Interpellation Fetz. Assassinat de Jürg Weis
1558
N 2 octobre 1989
Abstimmung - Vote
Für Ueberweisung des Postulates Dagegen
Minderheit offensichtliche Mehrheit
88.571 Interpellation Fetz Ermordung von Jürg Weis in El Salvador Assassinat de Jürg Weis au Salvador
Siehe Jahrgang 1988, Seite 1961 - Voir année 1988, page 1961
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Diskussion - Discussion
Frau Fetz: Ich weiss, dass Sie in Ihren Gedanken schon beim Nachtessen sind. Ich weiss, dass der Fall Jürg Weis nicht mehr im Brennpunkt der Tagesaktualität steht. Die Themen in der Politik sind eben auch schon ein bisschen vom Auf und Ab der Mode bestimmt. Trotzdem erinnere ich Sie daran, was vor ei- nem Jahr geschehen ist.
Jürg Weis, Sekretär des Schweizerischen Zentralamerika- Sekretariates, wurde am 22. August letzten Jahres ermordet. Das salvadorianische Militär verbreitete damals die Meldung, Jürg Weis sei bei einem Feuergefecht zwischen Rebellen der FMLN und Regierungssoldaten erschossen worden. Diese of- fizielle Version wurde in der Schweiz leider auch vom EDA zu- erst kritiklos übernommen.
Wer über das mörderische Vorgehen der Machthaber in El Sal- vador informiert ist - damals und auch heute noch -, wer Jürg Weis gekannt hat, so wie ich, wer von seinen politischen Auf- gaben bei diesem Aufenthalt in El Salvador wusste, konnte einfach diese offizielle Version nicht glauben! Damals habe ich meine Interpellation mit detaillierten Fragen zu den Todesum- ständen von Jürg Weis eingereicht. Befriedigende Antworten auf meine Fragen kamen dann allerdings keine vom Bundes- rat.
Erst auf öffentlichen Druck hin, als auch die Schweizer Presse immer weniger an die offizielle Version glaubte, relativierte das EDA die Meldungen des salvadorianischen Militärs. Aber alle Initiativen zur weiteren Aufklärung der Todesumstände von Jürg Weis wurden privaten Seiten überlassen. So beschloss das Zentralamerika-Sekretariat, die Delegation zu schicken. Sie haben sicher den Bericht auch bekommen, der im Januar veröffentlicht worden ist und der ganz eindeutig zum Ergebnis kommt, dass Jürg Weis ergriffen und anschliessend ermordet worden ist und dass er keinesfalls in einem Gefecht gefallen ist.
Erst nach diesem Bericht der Delegation im Februar dieses Jahres erfolgte die bekannte Protestnote aus dem EDA an die salvadorianische Regierung, eine Protestnote, die diesen Na- men verdient hat.
Darüber, wie die Suche nach den Mördern weitergegangen ist, wissen wir von offizieller Seite nichts. Ich hoffe, Herr Bun- desrat Felber kann hier weiter Auskunft geben. Wir wissen zwar, dass in El Salvador die ganze Sache an eine Kommis- sion delegiert worden ist, die bekannt ist für ihre Regimeab- hängigkeit, also nicht für ihre Unabhängigkeit. Bis heute ist meines Wissens von dort kein Bericht eingetroffen. Ich denke, Herr Bundesrat Felber wird uns hier informieren können, auch darüber, wie der Bund, das EDA vorgehen will, um die Mörder von Jürg Weis zur Rechenschaft zu ziehen.
Zum Schluss möchte ich noch folgendes sagen: War es poli- tisch schon beschämend, dass zuerst die offizielle Version von El Salvador übernommen wurde und dass dann die Haupt-
. initiative zur Aufklärung der Ermordung von Jürg Weis vor al- lem privaten Kreisen überlassen wurde, so finde ich folgenden Umstand besonders unmenschlich, unerträglich, instinktlos: Die EDA-Bürokratie konnte offenbar tatsächlich nicht verhin- dern, dass Botschafter Hold den Eltern von Jürg Weis Rech- nung für die Transportkosten stellte.
Ich frage Sie, Herr Bundesrat Felber: Wäre es nicht ein minima- ler Akt menschlicher Solidarität und Anteilnahme, wenn der Bund wenigstens die Kosten der privaten Aufklärungsarbeit, der Gerichtsautopsie usw. übernehmen würde?
M. Felber, conseiller fédéral: Nous avons malheureusement dû revenir souvent expliquer ici la position du Conseil fédéral et du Département des affaires étrangères à propos de l'acci- dent tragique survenu à M. Weis. Une fois de plus, je rejette for- mellement l'accusation lancée contre le Conseil fédéral et contre mon Département d'avoir simplement accepté sans discuter les communiqués en provenance du Salvador.
Lorsque nous sommes informés du décès de quelqu'un, il est évident que nous publions le premier communiqué qui nous parvient en précisant que nous allons vérifier l'information. C'est ce que nous faisons dans tous les cas, même s'ils sont moins tragiques que celui-là, et notre ambassadeur - qui n'est pas au Salvador où nous ne sommes plus représentés puis- que notre premier ambassadeur, notre chargé d'affaires, a lui aussi été assassiné - n'a pas pu intervenir rapidement, ayant d'abord dû se livrer à un minimum de vérifications.
Nous l'avons dit et répété, l'ambassadeur lui-même, dès qu'il a pu aller sur place, nous a dit qu'il faudrait vérifier sérieuse- ment ces allégations. Nous nous sommes exprimés pour la dernière fois à la suite de ce décès, lors de la réponse à l'inter- pellation de Mme Fankhauser, le 17 mai de cette année.
Au vu de cette prise de position très détaillée, il suffit de rappe- ler ici que le président salvadorien, M. Duarte, a formé une commission spéciale, vous l'avez dit Madame, placée sous la direction du Ministre de la justice; notre ambassadeur l'a ren- contré à plusieurs reprises et ce dernier a prouvé sa bonne foi par un acte simple: il nous avait promis de nous remettre des documents filmés sur place après l'assassinat - et ces docu- ments nous ont été remis - alors que la police ne voulait pas le faire, et de procéder à une enquête approfondie sur les cir- constances de la mort de M. Weis.
Cette commission, le CIHD, a pu poursuivre ses travaux après l'entrée en fonction du successeur de M. Duarte, et ce change- ment de président n'a pas arrangé les choses, si bien que ces activités ont été temporairement ralenties. De plus, les assassi- nats politiques ont été nombreux au début de cet été; tous sont suivis et font l'objet d'une enquête de cette commission. Une autre cause de retard est due au délai nécessaire au Se- crétariat pour l'Amérique centrale, à Zurich, pour transmettre le matériel de documentation qui lui avait été demandé depuis le Salvador.
Dans ses premiers propos, au terme d'une partie des investi- gations, la commission tient pour certain que M. Weis . et cela nous le savions - était accompagné de membres de l'organi- sation FMLN au moment de sa mort. La commission a exprimé le désir de recevoir d'autres indications relatives au rapport d'autopsie établi en Suisse. On nous a proposé une prise de contact, orale ou écrite, entre le professeur Dirnhofer, à Bâle, et le CIHD.
Après consultation du Secrétariat pour l'Amérique centrale, nous avons obtenu l'accord du professeur Dirnhofer pour une telle prise de contact. Cette dernière n'a pas encore eu lieu. L'ambassade de Suisse au Guatemala, dont relève le Salva- dor, et qui est en contact régulier avec cet Etat, continue de suivre cette affaire, et nous la suivrons jusqu'à ce que nous ayons un résultat.
Nous espérons que l'enquête parviendra prochainement à son terme, en dépit de la situation tendue dans le pays et malgré les problèmes qu'on y rencontre actuellement. Nous espérons également que les discussions, qui ont eu lieu au mois de septembre à Mexico entre les représentants du gou- vernement salvadorien et le FMLN, permettent d'entretenir quelque espoir quant à la possibilité de cessation de la guerre civile au Salvador, d'autant plus que la prochaine rencontre
Interpellation Stappung. Menschenrechtspolitik
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aura lieu les 16 et 17 octobre à San José en présence de délégués étrangers aux deux parties. Nous sommes d'avis que c'est un point positif; nous continuerons de demander les résultats de l'enquête en cours et nous n'abandonnons pas cette affaire. Je voudrais encore souligner que nous n'avons pas pour notre part le droit d'enquêter dans un pays étranger, ce qui constitue une difficulté.
Frau Fetz: Herr Bundesrat, Sie haben mir jetzt Auskunft gege- ben, wie die Untersuchung weitergeht. Ich habe Sie aber noch konkret nach den Kosten gefragt. Stimmt es wirklich, dass den Eltern von Jürg Weis eine Rechnung für Kosten gestellt wor- den ist, die nicht den Transport von Jürg Weis betroffen haben, sondern den Transport für Aufklärungsarbeiten? Sind Sie des weiteren bereit, Kosten zu übernehmen, die durch private Re- cherchen entstanden sind? Es ist ja eine ganze Delegation hingegangen, es wurde verschiedenes gemacht. Darauf möchte ich noch eine Antwort.
M. Felber, conseiller fédéral: Aussi tragique que cela puisse paraître, et en dépit l'étude que nous pouvons toujours encore refaire des difficultés relatives à ces faits, nous avons à rapa- trier, toutes les années, plusieurs ressortissants suisses décédés, assassinées. Nous facturons selon les frais, plus bas que la réalité. Dans le cas précis, je ne connais pas exacte- ment le montant facturé; je m'engage simplement à vérifier ce qui a été fait.
En ce qui concerne les frais des délégations, nous avions préalablement informé que nous ne pouvions pas les payer. Nous avons nos propres frais que nous facturons; nous avons aidé, dans la mesure du possible, la délégation qui s'est ren- due sur place mais nous avons d'entrée de cause annoncé que nous ne pouvions pas participer à ces frais.
88.586
Interpellation Stappung Menschenrechtspolitik gegenüber der Türkei Respect des droits de l'homme en Turquie
Siehe Jahrgang 1988, Seite 1963 - Voir année 1988, page 1963
Diskussion - Discussion
Stappung: Vorweg danke ich dem Bundesrat für seine Ant- wort. Zum damaligen Zeitpunt, das heisst im November 1988, konnte der Bundesrat noch nicht genau wissen, wie es um die Menschenrechte in der Türkei tatsächlich bestellt ist, weil der Bericht von Amnesty International darüber erst im Januar 1989 veröffentlicht worden ist. Seine diplomatischen Informations- kanäle sind in dieser Hinsicht offensichtlich nicht leistungsfä- hig genug. Das ist kein Vorwurf, sondern lediglich eine Fest- stellung, die dazu zwingt, derartige Antworten des Bundes- rates kritisch zu hinterfragen.
Der Bericht von Amnesty International von 73 Seiten Umfang zeigt nun aber, in welch erschreckendem Ausmass die Men- schenrechte in der Türkei geschunden werden. Er zeigt auch, welcher Zynismus hinter der eilfertigen Unterzeichnung inter- nationaler Abkommen zum Schutze der Menschenrechte sei- tens der Türkei steckt. Kein anderer europäischer Staat in un- serer Zeit - und für mich geht Europa von Irland im Westen bis zum Ural im Osten - foltert derart systematisch in Militär- und Zivilgefängnissen. Kein anderer europäischer Staat tritt damit das Völkerrecht dermassen mit Füssen wie die Türkei. Amne- sty International übertreibt keineswegs, wenn sie ihren Bericht mit dem Untertitel «Brutale und systematische Verletzung von
Menschenrechten» versehen. Der Bericht weist nach, dass in den acht Jahren nach dem Militärputsch vom 12. September 1980 etwa 250 000 türkische Bürger zu politischen Gefange- nen gemacht worden sind; die meisten von ihnen wurden ge- foltert. Er weist nach, dass Tausende von ihnen lediglich we- gen gewaltloser politischer oder religiöser Tätigkeit einge- sperrt worden sind. Mehr als 60 000 politische Gefangene wur- den in unfairen Gerichtsverhandlungen verurteilt. Mehr als 700 Todesurteile wurden verhängt; von den Todeskandidaten ha- ben 200 keinerlei Appellationsmöglichkeiten mehr. 50 Todes- urteile sind zwischen Oktober 1980 und Oktober 1984 voll- streckt worden. Mehr als 200 Todesfälle haben sich in Gefan- genschaft ereignet, von denen viele auf Folterungen zurück- zuführen sind.
Wir haben Anlass genug, uns aufgrund des Berichtes zu fra- gen, ob die Türkei überhaupt als europäischer Staat betrach- tet werden kann. Das in diesem Bericht deutlich werdende Wertsystem führt uns deutlich vor Augen, dass dieses Land mit den Auffassungen seiner Bewohner über Recht und Un- recht - und sie bestimmen letztlich die Gesetze - zeitlich eher dem dunklen Mittelalter, religiös eindeutig dem Islam - und dort eher der fundamentalistischen Richtung -, ideologisch eher einem totalitären System angehört. Es ist damit weit von den geistigen Werten Europas entfernt.
In der Türkei schreibt das Vereinsrecht vor, dass nur aner- kannte politische Parteien politische Aeusserungen von sich geben dürfen. Verletzungen werden dagegen mit einem bis zu drei Jahren Gefängnis bestraft. Das Versammlungsgesetz schränkt das Recht auf Versammlungen und Demonstratio- nen so ein, dass diese Rechte jeden praktischen Nutzen verlie- ren.
Die sogenannte gütliche Einigung im Falle der Staatenklage vor der Europäischen Menschenrechtskommission gegen die Türkei hat - im Gegensatz zur Auffassung des Bundesrates - zu keiner Verbesserung der Menschenrechtssituation in der Türkei geführt. Es gibt viel eher Anzeichen dafür, dass jene gütliche Einigung auf Irreführung und Nötigung seitens der türkischen Regierung zurückzuführen ist. Die Schweiz hat hier die Aufgabe, die Glaubhaftigkeit der europäischen Menschen- rechtspolitik zu bewahren. Es ist deshalb nachdrücklich die Einreichung einer neuerlichen Staatenklage gegen die Türkei zu fordern, wenn wir uns an den Folterungen in diesem angeb- lich europäischen Land nicht mitschuldig machen wollen. Das ist auch der Grund, Herr Bundesrat, weshalb ich mich von der Antwort nur teilweise befriedigt erklären kann.
M. Felber, conseiller fédéral: C'est encore un dossier qui est resté un peu en suspens. La réponse date de l'an passé et nous en discustons aujourd'hui. Nous avons déjà, dans la même voie, répondu à une demande du même type de Mme Bäumlin Ursula, concernant précisément les droits de l'homme en Turquie et une plainte de la Suisse à Strasbourg. Nous pouvons encore préciser que le Conseil fédéral a déjà eu l'occasion d'exprimer sa préoccupation à ce sujet.
Nous espérons que l'entrée en action du Comité contre la tor- ture, les demandes répétées du Comité international de la Croix-Rouge (visites de prisonniers), l'introduction de plaintes individuelles auprès de la Cour de Strasbourg, au nom de la Convention européenne des droits de l'homme - plaintes indi- viduelles acceptées par la Turquie - vont susciter un certain élan à l'intérieur même de ce pays et que le gouvernement sera ainsi appelé à prendre ses responsabilités.
Nous avons dit que, pour l'instant, nous pensions qu'il était mieux d'attendre les premiers résultats de ces procédures avant de faire une nouvelle intervention. Toutefois, nous affir- mons - et nous le répétons ici - que nous n'excluons pas, si ces procédures n'aboutissent pas à une amélioration de la si- tuation, de réexaminer la question que l'on nous a déjà posée plusieurs fois, c'est-à-dire de faire usage nous-mêmes des mécanismes que nous connaissons, y compris ceux de de la CSCE contre la Turquie.
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Herbstsession
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Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
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10
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Seduta
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Datum 02.10.1989 - 14:30
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