N
16 décembre 1987
1768
Budget de la Confédération 1988
Titre et préambule, art. 1 à 3 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Bundesbeschlusses 95 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
87.052
Voranschlag der Eidgenossenschaft 1988 Budget de la Confédération 1988
Siehe Seite 1641 hiervor - Voir page 1641 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 15. Dezember 1987 Décision du Conseil des Etats du 15 décembre 1987
Differenzen - Divergences
Zbinden Paul, Berichterstatter: Der Ständerat hat mit einer Ausnahme sämtlichen Abänderungsbeschlüssen des Natio- nalrates zugestimmt. Das Budget wäre also mit einer Aus- nahme bereinigt.
Wir hatten im Nationalrat unter der Position «Förderung des Weinbaues - Verwertungsmassnahmen» mehrheitlich, mit 65 zu 56 Stimmen, beschlossen, den Betrag auf 38,3 Millio- nen Franken zu belassen und die von der Finanzkommission beantragte Reduktion um fünf Millionen Franken abzu- lehnen.
Wenn ich Ihnen diese verschiedenen Beschlüsse noch ein- mal Revue passieren lasse, stelle ich fest, dass in der natio- nalrätlichen Finanzkommission zuerst die Sektion einstim- mig eine Reduktion beschlossen hat, die Finanzkommission stimmte mit 9 zu 5 Stimmen zu. Im Ständerat wurde zuerst mit 22 zu 17 Stimmen und gestern mit 22 zu 16 Stimmen an der Reduktion festgehalten.
Die Finanzkommission des Nationalrates hat heute vormit- tag - in der alten Zusammensetzung - in der Differenzberei- nigung mit 7 zu 5 Stimmen beschlossen, sich dem Ständerat anzuschliessen, also die Reduktion von fünf Millionen Fran- ken vorzunehmen.
Ich will noch einmal versuchen, kurz darzustellen, worum es geht: Seit 1982 haben wir in unserem Lande beträchtliche Weinüberschüsse, die wir nicht mehr vermarkten können. Das hat gewaltige Lagerüberbestände zur Folge. Der Bun- desrat hat im Jahre 1986 ein Fünfjahresprogramm beschlos- sen, wonach ein Gesamtbetrag von 200 Millionen Franken eingesetzt werden soll, um die Lagerbestände zu reduzie- ren. In diesem Sinne sind im Jahre 1986 ein Betrag von 33 Millionen Franken und für das laufende Jahr 38 Millionen Franken eingesetzt worden. Für das nächste Jahr hat der Bundesrat eben diese 38 Millionen Franken vorgesehen. Dieses Fünfjahresprogramm des Bundesrates war immer wieder umstritten, und es wurde sowohl hier als auch in der Finanzkommission und in der Finanzdelegation nur zuge- stimmt unter der Zusicherung, dass die Produktion reduziert und dem Markt angepasst werde. Die Vorstellung war immer die, dass die Produktion mit 110 Millionen Litern pro Jahr ihr Bewenden haben sollte, das ist ungefähr das, was vermark- tet werden könnte. Ich lese Ihnen zweckmässigerweise auf französisch aus dem Bundesratsbeschluss vom 16. Juni 1986 vor, was damals mit diesem Fünfjahresplan gemeint war. Der Bundesrat sagt dort: «Les mesures d'assainisse ment proposées sont naturellement subordonnées à certai-
nes conditions. En effet, l'aide fédérale devrait être aban- donnée si l'on devait constater qu'à la suite d'une faible récolte l'on se retrouvait dans une situation de marché normal où .... » et je souligne « .... si la production ne devait pas respecter son engagement moral de maîtriser à l'avenir les récoltes à un niveau qui permette en résorption régulière des excédents. Des récoltes de l'ordre de 110 millions de litres, tant que la situation sur le marché ne sera pas assai- nie, devraient constituer l'objectif souhaitable.» Die Bedin- gung ist also ganz deutlich: 110 Millionen Liter.
Was haben wir nun aber festgestellt? Im Jahre 1985 hatten wir auf dem Markt 125 Millionen Liter. Im Jahre 1986, als dieser Fünfjahresplan beschlossen worden ist, stieg die Produktion auf 135 Millionen Liter, also 25 Millionen Liter Ueberschüsse. Im laufenden Jahr haben wir nicht 110, son- dern wiederum 125 Millionen Liter, also wiederum 15 Millio- nen Liter Ueberschüsse. Allein aus der Westschweiz kom- men in diesem Jahr 114 Millionen Liter. Es geht unseres Erachtens nicht, dass man am Markte vorbeiproduzieren darf. Mit dieser Aktion bauen wir alte Lager ab und die Produzenten stocken neue auf, die wir in einigen Jahren wiederum mit Bundesgeldern oder Rebbaufondsgeldern abbauen müssen.
Die Kommission beantragt Ihnen mit 7 zu 5 Stimmen, eine Reduktion der Subvention auf 33,3 Millionen Franken zu beschliessen und in diesem Sinne dem Ständerat zuzustim- men. Wir wollen ein Zeichen setzen. Wir wollen einen Schuss vor den Bug geben, damit sich die Produktion wieder dem Markte anpasst. Es ist eine Warnung, weil wir sonst in kürzester Zeit eine teure Zeche via Weinrechnung zu begleichen haben werden.
Der Rebbaufonds wird Ende Jahr noch rund 33 Millionen Franken haben. Diese Aktion von insgesamt 200 Millionen Franken soll zulasten des Rebbaufonds gehen. Dieser Fonds wird aber auslaufen. Und dann werden wir Bundes- mittel, Steuergelder für eine weitere Aktion einsetzen müs- sen, wenn wir die Sache nicht in den Griff bekommen. Das ist die langfristige Sorge der Finanzkommission.
Ich komme zum Schluss. Es geht nicht um ein Prestige. Es geht um die Glaubwürdigkeit des Bundesrats, ob er das, was er einmal verordnet hat, auch durchsetzen kann. Es geht auch um die Glaubwürdigkeit der Finanzdelegation, welche dieses Geschäft jahrelang genau verfolgt; es geht auch darum, ob die Finanzkommission hier glaubhaft bleiben kann, wenn sie letztes Jahr ein deutliches Wort gesprochen hat, das nicht befolgt worden ist.
Ich bitte Sie, diesen Sorgen Rechnung zu tragen und dem Ständerat zuzustimmen.
M. Salvioni, rapporteur: La Commission des finances, après avoir constaté que le Conseil des Etats a maintenu la déduc- tion de 5 millions sur le compte vinicole qui avait été propo- sée par notre commission et rejetée par le plénum, a main- tenu cette position. Elle a donc décidé, par 22 voix contre 16 de réduire de 5 millions les 38,3 millions qui avaient été prévus dans le budget du Conseil fédéral. Les raisons de cette décision vous ont déjà été expliquées la semaine dernière. Il s'agit de donner un sérieux avertissement aux cercles intéressés, afin d'éviter une augmentation de la production qui risquerait de vider la caisse viticole et, en plus, si l'on continue dans ce sens, de demander à la caisse fédérale des subventions qui seront nécessaires.
En effet, le Conseil fédéral avait fixé dans le plan quinquen- nal un quota de 110 millions de production, qui a été élevé à 118 millions et qui n'a pas été respecté; la production a été de 125 millions, ce qui représentait tout de même une réduc- tion de 9 millions par rapport à l'année précédente. Si l'on a pu, apparemment, maintenir le plan quinquennal, c'est en raison de l'augmentation de la consommation et non d'une diminution de la production. Or, c'est sur la production qu'il faut intervenir énergiquement si l'on ne veut pas risquer de créer ici un autre puits sans fond où les finances fédérales devront intervenir pour payer ces subventions. Le fonds viticole est presque épuisé et il est nécessaire de garantir la diminution de la production. Les avertissements du Parle-
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ment, du Conseil fédéral, des commissions se suivent depuis 1983.
Depuis que je suis dans ce Parlement, chaque année, lors- que l'on discute le budget et les comptes, on parle du problème viticole. Chaque année, des avertissements solen- nels sont donnés et, chaque année, on constate que ceux-ci ne sont pas suivis.
C'est la raison pour laquelle la commission confirme par 7 voix contre 5 le maintien de sa proposition de réduction des 5 millions. Seul un avertissement sérieux, qui frappe matériellement les cantons et les milieux viticoles qui ne tiennent pas compte des limitations de la production aura un résultat positif. Cette année, on a constaté pour le canton de Genève un dépassement de 14,4 pour cent sur le quota, ce qui est inacceptable pour la commission, dépassement dû au fait que, probablement, les milieux concernés ne prennent pas au sérieux nos avertissements. La commission vous propose donc de maintenir cette réduction afin que nos avertissements soient, une fois au moins, suivis de remèdes concrets.
Antrag der Kommission 707 Bundesamt für Landwirtschaft 433.82 Förderung des
Weinbaues, Verwertungsmass-
nahmen
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag Darbellay 707 Bundesamt für Landwirtschaft 433.82 Forderung des Weinbaues, Verwertungsmass-
nahmen Festhalten
Proposition de la commission 707 Office fédéral de l'agriculture 433.82 Encouragement de la viticulture, mesures de place- ment
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition Darbellay 707 Office fédéral de l'agriculture 433.82 Encouragement de la viticulture, mesures de place- ment
Maintenir
M. Darbellay: Je ne veux pas reprendre tout le débat que nous avons tenu, ici, jeudi dernier. Cependant, je voudrais insister sur deux points. J'ai entendu, dans les couloirs et au Conseil des Etats également, que l'on considérait les vigne- rons comme coupables de produire chaque année beau- coup trop. Il faut, par conséquent, rappeler les faits.
Entre 1978 et 1981, nous avons connu quatre ans de pénu- rie, ensuite deux années, les années 1982 et 1983, ont été excédentaires, je dirais même très excédentaires, puisque, ces deux années là, nous avons produit l'équivalent de trois récoltes: il y a eu 120 millions d'excédents. Trente ont été absorbés par le déficit antérieur, il en restait 90. Par la suite, les années 1984, 1985, 1986 et 1987 ont été de bonnes années. Cela veut dire que la nature n'a pas compensé le surplus offert auparavant. Mais pendant ces années-là, il faut le remarquer, la consommation a été, chaque année, nettement supérieure à la production. Cela veut dire que les producteurs ont contribué à diminuer, d'une manière subs- tantielle, l'excédent que l'on pouvait noter. Les années en cause sont donc 1982 et 1983.
Le président et le rapporteur de la Commission des finances ont rappelé à cette tribune que, dans son décret du 16 juin 1986, le Conseil fédéral avait fixé des quotas de 110 millions au maximum. Au vu des efforts qui ont été faits de la part des producteurs et du marché viticole pour augmenter la consommation, le Conseil fédéral a modifié les quotas, cette année. Il les a portés à 120 millions. Il me semble que c'est un comble de reprocher aujourd'hui aux producteurs d'avoir tenu compte, non pas des premiers quotas fixés, mais des seconds. Ces derniers ont été, pour cette année, portés à 120 millions.
Nous vous avons déjà fait part de la difficulté qu'il y avait à contrôler d'une manière exacte la production, si bien que celle-ci a été de 125 millions, ce qui représente un dépasse- ment de l'ordre de 4 à 5 pour cent.
Qui pourrait faire mieux par rapport aux promesses de la nature? Les vignerons ont entendu les avertissements qui ont été donnés. La preuve, c'est qu'ils ont maîtrisé leurs récoltes. Au mois d'août de cette année, les pronostics étaient supérieurs à 140 millions de litres. Il a fallu faire pas mal d'efforts pour ramener la récolte à 125 millions de litres. Le plan quinquennal est tenu. Par conséquent, ne l'aban- donnons pas après deux ans, mais permettons de le pour- suivre.
M. Frey Claude: Mon intention n'est pas de reprendre le débat mais d'éviter un faux débat. Il a été rappelé que la Commission des finances, qui a siégé ce matin, vous propo- sait, par 7 voix contre 5, de biffer ces 5 millions.
Il n'y a pas, dans ladite commission, comme non plus dans cette salle, des conseillers nationaux rigoureux et éco- nomes, d'une part, et des parlementaires prêts à cautionner des abus, d'autre part. Je crois pouvoir dire que tous les membres de la Commission des finances, y compris les cinq qui vous proposent de maintenir ces 5 millions, auraient été favorables à une suppression, à un signe d'avertissement s'il y avait eu abus ou dépassement important.
Or, les résultats de la vendange démontrent qu'il n'en est rien. Au contraire, on est globalement dans la cible, sauf un canton, celui de Genève, qui a dépassé son quota par 14,4 pour cent. Il s'agit d'un dépassement important, M. Sal- vioni a eu raison de le mentionner mais il a oublié de dire que, dans le même temps et immédiatement, le canton de Genève a pris de lui-même des mesures en vue de déclasser 2 millions de litres, ce qui signifie que pour cette quantité on ne couvrira tout simplement plus les frais de production. M. Zbinden, président de la Commission des finances, com- mission quelque peu partagée: 7 contre 5, a été le Fouquier- Tinville des viticulteurs à l'instant même. Monsieur le prési- dent de la Commission des finances, je vous pose deux questions: Premièrement, admettez-vous que le dépasse- ment global pour la Suisse romande et le Tessin est de 5,8 pour cent? Ce sont les chiffres qui nous ont été donnés, ce n'est pas une catastrophe, à 5 pour cent on est dans la cible, ce sont les aléas de la nature. Deuxièmement, admet- tez-vous que les stocks ont été réduits par une diminution de la production et par une augmentation de la consomma- tion? Admettez-vous qu'à la suite de cette récolte il y a diminution des stocks? La réponse est évidente, elle est démontrée par les chiffres, il y a réduction du stock.
Par conséquent, je vous prie de ne pas commettre une injustice à l'égard de tous ceux qui ont été disciplinés, de tous les vignerons qui ont coupé des tonnes de grappes durant les mois d'été et qui ont ainsi limité très fortement leur production. Le plan quinquennal est en voie d'être atteint, ses objectifs sont fixés et tenus. Si vous commettez cette injustice, vous hypothéquez certainement ce plan quinquennal, parce que les vignerons disciplinés se senti- ront floués et seront eux aussi victimes de la décision que vous entendez prendre maintenant. De grâce, ne tirez pas une sonnette d'alarme lorsqu'il n'y a pas de raison d'être catastrophé!
M. Perey: A mon tour, je ne reviendrai pas sur les arguments que j'ai développés la semaine dernière concernant cet objet. Je crois que, dans ce conseil, nous en avons large- ment discuté et que vous êtes tout à fait renseignés sur ce qui s'est passé.
Je me contenterai de relever deux choses qui ont été dites, sans chercher querelle aux rapporteurs. M. Zbinden a dit qu'il fallait «donner un coup de pied» aux vignerons pour leur faire prendre conscience. Je n'aime pas beaucoup cette expression, peut-être est-ce la traduction qui est mauvaise. Monsieur Zbinden, votre argument est qu'il y va de la crédi- bilité de la Commission des finances. Si c'est le seul argu- ment, permettez-moi de vous dire qu'il est un peu léger.
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Budget de la Confédération 1988
Monsieur Salvioni, vous parlez du Fonds vinicole qui est presque épuisé. Il faudra bien qu'on en parle une fois de ce fonds, et notamment de son utilisation. Je vous assure qu'il y a des sommes qui sont prélevées sur ce Fonds vinicole et qui ne concernent absolument pas les vignerons. C'est là encore un point dont nous ne devons pas discuter aujour- d'hui mais qui nous préoccupe cependant.
Tous ces arguments, ainsi que ceux qui ont été développés auparavant, m'incitent à vous demander de ne pas vous déjuger. Il n'y a aucun fait nouveau qui justifie que l'on change d'idée et je vous invite à maintenir notre décision de la semaine dernière.
M. Rohrbasser: On reprend les mêmes et on recommence, c'est vrai!
Il semble que le débat sur ce sujet s'est quelque peu «crispé». Le vin, c'est la tolérance, je le répète. Ne vous déjugez pas, surtout en ce qui concerne tous les travailleurs de la terre qui sont présents dans cette assemblée. Essayez de ne pas tirer trop de parallèles, par exemple avec le contingentement laitier, entre vous, les agriculteurs, qui vous êtes imposé une discipline, et ces viticulteurs qui sont précisément en train de chercher une solution à leurs diffi- cultés. Ils méritent d'être aidés, ils font effectivement partie de cette famille de travailleurs de la terre. Personnellement, je n'ai pas à vous convaincre. Je suis sûr que cela va de soi, il faut maintenir cette proposition Darbellay et Frey, et comme le disait Talleyrand, si cela va encore mieux en le disant, eh bien! il faut le dire tout haut.
Eisenring: Der Wein hat die Eigenschaft, die Zungen zu lösen: Das scheint auch diese neue Debatte über diese Weinsubvention zu bestätigen. Ich bin aber der Auffassung, dass dieses Zungenlösen ausserhalb des Saales stattfinden und dass es hier nun um Argumente gehen sollte. Wir haben diese Budgetposition also aufgrund von Argumenten zu bereinigen und nicht aufgrund von schönen Wünschen, schon gar nicht unter dem Aspekt, dass hier eine Strafaktion gegen irgend jemanden geplant sei. Es ist hier vielmehr eine Aktion zur Innehaltung unserer Gesetzgebung geplant. Darum - und um gar nichts anderes - geht es.
Ich bitte Sie zu bedenken, dass im Landwirtschaftsgesetz der Grundsatz der «Anpassung der Produktion an die gege- benen Absatzmöglichkeiten» enthalten ist. Davon ist in die- sem Sektor - mit Ausnahme einiger Landesregionen, die nun tatsächlich indirekt bestraft werden, wenn man die hohe Subvention beschliesst - nicht die Rede. Herr Bundes- rat Furgler hat bei der «Erstübung» zugunsten der Wein- händler - so wurde damals gesagt - und der Lagerhaltung ausdrücklich erklärt, es handle sich um eine einmalige Aktion. Vor fünf Minuten hat Frau Bundesrätin Kopp an dieser Stelle ausgeführt, sie erkläre zuhanden der Materia- lien, wie das Insidergesetz zu verstehen sei. Ich frage mich jetzt aber, was bundesrätliche Zusicherungen und Materia- lien im Blick auf die Finanzpolitik unseres Hauses noch wert sind. In diesem Punkt haben sie auf jeden Fall ihren Wert nicht bewiesen. Daher muss vom Parlament Remedur geschaffen werden.
Wir haben diese Subventionen bisher dem Weinbaufonds entnommen. Der Weinbaufonds ist im Laufe der letzten Jahre beinahe ausgetrocknet, ohne dass sich Anzeichen einer sehr starken Importsteigerung ergeben würden, wor- aus dieser Fonds dann wieder sehr kräftig gespiesen wer- den könnte. Sehen Sie im Budget nach: meines Wissens sind 23 Millionen Franken Einnahmen per 1988 eingeplant. Was machen wir nun? Dieser Fonds wird geschlissen. Der Bundesrat verfügt dann aber über keine Finanzierungs- grundlage mehr, um künftig wiederum Beiträge auszurich- ten. Und dass solche Beiträge notwendig sein werden, haben Sie den Darlegungen meiner Vorredner entnehmen können.
Ich glaube, dass es unserer Aufgabe als oberster Hüter der Staatsfinanzen entspricht, wenn wir dem Ständerat folgen und ein Zeichen setzen. Keine Strafaktion gegen die Wein- bauern, sondern nur ein Strafaktion gegen diejenigen, die
glauben, der Bundeshaushalt sei dauernd dazu da, dies und jenes - und sogar noch Dummheiten - zu finanzieren.
Zbinden Paul, Berichterstatter: Es sind einige Fragen gestellt und einige Behauptungen aufgestellt worden, zu denen ich Stellung nehmen möchte.
Der Bundesrat hat tatsächlich das ursprüngliche Ziel von 110 Millionen Litern im Laufe des Sommers auf 118 Millio- nen Liter heraufgesetzt - im Hinblick auf die grosse Ernte, die zu erwarten war -; unseres Erachtens aber zu Unrecht, weil damit die Probleme nur auf dem Papier gelöst erschei- nen. Wenn die Produktion dann bei 125 Millionen Liter liegt, ist die Ueberproduktion, auch im Vergleich zum erhöhten Ziel des Bundesrates, immer noch da.
Zu Herrn Frey: Es trifft zu, dass die Ueberproduktion für die Westschweiz und das Tessin 5,8 Prozent beträgt. Es ist aber eine Ueberproduktion! Ich nenne die Zahlen aus den einzel- nen Kantonen und zwar in Bezug auf das erhöhte bundes- rätliche Ziel, nicht auf das ursprüngliche niedere Ziel: Wallis plus 3 Prozent; Waadt plus 8,9 Prozent; Genf plus 14,4 Pro- zent. Sind das keine Ueberproduktionen?
Ein letztes. Man hat mir unterschoben, es gehe um die Glaubwürdigkeit der Finanzkommission. Ich möchte mich präzisieren. Es geht um die Glaubwürdigkeit der Weinwirt- schaft. Es geht um die Glaubwürdigkeit der Weinwirtschafts- politik des Bundesrates, der Finanzdelegation und der Finanzkommission. Es geht schliesslich darum, ob in die- sem Bereich das Parlament auch noch sein Wort zu sagen hat oder ob wir den Bundesrat hier frei schalten und walten lassen wollen. Das ist das Problem für die zukünftige Wein- wirtschaft. Das sind die Gründe, weshalb wir dem Ständerat zustimmen möchten und den Beitrag auf 33,3 Millionen Franken festsetzen wollen.
M. Salvioni, rapporteur: Après avoir entendu les appels des milieux intéressés, il est tout de même nécessaire de fournir quelques précisions.
Premièrement, la Commission des finances s'occupe de finances. Qu'a-t-elle constaté ? Elle a relevé que, depuis des années, ce secteur nécessite des augmentations de subven- tions. En 1986, c'était 33 millions. Cette année, c'est 38,3 millions, parce que le Conseil fédéral s'attendait à une augmentation de la production. Effectivement, elle a eu lieu. Certes, pas dans la mesure attendue, mais tout de même. Le quota fixé était de 110 millions et celui élargi par le Conseil fédéral de 118 millions. Or, la production effective a été de 125 millions.
Une augmentation de la production signifie également un accroissement des stocks. Je ne sais pas si le citoyen suisse pourra continuer à consommer autant de vin qu'il l'a fait en 1986. En effet, ce n'est que par l'augmentation de la consommation que l'on a pu réduire les stocks.
C'est la raison pour laquelle la commission du Conseil national, préoccupée par l'ampleur prise par ces subven- tions à la viticulture, vous propose de maintenir cette réduc- tion de 5 millions, afin de garantir la crédibilité de la politi- que menée par le Conseil fédéral, la Commission des finances et la Délégation des finances dans ce domaine.
Bundesrat Stich: Sie haben jetzt beim Budget die letzte Position zu bereinigen. Von dieser Position hängt es ab, ob der Ueberschuss im Budget 1988 1,219 Milliarden oder 1,214 Milliarden Franken beträgt. Vom Budget her spielt es keine sehr grosse Rolle.
Dem Finanzminister kann es eigentlich gleichgültig sein, wie Sie entscheiden, ob Sie dem Bundesrat oder der Finanz- kommission zustimmen. Für den Bundesrat ist es klar: Er hat dieses Programm unter der Voraussetzung beschlossen, dass Selbstbeschränkungsmassnahmen getroffen werden. Dabei bleibt der Bundesrat. Ob das in diesem oder im nächsten Jahr erfolgt, ist an sich nicht so entscheidend. Klar ist, dass der Rebbaufonds Ende Jahr noch etwa 33 Mil- lionen Franken beinhalten wird. Die Importe werden nicht sehr stark steigen, so dass man absehen kann, wann dieser Rebbaufonds erschöpft ist. Deshalb ist die Frage einfach:
1771
Steuerharmonisierung. Bundesgesetze
Wie wollen Sie dieses Geld über die Jahre verteilen? Denn für mich ist klar, dass der Bund hier nachher keine Bundes- mittel einsetzen kann. Denn in meinem Departement habe ich noch eine Regieanstalt; das ist die Alkoholverwaltung. Diese hat zwar mit dem Wein direkt nichts zu tun, aber sie hat einen generellen Auftrag, den Alkoholismus zu bekämp- fen. Wenn wir dieses Ziel auch mit einbeziehen, werden Sie verstehen, dass ich in der Zukunft nicht dafür eintreten kann, dass wir für den Weinabsatz Bundesmittel zur Verfü- gung stellen. Es ist also an Ihnen zu entscheiden, wie Sie das Geld auf die Jahre verteilen wollen.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Darbellay
102 Stimmen 58 Stimmen
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
83.043
Steuerharmonisierung. Bundesgesetze Harmonisation fiscale. Lois
Fortsetzung - Suite
Siehe Seite 1730 hiervor - Voir page 1730 ci-devant
Art. 24 Bst. a bis f Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 24 let. a à f
Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 24 Bst. g und h Antrag der Kommission
g. Genugtuungszahlungen;
h. Einkünfte aufgrund der Bundesgesetzgebung über Ergänzungsleistungen zur Alters-, Hinterlassenen- und Inva- lidenversicherung.
Art. 24 let. g et h
Proposition de la commission g. Les versements à titre de réparation du tort moral;
h. Les revenus perçus en vertu de la législation fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité.
Reichling, Berichterstatter: Die Kommission beantragt Ihnen zwei Ergänzungen in Artikel 24 Buchstaben g und h: Der hinzugefügte Buchstabe g entspricht dem bisherigen Recht und der Praxis des Bundesgerichtes. Genugtuungs- zahlungen unterliegen nicht der Besteuerung des Einkom- mens. Während es bisher dem Steuerpflichtigen oblag zu beweisen, dass es sich bei einer finanziellen Leistung um eine Genugtuungszahlung und nicht um eine Entschädi- gung handelt, wird durch die Erwähnung im Gesetz die Beweispflicht umgekehrt.
Zu Buchstabe h: Bezüger von Ergänzungsleistungen zur AHV fallen zum weitaus grössten Teil aus der Bundessteuer- pflicht, weil sie die untere Grenze der Steuerpflicht nicht erreichen. Die wenigen, die noch steuerpflichtig sind, haben nur Bagatellbeträge zu bezahlen. In vielen Kantonen sind die Ergänzungsleistungen generell befreit.
Die Kommission beantragt Ihnen, die objektive Befreiung der Ergänzungsleistungen zur AHV in Artikel 24 Buchsta- be h zu verankern.
Wir sind uns allerdings bewusst, dass dabei vielleicht gewisse Unebenheiten entstehen können, indem Steuer- pflichtige ohne Ergänzungsleistungen bei tieferem Einkom- men der Steuerpflicht unterliegen, weil sie über dem Mini- mum liegen, während Bezüger von Ergänzungsleistungen dank dieser Leistungen über die untere Grenze kommen, hingegen aus der Steuerpflicht entfallen. In allen Fällen wird es sich aber immer nur um sehr kleine Steuerbeträge han- deln.
Ich beantrage Ihnen, der Ergänzung durch die Buchsta- ben g und h zuzustimmen.
M. Salvioni, rapporteur: La commission vous propose deux amendements à l'article 24, lettres g et h.
A la lettre g, parmi les revenus exonérés, il faut ajouter les versements à titre de réparation pour tort moral. La raison est claire. La réparation pour tort moral ne correspond pas à la substitution d'un manque à gagner. Il s'agit d'une indem- nité qui est payée pour une diminution «du plaisir de vivre» ou pour une grande douleur. C'est par exemple le cas de parents qui ont perdu un enfant à la suite d'un accident avec faute grave et qui touchent une indemnité. C'est aussi le cas d'une personne qui reçoit un dédommagement après avoir été défigurée et pour laquelle la vie n'offre plus les joies qu'elle aurait pu avoir.
Il est donc évident que ces versements ne correspondant pas à une perte de gain ne peuvent pas être imposés. D'ailleurs, la jurisprudence du Tribunal fédéral s'est déjà prononcée en ce sens.
Deuxièmement, à la lettre h, nous vous proposons d'exoné- rer les revenus perçus en vertu de la législation fédérale sur les prestations complémentaires de l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité. Les prestations complémentaires sont généralement payées lorsque les rentes principales ne suffisent pas à atteindre le minimum vital. C'est la raison pour laquelle, même si, dans certains cas, les revenus dépassent quelque peu le seuil d'imposition, on a estimé qu'il était équitable de ne pas imposer ces paiements com- plémentaires.
La commission vous suggère d'accepter ces deux amende- ments.
Angenommen - Adopté
Art. 25 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 26 Antrag der Kommission Abs. 1
a. Streichen
b. Streichen
c. die für die Ausübung ....
d. Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Abs. 2
Für den Abzug dieser Kosten gilt ein Pauschalansatz von 4 Prozent des Erwerbseinkommens, mindestens 1800 Fran- ken und höchstens 3000 Franken. Das Erwerbseinkommen entspricht dem Bruttolohn nach Abzug der Beiträge an die Alters- und Hinterlassenenversicherung, Invalidenversiche- rung, Erwerbsersatzordnung, Arbeitslosenversicherung und obligatorische Unfallversicherung.
Antrag Spoerry Abs. 1
Als Berufskosten werden abgezogen:
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Voranschlag der Eidgenossenschaft 1988 Budget de la Confédération 1988
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Jahr
1987
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
10
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 87.052
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
16.12.1987 - 09:20
Date
Data
Seite
1768-1771
Page
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