Dringliche Interpellationen zur Situation in Rumänien
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88.568
Dringliche Interpellation Rüttimann Politische Spannungen zwischen Rumänien und Ungarn Interpellation urgente Rüttimann Tensions politiques entre la Roumanie et la Hongrie
Wortlaut der Interpellation vom 19. September 1988 Die beabsichtigte Schleifung von 7000 bis 8000 Dörfern in Rumänien und deren Ersetzung durch 500 bis 600 Zentren für die Agrarproduktion hat in ganz Europa Aufsehen, ja Entrüstung ausgelöst.
Das Nachbarland Ungarn ist deshalb besonders betroffen, weil nach dem Ausgang des 1. Weltkrieges das Kaiserreich Oesterreich/Ungarn aufgelöst und Siebenbürgen zu Rumä- nien geschlagen wurde. Im seither rumänischen Siebenbür- gen leben noch annähernd zwei Millionen Bürger Ungarns und etwa 250 000 Volksdeutsche. Diese befürchten, durch die zu schaffenden agro-industriellen Zentren entwurzelt und bewusst mit den übrigen Bevölkerungsstämmen durch- mischt zu werden.
Der kürzliche Versuch der Parteichefs beider Länder zur Konfliktlösung ist offensichtlich gescheitert oder minde- stens im Sande verlaufen.
Ich frage daher den Bundesrat:
Landes aus völkerrechtlicher Sicht?
Texte de l'interpellation du 19 septembre 1988
Les projets du gouvernement roumain, qui a décidé de raser 7000 à 8000 villages pour les remplacer par 500 à 600 centres agro-industriels ont ému, voire scandalisé toute l'Europe.
La Hongrie, voisine de la Roumanie, a réagi de manière particulièrement vive à l'annonce des transferts de popula- tion. La Transylvanie, qui faisait partie de l'Empire austro- hongrois, n'a en effet été intégrée dans la Roumanie qu'à la dissolution de l'empire à la fin de la première guerre mon- diale. Cette région est ajourd'hui habitée par près de deux millions de Hongrois et par quelques 250 000 personnes de souche allemande. Les membres de ces minorités qui seront contraints d'aller vivre dans les futurs centres agro-indus- triels craignent de se trouver déracinés et redoutent que les dirigeants roumains aient pris ces mesures dans le but bien précis de les mélanger au reste de la population.
Les tentatives que les dirigeants des deux Etats ont faites récemment en vue de trouver une solution au problème se sont soldées par un échec ou ne leur ont du moins pas permis de sortir de l'impasse.
Je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions sui- vantes:
Estime-t-il opportun, du point de vue du droit internatio- nal, que notre pays intervienne officiellement dans cette affaire ?
Est-il disposé à proposer les bons offices de la Suisse par la voie diplomatique afin d'aider les deux Etats à trouver une solution au problème?
88.576
Dringliche Interpellation Dietrich Vorgänge in Rumänien Interpellation urgente Dietrich Situation en Roumanie
Wortlaut der Interpellation vom 20. September 1988 Der rumänische Conducator Ceausescu hat angeordnet, 8000 Dörfer Rumäniens dem Erdboden gleichzumachen und die Bewohner in sogenannte agro-industrielle Zentren zwangsweise umzusiedeln. Ganz besonders betroffen sind die deutschstämmigen und ungarischen Minderheiten, wel- che «rumänisiert» werden sollen.
Rumänien ist Mitglied der Uno und somit der Uno-Men- schenrechts-Charta verpflichtet. Ebenso hat Rumänien die KSZE-Akte mitunterzeichnet. Die brutale Vernichtung der Dörfer und die Missachtung der Grundrechte ethnischer Minderheiten stellen schwerwiegendste Verstösse gegen diese obersten Gesetze der Menschlichkeit dar.
Welche Möglichkeiten sieht der Bundesrat:
zur Verhinderung oder Einstellung der Vorgänge beizu- tragen,
den betroffenen Menschen gegebenenfalls Hilfe zukom- men zu lassen
oder mindestens eindringlich zu protestieren?
Texte de l'interpellation du 20 septembre 1988
Le «conducator» de Roumanie Ceaucescu a ordonné que soient rasés 8000 villages roumains et que leurs habitants soient transférés de force dans ce qu'il nomme des centres agro-industriels. Les minorités d'origine allemande ou hon- groise, qui doivent être «roumainisées», sont tout particuliè- rement touchées par ces mesures.
La Roumanie est membre de l'ONU et donc tenue de respec- ter la Déclaration des droits de l'homme. Elle a également signé l'Acte final de la CSCE. La destruction brutale de villages et la violation des droits fondamentaux des mino- rités ethniques constituent de graves violations des prin- cipes humanitaires suprêmes.
Quelles mesures le Conseil fédéral peut-il envisager de prendre:
pour contribuer à empêcher ou à arrêter les mesures indiquées,
pour faire parvenir éventuellement de l'aide à la popula- tion touchée,
ou au moins pour protester énergiquement?
88.577
Dringliche Interpellation Sager Rumäniens Siedlungspolitik Interpellation urgente Sager Politique intérieure roumaine
Wortlaut der Interpellation vom 20. September 1988 In den kommenden zwölf Jahren - bis zum Jahr 2000 - sollen zwischen 7000 und 8000 der rund 14 000 Dörfer in Siebenbürgen und Banat vernichtet und deren Einwohner zwangsweise umgesiedelt werden. Betroffen sind rund zwei Millionen Menschen. Neben Rumänen sind vor allem ethni- sche Minderheiten wie Ungaren und Deutsche, aber auch Bulgaren, Serben, Juden und Zigeunern vertreten. Bereits sind seit Januar dieses Jahres in Ungarn rund 20 000 ungari-
52-N
Interpellations urgentes sur la situation en Roumanie
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N 5 octobre 1988
sche Flüchtlinge aus Rumänien eingetroffen. Diese Minder- heiten verlieren damit ihre traditionellen Bindungen und ethnischen Wurzeln, ja ihre kulturelle Identität. Begründet werden die Zwangsumsiedlungen mit einem «Systematisie- rungsprogramm», wodurch ein Zuwachs der landwirtschaft- lichen Flächen um ganze drei (!) Prozent angestrebt wird. In diesem Zusammenhang frage ich den Bundesrat an:
Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass die Politik der rumänischen Regierung gegen das Recht auf kulturelle Identität und das Recht auf Gleichbehandlung der Minderheiten verstösst? Diese Menschenrechte und Grund- freiheiten sind sowohl in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte der Uno als auch in der Schlussakte von Helsinki der Konferenz für Sicherheit und Zusammenarbeit in Europa (KSZE) garantiert, zu deren Einhaltung sich auch Rumänien mit seiner Unterschrift verpflichtet hat.
Falls der Bundesrat diese Auffassung teilt, ist er bereit, seine Haltung öffentlich und beispielsweise auch an der KSZE-Nachfolgekonferenz in Wien zu bekunden?
Texte de l'interpellation du 20 septembre 1988
Ces douze prochaines années, le gouvernement roumain projette de faire détruire 7000 à 8000 des quelque 14 000 villages de Transylvanie et de Banat et de déplacer leurs habitants de force. Les deux millions de personnes qui seront touchées par ces mesures appartiennent pour la plupart à des minorités ethniques telles que les Hongrois et les Allemands, mais il y a aussi, en plus des Roumains, des Bulgares, des Serbes, des Juifs et des Tsiganes. Depuis le mois de janvier de cette année, la Hongrie a déjà accueilli quelque 20 000 réfugiés de souche hongroise. Les mesures décrétées privent en effet les membres des minorités ethni- ques de leurs traditions, de leurs racines, voire de leur identité culturelle. Ces déplacements de population sont partie intégrante d'un programme de «systématisation» de la production agricole, grâce auquel le gouvernement espère obtenir un accroissement des surfaces agricoles de trois pour cent en tout et pour tout!
Je prie le Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux questions suivantes:
N'est-il pas lui aussi d'avis qu'en mettant à exécution les mesures annoncées, le gouvernement roumain viole le droit qu'ont les minorités à conserver leur identité culturelle et à être traitées comme le reste du peuple roumain? Ces droits de l'homme et ces libertés fondamentales sont garantis tant dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, éla- borée sous l'égide de l'ONU, que dans l'Acte final d'Helsinki, mis au point dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE). La Roumanie a signé ces instruments et s'est donc engagée à respecter les prin- cipes qui y sont énoncés.
Le Conseil fédéral serait-il disposé, le cas échéant, à rendre publique sa position et à faire une déclaration dans ce sens, par exemple à l'occasion de la conférence du suivi de la CSCE à Vienne?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Basler, Darbellay, Fi- scher-Hägglingen, Fischer-Seengen, Frey Walter, Hari, Massy, Müller-Wiliberg, Ruffy, Rutishauser, Rychen, Schwab, Seiler Hanspeter, Zwingli (14)
88.578
Dringliche Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Rumänien. Zerstörung von Dörfern und Flüchtlingsbewegungen Interpellation urgente du groupe socialiste Roumanie. Destruction de villages et vagues de réfugiés
Wortlaut der Interpellation vom 20. September 1988 Um angeblich die landwirtschaftlichen Nutzflächen zu ver- grössern und die Produktion zu «systematisieren», sollen bis zu 8000 der 13 000 Dörfer «geschleift» werden. Betroffen sind auch kleine Städtchen und alte Stadtteile. Die Bewoh- ner werden in agro-industrielle «Siedlungszentren» umge- siedelt. Bedeutende kulturelle Güter werden zerstört.
Zwangsumsiedlungen sind Verletzungen der Menschen- rechte. Rumänien hat aber die Schlussakte von Helsinki mitunterzeichnet!
Die Zerstörung der Dörfer löst bereits grosse Flüchtlingsbe- wegungen aus. Die wirtschaftliche Not der Bevölkerung und z. B. der Mangel an Medikamenten sind besorgniserregend. - Wie ist die Haltung des Bundesrates, um die Zerstörung der ca. 7000 bis 8000 Dörfer zu verhindern und den damit entstehenden Flüchtlingsbewegungen zu begegnen? - Was wurde bis heute zur Erhaltung der Menschenrechte in Rumänien unternommen?
Texte de l'interpellation du 20 septembre 1988
Afin, prétendument, d'agrandir la surface agricole exploita- ble et de «systématiser» la production, 8000 cles 13 000 villages de Roumanie doivent être «rasés».
De petites villes ou des quartiers urbains anciens sont aussi touchés par les mesures. Les habitants doivent être trans- férés dans des centres agro-industriels. D'importants biens culturels seront détruits.
Les transferts forcés de population constituent une violation des droits de l'homme. Or la Roumanie a signé l'Acte final d'Helsinki!
La destruction de villages entiers a déjà provoqué un grand afflux de réfugiés. La détresse matérielle de la population et notamment le manque de médicaments sont inquiétants.
Quel est l'avis du Conseil fédéral sur les moyens à mettre en oeuvre pour empêcher la destruction de 7000 à 8000 villages et endiguer l'énorme afflux de réfugiés qui risque de se produire ?
Qu'est-ce qui a été entrepris jusqu'ici pour exiger de la Roumanie qu'elle respecte les droits de l'homme ?
Sprecherin - Porte-parole: Fankhauser
88.588
Dringliche Interpellation Bonny Menschenrechtsverletzungen in Rumänien. Haltung der Schweiz Interpellation urgente Bonny Violation des droits de l'homme en Roumanie. Attitude de la Suisse
Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1988 Das kommunistische Regime Ceausescu hat eine langfri- stige Aktion begonnen, um in den nächsten Jahren die
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation Sager Rumäniens Siedlungspolitik Interpellation urgente Sager Politique intérieure roumaine
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1988
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Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
14
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Seduta
Geschäftsnummer 88.577
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Datum 05.10.1988 - 15:00
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