Code pénal et Code pénal militaire. Révision
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12 décembre 1990
Antrag der Kommission
Gestützt auf den befürwortenden Bericht der Delegation bean- tragt Ihnen die Kommission für auswärtige Angelegenheiten einstimmig, dem Bundesbeschluss über ein Abkommen mit Italien betreffend eine Grenzbereinigung im Bereich der Stau- mauer von Livigno zuzustimmen.
Proposition de la commission
Suite au rapport positif fourni par la délégation, la Commision des affaires étrangères vous propose à l'unanimité d'approu- ver l'arrêté fédéral relatif à la convention avec l'Italie concer- nant une rectification de la frontière dans le secteur du barrage de Livigno.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes
94 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
85.047
Strafgesetzbuch und Militärstrafgesetzbuch. Revision Code pénal et Code pénal militaire. Révision
Fortsetzung - Suite
Siehe Seite 2252 hiervor - Voir page 2252 ci-devant
Art. 189 Antrag der Kommission Titel Sexuelle Nötigung
Abs. 1
Mehrheit
Wer eine Person zur Duldung einer beischlafsähnlichen oder einer anderen geschlechtlichen Handlung nötigt, namentlich indem er sie bedroht, Gewalt anwendet, sie unter psychischen Druck setzt oder zum Widerstand unfähig macht, wird mit Zuchthaus bis zu zehn Jahren oder mit Gefängnis bestraft. Minderheit (Salvioni, Bonny, Cevey, Tschuppert, Wanner) Handlung notigt, indem ...
Abs. 2 Mehrheit
Ist der Täter der Ehegatte des Opfers und lebt er mit diesem in einer Lebensgemeinschaft, wird die Tat auf Antrag verfolgt. Das Antragsrecht erlischt nach Ablauf von sechs Monaten. Ar- tikel 28 Absatz 4 ist nicht anwendbar.
Minderheit
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) Streichen Eventualantrag (falls Minderheitsantrag abgelehnt wird)
(Jeanprêtre, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Rech- steiner, Stamm)
Die Tat wird nicht von Amtes wegen verfolgt, wenn das Opfer innerhalb von drei Monaten seit Eröffnung des Verfahrens wi- derspricht. Der Widerspruch ist endgültig, sofern das Opfer ihn nicht erhoben hat, weil es vom Täter unter Druck gesetzt wurde. Auf das Widerspruchsrecht sind die Vorschriften von Artikel 28 Absätze 2 und 3 sinngemäss anwendbar.
Abs. 3 Mehrheit
Handelt der Täter grausam, verwendet er namentlich eine ge- fährliche Waffe oder einen anderen gefährlichen Gegenstand, so ist die Strafe Zuchthaus nicht unter drei Jahren. Die Tat wird in jedem Fall von Amtes wegen verfolgt.
Minderheit
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) unter drei Jahren. ...
(Rest des Absatzes streichen)
Abs. 4 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag Eppenberger Susi Abs. 1 Gemäss Antrag der Mehrheit Abs. 2
Ist der Täter der Ehegatte cles Opfers und lebt er mit diesem in einer Lebensgemeinschaft, hat die zuständige Behörde vor Einleitung des Verfahrens die Ermächtigung des Opfers einzu- holen. Die Ermächtigung ist innerhalb von sechs Monaten zu erteilen. Artikel 28 Absätze 2 und 3 sind sinngemäss anwend- bar. Für den Rückzug der Ermächtigung gelten die Vorschrif- ten von Artikel 31 Absätze 1 bis 3.
Abs. 3
Gemäss Antrag der Mehrheit
Art. 189 Proposition de la commission Titre Contrainte sexuelle
Al. 1
Majorité
Celui qui, notamment usarit de menace, de violence, en exer- çant des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne à subir un acte analogue à l'acte sexuel ou un autre acte d'ordre sexuel, sera puni de la réclusion pour 10 ans au plus ou de l'emprisonne- ment. Minorité (Salvioni, Bonny, Cevey, Tschuppert, Wanner) Celui qui, usant
Al. 2 Majorité
L'acte sera poursuivi sur plainte si l'auteur est marié avec la victime et si l'auteur mène une vie commune avec la victime. Le droit de porter plainte se prescrit par six mois. L'article 28, alinéa 4, n'est pas applicable.
Minorité (Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) Biffer
Proposition subsidiaire (au cas où la proposition de la minorité est rejetée) (Jeanprêtre, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Rech- steiner, Stamm)
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Strafgesetzbuch und Militärstrafgesetzbuch. Revision
L'acte ne sera pas poursuivi d'office si la victime s'y oppose dans les trois mois suivant l'ouverture de la procédure. L'op- position est définitive pour autant que la victime n'a pas exercé son droit sous la pression de l'auteur. Les dispositions de l'article 28, alinéas 2 et 3, s'appliquent par analogie au droit d'opposition.
Al. 3 Majorité
Si l'auteur a agi avec cruauté, notamment s'il a fait usage d'une arme dangereuse ou d'un autre objet dangereux, la peine sera la réclusion pour trois ans au moins. L'acte est dans tous les cas poursuivi d'office.
Minorité
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) trois ans au moins.
(Biffer la dernière phrase)
AI. 4 Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition Eppenberger Susi Al. 1 Selon proposition de la majorité Al. 2
Si l'auteur est marié avec la victime et qu'il mène une vie com- mune avec elle, l'autorité compétente est tenue de requérir l'autorisation de la victime avant l'ouverture de la procédure. L'autorisation sera délivrée dans les six mois. Les dispositions de l'article 28, alinéas 2 et 3, s'appliquent par analogie à l'oc- troi de l'autorisation, celles de l'article 31, alinéas 1er à 3, au retrait de l'autorisation.
Al. 3
Selon proposition de la majorité
Art. 190 Antrag der Kommission Titel Vergewaltigung
Abs. 1 Mehrheit
Wer eine Person weiblichen Geschlechts zur Duldung des Beischlafs nötigt, indem er sie bedroht, Gewalt anwendet, sie unter psychischen Druck setzt oder zum Widerstand unfähig macht, wird mit Zuchthaus bis zu zehn Jahren bestraft.
Minderheit
(Fankhauser, Bär, Braunschweig, Danuser, Jeanprêtre, Rech- steiner, Stamm)
Wer eine Person weiblichen Geschlechts zur Duldung des Beischlafs oder einer beischlafsähnlichen Handlung nötigt, namentlich indem er sie bedroht, Gewalt ...
Abs. 2 Mehrheit
Ist der Täter der Ehegatte des Opfers und lebt er mit diesem in einer Lebensgemeinschaft, wird die Tat auf Antrag verfolgt. Das Antragsrecht erlischt nach Ablauf von sechs Monaten. Artikel 28 Absatz 4 ist nicht anwendbar.
Minderheit
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) Streichen Eventualantrag (falls Minderheitsantrag abgelehnt wird)
(Jeanprêtre, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Rech- steiner, Stamm)
Die Tat wird nicht von Amtes wegen verfolgt, wenn das Opfer innerhalb von drei Monaten seit Eröffnung des Verfahrens wi- derspricht. Der Widerspruch ist endgültig, sofern das Opfer ihn nicht erhoben hat, weil es vom Täter unter Druck gesetzt wurde. Auf das Widerspruchsrecht sind die Vorschriften von Artikel 28 Absätze 2 und 3 sinngemäss anwendbar.
Abs. 3 Mehrheit
Handelt der Täter grausam, verwendet er namentlich eine ge- fährliche Waffe oder einen anderen gefährlichen Gegenstand, so ist die Strafe Zuchthaus nicht unter drei Jahren. Die Tat wird in jedem Fall von Amtes wegen verfolgt.
Minderheit
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) ... drei Jahren.
(Rest des Absatzes streichen)
Art. 190 Proposition de la commission Titre Viol
Al. 1
Majorité
Celui qui, usant de menace, de violence, en exerçant des pres- sions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résis- ter, aura contraint une personne du sexe féminin à subir l'acte sexuel, sera puni de la réclusion pour 10 ans au plus. Minorité
(Fankhauser, Bär, Braunschweig, Danuser, Jeanprêtre, Rech- steiner, Stamm)
Celui qui, notamment en usant de menace, de violence, en exerçant des pressions d'ordre psychique ou en la mettant hors d'état de résister, aura contraint une personne du sexe fé- minin à subir l'acte sexuel ou un acte analogue à l'acte sexuel, sera puni de la réclusion pour dix ans au plus.
AI. 2 Majorité
L'acte sera poursuivi sur plainte si l'auteur est marié avec la victime et si l'auteur mène une vie commune avec la victime. Le droit de porter plainte se prescrit par six mois. L'article 28, alinéa 4, n'est pas applicable.
Minorité
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner) Biffer
Proposition subsidiaire
(au cas où la proposition de la minorité est rejetée)
(Jeanprêtre, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Rech- steiner, Stamm)
L'acte ne sera pas poursuivi d'office si la victime s'y oppose dans les trois mois suivant l'ouverture de la procédure. L'op- position est définitive pour autant que la victime n'a pas exercé son droit sous la pression de l'auteur. Les dispositions de l'article 28, alinéas 2 et 3, s'appliquent par analogie au droit d'opposition.
AI. 3 Majorité
Si l'auteur a agi avec cruauté, notamment s'il fait usage d'une arme dangereuse ou d'un autre objet dangereux, la peine sera la réclusion pour trois ans au moins. L'acte est dans tous les cas poursuivi d'office.
Minorité
(Stamm, Bär, Braunschweig, Danuser, Fankhauser, Jeanprê- tre, Rechsteiner)
.... trois ans au moins.
(Biffer la dernière phrase)
M. Cotti, rapporteur: L'article 189 sur la contrainte sexuelle ainsi que les articles 190 et 191 qui lui sont proches en vertu de la systématique ont suscité, lors de nos séances, des discus- sions longues et fort intéressantes.
Comme vous le savez, le Code pénal en vigueur ne punit pas le viol commis dans le mariage, mais il n'exclut pas que l'épouse puisse faire valoir contre son conjoint les dispositions concernant la protection générale de la liberté personnelle,
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notamment les articles 181 et 188 qui concernent les attentats à la pudeur avec violence et les dispositions concernant l'inté- grité corporelle aux articles 122 et suivants.
Le Conseil des Etats fait un pas en avant et propose de punir le viol dans le mariage sur plainte, mais seulement dans le cas où les époux sont autorisés à vivre séparément.
Notre commission a adopté une troisième solution. Première- ment, à l'unanimité, elle a accepté le principe de l'illicéité du viol entre époux. Quant aux conditions de la poursuite de cette infraction, elles diffèrent selon que l'auteur et la victime sont mariés ou non. Le viol commis hors mariage sera, comme jusqu'à présent, puni d'office, alors que le viol sera poursuivi sur plainte lorsque la victime est mariée à l'auteur et qu'ils mè- nent une vie commune. Ces deux conditions sont donc cumu- latives. Je vous propose d'entrer en discussion sur le pro- blème de la punissabilité dans le cadre de l'article 189, sa- chant que nos prises de décisions sur ces questions valent également pour l'article 190.
Le projet du Conseil fédéral, article 189, définit le viol et, à l'article 190, la contrainte à un autre acte d'ordre sexuel. La commission vous propose de renverser l'ordre des articles 189 et 190 et de donner à l'article 189 un nouveau titre marginal: «Contrainte sexuelle» pour la raison suivante. La contrainte sexuelle est considérée comme le cas général tou- chant toutes les personnes et concerne tous les actes sexuels, sauf le viol, alors que le viol est un délit spécial ne concernant qu'une personne de sexe féminin. Suite à cette inversion d'or- dre systématique, on a donc, à l'article 189, la contrainte sexuelle et, à l'article 190, le viol. L'article 189 punit la con- trainte à l'acte analogue à l'acte sexuel («beischlafähnliche Handlungen») ou un autre acte d'ordre sexuel («andere ge- schlechtliche Handlungen»). Le viol, le «Beischlaf» est puni par contre par l'article 190. Dans les deux cas, la victime doit être mise hors d'état de résister par des menaces, de la vio- lence ou des pressions d'ordre psychique. Toute personne, homme ou femme, peut être la victime de la contrainte sexuelle. Tandis que seule une personne de sexe féminin est protégée par l'article 190: Viol.
Les éléments constitutifs de la contrainte sexuelle -je le répète - sont: l'acte analogue à l'acte sexuel («beischlafähnliche Handlungen») et les autres actes d'ordre sexuel («andere ge- schlechtliche Handlungen»); ce sont des actions moins gra- ves. La contrainte sexuelle englobe tous les actes subis par la contrainte, sauf l'acte sexuel proprement dit qui -je le répète - est poursuivi par l'article 190. Je m'excuse de répéter ces con- cepts, mais ils sont assez importants pour avoir une vision complète de la situation.
Notre commission tient à ce que les victimes d'actes aussi dé- gradants que l'acte sexuel soient protégées de la même façon. La sanction pour la contrainte sexuelle est la réclusion pour dix ans au plus ou l'emprisonnement, tandis que la sanction pré- vue en cas de viol n'est que la réclusion pour dix ans au plus. On ne prévoit donc pas la possibilité de prononcer la mesure de l'emprisonnement pour les faits moins graves qui ne sont pas soumis à cet article.
En somme, on peut dire que pour le viol et les actes analo- gues, la peine est semblable, alors que pour les autres actes la mesure est moins sévère, le juge ayant la possibilité de pro- noncer tout simplement l'emprisonnement. La peine maxi- male est d'ailleurs la même pour les deux infractions qui sont poursuivables d'office.
En ce qui concerne les moyens de mise hors d'état de résister, la commission a ajouté au texte proposé par le Conseil fédéral les pressions d'ordre psychique qui englobent également le cas où la victime est mise, par surprise, hors d'état de résister. La proposition décrit ces différents moyens de contrainte de manière exhaustive à l'article 190. A l'article 189, on trouve, avant l'énumération des faits poursuivables, le terme «notam- ment», ce qui signifie que l'énumération est exemplificative et que le juge pourra interpréter ce fait d'une façon plus extensive que pour ce qui concerne l'article 190 qui prévoit la punissabi- lité des faits les plus graves.
Cette différence de formulation entre les deux articles prati- quement égaux dans leur conception a provoqué deux propo- sitions de minorité. La première, de M. Salvioni, tend à biffer le
terme «notamment» de l'article 189 et la deuxième, de Mme Fankhauser, désire réintroduire, à l'article 190, les ter- mes «notamment» et «ou un acte analogue à l'acte sexuel», afin de faciliter la preuve de l'acte délictueux et de tenir compte des autres possibilités de contrainte qui pourraient se présen- ter.
Les divergences avec le projet du Conseil des Etats sont, en résumé, les suivantes:
Premièrement, l'article 189, le Conseil des Etats prévoyait le terme «notamment», avant l'énumération des moyens de contrainte.
Deuxièmement, l'acte incriminé, à savoir un acte analogue à l'acte sexuel ou à un acte d'ordre sexuel, tandis que la version du Conseil fédéral ne prévoyait pas d'autres actes d'ordre sexuel.
Troisièmement, au moyen de mise hors d'état de résister, on a ajouté les pressions d'ordre psychique.
La commission et le Conseil fédéral vous soumettent une pro- position visant à la réclusion de dix ans au plus ou à l'empri- sonnement. Le Conseil des Etats proposait l'emprisonnement ou la réclusion sans limitation vers le haut, donc une peine maximale de vingt ans.
L'alinéa 2 de l'article 189 règle la contrainte sexuelle commise entre époux. Vous aurez à choisir parmi quatre possibilités. Trois d'entre elles se trouvent sur le dépliant et la quatrième est la proposition Eppenberger Susi. Voici ces quatre versions: le délit poursuivi sur plainte - proposition de la majorité - le délit poursuivi d'office - proposition de la minorité Stamm - le délit poursuivi d'office avec droit d'opposition - proposition Jean- prêtre - et enfin le délit poursuivi d'office sous réserve d'autori- sation - proposition Eppenberger.
La majorité de la commission, je l'ai dit, vous propose de pour- suivre l'infraction sur plainte. Elle est d'avis qu'il faut tenir compte de la situation particulière du couple; il faut faire une différence entre le cas où la violence est exercée sur une per- sonne totalement inconnue et celui où la victime est l'épouse de l'auteur. Le mariage, un «Partnership», une vie longue ou brève en commun, des enfants en commun, des intérêts com- muns, tout cela justifie de laisser à l'épouse au moins la possi- bilité d'entamer un procès. Il faut donc aménager les condi- tions de poursuite en fonction des facteurs psychologiques et sociologiques qui entrent en ligne de compte, et en premier lieu la possibilité de réconciliation des époux, et cela dans l'intérêt de la famille. Il en va aussi de l'autodétermination de l'épouse, du «Selbsbestimmungsrecht». Le seul et vrai juge, le juge naturel, celui qui ne se trompe pas sur l'opportunité d'un procès ne peut être que l'épouse. Pour permettre à la victime d'agir dans les délais nécessaires et avec la lucidité néces- saire, la commission décide donc de mettre entre les mains de l'épouse cette arme considérable qu'est la plainte et elle pro- pose en outre de prolonger le délai pour le droit de plainte de trois à six mois - ce qui constitue une exception au principe de l'article 29 du Code pénal.
Le retrait de la plainte est possible tant que le jugement de pre- mière instance n'a pas été prononcé. Avec cette solution, les victimes d'une contrainte sexuelle ou d'un viol bénéficient de la plus grande liberté d'agir - je parle toujours de la victime à l'intérieur du mariage - et de la faculté d'exercer son droit à l'autodétermination.
J'en viens maintenant aux alinéas 2 des articles 189, 190 et 191, tels qu'ils figurent dans le projet du Conseil fédéral, ces alinéas n'existant pas dans le projet de la commission. Ces alinéas 2, qui prévoyaient de sanctionner l'infraction moins sé- vèrement lorsqu'elle est commise entre personnes qui entre- tiennent des rapports personnels rendant l'acte moins grave, n'ont pas trouvé grâce auprès de notre commission. Il s'agit des délits mentionnés aux articles 189, 190 et 191 - Viol, Contrainte, Actes accomplis sur des personnes incapables de discernement ou de résistance. Ce raisonnement n'entre plus en ligne de compte dès lors que l'acte en tant que tel est consi- déré comme étant particulièrement grave, qu'il soit commis dans le mariage ou hors :mariage. Enfin, les alinéas 3 des articles 189 et 190 décrivent l'acte qualifié. Si l'auteur agit avec cruauté, en faisant usage d'une arme ou d'un objet dange- reux, il y aura aggravation et la poursuite aura lieu d'office, que
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cela se soit passé à l'intérieur du mariage ou hors mariage, avec une peine plus lourde.
J'ai souligné les points qui ont donné lieu à discussion et qui concernent principalement les deux articles 189 et 191. En ce qui concerne l'article 190, Viol, il se singularise uniquement par le fait qu'il ne protège que les personnes de sexe féminin et que l'acte incriminé est seulement la contrainte à l'acte sexuel proprement dit, pour le différencier des autres actes dé- crits précédemment. Les divergences avec le Conseil des Etats portent en général sur les moyens d'empêcher toute ré- sistance - on a ajouté les pressions d'ordre psychologique - ainsi que sur la peine qui peut aller jusqu'à 10 ans de réclu- sion, sans donner au juge la possibilité de se prononcer pour une peine moins grave, l'emprisonnement.
En ce qui concerne la proposition de Mme Fankhauser qui voudrait introduire au premier alinéa de l'article 190 le terme «notamment», je me prononcerai ultérieurement.
Frau Spoerry, Berichterstatterin: Wir behandeln jetzt die bei- den Artikel 189 und 190 zusammen, weil diese Tatbestände der sexuellen Nötigung und der Vergewaltigung alle denkba- ren erzwungenen geschlechtlichen Handlungen zwischen Partnern beider Geschlechter umfassen und damit im wesent- lichen auch die gleichen Probleme stellen. Ich verzichte jetzt darauf, auf einzelne Anträge einzugehen; das sei der Detailbe- ratung vorbehalten. Ich möchte lediglich einen allgemeinen Ueberblick über diese beiden Tatbestände liefern und gehe dabei vom geltenden Recht aus.
Das geltende Recht unterscheidet zwei Arten von Vergewalti- gungen:
Eine Vergewaltigung ist mit Zuchthaus bedroht, wenn sie unter Gewalt oder mit schwerer Drohung erzwungen wird. Zu- sätzlich gibt es eine Form der qualifizierten Vergewaltigung: Wenn das Opfer bewusstlos oder zum Widerstand unfähig ge- macht worden ist, darf die Strafe nicht geringer als drei Jahre Zuchthaus sein. Das neue Recht verzichtet auf diese Unter- scheidung. Diese Unterscheidung hat dazu geführt, dass hochnotpeinliche Abklärungen, ob ein Opfer zwischenhinein zum Widerstand fähig gewesen wäre oder eben nicht, nötig wurden - Abklärungen und Urteile, die gerade in jüngster Zeit wieder zu Recht Empörung ausgelöst haben. Wir wollen das den Opfern in Zukunft ersparen.
Das geltende Recht geht davon aus, dass eine Vergewalti- gung nur ausserhalb der Ehe strafbar ist. Der geltende Tatbe- stand 187 erfasst nur den erzwungenen ausserehelichen Bei- schlaf. Allerdings gibt es daneben im geltenden Recht einen Nötigungstatbestand, der im Prinzip auf alle Personen an- wendbar ist, unabhängig vom Geschlecht, unabhängig vom Zivilstand, und der im Prinzip von der Ehefrau angerufen wer- den könnte. Aber dadurch, dass der spezielle Tatbestand der Vergewaltigung den ehelichen Beischlaf ausdrücklich aus- schliesst, ist dieser Nötigungstatbestand nicht zum Tragen ge- kommen; die Vergewaltigung in der Ehe hat eben nicht als De- likt gegolten.
Das geltende Recht kennt auch einen erfolgsqualifizierten Tat- bestand. Wenn das Opfer in der Folge der Tat schwer an sei- ner Gesundheit geschädigt ist oder gar stirbt, gibt es eine er- höhte Strafdrohung.
Die gegenwärtige Revision des Strafgesetzbuches eliminiert alle diese erfolgsqualifizierten Tatbestände; wir gehen von ei- nem Schuldstrafrecht aus. Auch beim Tatbestand der Verge- waltigung ist das in der Zukunft so.
Die Expertenkommission zur Vorbereitung der Revision des Strafgesetzes hat für die Vergewaltigung in der Ehe ein An- tragsdelikt vorgeschlagen. Der Bundesrat hat diesem Vor- schlag nicht folgen können. Er hat mehr oder weniger das gel- tende Recht übernommen, also keine Strafbarkeit für die Ver- gewaltigung in der Ehe vorgesehen. Der Unterschied zum gel- tenden Recht war beim Vorschlag des Bundesrates der, dass er auf die Unterscheidung einer «normalen» Vergewaltigung und einer «qualifizierten» Vergewaltigung verzichtet hat.
Der Ständerat hat den bundesrätlichen Vorschlag übernom- men. Es war ihm dabei aber nicht mehr ganz wohl; er hat das Problem des Verbrechens einer Vergewaltigung in der Ehe zu- mindest diskutiert, konnte sich aber zu keiner Lösung durch-
ringen. Er hat dafür - wie mir scheint, fast ein bisschen aus ei- nem schlechten Gewissen heraus - die Strafdrohung für die Vergewaltigung im allgemeinen erhöht. Der Bundesrat sieht eine maximale Strafdrohung bis 10 Jahre Zuchthaus vor, weil in der Praxis nie höhere Zuchthausstrafen ausgesprochen worden sind. Der Ständerat hat das Strafmass auf 20 Jahre er- höht. Wir gehen wieder auf die 10 Jahre des Bundesrates zu- rück.
Zudem hat unsere Kommission eine Umstellung vorgenom- men. Wir stellen den allgemeinen Tatbestand der sexuellen Nötigung, der alle geschlechtlichen Handlungen inklusive alle beischlafsähnlichen geschlechtlichen Handlungen zwischen Personen beider Geschlechter umfasst, dem speziellen Tatbe- stand der Vergewaltigung vor. Das maximale Strafmass ist bei beiden Tatbeständen gleich.
In diesem Zusammenhang möchte ich Frau Grendelmeier sa- gen: Sie haben gestern geäussert, Sie bedauern, dass wir auf die namentliche Erwähnung der Vergewaltigung verzichten. Ich muss Ihnen sagen, dass wir tatsächlich in der Kommission darüber diskutiert haben, ob wir nicht sämtliche Tatbestände unter die sexuelle Nötigung subsumieren könnten. Wir sind dann klar zum Schluss gekommen, dass das wohl rein geset- zestechnisch ausreichend wäre, dass wir aber wegen der grossen Sensibilität in der Bevölkerung mit Bezug auf den Tat- bestand der Vergewaltigung und im besonderen mit Bezug auf die Vergewaltigung in der Ehe darauf verzichten und eben ausdrücklich einen Tatbestand «Vergewaltigung» schaffen wollen. Das haben wir mit dem Artikel 190 getan. Dabei möchte die Kommissionsmehrheit die Strafverfolgung bei der Vergewaltigung in der Ehe nur auf Antrag der Ehefrau eintre- ten lassen. Ueber die Frage Antragsdelikt oder Offizialdelikt werden wir anschliessend diskutieren.
Gestatten Sie mir noch einen kurzen Blick auf die europäische Rechtssituation und Rechtsentwicklung in diesem Bereich: Man kann festhalten, dass die Entwicklung überall in Europa ganz eindeutig Richtung Strafbarkeit der Vergewaltigung auch in der Ehe geht.
Es war uns in der Kommission nicht möglich, Berichte von konkreten Erfahrungen aus einem Land zu erhalten, das für die Vergewaltigung in der Ehe das Offizialdelikt kennt; wir ken- nen allerdings die Rechtsetzung der umliegenden Länder.
In Frankreich besteht lediglich ein allgemeiner Tatbestand über die Vergewaltigung. Nach dem Buchstaben des Geset- zes wäre also die Vergewaltigung in der Ehe strafbar, und zwar als Offizialdelikt; es gibt aber schlicht keine höchstrichterliche Praxis dazu. Man hat also keine Erfahrung und keine Praxis in der Strafbarkeit der Vergewaltigung in der Ehe. Das ganze Strafgesetz ist in Frankreich in Revision. Die Revisionsziele in diesem speziellen Bereich sind aber nicht bekannt.
In Deutschland gibt es seit 1983 Vorstösse, die heute geltende Beschränkung der Bestrafung auf den ausserehelichen Bei- schlaf aufzuheben und auf den ehelichen Beischlaf auszudeh- nen - dort ist also die genau gleiche Diskussion im Gange wie bei uns. Es wurde bis jetzt nichts entschieden; zurzeit macht es den Anschein, dass es eher auf ein Antragsdelikt hinauslau- fen wird, aus genau den gleichen Gründen, die Sie nachher hier hören werden.
Ebenfalls in Diskussion ist das Thema in Italien, ebenfalls mit den genau gleichen Argumenten. Ob es zu einem Antrags- oder zu einem Offizialdelikt kommt, ist zurzeit offen.
Klar ist die Situation eigentlich - immer von unseren Nachbarn aus gesehen - einzig in Oesterreich, wo es seit 1989 einen Straftatbestand gibt, der die Vergewaltigung in der Ehe unter Strafe stellt, und zwar als Antragsdelikt. In Oesterreich wird das allerdings wie folgt gehandhabt: Wenn der Strafantrag ein- mal gestellt ist, entscheidet der Staatsanwalt allein; es gibt dann keine Rückzugsmöglichkeit des Antrages mehr, wie das bei uns - sofern wir uns für das Antragsdelikt entscheiden - möglich wäre.
Frau Stamm, Sprecherin der Minderheit: Ich beantrage Ihnen, die Absätze 2 von Artikel 189 und 190 zu streichen, das heisst, die Vergewaltigung in der Ehe und die sexuelle Nötigung in der Ehe als Offizialdelikt auszugestalten. Sollten Sie meinem Antrag folgen, dann müssten auch die Absätze 3 der beiden
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Artikel angepasst werden. Wie Sie aus den vielen Zuschriften, die wir erhalten haben, ersehen konnten, stehen hinter der Forderung, die ich Ihnen vortrage, eine grosse Zahl von Frauenorganisationen unseres Landes.
Ich begrüsse es sehr, dass die nationalrätliche Kommission sich einstimmig dafür ausgesprochen hat, dass auch die Ver- gewaltigung und die sexuelle Nötigung in der Ehe strafbar sein sollen. Damit hat sie sich von der seinerzeitigen Argumen- tation des Bundesrates klar distanziert, der vor allem die Be- weisschwierigkeiten als Gegenargument ins Feld geführt hatte. Ich beglückwünsche den Bundesrat dazu, dass er sich im Verlaufe der Kommissionsberatungen neuen Erkenntnis- sen geöffnet hat und heute eine für Frauen akzeptablere Posi- tion vertritt.
Ich bin sicher, Herr Bundesrat Koller, dass sich der Gesamt- bundesrat meinem Antrag anschliessen würde, wenn er noch mehr Zeit gehabt hätte, sich in das Problem zu vertiefen und sich z. B. durch Personen, die in Frauenhäusern arbeiten, ein- lässlich über die schweren Auswirkungen dieser Delikte orien- tieren zu lassen. Es ist nicht so, dass wir uns als gesetzgeben- des Parlament im Strafrecht nur durch die Höhe einer Strafdro- hung darüber aussprechen, wie unakzeptabel und strafwür- dig für uns ein Verhalten ist.
Die Strafdrohung für Vergewaltigung und sexuelle Nötigung haben wir ja in der Tat recht hoch angesetzt. Auch durch die Ausgestaltung einer Straftat als Offizialdelikt oder als Antrags- delikt sagen wir etwas darüber aus, ob wir ein solches Verhal- ten als in jedem Fall unerwünscht, unakzeptabel und strafwür- dig erklären oder ob wir es eben unter bestimmten Umständen doch als nicht so schlimm betrachten - es den Beteiligten überlassen - und kein öffentliches Interesse an der Verfolgung anmelden.
Dadurch, dass die Kommissionsmehrheit Ihnen vorschlägt, Vergewaltigung und sexuelle Nötigung in der Ehe als Antrags- delikte auszugestalten, nimmt sie ihrem mutigen Grundsatz- entscheid wieder einen Teil seiner Wirkung. Und in ähnlichem Sinne gelten meine folgenden Ausführungen auch für die so- genannte Ermächtigung im Antrag von Kollegin Susi Eppen- berger.
Es stellt einen völligen Bruch in der Strafgesetzgebung dar, ein Delikt mit einer so hohen Strafdrohung als Antragsdelikt auszugestalten. Können Sie sich einen Raub oder eine schwere Körperverletzung zu Lasten eines Ehepartners als Antragsdelikt vorstellen? Mit diesen schweren Tatbeständen müssen Sie eine Vergewaltigung vergleichen. Aus Untersu- chungen weiss man, dass bei Sexualdelikten die gewaltsame sexuelle Handlung, der gewaltsame sexuelle Akt, das eine ist; je näher sich Täter und Opfer stehen, um so verheerender wir- ken sich aber diese Handlungen aus. Nicht die gewaltsame sexuelle Handlung allein, sondern der damit einhergehende Bruch des Vertrauens, der Missbrauch der emotionellen Nähe bewirken seelische Verletzungen und Verwundungen, die oft fast nicht mehr zu heilen sind; denn sie zerstören das Kostbar- ste im Menschen: das Urvertrauen denen gegenüber, die ihm nahestehen.
Wir können doch nicht im Ernst als gesetzgebende Körper- schaft solche Handlungen auf die Stufe von Antragsdelikten - wie beispielsweise Entwendung einer Sache von geringem Wert oder Veruntreuung, Unterschlagung, Fundunterschla- gung an Sachen von geringem Wert - stellen! Wir in diesem Haus müssen ein Zeichen setzen dafür, dass es uns ernst ist damit, das sexuelle Selbstbestimmungsrecht der Frau, die se- xuelle Integrität der Frau, in unserem Strafrecht ohne jeden Abstrich als geschütztes Rechtsgut zu erklären.
Ich weiss, dass die Ausgestaltung dieser Tatbestände «Verge- waltigung» und «sexuelle Nötigung in der Ehe» als Antragsde- likte beim ersten Hinsehen etwas Bestechendes hat. Mir schien das ursprünglich auch eine angemessene Lösung. Ich bin aber im Verlaufe eingehenden Nachdenkens über diese Frage und im Verlaufe zahlreicher Gespräche mit Frauen und Männern zur Ueberzeugung gelangt, dass nur das alleinige Offizialdelikt dem Grundanliegen dieser Revision des Sexual- strafrechtes gerecht werden kann; denn das Grundanliegen ist, die freie Selbstbestimmung und Entscheidung jeder Per- son in sexuellen Belangen zu schützen.
Es ist in der Tat verführerisch zu sagen, die betroffene Frau soll selbst entscheiden können, ob sie eine Strafuntersuchung will oder nicht. Diese Konstruktion dient nur scheinbar dem Schutz der Frauen; in Wirklichkeit aber dem Schutz jenes Man- nes, der vergewaltigt. Wieso sollen wir uns durch unsere Ge- setzgebung mit jenen Männern, die ihre Ehefrauen vergewalti- gen, solidarisieren? Es sind nämlich nicht die selbstbewuss- ten, selbstbestimmten Frauen, die vor dieser Entscheidung stehen: Diese wissen sich in der Tat schon zu wehren. Es sind die emotionell und wirtschaftlich abhängigen Frauen, Frauen mit schwacher Persönlichkeit, die sich gegen ihren Ehemann nicht zur Wehr setzen können. Sie müssen wissen, dass wir als staatliche Gemeinschaft nicht wollen, dass sie der Gewalt ih- res Mannes weiterhin schutzlos ausgeliefert sind. Sie müssen wissen, dass wir sie nicht dem Druck aussetzen wollen, an der Antragstellung verhindert zu werden oder gezwungen zu wer- den, den Antrag wieder zurückzuziehen. Vom Kostenrisiko, das mit der Antragstellung in den kantonalen Prozessordnun- gen verbunden ist, ganz zu schweigen.
Wir wollen doch in diesem Bereich nicht das Drama der ge- schlagenen Frauen wiederholen. Weil die einfache Körperver- letzung ein Antragsdelikt st, können Ehefrauen über Monate und Jahre unter den Augen der Oeffentlichkeit misshandelt werden, bis sie endlich die Kraft aufbringen, sich aus dieser unwürdigen Situation zu befreien. Diese Zustände haben ja in unserem Land erst die Häuser für geschlagene Frauen so recht ans Tageslicht gebracht.
Auch wenn die Vergewaltigung und sexuelle Nötigung in der Ehe als Offizialdelikte ausgestaltet werden, so ist es niemals der Richter, der im Falle einer Untersuchung und Verurteilung die Ehe zerstört. Es ist der Partner, der das sexuelle Selbstbe- stimmungsrecht der Frau nicht respektiert, der meint, An- spruch darauf zu haben, sich sein Recht gewaltsam zu holen, ohne auf die Wünsche, die Bedürfnisse, den Willen seiner Ehe- partnerin Rücksicht zu nehmen; er ist es, der durch solches Verhalten die eheliche Gemeinschaft zerrüttet.
Unser Strafrecht soll dokumentieren, dass in unserem Land die sexuelle Integrität jeder Frau geschützt ist, ungeachtet ih- res Zivilstandes. Dadurch erhält das Strafrecht eine Signalwir- kung und kann hoffentlich durch Abschreckung gewalttätiges Verhalten auch zum voraus verhindern. Das ist aber nur mög- lich, wenn wir die Absätze 2 von Artikel 189 und 190 vorbehalt- los streichen, und darum bitte ich Sie.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
90.046
Voranschlag der Eidgenossenschaft 1991 Budget de la Confédération 1991
Siehe Seite 2277 hiervor - Voir page 2277 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 12. Dezember 1990 Décision du Conseil des Etats du 12 décembre 1990
Differenzen - Divergences
806 Bundesamt für Strassenbau Antrag der Kommission 4600.001 Nationalstrasser, Bau Mehrheit
Festhalten Minderheit (Frey Claude, Darbellay)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Strafgesetzbuch und Militärstrafgesetzbuch. Revision Code pénal et Code pénal militaire. Révision
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
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1990
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Band
V
Volume
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Session
Wintersession
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Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
12
Séance Seduta
Geschäftsnummer 85.047
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 12.12.1990 - 15:00
Date
Data
Seite
2300-2304
Page
Pagina
Ref. No
20 019 309
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