N 5 octobre 1989
1658
Vente internationale de marchandises. Convention
89.002
Internationaler Warenkauf. Uebereinkommen Vente internationale de marchandises. Convention
Botschaft und Beschlussentwurf vom 11. Januar 1989 (BBI I, 745) Message et projet d'arrêté du 11 janvier 1989 (FF 1, 709) Beschluss des Ständerates vom 7. Juni 1989 Décision du Conseil des Etats du 7 juin 1989
Herr Hess Peter unterbreitet im Namen der Petitions- und Ge- währleistungskommission den folgenden schriftlichen Be- richt:
Das Wiener Kaufrecht ist am 1. Januar 1988 in Kraft getreten, nachdem es bis heute von 19 Staaten aus fast allen Teilen der Welt ratifiziert worden ist.
In einem informellen Vernehmlassungsverfahren, das 1983 durchgeführt wurde, hat sich ein im wesentlichen einheitliches Bild der Stellungnahmen ergeben. Die interessierten Kreise unseres Landes sprachen sich - zum Teil allerdings zurück- haltend - für einen Beitritt aus, sofern unsere wichtigsten Han- delspartner das Uebereinkommen ratifizert hätten. Das scheint heute der Fall zu sein. Unter den 19 Vertragsstaaten des Wiener Kaufrechtes finden sich unsere Nachbarstaaten Frankreich, Italien und Oesterreich, wichtige Handelspartner wie die USA, China und die nordischen Staaten, aber auch Staaten aus anderen Kontinenten wie Argentinien, Aegypten, Syrien, Lesotho, Sambia und Australien.
Auch in den Staatshandelsländern ist das Wiener Kaufrecht auf Zustimmung gestossen. Jugoslawien, Ungarn und die DDR haben das Uebereinkommen bereits ratifiziert.
Die Bundesrepublik Deutschland und die Niederlande haben die Ratifikationsprozedur eingeleitet. Auch innerhalb der EG wird eine Ratifikation als wünschenswert erachtet.
Es gibt allerdings auch Gründe, die gegen einen Beitritt spre- chen: Es handelt sich um relativ kompliziertes Vertragswerk, und das Nebeneinander von OR und Wiener Kaufrecht dürfte oft nicht einfache Abgrenzungen nach sich ziehen.
Deshalb haben sich der Schweizerische Anwaltsverband, die Schweizerische Gesellschaft für chemische Industrie und die Berner Handelskammer für eine Erklärung nach Artikel 95 aus- gesprochen. Die übrigen angehörten Stellen wollen aber ei- nen vorbehaltlosen Beitritt. Vorbehalt nach Artikel 95 heisst: Anwendung des Uebereinkommens nur unter Vertragsstaa- ten und nicht auch, wenn die Regeln des internationalen Pri- vatrechts zur Anwendung des Rechts eines Vertragsstaates führen, wie das in Artikel 1 Absatz 1 Buchstabe b gesagt wird. Mit einem Vorbehalt gemäss Artikel 95 würde das Prinzip der Gegenseitigkeit strikte gewahrt. Die Möglichkeit zu reagieren wäre gegeben, wenn ein Nichtvertragsstaat die in seinem Ge- biet Niedergelassenen gegenüber anderen hinsichtlich des Kaufrechtes bevorteilt.
Andererseits gibt es gewichtige Gründe, die gegen einen Vor- behalt sprechen. Die Frage, wann das Uebereinkommen an- gewendet werden soll, wird kompliziert. Es wäre auch unlo- gisch, dass ein Staat für internationale Kaufverträge eine lex specialis vorsieht, die dann aber nicht für alle Kaufverträge an- gewendet werden soll.
Der Bundesrat und die Kommission halten deshalb nicht da- für, dass beim vorliegenden Abkommen ein Vorbehalt ange- zeigt wäre.
Nach Artikel 1 ist das Uebereinkommen bei internationalen Warenkaufverträgen anwendbar:
a. Wenn beide Parteien in Vertragsstaaten niedergelassen sind.
b. Wenn das internationale Privatrecht des angerufenen Rich- ters auf das Recht eines Vertragsstaates verweist.
Bestimmte Waren sind gemäss Artikel 2 ausgeschlossen, d. h. das Abkommen findet keine Anwendung auf den Kauf dieser Waren.
Sachlich geregelt werden indessen der Abschluss des Kauf- vertrages und die Rechte und Pflichten von Käufer und Verkäu- fer.
Nicht geregelt sind die Bereiche der Gültigkeit des Vertrags, der Willensmängel und der Wirkungen des Vertrages auf das Eigentum. Die Unterschiede in diesen Bereichen der einzel- nen Rechtsordnungen waren zu gross, um eine einheitliche Lösung in Vorschlag zu bringen.
In internationalen Kaufverträgen wird das Obligationenrecht in weiten Teilen durch das Wiener Kaufrecht ersetzt. Strecken- weise bleibt das OR anwendbar. Vielfach wird der Anwen- dungsbereich eingeschränkt.
Das Wiener Kaufrecht entspricht offensichtlich einem Bedürf- nis, vor allem auch für Geschäfte mit aussereuropäischen Staaten. Deshalb hat es auch eine gute Chance, in einer gros- sen Zahl von Staaten Geltung zu erlangen und sich zu einem eigentlichen Weltkaufrecht zu entwickeln. Das ist im übrigen auch der Grund, weshalb auf europäischer Ebene keine An- strengungen mehr für ein gemeinsames Kaufrecht unternom- men werden.
Der Bundesbeschluss im Botschaftsheft enthält einen Fehler. Die Schweiz hat seinerzeit das Wiener Kaufrechtsübereinkom- men nicht unterzeichnet. Es kann heute demzufolge nicht völ- kerrechtlich ratifiziert werden, da der Ratifizierung formell die Unterzeichnung vorausgehen müsste. Die Schweiz muss rich- tigerweise heute beitreten, ein materieller Unterschied besteht indessen nicht; entsprechend muss Artikel 1 Absatz 2 des Bundesbeschlusses lauten: «Der Bundesrat wird ermächtigt, den Beitritt der Schweiz zu diesem Uebereinkommen zu erklä- ren.»
M. Hess Peter présente au nom de la Commission des péti- tions et de l'examen des constitutions cantonales le rapport écrit suivant:
La Convention de Vienne sur les contrats de vente est entrée en vigueur le 1er janvier 1988 et 19 Etats de la quasi-totalité des régions du globe ont ratifié ce texte jusqu'ici.
Il ressort d'une consultation organisée de manière informelle en 1983 que les milieux intéressés de notre pays sont favora- bles, à quelques réserves près, à une adhésion de la Suisse à cette convention, à condition que nos partenaires commer- ciaux les plus importants l'aient ratifiée. Il semble que ce soit le cas aujourd'hui puisque parmi les 19 pays signataires, on trouve des Etats voisins comme la France, l'Italie et l'Autriche, d'importants partenaires commerciaux tels que les Etats-Unis, la Chine et la Scandinavie, sans compter des pays comme l'Ar- gentine, l'Egypte, la Syrie, le Lesotho, la Zambie et l'Australie. Même des pays dans lesquels le commerce est aux mains de l'Etat ont adhéré à la Convention; il s'agit de la Yougoslavie, de la Hongrie et de la RDA, qui ont déjà ratifié le texte.
La RFA et les Pays-Bas ont introduit la procédure de ratifica- tion. Au sein des CE, la ratification de la Convention est égale- ment considérée comme souhaitable.
Certains motifs s'opposent cependant à une adhésion de la Suisse; la Convention est un instrument complexe et l'exis- tence, parallèle, du CO et de la Convention risque de poser des problèmes de délimitation.
La Fédération Suisse des Avocats, la Société Suisse des Industries Chimiques et la Chambre bernoise du commerce se sont donc dites favorables à une déclaration au sens de l'ar- ticle 95 de la Convention. Les autres organismes consultés tiennent toutefois à une adhésion sans réserve. Emettre une réserve selon l'article 95 reviendrait à n'appliquer la Conven- tion que dans les relations avec les Etats signataires et à re-
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noncer à la mettre en oeuvre lorsque les règles de droit inter- national privé mènent à l'application de la loi d'un Etat contrac- tant, comme le prévoit l'article premier, au 1er alinéa, à la lettre b. En émettant une réserve de ce genre, notre pays respecte- rait au mieux le principe de la réciprocité, tout en ayant la pos- sibilité de réagir si un pays non signataire de la Convention fa- vorisait les personnes établies sur son territoire.
Des raisons importantes s'opposent toutefois à l'émission d'une réserve. La Suisse aurait de la peine à délimiter les cas dans lesquels la Convention s'appliquerait. Il serait en outre il- logique qu'un Etat prévoie une loi spéciale pour les contrats de vente internationale et que cette loi ne soit pas applicable à tous ces contrats.
Le Conseil fédéral et la commission ne sont donc pas favora- ble à la formulation d'une réserve à la présente convention.
Selon l'article premier, la Convention sur les contrats de vente internationale de marchandises s'applique:
a. lorsque les parties ont leur établissement dans des Etats contractants;
b. lorsque les règles de droit international privé du juge saisi mènent à l'application de la loi d'un Etat contractant.
L'article 2 exclut certaines marchandises du champ d'applica- tion de la Convention, c'est-à-dire que celle-ci ne régit pas la vente d'un certain nombre d'entre elles.
Par ailleurs, la Convention règle quant au fond la conclusion de contrats de vente ainsi que les droits et les obligations de l'acheteur et du vendeur. La Convention ne règle en revanche pas des domaines comme la validité du contrat, les vices du consentement ainsi que les effets du contrat sur la propriété. Les différences entre les législations sont en effet tellement marquées dans ces domaines qu'aucune harmonisation n'a été proposée.
Une grande partie de notre Code des obligations sera rem- placée par la Convention de Vienne dans le domaine des contrats de vente internationale. Certains volets du CO conti- nueront toutefois à être mis en oeuvre, même si leur champ d'application sera restreint dans de nombreux cas.
La Convention de Vienne répond de toute évidence à un be- soin, surtout pour les affaires conclues avec des Etats extra- européens. Tout indique qu'elle sera appliquée par de nom- breux pays et qu'elle deviendra dans les faits une convention mondiale sur les contrats de vente. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on a renoncé à mettre au point une législation commune sur le contrat de vente au plan européen.
L'arrêté fédéral qui figure dans le fascicule du message con- tient une erreur. La Suisse n'a pas signé la Convention de Vienne, de sorte qu'il ne s'agit pas, aujourd'hui, de ratifier ce texte de droit public, car la ratification doit théoriquement sui- vre la signature d'un accord. La Suisse doit donc commencer par adhérer à la Convention; cela n'a toutefois pas de consé- quences quant au fond. L'article 1er, 2e alinéa, de l'arrêté fédéral doit être formulé de la manière suivante: «Le Conseil fédéral est habilité à déclarer l'adhésion de la Suisse à cette convention».
Antrag der Kommission
Die einstimmige Kommission empfiehlt Ihnen in Ueberein- stimmung mit dem Bundesrat und dem Ständerat, auf die Vor- lage einzutreten und dem Wiener Uebereinkommen beizutre- ten.
Proposition de la commission
D'entente avec le Conseil fédéral et le Conseil des Etats, la commission vous recommande à l'unanimité d'entrer en ma- tière sur le projet et d'adhérer à la Convention de Vienne.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 106 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Schluss der Sitzung um 12.30 Uhr La séance est levée à 12 h 30
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IV
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Consiglio nazionale
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14
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Seduta
Geschäftsnummer 89.002
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Datum
05.10.1989 - 08:00
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Data
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1658-1659
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