Verwaltungsbehörden 19.06.1985 84.086
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Nutzbarmachung der Wasserkräfte
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Bundesbeschluss über die Volksinitiative «betreffend Kün- digungsschutz im Arbeitsvertragsrecht»
Arrêté fédéral concernant l'initiative populaire «pour la protection des travailleurs contre les licenciements dans le droit du contrat de travail»
Eintreten ist obligatorisch L'entrée en matière est acquise de plein droit
Titel und Ingress, Art. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Art. 2
Antrag der Kommission Mehrheit Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Minderheit
(Seiler, Clivaz, Darbellay, Leuenberger-Solothurn, Leuenber- ger Moritz, Pitteloud, Reimann)
Die Bundesversammlung empfiehlt Volk und Ständen, die Volksinitiative anzunehmen.
Art. 2 Proposition de la commission Majorité Adhérer au projet du Conseil fédéral
Minorité (Seiler, Clivaz, Darbellay, Leuenberger-Soleure, Leuenber- ger Moritz, Pitteloud, Reimann)
L'Assemblée fédérale recommande au peuple et aux can- tons d'accepter l'initiative populaire.
Seiler, Sprecher der Minderheit: Wenn ich die Resultate dieser langen, ausgiebigen Debatte zu werten versuche, möchte ich die Initiative mit dem Stern von Bethlehem vergleichen. Denn sie allein weist den Weg zu einem wirkli- chen Schutz der Arbeitnehmer vor ungerechtfertigten Kün- digungen. Wir anerkennen durchaus, dass in dem nun ver- abschiedeten Beschluss Verbesserungen vorgesehen sind, aber einmal mehr sind die Bemühungen um einen wirkli- chen Schutz gegen die Kündigung am Widerstand der Arbeitgeberseite gescheitert.
Ich möchte zu dieser Initiative, um es kurz zu machen, nur auf einen Punkt hinweisen, nämlich den Absatz 2, der die Kollektiventlassungen behandelt. Das ist ein sehr wichtiger Punkt. Er verlangt, dass der Gesetzgeber den Kündigungs- schutz bei Kollektiventlassungen aus wirtschaftlichen Gründen regelt. Weiterhin und vermutlich auf längere Zeit wird es wegen der andauernden Strukturwandlungen in verschiedenen Wirtschaftssektoren zu Personalabbaumass- nahmen kommen. Es geht den Initianten - ich möchte das deutlich sagen - nicht darum, unumgängliche Strukturbe- reinigungen zu verhindern. Wenn aber Personal abgebaut werden muss, soll dies möglichst unter sozialen Randbedin- gungen für die betroffenen Arbeitnehmer erfolgen. Der Bun- desrat weist in diesem Zusammenhang auf die Kompeten- zen der Kantone hin, öffentlich-rechtliche Normen mit sozialpolitischen oder arbeitsmarktpolitischen Zielen zu erlassen. In einem Bericht an unsere Kommission wird aber vermerkt, dass nicht viele Regelungen oder Gesetzesvorha- ben in den Kantonen vorliegen. Nur gerade ein konkretes
Beispiel, nämlich dasjenige von Genf, konnte angeführt werden. Die schwierige Materie ist auch nur in wenigen Gesamtarbeitsverträgen behandelt.
Stichwortartig, um das darzulegen, geht es den Initianten insbesondere um folgende Punkte, die geregelt werden sollten: vorerst die Informationspflicht der Arbeitgeber gegenüber den Arbeitnehmern, Gewerkschaften und Behör- den, und zwar so frühzeitig wie möglich und umfassend; ferner die Pflicht zur Erstellung eines Sozialplanes, um die Verlängerung oder, auf Wunsch des Arbeitnehmers, Verkür- zung der Kündigungsfristen, um die Verhandlungspflicht über diesen Sozialplan sowie um ein Verfahren in Streitfäl- len. Es wären zudem gesetzliche Mindestleistungen des Arbeitgebers an den Arbeitnehmer, insbesondere eine 100prozentige Freizügigkeit in der Altersvorsorge, vorzuse- hen. Diese Aufzählung ist sehr unvollständig und soll nur etwa den Weg zeigen, in welche Richtung die Vorstellungen der Initianten gehen. Diese Materie ist auch nicht im Obliga- tionenrecht, sondern in einem Spezialerlass zu regeln.
Zum Schluss: Die in der Initiative verlangten Verbesserun- gen des Kündigungsschutzes sind nicht nur notwendig, sondern auch realisierbar; sie beeinträchtigen die Funk- tionsfähigkeit der Wirtschaft nicht, sondern sind, wie das der Bundesrat in der Botschaft schreibt, verkraftbar.
Ganz am Schluss: Bedenken Sie: auch marktwirtschaftlich, gegenüber den Wettbewerbsbeschränkungen im UWG, die Sie vorletzte Woche beschlossen haben, ist selbst diese Initiative vergleichsweise harmlos.
Ich würde mich freuen, wenn Sie ihr zustimmen könnten.
Weber-Arbon, Berichterstatter: Ein Satz, auch im Namen des französischsprachigen Referenten: Wir verweisen mit Bezug auf die Stellungnahme zu dieser Initiative auf die Ausführungen, die wir gestern vormittag in der Eintretens- debatte dargelegt haben. Wir haben dem nichts beizufügen. Wir bestätigen für die Kommissionsmehrheit den Antrag auf Ablehnung der Initiative.
Bundesrätin Kopp: Ich wiederhole, was ich bereits anläss- lich der Eintretensdebatte gesagt habe: Der Bunderat lehnt die Initiative ab.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
97 Stimmen 56 Stimmen
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
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Nutzbarmachung der Wasserkräfte. Änderung des Bundesgesetzes Utilisation des forces hydrauliques. Modification de la loi
Botschaft und Gesetzentwurf vom 12. November 1984 (BBI III, 1441) Message et projet de loi du 12 novembre 1984 (FF III, 1445) Beschluss des Ständerates vom 6. März 1985 Décision du Conseil des Etats du 6 mars 1985
Antrag der Kommission Eintreten
Proposition de la commission Entrer en matière
Mme Aubry, rapporteur: L'heure est quelque peu mal choi- sie pour commencer un long débat. J'essaierai, en tant que
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19 juin 1985
présidente de la commission, d'être très brève et vous pro- mets un bref rapport introductif.
La commission du Conseil national s'est réunie le 9 mai à Berne afin d'étudier le message du Conseil fédéral concer- nant la modification de la loi sur l'utilisation des forces hydrauliques. Elle a pris des décisions qui divergent sensi- blement de celles du Conseil des Etats, ainsi que vous pourrez l'entendre.
La loi fédérale sur l'utilisation des forces hydrauliques date de 1916, c'est-à-dire de l'époque de l'octroi de grandes concessions pour la construction d'usines hydroélectriques. Elle a pour but de favoriser une utilisation optimale des ressources hydrauliques du pays. Cette loi a été révisée à trois reprises: en 1952, 1967 et 1976. A la suite de diverses interventions parlementaires, le Conseil fédéral a estimé que le moment était venu d'entreprendre une révision de la loi en question.
Le Département fédéral des transports, des communica- tions et de l'énergie a chargé une commission d'experts d'élaborer un projet sur les modifications à apporter à la loi. Cette commission d'étude, présidée par le professeur Jag- metti, était composée de représentants des cantons, de l'économie électrique, des milieux scientifiques et de repré- sentants de l'administration fédérale. L'avant-projet pré- senté par ladite commission consistait pratiquement en une refonte totale de la loi. Cet avant-projet a fait l'objet d'une procédure de consultation en 1983/1984.
Tenant compte des résultats de cette consultation, le Con- seil fédéral a pris la décision, à la demande des cantons de montagne, de proposer une modification de la loi en deux étapes. Première étape: modification des dispositions rela- tives à la redevance pour l'utilisation de la force hydraulique et pour perte d'impôts. Dans une deuxième étape, moins urgente, il sera plus particulièrement question d'autres modifications touchant plus spécialement la réglementation de l'accumulation par pompage et des problèmes relatifs à la modernisation des installations électriques existantes. Nous devons modifier certains articles de la loi. Dans son message du 12 novembre 1984, le Conseil fédéral propose de modifier les articles 12, 14, 20, 49 et 74 de la loi actuelle. J'en arrive aux précisions préliminaires. Avant de passer aux discussions de détail concernant les modifications propo- sées par le message du Conseil fédéral, je tiens à donner deux précisions qui me paraissent primordiales pour la bonne compréhension du problème qui nous occupe:
L'eau est la seule matière première et l'énergie hydrau- lique est la seule énergie dont le prix est soustrait à la loi du marché par une disposition législative.
Dans la LFH actuelle, on calcule la redevance annuelle en chevaux-vapeur. Dans le projet de modification de la loi, on la calcule en kilowatts. Pour la bonne compréhension du message, il faut savoir que: 1 CV = 0,734 kW, alors que 1 kW = 1,36 CV. Si l'on ne tient pas compte du changement d'unité de calcul, il est facile de commettre des erreurs d'appréciation.
Selon l'article 49 de la loi actuellement en vigueur, la rede- vance annuelle maximale est de 20 francs par cheval- vapeur. Le Conseil fédéral propose d'élever celle-ci à 40 francs par kilowatt, ce qui correspond à 30 francs par cheval-vapeur. Il serait plus clair de dire que la redevance annuelle s'élève actuellement à 27 francs et 20 centimes par kilowatt, que le Conseil fédéral propose une augmentation de 50 pour cent, ce qui donne une redevance annuelle proposée de 40 francs par kilowatt. Lorsque de 20 francs par cheval-vapeur dans la loi actuelle, on passe à 40 francs par kilowatt dans le message, il ne s'agit pas d'une augmentation de 100 pour cent, comme on serait tenté de le supposer, si l'on ne tient pas compte du changement d'unité. A noter que lorsqu'on parle de chevaux-vapeur et de kilowatts dans le message, il s'agit toujours de chevaux- vapeur théoriques et de kilowatts théoriques. Il faut enten- dre par chevaux-vapeur théoriques ou kilowatts théoriques l'énergie latente à disposition dans une usine hydro- électrique, sans déduction des pertes d'énergie pour la
transformation et le transport de cette énergie jusqu'au moment et au lieu de son utilisation.
J'en viens maintenant au débat d'entrée en matière. Dans cette discussion, les motifs suivants ont été évoqués en faveur d'une révision partielle de la LFH. Tout d'abord c'est un geste en faveur des cantons de montagne qui mettent leur eau à disposition. Ces cantons sont le Tessin, Uri, le Valais, les Grisons, Schwyz, Obwald, Glaris. C'est aussi revaloriser une source d'énergie qui permet une large auto- nomie du pays, même si elle ne couvre pas tous les besoins en énergie. Son prix est resté très bas en comparaison avec l'énergie produite dans les centrales nucléaires.
Il est indispensable d'adapter la redevance - qui n'est pas une subvention mais un prix payé pour une matière livrée - au coût de la vie actuelle. Si tous les membres de la commis- sion ont été unanimes à reconnaître la nécessité d'adapter la redevance, une minorité de la commission a choisi une proposition moyenne plutôt que celle du Conseil fédéral qui est de 40 francs par kilowatt ou celle de la majorité de la commission qui était de 54 francs et dont on parlera d'ail- leurs dans la discussion de détails.
La suppression des degrés de qualité n'a pas donné lieu à de grandes discussions, bien qu'elle touche les usines ayant fait de gros investissements afin de mettre leur eau mieux en valeur. En revanche il a été demandé qu'on porte une attention particulière à la protection de la nature et des sites lors de constructions futures ou de renouvellement d'instal- lations.
Les avantages et les désavantages des installations hydro- électriques dans les cantons de montagne ont été discutés souvent avec vigueur.
Les avantages sont tout d'abord d'ordre financier, puisque les cantons comme les communes concernés touchent des impôts souvent importants, qu'il y a une amélioration sensi- ble des infrastructures de ces communes, l'avantage d'obte- nir de l'énergie gratuitement ou à bas prix, de même que la création et le maintien de places de travail.
Les désavantages sont naturellement la présence des bar- rages, des installations d'usines hydroélectriques, de lignes à haute tension, de câbles, sans parler de la vidange des barrages pour assurer leur entretien.
Il a également été déploré qu'on ne révise pas totalement la LFH, tout en comprenant l'urgence demandée par les can- tons de montagne pour une révision partielle immédiate. L'entrée en matière a été acceptée à l'unanimité par notre commission qui vous demande d'en faire de même.
Schmidhalter, Berichterstatter: Ich spreche im Namen der Kommissionsmehrheit. Es wurden keine Hearings durchge- führt, da wir Zweitrat sind. Es wurde in der Kommission kein Antrag auf Nichteintreten gestellt. Eine Teilrevision mit Schwerpunkt Anpassung Wasserzinse ist einstimmig beschlossen worden.
Vorerst möchte ich, entsprechend dem revidierten Ge- schäftsverkehrsgesetz, meine persönlichen Interessenbin- dungen darlegen.
Ich war als Gemeinderat von Brig-Glis Verwaltungsrat einer Energiebeteiligungsgesellschaft. Da ich nicht mehr Gemein- derat bin, bin ich auch nicht mehr Verwaltungsrat. Als Berufsmann durfte ich das goldene Zeitalter der Bauinge- nieure, mit dem Kraftwerkbau in den Bergkantonen, an vorderster Front mitmachen. Daher bin ich auch von berufli- cher Seite her gesehen an einem umweltgerechten Erneue- rungsprozess der bestehenden Kraftwerke und dem Ausbau der noch ausführungswürdigen Etappen interessiert. Als Politiker möchte ich in diesem Gremium nur die Interessen eines Wasserschlosskantons und damit die Interessen vieler Berggemeinden wahrnehmen. Die gegenwärtig bezahlten Wasserzinse sind nicht so bemessen, dass sie den wasser- zinsberechtigten Gemeinden die durch sie erhoffte Struktur- verbesserung bringen.
Am Beispiel der Gemeinde Simplon-Dorf sei dies aufgezeigt. Trotzdem diese Gemeinde seit vielen Jahren Wasserzins erhält, konnte sie sich wirtschaftlich nicht erholen. Ihre Bevölkerungszahl ging von 1970 auf 1980 sogar um 6,8
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Prozent zurück. Der Bezug von Wasserzins ist zwar für manche Gemeinde eine wesentliche Einnahme. Diese Ein- nahme erhöht aber auch das Steuersubstrat bei der Wehr- steuerkoeffizientenberechnung und bringt Kürzungen im Finanzausgleich und bei den abgestuften Subventionen, so dass die Einnahmen der betroffenen Gemeinde oft nicht viel höher sind als vor Anfall des Wasserzinses.
Eine korrekte Anpassung an den Geldwert seit 1916 und eine bessere Preisbildung für den Rohstoff Wasser könnten dazu führen, dass genügend Mittel bleiben, um eine Verbes- serung der wirtschaftlichen Struktur zu erreichen.
Dem Bundesrat möchte ich danken für die ausgewogene und klare Botschaft, der Frau Präsidentin und den Kommis- sionsmitgliedern für die faire und wohlwollende Behand- lung der Vorlage in der Kommission.
Zur Teilrevision: Die betroffenen Wasserschlosskantone haben mit Genugtuung festgestellt, dass die Revision des Bundesgesetzes in zwei Teilrevisionen durchgeführt wird, weil sich eine Totalrevision zu lange hingezogen hätte. Halten wir fest, was die Teilrevision vorschlägt. Sie will
die Abschaffung der Qualitätsstufen;
die Erhöhung des Wasserzinsmaximums: Laut Bundesrat ist die Inkraftsetzung für den 1. Janaur 1986 vorgesehen;
die Delegation der Kompetenz für die Anpassung des Wasserzinsmaximums und die Regelung des Steuerausfal- les an den Bundesrat statt wie heute durch die Bundesver- sammlung;
die Anpassung der Steuerausfallentschädigung für Kraft- werke der SBB.
Der Kernpunkt der vorliegenden Teilrevision ist die Abände- rung des Artikels 49 des Wasserrechtsgesetzes. Einerseits soll die bundesrechtliche Schranke für den Wasserzins erhöht werden, andererseits ist die Abschaffung der Quali- tätsstufen, welche eine Herabsetzung des Wasserzinses nach Massgabe der Dauer, während welcher die Wasser- mengen genutzt werden, vorsehen, ins Auge zu fassen. Die Anpassung des Wasserzinsmaximums muss einmal der Geldentwertung seit 1916 Rechnung tragen, dann aber auch eine reale Anpassung an die geänderten Verhältnisse be- inhalten.
Die beiden anderen angeführten Revisionsbegehren, Anpas- sung der Steuerausfallentschädigung für Werke der SBB und die Delegation der Kompetenz an den Bundesrat, sind weniger schwergewichtig, aber nicht weniger beachtlich. Standortvorteile ausnützen statt Subventionen: Dass diese Forderungen der Bergkantone mehr als berechtigt sind, ergibt sich aus nachfolgenden Gründen: Die Energiepolitik der Kantone, welche Wasserkraftwerke besitzen, muss aus- gerichtet sein auf einen höheren Ertrag der Wasserkraft. Diese Politik liegt im Interesse der Allgemeinheit und unse- res Bundesstaates.
Es ist allgemein anerkannte, gute Schweizer Politik, dass die stärkeren Glieder unseres Bundesstaates die schwächeren in echter Solidarität stützen. Das geschieht anerkannter- weise über den bundesstaatlichen Finanzausgleich. Der Finanzausgleich und die Subventionen zugunsten der schwachen Kantone haben zur Voraussetzung, dass diese ihre eigenen Ressourcen zuerst voll ausschöpfen. Unter diesem Druck musste zum Beispiel in unserem Kanton die Erbschaftssteuer eingeführt werden. Die vorgesehene Steu- erharmonisierung geht in gleicher Richtung.
Oberstes Gebot eines jeden Kantons ist es aber, die ihm gegebenen wirtschaftlichen Standortvorteile voll auszunüt- zen. Zu diesen Standortvorteilen gehören unbestrittener- massen die Erträge aus den öffentlichen Gewässern. Es ist daher erstaunlich, wenn der Verband schweizerischer Elek- trizitätswerke in seinem Jahresbericht 1983 die in ihren Auswirkungen bescheidene Erhöhung des Wasserzinses als «neue Art des Finanzausgleiches zwischen Flachlandkanto- nen und Bergkantonen» bezeichnet. Einer solchen abwegi- gen Auffassung könnte man sicher mit mehr Berechtigung entgegenhalten, dass die heutige ungenügende Entschädi- gung der Wasserkraft auf eine Subventionierung der rei- chen Flachlandkantone durch die Bergkantone hinausläuft,
also zur Stärkung des Starken durch den Schwachen. Das aber läuft der Grundidee einer Eidgenossenschaft zuwider. Bei der Anpassung des Wasserzinsmaximums entsteht in Wahrheit volkswirtschaftlich nur ein Transfer. Statt dass die Wasserschlosskantone wie heute die dringend benötigte Speicherenergie als Spitzenenergie allzu billig an das Mittel- land und die Industriekantone abgeben und anschliessend über Finanzausgleich und Subventionen wieder gewisse Gelder an diese Gebiete zurückfliessen, geht es um eine direkte Ausschöpfung dieser eigenen Quellen als Rohstoff- ertrag. Berechnungen in unserem Kanton zeigen, dass, wenn wir in den letzten Jahren einen der Realität angepass- ten Wasserzins hätten ausschöpfen können, wir vielleicht heute nicht mehr ein finanzschwacher, sondern ein mittel- starker Kanton wären. Eine wirtschaftliche Erstarkung ist zwar durch die Wasserzinse erfolgt. Wir hätten aber durch besseren Verkauf unserer eigenen Mittel eine bedeutende Verbesserung schaffen können.
Sind wir wirklich masslos in unseren Forderungen? Es geht hier keineswegs um masslose Forderungen und Begehrlich- keiten, wie das gewisse Kreise wahrhaben wollen. Die hydroelektrische Energie ist eine saubere Energie, eine umweltschonende, eine vom Ausland unabhängige und eine konsumangepasste und speicherbare Energiequelle. Sie ist deshalb auch ihren Preis wert.
Der Leistungswert der rohen Kraft des Wassers ist seit 1916 gleich geblieben. Der sogenannte Nutzwert oder wirtschaft- liche Wert, auch Rohstoffwert, ist angestiegen und hat sich auch seit 1950 verändert. Herr Kollega Eisenring hat als Kommissionsmitglied berechtigterweise definiert, dass wir kein Recht auf billigen Strom haben, wie wir auch kein Recht auf billige Arbeit haben. Früher waren einmal Luft und Wasser billig. Heute hat man sich daran gewöhnt, dass auch Luft und Wasser ihren Preis haben. All das richtet sich nach den Prinzipien der freien Marktwirtschaft, die wir stets - übrigens zu Recht - hochhalten. Man sollte den Mut haben, auch in Sachen Energie zu Angebot und Nachfrage zu stehen.
Die Elektrizitätswirtschaft führt ins Feld, die vorgesehenen Wasserzinserhöhungen, wie sie von den Gebirgskantonen verlangt werden, würden die privaten Haushalte und die Wirtschaft sehr schwer treffen. Das ist sicher übertrieben. Die gleiche Elektrizitätswirtschaft hat in den siebziger Jah- ren, als die Zukunft durch die Kernenergie noch total gesi- chert schien, erklärt, ein Weiterausbau der Wasserkräfte sei aus Gründen der Wirtschaftlichkeit und des Landschafts- schutzes nicht mehr möglich. Auch diese Prognose war falsch. Wäre diese Annahme in Erfüllung gegangen, d. h. hätte sich die Kernenergie zu vernünftigen Preisen produ- zieren lassen und wäre zusätzlich nicht ein unheimlicher Teuerungsschub in den anderen Energieträgern eingetre- ten, wäre es wohl ohne jegliche Chance, heute über eine angemessene Erhöhung der Entschädigung für die Wasser- kraft zu sprechen. Heute wird aber die elektrische Energie zu einem sogenannten Mischpreis verkauft, wobei die äus- serst billige hydroelektrische Energie den Gesamtenergie- preis tief hält. In dieser Situation von Begehrlichkeiten der Berggebiete zu sprechen, ist also nicht angebracht; man müsste vielmehr einsehen, dass unser Gesuch um einen besseren Wasserkraftpreis berechtigt und unsere Forderung angemessen ist.
Der Adressat unserer Forderungen ist aufgrund der Gesetz- gebung der Bund, der bestimmt, was die Eigentümer der Wasserkräfte für ihren Rohstoff erhalten sollen. Der Entscheid ist ein schwieriger, weil er ein politischer ist. Zwar ist es die Elektrizitätswirtschaft, die diesen Preis zu bezahlen hat, faktisch sind es aber die Unterlandkantone, die mit der Energieversorgung auch eine öffentliche Aufgabe erfüllen. Die Elektrizitätswirtschaft in ihrer heutigen Struktur hat - das muss neidlos anerkannt werden - die ihr gestellte Auf- gabe ausgezeichnet gelöst. Der Einstieg in die Kernenergie ist im Rückblick betrachtet richtig. Man stelle sich vor, wo wir heute stehen würden, wenn wir Erdöl- oder Kohlekraft- werke mit grossem Aufwand umrüsten müssten. Die Ausein- andersetzung zwischen den Wasserschlosskantonen und
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der schweizerischen Elektrizitätswirtschaft ist heute zum Teil emotionell, sonst würde man nicht dem Berggebiet solche Begehrlichkeiten nachsagen.
Auch im Sinne der Regionalpolitik: In den letzten Jahren wurden mit Bundesmitteln intensive und grosse Studien betreffend die durchzuführende Regionalpolitik ausgeführt. Diese Untersuchungen haben ergeben, dass es im Interesse unseres Landes liegt, dass unsere Alpentäler besiedelt blei- ben, und zwar in einem strukturerhaltenden Massstab. Auch hier gehen die Schlussfolgerungen dahin, dass zur Errei- chung dieses Zieles in erster Linie die eigenen Ressourcen voll auszunützen sind. Der Bund hat diese Ansichten über- nommen und seine Regionalpolitik auf diesen aufgebaut. Das bestärkt uns in der Überzeugung, dass wir, was das neu zu behandelnde Traktandum anbelangt, auf dem richtigen Weg sind. Der Wasserzins muss daher im Gesetz als eine oberste Schranke in dieser ersten Teilrevision nochmals festgelegt werden, die Kantone aber sind frei, für die im Kanton selbst weiterverarbeitete Energie entsprechend tiefere Wasserzinse zu verlangen.
Schlussfolgerungen: Will die Bergbevölkerung überleben und soll ihre Wirtschaft erstarken, müssen diese Kantone die ihnen von der Natur gegebene Wasserkraft zu vernünftigen Preisen abgeben. Dabei sind sie auch bereit, den Forderun- gen eines massvollen Naturschutzes Rechnung zu tragen. Die hier vorliegende Revision will diesen vernünftigen Maxi- malpreis festlegen. Die nationalrätliche Kommission, in deren Namen ich spreche, ist damit mehrheitlich einverstan- den. Sie schlägt Ihnen vor:
a. das Wasserzinsmaximum festzulegen;
b. die Steuerausfallentschädigung für die von den SBB betriebehen Kraftwerke zu erhöhen;
c. die Qualitätsstufen abzuschaffen;
d. die Kompetenz für die Abgeltung der Wasserkraft von der Bundesversammlung auf den Bundesrat zu übertragen. Sie bittet Sie, auf diese Punkte einzugehen.
Martignoni: Ich möchte es möglichst kurz machen. Die Fraktion der SVP ist für Eintreten; sie schliesst sich in den meisten Fällen den Anträgen der Kommission an. Im Haupt- punkt, nämlich im Ansatz des Wasserzinses selber, nimmt sie eine Mittelstellung ein. Eine knappe Mehrheit unterstützt den Antrag des Ständerates und eine starke Minderheit den Minderheitsantrag auf 45 Franken. Auf jeden Fall findet unsere Fraktion, dass der Mehrheitsantrag der Kommission zu weit geht. Wir dürfen nicht übersehen, dass diese Mehr- belastung in allererster Linie auch bezahlt werden muss, und zwar von der Wirtschaft.
Ich möchte Ihnen dies anhand einiger weniger Zahlenrela- tionen vortragen: Wer wird mit davon betroffen ? Wir können die Kategorien der Strombezüger wie folgt festlegen: In unserem Land werden 33 Prozent des Stromes von der Industrie verbraucht. Die Industrie würde mit einer Zustim- mung zur Mehrheit der Kommission mit zusätzlichen 50 Millionen Franken belastet. Weitere 33 Prozent des Strom- bezuges entfallen auf Gewerbe und Dienstleistungen; auch Gewerbe und Dienstleistungen würden so mit weiteren 50 Millionen Franken belastet. Die privaten Haushalte sind mit 25 Prozent beteiligt, was 37 Millionen Franken zusätzlich gegenüber den heutigen Verhältnissen ausmacht, die Bah- nen mit 6 Prozent (9 Millionen Franken), die Landwirtschaft mit 2 Prozent (3 Millionen Franken), die öffentliche Beleuch- tung mit 1 Prozent (1,5 Millionen Franken). Das bedeutet, dass, gesamthaft gesehen, die Vorschläge der Kommis- sionsmehrheit eine zusätzliche fiskalische Belastung der Strombezüger im Ausmass von 150 Millionen Franken bedingen würden.
Unsere Fraktion - ich habe es gesagt - ist in den Hauptpunk- ten mit der Kommission einverstanden. Was hingegen die Wasserzinse betrifft, hat sie folgende Überlegungen ange- stellt: Der Antrag der Kommissionsmehrheit geht zu weit. Es darf nicht übersehen werden, dass das Problem der Rest- wassermengen noch nicht gelöst ist und seinerseits Ver-
teuerungen zur Folge haben wird. Zudem ist auch die Frage der direkten Besteuerung der Produktionswerke im Bergge- biet nach wie vor pendent. Ferner könnte - und das wurde in unserer Fraktion auch gesagt - eine übermässige fiskalische Belastung eine unerwünschte Tendenz zur Umstellung auf fossile Brennstoffe bei der Elektrizitätserzeugung zur Folge haben. Insbesondere aber könnte bei extremen Beschlüs- sen die Sache auf die Berggebiete selber zurückkommen. Es ist Ihnen bekannt, dass ein Antrag vorliegt, um beim Finanzausgleich eine entsprechende Änderung des Schlüs- sels vorzunehmen. Es darf nicht übersehen werden, dass der Mehrheitsantrag den vier hauptsächlich produzierenden Bergkantonen - immer ohne Bern - auf einen Schlag 100 Millionen Franken Erträge einbringt. Das ist eine Erhöhung ihrer bisherigen fiskalischen Erträge um 5 Prozent. Die SVP- Fraktion empfiehlt deshalb im eigenen Interesse der Berg- kantone ein gewisses Masshalten.
Was die Aufhebung der Qualitätsstufen betrifft, schliesst sich unsere Fraktion dem Antrag von Bundesrat und Kom- mission an, obwohl auch in unserer Fraktion gewisse Bedenken in bezug auf Treu und Glauben zum Ausdruck gekommen sind. Bedenken, die bereits vor zehn Jahren auch im Ständerat geäussert wurden. Die politische Situa- tion in diesem ganzen Geschäft ist ja etwas merkwürdig. Auf der einen Seite die Forderungen der Bergkantone, und diese werden unterstützt von gewissen Kreisen, die erwar- ten, dass durch eine Erhöhung der Strompreise eine Stro- mersparnis und damit eine Förderung des ökologischen Denkens erreicht wird. Wir bezweifeln indessen, ob auf diesem Wege eine Stromersparnis überhaupt realisiert wer- den kann; denn die privaten Haushalte holen ja die Ausga- ben für den teureren Strom über den Konsumentenindex wieder herein, und Industrie, Gewerbe, Bahnen usw. werden von sich aus die Rationalisierung soweit treiben, dass sie möglichst wenig Strom brauchen müssen. Am härtesten aber werden gewisse Industrien getroffen, die den Standort Schweiz gewählt haben, weil wir während langer Zeit billige elektrische Energie liefern konnten. Ich denke an die Papier- industrie und andere Industriezweige. Wir dürfen auch diese Gesichtspunkte nicht ausser acht lassen.
Die SVP-Fraktion empfiehlt Ihnen Eintreten auf die Vorlage.
Maeder-Appenzell: Die Forderung der Bergkantone nach einer besseren Abgeltung für Wasserkraft ist verständlich und leicht zu begründen. In den Jahren eines fast unbe- grenzten Wirtschaftswachstums, als die Preise anderer Energieträger wie Erdöl, Gas, Uran sich vervielfachten, blie- ben die Wasserzinse sehr niedrig. Der einzige Rohstoff der Bergkantone verhalf und verhilft noch, den teuren Atom- strom zu verbilligen. In einem gewissen Sinne subventionie- ren so die Bergkantone die wirtschaftlich stärkeren Mittel- landkantone. Es ist nur gerecht, wenn die Entschädigung für die weisse Kohle angemessen erhöht wird.
Die Frage ist, was angemessen sei. Die Erhöhung des Was- serzinses von bisher 27 auf 40 Franken je Kilowatt nach Vorschlag des Bundesrates würde nach der Meinung der Bergkantone keine reale Erhöhung, sondern lediglich den Teuerungsausgleich bringen. Die Forderung der Bergkan- tone nach einer Verdoppelung auf 54 Franken je Kilowatt wurde von der ständerätlichen Kommission übernommen, vom Ständerat aber insofern abgeschwächt, als die volle Erhöhung über zwei Stufen erst 1990 erreicht werden soll. Die nationalrätliche Kommission hat sich für die sofortige Verdoppelung auf 54 Franken, die Abschaffung der Quali- tätsstufen, die Erhöhung der Steuerausfallentschädigung auf 10 Franken pro Kilowatt und die Kompetenzerteilung für periodische Anpassungen an den Bundesrat ausgespro- chen.
Die LdU/EVP-Fraktion ist mit der Abschaffung der Qualitäts- stufen einverstanden. Ebenfalls stimmt sie einer Erhöhung der Steuerausfallentschädigung zu, ebenso der Kompetenz- erteilung für periodische Anpassungen an den Bundesrat. Die LdU/EVP-Fraktion lehnt aber in ihrer grossen Mehrheit eine reine Erhöhung des Wasserzinses ohne Zweckbindung ab. Sie teilt die Befürchtungen aus Umweltschutzkreisen,
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dass der verstärkte Geldstrom in die Bergkantone zu neuer Begehrlichkeit und zum sogenannten Endausbau der Was- serkraft führen könnte. Weil ihr der Schutz der letzten alpi- nen Naturlandschaften ein grosses Anliegen ist, würde sie die Forderungen der Bergkantone akzeptieren, sofern die über den Antrag des Bundesrates hinausgehenden Beträge in einen Fonds geleitet würden, aus welchem Gemeinden entschädigt werden, die auf eine Nutzung ihrer Gewässer verzichten oder verzichten müssen.
Mit dieser Revision des Bundesgesetzes über die Nutzbar- machung der Wasserkräfte haben wir die einmalige Gele- genheit, einerseits den Bergkantonen Gerechtigkeit wider- fahren zu lassen und andererseits ein altes und wichtiges Postulat des Landschaftsschutzes zu verwirklichen. Stim- men Sie in diesem Sinne den Anträgen unserer Fraktion zu. Die LdU/EVP-Fraktion ist für Eintreten.
M. Bonnard: Le groupe libéral entre en matière, non cepen- dant sans quelques réticences. Il a toujours eu pour les cantons de montagne du respect et de l'estime, car il sait le rôle déterminant qu'ils ont joué et qu'ils continuent et conti- nueront sans doute de jouer. C'est pourquoi, d'ailleurs, nous avons toujours appuyé les mesures qui ont été prises pour leur garantir leur juste part des effets positifs de la crois- sance économique.
Aujourd'hui, pour la première fois, il est, je le répète, plus réticent. Je dirai même qu'il n'aime pas ce dossier où il a le sentiment d'être emmené par un courant quasi passionnel plus loin que ne le permettrait une appréciation objective, tranquille et équilibrée de l'ensemble des circonstances.
Les propositions de la commission nous apparaissent comme un désaveu au Conseil fédéral, dont pourtant tous les partis gouvernementaux connaissent l'attitude fonda- mentalement positive et généreuse à l'égard des cantons de montagne. Le Conseil fédéral, à notre avis, ne méritait pas ce désaveu. Nous souhaitons qu'il ne se retourne pas, à moyen terme, contre ceux qui le lui ont infligé.
Le Conseil fédéral serait sans doute aujourd'hui dans une situation moins inconfortable s'il avait suivi sa première intention, qui était de proposer une révision de l'ensemble de la loi. En effet, la controverse porte essentiellement sur le montant des redevances, montant qui dépend, en partie au moins, des avantages que le concessionnaire retire de la concession. Or, la révision d'ensemble portera sur des ques- tions, telles la modernisation des installations ou le renou- vellement des concessions, des questions qui ont ou qui auront des incidences sur l'ampleur des avantages résultant de la concession et, par conséquent, sur le montant des redevances.
De toute évidence, le désir des cantons de montagne eût été plus aisé à satisfaire si, au lieu de le traiter isolément, le Conseil fédéral et le Parlement avaient pu le mettre en relation avec les avantages supplémentaires découlant des mesures proposées dans une révision totale de la loi.
Quel critère utiliser pour fixer le montant des redevances? Nous avons entendu certains collègues prétendre en séance de commission qu'il faudrait appliquer les règles du marché. Sous une forme aussi absolue, une telle affirmation est sans doute excessive. En effet, si la constitution confère aux cantons la compétence de fixer les redevances, elle prescrit que celles-ci le seront dans les limites de la législation fédérale. En l'occurrence, si le constituant a estimé que le prix de la redevance devait être fixé dans une loi, c'est qu'il a considéré que, pour des motifs d'intérêt public, il n'était pas possible de laisser le prix dépendre uniquement des règles du marché. Je crois que cette appréciation est raisonnable. Comme agent énergétique, l'eau est un bien d'une impor- tance vitale, un bien commun à tout le pays et dont ce dernier doit pouvoir bénéficier à des conditions aussi favo- rables que possible. S'il est juste, dès lors, que les cantons qui fournissent l'eau en tirent quelque profit, il est juste aussi que ce profit ne représente qu'une charge modeste pour l'ensemble de la population qui ne peut se passer de cette eau.
En définitive, la fixation du montant de la redevance est une affaire d'équilibre entre des intérêts contradictoires et, par conséquent, une affaire qui est largement d'appréciation. A cet égard, le groupe libéral déplore, quant à lui, la suppres- sion des degrés de qualité qui étaient un des éléments de l'appréciation à faire, je dirai un point d'accrochage utile pour éviter de tomber dans l'arbitraire. En effet, une eau qui coule toute l'année a plus de valeur pour le concessionnaire qu'une eau qui ne coule que quelques semaines par an et qu'il faut stocker à très grands frais. Il est donc équitable de faire payer la première de ces eaux plus cher que la seconde, même si la seconde permet de produire une éner- gie de pointe, par conséquent une énergie plus chère.
A cela s'ajoute d'ailleurs que les entreprises qui ont cons- truit les barrages de haute montagne l'ont fait notamment parce que, grâce à l'institution des degrés de qualité, les redevances étaient moins élevées. La suppression des degrés de qualité avant l'amortissement des installations n'est pas, à l'égard de ces entreprises, un geste parfaitement correct. Les inconvénients d'ordre pratique qui ont été invo- qués en faveur de ladite suppression ne sont pas sérieux. A l'âge de l'ordinateur, ils ne représentent aucune difficulté réelle.
Si pourtant nous ne faisons pas de proposition de minorité, c'est que les travaux de la commission nous ont montré que nous étions pratiquement seuls de notre avis; nous ne voulons donc pas vous faire perdre de temps avec une telle proposition. Nous disons cependant notre opinion, parce que nous sommes convaincus qu'aussitôt passée la passion déclenchée par ce débat, la notion des degrés de qualité refera surface, et il faudra bien en tenir compte d'une manière ou de l'autre, parce que c'est une exigence élémen- taire de l'équité.
Enfin, nous regrettons qu'avec le Conseil fédéral et contre l'avis du Conseil des Etats, la commission propose de trans- férer au gouvernement la compétence d'adapter le montant de la redevance. Nous faisons, sur ce point, deux observa- tions: une première d'ordre purement politique. Nous rappe- lons que si les citoyens renoncent aujourd'hui si souvent à participer aux votations, c'est notamment parce que le pou- voir ne cesse de se déplacer du Parlement au gouverne- ment, c'est-à-dire d'un organe dont les décisions sont sus- ceptibles de référendum à un autre organe dont les déci- sions ne peuvent être portées devant le peuple. Ce déplace- ment contribue à renforcer l'homme de la rue dans le sentiment de son impuissance. Certes, je le reconnais volon- tiers, dans chaque cas concret où nous abandonnons notre pouvoir au Conseil fédéral, nous avons de bonnes raisons de le faire, mais l'addition de ces cas, leur multiplication, conduisent sûrement au résultat que j'ai évoqué, et cela est politiquement inopportun.
En second lieu, lorsque nous déléguons notre pouvoir au Conseil fédéral, nous précisons les limites de la délégation. Or, en l'espèce, nous ne disons rien du tout! Nous permet- tons au Conseil fédéral d'adapter périodiquement l'indem- nité pour perte d'impôt et la redevance, mais nous ne précisons pas quels éléments le Conseil fédéral doit prendre en considération pour procéder à l'adaptation. Le message est discret sur ce point, il est muet même en ce qui concerne l'article 14; à l'article 49, il se borne à dire que le gouverne- ment tiendra compte, notamment, de l'évolution du pouvoir d'achat de la monnaie. Ainsi, finalement, le Conseil fédéral pourra faire ce qu'il veut. Je lui demande de préciser sur la base de quels critères, il entend faire usage du pouvoir qui lui serait ainsi délégué. J'ai déposé une proposition concer- nant les articles 14 et 49 et qui nous permettra de délibérer de cette question et, je l'espère, d'y voir plus clair!
Künzi: Die FdP-Fraktion hat sich sehr eingehend mit der Botschaft des Bundesrates betreffend die Änderung des Bundesgesetzes über die Nutzbarmachung der Wasser- kräfte auseinandergesetzt. Sie ist für Eintreten und unter- stützt im wesentlichen die Stossrichtung des Bundesrates. Sie begrüsst das zweistufige Vorgehen im Rahmen der Gesetzesrevision. Eine Anpassung bzw. Erhöhung des Was-
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serzinsmaximums hält sie für gerechtfertigt, ebenfalls eine solche der Steuerausfallentschädigung. Die FdP opponiert auch der Abschaffung der Qualitätsstufen nicht, obschon diesbezüglich Bedenken in der Fraktion geäussert wurden. Die FdP-Fraktion hat sich bei Artikel 49 Absatz 1 mehrheit- lich der Minderheit Eng angeschlossen, wobei eine Minder- heit unserer Fraktion dem Ständerat oder der Mehrheit der Kommission zustimmen wird. In den weiteren Punkten schliessen wir uns den Kommissionsanträgen an.
Eine besonders umfangreiche Diskussion wurde in unserer Fraktion in Richtung Höchstansätze nach Artikel 49 Absatz 1 geführt. Der heutige Höchstansatz im Jahr beträgt - wir wissen es - 27 Franken pro Bruttokilowatt. 35 Prozent wäre die Teuerungsanpassung seit 1976. Der Bundesrat schlägt eine 50prozentige Erhöhung, also auf 40 Franken pro Kilo- watt, vor (35 Prozent Teuerung, 15 Prozent reale Erhöhung). Mit der vorgesehenen Abschaffung der Qualitätsstufen resultiert nach Bundesrat eine Erhöhung von 71 Prozent. Wenn bisher gesamthaft 110 Millionen Franken an Wasser- zinsen vorwiegend an die Bergkantone geliefert wurden, so erhöht sich dieser Betrag auf die respektable Summe von 190 Millionen Franken. Nach Ständerat, noch etwas ver- schärft durch unsere nationalrätliche Kommission, die die Staffelung weglässt, ergäbe sich eine Erhöhung von 135 bis 140 Prozent, was einer frankenmässigen Erhöhung von 110 Millionen auf 260 Millionen Franken entsprechen würde. Unsere Fraktion unterstützt einhellig, wie schon erwähnt, eine Erhöhung der Wasserzinsen. Die Teuerungsanpassung steht sowieso ausser Diskussion. Wir sind aber auch bereit, im Sinne einer zusätzlichen Leistung für die vorwiegend betroffenen Bergkantone weiterzugehen und unterstützen deshalb die Minderheit, die über den Bundesrat hinausgeht, indem sie statt 40 Franken 45 Franken vorschlägt. Wir möch- ten damit dem Berggebiet eine entsprechende finanzielle Mehrleistung zugestehen und glauben aus Überlegungen, auf die ich noch eingehen möchte, eine vernünftige, gang- bare und vertretbare Lösung gefunden zu haben. Die weiter- gehenden Lösungen des Ständerates und der nationalrätli- chen Kommission lehnen wir mehrheitlich ab. Sie gehen uns, nicht zuletzt aus wirtschaftlichen Gründen, zu weit. Wie schon erwähnt, sind wir, um dem Berggebiet entgegen- zukommen, auch bereit, der Abschaffung der Qualitätsstu- fen zuzustimmen, obschon wir hier auch ein gewisses Ver- ständnis vor allem den Überlegungen der Kraftwerke entge- genbringen müssen, die natürlich mit Recht darauf hinwei- sen, dass die Einführung der Qualitätsstufen in engem Zusammenhang mit dem kostspieligen Bau der grossen Speicherkraftwerke in den Alpen stand. Der Bau dieser grossen und teuren Speicheranlagen in den Alpen fiel sei- nerzeit mit der Einführung der Qualitätsstufen zusammen. Die Bergkantone waren damit einverstanden. Dabei war unter anderem auch die Höhe des Wasserzinses ein Krite- rium bei der Wirtschaftlichkeitsberechnung. Eine nun nach- trägliche Aufhebung der Qualitätsstufen verstosse, wie es von Kraftwerkseite her lautet, gegen Treu und Glauben. Trotz diesen Bedenken unterstützen wir hier den Bundesrat, der sich für die Abschaffung der Qualitätsstufen einsetzt. Die Begründung des Minderheitsantrages - Herr Eng wird dazu noch sprechen - basiert aus wirtschaftlicher Sicht auf folgenden Überlegungen:
Die vorgesehenen Erhöhungen der Wasserzinsen und die Abschaffung der Qualitätsstufen trifft nicht etwa die Strom- produzenten, sondern praktisch ausschliesslich die Konsu- menten, auf welche die Mehrkosten weitgehend abgewälzt werden. Wie Herr Martignoni betonte, möchte ich nochmals erwähnen: Auf die Haushalte werden Mehrkosten pro Jahr von etwa 41 Millionen Franken entfallen, auf die Landwirt- schaft 3 Millionen, die Industrie und das Gewerbe 64 Millio- nen, die Dienstleistungen tragen Mehrkosten von 29 Millio- nen Franken, und auf den Verkehr - das möchte ich noch besonders erwähnen - entfallen Mehrkosten von gegen 13 Millionen. Das ergibt die schon früher erwähnten Mehrko- sten von 150 Millionen.
Es darf festgehalten werden, dass die Mehrkosten bei den Haushalten nicht besonders ins Gewicht fallen: etwa 17
Franken pro Jahr. Die Stromkosten gehen im weiteren in den Index ein. Hingegen wird die Wirtschaft in gewissen Zweigen wesentlich mehr Mühe haben, grössere Aufschläge zu verkraften. Dasselbe gilt für die SBB. Ich denke da vor allem an die Diskussionen um Tarifreduktionen, und jetzt werden die Bundesbahnen ganz wesentlich zusätzlich bela- stet. Denken wir daran, dass weitere Belastungen des Stro- mes nicht auszuschliessen sind.
Aus diesen Überlegungen möchte die FdP-Fraktion im Rah- men der vorgeschlagenen Lösungen einen vertretbaren Mit- telweg einschlagen, den sie im Minderheitsantrag Eng ver- wirklicht sieht. Bei diesen Überlegungen spielten die Vor- teile, welche die konzessionsgebenden Kantone bereits geniessen, sicher auch eine Rolle. Zu berücksichtigen sind nämlich die weiteren Leistungen, die den Wasserkraftwer- ken abgefordert werden. Die Kraftwerke bezahlen bedeu- tende Steuern an Gemeinden, Kantone und Bund. Weiter sind zu nennen die Abgabe von Vorzugsenergie wie Gratis- und Selbstkostenenergie an die Standortgebiete sowie die Förderung der lokalen Wirtschaft ganz allgemein. Auch die Heimfallprivilegien fallen sicher ins Gewicht.
Ich komme zum Schluss und bitte Sie nochmals namens der FdP-Fraktion, auf die Vorlage einzutreten und dem Minder- heitsantrag Eng zuzustimmen. Wir helfen damit dem Berg- gebiet und schaffen keine besonderen Härten in anderen Richtungen.
Wellauer: Die Anpassung des Wasserzinsmaximums ist in der CVP-Fraktion unbestritten. Wir beantragen Ihnen des- halb Eintreten auf die Vorlage und zeigen damit ein gewis- ses Verständnis für die Anliegen der Bergkantone.
Die Wasserkraft ist ein sehr kostbares Umweltgut. Es erscheint uns deshalb angezeigt, zur Höhe des Wasserzin- ses einige grundsätzliche Überlegungen zu machen. Über einen tiefen Wasserzins ist bisher - seit 1916 - der Ausbau der Wasserkraft und damit die Elektrifizierung des Landes gefördert worden. Diese Zielsetzung kann heute als erreicht betrachtet werden. Dabei haben vor allem unsere Bergge- meinden und Gebirgskantone mit einer geringen Steuer- und Finanzkraft, aber mit sehr grossen Aufgaben, beigetra- gen. Sie haben bisher auf die volle Ausschöpfung dieser Ressource verzichtet. Wir sind überzeugt, sie werden ihre Wasserkräfte zur Gewinnung von preisgünstiger Elektrizität auch weiterhin zur Verfügung stellen. Dadurch wird die Schweiz auch in Zukunft über eine sichere, umweltfreundli che und preisgünstige Elektrizitätsversorgung verfügen, was im internationalen Wettbewerb einen wichtigen Stand- ortvorteil bedeutet.
Die allgemeine Aufwertung der Umweltaspekte, aber auch die teuren Produktionskosten von Strom aus Atomkraftwer- ken haben zur Folge, dass die Wasserkraft, die zur Gewin- nung von elektrischer Energie gebraucht wird, in Zukunft etwas höher bewertet werden muss. Nachdem der Ausbau der Wasserkräfte kein wirtschaftliches Risiko mehr darstellt, stellt sich überhaupt die Frage nach der Berechtigung die- ser bundesrechtlichen Preiskontrolle. Müsste bei der Festle- gung des Wasserzinses nicht auch die freie Marktwirtschaft herrschen? Seit 1970 haben wir uns daran gewöhnt, Ölpreis- schwankungen hinzunehmen, während bei unseren einhei- mischen Energieträgern noch die alten Vorstellungen herr- schen. Es gibt doch kein Recht auf billigen Strom! Eine Höherbewertung der Wasserkraft entspricht auch den Ziel- setzungen der Gesamtenergiekonzeption sowie den Anstrengungen für die Berggebiete. Wir sind uns bewusst: Jede Erhöhung des Wasserzinses führt zu einer Erhöhung des Strompreises, auch wenn es sich nur um bescheidene Ansätze von nicht einmal 1 Rappen pro Kilowatt handelt. Berappen muss dies nicht der Bund. Betroffen werden die Konsumenten und die vor allem im internationalen Wett- kampf stehende Wirtschaft.
Wir müssen doch zugestehen, dass die Bergkantone (mit Ausnahme des Tourismus) in wirtschaftlicher Hinsicht viele Nachteile in Kauf zu nehmen haben. Mit einem Wasserzins als politischem Preis lässt sich - losgelöst vom Markt - ein Ausgleich schaffen. Damit werden die Gemeinwesen im
Nutzbarmachung der Wasserkräfte
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Berggebiet in die Lage versetzt, ihre Entwickungsbemühun- gen aus eigenen Finanzmitteln zu verstärken.
Die Fraktion der CVP stimmt deshalb mehrheitlich bei der Festsetzung des maximalen Wasserzinses der Lösung des Ständerates zu. Er liegt etwa in der Mitte zwischen der Mehrheit und Minderheit der Kommission und berücksich- tigt eine angemessene Teuerung bis zum Jahre 1990. Eine Minderheit der Fraktion unterstützt den Antrag der Kommis- sionsmehrheit. Bei der Steuerausfallentschädigung, die der Bund oder seine Regiebetriebe für die Inanspruchnahme der Wasserkraft anstelle der Steuereinnahmen leisten, erachten wir die von der Kommission vorgeschlagene Anpassung als angemessen.
Wir empfinden es als stossend, dass finanzschwache Berg- kantone Bundesbetriebe subventionieren, indem ihre Was- serkräfte von diesen gegen eine ungenügende Entschädi- gung beansprucht werden. Die Aufhebung der Qualitätsstu- fen war bei uns unbestritten. Wir sind auch der Meinung, dass der Bundesrat am besten in der Lage ist, den Wasser- zins und die Steuerausfallentschädigung den Verhältnisen anzupassen. Damit wird auch das Parlament entlastet. Mit der Kompetenzübertragung an den Bundesrat muss das Mitspracherecht des Parlamentes nicht automatisch ausge- schaltet werden. Es bestehen verschiedene Möglichkeiten, ein Mitspracherecht zu sichern.
In diesem Sinne beantrage ich Ihnen Eintreten auf die Vor- lage.
M. Robbiani: Le groupe socialiste soutient toutes les propo- sitions de la majorité de la commission. Dans cette affaire la géographie prime l'idéologie. Je m'exprime ici non en tant que Tessinois mais comme socialiste, un socialiste moder- niste qui croit à la liberté du marché - oui Monsieur Bon- nard! - et qui se bat pour la justice et l'équité tant dans le secteur économique que dans le secteur fiscal. Personnelle- ment, je refuse la confrontation entre les cantons de plaine industrialisés et les cantons de montagne, producteurs d'énergie. Je ne me considère guère comme un «cheikh de l'OPEP des Alpes». Je refuse aussi la confrontation entre producteurs et consommateurs. Il s'agit de déterminer un prix équitable pour l'ensemble du pays et de sa population. L'entrée en matière n'est pas combattue, même les entre- prises électriques ne sont pas opposées à une adaptation du taux maximal de redevance.
Pourtant, être d'accord sur le fond ne suffit pas. Le respect et l'estime - hélas! Monsieur Bonnard! - n'ont pas de prix. Le taux maximal était de 6 francs en 1916. Ce montant correspondait au salaire journalier d'un ouvrier. Aujourd'hui même 54 francs ne couvrent pas le montant d'un salaire journalier. Si l'on considère que la rémunération de la main- d'œuvre est égale à la matière première, qui représente la force hydraulique, il faut multiplier par 25 le montant de 1916, on arrive alors à 150 francs, c'est-à-dire 2,5 fois la redevance proposée par la majorité de la commission. Il ne s'agit pas d'une question de solidarité, mais de simple équité et de prix convenable. Si l'on faisait fonctionner librement les lois du marché, il faudrait supprimer le plafond et le caractère politique de la redevance. Une réglementa- tion conforme au système de l'économie de marché devrait permettre un prix trois fois supérieur au prix actuel. C'est une affaire d'équilibre, de juste équilibre, Monsieur Bon- nard. Echelonner la hausse de la redevance, comme pro- posé par le Conseil des Etats, est un compromis mais c'est un compromis qui n'est ni équilibré ni juste. C'est au con- traire une prolongation de l'injustice.
Il faut choisir entre une politique économique décentralisée et autonome et une politique centralisée des subsides et des subventions. Comme pour l'aide au développement des pays étrangers, il faut «aider à s'entraider». L'exploitation des ressources naturelles c'est l'affaire des cantons. Cette exploitation est la seule possibilité de rompre le cercle vicieux de l'économie régionale en difficulté, économie sou- tenue par la Confédération avec la politique des subsides. Ces derniers paralysent l'initiative cantonale. L'habitude de compter sur l'aide de la Confédération renforce la passivité.
Augmenter avec équité la redevance hydraulique signifie soutenir les efforts entrepris dans les régions périphériques pour réduire leur dépendance économique et financière. Pour éviter de parler de colonialisme à l'intérieur du pays - on en parle aussi - il faut rompre le cercle vicieux, il faut «aider à s'entraider». Si l'on se déclare partisan de la loi du marché, il faut l'appliquer à l'économie hydraulique égale- ment.
Venons-en à la suppression des degrés de qualité. Là, nous sommes en complet désaccord avec M. Bonnard et M. Künzi. Introduites en 1952, les degrés de qualité ont grande- ment défavorisé les cantons de montagne. Les degrés de qualité ont fait baisser le montant de la redevance de 10 à 15 pour cent pour les centrales à barrage. Or, l'énergie d'accu- mulation est celle qui a le plus de valeur puisqu'elle est utilisable sur demande. La prétendue mauvaise qualité d'uti- lisation est un avantage pour les centrales électriques. Le Conseil fédéral, le Conseil des Etats ainsi que votre commis- sion sont d'accord de supprimer les degrés de qualité.
Le nucléaire est un agent énergétique qui alimente les tensions politiques et sociales. La consommation d'électri- cité a augmenté, mais une multiplication des barrages, Monsieur Maeder, n'est pas possible. Vous savez que l'initia- tive populaire «pour la sauvegarde de nos eaux» et la nouvelle sensibilité écologiste, qui n'est pas le monopole d'un seul parti, ne favorisent pas leur développement. Vos préoccupations, Monsieur Maeder, sont aussi les nôtres. Comme agent énergétique l'eau a pris de la valeur. La présidente de la commission l'a rappelé. La précarité des sources énergétiques, nucléaire, gaz et pétrole, s'est réper- cutée sur les prix. En laissant jouer la concurrence le prix de l'hydroélectricité aurait au moins atteint le prix de l'énergie nucléaire.
L'augmentation des redevances n'aura qu'une faible réper- cussion sur la consommation, Monsieur Wellauer, 2 à 3 pour cent au maximum. Mais quels avantages pour l'environne- ment! Les forces hydrauliques ne polluent pas, elles ména- gent l'environnement, elles sont renouvelables et ont l'avan- tage de se trouver en Suisse. Le respect de l'environnement a un prix et les consommateurs sont des écologistes. N'ou- bliez pas, chers collègues Herbert Maeder et Monika Weber, qu'il y a aussi des consommateurs dans les cantons de montagne. L'augmentation relative - je le répète - sera aussi payée par les consommateurs du Tessin, du Valais, d'Uri et des Grisons.
Pour des considérations politiques, énergétiques, écologi- ques et économiques, le groupe socialiste votera et vous propose également de voter l'entrée en matière. Il nous demande de porter à 10 francs la compensation partielle pour la perte d'impôt, de fixer la redevance à 54 francs à partir de 1985 et d'approuver la suppression des degrés de qualité, donc de suivre la majorité de votre commission, cela pour une question de justice économique, de juste prix et non pour une question de solidarité, de compréhension confédérale ou pour accomplir un geste généreux envers les cantons de montagne. Personnellement, j'appuierai éga- lement les propositions de MM. Maeder et Nef. En revanche je considère que la proposition de M. Stucky n'a pas place dans cette loi.
M. Carobbio: Contrairement au groupe libéral, le groupe du Parti du travail, du Parti socialiste autonome et du POCH entrera sans hésitation en matière sur le projet de modifica- tion de la loi en discussion, même s'il s'agit seulement d'une révision partielle. Pour notre part, nous estimons qu'une telle modification s'impose, ne serait-ce que pour adapter les taux maximaux des revedances au renchérissement. Il semble que nous soyons tous d'accord sur ce point.
Mais à notre avis, la modification doit, pour une question d'équité et de justice, porter sur une augmentation plus substantielle des redevances pour les adapter au prix réel. Il est notoire, et le rapporteur de langue allemande l'a très bien démontré dans son rapport, que la force hydraulique constitue la seule richesse avec le tourisme dont disposent les régions périphériques et les régions de montagne.
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Utilisation des forces hydrauliques
Jusqu'ici, surtout depuis que la consommation de l'énergie électrique s'est développée, il faut bien reconnaître que ce sont tout particulièrement les autres qui ont profité de cette richesse, peut-être aussi par la faute des intéressés - mais tel n'est pas notre propos aujourd'hui. De plus, les sociétés d'électricité privées et publiques ont souvent leur siège en dehors des régions de montagne et les distributeurs d'éner- gie électrique des cantons sont situés en plaine. L'adapta- tion substantielle des redevances permettrait donc de corri- ger cette situation. On pourrait ainsi reconnaître dans les faits le droit des cantons de montagne de toucher une part équitable du rendement de l'utilisation de cette force hydraulique; cela d'autant plus que, sur le plan économique - ce fait a déjà été relevé - nous sommes, en matière d'utilisation de ces forces hydrauliques, confrontés à une situation spéciale de prix contrôlés, ce qui n'est pas le cas dans d'autres domaines.
Cette situation qui, par le passé, se justifiait, pénalise aujour- d'hui les régions de montagne, les régions périphériques et, de façon générale, les régions économiquement les plus faibles. Tous ceux qui prônent la libre formation des prix selon les lois du marché devraient logiquement être parti- sans de laisser les cantons et les régions périphériques entièrement libres de fixer le prix pour l'utilisation des droits hydrauliques. Mais ils devraient, pour le moins, être favora- bles à une adaptation substantielle des redevances en dis- cussion. D'un point de vue politique, une telle adaptation se justifie aussi dans le cadre de la politique d'aide aux régions de montagne. D'ailleurs, tous les partis ont prévu, dans leur programme, de favoriser le développement économique de ces régions. Or, la manière la plus efficace d'aider ces régions à se développer économiquement est de leur assu- rer un prix de revient équitable de leurs richesses princi- pales.
Les adversaires d'une augmentation des redevances à 54 francs rétorquent que ce renchérissement se répercutera sur les prix aux consommateurs et aura des effets négatifs sur l'économie. Ainsi, à leur avis, les plus faibles devront encore payer la facture car le coût de la vie augmentera. Nous ne contestons pas le fait que l'augmentation des redevances se répercutera sur les prix aux consommateurs, mais il ne faut pas oublier que la part des redevances a un effet minime sur la formation des prix de l'électricité (entre un quart et un tiers de centime à l'heure actuelle).
L'adaptation à 54 francs proposée par la majorité de la commission ne sera donc pas excessive et sera parfaitement supportable.
Notre groupe considère que l'adaptation substantielle prô- née par la majorité de la commission se justifie. Il appuie concrètement les propositions de la majorité de la commis- sion, c'est-à-dire une augmentation à 10 francs par an et par kilowatt théorique installé à titre de compensation pour la perte d'impôts cantonaux et communaux et une augmenta- tion à 54 francs par kilowatt théorique installé de la rede- vance annuelle. Il approuve aussi la proposition de ne plus prévoir de différenciation de prix selon la qualité de l'eau. Une telle distinction - d'autres l'ont déjà souligné - ne se justifie plus de nos jours.
Präsident: Die Fraktion der Nationalen Aktion/Vigilants teilt mit, dass sie für Eintreten auf die Vorlage votiert.
Nachdem alle Fraktionssprecher gesprochen haben, bean- trage ich Ihnen, hier die Rednerliste zu schliessen. Es haben sich noch zehn Einzelredner eingeschrieben.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 22.50 Uhr La séance est levée à 22 h 50
Fünfzehnte Sitzung - Quinzième séance
Donnerstag, 20. Juni 1985, Vormittag Jeudi 20 juin 1985, matin 8.00 h
Vorsitz - Présidence: Herr Koller Arnold
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Nutzbarmachung der Wasserkräfte. Änderung des Bundesgesetzes Utilisation des forces hydrauliques. Modification de la loi
Fortsetzung - Suite Siehe Seite 1159 hiervor - Voir page 1159 ci-devant
Präsident: Es folgen die Einzelredner.
Giger: Die gemäss Kommissionsvorschlag beantragte Erhö- hung des Wasserzinsmaximums von 27 auf 54 Franken pro Kilowatt bringt zusammen mit der Abschaffung der Quali- tätsstufe eine gesamthafte Erhöhung von 168 Millionen Franken pro Jahr, das sind 130 Prozent. Diese massive Anpassung der Wasserzinse erklärt sich aus den Bestrebun- gen, die Stellung der Bergkantone zu verbessern. Dass eine solche Zielsetzung verfolgt wird, ist an und für sich ver- ständlich. Mit diesen Forderungen werden aber die Strom- tarife sehr ungünstig beeinflusst. Für die angestrebte Bes- serstellung der Gebirgskantone hat also letztlich der Strom- konsument - Industrie, Gewerbe, Landwirtschaft und Haus- halte - aufzukommen. Ich bin zwar überzeugt, dass die Haushalte als einzige dieser Bezügergruppe in der Lage wären, den Preisaufschlag durch Stromeinsparungen zu kompensieren.
Die beantragte Abschaffung der Qualitätsstufen führt - wie bereits erwähnt - zu einer zusätzlichen Mehrbelastung. Allein schon gegen dieses Vorhaben sind einige grundsätzli- che Bedenken anzubringen. Die bisherige Differenzierung, welche die unterschiedliche Güte der anfallenden Wasser- kraft bei der Festlegung der Wasserzinse berücksichtigte, 1st meiner Meinung nach sachlich gerechtfertigt. Eine nach Qualitätsstufen ausgerichtete Berechnung des Wasserzin- ses wurde in der Verordnung von 1918 festgelegt und 1952 im Gesetz verankert; sie wurde bei der Erhöhung der Was- serzinse von 1967 und 1976 entgegen den Bedenken der Gebirgskantone beibehalten.
Der Antrag der Kommissionsmehrheit lässt offenbar die Tatsache ausser acht, dass es für die E-Werke ohnehin nicht leicht ist, die weitere Entwicklung des Strompreises inner- halb jener Grenzen zu halten, die für Wirtschaft und Bevöl- kerung noch tragbar sind. Neben dem Mehraufwand aus der Anpassung der Zinse üben weitere Kostenfaktoren ihren ungünstigen Einfluss auf die Strompreise aus. In diesem Zusammenhang sei beispielsweise auf die teurere Produk- tion aus neuen Kernenergieanlagen, die hohen Gestehungs- kosten neuer Wasserkraftanlagen, die hohen Investitionen für die Erhaltung der bestehenden Wasserkraftanlagen, auf die Energieverluste durch erhöhte Restwasserauflagen, die grossen Aufwendungen für die Hydroelektrizität im Moment der Erneuerung von auslaufenden Konzessionen und schliesslich auch auf die kostspieligen Ausbauten der Über- tragungs- und Verteilnetze hingewiesen.
Offensichtlich ist, dass die beantragte Erhöhung des Was- serzinsmaximums bei gleichzeitiger Abschaffung der Quali- tätsstufen zu einer Mehrbelastung führt, die das Ausmass
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Anno
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III
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Sommersession
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Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
14
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 84.086
Numéro d'objet
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Datum 19.06.1985 - 20:00
Date
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