen der Bundesverwaltung ausüben, offengelegt werden sollten, denn man gibt die Qualität eines Mitgliedes der Oberaufsichts- behörde über die Bundesverwaltung nicht ab, solange man der Bundesversammlung angehört. Daher kann auch nicht behauptet werden, diese Zugehörigkeit zu einem geheimen
Beirat sei eine Privatangelegenheit. Vielmehr hätten sich die Mitglieder des Beirates über die Fragen der politischen Füh- rung und der parlamentarischen Kontrolle, namentlich der Fi- nanzaufsicht, vergewissern müssen.
Ein letztes Wort zu P-26: Die Meldungen über weitere soge- nannte Stay-behind-Organisationen, geheime Widerstandsor- ganisationen in anderen Teilen Europas, haben, wie gesagt, zu weiteren Untersuchungstätigkeiten der Kommission ge- führt. Die Kommission wusste bereits im Sommer, dass Bezie- hungen zwischen P-26 und einem westeuropäischen Nato- Land bestanden haben. Allfällige Beziehungen zur Nato als solcher oder zu Nato-geführten Organisationen konnte die Kommission nicht erkennen. Wir haben in diesem Fragenbe- reich die Generalstabschefs Gygli, Senn und Zumstein einver- nommen. Herr Vischer ist tot, und Herr Lüthy konnte aus ge- sundheitlichen Gründen nicht mehr einvernommen werden. Wir haben die Chefs der Stabsabteilung des Stabes der Gruppe für Generalstabsclienste, Gantenbein und Froidevaux, befragt, den Chef P-26 sowie weitere Mitarbeiter der Una. Wir haben die Akten von P-26, der Technischen Sektion und des Chefs der Stabsabteilung (CSA) unter diesem Gesichtspunkt nochmals unter die Lupe genommen und uns vom Chef P-26 sowie vom CSA einen Bericht erstatten lassen. Nach Aussa- gen des Chefs von P-26 hatte seine Organisation zur Nato oder zu Gruppierungen der Nato keine Beziehungen. Er musste allerdings einräumen, dass er angesichts der Anony- mität seiner Partner dies auch nicht ausschliessen könne. Im- merhin sei ein Nato-Bezug seiner Partner weder für ihn noch für die anderen Personen, die mit diesen Partnern Kontakt ge- habt hatten, erkennbar gewesen. Mein subjektiver Eindruck geht dahin, dass hier die Wahrheit gesagt wird.
Die Generalstabschefs haben übereinstimmend ausgesagt, dass mit ihrem Wissen keine wie auch immer geartete schwei- zerische militärische oder der Verwaltung angehörende Stelle mit einer wie auch immer gearteten Nato-Stelle Kontakt ge- pflegt hätte. Sie hätten dies auch unterbunden, wenn ihnen dies zur Kenntnis gekommen wäre.
Der einzige Hinweis auf die Nato ist die Anschaffung der Uebermittlungsgeräte Harpoon. Diese Beschaffung erfolgte, was zumindest in der Technischen Sektion bekannt war, als Teilnahme an einer von mehreren europäischen Nato-Staaten getragenen Beschaffung dieser Geräte. Wie weit obere Char- gen, namentlich Generalstabschef Lüthy, der die Beschaffung abgesegnet hatte, über diese Nato-Implikation orientiert wa- ren, konnten wir aus den genannten Gründen nicht mehr eru- ieren.
Die Kommission hat daher die Motion eingereicht, dass der Bundesrat diese Frage, der die Kommission aus Zeitgründen nicht mehr einlässlich nachgehen konnte, abklärt und dem Parlament darüber berichtet.
Die Motion 1 ist abzuschreiben, da der Bundesrat bereits be- schlossen hat, die Organisation P-26 aufzulösen. Die Liquida- tion ist im Gang.
Die Arbeitsgruppe hielt fest: «Dies bedingt, dass auch die Ver- antwortung für die materielle Aufsicht und Beratung sowie für die Sicherheits- und Finanzkontrolle einem Aufsichtsrat über- tragen wird, der völlig ausserhalb der Verwaltung steht.» Auch hier hat sich die Kommiss on, anders als der Gutachter, dafür ausgesprochen, dass eine solche Privatisierung demokra- tisch legitimiert sein müsse. Eine solche demokratische Legiti- mation für die Uebertragung einer Staatsaufgabe an eine pri- vate Organisation liegt nicht vor. Es fehlte auch an der politi- schen Führung und insbesondere auch an der parlamentari- schen Oberaufsicht. Der sogenannte Konrat konnte diese par- lamentarische Aufsicht nicht ersetzen.
Was die Tätigkeiten von P-27 betrifft, war die Kommission der Auffassung, dass solche ausserordentliche Nachrichtennetze aufgrund der Erfahrungen der Vergangenheit - ich verweise
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Vorkommnisse im EMD
auf die Meldesammelstelle Rigi, die Wikinglinie von Max Wai- bel, das Büro H2 während des Zweiten Weltkrieges - für die Schweiz unter Umständen von grossem Wert sein könnten. Die Kommission wollte daher P-27 nicht dadurch zerstören, dass sie den Quellenschutz durchbrochen und alle Einzelhei- ten voll ausgeleuchtet hätte. Das bewirkt allerdings, dass die Tätigkeit von P-27 durch die Kommission nicht vollständig dar- gelegt werden konnte.
Zwei Aktivitäten von P-27 halten wir indessen für Tätigkeiten, die nicht von einem geheimen ausserordentlichen Nachrich- tendienst wahrgenommen werden müssen: Die Erarbeitung von strategischen Hintergrundberichten hat in der Una durch- aus ihren Platz, und auch das Abhören von Radio-Emissionen im Ausland kann durch die Una sichergestellt werden. Dafür braucht es keinen geheimen Nachrichtendienst.
Was die Kontakte des Chefs von P-27 mit seinen ausländi- schen Partnern betrifft, so kann dies durchaus ausserhalb der Verwaltung und der Armee am richtigen Ort angesiedelt wer- den. Die entsprechenden Vorkehrungen sind aber an die Hand zu nehmen, dass auch in diesem Bereich die politische Führung, die parlamentarische Kontrolle grundsätzlich wahr- genommen werden.
Was den Konrat betrifft, ist nach Erscheinen des Berichtes öf- ters darauf hingewiesen worden, dass dieser einer Empfeh- lung der Arbeitsgruppe Bachmann entsprochen habe, na- mentlich dem sogenannten geheimen Teil.
Die Kommission - wer den Bericht gelesen hat, weiss es - hat sich einer eingehenden Würdigung des Konrates als solchem enthalten und nur bemerkt, dass für die im Konrat beteiligten Parlamentarier die Bemerkungen, die wir zur Gruppe 426 ge- macht haben, auch zutreffen.
Hinsichtlich der übrigen Mitglieder des Konrates hat die Kom- mission keinerlei Aussagen gemacht. Ich verweise darauf, dass die Arbeitsgruppe Bachmann auch in ihrem geheimen Bericht mit keinem Wort erwähnt, der Aufsichtsrat solle mit Par- lamentariern bestellt werden. Die Tätigkeit der Parlamentarier im Konrat unterliegt uneingeschränkt denselben Vorbehalten wie jene der Parlamentarier in der Gruppe 426. Wir beantragen Ihnen, die Motion 2 und das Postulat 1 in diesem Zusammen- hang zu überweisen.
Im Bereiche des Auslandnachrichtendienstes ist die Kommis- sion im übrigen der Auffassung, dass ein zusätzlicher Nach- richtendienst, namentlich der Flieger- und Fliegerabwehr- nachrichtendienst, in der Schweiz keinen Platz hat und in die Una zu integrieren ist.
Zu den Beziehungen des Nachrichtendienstes zu ausländi- schen Nachrichtendiensten, insbesondere zum sogenannten Nachrichtenaustausch: Wir laden den Bundesrat mit den Postulaten 7 und 8 ein, diese Beziehungen auf die aussenpoli- tischen, namentlich die neutralitätspolitischen Zusammen- hänge zu überprüfen.
Letzten Endes nehmen wir angesichts eines umfassenden In- formationsbedürfnisses der politischen Führung die Idee des sogenannten strategischen Nachrichtendienstes auf und be- antragen die Ueberweisung des Postulates 2.
Ich komme zur politischen Würdigung: In einer politischen Würdigung darf zunächst nicht unerwähnt bleiben, dass ver- schiedene erkannte Fehlentwicklungen und festgestellte Schwachstellen vor und während den Arbeiten der Kommis- sion auch vom Bundesrat festgestellt und zum Teil bereits be- hoben worden sind:
Im Bereich Nachrichtendienst ist die Bearbeitung der Front- organisationen eingestellt worden.
Im Bereich der Abwehr ist der Sonderbeauftragte des EMD, Herr alt Nationalratspräsident Dr. Franz Eng, eingesetzt wor- den, der den Betroffenen die Fichen zustellt und die Bearbei- tung der Karteien bei seinem Amtsantritt hat einstellen lassen. 3. Im Bereich der Sicherheitsüberprüfung hat der Bundesrat diesen Sommer neue Verordnungen geschaffen, und es liegt "am Parlament, die entsprechenden gesetzlichen Grundlagen unverzüglich an die Hand zu nehmen, damit dieser Bereich untadelig gesetzlich abgedeckt ist.
Im Bereich P-26 hat der Bundesrat die Aufhebung und Liqui- dation dieser Organisation bereits beschlossen.
Der Bundesrat hat damit bekundet, dass er Fehler der Vergan-
genheit erkennt, anerkennt und auch bereit ist, die notwendi- gen Massnahmen in die Wege zu leiten; in die gleiche Rich- tung geht seine Bereitschaft, die Vorstösse der Kommission zu übernehmen. In diesem Zusammenhang muss auch das Par- lament seine eigenen Versäumnisse darlegen. Gerade im Be- reich des Datenschutzes, der parlamentarischen Kontrolle, hat das Parlament allzu lange gezögert, seine Aufgaben wahr- zunehmen.
Die politische Bedeutung unserer Kommissionsarbeit glau- ben wir in drei Punkten zusammenfassen zu können:
Die Gestattung rechtsfreier Räume ist in einem demokrati- schen, dem Gedanken der Rechtstaatlichkeit verpflichteten Staatswesen problematisch; das gilt insbesondere auch im militärischen Bereich. Das militärische Geheimnis ersetzt keine Zuständigkeitsnorm, und die Notwendigkeit, eine Tätig- keit geheimzuhalten, ist nicht schon hinreichender Grund, diese Tätigkeit auch tatsächlich zu entfalten.
Das Prinzip des Primats der politischen Führung ist auch gegenüber der Armee unverzichtbar. Die Armee ist ein Mittel in der Hand der politischen Führung, und diese Führung-muss wahrgenommen werden.
Die parlamentarische Kontrolle ist im ganzen Bereich des Bundes, in Verwaltung und Armee, zu beachten. Die Kommis- sion weist darauf hin, dass selbst der ehemalige USCNA, Herr Divisionär Schlup, in einem Schreiben von Anfang dieses Jah- res die parlamentarische Kontrolle der Una postuliert hat. Es wird nicht mehr möglich sein, sich von der Pflicht des Parla- mentes, Verwaltung und Armee zu kontrollieren, in diesen Teil- bereich zu entschlagen, aus Furcht, durch Kontrolle Schaden zu stiften. Wir müssen in diesem Bereich umdenken und ange- schlagenes Vertrauen wiederherstellen. Ich bin überzeugt, dass die einzige Methode dafür in der ernsthaften Wahrneh- mung unserer parlamentarischen Kontrollaufgabe besteht. Wir haben Schwachstellen aufgezeigt, wir haben sie kritisiert, und das Volk wird uns fragen: Wie wollt ihr sicherstellen, dass in Zukunft alles seine Ordnung haben wird? Als Parlamentarier haben wir nur ein Mittel: die Wahrnehmung unserer Kontroll- funktion. Das ist der Grund, weswegen wir Ihnen die parla- mentarische Initiative über die Parlamentsdelegation zur Oberaufsicht im Geheimbereich unterbreiten.
M. Gautier: Il est délicat, pour ceux qui ont participé aux tra- vaux de la Commission d'enquête, de s'exprimer sur son rap- port. D'une part, il nous est difficile, parce que nous sommes tellement imprégnés de ce sujet depuis huit mois que nous y travaillons, de prendre le recul nécessaire pour juger objecti- vement ce texte dont nous sommes solidairement responsa- bles. Nous serions, en le louant ou en le critiquant, à la fois juge et partie. D'autre part, nous ne pouvons parler que de ce qui figure dans le rapport - ce qui serait une perte de temps inutile - car pour ce qui n'y figure pas, nous sommes liés par le secret de fonction. Dans ces conditions, je laisse à l'un de mes collègues libéraux le soin de vous faire part des louanges et des critiques que notre groupe a formulées hier au cours de sa séance, me limitant à quelques remarques sur le fonctionne- ment de notre commission et, de manière plus générale, sur les avantages et les inconvénients des commissions d'en- quête parlementaires.
Je voudrais dire tout d'abord que la Commission d'enquête a travaillé dans un excellent esprit de collaboration, pratique- ment sans heurts, sans affrontements, ce qui n'allait pas de soi pour une commission groupant dix parlementaires représen- tant sept groupes ou partis. Cette bonne atmosphère était cer- tainement due au bon caractère des dix parlementaires, mais aussi à la parfaite efficacité de notre président Carlo Schmid. Je ne voudrais pas faire rougir M. Schmid, mais je tiens à lui dire notre reconnaissance pour la manière dont il a conduit nos travaux, alliant la fermeté des montagnards d'Appenzell au charme latin de ses origine transalpines, il a su diriger nos travaux avec tact, fermeté et souplesse, ne ménageant ni son temps ni sa peine, ni peut-être même sa santé, étant toujours disponible et efficace. Sans M. Schmid, je ne suis pas du tout certain que le rapport aurait pu vous être présenté à cette ses- sion, ni que sa qualité eût été la même. Merci, mon cher collè- gue, de nous avoir si bien présidés!
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Evénements survenus au DMF
Un problème se posait à la Commission d'enquête: jusqu'où aller dans ses investigations et dans ses révélations? Nous nous sommes constamment trouvés devant le dilemme d'en faire trop ou trop peu. En en disant trop peu, nous aurions déçu l'espoir que le Parlement et l'opinion publique avaient mis en nous. En en faisant trop, nous risquions de nuire à l'intérêt supérieur du pays dans des domaines aussi sensibles que notre Service de renseignements ou les organisations se- crètes. Il y a, qu'on le veuille ou non, des domaines de l'activité de l'Etat qui ne peuvent ni ne doivent être débattus sur la place publique. Primum, non nocere, «premièrement, ne pas nuire», est un axiome que l'on apprend aux médecins. Il me paraît aussi valable en politique. Je crois sincèrement que notre rap- port a su rester dans le juste milieu, n'en disant ni trop ni trop peu.
Un autre point que je voudrais aborder, c'est celui des com- missions d'enquête parlementaires en général. La question se pose avec acuité, puisque l'Assemblée fédérale en a décidé deux en une année. Il ne faudrait pas que cette cadence se poursuive. Selon la loi sur les rapports entre les conseils, l'ins- tauration d'une commission d'enquête parlementaire est né- cessaire lors d'événements de grande importance. Qu'est-ce que des événements de grande importance? Ceux survenus au Département fédéral de justice et police, avec la démission du chef de ce département, en étaient certainement. Pour la découverte de fichiers au Département militaire, cela était moins évident, mais notre rapport démontre que cette en- quête était nécessaire. Il ne faudrait cependant pas continuer sur cette voie, même si l'on peut penser que dans chaque dé- partement il y aurait des choses à découvrir et à corriger, mais cela c'est aussi le travail de la Commission de gestion.
L'instauration d'une commission d'enquête ne va pas sans in- convénients. Pour l'Assemblée fédérale d'abord, et en particu- lier pour les membres de la Commission d'enquête. J'ai tenté d'établir une petite statistique du temps consacré à cette com- mission. Personnellement, et c'est, je pense, à peu près la même chose pour tous les membres de la Commission d'en- quête, j'ai pris part à 94 séances. Pour m'y rendre, j'ai accom- pli 58 fois le trajet Genève-Berne et retour, c'est-à-dire environ 18 000 kilomètres et 200 heures de train. En aucune manière je ne le dis pour me plaindre ou pour me vanter, car le travail a été passionnant et s'est déroulé, je le répète, dans une at- mosphère tout à fait agréable. Si je le dis, c'est que, pour des parlementaires de milice, nous sommes arrivés aux limites des possibilités si nous ne les avons pas déjà dépassées! Ce ge- nre d'exercice peut se faire, mais il doit rester exceptionnel.
Un autre problème posé par une commission d'enquête, c'est la surcharge de l'administration. Le rapport signale les difficul- tés que notre commission a rencontrées pour obtenir des ser- vices du Parlement et de la Chancellerie fédérale le personnel auxiliaire nécessaire. Si ces deux institutions n'ont mis que peu de zèle à aider la Commission d'enquête, c'est parce qu'elles ne disposent pas elles-mêmes des réserves de per- sonnel et qu'en en prêtant à la Commission d'enquête elles s'empêchent elles-mêmes d'accomplir leur propre travail. Vous aurez tous remarqué ce matin que nous avions sur notre pupitre une lettre des services du Parlement se plaignant des difficultés qu'ils avaient dans le domaine du personnel.
Et puis, une commission d'enquête et son rapport débou- chent inévitablement sur des critiques et notre commission n'a pas ménagé celles qu'elle adresse à un certain nombre d'intéressés, depuis les conseillers fédéraux anciens ou ac- tuels jusqu'au plus humbles fonctionnaires, en passant par quelques parlementaires. Or, il se trouve que presque tous ceux que nous critiquons ont peut-être commis des erreurs, mais presque toujours avec l'intention de servir au mieux de leur conscience les intérêts supérieurs du pays.
Il ne faut pas non plus oublier que c'est en 1990, dans la pé- riode de détente que nous connaissons depuis peu d'années, que nous jugeons des faits remontant à la pire période de la guerre froide, à l'arrivée des chars russes à Prague, à Buda- pest ou en Afghanistan; époque où l'on pouvait craindre le pire pour notre pays. Qu'à cette période, on ait cru nécessaire de préparer une forme de résistance en territoire occupé ou d'améliorer notre Service de renseignements, cela est normal.
Comme le fait remarquer le Conseil fédéral dans sa prise de position sur le rapport, il y a toujours conflit dans ce genre d'af- faire entre le maintien du secret et la transparence démocrati- que. Qu'à l'époque, on ait donné plus d'importance au secret, garant de l'efficacité, peut se comprendre. Il faut faire un effort pour se replacer dans le climat d'il y a une dizaine d'années. Pour juger ces événements, il faudrait obéir au conseil de La- martine, donné à propos du jugement porté sur Louis XVIII, il y a quelque 160 ans, et qui me servira de conclusion: «Nul ne doit être apprécié que dans la situation qui lui est faite par le temps, les événements, les circonstances au milieu des- quelles il est placé par une force des choses indépendante de lui.« C'est dans ce sens que je comprends le rapport de la Commission d'enquête parlementaire.
Seiler: Es ist nach einer so aufwendigen Kommissionsarbeit nicht einfach, diesen Bericht nun aus einer gewissen Distanz zu würdigen. Mit einer Akribie sondergleichen sind wir Dutzen- den von Spuren gefolgt, um an deren Ende etwas zu finden, das zu dem grossen Zusammenspiel der Una gehören könnte. Wir haben in der Vergangenheit gebohrt, manchmal zurückgehend bis in den Zweiten Weltkrieg. Das Gefundene und Festgestellte ist alles ausgedacht und aufgebaut worden, als das politische Klima in unserer Welt und im besonderen auch in Europa rauher und kälter war als heute. Wir vergassen oft bei dieser Arbeit, die wir leisteten, uns zu fragen, warum denn damals alles anders gelaufen war, als es von uns 1990 gemacht würde. Es fällt uns allgemein schwer, uns heute, erst ein paar Jahre nach Beendigung des kalten Krieges, vorzu- stellen, dass der Kommunismus bis in die zweite Hälfte des vergangenen Jahrzehnts immer noch die Weltherrschaft an- strebte. Die im Osten immer grösseren und weiter reichenden Raketen, Flugzeuge und Panzer liessen noch vor ein paar Jah- ren vielen Westeuropäern einen kalten Schauer den Rücken hinunterjagen.
Das Postulat Jaeckle ist ja auch nicht zufällig 1956 eingereicht und vom Bundesrat übernommen worden. Dieses entstand si- cher aus der echten Besorgnis, nach dem Ungarnaufstand könnte gelegentlich von den Russen auch ein westliches Land brutal besetzt werden und man müsse sich deshalb frühzeitig rüsten. In den Jahren 1981/82, als die sogenannte neue Orga- nisation P-26 aufgebaut wurde, war unsere Welt, und auch Eu- ropa, alles andere als in Ordnung: Am 27. Dezember 1979 fiel die Sowjetarmee in Afghanistan ein. Schon während des er- sten Kriegsjahres 1980 sind in Afghanistan 1 Million Leute ums Leben gekommen, und mehr als 3 Millionen haben dieses Land als Flüchtlinge verlassen müssen. Ebenfalls im Jahre 1980, zur Zeit, als die geheimen Organisationen neu aufge- baut wurden, also auch noch zur Zeit der Untersuchungen des Falles Schilling durch eine nationalratliche Kommission, streikten in Danzig die Werftarbeiter. Unter ihrem Anführer, Lech Walesa, forderten sie mehr Freiheit und bessere Lebens- bedingungen. Dadurch fühlte sich der offizielle polnische Staat bedroht, und es stand auf Messers Schneide, wann die russische Walze über dieses Land rollen und die freiheitlichen Bewegungen zermalmen würde. Vor allem diese beiden Er- eignisse liessen die Beziehungen zwischen den beiden Su- permächten aufs tiefste abkühlen. Manche sprachen damals von einem Höhepunkt des kalten Krieges. Warum bringe ich diese Feindbilder wieder hervor? Heute, wo wir in einer Zeit der - wahrscheinlich - bedeutendsten Enspannung seit dem Zweiten Weltkrieg leben, cen Abbruch des Eisernen Vorhan- ges miterlebt haben und wahrscheinlich eine friedliche Zeit vor uns haben, kann man sich fragen, warum man das wieder her- vorholen soll. Ich möchte damit ein bisschen Verständnis er- wecken für das Tun von Persönlichkeiten in unserer Armee, aber auch in unserer Verwaltung, die damals alle Willens wa- ren, für unser Land das Richtige zu tun. Im grossen Eifer, den sie an den Tag gelegt haben, sind ihnen Fehler unterlaufen, und sie konnten - wie wir praktisch alle - sich gar nie vorstel- len, dass die östlichen sozialistischen Regimes eines Tages plötzlich wie Kartenhäuser zusammenfallen würden.
Geheimorganisationen haben nur Sinn, wenn sie wirklich ge- heim bleiben. Diese oberste Maxime verhinderte damals sehr wahrscheinlich, dass offen über diese Organisationen gespro-
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Vorkommnisse im EMD
chen worden ist. Die Befürchtung bei den Insidern war gross, dass durch das Ausarbeiten von Rechtsgrundlagen und die Bestellung einer kompetenten Kontrolle durch das Parlament solche Organisationen zu stark entblösst würden und ihre Exi- stenz damit gefährdet worden wäre. Heute ist vor allem bei der Widerstandsorganisation P-26 die Frage der rechtlichen Grundlage eigentlich schon nicht mehr opportun. Die Kom- mission und - wie wir vernommen haben - auch der Bundes- rat sind der Meinung, dass diese geheime Organisation aufzu- lösen sei.
Beim zweiten geheimen Dienst, dem ausserordentlichen Nachrichtendienst, kommt übrigens Gutachter Professor Gri- sel zu einem interessanten Schluss auf die Notwendigkeit ei- ner Verfassungsgrundlage: «Wenn die Widerstandsorganisa- tion ohne ausdrückliche Verfassungsgrundlage geschaffen werden konnte, so gilt dies in noch verstärktem Masse für den ausserordentlichen Nachrichtendienst. Seit jeher ist der Nach- richtendienst jeder Armee unentbehrlich. Dementsprechend genügen die vom Bund zustehenden Militärkompetenzen, um die Errichtung eines ordentlichen oder ausserordentlichen Nachrichtendienstes zu rechtfertigen.»
Herr Professor Grisel fragt sich, ob im Fall des ausserordentli- chen Nachrichtendienstes nicht sogar von einer Art «gewohn- heitsrechtlicher Regel» gesprochen werden könnte, welche es dem Generalstab und seinen Diensten gestattete, ohne aus- drückliche gesetzliche Grundlage Aktivitäten dieser Art zu ver- anlassen. Heute, in einer Zeit des Vertrauensschwundes ge- genüber unseren Behörden, ist es sicher zweckmässig, nicht nur den gesamten Nachrichtenapparat neu zu überdenken, sondern ihn auch auf eine saubere Rechtsgrundlage zu stel- len. Im Zeitalter neuer Bedrohungen könnte ich mir auch sehr gut einen strategischen Nachrichtendienst vorstellen. Ich möchte aber nicht so weit gehen und vorschlagen, auch den militärischen Nachrichtendienst bei der Una aufzulösen. Ein möglicher strategischer Nachrichtendienst, vor allem, wenn nicht genügend Mittel zur Verfügung gestellt werden, würde möglicherweise andere Schwerpunkte setzen als der bishe- rige Dienst. Damit könnte es leicht passieren, dass der militäri- sche Nachrichtendienst vernachlässigt würde. Dadurch, dass man von Abrüstung redet, sind noch keine Panzer, Flugzeuge und Raketen verschrottet. Auch die Schwächung oder baldige Auflösung des Warschauer Paktes ist noch keine absolute Ga- rantie, dass in Europa kein Konflikt mehr ausbrechen kann. Die Sowjetunion ist nach wie vor eine hochgerüstete militäri- sche Grossmacht und wird es sehr wahrscheinlich auch blei- ben.
In der Ueberzeugung, dass wir mit unseren Vorschlägen ein Stück Vergangenheit bewältigen können, werde ich diesen zu- stimmen.
Es ist mir zum Schluss noch ein Bedürfnis, unserem Kommis- sionspräsidenten für die immense Arbeit, die er geleistet hat, zu danken. Er war ein überlegener Präsident, dem es vorzüg- lich gelang, die gemischte Zehner-Kommission zu einem fruchtbaren Team zusammenzukitten.
M. Ducret: Vous avez nommé il y a quelques mois une com- mission d'enquête, il fallait bien vous attendre à ce qu'elle vous livre aujourd'hui son rapport. Le rapport d'une enquête, c'est toujours une analyse des faits. Ce n'est pas un simple discours, c'est la réalité constatée, vérifiée. Personnellement, j'endosse la responsabilité de tout ce qui est écrit dans ce rap- port. On aurait pu l'écrire autrement, sans doute. Mais, les faits sont résistants, même aux discours, et ce qui existe ne peut pas être transformé. A mon avis, ce rapport est correct.
Certains sont en train de le dramatiser et organisent des dispu- tes à son sujet, publiques ou privées. Il y a des réactions pas- sionnées parce que certains croient que l'on attaque leur idée profonde de la défense nationale. D'autres croient qu'on les attaque personnellement sur des fautes qu'ils auraient commi- ses. Ces passions, ces disputes apporteront-elles quelque chose à la vie sereine de ce pays? Evidemment non. Il est clair que ce qu'il faut ressortir de ce rapport, c'est tout d'abord ap- prendre puis réformer.
A M. Villiger qui est sans doute un peu inquiet aujourd'hui de ces longues discussions, je voudrais dire que la réaction du
Conseil fédéral était tout à fait celle que nous attendions. Les quatre motions et les huit postulats présentés sont soutenus par le Conseil fédéral. C'est un événement rare et même ex- ceptionnel parce que, dans cette enceinte, les motions sont en général transformées en postulats et les postulats sont quel- quefois refusés ou tombent dans les oubliettes. Or, ces mo- tions et ces postulats demandent des choses que le Conseil fédéral est d'accord d'entreprendre. Dans ce domaine que nous avons trituré, accepter ce que nous proposons à la fin de notre rapport est réellement la meilleure reconnaissance que l'on peut attendre et ensuite réformer à la suite d'une telle en- quête. Et je tiens vivement à vous remercier, Monsieur Villiger, pour votre position et pour celle du Conseil fédéral dans son entier.
Je ne reviendrai pas sur le contenu du rapport mais je voudrais vous faire part de nos sentiments vis-à-vis de tous les collabo- rateurs que nous avons rencontrés, qui pensent, qui croient être ou sont sur la sellette aujourd'hui, eux aussi.
Tout d'abord, en ce qui concerne les collaborateurs du rensei- gnement: il est indiscutable que pour un petit pays comme le nôtre, faire du renseignement pour se protéger, pour être averti, pour être au fait des événements qui pourraient nous menacer est absolument essentiel et c'est ce que font nos ser- vices de renseignements et leurs collaborateurs dont les con- ditions financières sont très insuffisantes. La modestie même des moyens à leur disposition rend d'autant plus reconnais- sant votre serviteur des résultats qu'ils obtiennent. Tout ce que nous avons pu savoir est que l'exploitation des renseigne- ments qu'ils reçoivent est exceptionnelle, qu'elle est considé- rée par les autres pays comme étant de grande qualité. Si nous ne sommes pas performants quant à la recherche - que l'on appelle espionnage et, pudiquement, renseignement - c'est parce que nous ne leur en donnons pas les moyens. Et, pour un pays qui entend et qui a entendu jusqu'à présent se défendre - et j'espère qu'il continuera à le vouloir malgré les circonstances moins dramatiques et menaçantes, heureuse- ment, dans les pays étrangers - il faut dire que le renseigne- ment est essentiel. C'est la première pierre de l'édifice de la défense: il faut être renseigné. D'ailleurs, on le sait en matière commerciale aussi.
Les collaborateurs de la sécurité, spécialement vises par notre recherche au sujet des fiches, sont des personnes qui, avec une grande conscience professionnelle, avec quelques éga- rements et quelques erreurs ici ou là, essaient de faire en sorte que nous soyons en sécurité au niveau de nos préparatifs mili- taires, ce qui est essentiel. Les affiches que les plus anciens d'entre nous ont encore en mémoire ou dans les yeux: «Les murs vous écoutent», «La cinquième colonne», sont des réali- tés. On expulse rarement un diplomate parce qu'il a écrasé un chat ou un chien - j'espère que les vôtres n'ont pas subi ce triste sort - mais on expulse des diplomates ou des «préten- dus diplomates» parce qu'ils espionnent. Nous le savons. No- tre sécurité passe donc aussi par un contrôle de ce que cer- tains font dans ce pays. Nous proposons des solutions meil- leures que celles qui étaient utilisées mais, personnellement, je suis non seulement convaincu que cette sécurité est indis- pensable mais qu'il faut la renforcer, parce que les lacunes constatées proviennent peut-être plus du manque de moyens que de la qualité de ceux qui servent notre sécurité et auxquels il faut témoigner notre reconnaissance.
Les collaborateurs de l'organisation de résistance sont mis dans une curieuse situation parce que notre rapport indique clairement que les bases juridiques étaient suffisantes. Nous ne pensons pas que dans un Etat démocratique comme le nô- tre, et comme d'autres aussi, on puisse échapper à un certain contrôle parlementaire, même si quelques uns affirment au- jourd'hui qu'un contrôle parlementaire est impossible. Qu'ont essayé de faire les deux responsables de P-26 et P-27, sinon d'instituer un certain contrôle parlementaire en demandant à des dévoués collègues, députés ou anciens députés au Con- seil national ou au Conseil des Etats - qui doivent aussi bénéfi- cier de notre reconnaissance et de notre confiance - de venir les conseiller?
Il est donc tout à fait possible, comme nous le souhaitons, que pour continuer une telle entreprise, si elle s'avère utile, indis-
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28 novembre 1990
pensable ou seulement nécessaire, on puisse confier à des parlementaires, de manière tout à fait claire, la mission de con- trôle ou de surveillance. Ceux qui ont participé à ces contrôles l'ont fait honnêtement, comme l'a dit tout à l'heure M. Gautier, en pensant servir leur pays.
Je dirai encore quelques mots à propos de ceux qui servaient dans cette armée secrète. Ce sont des gens de sacrifice, car chacun sait qu'en temps de guerre le nombre de morts dans une armée est bien inférieur au nombre de morts dans une ar- mée secrète - l'histoire récente le démontre - et ces gens ont accepté de courir ce risque éventuel, non pas pour maintenir en place un système politique qu'il faut défendre à tout prix, mais pour défendre notre démocratie actuelle, cette démocra- tie pluraliste qui ne représente pas l'affrontement de deux blocs mais une entente entre plusieurs partis, entre tous ceux qui veulent bien collaborer à la gestion de ce pays.
Personnellement, je dois dire que je suis un peu triste pour ceux qui ont passé des jours ou des semaines à s'instruire, à faire ce travail, et qui voient aujourd'hui cette activité s'arrêter, pour des raisons que je défends: cette activité, dans les condi- tions où elle s'exerce, doit cesser. Je suis triste pour eux car je suis sûr qu'au fond d'eux-mêmes, ils ont été poussés, tout comme ceux qui ont conçu et promu cette activité, par l'intérêt général de notre pays. Nous devons nous en souvenir au mo- ment où nous sommes tentés de porter des accusations ou de trancher dans le vif. Pour faire aujourd'hui un bon travail, nous devrions accepter les motions, avec les modifications éventu- elles que le Conseil fédéral souhaiterait y apporter, accepter les postulats afin que ce nous vous aurons appris soit de quel- que utilité.
Frau Bührer: Ich möchte meine Ausführungen in drei The- menkreise aufteilen: erstens die Arbeit in der Puk, zweitens Fakten und Erkenntnisse und drittens ein Blick in die Zukunft. 1. Zur Arbeit in der Puk: Hier gebührt ein grosser Dank unse- rem Präsidenten. Er hat eine gewaltige Arbeit geleistet, und nur der Wunsch unseres Ratspräsidenten, man sollte sich kurz fassen, hindert mich daran, bereits am Anfang auszuufern.
Es war keine leichte Aufgabe. Wir haben nichts erfahren, wo- nach wir nicht gefragt hätten. Wir hatten es mit Leuten zu tun, die auf Geheimhaltung geradezu programmiert sind und de- nen die Geheimhaltung vermutlich zur zweiten Natur gewor- den ist.
Richtig zu fragen, das ist eigentlich die Voraussetzung, um eine richtige Antwort zu bekommen. Und richtig fragen kann man nur, wenn man die Antwort in etwa ahnt oder sogar kennt. Aber selbst wenn wir die richtigen Fragen stellten, bekamen wir nicht immer die richtigen Antworten. Hin und wieder waren es falsche Antworten, wie Sie im Bericht erkennen können. Die Spurensuche war mühsam, aber - der Bericht belegt es - doch recht erfolgreich.
Die Arbeit war von eigentlichen Schrecksekunden begleitet. Wir fanden Dinge, die wir nie und nimmer erwartet hätten und die wir uns so nicht vorgestellt hatten. Es bleibt nach getaner Arbeit ein Gefühl, nicht durch den Bodensatz hindurchgestos- sen zu sein. Dazu beigetragen hat das in buchstäblich letzter Minute aufgetauchte Stichwort Gladio.
Neu und in meinen Augen absolut sensationell ist die Art und Weise, wie im Finanzbereich das Parlament hinters Licht ge- führt wurde. Man hat mit uns Blindekuh gespielt! Der Bericht redet in diesen Belangen Klartext, und dem ist nichts beizufü- gen.
Wichtiger als bei den Fakten zu verbleiben scheint mir, rasch zu den Erkenntnissen und Wertungen vorzustossen, die, je nach Standort, verschieden ausfallen müssen.
Erschreckend für mich war die Erkenntnis, dass es offenbar in
unserer demokratischen Gesellschaft, in unserem demokrati- schen Staat eine verschworene Gesellschaft gibt, Leute, die mehr wissen als andere, die Geheimnisse hüten, die den Durchblick haben, die wissen, wen man im Fall der Fälle ver- haften und internieren muss, und dies im Gegensatz zum Rest des Volkes - ich schätze es ist eine Mehrheit -, der nicht merkt, dass er den östlichen Unterwanderungsversuchen auf den Leim kriecht. Alle, Linke, Alternative, Grüne, Friedensbewegte, aber auch Drittwelt-Aktivisten, Frauengruppierungen, Fremd- arbeiterbetreuer, Anti-AKW-Bewegungen, religiöse Gruppie- rungen, sind verdächtig. Diese Gruppierungen könnten als eine der Front- oder Einwirkorganisationen unterwandert, ge- steuert oder manipuliert sein und ihre Mitglieder als «nützliche Idioten» von Moskau missbraucht werden.
Diese Aufzählung, diese Qualifizierung, stammt nicht von mir, sondern aus den Unterlagen der Una. Ich empfehle Ihnen die Lektüre der Seiten 75 bis 79. Sie werden eine richtige Geister- bahnfahrt miterleben. Wer dabei rasch bereit ist, auf das Trauma des kalten Krieges zu verweisen und die reellen Ge- fahren von damals zu beschwören, den möchte ich bitten, auf Seite 78 nachzuschlagen. Ende 1989 - es ist kein Jahr her, die Mauer von Berlin war bereits gefallen - spricht ein Bericht der Una von den Tarnorganisationen und davon, dass sich hinter der Fassade der friedlichen Koexistenz als wahre Absicht «die endgültige Auflösung des kapitalistischen Systems ver- berge». Der Autor des Berichtes warnt davor, dass in naher Zu- kunft - es müsste heute sein - wichtige «Gefechte» dieses ver- deckten Kampfes auf wissenschaftlichen Kongressen stattfin- den würden; die Sowjetunion sei darauf vorbereitet. Geschrie- ben Ende 1989! Da kann man nur fragen, hinter welchen Mau- ern diese Nachrichtenleute leben.
Eine zweite Erkenntnis ist nicht minder erschreckend: Diese verschworene Gesellschaft, wie ich sie genannt habe, verfügt über Machtmittel, über eire kleine, aber gut ausgerüstete, be- waffnete Truppe. Es heisst, die Mitglieder seien aus dem gan- zen Volk ausgewählt, gewissermassen ein Querschnitt unse- res Volkes. Ich frage Sie, wie viele wohl darunter waren, die den vorgenannten Gruppierungen nahestehen: Grüne, Linke, Atomgegner, Drittwelt-Akt visten usw. Diese Truppe wurde im geheimen ausgewählt, im geheimen ausgebildet, nur die Fi- nanzen waren öffentliche Gelder, allerdings im geheimen ab- gezweigt.
Im Zusammenhang mit dieser Geheimorganisation bleiben ei- nige Fragen offen. Ich erinnere mich an Sprengstoffattentate auf Strommasten, die - so hiess es - mit grosser Fachkenntnis und ausgesuchter Präzision ausgeführt wurden und deren Tä- ter man nie eruieren konnte. Ich erinnere auch an die Zerstö- rung des Besucherpavillons auf dem Gelände von Kaiser- augst. Die Untersuchung wurde aus unerklärlichen Gründen plötzlich fallengelassen, die Täter wurden nie gefasst. Falls Sie meine offenen Fragen als allzu unpassend und exotisch emp- finden, bitte ich Sie, sich an die ungeheuerlichen und beleidi- genden Vermutungen zu erinnern - die ich eben zitiert habe - gegenüber Bürgern, die sich irgendwie, irgendwo engagieren und die nicht merken sollen, dass sie von Moskau ferngesteu- ert sind.
Ich füge eine weitere, zugegeben sehr exotische Frage an: Was wäre passiert, wenn die Abschaffung der Armee knapp angenommen worden wäre? Hätten die Exponenten der Ar- mee - die ohne mit der Wimper zu zucken die Landesregie- rung ungenügend informierten, die das Parlament hinters Licht führten mit der verdeckten und rechtswidrigen Finanzie- rung von P-26 und die ihre kleine, aber gut ausgerüstete und gut ausgebildete Spezialtruppe ohne jede politische Bremse hätten starten können - ihre eigene Abschaffung hingenom- men? Ich weiss, die Frage ist provozierend, aber im Zusam- menhang mit P-26 habe ich viel Unglaubliches und Undenk- bares erlebt. Ich unterstelle niemandem eine schlechte Ab- sicht, aber vergessen kann ich das Szenario «Innerer Um- sturz» nicht.
Peinlich war der Versuch des EMD, die Legalität von P-26 und P-27 nachzuweisen. Der Versuch musste kläglich scheitern. Unser Bericht redet auch hier Klartext. Aergerlich auch, dass uns die Organisation vorerst als Kaderorganisation verkauft werden sollte, aus der heraus die Widerstandsorganisation
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·dann erst organisiert worden wäre. Das war irreführend. Aer- gerlich auch der Versuch, von politischen Sicherheitsbolzen zu sprechen, die sich bei näherem Hinsehen als inexistent er- wiesen. Es besteht sogar die Möglichkeit, dass die Organisa- tion von ihrer Struktur her auf unterer Stufe in Marsch gesetzt wird.
Eine Erkenntnis, die mich als Parlamentarierin ganz beson- ders betroffen machte, ist die Tatsache, dass Kontrollmecha- nismen in der Verwaltung und auf der parlamentarischen Seite versagen können. Ich denke an die Instrumente der Finanz- kontrolle, der Finanzkommission und der Finanzdelegation. Offenbar ist es möglich, dass hier gruppendynamische Pro- zesse ablaufen, wo jeder dem anderen vertraut, glaubt, es müsse alles seine Richtigkeit haben, wenn doch beispiels- weise der Generalstabschef oder der Chef der Finanzkontrolle versichern, es sei schon in Ordnung und immer so gemacht worden. In dieses Kapitel gehören auch die «Feigenblattkom- missioner», die sogenannten Bei- und Konräte. Ich werfe hier keine Steine. Ich komme mir nämlich als gewöhnliches Parla- mentsmitglied ebenso für dumm verkauft vor.
Als unbefriedigend empfinde ich auch die Stellungnahme des Bundesrates zum Puk-Bericht. Zwar anerkenne ich, dass der Bundesrat die Anträge der Kommission annimmt und auch im übrigen an mehreren Stellen der Puk und deren Schlüssen zu- stimmt. Doch ist an allzu vielen Stellen die Tendenz zur Ver- harmlosung unübersehbar. Der Bundesrat spricht z. B. von «Einzelfällen» und «Fehlleistungen» und davon, dass nicht sy- stematisch bespitzelt worden sei. Die Sache mit der Bespitze- lung von Frontorganisationen und von politischen Gesinnun- gen, Herr Bundesrat, hatte durchaus System. Das waren keine Fehlleistungen, sondern das war Pflichterfüllung im Rahmen eines - leider! - bestehenden Auftrages. Dass nicht mehr auf diesem Gebiet gemacht wurde, hängt nur mit der Knappheit der personellen Mittel zusammen - es liegen schriftliche Kla- gen von Una-Beamten vor - und hat keinesfalls etwas mit bes- serer Einsicht zu tun.
Falsch ist es, wenn der Bundesrat in seiner Stellungnahme schreibt, Widerstand sei ein wichtiges Element der Dissua- sion. Das ist - auf den konkreten Fall P-26 bezogen - irrefüh- rend; geheime Dissuasion gibt es nämlich nicht.
Schliesslich ist es unstatthaft, auf die damalige historische Lage hinzuweisen. Lesen Sie die Berichte aus dem Jahre 1987 und von Ende 1989, die die Notwendigkeit der Bespitzelung von Frontorganisationen und Einwirkorganisationen begrün- den. Sie kommen zum selben Schluss wie ich: Wer Ende der achtziger Jahre solches schreibt, muss auf einem anderen Planeten leben, allerdings mit Bundessalär.
Vor diesem Hintergrund muss die bundesrätliche Rechtferti- gung, dass ohne Inlandaktivitäten «viele Lagebeurteilungen über das ausländische politische und strategische Gesche- hen Stückwerk bleiben müssten», unglaublich lächerlich an- muten. Wozu sollen denn die Nachrichtendienste dienen, wenn die Realität nicht wahrgenommen wird?
Völlig unannehmbar ist, dass in der bundesrätlichen Stellung- nahme einmal mehr versucht wird, das Parlament auf den Be- richt der Arbeitsgruppe Bachmann festzunageln. Niemals kann mit jenem Bericht gerechtfertigt werden, was in der Zwi- schenzeit aufgebaut wurde, nämlich eine einsatzfähige Truppe ausserhalb von Armee und Verwaltung, ohne jede par- lamentarische Kontrolle und verdeckt und illegal aus öffentli- chen Mitteln finanziert!
Wir sind im Begriff, ein Lehrstück mitzuerleben. Sind wir auch in der Lage, daraus zu lernen? Ich meine, es ist unsere Pflicht, daraus zu lernen. Dies ist die Stunde des Parlamentes und nicht die Stunde der parteipolitischen Giftmischerei.
Ich schliesse mit einem Zitat aus der Rede von Nationalrats- präsident Bremi: «Neben uns vorbei darf nichts Entscheiden- des mehr geschehen.» Dem ist nichts beizufügen.
M. Masoni: Le fait de m'être opposé à la désignation d'une deuxième commission d'enquête ne m'empêche pas de re- mercier nos collègues membres de cette commission qui ont su, malgré la pression du temps et de quelques médias, nous donner un rapport complet, en toute indépendance, et surtout nous proposer des solutions concrètes pour le futur, dans l'es- poir toutefois qu'on sache envisager ce futur avec plus d'opti- misme que Mme Bührer.
Es ist zu betonen, dass die Kommission in ihrem Ermessen eher streng war. Im Zweifelsfall hat sie die schonungslosere Auslegung gewählt, was ihr sicher den Vorwurf der Toleranz oder der Nachlässigkeit gegenüber Fehlern erspart. Dies trifft zu im Falle Kohlschütter, wo sie die Meinung des mit der Unter- suchung beauftragten Bundesrichters Pfisterer nicht teilen könnte. Dies gilt auch im Falle der Verfassungs- und Gesetzes- grundlage sowohl der Nachrichtendienste als auch der Wider- stands-Kaderorganisation. Hier scheint die Kommission zum Teil mit den Experten die gesetzlichen und verfassungsmässi- gen Grundlagen zu bejahen, sie jedoch betreffend die Delega- tion der Widerstandsaufgabe an Dritte anhand eines Zitates des Experten Professor Grisel abzulehnen. Ich weiss nicht, ob das Zitat falsch gewählt wurde. Aber aus diesem Zitat würde ich als Laie, als Nichtmitglied der Kommission, das Gegenteil herauslesen, d. h. dass mindestens eine gewohnheitsrechtli- che Grundlage besteht. Ich hätte zu diesem Punkt gerne eine Klärung durch die Kommission.
Das Volk, jeder von uns, wusste, dass Planung und Organisa- tion des Widerstandes vom Bund ausgingen. Ich zitiere aus dem «Zivilverteidigungsbüchlein» von 1969. Nachdem das Büchlein auf Seite 272 die Notwendigkeit des Widerstandes bejaht, wird auf Seite 275 wörtlich geschrieben: «Der Wider- standskampf ist hart. Er erfordert umsichtige Planung und Or- ganisation, damit nicht unschuldige Menschen leiden müssen und nutzlos Blut vergossen wird.» Damit war klar, dass der Bund für diese Planung und Organisation sorgte.
Wir finden im Bericht der gemeinsamen Arbeitsgruppe GPK und Militärkommissionen vom 21. Oktober 1977 die indirekte Anerkennung einer solchen Organisation, die nur im Falle des Krieges wirksam wird, auf Seite 19: «Die Abteilung Abwehr wird erst im Krieg voll wirksam. Im Interesse einer klaren Kom- petenzausscheidung ist im Frieden die Bundesanwaltschaft bzw. die Bundespolizei für alle Fragen der Spionageabwehr zuständig.»
Auch für die Verträge mit dem Ausland (Gegenstand der Motion 4) finden wir in diesem Bericht von 1977, Seite 20, fol- gende Anerkennung: «Selbstverständlich pflegt unser Nach-
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richtendienst Kontakte mit neutralen oder blockfreien, aber auch einzelnen Nato-Staaten. Es scheint der Arbeitsgruppe wichtig, dass ein möglichst vielfältiges Netz solcher Beziehun- gen existiert, damit unserem Nachrichtendienst bei der Erfül- lung seiner Aufgaben möglichst viele Quellen zur Verfügung stehen.»
Noch eingehender wurden GPK und Parlament in den Jahren nach dem Fall Bachmann orientiert. Dies geht aus dem späte- ren Bericht der Arbeitsgruppe der GPK vom 19. Januar 1981 hervor. Ich zitiere aus Seite 7: «Zu den geheimen Diensten ge- hören der Spezialdienst und der besondere Nachrichten- dienst.» Französisch heisst ersterer «service spécial», das ent- spricht der P-26-Organisation, und der besondere Nachrich- tendienst heisst «service de renseignements particulier», das entspricht der P-27-Organisation. Ueber die Finanzierung durch den Bund und nicht durch Private spricht der Bericht im ganzen Kapitel 251 ganz klar: «Für den Spezialdienst und den besonderen Nachrichtendienst bestehen zwei getrennte Kre- dite. Sie werden ausschliesslich über den Bundeshaushalt fi- nanziert.» Es wird dann erklärt, wie das funktioniert. Damit ha- ben die Geschäftsprüfungskommissionen und das Parlament - wo dieser Bericht ausführlich diskutiert wurde - wie bereits mit dem Sicherheitsbericht 1973 erneut die volle Verantwor- tung für das Genügen der bestehenden Grundlage übernom- men. Bedenkt man, dass dies von der GPK herrührt, wo alle wichtigen politischen Parteien - insbesondere die Regie- rungsparteien - vertreten sind, dass im Parlament eine ausgie- bige Diskussion entstand, ist es klar, dass auch jene Nachrich- tendienste und Widerstands-Kaderorganisationen von allen Regierungsparteien getragen waren. Sie waren auch dadurch getragen, dass in den zwei parlamentarischen, inoffiziellen Gremien - als eine Art Gewährsleute für beide Institutionen - alle Regierungsparteien vertreten waren.
Unter diesem Gesichtspunkt scheint mir der in der Motion 2 verwendete Begriff «ungesetzlicher Zustand des ausseror- dentlichen Nachrichtendienstes» der Sache nicht ganz ge- recht zu werden. Besser wäre gewesen, von einem heute un- befriedigenden Zustand zu reden. Der Bericht bemängelt auch, dass diejenigen, die es hätten wissen sollen, fast nichts wissen wollten bzw. die wenigen, die diese Geheimdienste oder die Kosten dieser Geheimdienste hätten prüfen sollen, fast nichts prüfen wollten. Dies scheint mir, wenn ich mich in die Mentalität jener Jahre zurückversetze, mit der Natur der Sache verbunden. Bei Geheimaufgaben ist das Vertrauen das entscheidende Element. Auf diesen Gebieten war eine Selbst- beschränkung der Kontrolltätigkeit der GPK und der Finanz- kommissionen fast selbstverständlich. So wurde damals emp- funden. Heute ist das Empfinden ein anderes. Man muss da- von ausgehen, dass heute unsere politische Sensibilität in die- sen Fragen eine andere geworden ist. Aber man muss die Tat- sachen von damals mit der damaligen Empfindlichkeit und Sensibilität beurteilen.
Das Bewusstsein der Kommission, all die festgestellten Tatsa- chen seien im damaligen historischen Moment zu verstehen und zu deuten, ist sicher vorhanden. Es verdient jedoch noch stärker betont zu werden, und ich begrüsse das, was heute die Kommissionsmitglieder mündlich vorgetragen haben. Das hilft, das Bild zu arrondieren, zu ergänzen. Aufgrund der da- maligen historischen Lage - und nur aufgrund jener Lage - ist die Verhältnismässigkeit der getroffenen und heute kritisierten Massnahmen zu beurteilen. Die Kriegsjahre, die Besetzung Europas, die Streichung der baltischen Länder von Europas Karte, dann nach Kriegsende die leider kurze Friedensillusion, sofort abgelöst durch die gewalttätigen Umstürze in Osteu- ropa, die blutige Unterwerfung von freiheitlichen Bewegungen in Ungarn, in der Tschechoslowakei, in Deutschland, in Polen usw., die Einrichtung des Eisernen Vorhanges, die Unterwer- fung vieler Länder ausserhalb Europas, der durch Frontorga- nisationen und Sympathisanten unterhaltene politische Kampf liessen die Europäer sofort erkennen, dass nur mit star- ker Rüstung, unnachgiebiger Vorbereitung und aufgeweckten Nachrichtendiensten die Unabhängigkeit zu wahren war. Ge- gen diesen Willen zur Freiheit und Unabhängigkeit protestie- ren jene, die sich heute als Opfer aufspielen. Ihnen war die mili- tärische Verteidigung ein Dorn im Auge; deren Befürworter wa-
ren die «unheimlichen Patrioten». Warum? Weil man ihnen vor- warf, vermeiden zu wollen, dass das Volk dank der Beeinflus- sungen, die man kennt, sich ein «rotes Paradies» wünsche. Nun haben aber alle sehen können, was tatsächlich diese «ro- ten Paradiese» waren. Man kann nur froh sein, dass es gelun- gen ist, unser Land und Westeuropa vor solchen Entwicklun- gen zu bewahren. Das ist die politische Wertung von jenen Massnahmen für den Fall, dass man ihnen jede gesetzliche Grundlage absprechen möchte, was, wie angedeutet, meines Erachtens nicht zutrifft. Gerade diejenigen Parteien, die sich entschieden für eine Widerstandsorganisation als Ergänzung einer weniger bewaffneten Armee eingesetzt haben, konnten nicht ignorieren, dass eine Widerstandsorganisation wegen der völkerrechtlichen Bindungen ein unabhängiger Verband sui generis sein muss. Das Gegenteil zu verlangen, das heisst die gesetzliche Bindung und den Einbezug dieser Verbände in die Armee, gleicht der Forderung, Wilhelm Tell hätte der Ar- mee des deutschrömischen Kaisers einverleibt werden sollen. Ich habe versucht, die historische Entwicklung kurz zu skizzie- ren. Ich bin mir dessen bewusst: Jeder heutigen Beschrei- bung fehlt die Dramatik jerer Tage, Heute will man sich von je- ner Dramatik befreien. Wir wollen sie vergessen, wir wollen ver- suchen, sie aus unseren Gedanken zu verdrängen. Es ist auch richtig: Es ist eine geistige Befreiung von den Härten jener Jahre, die wir alle wünschen. Nur die Geschichte wird die Stim- mung jener Jahre wiedergeben und das patriotische Engage- ment jener vielen Menschen voll erkennen, die heute fast dazu angehalten werden, diesen Patriotismus gegen den Verdacht von Putschversuchen zu verteidigen. Die Geschichte, verges- sen wir es nicht, prämiert heute bereits jene, die entgegen ei- ner allzu strengen Legalitätstreue in der Kriegszeit bereit ge- wesen wären, die Gesetze des Landes zu brechen, um gegen- über den Flüchtlingen der Kriegszeit offener sein zu können. Und wir alle, wenn wir die Szenen jener Filme sehen, die sich mit diesem damaligen Drama auseinandersetzen, wir stehen auf der Seite jener, die darnals das Gesetz gebrochen haben. Die Geschichte tendiert dazu, jene zu prämieren, die vielleicht bereit gewesen wären, gewisse Weisungen, Gesetze nicht zu befolgen oder diese Art Kriegszensur, die von Parlament und Regierung damals beschlossen worden war, zu brechen, um unseren Willen zur Unabhängigkeit und unsere Ablehnung der Diktatur zu zeigen. Die Geschichte tendiert dazu, jene zu prämieren, die den Mut hatten, die Freiheit zu verteidigen, auch wenn das nicht garz im Sinne der strengen Legalität möglich war. Ueberlassen wir der Geschichte auch die Beur- teilung dieser Fälle, die wir heute unter einem anderen Ge- sichtspunkt, unter dem po itischen Gesichtspunkt, beurteilen. Glücklicherweise haben sich grosse Wandlungen im Osten er- eignet. Wir sind sehr froh darüber; es scheint, als ob viele frü- her erforderliche Kautelen überflüssig geworden wären. Doch schlechte Zeiten könnten wiederkommen. Wenn ein macht- leerer Raum entsteht, wie es in Osteuropa der Fall zu sein scheint, ist leider zu befürchten, dass eine andere, uns viel- leicht nicht sehr gefallende Macht diesen machtleeren Raum besetzt. Und dann wäre wieder mit solchen Kautelen zu arbei- ten. Deswegen soll man eine Kontinuität auf diesem Gebiet haben. Es ist schwer, in schwierigen Zeiten etwas ganz neu einzuführen, was nicht vorher bereits vorbereitet wurde. Man muss aber, gewiss, nach gesetzlichen Grundlagen suchen. Die heutige Mentalität erfordert nämlich, dass man für viele solche Massnahmen und Kautelen eine bessere gesetzliche Grundlage schafft. Heute begnügt man sich nicht mehr wie in jenen Zeiten mit dieser gewohnheitsrechtlichen Stützung. Aber passen wir auf: Es stellen sich heikle Probleme bei der Schaffung der gesetzlichen Regelungen. Seien wir vorsichtig, dass diese gesetzlichen Regelungen nicht mit dem Völker- recht kollidieren und dass sie dem Bundesrat genügend Handlungsfreiheit und -spielraum lassen.
Wichtig ist, den politischen Willen zu haben, in der bestmögli- chen Form die Nachrichtendienste und eine Widerstandsor- ganisation zu führen und sie einer befriedigenden parlamenta- rischen oder anderen Kontrolle zu unterwerfen. Man muss aber zugeben: Notstandsrecht, das Recht, das in solchen schwierigen Momenten die ausserordentlichen Massnahmen des freiheitlich-demokratischen Staates zur Selbstbehaup-
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tung vorsieht und regelt, wird in der Demokratie nicht oder nur knapp gesetzt. Man weiss, dass Freiheit und Demokratie oft mit Waffen oder nur unter Missachtung der Legalität zu ver- wirklichen oder zu verteidigen waren. Man löst solche Fragen ungern vorher in Friedenszeiten gesetzlich, weil man eine von den Sachen her aufgezwungene notwendige Notvollmacht ei- ner peinlich genauen, in Friedenszeiten errichteten Vollmacht vorzieht.
Ich muss mich leider, Frau Bührer, kurz mit den Frontorganisa- tionen befassen. Ich glaube nicht, dass die Massnahmen, wenn solche getroffen worden sind, sich gegen die Leute ge- richtet haben. Aber man muss sich an die Stelle eines Nach- richtendienstes versetzen. Wenn der berechtigte Verdacht be- steht - wie damals sogar in Büchern zu lesen war -, dass die Friedensorganisationen von den sowjetischen Geheimdien- sten finanziert worden seien, kann ein Nachrichtendienst auf jede Prüfung der Richtigkeit dieses Verdachtes verzichten? Eine solche Prüfung ist nicht gegen die einzelnen Mitglieder gerichtet; sie soll in Erfahrung bringen, ob einzelne im guten Glauben in einer solchen Organisation zu Sachen geführt wer- den, die sie nicht wollen. Sie ist ein Schutz der gutgläubigen Mitglieder der Frontorganisationen, sie ist nicht gegen sie ge- richtet; das muss man bedenken. Sollte man mit der Zeit inner- halb der Geheimdienste zu einer anderen Mentalität gekom- men sein, hätte man gegen die Leute gehandelt, anstatt sie vor Unterwanderung der Organisation zu schützen, dann wäre diese Entwicklung bedenklich, und es wäre richtig, dagegen zu kämpfen. Es ist möglich, dass sich eine solche Fehlentwick- lung eingeschlichen hat, aber wegen Einzelfehlern die Ueber- wachung der Frontorganisationen als solche zu bezweifeln scheint mir nicht die richtige Lösung. Die richtige Lösung ist, bei berechtigtem Verdacht die Frontorganisationen deswegen zu überwachen, um ihre gutgläubigen Mitglieder zu schützen, nicht gegen sie. Das wäre, Frau Bührer, ein möglicher Begeg- nungspunkt.
Der Bericht endet mit einer Reihe von Vorschlägen. Die Zeit war zu kurz, um sie eingehend zu prüfen. Die heiklen Pro- bleme, die sich stellen, verdienen vielleicht eine ganz sorgfäl- tige spätere Prüfung. Ich beschränke mich auf zwei Bemer- kungen. An erster Stelle dieser Anträge kommt die parlamen- tarische Initiative. Sie sieht eine ständige Delegation vor, die über die Geheimtätigkeit die Oberaufsicht ausübt. Eine noch praktikablere Lösung könnte darin bestehen, dass ein Bun- desrichter diese Ueberwachung ausübt und dem parlamenta- rischen Aufsichtsorgan zu berichten hat. Will man unbedingt eine parlamentarische Oberaufsicht, die mit Risiken verbun- den ist, auch für die leider notwendigen geheimen Dienste, dann scheint es mir nicht angepasst, gerade auf diesem Ge- biet die besonderen Instrumente zu verschärfen, die hier vor- gesehen sind, wie die Zeugenanhörungsrechte usw. Das sind die Instrumente der Puk. Das sind ausserordentliche Instru- mente, zu denen ein Parlament nur in Ausnahmefällen greifen sollte, weil sie einen Eingriff sowohl in die Exekutivgewalt wie in die Justizgewalt darstellen. Man muss sich hüten, diese Ein- griffe allgemein und ohne Not zu sanktionieren. Deswegen wäre dies richtig und eingehend zu prüfen.
Auch bei der Motion 1 ist die Frage berechtigt, ob für eine Wi- derstands-Kaderorganisation eine volle gesetzliche Grund- lage möglich ist, ohne mit dem Völkerrecht zu kollidieren. Viel- leicht könnte die Gesetzesgrundlage in einem Satz bestehen, der dem Bundesrat die Kompetenz gibt, sofern er es aufgrund der Lage als unerlässlich erachtet, die für die Vorbereitung von Widerstand im Besetzungsfalle erforderlichen Massnahmen zu treffen oder von Dritten treffen zu lassen. Da besteht das Problem der Delegation an Dritte. Aber das Problem kann man nicht mit einer gesetzlich geregelten Organisation des Bundes lösen, weil sie mit dem Völkerrecht kollidieren würde, weil nach Völkerrecht nach einem Waffenstillstand jeder vom Staat organisierte Truppenverband, jede militärische Tätigkeit auf- hören müssen.
Alles in allem, der Bericht der Puk wird sich als positiv erwei- sen, soweit er dazu dienen wird, das volle Vertrauen in die Lan- desverteidigung und in die damit leider untrennbar verbunde- nen Geheimtätigkeiten zu wahren und zu fördern. Ich hoffe das sehr. Wird dieser Zweck nicht erreicht, wird der Bericht nur
dazu missbraucht, einer Regierungspartei, die sich von der damals übernommenen Verantwortung lossagen will, Nähr- stoff für eine Wahlpolemik zu geben, besteht das Risiko, dass eine nationalistische Reaktion entsteht, die weder diese Partei noch die bürgerlichen Regierungsparteien noch die Medien hinhalten können. Passen wir auf! Hüten wir uns vor einer zer- störerischen Auslegung solcher Berichte! Ich hoffe sehr, dass dem Bericht solche unerwünschten Nachwirkungen erspart werden, damit wir uns alle über seine befriedigende, befrie- dende und zukunftsweisende Wirkung voll und wirklich freuen können.
M. Roth: Aux termes de la Constitution fédérale, l'Assemblée fédérale et le Conseil fédéral ont des compétences communes et se voient attribuer les mesures pour la sûreté extérieure et intérieure du pays.
A la lecture du rapport de la Commission d'enquête, c'est peu dire que ces compétences, qui relèvent constitutionnellement des pouvoirs politiques, ont été très négligées, de manière «crasse», dirai-je, par les responsables administratifs et politi- ques du département. L'enseignement le plus navrant que l'on peut retirer de cette enquête est le constat que la bonne marche des affaires de l'Etat peut se dérégler à l'insu des pou- voirs constitués et sans qu'aucun contrôle n'ait jusqu'ici inter- rompu cet inquiétant cours des choses. Inquiétant, car ces dé- rapages dangereux conduisent le citoyen à perdre la con- fiance qu'il devrait normalement avoir dans les institutions du pays. Certes, on nous rétorquera que ces initiatives sont sur- venues dans un climat de guerre froide. C'est vrai, mais cela n'excuse pas tout. Elles procèdent d'un état d'esprit somme toute assez détestable des chefs militaires, complètement aveuglés par l'obsession du secret jusqu'à soustraire au con- trôle parlementaire des activités dont la surveillance relève lé- gitimement de celui-ci.
Les paroles que je viens de prononcer sont peut-être dures, mais en ce qui me concerne, comme vous tous sans doute, elles ont aussi valeur d'exorcisme. Il faut exorciser cet état d'esprit et ranger définitivement au vestiaire ces accessoires dépassés de l'obsession quasi pathologique de la sécurité du pays.
A ce stade, je conviens avec vous qu'un constat n'est pas suffi- sant, mais nous, autorités politiques, devons reprendre le con- trôle des instruments de la sécurité extérieure et intérieure dont on a vu vers quels dérapages anachroniques ils peuvent malheureusement conduire.
Non, mes chers collègues, le secret n'est pas une vertu en bé- ton que nulle autorité de contrôle parlementaire ne peut per- cer! Les activités liées à la sécurité ne sont pas légitimees par le seul fait qu'elles touchent à la sécurité, mais elles doivent, comme tout acte de l'Etat, trouver leur justification dans des bases légales que seuls le souverain et ses représentants sont habilités à prendre. Tout le reste ne relève pas d'un exercice sain de la démocratie, mais ne cesse en fait de la miner dans ce qu'elle a de plus fondamental.
La balle, j'en conviens, est aussi dans notre camp. C'est la rai- son pour laquelle je souscris aux mesures qui rétabliront la lé- galité de toutes les initiatives qui conservent encore un sens dans la poursuite de la politique de sécurité. Aussi faut-il avoir le courage de démanteler tout ce qui est obsolète, incongru et dépourvu d'utilité. La Commission d'enquête a accompli un immense travail, et nous lui devons un coup de chapeau. Il reste à souhaiter que tant ses conclusions que leur concrétisa- tion puissent assainir les pratiques d'une Confédération qui doit veiller à ne pas mal vieillir et qui doit absolument retrouver une image plus crédible à l'aube de son 700e anniversaire. Le rétablissement de la confiance passe par la rigueur avec la- quelle on appliquera les différentes mesures judicieuses que nous propose la Commission d'enquête. Je suis d'avis, et j'in- siste là-dessus, qu'il faut renforcer les compétences de la Commission de gestion dans tous les domaines, afin d'éviter le traitement de choc d'une commission d'enquête Nº 3 qui fi- nalement désécuriserait le peuple, le Parlement et le pays.
Enfin, je voudrais mentionner un aspect particulier qui con- cerne mon canton, le Jura. Le gouvernement du canton du Jura - cela figure à la page 156 du rapport - avait demandé au
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DMF s'il existait une liste militaire particulière de Jurassiens que des troupes de l'armée auraient dû arrêter en cas de con- flit, dans les années 1970. On répond ici que les éventuels do- cuments qui datent de cette époque n'existent plus et que les officiers d'état-major général de cette unité ne se souviennent plus. Comme pour beaucoup d'aspects, on a pour le Jura la mémoire quelque peu défaillante. C'est dommage! C'est dommage, Monsieur le Conseiller fédéral, que la lumière n'ait pas pu être faite sur cet aspect des choses et que personne, fi- nalement, n'ait eu suffisamment de mémoire pour démentir formellement ces graves soupçons. Je précise que la Com- mission d'enquête n'est pas en cause. En fait, je voudrais dire que cela ajoute au malaise qui existe, vous le savez, entre le Jura et la Confédération via le Département militaire fédéral. On reste donc sur notre faim sur ce point-là.
Küchler: Gestatten Sie mir, dass ich mich als Präsident der Militärkommission kurz zum Puk-Bericht äussere. Ich aner- kenne insbesondere die umfassende und klärende Arbeit der EMD-Puk unter der Leitung unseres Ratskollegen Carlo Schmid. Ich danke ihm auch für die objektive Berichterstat- tung.
Bei allem Verständnis für die Tatsache, dass in der Zeit des kal- ten Krieges die Gefahr einer gewaltsamen Aenderung der eu- ropäischen Ordnung bestanden hat und dass entsprechende Massnahmen der Destabilisierung und der psychologischen Kriegführung auch unser Land betrafen, sind aus heutiger Sicht und auf der Grundlage des Puk-Berichtes doch einige Fragen endgültig zu klären.
Es ist unbestritten, dass die Führung der Armee im Katastro- phen- und Kriegsfall über Entscheidungskompetenzen verfü- gen muss, die ein rasches und zielgerichtetes Handeln er- möglichen.
Es ist auch unbestritten, dass militärische Vorbereitungen für den Einsatz der Armee im Kriegsfall einer besonderen Ge- heimhaltung bedürfen.
Es ist aber meines Erachtens - und dies in Uebereinstim- mug mit der EMD-Puk - unter den heutigen Gegebenheiten nicht mehr angängig, dass für Eventualfälle einer gewaltsa- men Veränderung der demokratischen Ordnung durch innere oder äussere Ereignisse Strukturen und Organisationen ge- schaffen und aufrechterhalten werden, die jeglicher legitimier- ten demokratischen Kontrolle entzogen sind.
Es kommt einem Misstrauen gegenüber demokratischen Institutionen gleich, wenn dem Parlament bzw. seinen Orga- nen - hier meine ich nun insbesondere den Militär- und Fi- nanzkommissionen bzw. der Finanzdelegation - die umfas- senden Kontroll- und Aufsichtsmöglichkeiten entzogen wer- den. Als vom Rate gewählte Mitglieder der Militär- bzw. Finanz- kommissionen können und dürfen wir es uns nicht erlauben - und dürfen wir es auch nicht zulassen -, bloss in eine Stati- stenrolle hineingedrängt zu werden oder bloss eine Alibifunk- tion zugebilligt zu erhalten. Es geht nicht länger an, dass zum Beispiel die Militärkommissionen im Rahmen des jährlichen Rüstungs- und Bauprogrammes nicht vollständig und umfas- send orientiert werden. Es kann auch nicht länger toleriert wer- den, dass z. B. politisch brisante Beschaffungen über getarnte Rubriken im Budget für persönliche Ausrüstung und Erneue- rungsbedarf, also im sogenannten AEB, versteckt werden.
Unsere Militärkommission wird also als Konsequenz des Puk- Berichtes prüfen müssen, wie künftig verhindert werden kann, dass von ihr eingehend behandelte Kreditvorlagen und Kredit- positionen für andere - ich betone: für andere - als die effektiv vorgegebenen Zwecke verwendet werden.
Es gilt also künftig - meines Erachtens - zwei Maximen zu be- achten, nämlich:
Die parlamentarische Kontrolle über die Organe, die sich mit der inneren und äusseren Sicherheit der Schweiz befas- sen, ist wieder in vollem Umfange herzustellen.
Dem Grundsatz des Primates der politischen Führung, wie ihn Herr Kollege Schmid betont hat, ist wiederum zum vollen Durchbruch zu verhelfen.
Die Mitglieder der parlamentarischen Spezialkommissionen - in unserem Falle der Militärkommission - sind denn auch be-
reit, entsprechende Verartwortung zu tragen und die ihnen anvertrauten Geheimnisse zu wahren.
Im demokratischen Staat gibt es keinen rechtsfreien Raum, weder unter dem Vorwanc der Ablehnung und des Ausstiegs noch unter der Absicht des Schutzes der Sicherheit und Ge- heimhaltung. Wer glaubt, sich in guter Absicht ausserhalb des Rechtes bewegen zu könr en, der setzt letztlich für sich selber Unfehlbarkeit voraus. Weil wir aber um die Möglichkeit des Irr- tums wissen, müssen wir Kontrolle und Machtabgrenzung durch Kompetenzregelung und Abwählbarkeit sicherstellen. Letzteres war weder bei der P-26 noch bei der P-27 der Fall, wo die sogenannten Kontrollierten ja ihre Kontrolleure selbst be- stellten, wie wir heute gehört haben.
Die von der Parlamentarischen Untersuchungskommission vorgeschlagenen Massnahmen sind geeignet, in Zukunft die parlamentarische Kontrolle im Sinne unserer nicht delegierba- ren Verantwortung sicherzustellen und die Gesetzmässigkeit wiederum herzustellen, wo sie aus heutiger Sicht verletzt wor- den ist. Die Massnahmen sind aber auch geeignet, die Kom- petenzen zu regeln und die Gefahr von Interessenkollisionen in der Ausübung besonders sensibler Tätigkeiten zu verrin- gern, aber auch die Aufträge zu klären und Grenzüberschrei- tungen zu korrigieren und schliesslich - das möchte ich beto- nen - den Schutz der persönlichen Sphäre in der Herstellung von Dateien im Sinn und Geiste der von uns soeben mit der Verabschiedung des Datenschutzgesetzes getroffenen Rege- lungen zu gewährleisten.
Wir stehen vor der Herausforderung, demokratische Regeln wiederzubeleben, wo sie aus der Optik einer permanenten und akuten Bedrohung in guter Absicht verletzt worden sind. Dies aber gelingt uns um so besser, als wir uns der Sachlich- keit und der historischen Gerechtigkeit bemühen und nicht ei- ner wilden Kopfjägerei verfallen, wie dies von gewisser Seite versucht wird.
Machen wir uns also an d e Arbeit, zusammen mit dem Bun- desrat, der ja bereits in verschiedener Hinsicht gehandelt und damit gleichzeitig auch die nötige Flexibilität an den Tag ge- legt hat. Ich bin überzeugt: In der Konsequenz unseres verant- wortungsbewussten parlamentarischen Handelns liegt auch der Schlüssel für ein verstärktes Vertrauen des Bürgers in un- sere demokratischen Institutionen.
Onken: Beim Puk-1-Bericht war ich Direktbeteiligter. Ich konnte aus dem vollen schöpfen, aus der lehrreichen, aber auch ernüchternden Erfahrung eines ganzen Jahres beharrli- cher Ermittlungen, förmlich aufgeladen von all den neuen be- stürzenden Erkenntnissen und noch ganz umstellt von den kaum bewältigten Eindrücken und Bildern.
Diesmal betrachte ich die Sache von aussen, zwar noch im- mer vor dem Hintergrund einer ähnlichen, vergleichbaren Er- fahrung, aber eben doch distanzierter und sonderbar abgena- belt. Nur frage ich mich, ob diese veränderte Perspektive allein auch meine Reaktion zu erklären vermag. Wenn ich mich näm- lich beobachte und in mich hineinhorche, dann stelle ich - mit einiger Bestürzung übrigens - fest, dass ich den Befund die- ses Puk-2-Berichts - und dieser Befund ist ja nicht minder schlimm und alarmierend als der erste -, dass ich diese ge- ballte Ladung der Recherche eigentlich nicht als nieder- schmetternd, nicht einmal mehr als überraschend empfinde. Ja es ist fast so, als ob ich es eigentlich nicht anders erwartet hätte. Ich traue dieser Schweiz, dieser von uns so vielgelobten Musterdemokratie, diesem Aushängeschild von staatspoliti- scher und demokratischer Tugend mittlerweilen alles zu. Bei uns ist auch das Unmögliche möglich oder möglich geworden oder gar immer möglich gewesen, ich weiss es nicht.
Die Desillusionierung jeclenfalls ist umfassend und sehr schmerzlich. Aber eben, es verblüfft, es erschüttert einen nichts mehr. Der erste, von der Puk 1 aufgedeckte Skandal war ent-täuschend genug: Er hat mit einer Täuschung, mit ei- nem falschen Bild, das auch ich - ich will nicht sagen: wider besseres Wissen, aber doch immerhin wider gewisse Anzei- chen - aufrechterhalten habe, radikal aufgeräumt. Beim er- sten Mal war noch Empörung in mir, da war noch Aufbegehren wider das Unerwartete, Zweifeln und Verzweifeln über das so einfach Nicht-für-möglich-Gehaltene. Jetzt ist die Reaktion ei-
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gentlich eine kalte Nüchternheit, ein verhaltener Zorn, wenn man so will, ein Ingrimm über diese Vorfälle; wäre ich schon etwas länger im Parlament - es genügen im Grunde genom- men auch diese drei Jahre -, dann fühlte ich mich auch aufs Kreuz gelegt, nach Strich und Faden hintergangen, um nicht mehr zu sagen.
Eine Geheimarmee im gesetzlosen Zustand, bar jeder politi- schen Kontrolle, hinter dem Rücken - das ist für mich auch un- annehmbar - eines unwissenden und ahnungslosen Bundes- rates. Eine Privatorganisation, finanziert aus öffentlichen Mit- teln, mit zweckentfremdeten Geldern, mit missbrauchten Kre- diten, am Parlament vorbeigemogelt; mit einem Auftrag, der eben nicht allein - wie man uns jetzt weismachen will - dem noblen Widerstandsgedanken gegen einen Aggressor von aussen verpflichtet, sondern auch gegen den inneren Feind gerichtet war. Dieses Szenario bestand nun einmal und lässt sich nicht bestreiten: der Auftrag war auch gegen jene zweifel- haften, vertrauensunwürdigen, vielleicht schon unterwander- ten, damals ja auch so bezeichneten «vaterlandslosen Gesel- len» des eher kritischen, aufmüpfigen, linken und vielleicht eben umstürzlerischen Drittels oder Viertels unserer Gesell- schaft gerichtet. Da stelle ich nun einfach fest, dass die Beur- teilung und die Schärfe des Urteils immer ganz anders ausfal- len, je nachdem, auf welcher Seite man steht oder mit welcher Seite man empfindet. Ob man mitempfindet mit den Betroffe- nen, mit denen, die verdächtigt und registriert wurden, oder eben mit jenen anderen, mit der Mehrheit, die davon unbe- rührt war, die unerfasst geblieben ist. Das alles wurde nun noch verbrämt mit einem Konsultativgremium als Ersatz oder als Alibi für das hintergangene Parlament.
Sagen Sie mir bitte: Wo gibt es so etwas noch mit dieser Dra- stik, mit dieser Unverfrorenheit? Dabei ist er ja nur die Spitze des Eisbergs, der spektakuläre und jetzt grell beleuchtete Hauptbefund, der alle Blicke auf sich zieht, aber auch ablenkt von anderen Eigenmächtigkeiten und Peinlichkeiten der EMD-Realität, wie sie dieser Bericht schonungslos aufzeigt und wie sie der Präsident heute morgen noch einmal aufgeli- stet hat. Man muss diesen Bericht ganz lesen. Denn auch die vielen scheinbaren Füllsel sind noch krass und unannehmbar genug.
Die Schweiz - finde ich - kommt nach diesem zweiten Schlag ganz schön auf die Welt, in einem wörtlichen und in einem übertragenen Sinn. Diese Ernüchterung tut uns verdammt gut, auch mit Blick auf die Herausforderungen, die anstehen. Nur nicht mehr sich besser wähnen, nur nicht mehr überheb- lich sein, wie wir das so leicht in all den vergangenen Jahren und Jahrzehnten gewesen sind! Selbstkritik und Bescheiden- heit sind angesagt. Denn es sage mir keiner, unsere Demokra- tie funktioniere, bloss weil die beiden parlamentarischen Un- tersuchungskommissionen funktioniert haben. Wir sollten uns nicht daran klammern. Eine Demokratie und eine Verwaltung müssen im Prinzip ohne solche parlamentarischen Untersu- chungskommissionen funktionieren. Gerade das haben sie jahre- und jahrzehntelang nicht getan, jedenfalls nicht in die- sen geschützten, unkontrollierten Nischen, in denen die kal- ten Krieger der Bundesanwaltschaft und des EMD unbescha- det aller weltpolitischen Veränderungen bis in die neunziger Jahre hinein haben überwintern und ihr Unwesen treiben kön- nen.
Bloss: Sind wir tatsächlich lernfähig, sind wir noch dünnhäutig und sensibel, aber auch politisch willensstark genug, um die Konsequenzen zu ziehen und sie mit eiserner Beharrlichkeit und einem langen, langen parlamentarischen Atem auch durchzusetzen, damit diese schwerfälligen, widerspenstigen Tanker mit ihrer oft sehr unwilligen Besatzung allmählich doch auf einen anderen Kurs gezwungen werden? Wenn ich mich der präsidialen Eröffnungsworte vom vergangenen Montag er- innere, dieser Beschwörung immer noch des Sonderfalles Schweiz, den es eben so einfach nicht mehr gibt, und dieses doch eher In-Abrede-Stellen aller kritischen Selbstzweifel, al- ler Anfälligkeit, aller Schwäche unseres Landes, dann über- kommen mich doch gewisse Zweifel.
Nicht alle denken so konsequent um wie der Präsident der Puk 2, den wir heute in seiner ganzen Unerbittlichkeit und Inte- grität gehört haben, der aber noch Anfang März - und ich
glaube, daran erinnern zu dürfen in diesem Zusammenhang - gegen die Einsetzung einer Puk 2 eingetreten und mit der ge- wohnten Kantigkeit, die wir von ihm kennen, auch gegen jene Schaumschläger, wie er sagte, die diese Krise nur in Szene gesetzt hätten, zu Felde gezogen ist. Das Ergebnis seiner Ar- beit belehrt uns heute eines Besseren, und ich zolle ihm und der Kommission meinen vollen Respekt für ihre Arbeit und für ihren Einsatz.
Es betrübt mich, dass ich gleiches vom Bundesrat nicht sagen kann; von einem Bundesrat, der, wie mir scheint, in bereits be- währter Manier - das haben wir ja schon bei der Puk 1 in glei- cher Weise erlebt - doch eher herunterspielt und beschwich- tigt, wo es meines Erachtens nichts herunterzuspielen, nichts zu beschwichtigen und nichts zu beschönigen gibt. Nicht aus heutiger Sicht - diese ganze Affäre reicht ja bis in die Gegen- wart, reicht ja bis zu diesem Basler Kirchen- und Friedenskon- gress -, aber auch nicht, wenn man die besonderen Bedin- gungen der damaligen Situation sieht, vor allem dann nicht, wenn die Grundsätze von Demokratie und Rechtsstaatlichkeit gelten sollen, denn der Zweck heiligt eben nicht alle Mittel. Und man kann die Werte der Demokratie und der Rechtsstaat- lichkeit nicht schützen, indem man sie unterläuft und hinter- geht und dadurch auch beschädigt. Genau das aber ist ge- schehen, und der Schaden ist in ganz verhängnisvoller Weise irreparabel, weil nämlich das Bild, das viele Schweizerinnen und Schweizer von ihrem Land hatten, hier einfach kaputt ge- gangen ist.
Und da möchte ich nun - ich sagte es schon - das willens- starke Parlament sehen, das Fehler gemacht hat, das sich Ver- säumnisse hat zuschulden kommen lassen - das war schon beim ersten Mal so, das muss anerkannt werden -; ich möchte aber auch den handelnden und Verantwortung übernehmen- den Bundesrat sehen. Sie sind, lieber ehemaliger Kollege und geschätzter Bundesrat Villiger, in dieses Amt gewählt worden mit dem Bonus der unternehmerischen Exekutiverfahrung, des effizienten Handelns, des konsequenten Durchgreifens, wie es in der Privatwirtschaft schon mancher Arbeitnehmer für weit geringere Versäumnisse zu spüren bekommen hat und noch immer zu spüren bekommt. Und Sie sind nicht gewählt worden, um sich - wie mir scheint - mit einer schier unbe- grenzten Langmut und in einer falsch verstandenen Loyalität vor Leute zu stellen, die unsägliche und unduldbare Fehler ge- macht haben. Wer verantwortlich an einem solchen Gebäude aus Täuschungen und Unrechtmässigkeiten mitgebastelt hat, der muss in jedem demokratischen Land die Konsequenzen ziehen. Es ist Ihre Aufgabe, Herr Bundesrat, dafür und für ei- nen Neubeginn, für eine wirkliche Neuausrichtung zu sorgen, und ich erwarte - und mit mir viele -, dass Sie das auch tun!
Rüesch: Das Gedächtnis ist bei manchem von uns kurz. Hat man die Geschichte der letzten 45 Jahre eigentlich verges- sen? Man ist heute in diesem Saal über ein Szenario «Umsturz im Innern» entrüstet. In der Tschechoslowakei ergriffen die Kommunisten im Umsturz von 1948 die Macht, obwohl sie in den Wahlen nur 11 Prozent der Stimmen erhalten hatten, 11 Prozent! Verschiedene kommunistische Parteien Westeu- ropas bejubelten damals den gewaltsamen Umsturz. Ulrich Kägi, der 1956 mit dem Kommunismus gebrochen hatte, schrieb 1972: «Mit Gewalt hätten wir auch dem Schweizervolk einen Sozialismus aufgezwungen, wenn es nicht will. Wir wä- ren zu Werkzeugen eines fremden Machtstrebens geworden.» Lag es da nicht nahe, sich auch bei uns mit einem Szenario «Umsturz» zu beschäftigen? Dazu war Nachrichtenbeschaf- fung notwendig. Im Inland allerdings war dies nicht Sache der Armee, sondern Sache der Polizei, insbesondere der Bundes- polizei. Sache der Armee wäre es dann, wenn die Polizei den Umsturz nicht mehr verhindern kann, ihr gemäss Artikel 2 der Bundesverfassung zu Hilfe zu kommen.
Die Bedrohung aus dem Osten bestand seit 1945 und wird von der heutigen Führung im Osten zugegeben. Ich erinnere an 1953 Ostberlin, 1956 Ungarn, 1968 die Tschechoslowakei, 1979 Afghanistan, Interventionen des Ostblocks in Afrika, Mit- telamerika. Und Verführer, Spione wurden bei uns noch ver- haftet, nachdem die Berliner Mauer längst gefallen war. Und heute noch werden Spionagefälle zugunsten des Ostens in
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der Bundesrepublik Deutschland, in Oesterreich und bei uns aufgedeckt.
Gegen die Bedrohung aus dem Osten hatten der Westen und die Neutralen eine klare Strategie. Sie hiess Dissuasion. Die militärische Stärke sollte den sowjetischen Koloss von einem Eingriff abhalten. Dazu gehörte auch die Vorbereitung eines Widerstandes im Falle einer Besetzung. Das war ein Bestand- teil dieser Dissuasion. Man hatte die Hoffnung, wenn der We- sten und die Neutralen lange genug standhaft blieben, materi- ell und geistig, so würde die Diktatur eines Tages von innen her zerfallen. Das war die Hoffnung, die ich meinen Schülern und meinen Soldaten immer gepredigt habe, und das war der Zweck unserer Wachsamkeit. Und wir haben gewonnen. Die Diktatur ist innerlich zerfallen, ohne dass es zum Kriege kam. Hätten wir die Armeen im Westen abgeschafft und nichts vor- bereitet, wäre es in der Zeit der Breschnew-Doktrin ein leichtes gewesen, ganz Europa zu kassieren.
Wenn man heute die Leute, die dafür eintraten, dass man sich geistig zur Wehr setzte und eine glaubhafte Armee bis zur Wi- derstandsorganisation aufrechterhielt, als kalte Krieger be- schimpft, so ist das der berühmte Undank des Vaterlandes, Herr Onken.
Wenn Vertreter der Linken heute von Empörung sprechen, wenn Frau Bührer Schrecksekunden hat, so seien sie daran erinnert, dass Vertreter der SP 1956 und 1968 intensiv am gei- stigen Widerstand gegen die Bedrohung durch die östliche Diktatur teilnahmen. Bereits im Nationalrat wurden Aeusserun- gen von Herrn Hubacher aus jener Zeit zitiert. Beispielsweise hat er geschrieben: «Wer Mitglied der PdA bleibt, bleibt weiter- hin Verräter, Spion, Agent und Zögling einer ausländischen Macht.» Das schrieb damals kein kalter Krieger der Bürgerli- chen, das war Herr Hubacher! Die SP hat später den Folgerun- gen aus dem Bachmann-Bericht zugestimmt und sie mitgetra- gen. Es haben auch SP-Vertreter in diesem berühmten Beirat mitgemacht. Die SP trägt die Verantwortung zusammen mit uns, Frau Bührer und Herr Onken. Wir alle tragen die Verant- wortung für die Vergangenheit, und Sie können sich davon nicht dispensieren.
Zu den Ergebnissen des Berichtes seien folgende Bemerkun- gen gemacht:
Der Bericht zeigt klar, dass die behauptete systematische Bespitzelung von Schweizer Bürgern im Inland nicht bestätigt wurde. Diese wichtige Erkenntnis wird - weil positiv - heute einfach heruntergespielt. Während meiner 2000 Tage Dienst- zeit in der Schweizer Armee kann ich mich an keinen einzigen Fall erinnern, in welchem über die berühmten Sicherheitsprü- fungen hinaus, die anerkannt sind, auch von der Puk, irgend- welche Nachrichten erhoben wurden. Aufgrund dieser ziem- lich breiten Erfahrungen kann ich nur bestätigen: Systema- tisch war es nicht, auch wenn die Bespitzelung des Kongres- ses in Basel, für den ich Ihnen im Namen der Finanzkommis- sion damals rund 1 Million Franken als Bundesbeitrag bean- tragt habe, vollkommen idiotisch war. Da gebe ich Ihnen recht. Aber Systematik gab es ganz offensichtlich nicht. Die Ueber- griffe entstanden vor allem aus der Personalunion Chef Abtei- lung Abwehr/Chef Bundespolizei, und diese soll jetzt aufgrund des Postulates 3 aufgehoben werden.
Die Erwähnung der geheimen Widerstandsorganisation P-26 ist nun wirklich keine eigentliche Sensation. Mit der Be- handlung des Bachmann-Berichtes und der Debatte von 1981 hat das Parlament dazu grünes Licht gegeben. Unverständ- lich ist es allerdings, wenn der frühere Chef des EMD, Herr Bundesrat Koller, gegenüber dem «Sonntagsblick» erwähnt, er habe gemeint - gemeint! - , es handle sich dabei um einen Teil der Armee. Ein Chef EMD hätte in dieser Sache nichts zu meinen, sondern dem Parlament eine Gesetzesvorlage zu un- terbreiten, um die nötige rechtliche Grundlage zu schaffen, wenn sie bei seinem Amtsantritt noch nicht besteht.
Das Parlament trägt aber auch selbst eine Schuld, es hat ja ge- wusst, dass diese geheime Institution entstanden ist, und hat sie mit dem Bachmann-Bericht abgesegnet. Warum hat nie- mand mit einer entsprechenden Motion durchgesetzt, dass uns eine Gesetzesänderung unterbreitet wurde? In diesem Sinne wurde nicht mit dem Parlament Blindekuh gespielt, Frau Bührer. Das Parlament war offenbar selbst die blinde Kuh.
Heute sind wir einfach geneigt, als Parlamentarier die Schuld voll auf die Beamten, auf den Bundesrat abzuwälzen und selbst in der Vergangenheitsbewältigung auf unbescholten zu machen.
Frau Bührer, es ist vollkommen absurd zu behaupten, die Wi- derstandsorganisation hätte von sich aus einen Putsch durch- führen können. Wenn Sie in diesem Zusammenhang auf die Sprengstoffanschläge auf Strommasten und auf die Zerstö- rung des Pavillons von Kaiseraugst anspielen oder gar von ei- nem möglichen Einsatz der P-26 zur Verhinderung eines de- mokratisch beschlossenen Entscheides zur Abschaffung der Armee sprechen, so verstehe ich Sie wirklich nicht mehr. Glau- ben Sie im Ernst daran, cass 400 Leute in der Lage gewesen wären, eine Armee von 600 000 Milizsoldaten, die selber ihre Armee nicht mehr haben wollen, zum Fortbestand und damit zur Diktatur zu zwingen? Das ist ja absurd. Das glauben Sie selbst nicht; aber Sie beleidigen alle Personen, die bereit wa- ren, im Besetzungsfall ihr Leben für das Land hinzugeben, und mit diesen beleidigenden Verdächtigungen leisten Sie wirklich keinen Beitrag zur Bewältigung der Zukunft.
Die Kopfjägerei auf die Mitglieder des Beirates ist zu verur- teilen. Die GPK des Nationalrates hat 1981 einen solchen Bei- rat vorgeschlagen. Der Beirat hatte keine Kompetenzen und wirkte nur als beratender Gesprächspartner, wie Edi Belser, alt Kollega, in der «Basler Zeitung» zu Recht feststellt. Der Tadel der Puk 2 für die Parlamentarier, welche dem Beirat angehör- ten, ist meines Erachtens nicht angebracht. Diese Kollegen handelten in guten Treuen vor dem Hintergrund einer anderen Bedrohungslage und deshalb auch im Rahmen eines ande- ren Zeitgeistes. Vermutlich gibt es auch in anderen Bereichen Parlamentarier, die ihnen nahestehende Bundesräte und Chefbeamte beraten, ohne darüber im Parlament Rechen- schaft zu geben.
Der Tenor des Berichtes geht von einem unfehlbaren Staat aus. In der Diskussion wird dieser Anspruch von verschiede- nen Votanten noch aufgeblasen. Herr Onken hält sich offenbar an das Rezept, das Willi Flitschard einst wie folgt definiert hat: «Man betrachte die Fehler des Gegners mit einem Vergrösse- rungsglas, um ihn kleinzukriegen.» Eine Methode, die in der Politik offensichtlich immer wieder versucht wird. Fehler kom- men vor, in jedem Staate. Entscheidend ist, dass die Fehler korrigiert werden, und die Vorschläge der Puk sind dazu ein sehr geeigneter Weg. Herr Schmid, ich gratuliere Ihnen zu die- sen Vorschlägen.
Man kann nicht sagen, die Finanzkontrolle habe versagt. Wir haben uns in der Finanzdelegation davon überzeugen las- sen, dass sie funktioniert hat; sie beschäftigte sich sehr inten- siv damit. Aber die Berichterstattung ging nicht über den Präsi- denten der Finanzdelegation hinaus, Herr Schmid. Hier muss wohl eine Korrektur angesetzt werden. Es war nicht so, dass keine Kontrolle vorhanden war. Die Kontrolle wurde nur nicht bis zum Parlament weiterrapportiert.
Auf alle Fälle ist es ungehörig, wenn heute integre Staatsbe- amte, wie der gewesene Sekretär der Finanzdelegation, Herr Bucher, oder der heutige Direktor der Finanzkontrolle, Herr Schläppi, in Misskredit geraten. Sie haben das wirklich nicht verdient. Bundesrat Cotti hat in einem Vortrag kürzlich gesagt, unser Land entwickle sich von einem Land unerschütterlicher Ge- wissheiten zu einem Land ständiger Zweifel. Die zur Selbstzer- fleischung eingesetzten Kräfte würden jedoch zur Bewälti- gung der Zukunft benötigt. Die bisherige Diskussion im Puk- 2-Bericht bestätigt leider die Fortsetzung dieses Kräftever- schleisses an einer falschen Stelle.
Nachdem der Bundesrat bereit ist, die Vorschläge der Puk im wesentlichen entgegenzunehmen, sollten wir so beschliessen und uns dann möglichst rasch, statt neuen Verdächtigungen, brennenden Problemen cer Zukunft zuwenden. Für den staat- lichen Geheimbereich ist so rasch wie möglich das seit dem Puk-1-Bericht verlangte parlamentarische Kontrollorgan ein- zusetzen. Ich verweise auf meine Motion, die Sie grossmehr- heitlich erheblich erklärt haben. Hier erwarte ich jetzt vom Bun- desrat ein Handeln - und zwar ein rasches Handeln ·- für den Bereich EJPD und den Bereich EMD, gesamthaft für den Ge-
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heimbereich. Nur so kann das Vertrauen wiederhergestellt werden.
Bundesrat und Parlament haben dafür zu sorgen, dass in allen Bereichen des Staates, auch im Militärsektor, das Primat einer starken politischen Führung wiederhergestellt wird.
M. Delalay: Les Valaisans ne sont peut-être pas ce qu'il est convenu d'appeler de bons soldats, mais ils ont toujours fourni de vaillants guerriers. Aussi l'un d'eux pourrait-il être tenté de considérer les événements survenus au Département militaire avec une certaine distance. Ce ne sera pourtant pas le cas, en raison du fait que des principes démocratiques ont été transgressés et qu'il s'agit aujourd'hui d'en tirer des leçons.
Je souhaite dire tout d'abord que je ne suis ni surpris ni cho- qué d'apprendre par le rapport l'existence dans notre pays d'une organisation de résistance et d'un service de renseigne- ments extraordinaire, car si aujourd'hui domine l'«europho- rie», nous ne devons pas oublier les années de guerre froide qui faisaient de notre pays la plaque tournante de l'espion- nage international. J'aurais été au contraire consterné d'ap- prendre que les responsables de notre sécurité n'avaient rien entrepris pour résister, le cas échéant, à une occupation étran- gère ou pour nous prémunir contre les entreprises de l'espion- nage militaire et économique dont les faits passés démontrent que nous sommes l'une des cibles.
L'histoire nous apprend que la résistance peut être aussi hé- roïque et je me demande quelle aurait été l'issue de la dernière guerre mondiale si la Résistance française avait attendu de re- quérir l'autorisation du gouvernement de Vichy avant de con- tribuer de façon décisive à l'affaiblissement de l'envahisseur allemand.
Toutefois, si je comprends et si j'approuve ces initiatives pour elles-mêmes, il y a la manière qui, elle, ne saurait convenir. Un Etat démocratique fondé sur l'égalité des citoyens ne peut ad- mettre l'existence de sociétés secrètes sans surveillance et chargées d'assumer des tâches dévolues à l'Etat. L'organisa- tion de résistance qui nous est décrite dans le rapport, avec des effectifs appréciables qui suivaient une instruction les pré- parant au combat, avec armes et explosifs à disposition, repré- sente en elle-même une menace pour l'ordre constitutionnel. Les dangers d'abus sont inévitables dès le moment où chacun de ses membres n'a plus le pouvoir de vérifier la légitimité des ordres qu'il reçoit. L'hypothèse ne saurait être écartée que le personnel de cette organisation de résistance, choisi par cooptation, n'agisse à la longue et selon l'évolution dans un sens opposé à l'intérêt général, voire à la limite contre des dé- cisions de l'autorité légitime. L'absence de contrôle de la part des responsables politiques entraîne le risque évident de voir avec le temps la mise sur pied d'une organisation de dimen- sions disproportionnées et démesurées. Sur un autre plan, les consignes d'engagement d'une organisation de résistance, en cas de modification totale des rapports de forces acquis dans les formes démocratiques et selon l'Etat de droit, ne sont pas tolérables car, en aucun cas, la responsabilité ne doit être laissée au commandant d'une unité de résistance sans con- trôle du soin de juger si un changement des rapports de forces est de caractère subversif ou au contraire conforme à l'ordre constitutionnel.
C'est pourtant ce à quoi nous avons été exposés en raison du fait que des organisations extraordinaires, n'appartenant ni à l'armée ni à l'administration, axées exclusivement sur la per- sonnalité de leur chef, aient pu être constituées - et fonction- ner - et aient pu être financées au mépris du principe budgé- taire élémentaire de la spécialité et du contrôle financier adé- quat.
Enfin, au plan du contrôle parlementaire, je ne partage pas l'avis de la commission exprimé dans l'initiative parlementaire. Je pense que de telles organisations de sécurité, chargées de doubler l'armée et le service ordinaire de renseignements, doi- vent être placées sous la responsabilité de l'Exécutif pour des raisons bien compréhensibles de maintien du secret. Par contre, je suis d'accord avec la position de la commission lorsqu'elle exige que la création de telles organisations et que les enveloppes budgétaires à leur attribuer soient de la com- pétence du Parlement. En tout état de cause, je souscris aux
motions et aux postulats de la commission avec des réserves s'agissant de la haute surveillance parlementaire sur les activi- tés de l'administration soumises à une obligation particulière du maintien du secret. Enfin, je voudrais féliciter et remercier les membres de la commission, et plus particulièrement son président, du travail qui nous a été présenté dans ce rapport complet et que nous avons apprécié.
Jagmetti: Ein Thema nur möchte ich aus der Vielfalt der Pro- bleme aufgreifen, nämlich jenes der Legalität und der politi- schen Kontrolle. Um es vorwegzunehmen: In grundsätzlicher Uebereinstimmung mit meinen beiden Kollegen würde ich keine zu strengen Anforderungen an die gesetzliche Grund- lage stellen; bei der politischen Kontrolle hingegen wäre ich unnachgiebig.
Die Kommission verlangt für die Sicherheitsüberprüfung eine klare gesetzliche Grundlage in einem formellen Gesetz. Sie er- klärt, das entspreche einhelliger Rechtsauffassung; dem stimme ich gern zu. Bisher wurde im militärischen wie im zivi- len Bereich mit Verwaltungsverordnungen gearbeitet in der Meinung, es reiche, wenn die übergeordneten Stellen den ih- nen unterstellten Behörden entsprechende Weisungen ertei- len. Für die Sicherheitsüberprüfung erliess der Bundesrat am 9. Mai eine Verordnung - offensichtlich in der richtigen Er- kenntnis, dass Datenschutz nicht durch Verwaltungsanwei- sungen in Verordnungsform gewährleistet werden kann. Der Datenschutz betrifft die Rechtsstellung des Individuums und muss damit Gegenstand von Rechtssätzen bilden. Diese Er- kenntnis hat zur Vorlage des Datenschutzgesetzes geführt. Dass bei der Sicherheitsüberprüfung in gleicher Weise eine gesetzliche Grundlage erforderlich ist, liegt auf der Hand. Der Bundesrat wird zu Recht einwenden können, er habe ja eine entsprechende Vorlage vorgelegt und es sei die Bundesver- sammlung, die den betreffenden Artikel aus der Vorlage zur Revision der Militärorganisation herausgestrichen habe. Diese Streichung ist aber nicht in der Meinung erfolgt, die Be- stimmung sei überflüssig, sondern weil der Text noch nicht Gesetzesreife hat.
Hinsichtlich der Widerstandsorganisation P-26 stimmen die Auffassungen des Departements einerseits und des Gutach- ters sowie der Puk anderseits - ich verwende die zeitliche Rei- henfolge - nicht überein. Das EMD vertritt die Auffassung, Wi- derstand sei eine inhärente Aufgabe des Staates, die sich auf die Verfassung stütze und im Sicherheitsbericht von 1973 aus- reichend konkretisiert worden sei. Der Gutachter gelangt zur Auffassung, die Führung des Widerstands im feindbesetzten Gebiet stütze sich als Teilaspekt des Bundeszwecks auf Arti- kel 2 der Verfassung. Das schliesse auch die Möglichkeit der Delegation an Dritte ein; eine solche müsse aber in einem Ge- setz im formellen Sinn enthalten sein. Das ist im wesentlichen auch die Auffassung der Kommission.
Dem ist im Grundsatz nichts entgegenzuhalten. Das Fehlen ei- ner ausdrücklichen Erwähnung des Widerstands in der Verfas- sung ist kein Hindernis für die Organisation dieses Wider- stands. Die Delegation an Dritte aber, ohne gesetzliche Grund- lage, ist zu beanstanden. Die Konzeption der Gesamtverteidi- gung von 1973 ist kein Gesetz und ersetzt ein solches nicht, auch wenn sie EMD-intern als oberste Handlungsgrundlage gilt. Sie wurde nicht im Rechtsetzungsverfahren erlassen und hat für die Bundesversammlung die Tragweite einer Entschei- dungsgrundlage - einer zwar wertvollen Entscheidungs- grundlage, aber nicht eines Gesetzes. Aus der Beanstandung des Fehlens der gesetzlichen Grundlage darf nun aber nicht geschlossen werden, dass der Widerstand selbst umfassend gesetzlich geordnet werden müsste. Das ist rechtlich nicht nö- tig und faktisch nicht möglich. Das Legalitätsprinzip wurde durch Lehre und Rechtsprechung in den letzten Jahren stark ausgebaut. Bekannt sind vor allem der Bundesgerichtsent- scheid über den Numerus clausus an der Universität Basel, wo das Bundesgericht Leistungen dem Grundsatz der Gesetz- mässigkeit unterstellt hat, und das Urteil über die Konsultativ- abstimmung in Wädenswil, in dem festgehalten wird: «Im Be- reich der staatlichen Organisation ist eine gesetzliche Grund- lage für jedes Handeln erforderlich, in welchem rechtlich bin- dende Entscheide zustande kommen.»
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Der Sinn der Verstärkung des Legalitätsprinzips in den letzten Jahren lag darin, dass nicht nur die Freiheitsbeschränkungen der Kontrolle des Gesetzgebers unterstellt wurden, sondern die Staatstätigkeit insgesamt, womit sich der Grundsatz der Gesetzmässigkeit aus dem Mittel zum Schutz des Individu- ums vor überbordender Staatsgewalt zum Mittel der demokra- tischen Staatsgestaltung weiterentwickelte. Wir haben allen Anlass, diese verstärkte Sicherung der Beteiligung und damit der Verantwortung des Bürgers zu begrüssen.
Und doch gehen wir bei unserer rechtsstaatlichen, gewalten- teilenden und demokratischen Staatsauffassung davon aus, dass es neben den gesetzlich zu ordnenden und dann durch die Rechtsanwendung zu verwirklichenden Staatstätigkeiten solche gibt, die der Regierungsgewalt zuzuordnen sind und sich der gesetzlichen Normierung mindestens teilweise ent- ziehen. Einerseits gibt es Herausforderungen, die nicht vor- aussehbar sind und doch ein rasches Handeln verlangen. An- dererseits kann die höhere Staatsraison ein Abweichen von der für den Normalfall aufgestellten gesetzlichen Ordnung be- dingen. Der Bundesrat hat die Wirtschaftssanktionen gegen- über dem Irak am 7. August 1990 direkt gestützt auf die Verfas- sung beschlossen, ohne die Bundesversammlung zu einer Sondersession zusammenzurufen, und er hatte recht. Bei der Flugzeugentführung nach Zerqa vor 20 Jahren ist eine mut- massliche Terroristin aus der Haft entlassen worden, um die Schweizer Geiseln in der Wüste zu retten, ohne dass solche Fälle in einem Gesetz geregelt wären. Diese Fälle illustrieren, wie der Staat in ausserordentlichen Lagen zum Handeln auch ohne Gesetz gezwungen sein kann.
Wissenschaft und Praxis haben sich mit dem Problem polizeili- chen Handelns zur Abwehr unmittelbarer Gefahren ohne ge- setzliche Grundlage längst befasst. Die geschilderten Bei- spiele aber gehen über den Anwendungsbereich der soge- nannten allgemeinen Polizei-Klausel hinaus. Sie betreffen un- sere Beziehungen zu anderen Staaten bzw. das Handeln auf der internationalen Ebene. Hier wäre eine zu enge Bindung an das Gesetz kontraproduktiv und könnte die Landesinteressen in Frage stellen, wie das auch in der Lehre hervorgehoben wird.
Wie verhält es sich mit dem Widerstand? Wir werden die mögli- chen Situationen nie voll voraussehen und damit in den Einzel- heiten rechtlich ordnen können. Hinzu käme in einem hoffent- lich nie eintretenden Ernstfall die Frage, ob solche gesetzliche Ordnungen überhaupt durchgesetzt werden könnten. Das sind Hinweise auf die Grenzen gesetzlicher Normierung. Diese wird sich im wesentlichen auf eine Delegationsnorm be- schränken müssen und gegebenenfalls gewisse Grundsätze einzuschliessen haben. Die Delegationsregeln, die in der Pra- xis des Bundesgerichts entwickelt worden sind, betreffen den ordentlichen Entscheidungsablauf und lassen sich auf solche Situationen nicht beliebig anwenden.
Wenn ich die Grenzen der Regelungsmöglichkeit nenne, so bin ich mit Bezug auf einen anderen Gesichtspunkt streng und - wie gesagt - unnachgiebig. Vorbereitungen auf eine solche Art von Wehr sind der politischen Verantwortung nicht zu ent- ziehen, sondern müssen ihr unterstellt sein. Es darf keinen Staat im Staat geben. Es geht nicht an, den demokratisch be- stellten Behörden zu sagen, sie dürften das alles nicht wissen, das sei gleichsam zu ernst für sie; sie dürften auch nicht Ge- heimnisträger sein, weil sie sonst erpressbar würden; Aufga- ben dieser Art müsse man den Fachleuten überlassen. Sach- kunde hat durchaus ihren Sinn, und die Gefährdung von Ge- heimnisträgern unterschätze ich keineswegs. Wir müssen Ant- worten auf die damit verbundenen Fragen finden. Nur eine Antwort schliesse ich aus: Jene, dass man den ganzen Be- reich aus der politischen Verantwortung ausscheidet. Demge- mäss hätte ich auch der Motion 1 zugestimmt, wenn sie noch aktuell wäre, im Bewusstsein allerdings, dass die gewünschte gesetzliche Ordnung knapp sein muss und sich nicht auf die Einzelheiten beziehen kann, dass aber die Verantwortung der politischen Behörden gewahrt und die parlamentarische Kon- trolle festgelegt sein muss.
Sie werden mir vielleicht entgegnen, das sei ja geschehen und organisiert worden durch die Einsetzung der Gruppe 426. Dass es sich dabei nicht um eine parlamentarische Aufsicht in-
stitutioneller Art gehandelt hat, ist klar. Die Puk hat die Proble- matik im Bericht dargelegt. Dazu sei nur eines beigefügt: Die Wahl des Generals ist Sache des Parlaments. Hier hat sich umgekehrt ein General ein Parlament gewählt.
Das Gesagte gilt auch für den Nachrichtendienst. Hier gehen die Auffassungen von Gutachter und Kommission über die ge- setzliche Grundlage etwas auseinander: Professor Grisel ver- langt eine ausdrückliche Verfassungsgrundlage; doch die Puk lässt die Frage offen, sie verlangt in Abweichung von der Auffassung des Gutachters eine formell-gesetzliche Grund- lage. Man kann sich fragen, ob die Regierungsfunktion nicht soweit reiche, dass sie diese Art des Handelns ohne Ermächti- gung durch Rechtssatz einschliesse. Aber ich verstehe die Puk, dass sie eine saubere Basis vorzieht. Auch diese wird sich aber in einer allgemein gehaltenen gesetzlichen Bestim- mung erschöpfen müssen und nicht die Einzelheiten ein- schliessen können. Vor allem wünsche ich mir, dass kein Miss- verständnis entsteht und sich der Bundesrat in ausserordentli- chen Lagen nicht blockiert fühlt, weil ein Gesetz fehlt, das ihm das Handeln erlaubt.
Auch beim Nachrichtendienst lege ich auf die politische Füh- rung grossen Wert. Wir können nicht einen Dienst aufbauen und dann doch sagen, wir würden von nichts etwas wissen und unsere Hände in Unschuld waschen. Nachrichtendienst System PP (Pontius Pilatus) geht nicht. Dass freilich durch die politischen Behörden nicht operativ geführt werden kann, ist selbstverständlich. Aber die Kontrolle über die Grundausrich- tung muss bleiben. Sie wird durch einen kleinen Kreis ausge- übt werden müssen und nicht alle Einzelheiten einschliessen können. Aber ohne politische Verantwortung geht es auch hier nicht. Die Puk weist mit ihrer Motion 2 den Weg dazu. Ich stimme auch diesem Vorschlag zu.
M. Cavadini: Le rapport que la commission a établi pose de vraies questions sur les thèmes fondamentaux du fonctionne- ment démocratique de notre Etat. Il est le fruit d'un travail mi- nutieux, tenace, et nous rendons hommage à nos collègues membres de la commission pour la persévérance et la cons- cience avec lesquelles ils ont mené à terme ces investigations. Sur les trois allées que trace le document, celle du groupe ren- seignements et sécurité, celle des fichiers de personnes au Département militaire fédéral, et celle des services secrets, nous retiendrons principalement la dernière, tant il est vrai que les deux premières avaient déjà été éclairées par la première Commission d'enquête parlementaire, qui avait mis en évi- dence des lacunes dans la conduite et le contrôle politique des affaires. Nous répétercns simplement que le Conseil fédé- ral doit immédiatement prendre les mesures qui remettront de l'ordre dans ses services et il doit, plus encore, définir la ligne politique qui permettra la gestion de ces dossiers délicats.
La partie consacrée aux services secrets révèle l'existence de deux services, le P-26 et le P-27 qui ont été créés il y a une di- zaine d'années, sans base légale formelle, si ce n'est la réfé- rence au message du Conseil fédéral de 1973 consacré à la politique de sécurité. Ce texte a été ratifié par le Parlement. Il mentionne nettement la nécessité de disposer d'une organi- sation apte à organiser la résistance. Nous regrettons - et nous le disons hautement - l'extrême liberté d'initiative et de manoeuvre laissée à l'état-major général de l'armée. Mais nous soulignons avec la même vigueur que le P-26, qui était une organisation de résistance appelée à s'engager en cas d'invasion militaire du territoire national, ne s'est, à aucun mo- ment, comporté de façon clouteuse, antidémocratique ou me- naçante. On n'enregistra aucun abus. Le rapport relève d'ail- leurs la stricte honnêteté des personnes de ce service.
Quant au P-27, on imagine sa possible intégration à l'Etat- major général. Les questions qui se posent à nous ont donc maintenant d'abord trait à la sécurité de l'Etat, aux moyens qu'il convient d'engager, aux limites que nous devons fixer. Di- sons d'abord que tout Etat peut être menacé, que toute démo- cratie est vulnérable. Il convient donc d'imaginer les instru- ments de leur défense. Or, ces instruments pourront, en certai- nes circonstances, releve" de la prévention. Ils devront, au reste, être efficaces et voilà notre première critique, Monsieur le Conseiller fédéral: ce que nous découvrons relève parfois
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du bricolage, de l'à peu près, de l'intention. Finalement, cette armée de l'ombre était surtout l'armée des ombres.
Un pays comme le nôtre a ses fragilités. Nous ne saurions ou- blier ni l'histoire, ni le passé. Donc, pour la politique de sécu- rité que nous avons à soutenir, il faut savoir ici, avec Pascal, que «celui qui veut faire l'ange fait la bête». Créons donc les bases légales qui donneront à l'Etat le moyen de se bien pré- munir. Mais sachons, dans le même temps, que le contrôle parlementaire de toutes les mesures nécessaires est un leurre et relève de la démocratie fiction. Si nous admettons qu'un tel type d'organisation est nécessaire, donnons-nous les moyens de le mettre sur pied. La constitution nous rappelle sans équi- voque que le Conseil fédéral est chargé de la sûreté intérieure et extérieure de la Suisse. Des mesures préventives doivent être prises pour garantir cette sûreté. De telles opérations, à l'évidence, doivent être couvertes par le secret militaire. Pro- clamer béatement que nulle menace n'est pendante, que tout est imaginaire et que l'avenir radieux et pacifique nous attend, peut convenir aux naïfs ou aux perfides; nous ne sommes ni l'un ni l'autre. Est-ce que la mission de l'armée a été fonda- mentalement modifiée? Nous ne le croyons pas.
Notre deuxième remarque a trait aux responsabilités et nous demandons d'abord au Conseil fédéral de prendre les sien- nes. Il ne saurait simplement balbutier qu'il est surpris, peiné, stupéfait, incertain. On le voit dissoudre précipitamment une institution dont il paraît découvrir l'existence. Il s'excuse et dit ses regrets. C'est trop. Nous demandons que place nette ayant été faite, le Conseil fédéral prenne les initiatives indis- pensables. L'heure de l'autoflagellation est révolue, tandis que ne doit pas sonner celle de la chasse aux sorcières. Nous avons besoin d'un Etat fort et notre démocratie doit être capa- ble de susciter les anticorps qui mettront en échec les virus sournois de la naïveté et de la faiblesse. Tirons donc la leçon de cette péripétie et ne gaspillons ni notre temps ni notre force à pourfendre des coquecigrues!
Frau Meler Josi: In Zeiten grosser Umbrüche, wie wir sie jetzt erleben, ist das Volk in besonderem Masse auf Offenheit und Wahrhaftigkeit seiner Behörden angewiesen. Ich begrüsse da- her diesen Bericht, der Geheimbereiche auf das strikt Notwen- dige einschränkt und auch für sie entschieden Legitimität, Le- galität und vor allem politische Kontrolle fordert, um der Gefahr des Missbrauches, die jeder Macht innewohnt, zu begegnen. Vielen von uns ist, als sei gerade noch rechtzeitig das ver- klemmte Fenster eines Raumes mit verbrauchter Luft aufgeris- sen worden. Mit frischer Luftzufuhr können wir wieder auf- schnaufen, Ordnung herstellen und die Arbeit neu anpacken. Für mich geht der Bericht nicht zu weit. Er stellt auch keine blosse Anpassung an veränderte Verhältnisse dar. Natürlich sind bestimmte Haltungen, die nur unter dem Vorzeichen ei- nes kalten Krieges nachvollziehbar erscheinen, im Lichte der KSZE-Beschlüsse von Paris endgültig überholt. Hier geht es aber um anderes. Es geht um Dinge, die nie hätten geschehen, oder zugelassen werden dürfen. Bitte beachten Sie, dass der Bericht nicht von irgendeiner subversiven Gruppe stammt. Der Zehner-Puk-EMD gehörten nicht weniger als vier Ober- sten an, die keineswegs im Verdacht stehen, unserer Verfas- sung den Rücken kehren zu wollen. Wir diskutieren also nicht eine Wendehalssache. Es geht vielmehr darum, zu fundamen- talen Werten und Wahrheiten der eidgenössischen Politik zu- rückzufinden.
Dazu gehört für mich das, was Kommissionspräsident Carlo Schmid in der Kurzformel «Primat der Politik» zusammenfass- te. Andere umschrieben es früher mit dem Satz: «Der Krieg ist eine zu ernsthafte Sache, als dass er den Generälen allein überlassen werden dürfte.» Das Volk hatte dafür die Kurzfor- mel: «Wir alle sind die Armee.» Manche missverstanden diese Formel in neuerer Zeit und meinten, damit solle alles militari- siert werden. Weit gefehlt. Es bedeutete vielmehr, dass unser Land dem Milizsystem verpflichtet sein will. Es wollte nie eine abgesonderte Armeekaste entstehen lassen, die sich der poli- tischen Kontrolle entziehen könnte.
Unsere Verfassung hat nie von Aufgaben der Armee gespro- chen, sondern immer nur von Aufgaben von Bund und Kanto- nen. Sie hat dem Bund anstelle der Kantone - und besonders
der Bundesversammlung - «die Verfügung über das Heer mit Inbegriff des gesetzlich dazugehörigen Kriegsmateriales» übertragen, und nicht etwa dem Generalstabschef. Sie kön- nen das in Artikel 19 und Artikel 85 Ziffer 9 der Verfassung nachlesen. Unser Land hat bekanntlich nicht einmal einen Ge- neral in Friedenszeiten, und es ist stolz darauf. Was es heute braucht, ist ein neuer Konsens über seine Verteidigungswür- digkeit und darüber, wie neben längst bekannten auch neuen Bedrohungsformen begegnet werden kann - Fragen, die wir demnächst im Zusammenhang mit dem Sicherheitsbericht diskutieren werden. Das braucht es, aber bestimmt keine 400 oder sogar mehr Kaderleute, die in einer geheimen Organisa- tion ausserhalb der Armee den Notstand für teures - im übri- gen sehr unorthodox abgezweigtes - Geld üben.
Ich bin daher dem Bundesrat dankbar, dass er kurzen Prozess gemacht hat und auch die Organisation P-26 sofort auflösen will oder aufgelöst hat. Es ist richtig, dass hier nicht versucht wird, diese Leiche wieder zum Leben zu erwecken. Ich wäre auch dagegen, heute eine Rechtsgrundlage für eine neue der- artige Organisation ausserhalb der Armee zu schaffen.
Schliesslich wehre ich mich dagegen, dass dem Parlament nur wegen Kenntnisnahme eines Kommissionsberichtes un- terstellt wird, es habe zwischen den Zeilen einer Widerstands- organisation ausserhalb der Armee und den Ausgaben dafür zugestimmt. Weder das «Zivilverteidigungsbuch» noch allen- falls die Bibel ersetzen die fehlende Rechtsgrundlage für diese Einrichtung. Nach meiner Ueberzeugung kann man übrigens ohnehin den Notstand, der entsteht, wenn Regierung und Ar- mee gleichzeitig den Widerstand aufgeben, nicht zuverlässig planen. Ich weigere mich sogar, das zu tun, besonders, wenn man noch planen will, was passiert, wenn die Regierung uns davonläuft. In solchen Fällen rechne ich mit ein paar mutigen Kantonsregierungen oder Standeskommissionen. Ich rechne auch damit, dass sich ganz spontan, was ich als legitim erachte, ein Widerstand formieren würde, ohne all die von lan- ger Hand vorbereiteten, geheimen Organisationen und gehei- men Zahlungen, die nicht zu uns passen. De Gaulle hat nicht ausserhalb, sondern innerhalb der Armee das gelernt, was er für den militärischen Teil der Résistance brauchte.
Falls die 400 entlassenen Leute arbeitslos wären, sej auf die grosse Lücke von Kadern im Zivilschutz hingewiesen. Das ist zwar im Moment noch weniger gut bezahlt (das sollte sich än- dern) und weniger geheimnisumwittert, aber es wäre weitaus dringlicher. Natürlich gehe ich mit allen Parlamentsmitglie- dern -jedenfalls mit denen des Ständerates - davon aus, dass niemand von den 400 je einen Putsch auch nur ins Auge fass- te. Aber wenn uns immer wiederholt wird, wir müssten die mili- tärischen Bedrohungen, auch beispielsweise jene aus dem Osten, nicht nach aktuellen geringen Gefahren beurteilen, sondern nach dem Potential, dann hat die Puk eben nicht zu Unrecht ein Katastrophenszenario mitbedacht. Wo gar keine Kontrolle besteht, darf letztlich nichts ausgeschlossen wer- den.
Es gibt allerdings Leute, die lesen zuviel lan Fleming und zu- wenig Karl Schmid-Attenhofer oder Carlo Schmid. Wir bräuch- ten etwas weniger Geheimniskrämerei heute.
Die Herausforderungen der Gegenwart setzen auch in unse- rem Lande Offenheit, Wahrhaftigkeit und Bescheidenheit vor- aus. Wir waren nie besser als andere, und wir werden es nie sein. Ueberall, wo wir Macht brauchen, müssen wir daher un- abdingbar auf ihrer Kontrolle beharren. Ich stimme deshalb vor allem der parlamentarischen Initiative auf Seite 272 des Puk-EMD-Berichtes zu. Noch wichtiger ist allerdings, dass die laufenden Beratungen über die Ausdehnung der Kompeten- zen der GPK in Geheimbereichen schnell zu Ende geführt wer- den, gerade damit wir keine Puk 3 mehr brauchen.
Mme Jaggi: Permettez-moi de commencer par la chronique d'une déception profonde.
A fin novembre dernier, j'ai voté non à l'initiative pour une Suisse sans armée, bien convaincue que le principe, et même la pratique, d'une armée de milice convenait mieux que tout autre système militaire à un Etat démocratique, et que c'était en tout cas un système préférable à une armée de métier com- posée de traîneurs de sabre, même modernisés par la grâce
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de l'électronique, pour ne rien dire d'un corps de quelques centaines de cadres professionnels.
Toujours fin novembre dernier, moins d'une semaine avant la votation à laquelle je viens de faire allusion, paraissait le rap- port de la première Commission d'enquête parlementaire rela- tif aux événements survenus au Département fédéral de jus- tice et police. C'était une lecture certes passionnante, mais cet exemple de la littérature politico-policière, d'un genre plutôt nouveau en Suisse et qui a d'ailleurs connu le succès d'un «best seller» mémorable, ne m'a pas profondément alarmée, en tout cas pas au point de m'inciter à consulter la fiche proba- blement établie à mon sujet et sans doute, comme toutes les autres, truffée d'erreurs, de lacunes, de redondances, de ba- nalités diverses, rassemblées au hasard des sources d'infor- mation et alignées dans le seul ordre chronologique.
Tout cela était surtout d'une bêtise affligeante, tout comme le caractère stupide, grotesque et pourtant coûteux de tout ce petit travail d'innombrables besogneux aussi dépourvus d'ap- titude à la vue d'ensemble que des insectes agités pas même conscients de l'être.
En clair, ni les arguments des opposants à l'armée ni les fi- chiers n'avaient ébranlé la confiance mise dans nos institu- tions, que j'ai toujours considérées avec fierté, et même avec un vague sentiment de supériorité par comparaison avec l'étranger. Mais samedi dernier, comme beaucoup d'entre vous, j'ai lu le rapport de la Commission d'enquête parlemen- taire Nº 2. Là, je dois dire que quelque chose a basculé, pour moi, à savoir l'idée d'une démocratie suisse que je croyais, se- lon l'expression consacrée par Denis de Rougemont, «tou- jours témoin». C'est aussi l'image d'institutions qui finalement n'étaient pas du tout aussi exemplaires, aussi saines que je le pensais sincèrement depuis toujours, qui a basculé. En éco- nomie, on a l'habitude de dire que la mauvaise monnaie chasse la bonne. En médecine, on sait qu'un corps habité par une tumeur maligne, même minuscule, est virtuellement at- teint d'un cancer généralisé, du fait des incontrôlables et très inquiétantes migrations de métastases. En politique, un sys- tème comprenant des éléments pervers, du type de ceux mis en évidence dans le rapport de la Commission d'enquête par- lementaire Nº 2, est un système qui porte en lui le vice qui peut mettre en cause non seulement son fonctionnement, tout na- turellement gêné par certaines faiblesses humaines, mais aussi plus profondément l'essence même de ce système.
Si nous voulons éviter l'implosion ou, tout aussi grave, la para- lysie généralisée, nous devons faire ensemble un sérieux re- tour sur nous-mêmes pour restaurer l'Etat de droit et le strict respect de la légalité, pour apprendre à respecter aussi les li- bertés fondamentales, et en premier lieu celle de pensée de chaque citoyen, indépendamment de son orientation politi- que. M. Masoni a dit qu'on n'en était pas là, mais que la surveil- lance des organisations de front s'imposait. Comme Mme Bührer, je dis que le rapport, daté de novembre 1989 - décidément un funeste mois - d'un collaborateur de la section de recherche du Service de renseignements est un scandale, parce qu'il constitue l'expression d'une méfiance inadmissible à l'égard de militants sincères et surtout parce qu'il traduit une vision simpliste, manichéenne - les bons d'un côté, les mé- chants de l'autre - du monde en général et de notre société en particulier.
Cela m'a rappelé la pénible expérience que fut pour moi la par- ticipation à l'exercice de défense générale de novembre 1988, en tant que membre du Conseil fédéral manipulé - un qualifi- catif bien choisi s'il en fut. Il y a deux ans, douze mois avant la chute du Mur de Berlin, certes, on en était encore au schéma Pacte de Varsovie contre OTAN, étant entendu que la Suisse neutre se sent plus proche de l'Atlantique-Nord que de Varso- vie.
En définitive, la seule question qui se pose à nous est de savoir si nous avons la force et si nous savons trouver la volonté de rejeter de nos institutions les éléments malsains qui les ron- gent. A voir notre timide volonté de réforme dans le sens des propositions institutionnelles formulées par MM. Rhinow et Petitpierre, je dois dire que j'ai quelques craintes. J'ai peur de notre trop faible capacité d'introspection, d'autocritique et d'ouverture. Nous avons à passer un test, qu'il s'agit de réussir
à mes yeux, c'est le processus de rapprochement avec l'Eu- rope, qui constitue une excellente occasion d'essayer et de mesurer notre aptitude aux changements. Nous donnons un peu l'impression d'abordler l'Europe dans le rétroviseur; je veux croire que nous saisissions cette occasion pour ce qu'elle est, et que nous saurons utiliser l'occasion euro- péenne non pas comme une contrainte extérieure mais comme la possibilité d'expression d'une volonté préalable intérieure de changement.
Pour en revenir au rapport dont nous parlons ce matin, je sous- cris à ce qui a été dit tout à l'heure par Mme Bührer dans son excellente intervention que je m'en voudrais de répéter en français. Mais je m'en voudrais tout autant de laisser sans ré- plique les propos tenus par M. Rüesch qui a poursuivi ce ma- tin sa croisade anticommuniste, émaillée comme d'habitude de vives critiques à l'égard des socialistes. En substance, tous ceux qui pensent à gauche sont accusés de manquer de mé- moire. Mais faites attention vous-même, Monsieur Ruesch, de ne pas manquer du simple sens de l'observation. Le monde a changé, figurez-vous, et il évolue sous nos yeux à une vitesse perceptible même pour l'observateur le plus distrait.
Le schéma des menaces s'est considérablement modifié, même le nouveau rapport de sécurité le reconnaît. L'écart entre le nord riche et le sud pauvre, les phénomènes démogra- phiques et la dégradation de l'environnement sont des dan- gers désormais plus graves pour la planète et son avenir que l'affrontement de deux grandes puissances qui apprennent en ce moment à collaborer. La moindre est, me semble-t-il, de bien vouloir en prendre bonne note!
Encore un point que je me dois d'aborder en ma qualité de présidente, cette année, de la Délégation des finances. Cette qualité ne m'a pas valu, pas davantage qu'à la majorité de mes prédécesseurs, de recevoir des informations sur la gestion de millions utilisés pour le renseignement et surtout, à raison d'une dizaine l'an dernier, pour la trop fameuse organisation P-26. Les manquements à ce niveau sont trop flagrants pour que j'aie besoin de m'y attarder. Qu'on doive exhumer une dé- cision de 1967 concernant une procédure administrative pour le contrôle de l'utilisation de certains deniers publics en dit long sur la fragilité du système de surveillance, du point de vue financier.
Que dire d'un contrôle général des finances qui doit travailler sur des pièces justificatives maquillées? C'est une parodie de surveillance et il conviendra d'y mettre bon ordre, comme d'ailleurs dans l'ensemble des affaires révélées par ce deuxième rapport qui donne à certains le sentiment d'être ina- chevé et à quelques membres de la commission l'impression que tout n'a pas été élucidé.
Pour ma part et pour conclure, il me suffit d'avoir lu ce rapport 90.022 et d'espérer que la réalisation des propositions présen- tées par la commission sous forme d'initiatives, de motions ou de postulats permettra de mettre bon ordre et de démontrer cette volonté de réforme et de rectification indispensables en l'occurrence.
Uhlmann: Vor neun Tagen unterzeichneten die Mitgliedstaa- ten der Nato und des Warschauer Paktes den Vertrag über konventionelle Abrüstungen in Europa. Sie erklärten darin in Artikel 1 feierlich, dass sie «in dem anbrechenden neuen Zeit- alter europäischer Beziehungen nicht mehr Gegner sind, son- dern neue Partnerschaften aufbauen und einander die Hand zur Freundschaft reichen wollen». Das wurde vor neun Tagen unterzeichnet. Wir beraten also heute zu Beginn eines neuen machtpolitischen Zeitalters die Vorkommnisse im EMD in ei- ner Epoche, in welcher sich in Europa militärische und politi- sche Gegner gegenüberstanden. Daran müssen wir denken, wenn wir das Verhalten vieler Akteure beurteilen, welche die Puk 2 untersucht hat. An dieser Stelle möchte ich allen Betei- ligten, seien es Organisationen oder verantwortliche Beamte, ein Kränzlein winden, dass sie es fertiggebracht haben, diese Geheimhaltung in diesem äusserst wichtigen Punkt so durch- zuziehen.
Ein Striptease im militärischen Geheimbereich ist immer eine Gratwanderung zwischen Wahrheitsfindung und Offenlegung einerseits und berechtigter Geheimhaltung im Staatsinteresse
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anderseits. Die Puk 2 hat diesen Weg gefunden und ist nicht abgestürzt. Ich danke ihrem Präsidenten und der Kommission sehr dafür, der Versuchung widerstanden zu haben, süffige Details auszubreiten, deren Bekanntwerden der Sache nicht gedient hätte; ich danke aber auch für die klaren Worte an die Verantwortlichen in den Behörden, im Parlament, im Bundes- rat und in der Verwaltung. Wer nach dem Motto handelt: Was ich nicht weiss, macht mich nicht heiss, der muss sich bewusst sein, dass er auch auf diese Weise Verantwortung trägt. Das mehrheitliche Eigenleben des militärischen Nachrichtendien- stes, der Abwehr und der Widerstandsorganisation war und ist absolut verständlich. Dass die früheren Vorsteher des EMD so wenig wussten oder wissen wollten, wirft die Frage nach der möglichen Steuerung dieser heiklen Dienste auf. In der Ver- waltung muss auch bei sensiblen Informationen der Grund- satz gelten, den beide Puk-Erkenntnisse ins Gedächtnis rufen: Es gibt nichts, aber auch gar nichts, was dem verantwortlichen Chef von Unterstellten vorenthalten werden darf. Auch der Ge- samtbundesrat müsste über Aktivitäten und Erkenntnisse der militärischen Abwehr und der Nachrichtendienste ins Bild ge- setzt werden. Wie soll er sonst in kritischer Zeit Beschlüsse, die den Verhältnissen entsprechend sind, fassen?
Die geheime Widerstandsorganisation - ich erkläre klar, das ist keine Widerstandsarmee; es ist doch dummes Zeug, 400 Leute als Armee bezeichnen zu wollen - macht scheinbar eini- gen Leuten Bauchweh. Man muss aber auch ganz klar sehen, unter welchem Aspekt: Unter dem Aspekt von gestern oder unter dem Aspekt von 1990? Nicht ihre Existenz an sich, son- dern ihre faktische Abkoppelung von allen politischen Ein- flussmöglichkeiten ist vielleicht fragwürdig. Das hat die Kom- mission aufgezeigt. Ich möchte aber daran erinnern: Lesen Sie die Protokolle des Nationalrates über die Berichte der GPK aus dem Jahre 1981, und dann können Sie nicht sagen, das Parlament habe überhaupt nichts gewusst.
Die Anträge der EMD-Puk - in Form von fünf Motionen und acht Postulaten - sind plausibel und verdienen Unterstützung. Ziel muss es sein, unnötige Grauzonen und Dunkelkammern zu vermeiden, ohne den Aktionsraum der militärischen Or- gane bis zur Handlungsunfähigkeit einzuschränken. Wir brau- chen auch in Zukunft wirksame militärische Nachrichtenbe- schaffung und Abwehr. Die Bedrohungen der Zukunft werden sicher anders, schwerer fassbar, nicht harmloser sein als frü- her. Die nötigen Reformen und das nötige Infragestellen alter Praktiken dürfen also nicht zur Aufgabe wichtiger Instrumente der Verteidigung unseres Landes führen. Wir müssen aus der «Kur» qualitativ gestärkt, integer und steuerbar hervorgehen. Unsere Bevölkerung anerkennt in ihrer grossen Mehrheit - da- von bin ich überzeugt - die Berechtigung dieser Verteidi- gungsinstrumente, auch die nun aufgehobene Widerstands- organisation in ihrer damaligen Form. Sie hat aber Anspruch darauf, klarer und bewusst geführt, sauber eingesetzt und von einer wirksamen Kontrolle begleitet zu werden.
Nach der zügigen und vorbehaltlosen Verwirklichung dieser Reformen sollten wir so rasch wie möglich unsere Kräfte auf die Lösung anspruchsvoller Zukunftsaufgaben konzentrieren.
Cavelty: An und für sich war mit dem ausgezeichneten Bericht von Kollega Schmid alles gesagt, was zu sagen gewesen wäre. Ich war daher der Meinung, eine breit angelegte Diskus- sion sei unnötig und hätte unterbleiben können. Da dies nicht möglich war, ergreife auch ich das Wort, denn je breiter die Diskussion wird, um so grösser wird das Bedürfnis, eine per- sönliche Stellungnahme bekanntzugeben:
Ich bin von den Aufdeckungen erschüttert. Nicht deshalb, weil eine Geheimorganisation - ich übernehme bereits die Nomen- klatur von Kollega Uhlmann - in kritischer Zeit geschaffen . wurde, da gehe ich mit Herrn Rüesch einig; nicht einmal des- halb, weil diese Organisation auch noch in weniger kritischer Zeit aufrechterhalten wurde. Erschüttert bin ich deshalb, weil dies alles hinter unserem Rücken und ohne parlamentarische Kontrolle erfolgt ist. Ich fühle mich diesbezüglich hintergan- gen. Ich verüble nicht einmal den Militärs, dass sie sich ver- pflichtet fühlen, das Vaterland auf diese Weise zu retten. Dafür aber, dass die Militärs nicht überborden, wurden die Kontroll-
organe geschaffen, insbesondere die parlamentarische Kon- trolle, und diese Kontrolle hat versagt. Das schockiert mich.
Als langjähriges Mitglied der Finanzkommission bin ich zu- tiefst enttäuscht, dass wir über die Abzweigung von Geldern, über Zweckänderungen, über Geheimkassen nicht orientiert wurden. Uns wurden Budgets und Rechnungen vorgelegt, von denen die Verantwortlichen wussten oder wissen muss- ten, dass sie nicht stimmten; es wurden uns Rechnungen vor- gelegt, die - entschuldigen Sie den Ausdruck - gefälscht wa- ren. Ich finde, das ist eine glatte Irreführung. Nach meinem Rechtsempfinden ist das ein Straftatbestand. Im privaten Le- ben können Sie nicht eine Rechnung präsentieren, von der Sie wissen, dass sie nicht vollständig ist, ohne dass dies straf- rechtliche Konsequenzen hat.
Ich stimme hier mit den Ausführungen von Frau Bührer voll- ständig überein: Wir wurden für dumm verkauft, und das wäh- rend vielen Jahren. Was mir noch mehr leid tut: dass dies bis auf den heutigen Tag andauert. Das stellt doch die Glaubwür- digkeit unserer parlamentarischen Tätigkeit in Frage.
Ich will keine Kopfjägerei machen, ich stimme mit Ihnen über- ein, Herr Ruesch: keine Kopfjägerei auf die Verwaltung, auch keine Kopfjägerei auf die Beiräte. Im Gegenteil: Diese Beiräte haben wohl mit persönlichen Opfern dazu beigetragen, dass die Präsenz von Parlamentariern irgendwie noch vorhanden war. Ich möchte ihnen dafür danken; dass sie natürlich diese Funktion nicht herausposaunen konnten, nachdem sie in die Geheimnispflicht genommen wurden, ist für mich selbstver- ständlich. Ich sehe also keinen Grund, diesen Beiräten irgend- wie einen Vorwurf zu machen.
Ich möchte die Forderung von Herrn Ruesch noch erweitern. Er sagt: keine Jägerei auf die Verwaltung; ich möchte sagen: auch keine Kopfjägerei auf Bundesräte, indem man einen be- stimmten namentlich erwähnt und die ganze Reihe der übri- gen Vorgänger im betreffenden Departement verschweigt. So- weit geht meine Forderung für das Absehen von Kopfjägerei. Was mich nun entscheidend interessiert, ist die Frage nach der gegenwärtigen und vor allem nach der zukünftigen Situa- tion. Als Referent der Finanzkommission über das Militärbud- get nächste Woche habe ich den Sekretär der Finanzkommis- sion gestern gebeten und ihm den Auftrag gegeben, folgende Fragen für die Budgetdebatte abzuklären:
Wo und wie kommt die offenbar stattgehabte Abschaffung der Geheimarmee im neuen Budget zum Ausdruck? Wo sieht man das?
Wo und wie kommen die geheime Kriegskasse und deren Erträgnisse im neuen Budget zum Ausdruck?
Ich versichere Sie, dass ich über die erhaltene Auskunft hier im Rat Rechenschaft ablegen werde.
Was mich darüber hinaus beschäftigt, ist die folgende Frage: Wenn es möglich war, bis jetzt Gelder vom Militärbudget für andere als die angegebenen Zwecke abzuzweigen, wer ga- rantiert mir, und wer garantiert uns, dass dies nicht auch an andern Orten passiert?
Ich weiss auch kein Rezept dagegen, nachdem mein Ver- trauen in die Finanzkontrollorgane doch erschüttert ist. Ich hoffe nur, die Vorschläge der Puk mit den vorgesehenen Massnahmen tragen dazu bei, dass wir endlich die nötige Klar- heit bekommen. Vor allem aber hoffe ich auch, dass die Er- schütterung, welche diese Puk nun wohl doch bei den betrof- fenen Organen ausgelöst hat, dazu führt, dass alle betreffen- den Leute uns als verantwortungsvolle und vernünftige Parla- mentarier ansehen und uns nicht als Dummköpfe behandeln.
Reichmuth: Nachdem ich die Ausführungen von Herrn Ca- velty über die Rolle und Verantwortung der Finanzkontrollor- gane in der ganzen Sache gehört habe, kann ich auf mein Vo- tum, das in die gleiche Richtung zielte, verzichten.
Schoch: Der Verlauf unserer heutigen Diskussion hat mich nicht glücklich gemacht. Ich habe daher das Bedürfnis, in aller Kürze dem, was gesagt worden ist, wenigstens zwei Gedan- ken anzufügen:
Zum ersten möchte ich festhalten, ohne in Einzelheiten zu ge- hen und ohne bereits Gesagtes zu wiederholen, dass mich der Bericht der Puk sehr betroffen gemacht hat. Ich komme mir als
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Parlamentarier und gerade auch als Mitglied der Militärkom- mission verschaukelt und an der Nase herumgeführt vor. Ich vermag daher jenen Votanten nicht zu folgen, die sich schüt- zend vor die ganze Geschichte hingestellt haben. Ich teile viel- mehr die durch die Puk und durch deren Präsidenten vorge- nommene Würdigung und halte die verschiedenen Bagatelli- sierungs- und Rechtfertigungsversuche, die wir heute vormit- tag gehört haben, für überaus problematisch.
Zum zweiten Anliegen, das ich Ihnen vortragen wollte und das mir ganz besonders am Herzen liegt: Ich meine, dass es ver- heerend wäre, wenn wir uns jetzt schwergewichtig auf die Ver- gangenheitsbewältigung konzentrieren und alle zur Verfü- gung stehenden Energien dafür einsetzen würden. Wir laufen Gefahr, nur noch rückwärts zu blicken und zu vergessen, dass wir uns effektiv an der Zukunft orientieren sollten. Wir müssen den Blick nach vorn richten und eine in die Zukunft orientierte Strategie entwickeln; nur so kommen wir politisch weiter, nur so verhindern wir, dass wir an Ort treten oder gar rückwärts rut- schen.
Ich meine - und ich bin überzeugt davon -, dass es viel wichti- ger ist, rasch und entschlossen etwas für die 600 000 oder 650 000 Angehörigen unserer Armee zu tun, etwas zu unter- nehmen im Hinblick auf eine zeitgemässe Ausgestaltung der Ausbildung dieser 650 000 Soldaten, ihnen den Dienstbetrieb zu erleichtern und den Dienstbetrieb heute gültigen Kriterien anzupassen, anstatt alle Kräfte, über die wir verfügen, auf die Liquidierung einer 400köpfigen Geheimorganisation zu kon- zentrieren. Natürlich muss diese liquidiert werden, aber das darf und soll uns nicht daran hindern, den Blick nach vorn zu richten.
Ich habe mit Genugtuung festgestellt, dass beim EMD solche in die Zukunft gerichtete Anstrengungen in Gang gekommen sind, und ich meine, das EMD sei gut beraten, wenn es diese Anstrengungen mit Nachdruck und Entschiedenheit weiter- führt. Und ich freue mich ganz besonders darüber, dass mit dem heutigen Chef EMD ein Mann an der Spitze dieses schwierig gewordenen Departementes steht, der für das, was wir heute diskutiert haben, keine politische Verantwortung trägt, der also mit voller Ueberzeugung nach vorwärts blicken und sich einer konstruktiven, in die Zukunft gerichteten Auf- gabe widmen kann.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 11.45 Uhr La séance est levée à 11 h 45
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