Osteuropa. Persönliche Vorstösse
2413
Hilfe für Osteuropa. Persönliche Vorstösse Aide à l'Europe de l'Est. Interventions personnelles
90.889
Dringliche Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Hilfe an die Sowjetunion Interpellation urgente du groupe socialiste Aide à l'Union soviétique
Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1990
Die wirtschaftliche Situation in der Sowjetunion ist momentan äusserst prekär, die Versorgung der Bevölkerung mit Nah- rungsmitteln beinahe katastrophal. Die Gefahr ist gross, dass ungeduldige gegnerische Kräfte diese Lage ausnützen und eine Umkehr von Perestroika und Glasnost erzwingen könn- ten.
Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass die Schweiz angesichts dieser Situation ein Soforthilfeprogramm für die Sowjetunion, insbesondere auf dem Lebensmittelsektor, vor- bereiten und verabschieden soll?
Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990
La situation économique de l'Union soviétique est actuelle- ment extrêmement précaire et l'approvisionnement de la po- pulation en denrées alimentaires touche à la catastrophe. Le risque est donc grand que des opposants impatients tirent parti de cette situation pour mettre fin aux réformes de la glas- nost et de la perestroïka.
Le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis devant cette situation que la Suisse doive mettre en oeuvre un programme d'aide d'ur- gence à l'URSS, tout particulièrement dans le secteur alimen- taire ?
Sprecher - Porte-parole: Bundi
90.896
Dringliche Interpellation der freisinnig-demokratischen Fraktion Hilfe an die Bevölkerung Osteuropas und der Sowjetunion Interpellation urgente du groupe radical-démocratique Aide à la population de pays de l'Est et de l'Union soviétique
Wortlaut der Interpellation vom 27. November 1990
Gemäss übereinstimmenden Berichten, auch in sowjetischen Medien, ist es zurzeit und besonders im Hinblick auf den Win- ter in Ländern Osteuropas, vor allem in Rumänien, Bulgarien und in weiten Teilen der UdSSR arg bestellt mit der Versor- gung der Bevölkerung mit den wichtigsten Nahrungsmitteln. Hilfe des Westens und auch unseres Landes ist daher dring- lich.
Probleme ergeben sich wohl weniger beim Aufbringen der notwendigen Hilfsgüter und finanziellen Mittel als beim Trans- port nach den notleidenden Gebieten der Sowjetunion und bei der Verteilung an Ort und Stelle: Per Post versandte Ge- schenkpakete kommen oft erst nach Monaten oder gar nicht an. Lebensmittel verderben auf abgelegenen Bahnhöfen und in Schiffen, die nicht gelöscht werden. Bürokratische Schwer- fälligkeiten, komplizierte Zollformalitäten und andere Hinder- nisse erschweren offensichtlich rasche und wirkungsvolle Hilfe.
Ist der Bundesrat bereit, aufgrund des bestehenden Rechts, Hilfsaktionen zu lancieren und/oder zu unterstützen?
Sind Verhandlungen mit den betroffenen Ländern möglich, um die Effizienz der Hilfe zu gewährleisten?
Empfehlen sich Verhandlungen mit anderen westlichen Ländern, um die Hilfeleistung zu koordinieren?
Inwieweit können durch den Bund (DEH, PTT, SBB usw.) Aktionen privater Hilfsorganisationen unterstützt und koordi- niert werden?
Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990
Selon des rapports concordants, publiés également par les médias soviétiques, l'approvisionnement de la population en denrées alimentaires de première nécessité est très difficile et l'inquiétude est vive pour cet hiver dans certains pays de l'Eu- rope de l'Est, notamment en Roumanie, en Bulgarie et dans de vastes régions d'URSS. Il est donc urgent que les pays occi- dentaux, donc la Suisse aussi, organisent une aide.
Le problème n'est pas tant de se procurer les produits et les moyens financiers nécessaires que de transporter ces biens vers les régions défavorisées de l'Union soviétique et de les distribuer sur place: les cadeaux envoyés par colis postaux ne parviennent aux destinataires qu'après des mois, quand ils ne se perdent pas en route. Les denrées alimentaires périssent dans des gares éloignées ou sur des bateaux qui ne sont pas déchargés. La lourdeur de la bureaucratie, des formalités de douane compliquées et d'autres difficultés font obstacle à une aide rapide et efficace.
Je prie le Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux ques- tions suivantes:
Est-il disposé, en se fondant sur le droit en vigueur, à lancer et/ou à soutenir des campagnes d'aide?
Peut-on ouvrir des négociations avec les pays concernés afin de garantir l'efficacité de l'aide?
Est-il opportun d'ouvrir des négociations avec d'autres pays occidentaux pour coordonner les opérations d'aide?
Dans quelle mesure la Confédération (DDA, PTT, CFF) pourrait-elle soutenir et coordonner les campagnes d'aide mi- ses sur pied par des organisations privées?
Sprecher - Porte-parole: Auer
90.887
Dringliche Interpellation Kühne Rasche Lebensmittelhilfe an osteuropäische Staaten Interpellation urgente Kühne Aide alimentaire urgente à des pays d'Europe de l'Est
Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1990 Ist der Bundesrat bereit, mittels Hilfslieferungen aus einheimi- schen Nahrungsmittelbeständen (Rindfleisch, Milchpulver) noch diesen Winter einen Beitrag zur Linderung der prekären Versorgungslage verschiedener osteuropäischer Staaten zu leisten?
52-N
Europe del'Est. Interventions personnelles
2414
N
14 décembre 1990
Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990
Le Conseil fédéral est-il disposé à livrer des denrées alimentai- res (viande de boeuf, lait en poudre) provenant des réserves nationales pour contribuer, cet hiver encore, à l'amélioration des conditions précaires de ravitaillement que connaissent di- vers pays de l'Est?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Blatter, Bürgi, Columberg, Darbellay, David, Dietrich, Dormann, Engler, Fischer-Sursee, Hänggi, Hess Peter, Hildbrand, Iten, Jung, Keller, Nussbau- mer, Ruckstuhl, Rutishauser, Rüttimann, Schmidhalter, Schni- der, Segmüller, Tschuppert, Wanner, Wellauer, Widrig, Zwingli (27)
90.888
Dringliche Interpellation Schwab Soforthilfe für Russland Interpellation urgente Schwab Aide d'urgence à l'Union soviétique
.
Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1990
Die Umwälzungen in Osteuropa, so auch in Russland, haben deutlich zutage gebracht, dass die Landwirtschaftspolitik in diesen Ländern total versagt hat. Fehlplanungen, fehlende Motivation durch Ausschaltung der Eigeninitiative der Bauern haben zu dieser katastrophalen Situation geführt.
Hinzu kommen die gravierenden Umweltschäden, die eine solch verfehlte Agrarpolitik hinterlässt.
Zurzeit stehen wir am Anfang eines Winters. Die Strenge die- ser Jahreszeit kann noch nicht vorausgesagt werden. Bekannt ist jedoch, dass in Russland ein Mangel an Nahrungsmittel und Heizmaterial vorhanden ist. Hilferufe aus diesem Land sind unüberhörbar. Die Gefahr besteht, dass aus dieser Notsi- tuation heraus Leute das Land verlassen werden.
Ich bitte deshalb den Bundesrat um Beantwortung folgender Fragen:
Wie schätzt der Bundesrat die Versorgungslage in Russland mit Nahrungsmittel und Heizmaterial ein?
Wie beurteilt der Bundesrat die Möglichkeit, dass auch aus diesem Land eine Flüchtlingswelle einsetzen wird?
Ist der Bundesrat bereit, diesem Land zu helfen? Wenn ja, wie? Ist er allenfalls bereit, seine Praxis zu ändern, indem er auch Agrarprodukte aus der Schweiz nach Russland schickt? Wenn nicht, gibt es noch andere Gründe als den des billigeren Einkaufs in sogenannten Billigländern?
Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990
Les bouleversements qui surviennent en Europe orientale, no- tamment en URSS, montrent que la politique agricole de ces pays a complètement échoué. Cette situation catastrophique est due aux erreurs de planification et à la démotivation des paysans dont l'esprit d'initiative a été étouffé. A cela s'ajoutent les graves atteintes à l'environnement causées par le système. S'il est impossible de prédire la sévérité de l'hiver qui appro- che, on sait déjà que la Russie souffre de pénurie de denrées alimentaires et de matériaux de chauffage. On ne peut ignorer les appels à l'aide, ni le risque que les habitants, poussés par la misère, cherchent à quitter le pays.
Le Conseil fédéral est donc prié de répondre aux questions suivantes:
Comment juge-t-il la situation en URSS en ce qui concerne l'approvisionnement en denrées alimentaires et en combusti- bles?
Comment évalue-t-il le risque que l'on assiste à une vague de réfugiés en provenance de ce pays?
Que compte-t-il faire pour aider l'URSS? Envisage-t-il de modifier sa pratique et de permettre l'envoi de produits agrico- les suisses vers ce pays? Dans la négative, pour quels motifs?
Y a-t-il des raisons autres que la possibilité d'acheter des pro- duits agricoles meilleur marché dans certains pays?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bühler, Daepp, Fischer- Hägglingen, Hari, Hess Otto, Luder, Müller-Wiliberg, Neuen- schwander, Reimann Maximilian, Rutishauser, Rychen, Seiler Hanspeter, Wyss William, Zölch (14)
M. Felber, conseiller fédéral: Je m'excuse de la longueur de nos interventions, mais regardez la longueur de vos interpella- tions et le nombre de questions qu'elles posent: ou bien j'y ré- ponds ou bien je n'y réponds pas!
En ce qui concerne l'aide à l'Union soviétique, nous savons que cet Etat souffre en comparaison avec l'Europe occiden- tale d'une pénurie alimentaire aiguë, sans que l'on puisse, au moins pour l'instant, véritablement parler de famine. Malgré des pertes importantes, difficiles à évaluer car les chiffres se contredisent, l'Union soviétique a bénéficié cette année d'une récolte record. J'essaierai d'abréger mon intervention parce que M. Ledergerber a déposé une interpellation ordinaire avec réponse écrite et vous recevrez le texte de la réponse du Conseil fédéral.
Les achats de céréales à l'intérieur de l'Union soviétique s'élè- vent à 75 millions de tonnes. Ils sont donc supérieurs à ceux de l'année précédente. Les importations complémentaires s'élèvent à 30 millions, plus faibles que les années précéden- tes, et une petite partie seulement en a été importée jusqu'à présent. Les difficultés d'approvisionnement, en particulier pour les segments vulnérables à faible pouvoir d'achat de la population urbaine, sont dues à toute une série de facteurs: manque général de structures de distribution; désorganisa- tion du système qui fonctionnait encore jusqu'à présent; perte d'une partie des récoltes à cause du matériel déficient, du manque de coordination ou de la baisse de la discipline; rete- nue de certaines récoltes -· et c'est grave, politiquement par- lant - dans les régions et les fermes productrices pour leur pro- pre consommation, pour du fourrage ou pour faire un jour du troc avec d'autres républiques; retenue de la récolte en raison des tensions entre les républiques soviétiques, entre les pro- vinces, entre les groupes ethniques. Il y a donc ainsi diverses raisons qui, accumulées, créent les problèmes que nous con- naissons. Il y a même dans les villes, naturellement, de la part de certains consommateurs plus riches, une accumulation, un accaparement des biens de première nécessité.
Ces difficultés ont essentiellement donc des origines politi- ques et des origines structurelles. A moyen et à long terme, elles ne pourront donc pas être surmontées par une aide hu- manitaire directe mais elles devront bénéficier de vastes me- sures d'ajustement structurel. Pour cela, l'Union soviétique a besoin de l'aide de la Communauté internationale. Récem- ment ont eu lieu les prem ères missions exploratoires de la Banque mondiale et d'autres institutions. Pour l'instant, il n'y a , pas encore de programme concret d'aide internationale. Compte tenu de la dimension des problèmes, seule une parti- cipation à des mesures d'aide concertées au plan internatio- nal pourrait entrer en ligne de compte pour un petit pays comme la Suisse. Il s'agit donc du problème global tel qu'il est posé.
A côté de ces mesures à lor g terme, il faudrait néanmoins met- tre en oeuvre, en réponse à une aggravation des difficultés d'approvisionnement, des mesures à court terme d'aide hu- manitaire. Il est actuellement difficile de dire comment cela se traduira dans les faits, car ni les besoins ni les organisations ou les structures susceptibles de mettre en oeuvre de tels pro- grammes ne sont totalement connues. Des situations analo- gues au plan de l'approvisionnement en produits alimentaires et autres produits de première nécessité peuvent être consta- tées dans d'autres pays d'Europe centrale et orientale. Ce sont les questions posées par l'un des interpellateurs: pen- sons à la Bulgarie, tout particulièrement, et également à la Roumanie.
L'évolution de la situation de l'approvisionnement en Union soviétique et dans d'autres pays de l'Europe de l'Est fait main- tenant l'objet d'une analyse régulière du Conseil fédéral sur la base d'informations en provenance de différentes sources. Le
Osteuropa. Persönliche Vorstösse
2415
Conseil fédéral est également conscient des implications poli- tiques que la poursuite de cette détérioration de la situation, en particulier en Union soviétique, pourrait avoir.
Nous sommes conscients que, malgré l'aide humanitaire envi- sagée par la Communauté internationale, une vague d'émi- grés d'Union soviétique ne peut pas être exclue à ce stade. Il n'est toutefois pas possible d'en évaluer l'importance. Vous aurez peut-être remarqué que, d'après les premières consta- tations faites dans les pays du nord de l'Europe et en Finlande tout spécialement, ce ne sont pas des citoyens soviétiques qui quittent l'Union soviétique mais des citoyens de pays du tiers monde qui avaient vécu en Union soviétique, invités par cet Etat et qui ne sont plus soutenus par lui. Ce sont des Zaïrois et des Vietnamiens, en particulier, qui quittent l'Union soviétique. Quant à la planification et à la préparation des mesures à pren- dre dans une telle éventualité, nous vous renvoyons aux expli- cations détaillées qui ont été données par M. Koller, président de la Confédération, dans sa réponse à la question de M. Bonny, conseiller national, le 10 décembre dernier. Dès que nous aurons des indications suffisamment concrètes, le Conseil fédéral participera, et même le cas échéant avec un préavis très court, à une action concertée au niveau internatio- nal d'aide humanitaire en faveur de l'Union soviétique et des pays d'Europe centrale ou orientale. Nous sommes prêts à mettre à disposition, si nécessaire, des moyens financiers supplémentaires. Comme l'a toujours précisé le Conseil fédé- ral, de telles mesures d'aide ne pourront pas émarger aux cré- dits d'aide aux pays en voie de développement, pays dont la population, dans de nombreuses régions, connaît une situa- tion alimentaire encore pire.
Comme l'ont démontré les contacts au plan international de diverses instances de notre administration fédérale, la mise en oeuvre et la coordination d'opérations d'aide de cette impor- tance dépassent la capacité d'un seul pays, et plus particuliè- rement d'un petit pays. Dès lors, le Conseil fédéral ne voit au- cune possibilité de répondre positivement à la proposition de l'auteur d'une des interpellations d'assumer un rôle de chef de file ou de coordinateur en la matière. Il est en train de le faire pour les aides suisses. Par contre, il est parfaitement envisa- geable qu'un soutien spécifique en matière logistique, comme le Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes peut l'offrir, soit accordé dans le cadre d'une action internatio- nale, ce que l'on nous a d'ailleurs déjà demandé dans certains cas. C'est la Direction pour l'aide humanitaire et l'aide au déve- loppement qui est responsable, au sein de l'administration fé- dérale, de l'aide humanitaire à tout pays étranger. Elle élabore la conception d'ensemble de l'aide humanitaire, elle met en oeuvre les mesures nécessaires, directement ou en collabora- tion avec des organisations partenaires expérimentées. Le Conseil fédéral envisage par conséquent d'inclure dans le prochain message sur la poursuite de l'aide humanitaire inter- nationale, en sus des moyens destinés presque exclusive- ment aux pays en voie de développement, un crédit d'engage- ment spécifique pour l'aide humanitaire à l'Europe de l'Est, y compris l'Union soviétique, et d'élaborer pour cela des critè- res d'engagement particuliers. De cette manière, les actions indispensables de la Confédération pourront être mises en oeuvre sans retard et les expériences des instances fédérales chargées de l'aide humanitaire, celles de leurs organisations partenaires - les organisations caritatives - pourront être ainsi pleinement valorisées.
Nous allons indiquer brièvement les moyens de notre engage- ment. Concrètement, les mesures suivantes sont prévues ou sont déjà en cours. Premièrement, une mission de la Direction pour l'aide humanitaire et la coopération au développement, de la Division de l'aide humanitaire et du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes, menée à Moscou et à Leningrad conjointement avec la Croix-Rouge suisse, va évaluer ce qui suit jusqu'au 13 ou 14 décembre: 1) les besoins humanitaires immédiats en matière d'approvisionnement alimentaire et de médicaments; 2) les infrastructures et les canaux de distribu- tion possibles; 3) la possibilité d'une affectation de volontaires du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes dans les domaines de la distribution, de la logistique et du contrôle; et 4) la planification des étapes ultérieures. Le Département mili-
taire fédéral a offert ses services en relation avec l'action d'aide d'urgence prévue. Au retour de la mission exploratoire, aujour- d'hui ou demain, les offices compétents décideront dans quels domaines on pourra, au besoin, faire appel aux services du DMF, respectivement à ceux de l'armée - on peut penser en particulier à un appui dans le domaine des transports.
Mesdames et messieurs, s'il vous plaît, le chef du Départe- ment fédéral des affaires étrangères n'a jamais décidé d'en- voyer des soldats suisses à Moscou, il a simplement fait part d'une offre possible de la part du Conseil fédéral. La mission exploratoire mentionnée plus haut vient de terminer l'essentiel de son activité d'évaluation et il est intéressant de la connaître. Elle est arrivée à la conclusion qu'on ne peut pas parler d'une situation de catastrophe ou de famine en Union soviétique. Cependant, certaines denrées essentielles font défaut. Les ca- naux de distribution habituels, en particulier l'infrastructure des transports, ne fonctionnent plus. Le manque de nourriture en tant que tel présente moins de problèmes. En effet, un afflux non coordonné de secours risque d'aggraver la situation au lieu de l'améliorer.
Par ailleurs, comme dans d'autres pays connaissant des diffi- cultés économiques plus ou moins graves, il existe en Union soviétique des groupes sociaux particulièrement vulnérables: les retraités, les malades, les handicapés, les orphelins, les mères seules, les familles nombreuses, les étudiants. C'est à ces groupes-là qu'une aide doit s'adresser en priorité. Pour cette raison, notre premier envoi dont l'arrivée à Moscou est prévue ces jours-ci encore consiste en aliments spéciaux pour bébés et en lait en poudre. Plusieurs volontaires du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes seront sur place pour en assurer la réception et la distribution. Cette aide est destinée à différentes institutions sociales.
D'autres besoins que notre mission a pu identifier concernent l'approvisionnement en médicaments. Une aide au plan de la logistique est également envisagée spécialement à Lenin- grad. Il restera à déterminer de quelle façon des mesures d'ap- pui dans ces deux secteurs: alimentation et médicaments, peuvent être réalisées.
En tout cas, nous devons nous assurer que toute action cor- responde aux besoins constatés et aux priorités exprimées par le pays bénéficiaire de notre aide. Dès aujourd'hui, une mission exploratoire se rend en Bulgarie afin d'évaluer de ma- nière plus approfondie les besoins d'aide d'urgence. Je vous signale que le président de la République bulgare a, par lettre, appelé la Suisse à aider son pays à traverser la crise actuelle et particulièrement le manque total de médicaments, y com- pris ceux de base. A ce stade, cela semble concerner avant tout les médicaments pour la Bulgarie. On vient de mentionner aussi qu'en sus des problèmes propres à la restructuration économique de la Bulgarie cette dernière souffre encore des conséquences de la crise du Golfe. En Roumanie, deux repré- sentants du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes, qui se trouvent sur place dans le cadre d'un projet en cours, ont été chargés de l'évaluation de la situation.
Un groupe de travail interdépartemental sur l'aide humanitaire à l'Union soviétique, respectivement aux pays d'Europe de l'Est, a été créé. Il est placé sous la direction de la Division de l'aide humanitaire de la DDA. Outre celui des affaires étrangè- res, sont représentés le Département militaire fédéral, le Dé- partement fédéral de l'économie publique et le Département fédéral des finances. Ce groupe a pour tâche de coordonner les actions d'aide humanitaire de l'administration fédérale et de conseiller les organisateurs d'actions caritatives privées de manière à assurer une coordination de l'aide.
La Confédération se doit toutefois de respecter l'autonomie des oeuvres d'entraide, ainsi qu'elle le fait dans les autres do- maines de sa collaboration avec celles-ci. Ainsi, au-delà d'ap- puis financiers éventuels à des actions d'aide humanitaire, le rôle de la Confédération se limite à conseiller les organisations privées, à échanger des informations avec elles ainsi qu'à les encourager à coordonner entre elles leurs activités. La respon- sabilité de la coordination de l'aide avec d'autres pays dona- teurs incombe également à la «Task Force».
Tels sont les éléments que je pouvais indiquer en réponse aux diverses interpellations.
Europe del'Est. Interventions personnelles
2416
N 14 décembre 1990
Präsident: Herr Günter beantragt Diskussion.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
36 Stimmen 33 Stimmen
Feigenwinter: Nachdem Sie den Delegationsmitgliedern der Reise nach Bagdad die Diskussion verwehrt haben, erstaunt dieser Entscheid einigermassen, und er ist auch zufällig. Ueb- licherweise ist es beim Zustandekommen der Diskussion so gehandhabt worden, dass die Diskussion auf später verscho- ben worden ist.
Ich stelle Ihnen deshalb den Ordnungsantrag, auch diese Dis- kussion auf später zu verschieben.
Präsident: Ich weise Sie darauf hin, dass es sich hier um eine Gruppe von dringlichen Interpellationen handelt und nicht um eine normale Behandlung von Interpellationen.
Abstimmung - Vote
Für den Ordnungsantrag Feigenwinter Dagegen
34 Stimmen 46 Stimmen
Bundi: Vor drei, bald vier Wochen haben wir in unserer Frak- tion beschlossen, diese Interpellation einzureichen. In der Zwi- schenzeit ist sehr vieles gelaufen. Der Bundesrat hat verschie- dene Massnahmen in Gang gesetzt, und sehr viele private Ver- einigungen und Privatpersonen haben eigene Initiativen er- griffen. Das ist sehr erfreulich. Ich möchte namens unserer Fraktion dem Bundesrat für diese grossen Bemühungen in dieser Hinsicht danken.
Wir sind einverstanden, dass zunächst einmal mit Nahrungs- mittelhilfe und mit Medikamentenhilfe dort geholfen wird, wo die Not am grössten ist. Wir sind auch damit einverstanden, dass neben der Sowjetunion Länder wie Bulgarien und Rumä- nien mitberücksichtigt werden, in denen die Not in allerletzter Zeit sehr stark signalisiert worden ist.
Ich darf in diesem Zusammenhang daran erinnern, dass die Schweiz im Jahre 1922 in einer sehr grosszügigen Art und Weise der Sowjetunion ebenfalls mit einer Nahrungsmittelhil- feaktion geholfen hat, als es in Russland eine ausserordentlich grosse Hungersnot gab.
Die heutige Situation - das ist auch aus dem Votum von Herrn Bundesrat Felber hervorgegangen - ist eine andere als zum Beispiel 1922. Es herrscht also keine direkte Hungersnot. Aber in verschiedenen Gegenden herrscht partielle Not. Wir sind uns bewusst, dass die jetzt weltweit anlaufende Hilfe nur einen Tropfen auf einen heissen Stein bedeuten kann. Die Russen müssen selber ihre Reformen vorantreiben und damit die Ur- sachen für die heutige Misere beheben.
Das Ziel unserer Interpellation war eigentlich aber noch etwas weiter gesteckt: Der Reformprozess in der Sowjetunion hat es nötig, dass er vom Westen nachhaltig unterstützt wird. Ohne solche längerfristige Hilfe besteht ständig die Gefahr, dass die gegnerischen Kräfte in der UdSSR Perestroika und Glasnost in ihr Gegenteil verwandeln.
Es stellt sich darum die Frage, ob die Schweiz nicht ein ausser- ordentliches Hilfsprogramm für die UdSSR verabschieden sollte. Ein solches müsste mit den Programmen der EG oder der gesamten Völkergemeinschaft koordiniert werden, und es müsste gezielt auf ein paar wenige, überblickbare Sektoren und auf geographisch ausgewählte Gebiete ausgerichtet sein. Es liessen sich zum Beispiel für die Schweiz die folgenden Schwerpunkte anvisieren:
Erstens könnte ein Beitrag an die Erneuerung russischer Dör- fer geleistet werden. Hier böten sich Möglichkeiten, zusam- men mit der Landreform, mit der Privatisierung des Grundei- gentums, der Landflucht entgegenzuwirken, ja auch die Rück- kehr vieler Leute aus den übervölkerten Städten zu fördern. Bedarf ist hier vor allem an Kleintechnik für die Privatbauern und an Verbesserung der Infrastruktur im ländlichen Raum überhaupt.
Zweitens wäre es wünschbar, das 1989 zwischen der Schweiz
und der Sowjetunion abgeschlossene Abkommen über die Zusammenarbeit im Bereich Umwelt zu vertiefen, breit auszu- nützen. In Anknüpfung an Bestimmungen dieses Abkommens sollte verstärkt die Beratung und Vermittlung im Umweltschutz und in der Umwelttechnik gefördert werden.
Drittens möchte ich darauf hinweisen, dass insbesondere auch die politische Beratung und die Ausbildung einen spezi- ellen Sektor eines solchen Programmes darstellen könnte. Dies entspricht nämlich einem Wunsch auch von seiten der baltischen Staaten, insbesondere Litauens, das an einer Wei- terführung und Intensivierung bereits geknüpfter entspre- chender Kontakte interessiert ist. Die entsprechenden Wün- sche sind bekanntlich auch von Herrn Aussenminister Sche- wardnadse angemeldet worden. Hier böten sich Möglichkei- ten, unser Parlament noch miteinzubeziehen.
Insgesamt stellt sich mit Bezug auf ein ausserordentliches Hilfsprogramm für die Sowjetunion oder auch ein zweites Hilfsprogramm für Osteuropa die Frage, ob dieses nicht ähn- lich der Marshallplan-Hilfe, wie sie nach dem Zweiten Welt- krieg von den USA gegenüber Europa geleistet wurde, ausge- staltet sein sollte. Mit anderen Worten: Man sollte prüfen, einen grossen Teil dieser Hilfe unentgeltlich zur Verfügung zu stel- len. Auch wäre ein Zinsmcratorium gegenüber einzelnen Län- dern eine dringende Notwendigkeit. Westeuropa steht heute im Hinblick auf Osteuropa. vor der gleichen Herausforderung oder Aufgabe wie die USA. 1945 gegenüber Westeuropa. Uns muss die Gesundung Osteuropas, insbesondere der Sowjet- union, einen angemessenen Preis wert sein. Das Schicksal dieser Region ist untrennbar mit unserem verbunden. Ich stelle abschliessend dem Bundesrat die Frage, wie er sich zu einem solchen aussero 'dentlichen Programm stellt und wie er die Schwerpunkte, die wir genannt haben, beurteilt.
Auer: Ich möchte Herrn Bundesrat Felber danken für seine Antwort und mich namens der freisinnig-demokratischen Fraktion als befriedigt erklären. Danken möchte ich auch dem Katastrophenhilfekorps, cem Schweizerischen Roten Kreuz und anderen Hilfswerken, die seit der Einreichung der Inter- pellation aktiv tätig geworden sind. Ich danke auch jenen Landsleuten, die in spontaner Weise gehandelt haben, nicht zuletzt in einer gemeinsamen Aktion von Medien und grösse- ren Firmen in den beiden Basel. Die Notwendigkeit der Hilfe ist offenbar. Darüber berichten in erschütternder Weise nicht nur unsere Medien, sondern auch jene der betroffenen Länder.
Wir haben in den letzten anderthalb Jahren in der Welt völlig Ueberraschendes und zuvor Unglaubliches erlebt. Vieles ist kaum zu fassen. Wir wagen keine Prognose mehr. Doch die Entwicklung ist dabei voller Widersprüche: Wir sehen eine Grossmacht, die nach Hilfe ruft, aber gleichzeitig Hilfe an Viet- nam, Afghanistan, Kuba und andere Länder zu leisten hat; eine Sowjetunion, die heute noch ein Fünftel ihres Volksein- kommens für das Militär und Abermilliarden für die Raumfahrt ausgibt; Machtkämpfe zwischen verschiedenen Lagern und gleichzeitig eine zusammenbrechende Wirtschaft, vielfach nur noch ein Chaos; auf der einen Seite das überraschende «Wun- der» Glasnost, auf der andern das Versagen von Perestroika; Millionen von Bürokraten, die weiterwursteln, und den Reform- kurs sabotierende Funktionäre; weiterhin Pläne, an die sich niemand mehr hält; eine glänzende Ernte, aber drohender Hunger; gefüllte Vorratslager, aber kein funktionierendes Ver- teilsystem; leere Regale in den Geschäften, aber noch alles in Hülle und Fülle in den Parteizentralen; Schiffe, die nicht ge- löscht, Zehntausende vor Containern und Tausende von Ei- senbahnwagen, die nicht entladen werden; blühender Schwarzhandel mit Preisen, die das Volk nicht bezahlen kann. Die «Weltwoche» titelte: «Organisiertes Verbrechen, Schutz- gelder, Schwindler und Gauner gefährden den Reformkurs in der Sowjetunion.» Es rächt sich heute, dass der Kommunis- mus nicht nur die Wirtschaft zerstört hat, sondern mit seinem dialektischen Materialismus weitgehend auch die Moral.
Wer hätte sich das noch vor kurzem vorstellen können: dass mit einer Luftbrücke Berlin-Moskau die deutsche Regierung gratis jene Lebensmittelvorräte, die nach der Berlin-Blockade 1949 angelegt worden waren, in die russische Hauptstadt schickt? Dass das von der Sowjetunion immer wieder verur-
Osteuropa. Persönliche Vorstösse
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teilte Israel heute mit Flugzeugen Südfrüchte nach Russland sendet? Dass deutsche Kriegsschiffe Hilfsgüter dorthin trans- portieren? Dass ein Ronald Reagan zu Hilfeleistungen für das «Reich des Bösen» aufruft? Dass ein überragender russischer Staatsmann, der den Friedensnobelpreis verdient hat, ihn nicht persönlich entgegennehmen kann?
Die sozialdemokratische Fraktion hat ihren Vorstoss auch poli- tisch begründet: Es gelte der Gefahr der Restauration in Russ- land entgegenzuwirken. Doch die Hungerhilfe wird an der wirt- schaftlichen Misere kaum etwas ändern, so wenig wie Kredite, die nur zu Konsumzwecken verwendet werden. Dazu braucht es mehr: erstens den Willen und die Tatkraft der Russen selbst, und zweitens massive Hilfe des Westens, vielleicht eine Art Marshallplan - Herr Bundi tonte das an -, an der sich auch die Schweiz beteiligen könnte.
Angesichts der Not in der Sowjetunion darf aber jene in ande- ren Staaten Osteuropas nicht vergessen werden, in denen sich die Demokratie durchzusetzen beginnt. Sie sind durch die Umwälzungen und durch die Golfkrise härter betroffen als die Sowjetunion, vor allem nach dem Zusammenbruch des Comecon. So wickelte zum Beispiel Bulgarien 88 Prozent sei- nes Aussenhandels mit dem Osten ab - Versorgungs- und Handelsströme, die heute versiegt sind. Ich danke dem Bun- desrat, dass er diese Länder an vorderster Stelle nennt.
Angesichts der verwirrenden politischen und wirtschaftlichen Lage kann die von uns geforderte Hilfe nicht rational, sondern nur humanitär begründet werden. Das ist die Zielrichtung, die unsere Interpellation verfolgt.
Kühne: Ich weiss, dass Sie heute morgen keine langen Reden mehr hören mögen; die Wirksamkeit der Hilfe hängt ja auch nicht von der Länge der Reden an diesem Pult ab. Ich schliesse mich den grundsätzlichen Ausführungen meiner beiden Vorredner an und möchte dafür danken, dass das Pro- blem rasch angegangen worden ist. Die Schweiz kann und muss mithelfen, und ich unterstütze den Grundsatz, dass es besser ist, Hilfe vor Ort zu leisten, als wegen mangelnder Hilfe Flüchtlingsströme zu riskieren.
Ich bitte den Bundesrat, seine Aufmerksamkeit den mittelfristi- gen Problemen zu schenken, denn die Lage wird sich bis zur nächsten Ernte vermutlich noch zuspitzen. Bei den mittelfristi- gen Problemen sehe ich vor allem die Fragen der Logistik, Ver- teilung, Transporte und die Frage der Art der Lebensmittel und ihrer Zubereitung. Konkret besteht die Möglichkeit, bei grös- seren und länger anhaltenden Lieferungen von Konserven zu Frischprodukten überzugehen. Damit kann man, mit gleich- viel Geld, die Hilfe wesentlich verstärken. Ich bin von der Antwort befriedigt.
Schwab: Ich danke dem Herrn Bundesrat für die Beantwor- tung der Fragen und nehme an, dass die Fragen, die von ihm nicht beantwortet worden sind, gerade in dem Teil enthalten waren, den er übersprungen hat.
Wir stellen fest, dass in Russland das Problem einerseits die Versorgungslage ist und dass anderseits die Verteilung über- haupt nicht mehr funktioniert. Wir stellen auch fest, dass wir uns in einer harten Jahreszeit befinden - es ist Winter, und die Gefahr ist gross, dass das Chaos, das in Russland gegenwär- tig herrscht, noch grösser wird. Aus diesem Chaos könnten Gefahren entstehen, die zu Putschversuchen oder übermässi- ger Völkerwanderung führen würden.
In der Frage 2 meiner Interpellation habe ich den Bundesrat gefragt, wie er die Gefahr einer einsetzenden Flüchtlingswelle einschätzt. Auf diese Frage, Herr Bundesrat, haben Sie keine Antwort gegeben, und ich wäre sehr froh, wenn Sie sich zu die- ser Frage noch in zwei, drei Sätzen äussern könnten.
Es stellt sich natürlich die Frage: Was kann ein kleines Land wie die Schweiz diesbezüglich tun? Ich bin dem Bundesrat und all seinen Stellen dankbar, die sich in den letzten Tagen - seit Einreichung meiner Interpellation - bemüht haben, mit Nahrungsmittelhilfen zu helfen. Ich bin überzeugt davon, dass wir auf diesem Weg einen kleinen Beitrag leisten können.
Ich möchte mich noch kurz äussern zur Frage der Verteilung der Güter. Ich habe Verständnis dafür, dass man daran denkt, mit Militärlastwagen nach Russland zu fahren, um Hilfsgüter
zu bringen. Ich bin aber der Meinung, dass diese Lastwagen- konvois in Russland bleiben sollten, um dort bei der Feinver- teilung helfen zu können. Bezüglich der Transporte von der Schweiz nach Russland vertrete ich die Auffassung, dass man diese mit Grossraumflugzeugen bewältigen sollte. Die Güter würden mit Grossraumflugzeugen nach Russland gebracht, und die Lastwagenkonvois, die wir nach Russland schicken, sollten für die Feinverteilung eingesetzt werden; so hätte man eine Garantie, dass die Güter an den richtigen Ort gebracht werden. Dass die Güter liegenbleiben, ist ja das Problem und die grosse Gefahr.
Noch eine letzte Bemerkung im Zusammenhang mit einer Fernsehsendung auf einem deutschen Sender gestern abend. Ihr zufolge sind in Russland wohl Lebensmittelgüter vorhanden, auch auf den Kolchosen; aber diese sind zum Teil nicht weiterverteilt worden oder - und das ist viel schlimmer - sind ungeniessbar, weil sie vergiftet sind. Es scheint also, dass in Russland doch da und dort - das Ausmass kenne ich nicht- die Böden verseucht und die Lebensmittel nicht mehr geniess- bar sind. Vielleicht hat der Bundesrat auch auf diese Frage noch eine Antwort. Seine Experten befinden sich ja gegenwär- tig in Russland, um Abklärungen vorzunehmen.
Zum Schluss möchte ich bekanntgeben, dass ich von der Ant- wort bis jetzt teilweise befriedigt bin. Wenn der Herr Bundesrat noch zur Flüchtlingswelle seine Antworten geben kann, hoffe ich, mich dann total befriedigt erklären zu können.
Präsident: Herr Bundi gibt bekannt, dass er von der Antwort befriedigt ist.
Wiederkehr: Die Not in Bulgarien ist die grösste seit dem Zweiten Weltkrieg. Noch vor einer Woche sah es so aus, als ob niemand diesem Bulgarien helfen würde; denn Bulgarien er- lebt zurzeit eine unblutige Revolution. Ohne Blut keine Schlag- zeilen, ohne Schlagzeilen offenbar keine Hilfe. Herr Raeders- dorf hat mir dann gesagt: Es braucht einen offiziellen Appell von Bulgarien an die Schweiz, damit die Schweiz aktiv werden kann. Diesen offiziellen Hilfsappell hat der bulgarische Präsi- dent an unser Land gerichtet. Ich danke Ihnen, Herr Bundes- rat, ganz herzlich für die flexible, schnelle Hilfe, die Sie gewäh- ren können, indem Sie beordert haben, dass die Kommission von Moskau nicht direkt in die Schweiz zurückkehrt, sondern noch eine Kurve zieht über Sofia und diese Hilfeleistungen ab- klärt.
Mühlemann: Es hätte Grund bestanden, im Irak-Konflikt Kritik zu üben am Eidgenössischen Departement für auswärtige An- gelegenheiten. Hier ist kein Grund zur Kritik, sondern eher zum Dank für die Soforthilfe, welche eingeleitet wurde. Ich ma- che Sie aber darauf aufmerksam, dass diese karitativen Aktio- nen in eine gefährliche politische Spannungszeit hineingera- ten. Die Sowjetunion ist jetzt in einer politischen Auseinander- setzung zwischen den konservativen Kräften, die heute mit den neuen Innenministern, dem alten Stalinisten Pugo aus Lettland und dem General Gromow aus Kiew, symbolisiert werden. Dieser Umschwung ist gefährlich und trifft die pro- gressiven Kräfte, die sich in Moskau und Leningrad am stärk- sten in Entwicklung befinden. Dies schein der Grund, warum die beiden Städte zwar keine Hungersnot haben, aber eine kri- tische Situation in der Lebensmittelversorgung aufweisen. Die beiden Bürgermeister Popow in Moskau und Sobtschak in Le- ningrad sind aus der Partei ausgetreten und werden deshalb von alten Funktionären in ihrer Arbeit behelligt und beeinträch- tigt.
Ich bitte den Bundesrat, bei den Hilfsaktionen diese politische Dimension zu berücksichtigen. Wir haben kein Interesse, stali- nistische Kräfte zu stützen, sondern wir haben alles Interesse, den progressiven, fortschrittlichen Kräften in der Sowjetunion zu helfen.
In diesem Sinne, Herr Bundesrat, würde ich Sie auch bitten, eine allfällige Unterstützung an die baltischen Staaten zu erwä- gen. Es geht dort nicht primär um Lebensmittelversorgung, sondern um medizinische Hilfe. Wir haben in den bisherigen Konferenzen gegenüber den baltischen Staaten nicht gerade freundlich reagiert. Es wäre eine Chance, mit der Unterstüt-
Motion Bär
2418
N
14 décembre 1990
zung der freiheitlichen Kräfte in den baltischen Staaten etwas gutzumachen. Ich bitte Sie auch, dem Appell von Herrn Wie- derkehr zu folgen; in Bulgarien stehen wir ebenfalls vor einer Auseinandersetzung zwischen den alten Kommunisten und den neuen, liberalen Kräften. Dort können wir mithelfen, dass zur rechten Zeit die Freiheit einkehrt. In diesem Sinne ist diese karitative Hilfe durchaus auch politisch einzubetten.
M. Felber, conseiller fédéral: Je remercie les intervenants et les interpellateurs de leurs prises de position. Le Conseil fédé- ral examine naturellement et continuera d'examiner les possi- bilités d'intervention à long terme dans un pays comme l'Union Soviétique, de manière à favoriser la restructuration politique de ce pays. Ces questions nous ont été posées, des échanges ont déjà eu lieu, ils se poursuivront; nous continue- rons donc d'analyser ces problèmes.
J'aimerais signaler que sur le plan de l'aide humanitaire, nous avons reçu des offres spontanées de certaines entreprises pharmaceutiques qui nous permettront aussi de livrer des quantités intéressantes de médicaments dans les endroits où ils font totalement défaut.
Je vous remercie de nous avoir signalé les événements que nous devons encore prendre en compte. Je vous assure que si nous envoyons des missions spécialisées sur place c'est que nous tenons compte de tous les éléments. Je précise, en particulier, que les moyens de transports militaires ne seront utilisés que si c'est absolument judicieux et indispensable. Mais naturellement toutes les autres possibilités seront analy- sées.
En ce qui concerne la question posée par M. Schwab concer- nant les émigrations, j'ai un peu évacué le problème - je suis d'accord avec vous, Monsieur le Conseiller national - parce que M. Koller, conseiller fédéral, a déjà répondu à cette ques- tion. Il est clair que tous les pays d'Europe occidentale ont déjà mis sur pied un certain nombre de stratégies qui devraient leur permettre de faire face à un flux important de réfugiés d'Union soviétique. Il y aura deux types de réfugiés, il ne faut pas l'ou- blier. Une partie d'entre eux seront les gens qui auront faim et qui essayeront simplement de se déplacer pour trouver ail- leurs de quoi satisfaire leurs besoins élémentaires. Puis il y aura une autre composante de ce flot migratoire, dont on ne peut pas du tout mesurer l'importance. A partir de la fin de cette année les citoyens soviétiques recevront chacun leur passeport, comme nous, ils pourront librement sortir de leur pays et il est évident qu'une partie d'entre eux, qui depuis des dizaines d'années souhaite simplement aller voir ailleurs, for- mera un groupe important de migrants qui ne viendront pas pour des raisons humanitaires mais simplement parce qu'ils veulent profiter de cette première ouverture de leurs frontières. Le Conseil fédéral, plus spécialement le Département de jus- tice et police, se préoccupe de ces problèmes et des mesures qu'il faudra prendre à la frontière, mais tout n'est pas encore décidé. Les considérerons-nous comme des réfugiés? Comme des réfugiés de la faim? Pourrons-nous les laisser entrer librement? Serons-nous en mesure de les faire retour- ner chez eux? Toutes ces questions sont actuellement à l'étude, Monsieur le Conseiller national, et préoccupent plus particulièrement l'Office fédéral des réfugiés et le Département des affaires étrangères naturellement. Comment traiter ce genre de personnes s'il se présente à nos frontières? De quel type de réfugiés s'agira-t-il? C'est tout cela que nous devons définir, en accord avec les autres pays qui nous entourent et ceux, en particulier, qui ont déjà reçu les premières vagues de réfugiés qui, encore une fois, heureusement, ne sont pas trop trop importantes.
Sur le plan de la distribution des médicaments, il est certain qu'à long terme nous devrons obtenir en Union soviétique une amélioration des infrastructures, des systèmes de distribu- tions devront être établis à l'intérieur du pays grâce à l'aide internationale.
J'aimerais terminer en vous rappelant un élément fondamen- tal à notre avis. Ne blessons pas l'amour-propre et l'honneur des Soviétiques par n'importe quelle démarche. Ils sont prêts à accepter une aide, mais il ne sont pas nécessairement prêts à tendre la main. Je crois que c'est un élément particulière-
ment important. J'ai rencontré beaucoup de Soviétiques lors de mon dernier voyage qui affirmaient qu'ils ne voulaient rien. J'en ai rencontré qui considéraient que c'était une honte que d'accepter des aides. Je crois que ces éléments-là nous de- vons les garder présents à l'esprit et répondre véritablement aux seuls besoins réels que nous aurons désignés, que nous aurons vérifiés, avec des aides limitées à ces besoins. Ne nous transformons pas en humaniste souverain qui va aider la tota- lité du monde oriental à redevenir plus libre, plus riche et plus belle.
90.719 Motion Bär Uno-Beitritt Adhésion à l'ONU
Wortlaut der Motion vom 24. September 1990
Der Bundesrat wird beauftragt, der Bundesversammlung in- nert nützlicher Frist eine neue Botschaft für einen Uno-Beitritt der Schweiz vorzulegen.
Texte de la motion du 24 septembre 1990
Le Conseil fédéral est cha gé, dans un délai approprié, de pré- senter à l'Assemblée fédérale un message visant à une adhé- sion de la Suisse à l'ONU.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Gardiol, Leutenegger Ober- holzer, Meier-Glattfelden, Rebeaud, Schmid, Stocker, Thür (7)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit Die Motionärin verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 26. November 1990 Rapport écrit du Conseil fédéral du 26 novembre 1990
Die Funktionsweise der Vereinten Nationen hat sich in den letzten Jahren positiv entwickelt. Seit der ersten Hälfte der achtziger Jahre ist eine Tendenz zu sachbezogeneren Debat- ten festzustellen, zudem hat auch die Entspannung zwischen Ost und West zu einer deutlichen Verbesserung der Arbeitsat- mosphäre in den verschiedenen Institutionen des Uno- Systems geführt. Somit ist die Uno der Erfüllung ihrer in der Charta verankerten Aufgaben bedeutend näher gekommen: Die einmütige Haltung des Sicherheitsrates gegen die Aggres- sion Iraks ist hier wohl der deutlichste Beweis.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Hilfe für Osteuropa. Persönliche Vorstösse Aide à l'Europe de l'Est. Interventions personnelles
In
Dans
In
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1990
Année
Anno
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V
Volume
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Wintersession
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Sessione invernale
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Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
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15
Séance
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Datum 14.12.1990 - 08:00
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