Interpellation Roth. Einkäufe des Bundes
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89.465 Interpellation Roth Einkäufe des Bundes. Regionale Auswirkungen Répartition des achats de la Confédération
Wortlaut der Interpellation vom 7. Juni 1989
Am 1. Januar 1987 sind die Weisungen über die regionalpoliti- sche Koordination der Bundestätigkeit (Bundesratsbeschluss vom 26. November 1986) in Kraft getreten.
In diesen Weisungen wurde die Einkaufs- und Submissions- politik der eidgenössischen Dienststellen und Regiebetriebe zum Teil revidiert. Betriebe in sogenannten peripheren Gebie- ten sollten endlich gleich behandelt werden wie Betriebe, die im Laufe der Jahre zu traditionellen Industrie- und Handels- partnern der Bundesbehörden geworden waren. Auf diese Weise sollte endlich eine bessere Verteilung der Einkäufe und Vergaben auf die verschiedenen Regionen des Landes zu- stande kommen. Ausserdem hat der Bundesrat einen bundes- rätlichen Ausschuss für Regionalpolitik eingesetzt.
Die vor kurzem veröffentlichte Beschaffungsstatistik (in der Monatszeitschrift «Die Volkswirtschaft») relativiert diese Fest- stellung für einige periphere Gebiete. Gemäss dieser Statistik stieg das Einkaufsvolumen des Bundes bei der Schweizer In- dustrie von 2,3 Milliarden Franken im Jahre 1982 auf 5,48 Milli- arden im Jahre 1987. Um ein Beispiel zu nennen: Die Bundes- einkäufe im Kanton Jura betrugen im Jahre 1982 16 Millionen Franken, im Jahre 1987 25 Millionen Franken. Obwohl in abso- luten Zahlen ein Zuwachs zu verzeichnen ist, fiel der proportio- nelle Anteil von 0,7 auf 0,4 Prozent. Auch die Zahlen für das Jahr 1988 scheinen diese Tendenz zu bestätigen.
Diesbezüglich möchte ich vom Bundesrat wissen:
Falls der alle zwei Jahre zu erstattende Bericht über den Voll- zug der Weisungen, wie der Bundesratsbeschluss vom 26. November 1986 ihn vorsieht, tatsächlich zustande kommt und diese Tendenz in den peripheren Gebieten bestätigt - welches sind die Ursachen dafür?
Was gedenkt der Bundesrat gegebenenfalls zu unterneh- men, um seine Weisungen über die regionalpolitische Koordi- nation der Bundestätigkeit durchzusetzen?
Texte de l'interpellation du 7 juin 1989
Le 1er janvier 1987, sont entrées en vigueur les directives en matière de coordination des activités de la Confédération dans le domaine de la politique régionale (arrêté du Conseil fédéral du 27 nov. 1986).
Ces directives révélaient une certaine remise en question de la politique des achats et des adjudications de travaux par les services et régies de la Confédération. Les entreprises des régions dites périphériques de Suisse devaient enfin être con- sidérées à égalité avec celles qui, au fil des ans, étaient deve- nues les partenaires industriels et commerciaux traditionnels des instances fédérales. Il devrait enfin en résulter une meil- leure distribution des commandes et des adjudications de tra- vaux dans les diverses régions du pays. Le Conseil fédéral a du reste constitué une délégation en son sein, chargée de la politique régionale.
La publication récente de la statistique des achats (in: La Vie économique) tempère quelque peu ce constat pour certaines régions périphériques. Selon cette statistique, les achats fédéraux à l'industrie suisse ont passé de 2,3 milliards de francs en 1982 à 5,48 milliards en 1987. A titre d'exemple, les achats fédéraux dans le canton du Jura étaient de 16 millions de francs en 1982 et de 25 millions en 1987. S'il y a augmenta- tion en valeur absolue, la proportion, quant a elle, est tombée de 0,7 pour cent à 0,4 pour cent. Les chiffres de l'année 1988 semblent aussi confirmer cette chute.
Au vu de ce qui précède, j'interpelle le Conseil fédéral pour sa- voir:
Si le rapport biennal sur l'exécution des directives prévu dans l'arrêté du Conseil fédéral du 27 novembre 1986 (pour autant qu'il soit établi) confirme cette tendance pour les régions périphériques; cas échéant, quelles en sont les cau- ses?
Toujours dans cette hypothèse, qu'entend faire le Conseil fédéral pour que ses directives en matière de coordination des activités dans le domaine de la politique régionale trouvent ap- plication?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Cottier, Delalay, Flückiger (3)
M. Roth: «Dans l'accomplissement des tâches qui leur incom- bent, l'administration générale ainsi que les établissements et les entreprises de la Confédération tiennent compte, tout en s'inspirant des principes de l'efficacité, de la rentabilité et de l'opportunité, du but consistant à promouvoir et à renforcer les régions périphériques et économiquement défavorisées du pays».
Le postulat très louable que je viens d'énoncer figure dans les directives du Conseil fédéral en matière de coordination des activités de la Confédération dans le domaine de la politique régionale. Ces directives sont entrées en vigueur le 1er janvier 1987.
La volonté du Conseil fédéral de réactiver la politique régio- nale s'est encore traduit par la constitution d'une délégation du gouvernement central chargé de la politique régionale. Les partisans d'une telle politique se sont réjouis, à cette époque, des bonnes intentions qui ont été manifestées par la Confé- dération.
La publication de la statistique des acquisitions de la Confé- dération pour 1988 tempère quelque peu ce constat. Dans cette statistique, les données des cantons à forte capacité éco- nomique ont tendance à être élevées, et celles des cantons économiquement plus faibles très basses. En répondant d'ail- leurs à une question ordinaire de l'un de nos collègues, le Conseil fédéral a précisé que, sur 1,4 milliard de francs de commandes militaires passées annuellement par la Confé- dération, de 1984 à 1988, le canton de Zurich en avait obtenu environ 40 pour cent, le canton de Berne 17 pour cent et les cantons romands, ensemble, 8 pour cent. On constate une as- sez nette disparité.
Il est vrai qu'on pourra nous rétorquer que la statistique n'ap- préhende pas les montants attribués à des entreprises des régions périphériques au titre de la sous-traitance, d'une part, et que, d'autre part, ce phénomène tient aussi à la disparité du taux d'industrialisation des régions en cause. J'en conviens tout à fait, mais je constate tout de même que les disparités sont importantes. Je ne voudrais pas qu'on explique ce phénomène comme une sorte de fatalité qui verrait les régions déjà fortement industrialisées appelées à le devenir encore da- vantage et les régions économiquement moins riches con- damnées à s'appauvrir encore plus.
Les directives du Conseil fédéral révélaient justement une re- mise en question de la politique des achats et des adjudica- tions de la Confédération. C'est la raison pour laquelle je désire savoir si cette bonne volonté, qui a été manifestée en 1987, est toujours bien vivante et si le Conseil fédéral tient la politique régionale pour un élément important de sa politique économique. D'où mes questions au Conseil fédéral pour sa- voir: premièrement, le rapport biennal sur l'exécution des di- rectives de 1987, pour autant qu'il ait été établi, confirme-t-il les tendances constatées en 1987 et 1988, pour les régions péri- phériques et, le cas échéant, quelles en sont les causes? Deuxièmement, toujours dans cette hypothèse, qu'entend faire le Conseil fédéral pour que ses directives en matière de coordination des activités dans le domaine de la politique régionale soient mieux appliquées?
Bundesrat Stich: Die Statistik über die Beschaffungspolitik des Bundes hat bezüglich regionaler Aufteilung nur eine be- schränkte Aussagekraft, da sie eine blosse Zahlungsstatistik ist. Grundlage sind die Zahlungsorte, nicht die Produktions- und Wertschöpfungsorte. Insbesondere kommen die Leistun-
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gen von Zu- und Unterlieferanten und von dezentral gelege- nen Konzerntöchtern nicht zur Geltung. Dies führt dazu, dass die Wirtschaftszentren in der Beschaffungsstatistik tendenziell zu stark gewichtet sind, die peripheren Regionen unseres Lan- des dagegen zu schwach.
Was die Auftragsvergabe anbelangt, ist festzuhalten, dass die Einkaufsorgane des Bundes besorgt sind, Lieferanten aus al- len Landesteilen zur Offertstellung einzuladen bzw. regelmäs- sig über grosse Beschaffungsvorhaben zu orientieren. Jeder Anbieter hat zudem die Möglichkeit, den Einkaufsstellen des Bundes sein Produktionssortiment vorzustellen und zu gege- bener Zeit ein Angebot einzureichen. Von Kanton zu Kanton können grössere Unterschiede in der Dotierung mit Bundes- aufträgen festgestellt werden. Der Grund liegt vor allem im un- terschiedlichen Grad der Industrialisierung, das heisst in der Tatsache, dass gewisse Kantone nur über ein unvollständiges Lieferangebot verfügen. Die Produkte, die der Bund braucht, werden in vielen Fällen in den peripheren Gebieten nicht oder nicht in der gewünschten Art hergestellt.
Der Bundeseinkauf erfolgt nach den Bestimmungen der Ein- kaufsverordnung. Massgebend für die Vergabe eines Auftra- ges ist das beste Preis-Leistungs-Verhältnis. Regionalpoliti- sche Anliegen können nicht im Vordergrund stehen, da sich dafür andere und besser geeignete Instrumente anbieten. Zur gleichen Schlussfolgerung kommt die Kartellkommission, die sich in ihren Empfehlungen zum Submissionswesen in Bund, Kantonen und Gemeinden konsequent für das Wettbewerbs- prinzip ausspricht. Die wirtschaftlich schwächeren Gebiete und die Bergkantone werden indessen vom Bund auf ande- rem Wege unterstützt, zum Beispiel durch Investitionshilfe an Berggebiete, Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regionen, gewerbliche Bürgschaftsgenossen- schaften, Landwirtschafts- und Forstsubventionen, den inter- kantonalen Finanzausgleich usw.
Der Bericht gemäss Punkt 5 der Weisung über die regionalpo- litische Koordination der Bundestätigkeit befindet sich im Sta- dium der Aemterkonsultation. Er enthält mangels entspre- chender Daten keine Aussagen über die regionale Verteilung der Bundeseinkäufe. Ueber die bisherigen Koordinationsbe- strebungen gemäss den Weisungen über die regionalpoliti- sche Koordination der Bundestätigkeit wird der obenerwähnte Bericht Auskunft geben.
Der Wille zur verbesserten Ausrichtung der verschiedenen Bundestätigkeiten auf die regionalpolitischen Ziele ist in der Verwaltung vorhanden. Fortschritte lassen sich jedoch nur langsam und in kleinen Schritten erzielen, weil die Regional- politik selbst kein homogenes Ziel, sondern ein Bündel von sehr unterschiedlichen Zielen verfolgt. Zudem haben die sek- toralen Politiken, von denen Effekte auf das Berggebiet und die Randregionen ausgehen, nicht lediglich einem einzigen, sondern einer Vielzahl von Zielen zu dienen. Aufgrund des fö- deralistischen Vollzugs vieler Sektoralpolitiken setzen Erfolge bei der Koordination der Bundestätigkeiten vergleichbare An- strengungen auf der Ebene der Kantone und der Gemeinden voraus.
Schliesslich aber dürfen - und das möchten wir doch auch be- tonen - die regionalpolitischen Koordinationsbestrebungen die Aufgaben- und Ausgabeneffizienz nicht grundsätzlich in Frage stellen.
Le président: M. Roth se déclare satisfait de la réponse gou- vernementale.
Schluss der Sitzung um 09.00 Uhr La séance est levée à 09 h 00
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Herbstsession
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Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
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Consiglio degli Stati
Sitzung
04
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 89.465
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Numero dell'oggetto
Datum 21.09.1989 - 08:00
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465-466
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20 017 961
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