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Interpellation Fetz
88.571 Interpellation Fetz Ermordung von Jürg Weis in El Salvador Assassinat de Jürg Weis . au Salvador
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Wortlaut der Interpellation vom 19. September 1988 Am 22. August 1988 wurde Jürg Weis, Sekretär des Zentral- amerikakomitees in Zürich, während einer Informationsreise in El Salvador von Angehörigen der salvadorianischen Nationalpolizei auf brutale Weise ermordet.' Nachdem zunächst von den salvadorianischen Behörden die Behaup- tung verbreitet und von der Presse übernommen worden war, Jürg Weis sei als bewaffnetes Mitglied einer Guerilla- gruppe bei einem Schusswechsel getötet worden, stellte sich bald heraus, dass er als unbewaffneter Reisender fest- genommen und erst nach der Festnahme getötet wurde. Die festgestellten massiven Verletzungen lassen auf eine brutale Misshandlung schliessen.
Ich bitte den Bundesrat um Beantwortung folgender Fragen:
Jürg Weis sei bei einem «Schusswechsel» getötet worden, obwohl laut vorläufigem Autopsiebericht des Gerichtsärztli- chen Dienstes BS (vom 1.9.88) bei Jürg Weis mindestens neun Schussverletzungen (vor allem Körperdurchschüsse!) im Bereich Brustkorb, Bauch, Rücken! gefunden wurden, die ihm «durch fremde Hand und zu Lebzeiten beigebracht wurden»;
«dass es keine Anhaltspunkte gibt, dass Jürg Weis vor seinem Tod gefoltert wurde»,
obwohl der vorläufige Autopsiebericht Folterungen nicht explizit ausschliesst;
obwohl praktisch sämtliche inneren Organe fehlten;
obwohl die Ursachen der grässlichen Zerstörungen an Gesicht und Schädel noch völlig ungeklärt sind;
obwohl neben den Schussverletzungen eindeutig Gewalt- einwirkungen «in Form einer stumpfen und scharfen Ge- walt» gefunden wurden, die «zu Lebzeiten entstanden» ? Ist der Bundesrat angesichts dieser massiven Hinweise unterdessen nicht auch der Meinung, dass es sich bei der Ermordung von Jürg Weis um eine brutalste Hinrichtung handelt?
Warum haben die zuständigen Schweizer Diplomaten nicht sofort an Ort und Stelle eine Autopsie durch einen unabhän- gigen Gutachter veranlasst?
Warum haben sie nicht die Entfernung der inneren Organe verhindert, die genauere Hinweise auf die Todesumstände hätten geben können?
Wurde abgeklärt, ob Jürg Weis nach seiner Einreise im Juli oder nach seiner Verlängerung der Aufenthaltsbewilligung vom 19. August 1988 von den salvadorianischen Behörden beschattet wurde?
Laut Informationen des Korrespondenten der Wochenzei- tung (Bericht vom 9.9.88) war Jürg Weis vermutlich mit drei Begleitern unterwegs. Zwei wurden mit ihm ermordet. Wurde nach dem möglichen dritten gesucht?
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Was genau stand in der vom EDA den salvadorianischen Behörden übermittelten diplomatischen Note? Wie reagier- ten die salvadorianischen Behörden auf diese Note?
Gibt man sich im EDA mit dem Hinweis auf die «teilweise ungeklärten Umstände des Todes von Jürg Weis» (Presseer- klärung 5.9.88) zufrieden? Mit welchen Massnahmen gedenkt der Bundesrt sicherzustellen, dass die Hinter- gründe, Umstände und Täter der Ermordung ermittelt und Schuldige verurteilt werden können?
Ist der Bundesrat bereit, bei den salvadorianischen Be- hörden energischen Protest gegen die brutale Ermordung eines Schweizer Staatsangehörigen durch salvadorianische Streitkräfte einzulegen?
Die Ermordung von Jürg Weis und seiner Begleiter ist Ausdruck der Eskalation des Staatsterrorismus in El Salva- dor, der bisher mehr als 70 000 Menschenleben gefordert hat. Die militärische Repression gegen die Zivilbevölkerung und die Menschenrechtsverletzungen nehmen ständig zu, ebenso die Verhinderung der Repatriierung von salvadoria- nischen Flüchtlingen (vgl. Beilage: Bericht der Uno-Sub- kommission Menschenrechtsverletzungen vom 1.9.88). Die Regierung und das Militär in El Salvador unternehmen der- zeit im Rahmen der Totalisierung des Konflikts den Versuch, die internationale Oeffentlichkeit aus dem Land zu verban- nen, indem sie die humanitäre Arbeit internationaler und kirchlicher Organisationen und Solidaritätsbewegungen massiv behindern.
Teilt der Bundesrat diese politische Einschätzung?
Ist er bereit, den staatlichen Terror gegen das salvadoriani- sche Volk und die ständigen massiven Menschenrechtsver- letzungen öffentlich zu verurteilen und alles in seiner Macht Stehende zur Verbesserung der Situation zu unternehmen?
Texte de l'interpellation du 19 septembre 1988
Le 22 août 1988, le secrétaire du Secrétariat pour l'Amérique centrale établi à Zurich M. Jürg Weis était sauvagement assassiné par des membres des forces de police salvado- riennes, alors qu'il effectuait un voyage d'information au Salvador. Selon une première version avancée par les auto- rités salvadoriennes et reprise par la presse, Jürg Weis était armé et aurait été tué lors d'une fusillade qui opposait les forces de police salvadoriennes aux membres de la guerilla, avec qui il se trouvait. Il est apparu, par la suite, que Jürg Weis n'était pas en possession d'une arme et qu'il a d'abord été arrêté avant d'être assassiné. Les nombreuses blessures relevées sur son corps semblent indiquer qu'il a subi des sévices graves.
C'est pourquoi je demande au Conseil fédéral de répondre aux huit questions suivantes:
au moins (dont la plupart ont traversé le corps), au niveau de la poitrine, de l'estomac et du dos, blessures qui lui ont été infligées alors qu'il était encore en vie;
bien que le rapport d'autopsie provisoire n'exclue pas expli- citement l'hypothèse selon laquelle M. Weis aurait subi des tortures;
bien que le corps ait été dépouillé de la plupart de ses organes internes;
bien que l'origine des atroces mutilations que Jürg Weis a subies au visage et à la tête reste indéterminée;
bien que le corps portât, à l'évidence, outre des blessures par balles, des traces de coups laissées par un objet conton- dant et des lésions imputables à un objet tranchant que la victime a subies de son vivant.
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16 décembre 1988
Au vu de ces nombreux indices, le Conseil fédéral n'est-il pas, lui aussi, d'avis que l'assassinat de Jürg Weis se révèle être une sauvage exécution ?
Comment se fait-il que l'ambassadeur de Suisse M. Hold ne s'est rendu sur place qu'une semaine environ après l'assassinat? Pourquoi les diplomates suisses en poste au Guatemala n'ont-ils pas immédiatement ordonné qu'une autopsie soit faite sur les lieux par un expert indépendant? Pourquoi n'ont-ils pas empêché que le corps soit dépouillé de ses organes internes, qui auraient pu donner des indica- tions plus précises sur les circonstances de la mort?
Avec quels représentants du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) et de la presse locale l'ambassa- deur Willy Hold s'est-il entretenu? A-t-on pu déterminer si Jürg Weis, après son arrivée au Salvador au mois de juillet ou après la prolongation de son autorisation de séjour le 19 août 1988, a fait l'objet d'une surveillance de la part des autorités salvadoriennes ? D'après les informations fournies par le correspondant de la Wochenzeitung (parues le 9 sep- tembre 1988), Jürg Weis se trouvait, semble-t-il, en compa- gnie de trois personnes, dont deux ont également été assas- sinées. A-t-on entrepris des recherches pour retrouver la troisième personne?
Le Conseil fédéral pense-t-il que toutes les mesures nécessaires à l'élucidation des conditions dans lesquelles Jürg Weis et ses compagnons ont trouvé la mort ont été prises par les diplomates suisses en poste au Guatemala? Ces derniers se sont-ils pleinement acquittés de leur devoir de diligence? Si tel n'est pas le cas, quelles conclusions le Gouvernement pense-t-il tirer de cet état de fait?
Quel était le contenu exact de la note diplomatique que le DFAE a fait parvenir aux autorités salvadoriennes? Com- ment ces dernières ont-elles réagi ?
Le DFAE se satisfait-il de la formule selon laquelle «les circonstances du décès de M. Weis restent partiellement inexpliquées (communiqué de presse du 5 septembre 1988)» ? Quelles mesures le Conseil fédéral envisage-t-il de prendre pour que la lumière soit faite sur les motifs, sur les circonstances et sur les auteurs de cet assassinat et pour que les coupables soient punis ?
Le Conseil fédéral est-il disposé à protester énergique- ment auprès des autorités salvadoriennes contre l'assassi- nat d'un ressortissant suisse par des forces de l'ordre salva- doriennes?
L'assassinat de Jürg Weis et de ses compagnons ne fait que confirmer la recrudescence du terrorisme d'Etat que connaît actuellement le Salvador, et qui a déjà fait plus de 70 000 victimes. La répression militaire exercée contre la population civile et les violations des droits de l'homme ne cessent de s'aggraver, alors que les obstacles au rapatrie- ment de réfugiés salvadoriens se multiplient (cf. Annexe: Rapport du 1er septembre 1988 de la Sous-Commission de l'ONU de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités). Suite à la radicalisation du conflit au Salvador, le gouvernement et l'armée s'efforcent d'isoler le pays du monde extérieur et d'entraver le travail humani- taire accompli par les organisations internationales, les groupements religieux et les mouvements de solidarité. Le Conseil fédéral partage-t-il cette vision ? Se déclare-t-il prêt à condamner publiquement la terreur que l'Etat salvadorien fait régner dans la population et les constantes violations des droits de l'homme ? Est-il disposé à entreprendre tout ce qui est en son pouvoir pour que la situation s'améliore?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bär, Diener, Fankhauser, Herczog, Leuenberger Moritz, Leutenegger Oberholzer, Maeder, Rechsteiner, Stocker, Thür (10)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit Die Urheberin verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 14. November 1988 Rapport écrit du Conseil fédéral du 14 novembre 1988
Zu Beginn der Herbstsession der eidgenössischen Räte sind verschiedene parlamentarische Vorstösse zu diesem tragi- schen Vorfall unternommen worden. Der Vorsteher des Departmentes für auswärtige Angelegenheiten hat sich in der Fragestunde des Nationalrates vom 26. September 1988 zu diesen Vorstössen eingehend geäussert und den Stand- punkt der Landesregierung so umfassend wie möglich dar- gelegt. Der Bundesrat möchte über die Lage aufgrund des Informationsstandes zu Beginn des Monats November berichten und gleichzeitig folgende Punkte aus der Stel- lungnahme vom 26. September wiederholen:
Unser Honorarkonsul in El Salvador wurde offiziell am 23. August 1988 vom Tod von Herrn Jürg Weis unterrichtet. Ein Mitarbeiter der schweizerischen Botschaft in Guatemala reiste am 24. August nach El Salvador, um sich über den Ablauf der Ereignisse zu orientieren und die Ueberführung des Leichnams in die Schweiz in die Wege zu leiten. Diese Art von Aufgaben gehört in den Tätigkeitsbereich unserer konsularischen Vertreter im Ausland und der Sektion für konsularischen Schutz beim Departement für auswärtige Angelegenheiten. In diesem Zusammenhang muss darauf hingewiesen werden, dass unsere Botschaft in San Salvador nach der Ermordung von Geschäftsträger a. i. Hugo Wey im Jahre 1979 geschlossen wurde. Seither fällt El Salvador in den Kompetenzbereich unserer Vertretung in Guatemala. Angesichts der Schwere des Vorfalls und des Fehlens von wichtigen Hinweisen über die Todesumstände wurde unser Botschafter nach El Salvador entsandt, um die Untersu- chungen weiterzuführen. Er hat dies nach bestem Wissen und Gewissen getan, und der Bundesrat weist auch an dieser Stelle Anschuldigungen gegen ihn und den schweize- rischen Honorarkonsul in El Salvador, wie sie verschiedent- lich erhoben worden sind, zurück. Unser Botschafter konnte anlässlich dieser Mission und im Rahmen seiner weiteren Abklärungen neue Informationen zusammentragen, die Widersprüche zu Meldungen salvadorianischer Stellen über den Ablauf der Ereignisse zeigten. Das Departement für auswärtige Angelegenheiten hat in seiner Note vom 9. Sep- tember 1988 den salvadorianischen Behörden seine Bestür- zung über diesen tragischen Todesfall gezeigt, auf Unklar- heiten in den Hinweisen über die Todesumstände aufmerk- sam gemacht und weitere Einzelheiten über das Geschehen verlangt.
Eine vom Zentralamerika-Sekretariat, Zürich, zusammenge- stellte Delegation hat sich vom 18. bis 25. Sepember 1988 in El Salvador aufgehalten, um Informationen zu sammeln. Sie konnte mit militärischen und zivilen Stellen, ausländischen Botschaften und unabhängigen Organisationen Gespräche führen. Das Departement für auswärtige Angelegenheiten, unser Botschafter und unser Honorarkonsul in El Salvador haben die Delegation ebenfalls empfangen und sie im Rah- men ihrer Möglichkeiten unterstützt. Von den salvadoriani- schen Behörden erhielt die Delegation umfangreiches Dokumentationsmaterial. Zusätzliche Unterlagen (Fotos, Videoband, Dokumente) sind Ende Oktober 1983 in Bern eingetroffen; sie wurden vom Departement für auswärtige Angelegenheiten, dem Wunsch der salvadorianischen Behörden entsprechend, an das Zentralamerika-Sekretariat weitergeleitet. Demnächst soll auch der endgültige Auto- psiebericht vorliegen. Es ist zu hoffen, dass die Auswertung dieser Unterlagen mehr Licht in diese Angelegenheit bringt. Die Bundesbehörden ihrerseits werden die Untersuchungen fortsetzen, und der Bundesrat behält sich, je nach Ergebnis dieser Ermittlungen, die ihm notwendig erscheinenden wei- teren Schritte vor.
Der Bundesrat muss nochmals auf die Risiken hinweisen, die Reisen in Konfliktgebiete mit sich bringen: Die Eidge- nossenschaft und ihre Vertretungen können die persönliche Sicherheit von Landsleuten im Ausland nicht garantieren. Hingegen können sie beraten und auf Risiken und Gefahren hinweisen, die ein Aufenthalt in bestimmten Regionen mit sich bringen kann. Das ist die Aufgabe der Sektion für konsularischen Schutz im Departement für auswärtige Angelegenheiten sowie unserer Vertretungen im Ausland. Notwendig ist jedoch eine vorherige Kontaktnahme mit die-
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Interpellation Stappung
sen Diensten. Der Bundesrat muss bei dieser Gelegenheit betonen, dass Reisen in Konfliktgebiete - wie übrigens jede Reise ins Ausland - auf eigenes Risiko unternommen wer- den. Der oder die Reisende trägt dafür selbst die Verantwor- tung. Herrn Weis'. Reisepläne waren uns nicht bekannt. Er muss sich der Gefahren bewusst gewesen sein, als er El Salvador im Auftrag des Zentralamerika-Sekretariates be- reiste.
Der Bundesrat hat schon mehrmals seine Haltung zur Lage in Zentralamerika dargelegt: Entsprechend seiner Ueber- zeugung, dass Streitigkeiten auf friedlichem Weg beigelegt werden sollten, begrüsste er die im August 1987 erfolgte Unterzeichnung des Abkommens von Esquipulas. Er hat damals auch seine Bereitschaft für gute Dienste im Rahmen dieses Abkommens angekündigt. Der Bundesrat verurteilt jegliche Gewaltanwendung in der festen Meinung, dass die Wiederherstellung des Friedens nur durch Verhandlungen herbeigeführt werden kann. Er verfolgt die Entwicklung der Lage in El Salvador mit grosser Besorgnis, und er verurteilt alle Angriffe auf Leben, Integrität und Freiheit der Men- schen, von wem auch immer diese Angriffe ausgehen. Er hatte wiederholt die Möglichkeit, seine Besorgnis gegen- über den salvadorianischen Behörden zum Ausdruck zu bringen, und er wird dies, wenn nötig, auch in Zukunft tun.
Präsident: Die Interpellantin ist von der Antwort des Bun- ' desrates nicht befriedigt. Sie beantragt Diskussion.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
55 Stimmen 30 Stimmen
88.586
Interpellation Stappung Menschenrechtspolitik gegenüber der Türkei Respect des droits de l'homme en Turquie
. Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1988
Die aus der Türkei in der Schweiz einlaufenden Nachrichten müssen in bezug auf die Situation der Menschenrechte in diesem Land beunruhigen. Der Bundesrat wird deshalb gebeten, zu folgenden Punkten ausführlich Stellung zu neh- men und seine künftige Politik in diesem Zusammenhang darzulegen:
Seit wann ist die Europäische Menschenrechts-Konven- tion (EMRK) für die Türkei verbindlich?
Seit wann und in welchem Umfange anerkennt die Türkei das Klagerecht für Individualklagen nach Artikel 25 der EMRK?
Welche Möglichkeiten bestehen für Personen gegenüber der Türkei, in der Türkei die Verletzung der EMRK vor dortigen nationalen Instanzen zu rügen?
Wieviele Individualklagen sind gegenwärtig gegen die Türkei bei der Europäischen Menschenrechtskommission hängig, und welche Sachverhalte betreffen sie?
Wie beurteilt der Bundesrat das in der Türkei bestehende Verbot, in der Oeffentlichkeit die kurdische Sprache zu sprechen, im Zusammenhang mit der EMRK?
Wie beurteilt der Bundesrat den Einfluss der tatsächli- chen Verhältnisse im Bereiche der Respektierung der euro- päisch garantierten Menschenrechte in der Türkei auf die Tatsache, dass das Gros der in der Schweiz einreisenden Flüchtlinge aus der Türkei stammt?
Wie beurteilt der Bundesrat die Weigerung der Türkei, Delegierte des IKRK zur Betreuung und Hilfeleistung an kurdische Flüchtlinge aus Irak einreisen zu lassen?
Wie beurteilt der Bundesrat die Vorgänge, über welche eine schweizerische Delegation von Juristen, die sich zur Beobachtung zweier Prozesse in Ankara aufgehalten hat, berichtet hat, nämlich
a) dass in türkischen Gefängnissen nach wie vor Gefangene gefoltert werden;
b) dass der Verkehr zwischen Angeklagten und Anwälten auf 15 Minuten via Telefon, das abgehört und aufgezeichnet wird, beschränkt ist;
c) dass ein Gerichtspräsident Angeklagten in offener Ver- handlung androht, sie einer «Spezialbehandlung» im Geständnislabor der Staatssicherheitspolizei unterziehen zu lassen;
d) dass Akten der Delegation, die sich vorübergehend in der Obhut ihrer türkischen Dolmetscherin befunden haben, von Sicherheitskräften beschlagnahmt, durchsucht und nur unvollständig zurückerstattet worden sind, wobei eine Quit- tung für vollständige Rückgabe erzwungen worden ist?
Welche Demarchen hat der Bundesrat gegenüber der Türkei seit ihrem Beitritt zur EMRK unternommen, um deren Respekt gegenüber der EMRK zu verbessern?
Ist der Bundesrat bereit, sich mit den anderen Unter- zeichnerstaaten der EMRK darüber zu unterhalten, ob diese bereit sind, zusammenzuwirken, um allenfalls durch Staa- tenklagen nach Artikel 24 EMRK dafür zu sorgen, dass die EMRK in der Türkei entweder im bisher in Westeuropa üblichen Umfange durchgesetzt oder aber dass die Türkei aus dem Europarat und damit aus dem Kreise der westeuro- päischen demokratischen Länder ausgeschlossen wird?
Texte de l'interpellation du 21 septembre 1988
Les nouvelles qui nous arrivent de Turquie suscitent de sérieuses inquiétudes au sujet de la manière dont on y applique les dispositions concernant les droits de l'homme. Aussi le Conseil fédéral est-il prié de répondre de façon circonstanciée aux questions suivantes et d'exposer la poli- tique qu'il entend suivre en l'occurrence:
A quelle date la Convention européenne des droits de l'homme est-elle entrée en vigueur pour la Turquie?
Depuis quelle date la Turquie reconnaît-elle le droit des particuliers de porter plainte conformément à l'article 25 de la convention?
Dans quelle mesure reconnaît-elle ce droit?
Comment les particuliers vivant en Turquie peuvent-ils porter devant les autorités turques les cas de violations de la convention commises dans ce pays?
Combien de plaintes déposées par des particuliers sont- elles en suspens devant la Commission européenne des droits de l'homme? Quels sont les faits incriminés?
Que pense le Conseil fédéral de l'interdiction faite en Turquie d'utiliser la langue kurde en public, compte tenu de la convention ?
Dans quelle mesure, selon lui, la façon dont la garantie des droits de l'homme reconnus par la convention euro- péenne y relative est effectivement appliquée en Turquie influe-t-elle sur le fait que le gros des réfugiés arrivant en Suisse proviennent de ce pays?
Que pense-t-il du refus de la Turquie de permettre aux délégués du CICR d'entrer dans le pays pour porter aide et assistance aux réfugiés kurdes venus de l'Irak?
Que pense-t-il des faits suivants, rapportés par une délé- gation de juristes suisses qui ont séjourné à Ankara pour assister à deux procès, à savoir:
a) que l'on continue à torturer les détenus dans les prisons turques;
b) que les accusés ne peuvent s'entretenir avec leurs avo- cats que quinze minutes et par téléphone, la conversation étant écoutée et enregistrée;
c) que le président d'un tribunal a ouvertement menacé les accusés de les soumettre à une procédure spéciale dans un local du service de sécurité de l'Etat servant à l'obtention d'aveux;
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Jahr
1988
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 88.571
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
16.12.1988 - 08:00
Date
Data
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