Verwaltungsbehörden 18.09.1984 83.267
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Pétition
1092
N
18 septembre 1984
Fassung des Ständerates folgen, damit wir nicht noch eine Differenz bereinigen müssen.
Ich bitte Sie also, dieser jetzt dargelegten Ergänzung zuzu- stimmen. Das beinhaltet automatisch, dass man den Strei- chungsantrag ablehnt.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Oehen
3 Stimmen
Für den Antrag der Kommission
offensichtliche Mehrheit
Art. 3
Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes Dagegen An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
148 Stimmen 2 Stimmen
83.267
Petition «Entwicklungshilfe ist eine Überlebensfrage» Pétition «Aider aujourd'hui pour survivre demain»
Wortlaut der Petition «Entwicklungshilfe ist eine Überle- bensfrage»
Entwicklungshilfe baut soziale Spannungen ab und fördert den Frieden in der Welt von morgen. Sie ist ein Gebot der Solidarität. Deshalb stehen wir für mehr private und öffentli- che Entwicklungshilfe der Schweiz ein.
1980 erklärte der Bundesrat: «Es bleibt ... unser Ziel, die öffentliche Entwicklungshilfe . . dem Leistungsdurch- schnitt der OECD-Industriestaaten Mitte der achtziger Jahre anzunähern.» Und er begründete diese Absicht unter ande- rem wie folgt: «Ob wir das Problem unter dem Gesichts- punkt unserer moralischen Verpflichtung als reiches Land, der Erfordernisse unserer Aussenpolitik oder der Ziele unse- rer Aussenwirtschaftspolitik betrachten, immer gelangen wir zum selben Schluss: wir müssen unsere öffentliche Entwicklungshilfe erhöhen, und wir haben alles Interesse daran.»
Im Herbst 1982 jedoch, unter dem Diktat der Sparmassnah- men, setzte der Bundesrat zu überdimensionierten Abstri- chen bei der Entwicklungshilfe an. In seinem Finanzplan für die Jahre 1984 bis 1986 sieht er vor, dass sie in diesen drei Jahren im Vergleich zur früheren Planung um nicht weniger als 380 Millionen Franken gekürzt werden soll. Das ist mehr als alle privaten Spenden zusammen ergeben. Rund 20 Prozent aller Einsparungen im Bundeshaushalt entfallen auf die Entwicklungshilfe. Damit wird diese auf dem Stand von 0,26 Prozent des Bruttosozialproduktes eingefroren.
Weil wir überzeugt sind, dass diese Politik weder den Inter- essen des Weltfriedens noch jenen unseres Landes und auch nicht unserer Verpflichtung zu weltweiter Solidarität entspricht, fordern wir Parlament und Bundesrat auf,
von den für 1984, 1985 und 1986 vorgesehenen Spar- massnahmen bei der Entwicklungshilfe um insgesamt 380 Millionen Franken abzusehen,
die bisher vorgesehene Annäherung unserer Hilfe an den Durchschnitt der Industrieländer trotz allen Schwierigkeiten schrittweise zu verwirklichen,
der direkten Zusammenarbeit mit den ärmeren Entwick- lungsländern, Regionen und Bevölkerungsgruppen absolu- ten Vorrang zu geben.
Texte de la pétition «Aider aujourd'hui pour survivre de- main»
L'aide au développement réduit les tensions sociales et contribue au maintien de la paix. Elle est une exigence de la solidarité. C'est pourquoi nous prenons position pour une aide au développement privée et publique plus importante. En 1980, le Conseil fédéral déclarait: «Notre but, en ce qui concerne l'aide au développement, est d'atteindre, vers le milieu des années 1980, la moyenne des prestations des pays industrialisés de l'OCDE». Il argumenta comme suit: «Que l'on aborde le problème sous l'angle de notre devoir moral de pays riche, sous celui des impératifs de notre politique étrangère ou encore sous le rapport des objectifs de notre politique économique extérieure, la même conclu- sion s'impose: nous devons accroître notre aide publique au développement et nous y avons intérêt.»
En automne 1982, pourtant, sous la pression des mesures d'économie, le Conseil fédéral propose des coupes démesu- rées de l'aide au développement. Dans son plan financier pour les années 1984 à 1986, il suggère que cette aide soit diminuée d'au moins 380 millions de francs par rapport à la planification antérieure. Ce qui représente plus que l'ensem- ble des dons que pourront récolter les œuvres d'entraide privées. Environ 20 pour cent de l'ensemble des mesures d'économie du budget fédéral se font au détriment de l'aide au développement, aide qui se retrouve gelée à 0,26 pour cent du PNB.
Parce que nous sommes convaincus que cette politique n'est ni dans l'intérêt de la paix mondiale, ni dans celui de notre pays, et qu'elle n'est pas conforme à nos obligations de solidarité internationale, nous demandons au Parlement et au Conseil fédéral:
de renoncer aux mesures d'économie d'environ 380 mil- lions de francs, qui devraient être prises en 1984, 1985 et 1986 en ce qui concerne l'aide au développement,
de réaliser progressivement les intentions proclamées antérieurement, et d'amener notre aide au niveau de la moyenne de celle des pays industrialisés (1981: 0,35 pour cent du PNB),
de donner la priorité absolue à la coopération directe avec les pays, les régions et les groupes de population les plus défavorisés.
Antrag der Kommission
Die Begehren der Petition «Entwicklungshilfe ist eine Über- lebensfrage» werden im Sinne von Artikel 40 Absatz 2 des Geschäftsreglementes des Nationalrates dem Bundesrat zur Kenntnisnahme überwiesen mit der Empfehlung, weiterhin im Sinne der Petition zu handeln.
Antrag Jaeger
Die Begehren der Petition «Entwicklungshilfe ist eine Über- lebensfrage» werden im Sinne von Artikel 40 Absatz 2 des Geschäftsreglementes des Nationalrates dem Bundesrat zur Kenntnisnahme überwiesen mit der Empfehlung, den vom Parlament vorgesehenen Kredit von 1,8 Milliarden Franken innerhalb der vorgesehenen Frist einzusetzen und die Auf- wendungen für die Entwicklungshilfe, gemessen an den Gesamtaufwendungen des Bundes, längerfristig anzu- heben.
Antrag Renschler
Die Begehren der Petition «Entwicklungshilfe ist eine Über- lebensfrage» werden gemäss Artikel 40 Absatz 2 des Ge- schäftsreglementes des Nationalrates dem Bundesrat zur Kenntnisnahme überwiesen mit der Empfehlung, im Sinne der Petition zu handeln und insbesondere die Annäherung der öffentlichen Entwicklungshilfe der Schweiz an den Durchschnitt der Industrieländer zu beschleunigen.
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Petition
Proposition de la commission des affaires étrangères
Les demandes de la pétition «Aider aujourd'hui pour sur- vivre demain» seront transmises au Conseil fédéral pour son information selon l'article 40, 2e alinéa, du réglement du Conseil national avec la recommandation de continuer d'agir dans le sens de la pétition.
Proposition Jaeger
Conformément à l'article 40, 2º alinéa, du règlement du Conseil national, les demandes des pétitionnaires sont transmises pour information au Conseil fédéral qui est invité à engager dans les délais le crédit prévu de 1,8 milliard de francs et à augmenter à long terme la part de l'aide au développement dans le volume total des dépenses de la Confédération.
Proposition Renschler
Conformément à l'article 40, 2º alinéa, du règlement du Conseil national, les demandes des pétitionnaires sont transmises pour information au Conseil fédéral qui est invité à agir dans le sens de la pétition et en particulier à porter le plus rapidement possible la part de notre aide publique au développement au niveau moyen des pays industrialisés.
Widmer, Berichterstatter: Die Materie der Petition haben wir im Laufe des heutigen Vormittages ausführlich besprochen. Ich kann mich hier sicher kurz fassen.
Es ist wahrlich zu bedauern, dass diese Petition solange nicht behandelt worden ist. Sie ist längere Zeit von einer ständigen Kommission zur anderen gewandert. Niemand hat sich für zuständig erklärt, bis sich schliesslich die aus- senpolitische Kommission des Vorstosses erbarmt hat und im Ständerat und hier gesagt hat: Wir betrachten uns als zuständig.
Unsere Kommission empfiehlt Ihnen, sich positiv zu dieser Petition zu äussern. Das entspricht auch der Stimmung, die heute morgen in diesem Saal geherrscht hat.
Unser Antrag entspricht dem Beschluss des Ständerates. Nun muss ich zugeben, dass in der vorberatenden Kommis- sion auch Formulierungen vorgebracht worden sind, die sich noch etwas deutlicher zugunsten der Petition ausdrük- ken wollten. Ich möchte darauf hinweisen, dass in der vorbe- ratenden Kommission mit einer sehr knappen Mehrheit von 9 zu 8 Stimmen diese Formulierung beschlossen worden ist. Ich würde Ihnen also empfehlen, keine gewaltige Debatte mehr darüber zu führen, welche Variante Sie am Schluss als die bessere betrachten. Wir haben, wenn ich richtig sehe, jetzt zwei verschiedene Verbesserungsanträge. Ich glaube, alle drei Varianten sind vertretbar. Es sind Nuancen, auf die ich vielleicht am Schluss dann noch einmal zu sprechen kommen werde.
M. Maitre-Genève, rapporteur: La pétition qui fut une réac- tion aux mesures annoncées par le Conseil fédéral de réduc- tions supplémentaires de 380 millions des crédits d'aide au développement contient trois postulats. D'une part, précisé- ment, elle invite le Parlement et le Conseil fédéral à renoncer aux mesures d'économies de 380 milions. D'autre part, elle invite à réaliser progressivement une amélioration de notre aide au niveau de la moyenne de celle des pays industria- lisés et, en troisième lieu, la pétition souhaite que soit donnée une priorité absolue à la coopération directe avec les pays, les régions et les groupes de population les plus défavorisés. Ces trois objectifs ont été acceptés par le Con- seil des Etats puisque ce dernier a décidé de transmettre la pétition au Conseil fédéral «avec recommandation de conti- nuer à agir dans le sens de la pétition».
En séance de commission, le débat a porte sur certaines nuances, respectivement sur certains accents. M. Pini a émis une proposition qui est très proche de la proposition qui nous est soumise par M. Renschler et à une très courte majorité, c'est-à-dire par 9 voix contre 8, la commission a choisi de maintenir la recommandation du Conseil des Etats. A vrai dire, le Conseil des Etats et le Conseil national ne sont pas tenus de transmettre au Conseil fédéral une
pétition qui comporte exactement la même recommanda- tion. En conséquence, nous jouissons donc d'une certaine liberté. Deux propositions sont en lice: celle de la commis- sion qui vous suggère le choix du Conseil des Etats et celle de M. Renschler qui correspond à la proposition de Mon- sieur Pini, plus une proposition de Monsieur Jaeger qui va exactement dans le même sens.
Renschler: Nach Artikel 57 der Bundesverfassung ist das Petitionsrecht gewährleistet. Darunter ist aber nicht nur zu verstehen, dass man den Bundesbehörden eine Petition einreichen kann, sondern unter der Gewährleistung des Petitionsrechts ist auch zu verstehen, dass eine Petition zeitgerecht behandelt wird. Man kann nun im vorliegenden Falle sicher nicht sagen, dass diese Petition zeitgerecht behandelt worden sei. Sie wurde, wie Sie wissen, im Sep- tember 1983 eingereicht und dann von den Kommissionen auf die lange Bank und hin und her geschoben. Deshalb war es nicht möglich, die Petition anlässlich der Diskussion über die Richtlinien der Regierungspolitik und des Finanzplanes zu behandeln. Ich glaube, diese Kritik muss hier ausgespro- chen werden. Es zeugt von mangelndem Respekt gegen- über immerhin mehr als 200 000 Petitionären.
Das Schwarzpeterspiel der Kommissionen ist eigentlich um so erstaunlicher, als ja vor den eidgenössischen Wahlen die meisten hier vertretenen Parteien die Petition unterstützten. Man hätte also annehmen können, dass eine beförderliche Behandlung der Petition möglich wäre. Sie wissen, diese Petition wurde gestartet und dann schliesslich eingereicht, weil der Bundesrat im Finanzplan 1984 bis 1986 die Einfrie- rung der öffentlichen Entwicklungsleistungen auf 0,26 Pro- zent Anteil am Bruttosozialprodukt beschloss und das uns, den Räten, so unterbreitete.
Man darf sagen, dass die Petition insofern, auch wenn sie formell nicht behandelt worden ist, doch eine positive Wir- kung hatte, indem der Bundesrat und auch das Parlament auf die Einfrierung der öffentlichen Leistungen auf 0,26 Prozent Bruttosozialproduktanteil verzichteten und nun eine sukzessive Steigerung bis 1987 auf 0,31 Prozent des Bruttosozialprodukts in Aussicht gestellt ist. Aber das ist natürlich nicht das, was die Petition will. Sie will in dem einen wichtigen Punkt, dass - wie es die Richtlinien der Regierungspolitik 1975 bis 1983 noch vorsahen - bis Mitte der achtziger Jahre der durchschnittliche Anteil der OECD- Länder erreichen wird. Diese Zielsetzung ist auch jetzt, obwohl kein Einfrieren mehr verlangt wird; nicht erfüllt, und sie ist Gegenstand der Petition.
Die vorberatende Kommission schlägt dem Rat vor, analog dem Beschluss des Ständerates, die Petition dem Bundesrat zur Kenntnisnahme zu überweisen, mit der Empfehlung, «weiterhin im Sinne der Petition zu handeln». Die Kommis- sion attestiert damit dem Bundesrat, er habe bereits im Sinne der Petition gehandelt, dabei hat er aber das Gegen- teil gemacht. Er hat mit Zustimmung des Parlamentes das ursprüngliche Ziel, nämlich den Durchschnitt der Industrie- länder in bezug auf öffentliche Hilfe zu erreichen, aufgege- ben, mindestens in bezug auf den Zeitpunkt; denn ursprünglich hiess es, auf Mitte der achtziger Jahre solle dieser Durchschnitt erreicht werden. Wir werden ihn sicher nicht erreichen, denn wir gehen ja jetzt davon aus, dass wir 1987 0,31 Prozent erreichen werden. Der Durchschnitt der Industrieländer ist aber bereits bei 0,38 Prozent.
Im Namen der SP-Fraktion habe ich einen Antrag einge- reicht, der eine Beschleunigung dieser Annäherung ver- langt. Wie schon die beiden Kommissionsreferenten aus- führten, stand auch ein anderer Antrag, den ich eingereicht hatte, in der Kommission zur Diskussion. Dort hat dann Herr Kollega Pini die vorliegende Formulierung als Kompromiss- antrag eingebracht. Leider hat Herr Pini bei seinen bürgerli- chen Kollegen in der Kommission keine Unterstützung gefunden. Aber ich meine, einem freisinnigen Antrag, der von der SP-Fraktion unterstützt werden kann, sollten wir doch die Chance geben, dass er hier im Rat angenommen werden kann, weshalb ich Ihnen diesen Antrag unterbreite. Mit der Zustimmung - wenn ich das so sagen darf - zu
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18 septembre 1984
diesem freisinnig-sozialdemokratischen Antrag empfehlen Sie dem Bundesrat, über die ihm mit den Rahmenkrediten für Entwicklungshilfe zur Verfügung gestellten Mittel so zu disponieren, dass die jährlich ins Budget aufzunehmenden Beiträge etwas höher ausfallen als vorgesehen und dadurch die jährlichen Aufwendungen für Entwicklungshilfe gestei- gert werden. Dieser Spielraum liegt in den Rahmenkrediten drin; denn die Beschlüsse, auch der soeben getroffene für die technische und die finanzielle Hilfe, haben ja immer eine Mindestlaufzeit zum Gegenstand, in der Regel sind es drei Jahre. Hier geht es darum, dass man bei diesen drei Jahren bleibt und nicht wie beim jetzt auslaufenden Rahmenkredit für technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe den Rah- menkredit auf drei Jahre plus zehn Monate erstreckt. Das ist ja eigentlich das, was auch Frau Gurtner vorhin in der Eintretensdebatte forderte, dass eben diese drei Jahre benutzt werden, um den Rahmenkredit für technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe, aber auch die anderen Rahmenkredite für Nahrungsmittelhilfe und für humanitäre Hilfe, wo es solche gibt, auszuschöpfen. Ich bitte Sie, dem Antrag zuzustimmen.
Ich wiederhole noch, was Herr Maitre auch schon gesagt hat: Wir brauchen keinen synchronen Beschluss zum Stän- derat zu fassen. Bei einer Petition können die beiden Räte unterschiedliche Beschlüsse fassen. Es gibt keine Differenz- bereinigung; Sie können also dem Antrag zustimmen, ohne dass das Geschäft nochmals hin- und herwandern muss.
Jaeger: Unsere Fraktion steht selbstverständlich ebenfalls hinter dieser Petition. Wir haben seinerzeit die Petition auch aktiv unterstützt. Ich möchte jetzt nicht nochmals auf ihre Leidensgeschichte zurückkommen; die Herren Renschler und Widmer haben sich dazu geäussert. Unser Antrag basiert im wesentlichen auf den gleichen Überlegungen, wie sie soeben von Herrn Renschler vorgetragen worden sind, sowie auf den von Herrn Pini in der Kommission vorge- brachten Darlegungen.
Wir wollen mit unserem Antrag, dass der vorgesehene Rah- menkredit auch tatsächlich innerhalb der vorgesehenen Frist eingesetzt wird. Zum anderen wollen wir, dass die Aufwendungen für die Entwicklungszusammenarbeit gemessen an den Gesamtaufwendungen des Bundes län- gerfristig von Jahr zu Jahr anzuheben seien. Er hat aber im Prinzip eine ähnliche Stossrichtung, wie sie auch der Antrag der sozialdemokratischen Fraktion verfolgt.
Gestatten Sie mir, dass ich nochmals zurückkomme auf einige Überlegungen, wie sie in der Eintretensdebatte schon gemacht worden sind, denn sie sind natürlich wesentlich auch Bestandteil der Begründung unseres Antrages. Da haben wir einiges an pauschaler und einiges an differenzier- ter Kritik; ich möchte vorausschicken, dass ich nicht alle kritischen Einwände vollumfänglich unterstütze. Aber wenn ich auf der anderen Seite einige Voten gehört habe, aus denen doch eine gewisse Selbstgefälligkeit gesprochen hat, so hat mich das doch eher befremdet.
Herr Mühlemann hat zum Beispiel darauf hingewiesen, wie wir die grössten seien, da wir, wenn wir die privaten Investi- tionstätigkeiten in den Entwicklungsländern hinzurechnen, fast an der Spitze der OECD-Länder stehen würden und wie alles gut sei, was wir im Zusammenhang mit der Entwick- lungshilfe machen. Tatsächlich verfolgt unser Gesetz, das wir 1976 verabschiedet haben, eine Strategie der Entwick- lungszusammenarbeit, die durchaus vertretbar ist; die Frage ist nur, ob bei allen Massnahmen beispielsweise im Rahmen der Finanzhilfe, im Rahmen der multilateralen Hilfe, im Rah- men der privaten Investitionstätigkeit, dann aber auch im Zusammenhang mit den Mischkrediten und mit der Export- risikogarantie alles so optimal läuft, wie das von einzelnen Votanten in doch recht selbstgefälliger Weise hier dargelegt worden ist.
Als Kommissionspräsident hat Herr Widmer bereits auf den Fall des Assuan-Projektes hingewiesen. Ich möchte als Bei- spiel noch das Projekt Atatürk hinzufügen. Immerhin müs- sen dort 50 000 Menschen umgesiedelt werden. Das sind Dinge, die beachtet werden müssen. Wenn wir von Entwick-
lungshilfe reden, so ist nicht nur das gemeint, was wir aufgrund unseres Gesetzes machen, sondern der gesamte Rahmen ist zu sehen.
Wenn man hier andererseits sagt, die Akzeptanz der Entwicklungszusammenarbeit sei im Volk nicht sehr gross oder wir täten ohnehin schon sehr viel oder mehr als genug, so möchte ich Ihnen doch in diesem Zusammenhang einige Zahlen vor Augen führen. Schauen wir uns einmal die Ertragsbilanz von 1983 an: Wir hatten dort Exporterlöse aus Dienstleistungen und Gütern in der Höhe von 71 Milliarden Franken. Hinzu kommen 15 Milliarden Kapital- und Arbeits- einkommen, ebenfalls aus dem Ausland. Das macht 86 Mil- liarden Franken aus dem Ausland, 40 Prozent des Bruttoso- zialproduktes. Bei dieser vielfältigen Auslandverflechtung müssen wir jetzt noch das Engagement der Dritten Welt zu unserem Engagement in der Dritten Welt ins Verhältnis setzen. Wenn wir dort nämlich die Warenexporte heraus- greifen, so kommen wir insgesamt etwa auf 13 Milliarden. Das macht nicht mehr und nicht weniger aus als etwa 2000 Franken pro Kopf und Jahr der schweizerischen Wohnbe- völkerung. Das bedeutet 6 Prozent des Bruttosozialpro- duktes.
Diese Exporterlöse aus der Dritten Welt, pro Kopf umge- rechnet, machen mehr aus als das Pro-Kopf-Einkommen in vielen dieser Länder. Stellen Sie sich das einmal vor! Und hier reden wir darüber, ob wir uns das leisten können oder nicht. Ich meine, das ist doch eine etwas krämerhafte Phi- losophie. Wir dürfen nicht so denken. Wir sind eines der reichsten Länder der Welt und durchaus in der Lage. auch in der Entwicklungshilfe einen Spitzenplatz einzunehmen. Ich würde das befürworten und weiss, dass es grosse Parteien gibt, wie etwa die CVP und die FDP, die sich dahin geäussert haben, dass man die öffentliche Entwicklungshilfe auf 0,7 Prozent anheben soll. Heute können Sie in dieser Richtung etwas tun, indem Sie den Anträgen Renschler oder unserem Antrag zustimmen. Das wäre wirklich ein realer Schritt in dieser Richtung. Wir müssen doch ganz klar sehen, dass das Ziel, das sich der Bundesrat vor einigen Jahren gesetzt hat, auf Mitte der achtziger Jahre auf 0,35 Prozent zu kommen (das ist der OECD-Durchschnitt), nicht erreicht wurde. Wir stehen heute bei etwa 0,26 Prozent. Und wenn wir jetzt auch einen Schritt in die richtige Richtung machen mit dem heutigen Rahmenkredit, so ist das Ziel immer noch nicht erreicht. Wir müssen uns noch mehr engagieren.
Es gibt eine Milliarde Menschen auf dieser Welt, die in Armut leben, davon 800 Millionen in absoluter Armut. Wir wissen auch, dass jeden Tag 45 000 Kinder sterben. Wenn wir diese Zahlen hören, so müssen wir uns bewusst sein, dass das, was wir hier tun, nur ein ganz kleiner Beitrag in die humanitäre Richtung ist. Nach meiner Auffassung ist es für uns eine moralische Verpflichtung und langfristig sicher auch in unserem Interesse, wenn wir mithelfen, das Nord- Süd-Gefälle abzubauen, wenn wir mithelfen, die Spannun- gen abzutragen, und wenn wir mithelfen, Not und Ungerech- tigkeit in der Welt zu bekämpfen. Da möchte ich noch eine Klammerbemerkung anfügen: es muss im Kontext unserer Entwicklungspolitik auch versucht werden, eine Aussenpoli- tik zu betreiben, die dahin zielt, die Menschenrechte zur Anwendung zu bringen, die auch dahin zielt, nicht die beste- henden Feudalstrukturen in diesen Ländern zu stützen, son- dern unsere Entwicklungshilfe darauf auszurichten, dass wir auch zu mehr Gerechtigkeit in der Welt beitragen können. Ich bin überzeugt, dass der Antrag, den wir Ihnen hier präsentieren, ein absolutes Minimum darstellt. Es wäre äus- serst kleinmütig, diesen Antrag abzulehnen. Sagen Sie ja dazu, damit wir sukzessiv weitere Schritte in die Richtung gehen können, die einzig und allein für ein Land wie das unsere verantwortbar ist.
Braunschweig: Der Konsens in unserer Kommission hat ausgereicht, um Ihnen mit Einstimmigkeit den soeben gefassten Beschluss über den Rahmenkredit «Technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe» vorzulegen. Hingegen reichte der Konsens nicht mehr zu einem einstimmigen Beschluss über die Petition. Sie können die verschiedenen
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Petition
vorliegenden Formulierungen einerseits der Kommissions- mehrheit, andererseits der Kollegen Renschler oder Jaeger als rein formelle Differenz betrachten, so wie es der Kommis- sionspräsident getan hat. Dann ist diese Diskussion wirklich überflüssig. Ich beurteile die Fragestellung anders. Obwohl wir heute einstimmig den Rahmenkredit beschlossen haben, haben wir gespürt, dass weiterhin grosse Meinungs- verschiedenheiten vorhanden sind. Sie kommen in diesen verschiedenen Formulierungen zum Ausdruck. Deshalb geht es nicht um eine Formfrage, sondern um ein politi- sches Problem.
Die Petition ist weder erfüllt noch obsolet, wie es Kollege Leo Weber ausgedrückt hat, sondern sie verlangt, dass weitere Schritte zur Klärung getan werden sollen. Zur Erklä- rung greife ich einige Punkte heraus: Neben der Erhöhung des Beitrages zur Entwicklungszusammenarbeit, waren auch die qualitative Verbesserung und grundsätzliche Fra- gen Gegenstand der Diskussion. Ich greife ein Beispiel heraus: Entwicklungszusammenarbeit muss sehr kritisch sein. Aber es sind einzelne Voten abgegeben worden, die nicht kritisch waren, sondern ein allgemeines Misstrauen ausdrückten. Ich denke an das Votum von Kollege Fluba- cher. Normalerweise übt er sachliche und scharfe Kritik. Heute hingegen hat er ein weitverbreitetes Misstrauen zum Ausdruck gebracht, so, als ob er vorgestern eine schlechte Bettagspredigt gehört hätte! Unbehagen und Misstrauen helfen uns nicht weiter. Wir brauchen konkrete Kritik. Nur daraus können wir lernen und etwas weiterentwickeln.
Ähnlich auch Herr Sager: Er sprach von undurchsichtigen Organisationen und hat damit gleichzeitig bewiesen, dass diese Organisationen offenbar durchsichtig sind, sonst hätte er nicht darüber sprechen können.
Schliesslich noch zum Finanziellen: Gerade bei den Unter- zeichnern der Petition - und deren gibt es eine grosse Zahl - ist die Befürchtung vorhanden: was geschieht mit unsern Forderungen bei der nächsten Budgetberatung und bei den nächsten Sparmassnahmen? Wie sieht es aus, wenn es um die Frist der drei Jahre geht, oder, wie befürchtet, um eine Fristerstreckung?
Abschliessend zur Frage der internationalen Verschuldung: Wir haben in den letzten Tagen die Auffassung aus dem Bundeshaus gehört, dank dem Wirtschaftsaufschwung in unserem Lande und im Westen sei es möglich, dass der Entwicklungsprozess wieder in Gang komme. Was heisst denn das? Das heisst doch, dass er mit einer erneuten und erhöhten Verschuldung verbunden ist. Früher hat der Bun- desrat in seinen Richtlinien gesagt, es brauche zuerst den neuen Entwicklungsprozess, dann sei ein Aufschwung bei uns möglich. Welche Reihenfolge gilt nun? Behauptungen werden aufgestellt und Prognosen in die Welt gesetzt, die wenig begründet und teilweise auch nicht logisch sind. Hier sind noch Fragen offen, die weiterbehandelt werden müs- sen. Die Formulierung der Kommission genügt mir nicht. Wenn Sie diese Fragen einer Zukunftsperspektive ernsthaft angehen und wenn Sie redlich sein wollen, dann empfehle ich Ihnen die Formulierungen der Kollegen Renschler oder Jaeger.
Sager: Ich darf ganz kurz wiederholen, was ich in der Fraktionserklärung der Schweizerischen Volkspartei vorge- tragen habe. Wir stehen dieser Petition mit grosser Sympa- thie gegenüber. Aber wir betrachten es als problematisch, die Entwicklungshilfe von den Sparmassnahmen auszu- klammern. Wir wissen alle genau, dass die Bundesfinanzen uns zu Sparmassnahmen zwingen. Die Gefahr besteht, dass wir damit eine gefährliche negative Einstellung beim Volk provozieren können. Auf die Dauer schadet eine zeitweise Überforderung dem Anliegen der Entwicklungshilfe mehr als dass sie nützt.
Im folgenden schliesse ich mich dem Hinweis von Herrn Braunschweig an: Wir haben ja die Möglichkeit, bei den jährlichen Budgetberatungen aufzustocken, wenn es die Finanzen erlauben. Das wäre der sichere Weg. Bei allem Verständnis für die Petition glaube ich, dass wir dem Text der Kommissionsmehrheit zustimmen sollten, um dem Bun-
desrat die Möglichkeit zu geben, nach Massgabe der finan- ziellen Möglichkeiten die Entwicklungshilfe zu erhöhen.
M. Eggly-Genève: Il semblait, à en croire les rapporteurs et j'étais prêt à les suivre, que ces variations sur une intention connue n'avaient pas beaucoup d'importance et que l'on «chinoisait». En réalité, je ne crois pas que cette pétition aurait dû donner lieu aux grandes envolées que nous venons d'entendre car le vrai débat avait eu lieu auparavant. Maintenant il ne s'agit plus que de donner une recomman- dation à propos de la pétition. Personnellement, j'accorde la préférence au texte que vous a proposé la majorité de la commission, cela par honnêteté en regard de la politique générale suivie par le gouvernement et le Parlement.
Nous avons vu que, précisément, il a fallu en rabattre sur les intentions et que des réductions linéaires ont été néces- saires. Les libéraux ne sont pas tellement pour les réduc- tions linéaires et ne soutiennent pas la symétrie des sacri- fices en tant que principe.
Il n'empêche que l'on ne peut exclure le fait que de nou- velles pressions à cause des finances fédérales, obligent à ralentir le rythme et que l'on ne puisse, dans les meilleurs délais, atteindre cette moyenne des pays industrialisés, soit le 0,38 pour cent du produit national brut. En outre, comme je l'ai dit tout à l'heure, il y a quelque chose de relatif dans ces normes, dans ces pourcentages que l'on nous assigne comme étant l'idéal. Toute la qualité de l'aide joue un rôle plus important. Par conséquent, il me semble qu'il est beau- coup plus juste, plus souple et cela revient au même en ce qui concerne l'intention, de dire au Conseil fédéral: «Agis- sez politiquement avec continuité comme l'indique la péti- tion dans son sens général. Essayez et essayons d'augmen- ter continuellement notre aide publique aux pays en voie de développement.» Déclarons cela mais n'essayons pas de nous raccrocher à des notions relatives, en ayant, en quel- que sorte, l'air de prendre des engagements qu'ensuite nous ne pourrions pas tenir à cause d'autres contingences d'ordre financier.
C'est la raison pour laquelle je crois que le texte de la majorité de la commission est meilleur et qu'il respecte parfaitement l'idée générale à laquelle nous tenons tous.
Widmer, Berichterstatter: Es ist interessant festzustellen, dass beim Hauptgeschäft dieses Vormittags, beim Rahmen- kredit, der eine sehr beachtliche Summe beinhaltet, ein hohes Mass von Übereinstimmung in diesem Saal herrschte, und ich möchte mich, wie der Herr Bundesrat, dafür bedan- ken. Ich halte das für sehr wesentlich, dass das Parlament diese Einigkeit erreichen konnte. Die in der Tiefe schlum- mernden Differenzen in bezug auf das Thema Entwicklungs- hilfe sind aber jetzt auf einmal zum Vorschein gekommen - nachträglich bei dieser Petition. So sieht die Öffentlichkeit, dass im Grunde genommen doch recht verschiedene Auf- fassungen bestehen; wahrscheinlich ist dies richtig.
Nun zu den drei verschiedenen Vorschlägen: Es ist meine Pflicht, die Mehrheitsauffassung der vorberatenden Kom- mission hier zu vertreten; das ist mein Auftrag als Präsident. Wenn Sie mich fragen, welcher der beiden Zusatzanträge vorzuziehen ist, dann muss ich Ihnen sagen: Der Antrag von Herrn Jaeger steht dem Gedanken der Petition natürlich näher. Da wird mir wahrscheinlich auch Herr Renschler zustimmen, so dass ich Ihnen von der sachlichen Beurtei- lung her sagen muss: Wenn Sie zwischen Jaeger und Renschler entscheiden müssen und im Sinne der Petition mehr tun wollen, dann müssen Sie Herrn Jaeger zustimmen.
M. Aubert, conseiller fédéral: Je vous laisse arbitres de votre décision. Tout à l'heure, l'un des orateurs a dit ceci: «Il a fallu en rabattre.» Certes, il a fallu en rabattre, à la suite d'une motion parlementaire qui nous a obligés à réduire l'aide publique au développement à 0,26 pour cent du pro- duit national brut. C'était le plan financier du 4 octobre 1982. Lorsque la pétition nous a demandé de renoncer aux mesures d'économies d'environ 380 millions de francs pour les années 1984, 1985 et 1986, nous l'avons fait au moins en
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partie, puisque nous avons décidé une augmentation de 105 millions de francs pour ces trois années.
Ainsi, actuellement, nous prévoyons de consacrer à l'aide publique au développement 598 millions en 1984, 648 mil- lions en 1985, 715 millions en 1986 et 795 millions en 1987, ce qui correspondra à 0,31 pour cent du produit national brut.
Nous avons donc continué, et nous continuerons au cours des prochaines années, à augmenter notre aide publique au développement. Vis-à-vis du Parlement et de votre conseil, je m'engage d'ores et déjà à tenir compte de la recomman- dation contenue dans la pétition, c'est-à-dire à continuer à augmenter notre aide. Nous prenons l'engagement de pour- suivre cet effort. Mais c'est à vous, bien entendu, qu'il appartiendra d'en décider en dernier ressort, puisque c'est vous qui devrez, chaque année, dans le cadre de l'examen du budget, voter les dépenses annuelles en faveur de l'aide publique au développement. En ce qui concerne le Conseil fédéral, je prends ici l'engagement de maintenir la ligne ascendante de notre aide, dans le sens de la pétition. Il faut reconnaître que ces 206 000 signatures ne sont pas étran- gères à cette décision. Je souhaiterais que tous ceux qui ont apposé leur signature au bas de cette pétition sachent que nous leur en sommes extrêmement reconnaissants et que nous donnerons à cette pétition la suite qu'elle mérite.
Le président: Dans un vote éventuel, j'opposerai la proposi- tion de M. Renschler à celle de M. Jaeger et le résultat sera confronté à la proposition de la commission.
Abstimmung - Vote Eventuell - A titre préliminaire Für den Antrag Jaeger Für den Antrag Renschler
40 Stimmen
41 Stimmen
Definitiv - Définitivement
Für den Antrag Renschler
Für den Antrag der Kommission
52 Stimmen
80 Stimmen
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr La séance est levée à 12 h 50
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Petition «Entwicklungshilfe ist eine Überlebensfrage» Pétition «Aider aujourd'hui pour survivre demain»
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Jahr
1984
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
02
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
83.267
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
18.09.1984 - 08:00
Date
Data
Seite
1092-1096
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Pagina
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20 012 706
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