Interpel. urgente Maitre. Evénements survenus en Chine
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N 22 juin 1989
Gewässerschutzgesetz zuletzt kommt. Das Gewässerschutz- gesetz sollte meines Erachtens zu Beginn der Nachmittagssit- zung behandelt werden. Wir machen in der Oeffentlichkeit ei- nen schlechten Eindruck, wenn wir das Gewässerschutzge- setz nicht zu Ende beraten können, sondern nur ein paar Arti- kel. Deswegen stelle ich den Antrag: Beginnen wir die Nach- mittagssitzung mit dem Gewässerschutzgesetz. Jetzt sagen Sie vielleicht: Und dann die übrigen Geschäfte des EVD, was geschieht mit denen? Sie müssen nur ein bisschen Selbst- disziplin üben: eine halbe Stunde China, eine halbe Stunde Europa, ein paar Minuten für die übrigen Geschäfte, dann geht es.
Präsident: Wir stimmen zuerst ab über den Antrag Mauch Rolf. Herr Mauch beantragt Ihnen, die dringliche Interpellation zur Lage in China an den Schluss der Tagesordnung zu neh- men. Wenn Sie jetzt dem Antrag Mauch zustimmen, heisst das, dass wir mit den übrigen Geschäften nicht weiterfahren können, weil der zuständige Bundespräsident nicht anwe- send ist.
Abstimmung - Vote
Für den Ordnungsantrag Mauch Rolf Minderheit
Dagegen offensichtliche Mehrheit
Präsident: Wir müssen noch über den Ordnungsantrag Fäh befinden. An sich muss ich Ihnen aus den gleichen Ueberle- gungen auch hier empfehlen, den Ordnungsantrag abzuleh- nen.
Abstimmung - Vote
Für den Ordnungsantrag Fäh Dagegen
9 Stimmen 51 Stimmen
89.456
Dringliche Interpellation Maitre Ereignisse in China Interpellation urgente Maitre Evénements survenus en Chine
Wortlaut der Interpellation vom 6. Juni 1989
Das Schweizervolk ist erschütert über die Brutalität, mit der die chinesischen Machthaber die in Peking (auf dem Platz des himmlischen Friedens) friedlich demonstrierenden Bürger niederwalzen liessen.
Die unterzeichneten Mitglieder des Nationalrates stellen sich voll hinter den Protest des Bundesrates und fragen ihn an, wel- che weiteren politischen Mittel er einzusetzen gedenkt, um dazu beizutragen, dass - auch im Interesse der ungestörten Entwicklung gegenseitiger Beziehungen - diese Schändung elementarster Menschenrechte ein Ende nimmt und diese Rechte voll respektiert werden.
Texte de l'interpellation du 6 juin 1989
La peuple suisse est profondément ému par la brutalité avec laquelle les dirigeants chinois ont réprimé les citoyens qui ma- nifestaient pacifiquement sur la place Tienanmen à Pékin.
Les membres soussignés du Conseil national appuyent plei- nement la protestation du Conseil fédéral et lui demandent quels moyens supplémentaires il compte mettre en oeuvre pour que cette violation des droits élémentaires de l'homme prenne fin et que ces droits soient pleinement respectés, ceci également dans l'intérêt d'un développement harmonieux des relations mutuelles.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Auer, Bär, Caccia, Colum- berg, Cotti, Coutau, Darbellay, Déglise, Diener, Dormann, Eg- gly, Friderici, Hafner Rudolf, Hess Peter, Jeanneret, Jean- prêtre, Keller, Kühne, Leuba, Longet, Meier-Glattfelden, Mei- zoz, Müller-Meilen, Paccolat, Perey, Petitpierre, Pitteloud, Re- beaud, Ruffy, Savary-Fribourg, Schmid, Segmüller, Stamm, Steffen, Stocker, Theubet, Widmer, Zbinden Paul (38)
Antrag der LdU/EVP-Fraktion
Folgende Erklärung des Nationalrates an die Behörden der Volksrepublik China sei zu beraten und zu beschliessen:
«Der Nationalrat der Schweizerischen Eidgenossenschaft ist über die blutigen Ereignisse, die sich anfangs dieses Monats in Beijing abspielten, zutiefst bestürzt. Nach den Informatio- nen, die uns vorliegen, liessen die Behörden der Volksrepublik China Militär mit Panzern und Maschinenpistolen gegen die - bis dahin friedlichen - Demonstranten in Beijing vorgehen. Dieser brutale Einsatz der Streitkräfte gegen das eigene Volk, die darauf folg enden zahlreichen Verhaftungen, Todesurteile und Hinrichtungen haben uns entsetzt.
Die Schweiz hat zwar kein Recht, sich in die inneren Angele- genheiten eines anderen Landes einzumischen. Wir müssen aber darauf hinweisen, dass jeder Staat bei einem derartigen Vorgehen damit rechnen muss, dass blutige Unterdrückungs- massnahmen die Weltöffentlichkeit bewegen und mit Sorge erfüllen. Die Vorkommnisse in Beijing sind geeignet, in weiten Teilen des Schweizer Volkes die Achtung und Sympathie, die sich die Volksrepublik China durch ihre Reformpolitik erwor- ben hat, zu zerstören. Wir bitten die Behörden der Volksrepu- blik China, auf einen weiteren Einsatz der Streitkräfte gegen das eigene Volk zu verzichten und den Weg des Dialogs und der Versöhnung mit den reformwilligen Kräften zu suchen. In diesem Sinne bitten wir die zuständigen Behörden der Volksrepublik China auch, auf weitere Hinrichtungen zu ver- zichten. Ein Gnadenerlass wäre nicht nur eine Geste der Ver- söhnung im Innern, sondern würde überdies dem Ansehen der Volksrepublik China in anderen Ländern dienlich sein.»
Proposition du Groupe AdI/PEP
Nous proposons d'adresser la déclaration suivante du Conseil national aux autorités de la République populaire de Chine: «Le Conseil national de la Confédération suisse est boule- versé par les sanglants incidents qui se sont produits au début de ce mois de juin 1989 à Pékin (Beijing). Selon les renseigne- ments dont nous disposons, les autorités de la République populaire de Chine ont fait intervenir des militaires armés de blindés et d'armes automatiques contre les manifestants de Pékin, jusque-là pacifiques. Cette brutale intervention des for- ces armées contre leur propre peuple, ainsi que la vague de détentions, de condamnations à mort et d'exécutions qui a suivi, nous ont profondément choqués.
La Suisse n'a certes aucun droit de s'ingérer dans les affaires internes d'un autre pays. Nous devons cependant souligner que tout Etat doit attendre, lorsqu'il agit de la sorte, qu'une telle répression sanglante indigne et préoccupe l'opinion pu- blique mondiale. Les incidents de Pékin sont de nature à détruire, dans de nombreux milieux du peuple suisse, le res- pect et la sympathie que la République populaire de Chine s'était acquis par sa politique de réformes. Nous prions les au- torités de la République populaire de Chine de renoncer à toute nouvelle intervention des forces armées contre leur pro- pre peuple et de rechercher la voie du dialogue et de la récon- ciliation avec les parties de la population qui sont soucieuses de réformes.
Dans cet esprit, nous prions aussi les autorités compétentes de la République populaire de Chine de renoncer à toute nou- velle exécution. Une grâce générale ne constituerait pas seule- ment un geste de réconciliation à l'intérieur de la Chine; elle restaurerait également le renom de la République populaire de Chine dans le monde.»
Sprecherin - Porte-parole: Frau Grendelmeier
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M. Maitre: Après les temps sombres de la Révolution cultu- relle, la Chine, petit à petit, s'était ouverte, cherchant à con- duire semble-t-il une politique de respect des droits de l'homme, de rapprochement et de coopération économique. La tragique répression de la place Tienanmen nous fait revenir de loin. Voilà un régime que l'on croyait être l'artisan de l'ou- verture et qui n'est en réalité que l'instrument d'un incroyable gâchis. Voilà des étudiants massacrés, des intellectuels con- damnés à mort et immédiatement exécutés, la délation orga- nisée jusque dans les familles pour que soient définitivement traqués des jeunes qui n'ont qu'un seul tort, celui de n'être pas conformes aux spécimens admis par le parti. Voilà une barba- rie qui s'exprime et que l'on croyait être définitivement re- léguée dans les souvenirs du Moyen Age.
Un jour, sans doute, il faudra analyser si ces événements tra- duisent une rupture, un changement de politique à certains égards non prévisible, ou si, au contraire, ils ne constituent pas simplement le terme d'une savante désinformation ayant conduit l'Occident à s'endormir face à un régime qui, fonda- mentalement, est resté le même depuis Mao Tse Toung.
Nous avons pris note avec satisfaction de la réprobation ferme, rapidement émise, du Conseil fédéral. Nous avons pris connaissance de ce que, du point de vue du Conseil fédéral et du Département des affaires étrangères, la situation était prise très au sérieux, ce qui justifie notamment la constitution d'un état-major de crise audit département, la suspension de livrai- sons d'armements, l'organisation de rapatriements.
Dès lors, le but de cette interpellation est très simple. Il est de permettre au Conseil fédéral d'enregistrer clairement l'émo- tion, la réprobation et l'inquiétude du Parlement, le Conseil na- tional, après le Conseil des Etats, et de s'en prévaloir, s'il le juge utile. Et c'est dans ce but notamment que Mme Josi Meier, présidente de la Commission des affaires étrangères du Conseil des Etats, et moi-même, avons saisi nos conseils respectifs de la même interpellation. Le but de cette dernière est également de manifester notre approbation et notre sou- tien - parce qu'il est important que le Conseil fédéral le sache - aux mesures qui ont été prises jusqu'ici par le gouvernement. Il s'agit enfin de donner l'occasion au chef du Département des affaires étrangères de s'exprimer ici, face à une situation qui évolue de jour en jour, de permettre à M. Felber de nous in- diquer quels moyens le Conseil fédéral entend mettre en oeu- vre pour que notre pays apporte une contribution propre à at- ténuer les souffrances de ceux qui sont touchés par la répres- sion et à favoriser un retour au respect de la dignité humaine dont l'aspect le plus élémentaire est tout simplement le droit de vivre.
M. Felber, conseiller fédéral: Qui peut aujourd'hui, dans notre monde occidental, prétendre connaître la Chine? Qui peut prétendre aujourd'hui affirmer qu'il est possible de déterminer les réactions qui naissent d'une culture et d'une tradition aussi différentes que celles du peuple chinois? Qui pouvait, il y a quelques semaines, imaginer un instant que l'homme de l'ou- verture, M. Deng Xiaoping, que le monde entier saluait comme un rénovateur, qui avait été une des victimes de la Révolution culturelle au cours de laquelle il fut emprisonné, deviendrait un appui certain de ceux qui ont mené la sanglante répression? Personne, je crois, objectivement.
Et nous devons, lorsque nous parlons de ce vaste Etat, de ce milliard d'habitants, garder une très grande modestie.
Hier encore, un de nos compatriotes, rentrant de Chine, affir- mait aux collaborateurs de mon département s'être trouvé pendant toute la durée de ces événements, pour son travail, dans une province éloignée de Pékin et n'avoir découvert ce qui s'était passé que lors de son retour, alors que la vie quoti- dienne continuait de se dérouler sans accrocs, sans sursauts, à l'intérieur de la petite ville dans laquelle il était en séjour.
Voilà les questions que nous devons chaque jour nous poser lorsque nous essayons d'analyser les événements qui se sont déroulés en Chine.
Par sa déclaration du 5 juin 1989, relative à ces événements tragiques, le Conseil fédéral a exprimé sa réprobation mais aussi l'émotion que ressentait le peuple suisse, un pays comme le nôtre, à l'égard d'un pays comme la Chine, énorme,
mais dans lequel nous avions placé beaucoup d'espoir et qui sombre brutalement, soudainement, dans la violence. La déci- sion que le Conseil fédéral a prise ensuite d'interdire l'exporta- tion d'armes vers la Chine est une suite logique des événe- ments et une mesure parfaitement conforme à notre législa- tion en la matière. Toute autre mesure, dans l'état de confusion qui régnait alors et qui règne encore - il n'y a pas de jours où les renseignements que nous obtenons contredisent ceux de la veille - se serait sans doute avérée prématurée.
Nous sommes reconnaissants aux entreprises suisses, comme les agences de voyage, les entreprises d'électricité, qui, d'elles-mêmes, respectant la moralité et la volonté du peu- ple suisse de marquer sa réprobation, ont décidé spontané- ment d'interrompre les discussions ou les relations qu'elles avaient nouées avec la Chine.
L'escalade de la répression n'est hélas pas terminée. Elle vient d'atteindre un nouveau degré avec l'exécution, hier, des trois condamnés à mort de Shanghai, et tout à l'heure, jeudi matin, heure chinoise, de sept des huit condamnés à mort de Pékin. Cela encore nous interpelle et nous choque.
Vendredi dernier, nous avons fait convoquer l'ambassadeur de Chine à Berne pour lui demander d'intervenir rapidement auprès de son gouvernement. Au nom des principes humani- taires les plus élémentaires, nous lui avons exprimé notre préoccupation et demandé que les peines soient commuées et que la vie des condamnés soit épargnée.
La Suisse, aujourd'hui encore, en appelle à la clémence - est-ce encore utile - des autorités chinoises, en souhaitant, en espérant qu'elles sauront faire preuve de modération et aussi de magnanimité. Nous sommes convaincus que la violence dans un tel contexte ne peut qu'aggraver les tensions. Il faut respecter les droits fondamentaux de l'individu, notamment le droit à un jugement équitable, le droit à un traitement humain. Et de nombreuses personnes, plus de 1000, récemment enfer- mées et aujourd'hui détenues ont droit à ce respect.
Le Conseil fédéral tient à rappeler toute l'importance qu'il ac- corde aux relations que notre pays a tissées, a liées avec la République populaire de Chine. Nous ne pouvons pas ignorer un peuple d'un milliard d'habitants. Nous avons été un des premiers pays occidentaux, probablement le troisième, à re- connaître l'existence, en janvier 1950, de la République popu- laire de Chine, Etat proclamé le 1er octobre 1949. Ces rela- tions ne peuvent pas sans autre être remises en cause. La gra- vité de la situation actuelle nous affecte d'autant plus que nos relations avec la Chine se sont développées progressivement pour s'intensifier considérablement dans tous les domaines au cours de ces quinze dernières années, alors que notre dia- logue bilatéral avec Pékin s'approfondissait. L'avenir de la Chine est un facteur déterminant dans la stabilité de l'Asie et du monde. Cet avenir nous concerne tous et nous devons sui- vre ce qui se passe dans ce grand pays avec beaucoup d'at- tention.
Le Conseil fédéral exprime l'espoir que la politique d'ouver- ture, la politique de réforme qui a été si fructueuse et qui est à l'origine du développement substantiel des relations de la Chine avec l'ensemble du monde et plus particulièrement du monde occidental, puisse être reprise. Nous savons cepen- dant qu'il n'est pas possible d'ouvrir un pays aux relations cul- turelles avec le monde, d'ouvrir un pays dans le domaine des relations économiques sans que cela n'entraîne en même temps une nécessaire transformation des structures politi- ques. Cela n'a pas été fait en Chine. Nous le constatons hélas durement aujourd'hui.
Nous ne souhaitons pas brader l'acquis par des mesures hâti- ves. Nous sommes persuadés que la politique d'ouverture re- prendra, et nous sommes également persuadés, personne n'étant éternel, que les revendications parfaitement justifiées du peuple chinois, de ses intellectuels, de ses ouvriers, de ses étudiants, ne seront pas oubliées et que prochainement, dans un avenir qu'hélas nous ne pouvons pas déterminer avec précision, ces revendications seront de nouveau à l'ordre du jour en Chine. A travers nos interventions et les vôtres, Mesda- mes et Messieurs, nous ne condamnons ni la Chine ni le peu- ple chinois, mais nous réprouvons l'utilisation de l'armée par certains des dirigeants du Parti communiste chinois pour écra-
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ser une population civile. Nous réprouvons et condamnons aussi la répression systématique de l'opposition telle qu'elle vient d'être engagée par des dirigeants qui, encore une fois, n'ont pas accepté la voie du dialogue démocratique et qui utili- sent aujourd'hui - ce qui est facile, dans un pays aussi vaste - la désinformation pour justifier leurs actes auprès de leur po- pulation. (Applaudissements)
M. Maitre: Je viens très simplement dire ici ma satisfaction à la réponse très claire du conseiller fédéral Felber, réponse claire qui, néanmoins, cherche à maintenir le dialogue et je crois que c'est effectivement dans ce sens-là que nous devons travailler.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
54 Stimmen 23 Stimmen
Müller-Meilen: Die erbarmungslose Härte, mit der in China in diesen Tagen Führer friedlicher Demonstrationen hingerichtet worden sind, erzwingt eine Reaktion. Es hat sich bereits wie- der der totalitäre Vorhang des Schweigens über das bevölke- rungsreichste Land der Erde gesenkt. Der Vorhang ist so un- durchlässig, dass die kommunistischen Machthaber faust- dicke Lügen über die Vorgänge der letzten Wochen nach in- nen und nach aussen zu verbreiten wagen. Was man kaum mehr erwartet hat, ist eingetreten. Nach Jahren der erfreuti- chen wirtschaftlichen Oeffnung und Belebung und nach Wo- chen von Kundgebungen breitester Volksschichten - ange- führt von den Studenten - für demokratische Reformen haben Panzer die Demonstranten niedergerollt. Die freie Meinungs- äusserung ist durch die Verhaftung der Mutigen und durch To- desurteile gebrochen worden. Die Denunzierung als altbe- währtes Mittel aller totalitären Regimes zur Einschüchterung ist wieder zur Staatspflicht erhoben worden. Die Vorgänge in Peking erinnern an die Unterdrückung der Unabhängigkeits- bestrebungen in Tibet, die ebenfalls mit brutaler Gewalt unter- drückt wurden.
Gegen diese Niederwalzung freiheitlicher Regungen ist im Na- men der Menschenrechte und der Selbstbestimmung, im Na- men der Freiheit, zu protestieren: Das Ansehen der Volksrepu- blik China hat in der freien Welt durch diese Vorgänge schwe- ren Schaden erlitten. Die Erklärung des Bundesrates, die das Empfinden des ganzen Schweizervolkes zum Ausdruck ge- bracht hat, wird von der FDP-Fraktion voll unterstützt, und ich möchte Herrn Bundesrat Felber auch ausdrücklich danken für seine Erklärungen von heute und für die diplomatischen Schritte, die er unternommen hat.
Die Ereignisse haben gezeigt, dass die Oeffnung und die Re- form totalitärer Regimes einer Gratwanderung gleichen, denn irgendwann stellt sich die entscheidende Frage: Wieviel Marktwirtschaft, wieviel freie Diskussion, wieviel Demokratie ist zulässig, ohne dass das Machtmonopol der kommunisti- schen Partei oder anderer diktatorischer Machtorganisationen aufgehoben wird?
Wir haben in den letzten Jahren erstaunliche Beispiele der Oeffnung, auch der Archive, und der Suche nach der histori- schen Wahrheit in kommunistischen Ländern erlebt. Nur in wenigen Fällen - Ungarn und zum Teil Polen - ist bisher aber ein Pluralismus ausserhalb der kommunistischen Partei zuge- standen worden. Das Beispiel China zeigt, dass eine echte De- mokratisierung im westlichen Sinne - auch der politischen In- stitutionen - und die Abschaffung des Machtmonopols der Partei für viele kommunistische Machthaber immer noch höchst verwerfliche Gedanken sind und eine Rückwärtsbewe- gung in die Unterdrückung, in jene Angst auslösen können, die alle totalitären Regimes charakterisiert. Darum gilt es, die Oeffnungs- und Reformbestrebungen auch in der Sowjet- union vorurteilslos und in Würdigung ihres ganzen Ausmas- ses zu verfolgen und durch Kontakte und andere Massnah- men zu fördern, aber nicht in blinde Euphorie zu verfallen, die die Grenzen der bisherigen Entwicklung und ihre noch zu überwindenden grossen Hindernisse übersieht. Auch mit den Reformkräften in China sind diese Kontakte wieder aufzuneh- men, sobald dies möglich ist.
Die Ereignisse in China lehren aber auch, dass die Eisernen Vorhänge freiheitliches Gedankengut nicht aufhalten können, dass die Forderung nach Menschenrechten, nach Freiheit und Demokratie plötzlich dort auftreten kann, wo man sie gar nicht vermutet hatte, dass Gewalt und Terror diese Bewegun- gen zwar vorübergehend unterdrücken können, dass aber trotz allem der Geist weht, wo er will. Aus dieser Lehre ergibt sich für uns wohl die Verpflichtung, dass wir alles tun, um die- sen fundamentalen Grundsätzen Nachachtung zu verschaf- fen, dass wir an den überaus zahlreichen Orten der Welt, wo die Menschenrechte und die Freiheit immer wieder mit Füssen getreten werden, unsere Stimme für diese Grundpfeiler eines menschenwürdigen Daseins deutlich erheben. Wir dürfen uns durch die erzwungene sogenannte «Normalität» nicht zum Schweigen verführen lassen. Nichts fürchten die Unterdrücker so sehr wie die Berichte über ihre Schreckenstaten in den Weltmedien. Wir haben unsern Beitrag zu leisten, um ihnen die Vernebelung und Verfälschung der Wahrheit zu verun- möglichen und das Vergessen zu verhindern.
Auf ständigen Druck der öffentlichen Weltmeinung reagieren Diktatoren empfindlich. Diesen Druck auch durch die schwei- zerische Oeffentlichkeit aufrechtzuerhalten, scheint mir die Berechtigung dieser dringlichen Interpellation zu sein.
M. Carobbio: Pour les socialistes, la condamnation de la répression brutale des manifestations pacifiques en Chine est ferme et sans réserve, de même que l'indignation et la répro- bation à l'endroit des premières exécutions de condamnés à mort. Ferme et nette est aussi la dénonciation des responsabi- lités des dirigeants chinois qui ont ordonné à des troupes de ti- rer et qui poursuivent dans la voie d'une politique de répres- sion violente. Nous réfutons aussi la thèse des autorités chi- noises selon laquelle il s'agit d'affaires internes et donc que les protestations et les condamnations constituent une ingé- rence. Nous ne pouvons considérer le non-respect des droits de l'homme, de la vie, les condamnations à mort et l'exécution de personnes pour délits d'opinion comme des af- faires internes.
En effet, les dirigeants chinois, en réprimant par la violence un mouvement pacifique, qui demandait plus de liberté et plus de démocratie, ont montré leur incapacité - ce qui semble être une caractéristique du régime au pouvoir - à admettre le plura- lisme politique, la conflictualité démocratique. Du reste, il faut le rappeler - ce n'est pas nouveau - les autorités ont fait preuve d'un comportement analogue, il y a quelques mois, au Tibet où ils ont réprimé par la force les aspirations à l'autono- mie du peuple tibétain. La répression faite au nom du socia- lisme aggrave encore plus à nos yeux la responsabilité des di- rigeants actuels de la Chine, indépendamment de ce que pourraient être les mérites antérieurs des autorités lors de la construction d'une Chine nouvelle.
En tant que socialistes qui ont toujours condamné les répres- sions des dissidences politiques, nous devons dire clairement que tout cela n'a rien à voir avec le socialisme tel que nous l'en- tendons, un socialisme qui considère la liberté, la démocratie, la solidarité, la non-violence comme les éléments constituants de sa pratique politique, ce qui n'est pas le cas des dirigeants actuels de la Chine.
En effet, ce qui s'est passé à Pékin démontre que les réformes économiques tant vantées aussi en Occident ne garantissent pas du tout un essor démocratique si elles ne sont pas accom- pagnées de réformes politiques. La modernisation économi- que pourtant nécessaire, sans la solidarité avec les plus fai- bles finit par créer, surtout dans les pays en voie de développe- ment, un déséquilibre explosif - ce n'est pas un hasard si les étudiants sont morts en chantant l'Internationale, tout en éle- vant sur la place Tienanmen à Pékin la statue de la liberté - déséquilibre qu'il est illusoire de résoudre par les armes.
Pour toutes ces raisons, nous appuyons pleinement la protes- tation du Conseil fédéral concernant les événements en Chine et nous avons apprécié la rapidité avec laquelle elle a été émise et la clarté de la prise de position d'aujourd'hui du con- seiller fédéral Felber. Nous souhaitons que soient conservées cette fermeté et cette rapidité, lorsqu'il s'agira encore de con-
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damner la politique de répression et aussi - permettez-moi de le rappeler - dans tous les autres cas où il y a répression vio- lente des droits de l'homme.
Pour les socialistes, en matière de droits de l'homme, de li- berté et de démocratie, il ne peut y avoir deux poids et deux mesures. C'est la raison pour laquelle nous ressentons avec malaise la retenue que certains milieux - il est vrai surtout en dehors de la Suisse - affichent face aux événements chinois, retenue dictée par la préoccupation de ne pas rendre trop diffi- ciles les relations économiques avec le grand pays d'Orient. Un tel comportement, sur lequel ont peut-être misé les auto- rités chinoises, ne peut être le nôtre.
C'est la raison pour laquelle, surtout après les premières exé- cutions de condamnés à mort d'hier, sans être favorablesi à des gestes spectaculaires, nous souhaitons de la part des mi- lieux économiques qu'ils utilisent leur position pour faire tou- tes les pressions possibles sur les dirigeants chinois, afin qu'ils modifient leur politique de répression sanglante. Ils en ont la possibilité et les moyens. Il suffit de rappeler ici le rôle envers la Chine des succursales de banques suisses à Hong- kong. Quant au Conseil fédéral, tout en comprenant la néces- sité de faire une distinction entre le peuple et les dirigeants chi- nois, nous lui demandons de faire toujours preuve de fermeté et d'intransigeance en transmettant au gouvernement chinois et aux responsables du parti la condamnation du peuple suisse pour leur politique actuelle et le non-respect des droits de l'homme.
Tout en réitérant à M. Felber notre approbation pour ses décla- rations, j'aimerais encore lui demander quelles sont les dispo- sitions, en cas d'autres condamnations à mort, que le Conseil fédéral entend prendre pour affirmer encore plus notre répro- bation et quels sont aujourd'hui les rapports à l'échelon étati- que que la Suisse entretient avec la Chine? Et encore, quelles sont les possibilités du Conseil fédéral, à travers ses contacts, spécialement dans le domaine humanitaire et dans celui de l'aide au développement, d'influencer et de faire pression sur les autorités chinoises? Et que pense-t-il également de la pos- sibilité de suspendre l'accord de collaboration nucléaire récemment conclu avec ce pays?
Zbinden Hans: Nach den Worten von Herrn Bundesrat Felber ist es schwierig, hier noch weitere Aspekte zu beleuchten. Er hat das bereits eindrücklich gemacht. Ich möchte aber trotz- dem noch zwei, drei weitere Perspektiven eröffnen.
Wenn ich einen Titel über meine Ausführungen stellen müsste, dann würde ich sagen: Ein allgemeiner Protest und eine Ab- scheu suchen eine sinnvolle und zweckmässige Form.
Hier in diesem Saal und auch draussen in der Bevölkerung herrscht Einstimmigkeit, wenn es um den Ausdruck der Ent- täuschung nach diesen Vorgängen geht: erstens nach dieser schwarzen Nacht Anfang Juni, aber dann vor allem wegen dem sogenannten weissen Terror, der nachher mit den Verfol- gungen, Verhaftungen, Denunziationen, Schauprozessen und den prophylaktisch gedachten Todesurteilen folgte.
Wenn es darum geht, unter schweizerischen Bedingungen Formen zu finden, die in diesem grossen Land eine Wirkung haben, dann teilen sich wahrscheinlich die Geister. Dann gibt es nicht mehr einen einstimmigen Chor, dann - so bin ich überzeugt - kann es auch einen mehrstimmigen Chor geben. Wenn wir die kurze Geschichte der Reaktionen betrachten, nicht nur diejenigen der Schweiz, sondern auch diejenigen der Vereinigten Staaten, der EG, der Sowjetunion, dann stel- len wir fest, dass der erste Protest sehr massiv war, dass aber bald - und das will ich offen sagen - ökonomisches Kalkül hin- einspielte. China wird vor allem als zukünftiger wirtschaftlicher Markt, als Option für Investitionen und Güter betrachtet. Des- halb ist es auch erklärlich, dass die Reaktionen auf die Vorfälle in China moderater waren als 1956 in Ungarn und 1968 in der Tschechoslowakei.
China mit seiner völlig anderen Tradition und Kultur kennt an- dere Werte und andere Vorstellungen von Strafen. Im Fall von Salman Rushdie ging es uns ähnlich: die Reaktion von Iran war für uns unbegreiflich. Deshalb ist es für die Schweiz schwierig, wirkungsvoll auf die politischen Institutionen in China einwirken zu können. .
Für uns ist es wichtig, dass auf dem Altar der wirtschaftlichen Interessen, der Zukunftsinteressen, nicht der gegenwärtige Prozess geopfert wird. So wie es aussieht, anerkennen die Chinesen momentan nur eine Sprache: Es ist die Sprache der wirtschaftlichen Macht. Wir haben erkennen müssen, dass sie die Oeffnung des ökonomischen Systems nicht mit der Oeff- nung des politischen Systems parallelisieren wollen. Sie wün- schen so schnell wie möglich die Normalität des business as usual. Das entspricht natürlich auch unseren ökonomischen Interessen. China will zurzeit nur die Sprache der Devisen, der Investitionen und des Know-how verstehen. Nur mit einer kon- zertierten Aktion in diesem Bereich könnte es uns gelingen, eine kleine Wirkung zu erzielen. Allein können wir wenig ma- chen.
Unser Handelsvolumen beträgt etwa ein Prozent des Handels- volumens Chinas. Daran sieht man auch die Einflussmöglich- keit. Doch möchte ich dem Bundesrat und den schweizeri- schen Unternehmen in China etwas zu bedenken geben: Ich habe nachgeschaut, wie viele Handelsvereinbarungen beste- hen, und ich war relativ erstaunt, dass wir im Verlaufe der letz- ten Jahre vielfältige Beziehungen mit China aufgebaut haben: Ein Handelsabkommen im Jahre 1974, etwas später ein wech- selseitiges Abkommen über den Schutz und die Förderung von Investitionen; es gibt ein Nuklearabkommen. Inzwischen haben Sie sicher mitbekommen, dass die Elektrizitätsunter- nehmen daran sind, Verträge im Bereich der Brennelemente zur Wiederaufbereitung in China oder im Sinne der Endlage- rung abzuschliessen. Die SBB haben einen Rahmenvertrag mit China abgeschlossen, die PTT - und das finde ich ganz in- teressant - haben im Bereich der Kurzwellensender einen Ver- trag abgeschlossen, wonach in beiden Ländern Sender einge- richtet wurden, um tagtäglich zwei Stunden Sendungen zu verbreiten. Ich denke aber auch an die Gatt-Verhandlungen, in welchen es um die Aufnahme Chinas geht. Die Schweiz hat im Gatt eine gewichtige Stimme. Wir müssen zumindest überle- gen, wie wir über diese Kanäle unseren Protest zum Tragen bringen können. Wir wollen dort zeigen können, dass es bei uns keine Trennung im chinesischen Sinne zwischen politi- scher und ökonomischer Oeffnung gibt.
Zu den Unternehmungen: Im Verlaufe der letzten Jahre haben vor allem die ganz grossen schweizerischen Unternehmun- gen im Rahmen von joint ventures in China Fuss gefasst, Schindler zum Beispiel als einer der Pioniere in diesem Be- reich; Ciba-Geigy ist daran, verschiedene Unternehmungen aufzubauen; dann wissen wir aber auch, dass Nestlé ein grös- seres Projekt in der Mandschurei entwickelt. Wir verlangen nicht einen Rückzug. Die Unternehmen haben ja die meisten Leute in einen Warteraum im Bereich Singapore und Umge- bung zurückgezogen, die gehen dann wieder zurück. Unser Wunsch ist aber, man möge versuchen, in die Kontakte mit den chinesischen Industriellen und Behördemitgliedern - die zum Beispiel auch Herr Blocher hat - unsere Haltung einzu- bringen, indem man auch dort zeigt, dass wir nicht geneigt sind, wieder so schnell wie möglich zur Normalität zurückzu- finden.
Zum Schluss: Wir können einen kleinen Beitrag leisten, bild- haft: die Maus einerseits und der riesige Elefant andererseits. Aber im moralischen Bereich ist es wichtig, dass wir auf diese grosse Frage - auch nur kleine - Antworten finden. Wir müs- sen diese Antworten geben. Dass der Bundesrat bis jetzt so schnell reagiert hat und dass er versucht hat, Antwort zu ge- ben, schätzen wir sehr.
Antrag der LdU/EVP-Fraktion Proposition du groupe AdI/PEP
Präsident: Es sind neun Redner eingeschrieben. Einige ha- ben den Wunsch geäussert, sich gleichzeitig auch zum Antrag der LdU/EVP-Fraktion äussern zu können, um nicht zweimal an die Tribüne zu gehen. Deshalb hat Frau Grendelmeier jetzt das Wort zur Begründung ihres Antrages.
Frau Grendelmeier: Der Antrag des Landesrings spiegelt gleichzeitig auch die Meinung des Landesrings zum Problem China. Ich möchte Herrn Bundesrat Felber im Namen der
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Fraktion danken für seine Worte, die er heute in aller Deutlich- keit gesprochen hat, vor allem aber auch, dass er so schnell und deutlich reagiert und nicht gewartet hat, bis er vom Parla- ment darauf aufmerksam gemacht wurde. Dafür möchte ich Ihnen sehr herzlich danken.
Warum stellen wir diesen Antrag? Wir sind der Meinung, dass eine Interpellation unserem Parlament eine Möglichkeit gibt, über aussenpolitische Angelegenheiten zu diskutieren, aber wir sind auch der Meinung, dass eine solche Diskussion nicht einfach in der Luft verpuffen soll, sondern dass dieses Parla- ment eine Erklärung abgeben soll und damit eine Handlung vollziehen und dadurch auch den Bundesrat stärken soll. Ich bin mir bewusst, dass gegenüber diesem Instrument sehr viel Skepsis vorhanden ist. Es wurde uns als erstes gesagt: Wir ha- ben keine Möglichkeit, eine Resolution zu fassen, eine Erklä- rung abzugeben. Das gibt es in unserem Parlament nicht. Und wenn Sie das im Geschäftsverkehrsgesetz oder im Reglement nachschauen, dann gibt es dieses Instrument tatsächlich nicht. Aber es ist auch nicht verboten. Wir sind ein Parlament, das selber entscheidet über seine eigenen Instrumente. Es gibt vielleicht dadurch den Anstoss, dass wir uns für spätere Zeiten überlegen, ob wir das nicht auch ganz offiziell als Instru- ment in unser Gesetz einbauen sollen.
Es ist uns durchaus bewusst, dass traditionellerweise der Bun- desrat für die aussenpolitischen Angelegenheiten zuständig ist und dass sich das Parlament auf die inneren Belange der Politik zu beschränken hat. Diese Aufgabenteilung mag ihre Berechtigung gehabt haben. Sie ist zu einer Zeit entstanden, wo sich die Schweiz auf einer Insel wähnte, wo sie sich autark wähnte, wo sie noch nicht zur Kenntnis nahm, dass sie auch schon damals Teil eines Ganzen, Teil des Weltganzen ist. Sie wird es immer mehr, und was mich freut, ist, dass das auch zur Kenntnis genommen wird. So haben wir längst das Prinzip der Arbeitsteilung auf diesem Sektor durchbrochen, nicht nur sei- nerzeit im Falle Ungarns oder der Tschechoslowakei, sondern auch in allerjüngster Zeit bei der Uno- oder der Rumänien- Debatte. Es wird immer mehr in dieser Richtung gehen und gehen müssen. Es ist meines Erachtens nicht angängig, dass sich nur die Regierung zu aussenpolitischen Fragen äussern soll, sondern auch das Parlament als Vertreter des Volks soll das tun. Deshalb haben wir uns trotz aller verfahrenstechni- scher Bedenken, die geäussert werden können, erlaubt, die- sen Vorschlag zu machen, dass wir eine Erklärung abgeben, und zwar als Parlament.
Wenn ich hier geschrieben habe, wir sollen eine solche Erklä- rung beraten und beschliessen, dann heisst das nicht im Sinne einer Detailberatung, wo man um einzelne Wörter feilscht, sondern als Prinzip. Wenn es tatsächlich Aenderun- gen geben sollte, kann man das der Redaktionskommission übergeben. Wichtig scheint mir, dass wir uns äussern.
So bitte ich Sie, dass wir über alle verfahrenstechnischen Be- denken hinweg einen politischen Willen manifestieren und als Parlament zu verstehen geben, dass wir Vertreter des Volkes sind, und dass das Volk vermutlich zu einem hohen Prozent- satz gleich denkt wie unsere Regierung.
Ich bitte Sie, unserem Antrag zuzustimmen.
Sager: Es ist eines, dass 100 000, 200 000, 300 000 Studenten in der Hauptstadt, Zehntausende in den grösseren Provinz- städten die Funktionen des Staates lahmlegen können. Es ist ein anderes, dass dieser Staat auf die Gewaltanwendung ver- zichtet und kurz danach, ohne ein Gespräch zu suchen, ohne eine Warnung auszusprechen, ohne ein Ultimatum zu stellen, mit Brachialgewalt vorgeht und das Feuer auf friedliche De- monstranten - mit traurigem Erfolg - eröffnet. Es gehört zu die- sem anderen, dass inzwischen Todesurteile nicht nur gefällt, sondern sogar vollstreckt worden sind. Die Führung dieses Staates hat ihr Gesicht verloren, das Vertrauen des eigenen Volkes und der Völker dieser Welt eingebüsst, das sie sich in zwei Jahrzehnten der Oeffnung - wenigstens auf wirtschaft- lichem Gebiet - erworben hat. Deshalb sind die Dogmatiker in Beijing schon heute nur noch Männer von gestern.
Aus diesen Trümmern werden sich die Reformer gestärkt er- heben, denn das Zeitalter der Demokratie ist weltweit ange- brochen. Diese Bewegung kann durch entsetzliche Rückfälle
dieser Art allenfalls verzögert, aber gewiss nicht mehr aufge- halten werden. Deshalb schulden wir den Opfern auf den Plät- zen und Strassen Chinas unser Gedenken in Dankbarkeit. Es muss bei solchen Erklärungen bleiben; denn wir haben den Versuch unternommen, in einer Revision des Reglemen- tes den beiden Kammern die Möglichkeit zu schaffen, sich zu aussenpolitischen Problemen zu äussern. Dies ist abgelehnt worden. Ich meine, das ist kein Schaden; denn das Volk kann sich mit der Erklärung des Bundesrates - der allein zuständig ist für die Führung der Aussenpolitik, das Parlament hat bloss begleitende Funktion - am 5. Juni und heute vollständig iden- tifizieren.
Meier-Glattfelden: Es gibt ein über 3000 Jahre altes chinesi- sches Wort: «Das Wesen des Herrschers ist der Wind. Das We- sen des Volkes ist das Gras. Wenn der Wind über das Gras streicht, hat es sich zu beugen. Wer sich nicht beugt, wird ge- brochen.» Die gewaltfreie Demonstration Hunderttausender auf dem Platz des Himmlischen Friedens für mehr Freiheit und Demokratie hat als weitaus bedeutendste gewaltfreie Aktion der Gegenwart in aller Welt Zustimmung und Bewunderung ausgelöst. Mit ihr verband sich die Hoffnung auf mehr Demo- kratie und Freiheit im volkreichsten Land der Erde. Mit dem beispiellos grausamen Niederwalzen der Demonstrierenden ist diese Hoffnung im Blut von Tausenden erstickt worden. Ei- gentlich hätten wir es wissen können. Das Blutbad, das die chinesische Führung unter ihrer eigenen Bevölkerung ange- richtet hat, ist kein Einzelfall. Aber ein erstes Mal ist die sorg- sam aufgesetzte und gepflegte Maske des Regimes vor den Augen der Weltöffentlichkeit verrutscht und hat dessen wah- res Antlitz entblösst.
Trotz ihrer Verstösse gegen die Menschenrechte in Tibet war die chinesische Führung bis heute weitgehend geschützt vor internationaler Kritik. Im krassen Gegensatz zur üblichen Frei- heitsrhetorik hat die internationale Gemeinschaft Chinas fort- gesetzte kulturelle, religiöse und politische Unterdrückung des tibetanischen Volkes und die illegale Besetzung Tibets weder verurteilt noch versucht, China durch handelspolitische Massnahmen zur Aenderung seiner Politik zu veranlassen.
Mit derselben Brutalität und Verachtung für das Leben ist das chinesische Militär in Tibet gegen friedliche und unbewaffnete Demonstranten vorgegangen. Ueber Lhasa wurde das Kriegs- recht verhängt. Seit vier Monaten ist Tibet hermetisch vom Rest der Welt abgeriegelt. Das Militär und die Sicherheitskräfte haben freie Hand. Nach tibetischen Informationsquellen sind seit den Unruhen im März 1989 rund 800 Tibeter und Tibeterin- nen getötet worden. Isoliert von der Aussenwelt muss das tibe- tische Volk seit nunmehr über vierzig Jahren diese rohe Fremdherrschaft erdulden. Sein Leiden und sein Ruf nach Ge- rechtigkeit blieben unbeachtet.
Die grüne Fraktion dankt der Schweizer Regierung, dass sie als eine der ersten Regierungen der Welt die Ereignisse in China verurteilt hat. Wir danken Herrn Bundesrat Felber auch für die heutigen Worte. Er hat uns aus dem Herzen gespro- chen. Wir hoffen, dass dieser Protest weltweit immer stärker wird. Denn einem solchen Regime muss die Gemeinschaft der Völker entschlossen entgegentreten und den Machthabern zeigen, wie isoliert sie sind. Aber die Unterdrückung der Grundfreiheiten und die Verletzung der Menschenrechte des chinesischen Volkes dürfen nicht allein angeprangert werden. Vergessen wir nicht, gleichzeitig auch für Tibet Menschen- rechte und Freiheit zu fordern.
M. Guinand: Au nom du groupe libéral, je voudrais m'expri- mer brièvement dans ce débat, pour dire au Conseil fédéral que nous approuvons pleinement son attitude et que nous l'encourageons à poursuivre dans la voie qu'il nous a indiquée tout à l'heure. La gravité des événements auxquels nous avons assisté, les brutalités de la répression, le recours à des procédures sommaires de jugement et les exécutions sans appel qui viennent d'intervenir suscitent notre colère, notre émotion et notre tristesse. Nous l'avons écrit à l'ambassadeur de Chine en Suisse, au nom des universités et Hautes Ecoles de Suisse. Nous le répétons ici d'autant plus que les récents développements de la situation en Chine, particulièrement
Dringliche Interpellation Maitre. Ereignisse in China
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dans le monde universitaire, n'ont fait qu'aggraver notre in- quiétude. L'avenir de nos relations avec la Chine est désor- mais sérieusement compromis. Nous le regrettons, car au cours de ces dernières années, les contacts établis - je pense surtout aux contacts scientifiques auxquels j'ai pris personnel- lement une part active - échanges de professeurs, de cher- cheurs, d'étudiants, de programmes - et qui s'étaient déve- loppés de manière harmonieuse et dans un climat de con- fiance et de liberté réciproque. Hélas, nos espoirs sont au- jourd'hui déçus et notre amertume est très vive. Nous ne sa- vons pas comment ils pourront renaître dans un proche ave- nir.
Aux réactions de la Communauté internationale, le gouverne- ment chinois répond que les Etats étrangers n'ont pas à s'im- miscer dans les affaires intérieures de leur pays et qu'il ne cédera pas à la pression extérieure. La Suisse a été un des pre- miers pays à reconnaître la République populaire de Chine, cela a déjà été dit tout à l'heure. C'était bien normal, puisque la Suisse reconnaît les Etats et non les gouvernements. C'est jus- tement parce que notre pays ne reconnaît pas les gouverne- ments en temps que tels, qu'il est parfaitement autorisé à ma- nifester sa désapprobation, son attachement au principe de la liberté, de la démocratie et du respect des droits de l'homme et à condamner leur violation.
Notre appui au Conseil fédéral est donc entier. Le groupe de l'Alliance des indépendants et du Parti évangélique populaire nous propose d'adopter une déclaration à l'intention du gou- vernement chinois. Nous adhérons évidemment au contenu de cette déclaration. Nous ne pensons pas, cependant, que notre conseil puisse l'adopter sans violer le principe qui veut que les relations de la Suisse avec les pays étrangers se fas- sent exclusivement à travers la compétence du Conseil fédéral. Mais il est bien évident, en tout cas à titre personnel, que je signerai volontiers la lettre dont le contenu nous a été proposé par le groupe Adi/PEP. Nos collègues de l'Assem- blée nationale française ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes de la répression chinoise. C'est aussi une manière d'exprimer dans la dignité l'intensité des senti- ments que l'on ressent aujourd'hui. Ne pensez-vous pas, Monsieur le président, que nous pourrions en faire de même? Je vous en laisse juge.
Mühlemann: Die Tatsache, dass sich der Weltkommunismus heute in einer existentiellen Krise befindet, verdient es, dass wir auch in diesem Parlament eine aussenpolitische Debatte führen. Der griechische Staatsmann Perikles hat einmal mehr recht bekommen, als er sagte, jedes System gehe an seiner Uebertreibung zugrunde. Was sich die Machthaber in Peking und in Moskau in den vergangenen Jahrzehnten geleistet ha- ben, ist eine Uebertreibung an Kollektivierung, ist eine Ueber- treibung an staatlicher Dominanz, die dazu geführt hat, dass es in diesen Ländern nicht nur an persönlicher und politischer Freiheit mangelt, sondern dass eine dirigistische Planwirt- schaft auch zu konkursähnlichen Situationen in der Wirtschaft geführt hat.
Wenn heute die reichste Kornkammer der Welt, die Ukraine, von aussen mit Lebensmitteln versorgt werden muss, dann wissen wir, warum Gorbatschow Glasnost und Perestroika predigen muss. Nicht aus einer pazifistischen Grundhaltung heraus muss er abrüsten, sondern er muss wirtschaftlich auf- rüsten, um zu überleben. Das gleiche gilt auch für China, wo- bei China den Vorteil hat, dass es im Gegensatz zur Stalin- Aera die Landwirtschaft nicht zerstörte. Aber China glaubt, im Gegensatz zu Russland, wirtschaftlich aufrüsten zu können ohne Perestroika, ohne Mitwirkung des Volkes. Diese Tatsa- che wird sich eines Tages rächen, Herr Sager mag recht ha- ben, aber wir stehen heute, 200 Jahre nach der französischen Revolution doch vor der Tatsache, dass wir selbst 50 Jahre brauchten, um die persönlichen und politischen Freiheits -. rechte einzuführen.
Wir müssen darum gelassen Dinge hinnehmen, die man nicht sofort ändern kann. Aber wir müssen auch den Mut haben, dort Einfluss zu nehmen, wo man das tun kann. Wir besitzen die Gesinnungsneutralität nicht. Jedermann in diesem Volk kann protestieren, und ich protestiere hier als einzelner Volks-
vertreter gegen die brutalen Ereignisse in Peking. Ich hoffe auch, dass unsere Medien weiterhin protestieren werden, denn das ist etwas, was auch in den finstersten Stuben der Diktatur gehört wird.
Alles andere ist eine Angelegenheit unserer Neutralitätspolitik. Wir sind zwar aufgrund der Verfassung dafür verantwortlich - das Parlament hat hier etwas zu sagen -, aber es ist richtig, dass die Führung der Aussenpolitik in den Händen des Bun- desrates liegt, und ich glaube, dass der Bundesrat sich richtig verhalten hat. Er hat über seine diplomatischen Möglichkeiten Protest eingelegt und auch Massnahmen getroffen, wie etwa die Unterbindung des Waffenhandels. Herr Bundesrat Felber, Sie haben im Sinne der klaren, eidgenössischen neutralitäts- politischen Haltung richtig gehandelt, und es ist zu begrüs- sen, dass unser Botschafter Schurtenberger dort geblieben ist, dass er nicht nur geholfen, sondern auch protestiert hat. Ich nehme an - Herrn Zbinden -, dass alle weitern Vertreter der Schweiz, von Herrn Blocher angefangen bis hin zu den Swissair-Kapitänen, an Ort und Stelle ihre eigene Meinung deutlich sagen werden.
Und das genügt eigentlich, Frau Grendelmeier. Aus diesen Gründen bin ich der Meinung, wir sollten es bei dieser Art schweizerischen Protestes bewenden lassen. Der Bundesrat hat richtig gehandelt. Er verdient unsere Unterstützung, und wir hoffen, dass wir klar und eindeutig diesen Kurs gehen, im Interesse der Freiheit im globalen Raum.
Keller: Es ist richtig, dass wir uns trotz der Fülle unerledigter Geschäfte einige Augenblicke mit den Vorgängen in China beschäftigen. So bot sich Gelegenheit, dass unser Aussen- minister im Parlament der Oeffentlichkeit die Haltung der Re- gierung zu den Vorkommnissen in China darlegen konnte. Er äusserte sich auch dazu, wie sich die Dinge seit der gewalttäti- gen Niederschlagung der Demonstrationen weiter entwickelt haben. Denn mit der Niederschlagung der Demonstration sind die brutalen Massnahmen der chinesischen Führung nicht abgeschlossen. Gegenwärtig werden wir am Fernsehen Zeugen von Schauprozessen im Schnellverfahren. Bundesrat Felber hat sich auch zu dieser Phase geäussert. Ziel dieser Prozesse ist es doch, die Protestbewegung für mehr Men- schenrechte und Demokratie als Konterrevolution abzustem- peln und den falschen Eindruck zu erwecken, es habe sich um nichts anderes gehandelt als um zerstörerische Machen- schaften krimineller Elemente. Es war nötig, dass unsere Re- gierung auch hier unmissverständlich sagte, dass sie diesen Manipulationsversuch zur Umdeutung der Ereignisse von sich weist.
Wer wie ich China vor knapp einem Jahr bereisen durfte und dabei Gelegenheit hatte, mit Vertretern der Regierung und des Volkskongresses zu sprechen, ist vom Einsatz der Armee ge- gen die Bevölkerung und von der gewalttätigen Ausschaltung der Opposition besonders bestürzt und betroffen. Denn die chinesischen Politiker waren trotz der enormen Probleme, die dieser 1,1-Milliarden-Staat zu bewältigen hat, von einem gros- sen Optimismus für die Zukunft getragen. Die chinesischen Politiker haben uns ebenso einhellig erklärt, dass sich China beharrlich, aber unbeirrbar auf dem Wege der Reform und der Oeffnung befinde. Zwar - und das war unüberhörbar - hätte diese Reform in wohlgeordneten Schritten zu erfolgen. Bevor man den zweiten Schritt mache, wolle man überprüfen, ob der erste die richtige Wirkung gezeitigt habe.
Dieser Prozess der Liberalisierung geht aber für viele Chine- sen zu schleppend voran. Da dieser Prozess zudem auf den Bereich der Wirtschaft eingeschränkt bleiben soll, stösst er ganz offensichtlich auf die Kritik und den Unmut insbesodere der jungen Generation, die mehr persönliche Bewegungsfrei- heit, politische Mitsprache, Demokratie und weitergefasste Menschenrechte verlangt.
Das sind ohne Zweifel echte Spannungen. Dass sich die ober- ste Führung in dieser Situation nur noch mit dem Griff zur bru- talen Macht zu helfen wusste, ist erschreckend und muss uns zugleich Anlass dazu sein, uns vor allzu euphorischen Gefüh- len zu hüten. Es bleibt eben doch die Erkenntnis, dass das, was da sich freudig zu regen schien, tödlich bedroht wurde. Der Vorgang zeigt doch auch, wie verwundbar das Leben ei-
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Interpel. urgente Maitre. Evénements survenus en Chine
nes Volkes ist, wenn seine Ordnung nur in den Köpfen seiner obersten Führung gemacht wird.
Der Bundesrat hat das brutale Einschreiten der chinesischen Führung gegen das eigene Volk mit klaren Worten verurteilt. Dafür verdient er Anerkennung. Natürlich kann niemand die chinesische Führung eines Besseren belehren, wenn sie das nicht selber will. Ich bin aber überzeugt, dass die Kritik der Schweiz, die in China ein hohes Ansehen hat - nicht zuletzt auch deswegen, weil sie 1950 als eines der ersten Länder Rot- china anerkannte -, nicht unbemerkt bleibt und zugleich von den betroffenen Bürgerinnen und Bürgern als Akt der Solidari- tät empfunden wird. Mit dem Verbot von Waffenlieferungen hat der Bundesrat zudem ein weithin sichtbares Zeichen gesetzt, das seine Wirkung nicht verfehlt.
Wenn sich der Bundesrat - zumindest zur Stunde - weiterer Massnahmen enthält, handelt er in kluger Vorsicht. Denn Massnahmen gegenüber China müssen bezüglich ihrer Wir- kung auf weite Sicht beurteilt werden. Sie sollten dem überge- ordneten Ziel entsprechen, den Weg Chinas auf Reform und Oeffnung hin zu begünstigen und nicht zu behindern. Mit sei- ner Bevölkerung von über 1 Milliarde ist China ein entschei- dender Faktor für die Stabilität der Welt.
Blocher: Ich kenne China relativ gut, sofern man China ken- nen kann. Ich habe keine Firmenstützpunkte oder so etwas in China, aber wir bauen seit Jahren für die Chinesen Fabriken und bilden hier in der Schweiz Chinesen für die Leitung von Fabriken aus. Wir haben auch heute keine Leute abgezogen; unsere Ingenieure bleiben auf den Bauplätzen. Das nur zu Herrn Zbinden betreffend Abzug von Leuten.
Ich habe Verständnis für die Empörung gegen diese Schreck- lichkeiten in China. Ich bitte zu bedenken: China ist Orient. Aber China ist nicht nur Orient, China ist China. China zu ver- stehen, ist für uns praktisch nicht möglich. Das Erstaunlichste im Westen scheint mir die Ueberraschung über die vorgefalle- nen Ereignisse. Ich wundere mich, das man hier überrascht war, dass solches oder ähnliches passieren kann. Die Ausein- andersetzungen sind vorprogrammiert gewesen, und sie wer- den vorprogrammiert bleiben.
China lebt seit Tausenden von Jahren in tiefsten Widersprü- chen. Die Regierung verdeckt diese Widersprüche nicht ein- mal, sondern sie bekennt sich offen zu diesen Widersprüchen. Jeder von uns hätte den Widerspruch sehen können, sehen müssen. Denn die Regierung in Peking hat es immer erklärt: Wir öffnen, wir liberalisieren, wir demokratisieren. An der Vor- herrschaft des Sozialismus gibt es nichts zu rütteln. Die Vor- herrschaft der kommunistischen Partei bleibt. Das ist ein Wi- derspruch in sich selbst. Eines Tages findet die Auseinander- setzung statt, nämlich dann, wenn das eine oder das andere oder beides Oberhand gewinnen will. Der Weg in diesen Län- dern wird noch mit zahlreichen solchen und ähnlichen Konflik- ten beladen sein. Das gilt nicht nur für China, das gilt auch für die Sowjetunion. Ich bitte Sie, das zu bedenken. Wenn ich jetzt die westeuropäische Euphorie anschaue, ist das zu beden- ken. Es kann sein, dass es zu solchen innerstaatlichen Konflik- ten kommt oder - und das ist noch häufiger - dass es zu Krie- gen nach aussen kommt, um von den eigenen Schauplätzen abzulenken. Das ist realistische Beurteilung. Peking hat nie ein Geheimnis daraus gemacht. Peking will sozialistisch und kommunistisch bleiben. Russland umschreibt es nicht gleich, aber ähnlich und verstrickt sich in solche Widersprüche.
Zur Armee: Es ist interessant: In den letzten Jahren konnten westliche Zeitungen nicht einmal den Namen der chinesi- schen Armee richtig schreiben. Sie haben immer «Volksar- mee» geschrieben. China hat keine Volksarmee. China hat eine Volksbefreiungsarmee. Das ist der genaue Name. Wenn Sie wissen, warum die Armee geschult wird, merken Sie, was damit gemeint ist.
Das Sprichwort, das Sie zitiert haben, ist aus vorkommunisti- scher Zeit, aber es bezeichnet das Verhältnis der Macht in China. China hat andere Begriffe für Macht und Menschen- rechte. Unser Begriff «Menschenrechte» ist überhaupt nicht zu transferieren, ist schon von Konfuzius anders geprägt. China war nie eine Demokratie, wusste auch nicht, was das ist. Das sind ganz grosse Umschichtungen, tausend Jahre alte Ein-
richtungen werden umgeschichtet. Sie haben auch den Hang der Chinesen zum Stärkeren gespürt, immer zur Macht. Diese Frage war an diesem Samstag und Sonntag in Peking bei der Armee entscheidend: Welche Person in der Regierung wird die Oberhand gewinnen? Als die Würfel gefallen waren, war es klar: Man hat sich auf die stärkere Seite zu schlagen. Dann kommen alle diese Grässlichkeiten wie Denunziation von Ge- schwistern, die Mutter, die den Sohn anklagt usw. Todesstrafe gab es in China schon immer. China gibt nicht alle Todesstra- fen bekannt. Heute werden die Todesstrafen der Oeffentlich- keit aus Abschreckungsgründen bekanntgegeben. Ein altes Mittel!
Das sind die Realitäten. Ich muss Ihnen sagen: Proteste von uns -- das habe ich auch erfahren - bewirken bei den Chinesen sehr oft das Gegenteil. Chinesen haben ein ausserordentli- ches Nationalbewusstsein. Sie schlagen rasch um in Feind- schaft gegenüber dem ausländischen Staat. Ich bitte Sie, das zu bedenken. Nicht, dass Sie glauben, ich könne diese Vor- kommnisse gutheissen; aber ich bitte Sie, das zu bedenken.
Frau Segmüller: Ist China auf der Schwelle zum 21. Jahrhun- dert im Begriff rückwärtszugehen, ist, was in den siebziger Jahren nach Beendigung der Kulturrevolution so hoffnungs- voll mit einer wirtschaftlichen Oeffnung begann, zerschlagen? Ich weigere mich, mich damit abzufinden. Die Schweiz hat seit jeher gute und pionierhafte Beziehungen mit dem chinesi- schen Volk. Die Schweiz war ja das erste Land, das die Volks- republik China anerkannte. Wir haben auch in wirtschaftlicher Beziehung pionierhaft gehandelt. Die Schweiz hat als erstes Land Joint ventures mit China abgeschlossen. Es gibt auch zahlreiche Partnerschaften zwischen Kantonen, Städten und Universitäten mit den entsprechenden Partnern in China.
Wir alle sind entsetzt über die tragischen Ereignisse, insbeson- dere über die Hinrichtungen, die bereits stattgefunden haben oder noch drohen. Die Gefahr, dass eine ganze junge Genera- tion kriminalisiert wird, ist nicht von der Hand zu weisen.
Sicher: Der Ruf nach Demokratie, der da und dort in China laut wurde, wurde vom Westen überschätzt und falsch interpre- tiert. Das ist um so tragischer, als ja am Ursprung der Demon- strationen der Ruf nach Sauberkeit und Transparenz innerhalb der Partei stand.
Mit den Massnahmen des Bundesrates sind wir zufrieden. Wichtig ist, dass der Westen jetzt nicht die Türen zuschlägt, China politisch nicht ins Abseits stösst. Die Schweiz geniesst aufgrund ihrer pionierhaften Rolle ein hohes Ansehen in China. Und ich bitte den Bundesrat heute, auf diesem Anse- hen aufbauend, nicht bei den Verurteilungen stehenzublei- ben. Es gilt, nicht einfach zu protestieren, sondern alles in un- serer Macht stehende zu unternehmen für positive Aktionen, sobald solche möglich sind, sei es auf humanitärem Gebiet, sei es auf dem Gebiet der Ausbildung und Kultur, die Kontakte weiterzupflegen, sie nicht abreissen zu lassen.
China hat in der Kulturrevolution praktisch eine junge Genera- tion verloren. Die Schweiz kann mit einem solchen Angebot der ausgestreckten Hand mithelfen, dass nicht eine zweite junge Generation verstummt. Den Weg ins 21. Jahrhundert zu öffnen, mitzuhelfen, dass auch im Ansehen der Welt China die- sen Weg mit dem Blick nach vorn gehen kann und nicht mit dem Rücken nach vorn. Das würde der bisherigen Haltung der Schweiz gegenüber China entsprechen. Ich bin dankbar, wenn der Bundesrat alles in seiner Macht Stehende unter- nimmt, um in dieser Beziehung etwas zu erreichen, und wenn er seine positive Haltung gegenüber dem geplagten Volk in China beibehält.
Müller-Aargau: Ich habe nicht im Sinn, zum Thema China noch weiteres beizufügen; es ist alles Wesentliche gesagt wor- den.
Ich möchte nur zum Verfahren sprechen, besser gesagt, zu den Kritiken, die hier am Vorschlag meiner Fraktion ange- bracht worden sind.
Dringliche Interpellation Maitre. Ereignisse in China
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ben dort festgeschriebene Begriffe, und vor allem im Bereich der Menschenrechte können wir reagieren.
Ausserordentliche Verhältnisse verlangen auch ausserordent- liche Massnahmen. Es geht doch nicht, dass wir einfach nach der Devise handeln: «Das haben wir noch nie gemacht, das ist des Landes nicht der Brauch.» Eine Debatte ist gut. Sie dringt knapp durch die Ritzen dieses Gebäudes. Wollen wir aber et- was bewirken, dann müssen wir die Mittel effektvoll einsetzen. Wäre der Brief vom Interpellanten, von Herrn Maitre, zum vor- aus verfasst gewesen, hätte ich ihm genauso zugestimmt, wie ich diesem Entwurf zustimme, der Ihnen nun vorgelegt wird. 2. Zum Juristischen. Aussenpolitik ist Sache der Exekutive, das ist richtig. Aber eine Briefaktion kann von jedermann aus- gehen. Herr Mühlemann hat vorher persönlich seinen Protest angemeldet. Es können alle 200 Ratsmitglieder nach vorne gehen und ihren Protest anmelden, oder wir können den Brief respektive die Resolution verfassen. Die Volkskammer hat rein zahlenmässig nach aussen schon mehr Gewicht, als wenn nur der Bundesrat etwas tut. Wir können als Volkskammer in China ganz sicher auch einen gewissen Eindruck machen, vielleicht mehr als ein Protest der Regierung. Wie viele Briefe haben Sie nicht schon unterzeichnet für Protestaktionen! Wa- ren Sie jeweilen mit jedem Wort einverstanden? Pflegen wir doch nicht einen solchen Purismus!
Herr Sager hat gesagt, die Erklärung sei als neues Instrument von diesem Rat abgelehnt worden. Das ist richtig: Als parla- mentarisches Instrument im Rahmen der Mechanismen unse- rer Politik; z. B. in bezug auf das Verhältnis zwischen den Rä- ten und dem Bundesrat, zwischen Legislative und Exekutive. Aber der Rat kann doch einfach als Kollektiv ohne weiteres eine Erklärung abgeben.
Sie haben an Parteitagen schon viele Resolutionen verfasst, als viel mehr Menschen anwesend waren, mit viel differenzier- teren und divergierenderen Meinungen, als wir sie hier bei die- sem speziellen Problem haben. Und doch bringt man die Re- solutionen jeweilen innerhalb einiger Minuten über die Run- den, weil man nicht in Purismus macht.
Jeder Parteitag kennt - das wissen Sie - das Schöpferisch- Chaotische mehr als unser disziplinierter Rat. Wer behauptet - und mit der Abstimmung das dann auch bekräftigt -, dass die- ser Rat zu einer kollektiven Stellungnahme nicht befähigt ist, bezeichnet unseren Rat indirekt als handlungsunfähig. Dann wäre sogar einmal zu hinterfragen, ob die Schweigeminute nach Reglement angängig ist.
Bonny: Ich wollte an sich nichts sagen, am liebsten wäre mir gewesen, die China-Aussprache hätte mit der sehr eindrucks- vollen Erklärung von Herrn Bundesrat Felber aufgehört. Statt dessen ging sie weniger gut weiter; es gab ein Gerangel um die Erklärung von Frau Grendelmeier und ihrer Fraktion. Ich schlage Ihnen nun im Sinne eines Kompromisses folgendes vor: Die Erklärung sollte sich an die «Behörden» Chinas rich- ten; üblich wäre aber - ich habe mich bei Herrn Bundesrat Fel- ber erkundigt -, dass wir als Parlament die Erklärung an das chinesische Parlament richten. Dann wäre das auch unter di- plomatischen Aspekten in Ordnung.
Wären Sie mit dieser Lösung einverstanden? Es wäre schade, wenn noch weiter so kleinlich herumgestritten würde. Wenn man einverstanden wäre, würde ich Ihnen beantragen, diese Erklärung unseres Rates, die inhaltlich in Ordnung ist, tel quel an den chinesischen Volkskongress zu adressieren.
Frau Grendelmeier: Ich finde diese Idee sehr gut. Es ging uns ja darum, dass diese Erklärung an die Behörden gerichtet wird. Auch das Parlament in China ist eine Behörde. An wen es genau geht, ist uns egal. Hauptsache ist, unser Parlament nimmt Stellung gegenüber den Behörden von China. Wir sind mit dem Vorschlag von Herrn Bonny einverstanden. Er ist ganz in dem Sinn, in dem wir diese Erklärung abgefasst haben.
M. Felber, conseiller fédéral: Je conclus cette discussion en remerciant les orateurs d'avoir fait part de leur inquiétude et de leurs sentiments, mais surtout d'avoir réussi à mener un débat sur le problème de la Chine avec une certaine unanimité. En effet, dès le moment où l'on va tenter de témoigner non seule-
ment à la population suisse mais aux autorités et au peuple chinois nos inquiétudes, nos appréhensions et notre réproba- tion à l'égard de ce qui s'est passé, il est indispensable que tout le monde soit d'accord.
Je vous remercie aussi d'avoir compris et d'avoir soutenu le Conseil fédéral lorsqu'il déclare qu'il n'est pas question de rompre les relations établies longuement et quelquefois diffici- lement avec la Chine.
Nous pouvons vous assurer que nous interviendrons chaque fois que cela nous sera possible, afin de réitérer notre réproba- tion à l'encontre de ces événements. Nous suivrons avec at- tention les démarches des autres Etats occidentaux pour, le cas échéant, nous associer à certaines d'entre elles, mais nous pouvons affirmer aujourd'hui qu'aucun pays, pas plus les Etats-Unis que les Etats européens, n'a imaginé de stra- tégie différente de celle que nous exposons. Chacun a à peu près défini une position identique: réprobation mais pas rup- ture.
Quant au plan des engagements publics suisses en Chine, nous vous rappelons qu'il est particulièrement faible. Il y a des engagements dans le domaine de la coopération au dévelop- pement, qui s'élèvent en tout et pour tout à 6 millions de francs pour 1,1 milliard d'habitants. Remarquez la petitesse de cet ef- fort! Ces engagements ont été pris, les projets sont en cours de terminaison et nous n'allons pas les stopper. En revanche, les nouveaux projets seront réévalués afin de nous permettre de tenir éventuellement compte des circonstances nouvelles qui peuvent se présenter.
Dans le domaine des crédits mixtes, le problème est sembla- ble. Deux crédits mixtes ont été accordés à la Chine, l'un de 80 millions et l'autre de 100 millions de francs suisses. Avec ces crédits et par le biais de l'Office fédéral des affaires écono- miques extérieures et du Département des affaires étrangères, la Confédération a cherché à implanter, à développer ou à mo- derniser de toutes petites unités industrielles dans les provin- ces chinoises. Nous estimons que la plupart des habitants des provinces touchées par nos projets n'ont même pas été in- formés le jour même de ce qui s'était déroulé à Pékin. Là aussi, nous pensons pouvoir terminer les projets en cours, qui sont destinés à améliorer le sort de la population et des ouvriers de ces contrées.
Après les interventions de M. Bonny et l'approbation de Mme Grendelmeier, nous pouvons recommander que la proposi- tion que vous présentez, Madame, soit une lettre adressée au Parlement chinois. Nous évitons ainsi de «discutailler> sur les compétences réciproques du Parlement et du Conseil fédéral. Cela dit, il est évident que le gouvernement sera toujours très jaloux de ses compétences.
Sager: Ich habe trotzdem Hemmungen, dass wir als National- rat Stellung nehmen. Das ist ein Präzedenzfall, und der kann unglückliche Folgen haben. Wenn der Briefkopf lautet: Fol- gende Nationalräte und Nationalrätinnen .... , ist es in Ord- nung. Wir können ihn an den Volkskongress schicken, an die Regierung, und ich unterzeichne den Brief gerne. Das wäre die Kontinuität, wir haben das schon vielfach gemacht.
Aber es ist nicht der Nationalrat, sondern es sind einzelne Na- tionalrätinnen und Nationalräte! Wir bleiben so bei der Ord- nung: Dieses Parlament hat die Aussenpolitik des Bundes- rates zu begleiten, nicht zu bestimmen.
Abstimmung - Vote
Für den modifizierten Antrag der LdU/EVP-Fraktion Dagegen
63 Stimmen 32 Stimmen
49-N
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation Maitre Ereignisse in China Interpellation urgente Maitre Evénements survenus en Chine
In
Dans
In
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Jahr
1989
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
14
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 89.456
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 22.06.1989 - 08:00
Date
Data
Seite
1050-1057
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Pagina
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20 017 458
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