Banques de développement. Participation
1864
N 13 décembre 1984
84.070 Botschaft in Singapur. Neubauten Ambassade à Singapour. Nouveaux bâtiments
Botschaft und Beschlussentwurf vom 12. September 1984 (BBI III, 373) Message et projet d'arrêté du 12 septembre 1984 (FF III, 373)
Antrag der Kommission Eintreten
Proposition de la commission Entrer en matière
Herr Widmer unterbreitet namens der Kommission für aus- wärtige Angelegenheiten den folgenden schriftlichen Be- richt:
Das Preisniveau für Grundstücke und Büromieten in Singa- pur ist exorbitant. Für die Unterbringung der diplomatischen Vertretung der Schweiz in Singapur muss trotz kaum verant- wortbarer räumlicher Beschränkung seit zwei Jahren ein Jahresmietzins von über 280 000 Franken entrichtet werden. Für die Unterbringung des schweizerischen Personals, wel- ches mit Ausnahme des Missionschefs ebenfalls in Mietob- jekten untergebracht ist, muss zurzeit eine jährliche Miet- summe von über 180 000 Franken aufgebracht werden.
Abklärungen führten zum Schluss, dass unter diesen Umständen der Erwerb von Arbeits- und Wohnraum durch den Bund in Singapur langfristig vorteilhafter ist. 1983 erwarb die Eidgenossenschaft vom Schweizerklub in Singa- pur für 1 283 000 Franken ein Grundstück von 8000 Quadrat- metern, auf dem ein Kanzleigebäude und fünf Dienstwohn- häuser erstellt werden sollen. Man rechnet mit Kosten von rund 6 Millionen Franken.
Singapur zählt zu den bedeutendsten Handelspartnern der Schweiz im asiatischen Raum. Die Perspektiven für die weitere Entwicklung werden zurzeit allgemein als positiv beurteilt. Die Schweizerkolonie in Singapur zählt gegenwär- tig 650 Personen.
Die einstimmige Kommission beantragt Ihnen Eintreten und Zustimmung zur Vorlage.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes 74 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
84.072
Interamerikanische, asiatische und afrikanische Entwicklungsbanken. Beteiligung
Banques interaméricaine, asiatique et africaine de développement. Participation
Botschaft und Beschlussentwürfe vom 12. September 1984 (BBI III, 821) Message et projet d'arrêté du 12 septembre 1984 (FF III, 829)
Antrag der Kommission Eintreten
Antrag Hegg Nichteintreten
Antrag Leuenberger Moritz
Rückweisung an den Bundesrat mit dem Auftrag,
Proposition de la commission Entrer en matière
Proposition Hegg Ne pas entrer en matière
Proposition Leuenberger Moritz
Renvoyer l'objet au Conseil fédéral en le chargeant
d'évaluer l'activité exercée jusqu'ici par les banques de développement d'après les critères auxquels obéit l'aide au développement accordée par la Suisse, et de faire rapport au Parlement sur le résultat de cette étude;
d'enjoindre aux représentants de notre pays au sein des organes desdites banques de s'employer à ce que les crédits servent exclusivement à assurer une plus large satisfaction des besoins fondamentaux des populations bénéficiaires et d'user de leur influcence pour obtenir que tout octroi de crédits soit subordonné à la condition que le pays destina- taire respecte les droits de l'homme.
M. Borel présente au nom de la Commission des affaires économiques le rapport écrit suivant:
Les Chambres fédérales avaient approuvé en 1979 un crédit de programme de 300 millions de francs pour permettre à notre pays de participer à l'augmentation du capital des banques interaméricaine, asiatique et africaine de dévelop- pement. Seuls 45 millions de francs furent versés; le reste du crédit concernait des garanties.
Ouvert initialement au moins pour la période se terminant en 1983, le crédit de programme doit être à présent prolongé jusqu'en avril 1985. L'ouverture d'un nouveau crédit de programme ne pourra être envisagée qu'après l'augmenta- tion des capitaux des banques de développement prévue pour 1986. Le crédit additionnel de 120 millions de francs, dont seuls 20 millions devront être versés, le reste étant constitué par des garanties, doit servir jusqu'à l'ouverture du prochain crédit de programme. Il s'est avéré nécessaire pour les raisons suivantes:
Entwicklungsbanken. Beteiligung
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Dezember 1984 N
Elle a été amenée, au cours de la négociation sur l'adhé- sion d'Etats non africains à la Banque africaine de dévelop- pement, à assumer une participation au capital plus forte que prévue;
Elle doit être en mesure de s'acquitter du reste de sa participation à la 3ª augmentation du capital de la Banque asiatique de développement et contribuer le cas échéant à une augmentation dite «individuelle» du capital de cette banque;
Elle doit pouvoir assumer les obligations qu'implique l'éventuelle adhésion à la Société interaméricaine d'investis- sement.
En ce qui concerne l'adhésion à cette société, il convient de faire les remarques suivantes: la société soutient principale- ment les petites et moyennes entreprises, ce qui rend possi- ble le développement de l'Amérique latine, qui est supérieur à celui de l'Afrique et de l'Asie. Le fort pourcentage de nos investissements dans ce continent (qui nous place au 3e rang après les Etats-Unis d'Amérique et l'Allemagne fédé- rale) et l'intensité de nos échanges commerciaux avec lui, font que notre pays est particulièrement intéressé à la con- solidation et au renforcement de son économie.
On a constaté, au cours des débats, que les banques de développement s'efforcent depuis une dizaine d'années de favoriser la réalisation de projets essentiels pour le dévelop- pement. Cette nouvelle tendance correspond aux objectifs que s'est fixés la politique suisse en matière de coopération au développement. Il faut toutefois distinguer entre les ban- ques de développement et les fonds de développement qui leur sont rattachés et qui accordent des crédits à des condi- tions préférentielles surtout aux pays les plus pauvres. Une grande partie des contributions suisses aux banques de développement sont versés dans ces fonds. (Exemple: la part de la Suisse au capital de la Banque de développement asiatique est de 8,2 millions de francs, alors qu'elle est de 170 millions de francs au capital du fonds rattaché à cette banque).
La commission recommande, à quelques abstentions près, d'entrer en matière et d'adopter l'arrêté fédéral concernant la participation de la Suisse au capital des banques régio- nales de développement et de la Société interaméricaine d'investissement, ainsi que l'arrêté fédéral concernant l'adhésion de la Suisse à cette société.
Hegg: Die Parteien unserer Fraktion lehnen nicht schlicht- weg jede Entwicklungshilfe ab. Damit wir ihr aber zustim- men können, müssen gewisse Bedingungen erfüllt sein.
Wir befürworten nur bilaterale Projekte, weil bei Multina- tionalität dieser angeblichen Hilfe leicht die Übersicht verlo- ren geht, was am Ende mit dem Geld überhaupt geschieht. Unter solchen Bedingungen kann in unseren Augen nicht gewährleistet werden, dass mit den Finanzmitteln wirklich vernünftige, sinnvolle und angepasste Hilfe geleistet wird und das Geld zum Schluss nicht bei Leuten landet, die eine Hilfe gar nicht nötig haben. Als Beispiel für eine solche Hilfe, die wir auf keinen Fall unterstützen möchten, kann der berühmte IDA-Kredit gelten, der in der Volksabstimmung bachab geschickt worden ist. Wir sind überzeugt, dass unser Volk auch heute noch genauso denkt wie damals.
Die Projekte sollen nicht in einer technisch ausgetüftel- ten, hochgetrimmten Grosstechnologie bestehen, sondern technisch den örtlichen Verhältnissen und dem Bildungs- stand der einheimischen Bevölkerung angepasst sein, d. h. sie sollen eher den handwerklichen Erzeugungsweisen nahestehen, den einheimischen Markt berücksichtigen und die Autarkie der Empfängerländer eher stärken.
Die Hilfe darf nicht dem Konzept einer einzigen einheitli- chen, verklumpten Menschheitszivilisationsmaschine als Lösung aller Probleme durch ein ständiges, ins Unendliche sich steigerndes Wachstum des Welthandels entsprechen.
Die Hilfsprojekte sollten nur unter der Bedingung gewährt werden, dass die Regierungen der betreffenden Empfängerländer ernsthafte Anstrengungen zur Stabilisie- rung der Bevölkerungszahl unternehmen.
Bei den interamerikanischen, asiatischen und afrikanischen Entwicklungsbanken und anderen multinationalen Entwick- lungsinstitutionen beurteilen wir diese uns unumgänglich scheinenden Bedingungen als nicht erfüllt. Deshalb sind wir für Nichteintreten.
Wegen der Multinationalität des vorgeschlagenen Unterneh- mens ist es auch nicht möglich, durch eine Rückweisung der ganzen Vorlage im Sinne des Antrages Leuenberger die von uns geforderten Bedingungen nachträglich noch zu erfüllen, weshalb wir für Nichteintreten und nicht bloss für Rückweisung sind.
Warum bestehen wir auf diesen Bedingungen? Vor allem haben wir ökologische Gründe: Raubbau an unersetzlichen, lebenswichtigen, natürlichen Ressourcen und weltweite Umweltzerstörung. Die Menschheit befindet sich auf einem Entwicklungspfad zu einem Abgrund hin, zum globalen ökologischen Kollaps. Das Unternehmen, dem wir hier zustimmen sollen, ist ein weiterer Schritt auf dem Weg auf diesen Abgrund hin. Wir sagen deshalb auch nein zu diesem Schritt.
Was wir brauchen, ist eine Umkehr. Unsere Vorstellung einer solchen Umkehr umfasst stichwortartig folgende Punkte:
Das Wachstum der Menschheitszivilisationsmaschine muss in absehbarer Zeit zum Stillstand gebracht werden. Das kann selbstverständlich nicht plötzlich, undifferenziert und allgemein auf dieselbe Art stattfinden. In den jeweiligen Menschheitssubkulturen muss das angepasst erfolgen. Es kann nicht die ganze Welt über denselben Kamm geschert werden. Die hochentwickelten Industrienationen des euro- päisch-abendländischen Kulturkreises haben zum Beispiel kein natürliches Bevölkerungswachstum mehr. Diesbezügli- che politische Massnahmen sind deshalb hier überflüssig. Gerade deshalb brauchen solche Länder aber auch kein materielles Wirtschaftswachstum mehr. Die materielle Pro- Kopf-Versorgung ist ja dort gesichert. Man beklagt sogar Überflüsse und Überkapazitäten. Auf ein materielles Wirt- schaftswachstum ist hier bewusst zu verzichten. Das bietet dann den Entwicklungsländern die Chance, selbst wirt- schaftlich zu wachsen. Dabei geht es für die hochentwickel- ten Länder nicht darum, ihre Volkswirtschaften in einen Erstarrungszustand zu überführen. Es ist selbstverständlich, dass diese Volkswirtschaften dazu dienen müssen, allen Arbeitsfähigen, die auf ein Arbeitseinkommen zum Leben angewiesen sind, auch Arbeit zu geben.
Die Bekämpfung der Arbeitslosigkeit darf aber nicht einfach durch eine Ankurbelung einer wenig sinnvollen Mehrpro- duktion von Konsumwaren geschehen, die dann zu Abfall- bergen weggeworfen werden. Eher ist an eine Befriedigung mehr geistig-kultureller Bedürfnisse zu denken. Auch das gibt Arbeit, und zwar sinnvolle.
Ebenso selbstverständlich ist hingegen den Entwicklungs- ländern ein gewisser Nachholbedarf an materiellem Wirt- schaftswachstum angesichts des dort herrschenden mate- riellen Elends zuzugestehen. Aber zugleich haben wir, die sogenannt Hochentwickelten, auch das Recht, von diesen Ländern eine Stabilisierung ihrer Bevölkerung im Sinne eines do ut des zu fordern.
Kurz gesagt: Die hochentwickelten Länder müssen auf Wirt- schaftswachstum, die unterentwickelten Länder auf Bevöl- kerungswachstum verzichten.
Im übrigen befürworten wir eine Welt der nationalen Vielfalt von verschiedenen unterschiedlichen Nationen mit relativer Autarkie, von Nationen, die untereinander relativ - ich betone relativ - wirtschaftlich entflochten sein sollen. Ein differenzierter Organismus, eine vielfältige, plurikulturelle und plurinationale Weltbevölkerung mit verschiedenartigen Gruppen, eine nicht monotone, gleichgeschaltete, einge- ebnete einheitliche Weltkultur und Weltwirtschaft ist bio- logisch stabiler, lebenstüchtiger, weniger von Zusammen- brüchen bedroht. Auch das lehrt die Ökologie.
Es ist nicht gut, die ganze Menschheit in ein einziges Rie- senboot zu verladen. Möglichst viele kleinere Boote sind besser. Lieber eine Welt der tausend Völker als eine Weltdik- tatur von Internationalisten.
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Noch ein letztes Wort: Bedeutet die uns vorgeschlagene Beteiligung nicht ganz einfach auch eine weitere Drehung an der weltweiten Verschuldungsspirale? Wir meinen ja. Das ist ein weiterer Grund für Nichteintreten. Stimmen Sie unserem diesbezüglichen Antrag zu!
Leuenberger Moritz: Vordergründig geht es bei diesen bei- den Vorlagen um 120 Millionen Franken, die als Zusatzkredit gesprochen werden einerseits und um eine neue Verantwor- tung in einem internationalen Gremium andererseits.
Was ich mit meinem Rückweisungsantrag erreichen möchte, ist, dass überprüft wird, ob das Geld, das wir da ausgeben sollen, nach den Grundsätzen unserer schweizeri- schen, in einem Gesetz festgehaltenen Entwicklungspolitik ausgegeben wird. Davon steht nämlich in der Botschaft nichts. Ich will zudem die Garantie, dass unsere schweizeri- schen Vertreter, die in diesem neuen internationalen Gre- mium tätig sein werden, sich dafür einsetzen, dass die Gelder in unserem Sinne, wie wir das definiert haben, ver- wendet werden.
Nun geht es aber hintergründig nicht nur um diese 120 Millionen und den Beitritt zur Interamerikanischen Investi- tionsgesellschaft, sondern es geht auch um zwei innenpoli- tisch sehr wichtige Dinge, und zwar in erster Linie um das Flüchtlingsproblem. Wir beschäftigen uns in diesem Rat, anlässlich kantonaler und kommunaler Wahlen, fast über- proportional häufig mit der Flüchtlingsproblematik.
Bei den entsprechenden Diskussionen kommen die Vertre- ter verschiedenster politischer Richtungen in einem Punkt eben doch immer wieder auf zwei gemeinsame Nenner; sie erkennen nämlich: Wir in der Schweiz sind gar nicht in der Lage, die Flüchtlingsproblematik mit unserem Asylgesetz irgendwie in den Griff zu bekommen. Das Flüchtlingspro- blem ist nur international lösbar. Sie erkennen zum Zweiten: Wir müssen uns dafür einsetzen, dass die «Produktion» von Flüchtlingen verhindert wird. Wir müssen international dafür sorgen, dass es gar keine Flüchtlinge mehr gibt.
Wo ist nun der Zusammenhang mit dieser Vorlage? Es gibt eben Entwicklungsprojekte - auch solche dieser Entwick- lungsbanken, an die nun dieser Kredit gesprochen werden soll -, die direkt oder indirekt Flüchtlinge mitproduzieren. Ich nenne El Cahon, den Staudamm in Honduras, und ich nenne Sobradinho in Brasilien.
Ein Beispiel, das ich ausgewählt habe, will ich Ihnen nun näher darlegen, nämlich ein Beispiel aus Sri Lanka, und zwar einfach deshalb, weil es die Tamilen betrifft, die uns bei anderer Gelegenheit in fürchterliche Wallung bringen; über die noch und noch Vorstösse gemacht werden. Ich will Ihnen jetzt sagen, warum wir eben mitverantwortlich sind dafür, dass Tamilenflüchtlinge überhaupt produziert werden:
Die Asiatische Entwicklungsbank treibt das Projekt Maha- weli, ein Kraftwerk, ein Bewässerungsprojekt in Sri Lanka, voran. Allein für die Strassen zu diesem Staudamm wurden 10 Millionen Dollar ausgegeben, weitere einzelne Projekt- kredite sind gesprochen worden. Dieses Kraftwerk wird - entwicklungspolitisch - in der ganzen Welt kritisiert, weil es für Sri Lanka einfach zu gross ist. 40 Prozent der gesamten Staatsausgaben von Sri Lanka wandern in dieses Mammut- projekt. Die Auslandverschuldung steigt; das Geld fehlt für soziale Bereiche und es fehlt für andere sinnvolle Projekte, die unsere DEH in Sri Lanka unterstützen möchte. Ich entnehme das dem Jahrbuch der Asiatischen Entwicklungs- bank 1982, wo dargelegt wurde, dass die Regierung 100 Millionen Euro-Dollar zusätzlich zu den ursprünglichen Kre- diten aufnehmen musste.
Das zweite ist nun, dass in diesem Projekt nur Singhalesen angesiedelt werden und dass Tamilen ausgeschlossen sind. Weil sie dort nicht mitarbeiten dürfen, sind die Tamilen natürlich gegen dieses Projekt Mahaweli. Dieses wird in Sri Lanka denn auch der «Damm gegen die Tamilen» genannt, und zwar im doppelten Sinne des Wortes. Das heisst, dass durch dieses Projekt der soziale Unfriede in Sri Lanka voran- getrieben wird; dieser soziale Unfriede im Zusammenhang mit den Tamilen ist natürlich mit ein indirekter Grund dafür,
dass sich eine Flüchtlingsbewegung von dort nach Europa ergibt. Sri Lanka ist ein Beispiel. Ich will sie jetzt nicht alle aufzählen. Ich will Ihnen damit einfach zeigen, dass hier eine Gelegenheit bestünde, wo Sie internationale Verantwortung wahrnehmen, wo Sie die Flüchtlingsproblematik an ihrer Wurzel angehen könnten.
Es gibt ein weiteres internationales Problem: den Umwelt- schutz. Wir sagen ja immer, er sei nicht nur ein nationales Problem, sondern er müsse international gelöst werden. Die Interamerikanische Entwicklungsbank unterstützt das Pro- jekt Alkoholgewinnung aus Zuckerrohr in Brasilien, damit die Autos mit Alkohol statt mit Benzin angetrieben werden können. Es wird dort also Treibstoff aus Nahrungsmitteln gewonnen. Die Auswirkungen sind die, dass der Urwald abgeholzt, d. h. verbrannt wird. Die Landbevölkerung muss ihr Land, auf dem sie ihre eigene Nahrung ziehen konnte, verlassen, damit Zuckerrohr angebaut, damit Antriebsstoff für Automobile gewonnen werden kann. Es entsteht eine Monokultur Zuckerrohr. Die Gewässerverschmutzung ist skandalös, weil die Destillationsmethoden offenbar zur Folge haben, dass eine schwarze Melasse direkt in die Flüsse geleitet wird. - Sie kennen wahrscheinlich die entsprechenden Zeitungsberichte über Brasilien. Dieses Projekt wird von der Interamerikanischen Entwicklungs- bank, der wir jetzt auch Geld geben, unterstützt.
Diese Tätigkeit der Entwicklungsbanken ist sehr fragwürdig. Was ist denn ihr Resultat? 800 Milliarden Dollar Verschul- dung, Mammutprojekte ohne positiven Nutzen, eine Indu- strialisierung in den Entwicklungsländern für eine schmale Elite, die sich nicht an den Bedürfnissen der Ärmsten orien- tiert, Umweltzerstörung und eine wachsende Zahl von hun- gernden Menschen. Dieses Entwicklungsmodell - soweit es Grossprojekte betrifft, ich betone das - ist gescheitert. Es scheint mir, dass die Entwicklungsbanken noch nicht begrif- fen haben, dass sie hier umdenken müssen. Das zeigt sich auch, wenn man ihre Jahresberichte durchliest.
Aber - und da bin ich anderer Meinung als Herr Hegg - es gibt auch sehr gute Projekte, die von den Entwicklungsban- ken unterstützt werden. Ich will das betonen. Es gibt durch- aus Projekte im Sinne unseres schweizerischen Entwick- lungshilfegesetzes, die sie vorantreiben. Wenn wir aber jetzt wieder einen Kredit sprechen, müssen wir dafür sorgen, dass das Geld nur für sinnvolle Projekte eingesetzt wird. Diese Evaluation hat der Bundesrat in seiner Botschaft nicht vorgenommen. Ich will, dass die ganze Sache zurückgewie- sen und diese Evaluation durchgeführt wird, damit wir nach- her wissen, wohin unser Geld genau gehen soll, und dass wir unsere Vertreter in der amerikanischen Investitions- gesellschaft motivieren, sich für Projekte in unserem Sinn einzusetzen. Deswegen scheint es mir klug, statt einfach pauschal nicht einzutreten, wie Herr Hegg das will, eine Differenzierung vorzunehmen. Ich bitte Sie, die Sache in meinem Sinne zurückzuweisen.
Präsident: Die Fraktionen der FdP, CVP, SVP und der Libe- ralen teilen mit, dass sie den Bundesbeschlüssen zu- stimmen.
Frau Gurtner: Ich möchte im Namen der POCH/PSA/PdA- Fraktion den Rückweisungsantrag von Herrn Leuenberger unterstützen. Wir sind nicht grundsätzlich gegen die zur Debatte stehende Vorlage für schweizerische Beiträge an die regionalen Entwicklungsbanken. Wir haben aber einige Bedenken anzumelden.
Zwei Punkte stehen dabei im Vordergrund: Erstens besteht nicht genügend Gewähr, dass die im Gesetz über die schweizerische Entwicklungszusammenarbeit aufgeführten Grundsätze in der konkreten Projektpolitik der Entwick- lungsbanken tatsächlich genügend Beachtung finden. Zwei- tens gibt es in der Botschaft Anhaltspunkte dafür, dass es der Schweiz bei ihrem Mitmachen in diesen Entwicklungs- banken mehr um wirtschaftliche Eigeninteressen und weni- ger um entwicklungspolitische Anliegen geht, wie sie im Entwicklungszusammenarbeitsgesetz enthalten sind.
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Im folgenden begründe ich diese beiden Punkte kurz: Eine umfassende ländliche Entwicklung und die Verbesse- rung der wirtschaftlichen und sozialen Lage der breiten Bevölkerungsschichten sollen laut unserem geltenden Gesetz im Vordergrund schweizerischer Entwicklungshilfe stehen. Dieser Orientierung haben schweizerische Beiträge - sowohl für die bilaterale als auch für die multilaterale Hilfe - zu dienen. Es sollte deshalb selbstverständlich sein, dass die Vertreter unseres Landes in den Gremien der Entwick- lungsbanken besonderes Gewicht auf die Einhaltung dieser Kriterien legen. Dafür besteht jedoch keine Gewähr. Sowohl die Interamerikanische als auch die Asiatische Entwick- lungsbank sind in grossen und kapitalintensiven Projekten engagiert, deren Nutzen für die breiten Bevölkerungsschich- ten zumindest fragwürdig ist. Herr Leuenberger hat uns ja vorhin in seinem Referat einige Beispiele dargestellt. Es fehlt bisher aber auch an einer umfassenden Evaluation der Projekte der Entwicklungsbanken im Lichte unseres Geset- zes über die Entwicklungszusammenarbeit. Zweifel an der konkreten Projektpolitik ergeben sich zudem aus der Rekru- tierung der jeweiligen schweizerischen Vertretung, handelt es sich doch um Leute von der Nationalbank bzw. aus dem Bundesamt für Aussenwirtschaft, nicht aber aus der Direk- tion für Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe. Zum zweiten Punkt, den wirtschaftlichen Eigeninteressen: Dazu möchte ich eine Vorbemerkung machen. Es muss nicht illegitim sein, mit den Entwicklungsländern wirtschaft- liche Beziehungen zu unterhalten. Dagegen habe ich grund- sätzlich nichts einzuwenden. Es fragt sich jedoch im Zusam- menhang mit den Entwicklungsbanken, ob sinnvolle Exporte aus der Schweiz durch solche Gelder der Entwick- lungsbanken gefördert werden. Das liesse sich erst nach einer eingehenden Evaluation der Projektpolitik der Regio- nalbanken beurteilen. In der Botschaft entsteht dabei ein- deutig der Eindruck, dass sich der Bundesrat um solche Fragen nicht kümmert. Wichtig ist ihm die Kreditwürdigkeit der Institute, weil sie den Banken und der Exportindustrie die Möglichkeit geben, lukrative Geschäfte abzuschliessen. Das fällt natürlich in der heutigen Zeit mit der alarmierenden Schuldenkrise besonders ins Gewicht, denn wo können - ausser bei der Weltbank - noch so sichere Geldanlagen in Entwicklungsländern getätigt werden, wie das über die regionalen Entwicklungsbanken der Fall ist? Dabei lässt sich das Kreditgeschäft erst noch mit dem Exportgeschäft verknüpfen. In solchen Fällen sollte es nur selbstverständ- lich sein, dass ein entsprechendes Bundesengagement kri- tisch überprüft wird, weil - wie die Entwicklung und Vertie- fung der Schuldenkrise zeigt - sonst nur allzu schnell noch mehr Länder durch kapitalintensive und für die gesamte Wirtschaft dieser Staaten wenig nutzbringende Projekte in arge Zahlungsnöte hineinmanövriert werden.
In diesem Zusammenhang noch eine Bemerkung zur Inter- amerikanischen Investitionsgesellschaft, der die Schweiz beitreten soll: Es ist zu hoffen, dass diese Gesellschaft zu den positiven Effekten beitragen kann, wie sie in der Bot- schaft aufgeführt werden. Es ist sicher wünschenswert, dass nationale Unternehmen, insbesondere in Lateinamerika, ihre Position gegenüber ausländischen Multis stärken kön- nen. Dabei empfinde ich es jedoch als stossend, gleichzeitig von den lateinamerikanischen Ländern eine positivere Beur- teilung und Behandlung ausländischer Investitionen zu er- warten.
Hat der Bundesrat noch nie etwas davon gehört, dass gerade ausländisch kontrollierte Multis eine Tendenz haben, kleinere nationale Unternehmen auf den Märkten in den Entwicklungsländern zu bedrängen, wenn nicht gar zu ver- drängen? Nationale Unternehmen sollten gerade deshalb gefördert werden, um der Konkurrenz übermächtiger Gross- konzerne gegenüber bestehen zu können. Es ist deshalb stossend, dieses Projekt des Beitritts zur Interamerikani- schen Investitionsgesellschaft mit solchen Wünschen zu verknüpfen.
Abschliessend fordere ich den Bundesrat auf, für die näch- ste Botschaft, bei der es wieder grundsätzlich um das Mit- machen der Schweiz bei den regionalen Entwicklungsban-
ken geht, eine umfassende Evaluation der Projektarbeit die- ser Institute vorzulegen. Je nach Befund werden wir uns vorbehalten, die schweizerische Mitwirkung an noch präzi- sere Bedingungen zu knüpfen, Bedingungen, die eigentlich schon heute eingehalten werden müssten.
Ich bitte Sie, den Rückweisungsantrag zu unterstützen.
Mme Pitteloud: Effectivement, quand nous avons discuté, cet automne du crédit-cadre d'aide au développement, nous étions intervenus pour rappeler la nécessité de respecter l'esprit de la loi de 1976 sur l'aide au développement et, par conséquent, de garder une priorité absolue à l'aide bilaté- rale puisque c'est la seule qui permette une présence active de la Suisse dans la préparation des projets, dans leur application et dans leur évaluation.
Je m'empresse de dire que je ne partage pas l'analyse de M. Hegg qui divise l'humanité en groupes humains sous- cultivés d'une part, et en nations hautement développées d'autre part. Il souhaiterait que les premiers soient mis sous pression afin de réduire leur démographie galopante et cela - j'en ai la désagréable impression - pour que ce qu'il appelle les nations hautement développées n'aient pas à pâtir de leur afflux.
Ce qui nous préoccupe c'est bien d'une part la situation de la population, le respect des droits de l'homme dans ces régions, et, d'autre part, le résultat direct obtenu grâce à ces crédits. En 1979, lorsqu'un crédit-cadre de 300 millions de francs avait été voté, une discussion avait eu lieu au Parle- ment puisque Mme Morf avait déposé une motion en demandant que les crédits aux banques régionales de déve- loppement ne soient accordés que moyennant une clause garantissant le respect des droits de l'homme dans les pays bénéficiaires. Cette motion avait été votée par la moitié du Conseil et c'est la voix prépondérante du président d'alors, M. Generali, qui l'avait en fait repoussée.
M. Leuenberger vous a démontré que cette question n'est pas résolue. On peut se demander si la politique des ban- ques régionales de développement correspond ou non aux buts, aux idées, aux principes de notre aide au développe- ment, c'est-à-dire aider les régions les plus pauvres et les populations les plus démunies ou si elle ne finance pas plutôt un développement orienté vers l'exportation et des projets mammouth. On pourrait aussi citer l'exemple des Philippines qui est le deuxième bénéficiaire des crédits de la Banque asiatique de développement. Celle-ci finance, dans ce pays, des projets qui favorisent l'agro-industrie d'exporta- tion, par exemple les cultures d'ananas, en accord, bien sûr, avec les exigences du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Cette stratégie va à l'encontre d'un encouragement au développement ayant pour objectif la satisfaction des besoins fondamentaux de la population pauvre.
Lors de la Conférence mondiale des organisations non gouvernementales sur l'alimentation, qui s'est tenue à Rome en novembre, les délégués du tiers monde ont souligné que l'agriculture industrielle provoque la détérioration de la situation alimentaire des petits cultivateurs et des revenus de la population rurale et urbaine pauvre. Un délégué philip- pin a aussi signalé que ce développement forcé des produits agricoles d'exportation signifie l'expulsion des paysans de leurs terres et la répression des organisations de paysans. On a relevé qu'il ne suffit pas de déplorer ici l'augmentation de demandeurs d'asile dans notre pays mais qu'il faut aussi considérer dans quelle mesure elle peut résulter de la parti- cipation de la Suisse à la politique des banques internatio- nales.
En terminant, je voudrais poser au Conseil fédéral une ou deux questions, en particulier lui demander de quelle façon il entend évaluer les résultats des projets cofinancés afin de s'assurer qu'ils correspondent aux fondements de notre loi. Est-ce possible et réalisable? Pourrait-il également nous renseigner sur l'activité de nos représentants au sein des organes des banques régionales de développement puis- que, disait-il en 1979, ces représentants recevaient des directives afin de promouvoir le respect des droits de
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l'homme? Pourrait-il nous citer des cas précis et concrets dans lesquels ils seraient intervenus pour faire en sorte que ces crédits ne puissent pas être détournés de leurs objectifs et pour que l'aide apportée à un pays profite à ceux qui sont véritablement dans le besoin.
Je voudrais en définitive vous inciter à voter la proposition de M. Leuenberger.
Sager: Bitte lassen Sie sich nicht stören; ich spreche aus- schliesslich für das Protokoll. - Ich möchte mich zunächst zum Rückweisungsantrag von Herrn Leuenberger äussern, dem ich sehr grosse Sympathie bekunde.
Ein Vorbehalt zum ersten Absatz, der fordert, dass der Bundesrat dem Parlament regelmässig Bericht zu erstatten habe: Ich warne vor dieser Entwicklung, weil ich sehe, dass in absehbarer Zukunft mehr und mehr Beamte zur Erstel- lung von Berichten an das Parlament freigestellt werden müssen; ich sehe eine Bürokratie, die sich aufbaut. Zweitens graut mir davor, dass wir mit immer mehr automatischen Berichten eingedeckt und überfordert werden, und weil wir dann, wenn sie automatisch erstattet werden, kein Interesse mehr daran nehmen. Warten wir ab, bis das Interesse entsteht, und fordern wir erst dann einen Bericht an.
Sehr grosse Sympathie habe ich zum zweiten Absatz; aber es ist nicht notwendig, dass wir zur Verwirklichung dieses wichtigen Anliegens einen Rückweisungsantrag stellen, weil der Bundesrat - und darum spreche ich nur zum Protokoll -- diesem Wunsch ja zweifellos Rechnung tragen wird, ohne dass er einen Rückweisungsantrag und dementsprechend einen Auftrag entgegennehmen muss.
Nun eine kleine Korrektur, Herr Leuenberger, zum Bild, das Sie in Ihrer Begründung skizziert haben. Ich stimme Ihnen nochmals zu, dass wir mit der Entwicklungshilfe beitragen sollten, den Anlass zum Flüchtlingsproblem zu bekämpfen. Aber nun muss ich Ihnen sagen, dass 80 bis 90 Prozent der Flüchtlinge aus kommunistisch geführten Ländern und aus solchen, die sich osteuropäischen Modellvorstellungen ver- schrieben haben, stammen. Darum stimme ich Ihrer Forde- rung sehr gerne zu. Nehmen Sie das Tamilen-Problem nicht so vordergründig. Bevor das Mahaweli-Projekt bestanden hat, hat es bereits ein Minderheitenproblem gegeben, auch bürgerkriegsähnliche Verhältnisse. Darum komme ich zum Schluss, dass wir dieses Minderheitenproblem nicht durch die Fluchtbewegung lösen können. Wir können es bloss exportieren, und dann wird es dort nicht behoben und hier neu begründet. Darum müssen wir nach anderen Lösungen suchen, um diese Minderheitenprobleme beilegen zu kön- nen; da könnte ich mich mit Ihnen wiederum treffen, indem wir auch die Minderheiten in die Entwicklungsprojekte bes- ser einbeziehen.
Bäumlin: Ich bin der Meinung, dass es doch sehr nötig ist, dem Rückweisungsantrag Leuenberger zuzustimmen; denn dieser Antrag gibt Anstoss dazu, dass wir unsere Entwick- lungshilfe wieder einmal neu überdenken.
Es geht immer sehr geschwind - auch in diesem Saal -, wenn Fragen der Dritten Welt behandelt werden. Ich erin- nere mich zum Beispiel an die Diskussion über den Beitritt zum Zehnerklub. Wir sind danach mit ähnlichen Argumen- ten gekommen wie heute. Wirklich studiert und ausdisku- tiert wird die Sache nie. Die Strategie der internationalen Entwicklungsbanken ist einfach nicht unproblematisch. Obschon es gewiss auch Beispiele für sinnvolle Projekte gibt, ist das Entwicklungsmodell, dem Sie grundsätzlich folgen, zweifelhaft.
Die Entwicklungsbanken verfolgen bekanntlich die Politik der mehr und mehr verschärften Integration sozusagen des letzten Winkels der Dritten Welt in den Weltmarkt. Dabei geht man von einer Fiktion aus, die das gute Gewissen retten soll, von der Fiktion, zunehmende Integration in den Weltmarkt gereiche allen Beteiligten zum Vorteil. Das ist einfach falsch. Wenn eine hochentwickelte Gesellschaft mit einer weniger modernenen in Kontakt tritt, dann ist es immer so, dass sich der Kontakt zugunsten der ersteren und zum Nachteil der letzteren auswirkt. Die Entwicklungspoli-
tik, wie sie die Entwicklungsbanken verfolgen, fördert eine Entwicklung, die stark auf den Export von Agrarprodukten ausgerichtet ist, die in Monokulturen produziert werden und oft die Folge hat, dass die Selbstversorgung der betreffen- den Länder mehr und mehr in Frage gestellt wird. Weiter werden die Ressourcen vielfach auf die Förderung eines «modernen», d. h. wenig arbeitsintensiven industriellen Sektors konzentriert, und damit wird die Abhängigkeit von ausländischem Kapital, Know-how und ausländischer Tech- nologie verschärft.
Es ergibt sich von da aus auch ein Zusammenhang mit der Verschärfung der Verschuldensproblematik. Das ist heute schon mit Recht gesagt worden. Im Zustand der Verschul- dung verschärfen sich die Mechanismen einer Entwick- lungspolitik, die auf Kosten der betroffenen Bevölkerung erfolgt. Das ist mir im Frühjahr 1983 und im Frühjahr 1984 in Mexiko sehr deutlich geworden. Mexiko wird als ein guter Zahler gerühmt; aber rapide hat sich innerhalb nur eines Jahres die Situation verschärft: Mehr als 1000 Personen vom Lande kommen täglich in den Slums an, und es besteht eine allgemeine Tendenz zur Verschlechterung der Lebensbe- dingungen in der Stadt und auf dem Lande.
Schon in der Enzyklika Populorum progressio findet sich der inzwischen berühmt gewordene Satz: Die Armen werden immer ärmer, und die Reichen immer reicher. Es gibt sicher auch Erscheinungen, die diesem Gesamturteil nicht entsprechen. Aber ich glaube, als Gesamturteil ist das nach wie vor richtig.
Unsere eigene Entwicklungspolitik läuft immer wieder Gefahr, mit der einen Hand wieder in Frage zu stellen, was sie mit der anderen Hand gegeben hat. Ein Beispiel - ich bringe jetzt ein anderes, ein zusätzliches Beispiel -, und ich konzentriere mich wieder auf Mittelamerika: Die Direktion für Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe lei- stet meinens Erachtens in Zentralamerika ausgezeichnete Arbeit. Das möchte ich erneut unterstreichen. Gleiches kann von schweizerischen privaten, vom Bund unterstützten Hilfswerken gesagt werden. Ich stütze mich zum Teil auf eigene Anschauung und im übrigen auf detaillierte Orientie- rungen. Gleichzeitig gibt es aber gerade in Zentralamerika sehr problematische Entwicklungen und Projekte, wie das Wasserkraftwerk El Cajon in Honduras, für das die Schweiz Mischkredite gewährt hat. El Cajon ist die grösste Baustelle Zentralamerikas. Honduras erzeugt aber heute schon mehr Energie, als es aufgrund der vorhandenen Infrastruktur ver- brauchen kann. Das zur Bewässerung vorgesehene Land in der Umgebung des Kraftwerkes dient ausschliesslich dem Ausbau von exportbestimmten Agrarprodukten. Gleichwohl beanspruchte dieses Projekt zwischen 1979 und 1983 38 Prozent aller öffentlicher Investitionen. Der Beschäftigungs- effekt ist höchst zweifelhaft, ja nach gewissen Prognosen ist er sogar eindeutig negativ; man braucht insbesondere auch kompetentes ausländisches Personal. Es gäbe noch viele andere Beispiele, mit denen die Problematik der Politik der Entwicklungsbanken verdeutlicht werden könnte. Doch muss ich nun eben hier abbrechen.
Der mit dem Rückweisungsantrag verlangte Bericht ist ein- fach wichtig. Wir müssen die Sache einmal etwas gründli- cher ausdiskutieren. Der Bericht könnte zu besserer Bewusstseinsbildung beitragen. Ich bin überzeugt, dass in unserem Volk der Entwicklungshilfe gegenüber nach wie vor eine wohlwollende Grundstimmung besteht; doch müs- sen wir die schweizerische Öffentlichkeit sachgerecht infor- mieren, unserer Bevölkerung die Gewissheit geben, dass unsere Entwicklungshilfe wirklich denen zugute kommt, die sie am nötigsten haben, dass unsere Entwicklungshilfe wirk- lich die Entwicklung zu vermehrter Eigenständigkeit fördert und bestehende Abhängigkeiten nicht weiter verschärft.
M. Borel, rapporteur: Tout d'abord, je vous rappelle que le message qui fait l'objet de nos débats traite de deux objets de caractère différent: premièrement, de trois crédits addi- tionnels, secondement d'une nouveauté, l'adhésion de la Suisse à la Société interaméricaine d'investissement. A pro- pos de cette dernière, je constate qu'aucune proposition de
1869
Entwicklungsbanken. Beteiligung
non-entrée en matière n'est faite ici. La commission vous recommande à l'unanimité, moins quelques abstentions, d'adhérer à ladite société.
En ce qui concerne les trois crédits additionnels pour des banques régionales, la commission, à l'unanimité également moins quelques abstentions, vous invite à entrer en matière et à voter ces crédits. Par conséquent, en toute logique je vous invite à refuser la proposition de M. Hegg et celle de M. Leuenberger.
En ce qui concerne les motifs principaux des propositions de la commission, je vous rappelle tout d'abord que les trois points contestés se rapportent à des crédits additionnels. Je reprendrai brièvement une partie de mon rapport écrit: la Suisse était obligée de faire en sorte que la valeur de ses contributions aux banques de développement soit mainte- nue consécutivement au changement du cours du dollar exprimé en francs suisses. Ensuite, la Suisse a été amenée, au cours de la négociation sur l'adhésion d'Etats non afri- cains à la Banque africaine de développement, à assumer une participation au capital, plus forte que prévue. Enfin, elle doit être en mesure de s'acquitter du reste de sa partici- pation à la troisième augmentation du capital de la Banque asiatique de développement.
Ces trois raisons concernent en fait des engagements déjà pris sur le plan international et qu'il faut simplement mener à leur terme. En l'occurrence, il s'avère que le crédit que nous avions voté à l'époque n'est pas suffisant; il nous faut donc voter des crédits supplémentaires pour donner suite à nos engagements.
La deuxième raison, qui fait que nous n'avons pas abordé la question de ces crédits, c'est qu'il ne faut pas, à chaque fois, saisir l'occasion de la discussion de crédits additionnels pour ouvrir de nouveau le large débat de l'aide au tiers monde, de l'aide directe, de l'aide bilatérale ou de l'aide multilatérale. Si ces débats ont leur utilité, ils doivent avoir lieu dans ce Parlement, mais à l'occasion de l'octroi de crédits principaux et non pas de crédits de rallonge!
Au sujet de la proposition de renvoi de M. Leuenberger, je reprendrai tout d'abord son deuxième point. Il parle des droits de l'homme: cette question a été posée et discutée au sein de la commission et les représentants du Département fédéral des affaires étrangères ont donné la garantie que nos mandataires avaient ordre de tenir compte du principe du respect des droits de l'homme et de le rappeler en toutes occasions.
En ce qui concerne les crédits qui seraient moins en faveur des populations riches et les instructions qui seraient don- nées dans ce sens à nos représentants dans les banques régionales, le Département fédéral des affaires étrangères nous a aussi précisé que c'était en effet les instructions qu'il donnait et que ces dernières avaient également trait à la manière de distribuer l'argent. Je citerai comme exemple la Banque régionale asiatique. Il existe là un fonds régional de financement asiatique et notre engagement financier dans ce cadre-là est à 10 pour cent pour la banque et à 90 pour cent pour le fonds. Or, ce dernier concerne plus particulièrement des investissements dans des pays particu- lièrement pauvres, tandis que la banque dispose de critères beaucoup plus souples. Ainsi donc, même dans notre manière de répartir les fonds et dans notre participation dans ces banques régionales, nous respectons le principe qui consiste à aider plutôt les pays très pauvres que moyen- nement pauvres.
Le deuxième motif invoqué par M. Leuenberger pour un renvoi au Conseil fédéral est déjà réalisé et c'est la raison pour laquelle je vous invite à ne pas donner suite à sa proposition.
A propos de l'évaluation, je constate que nous sommes dans une phase où nous évaluons un peu tout. Le Département fédéral des affaires étrangères, qui fait des évaluations con- cernant l'aide à la balance des paiements, a dû fournir à la Commission de gestion un rapport d'évaluation relatif à l'aide technique. En l'occurrence, il me paraît tout à fait opportun qu'un jour ou l'autre, ce même département éta- blisse des évaluations sur l'activité des banques régionales.
Je suis d'avis que cette idée pourrait être reprise par M. Leuenberger sous forme d'une postulat qui demanderait au Conseil fédéral de telles évaluations. Je suppose que le Conseil fédéral, qui a accepté d'évaluer des projets d'aide technique et d'aide à la balance des paiements, ne va pas brusquement refuser d'évaluer également son activité ou sa participation aux banques régionales.
Néanmoins, je pense que ce n'est pas là un motif suffisant pour renvoyer au Conseil fédéral ce crédit de rallonge qui nous est demandé. Chaque chose en son temps! Monsieur Leuenberger, pourquoi ne pas déposer un postulat sur la base de votre première proposition? Votre deuxième propo- sition recouvrant la pratique courante du Département fédé- ral des affaires étrangères, elle, devient sans objet.
Par conséquent, je vous invite vivement à entrer en matière, à refuser la proposition de renvoi au Conseil fédéral éma- nant de M. Leuenberger, à voter les crédits qui vous sont demandés ainsi que l'adhésion de la Suisse à la Société interaméricaine d'investissement.
M. Aubert, conseiller fédéral: Il ne faut pas tout mélanger. Il y a diverses formes d'aide publique au développement. Nous en avons longuement discuté lorsque vous avez accepté le crédit de programme de 1,8 milliard pour la coopération technique et l'aide financière. C'est une forme d'aide. Vous aurez bientôt à vous prononcer sur un nouveau message du Conseil fédéral concernant un crédit d'aide humanitaire de 440 millions de francs. Vous avez eu à vous prononcer sur les mesures de politique économique et commerciale qui dépendent du Département de l'économie publique. Nous parlons aujourd'hui d'une quatrième forme d'aide: la participation aux banques de développement.
Je remercie M. Borel d'avoir précisé qu'il ne s'agit pas d'un nouveau crédit de programme, mais d'un «crédit addition- nel» qui doit nous permettre de poursuivre notre soutien aux banques de développement asiatique, africaine et inter- américaine. M. Borel a indiqué les raisons pour lesquelles nous vous demandons ce crédit supplémentaire: ce sont la hausse du dollar et le problème de l'adhésion de pays non africains à la Banque africaine de développement - banque qui au départ souhaitait regrouper uniquement des pays du continent mais qui, les fonds n'ayant pas suffi, a fait appel à des pays tiers, d'où une demande de crédit additionnel. Le principe même de notre participation à ces banques régio- nales de développement a été discuté en 1979 et accepté par vous. Il a fait l'objet d'un arrêté fédéral du 26 septembre 1979. Nous n'allons pas aujourd'hui, à l'occasion d'une demande de crédit additionnel, remettre en cause l'ensem- ble de notre aide bilatérale et multilatérale. Nous en avons déjà parlé lors de l'adoption du crédit de programme de 1 milliard 800 millions. Nous vous avions exposé les rôles respectifs de l'aide bilatérale et de l'aide multilatérale. Dans le cas des banques de développement, il s'agit d'une aide un peu particulière. Le message explique clairement que les banques ont pour premier objectif, en raison de l'ampleur des moyens qu'elles possèdent et l'expérience qu'elles ont accumulée dans ce domaine, des réalisations importantes, qui sont nécessaires, même dans des pays très pauvres, comme par exemple la construction de routes, de barrages, les grands programmes de développement rural, que nous ne pouvons pas réaliser de manière bilatérale faute de moyens. Ce sont les nombreux capitaux réunis par ces banques qui permettent ces réalisations.
Monsieur Leuenberger, vous avez cité l'exemple du Sri Lanka. C'est un cas que je ne connais pas personnellement, mais il est trop facile à mon avis de ne citer que les quelques désavantages que pourrait comporter un projet, il faut aussi en voir les avantages afin de porter un jugement valable. II est absolument indiscutable - et preuve en est le témoi- gnage apporté tout à l'heure par M. Baumlin que la Banque interaméricaine a, à son actif, des réalisations extrêmement réussies en Amérique centrale. J'en ai moi-même vu quel- ques-unes, qui, même d'importance relative, sont utiles à tout un pays, à toute une population. Nous vous ferons, Monsieur Leuenberger, un rapport beaucoup plus circons-
Banques de développement. Participation
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N 13 décembre 1984
tancié lorsque nous présenterons une nouvelle demande d'un crédit de programme en faveur des banques régionales de développement. Nous tiendrons compte de vos sugges- tions. Comme il s'agit, aujourd'hui, d'un crédit additionnel, nous vous prions de rejeter la proposition de M. Leuen- berger.
Quant à la proposition de M. Hegg, je vous demande évi- demment de ne pas en tenir compte et d'entrer en matière. Je partage ici l'avis de Mme Pitteloud concernant les remar- ques qu'elle a faites et le droit que vous voulez accorder à des pays hautement industrialisés d'imposer à des pays moins développés une réduction de leur population. Diverses organisations internationales s'occupent de la question démographique. Il serait excessif de reconnaître un tel droit aux pays industrialisés. Mon sens de l'équité et de l'égalité entre les Etats m'interdit de partager un tel sentiment.
En conclusion, je vous demande d'entrer en matière et de rejeter la proposition de M. Leuenberger. Je prends l'enga- gement de lui donner les précisions demandées lors d'un prochain message à l'appui d'un nouveau crédit de pro- gramme en faveur des banques de développement. Je ne peux donner à Mme Pitteloud davantage de précisions, je ne puis que confirmer les informations données par votre rap- porteur, à savoir que des ordres très précis ont été donnés à nos représentants dans ces banques de développement pour que, dans toute la mesure du possible, les droits de l'homme soient respectés. Je dois, à la vérité, de vous avouer que nous ne devons pas nous tromper sur l'étendue de nos pouvoirs à l'intérieur de ces banques. Nous exerçons indiscutablement une influence à travers le groupe de vote auquel nous appartenons, mais la majorité des voix est détenue par les pays de la région qui hésitent à se pronon- cer sur la politique suivie par leurs voisins. De façon géné- rale, nos représentants reçoivent des ordres extrêmement stricts pour que soit respectée la finalité de notre aide publique au développement, telle qu'elle est définie dans notre loi.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Hegg (Nichteintreten) 4 Stimmen
Für den Antrag der Kommission (Eintreten) 77 Stimmen
Abstimmung - Vote
Für den Rückweisungsantrag Leuenberger Moritz Dagegen
34 Stimmen
63 Stimmen
Detailberatung - Discussion par articles
Bundesbeschluss über die Beteiligung der Schweiz am Kapital der regionalen Entwicklungsbanken und der Inter- amerikanischen Investitionsgesellschaft (IIC) Arrêté fédéral concernant la participation de la Suisse au capital des banques régionales de développement et de la Société interaméricaine d'investissement (SII)
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes Dagegen
72 Stimmen
4 Stimmen
Bundesbeschluss über den Beitritt der Schweiz zur Inter- amerikanischen Investitionsgesellschaft (IIC)
Arrêté fédéral concernant l'adhésion de la Suisse à la Société Interaméricaine d'investissement (SII)
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes Dagegen An den Ständerat - Au Conseil des Etats
71 Stimmen 10 Stimmen
Schluss der Sitzung um 13.10 Uhr La séance est levée à 13 h 10
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interamerikanische, asiatische und afrikanische Entwicklungsbanken. Beteiligung Banques interaméricaine, asiatique et africaine de développement. Participation
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1984
Année
Anno
Band
V
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
84.072
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
13.12.1984
Date
Data
Seite
1864-1870
Page
Pagina
Ref. No
20 012 974
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