Verwaltungsbehörden 17.09.1984 84.037
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Nationalité suisse. Modification de la loi
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17 septembre 1984 N
Art. 68bis, 68ter Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Le président: La parole est à M. Blocher pour une déclara- tion personnelle.
Blocher: Gestatten Sie mir zum Schluss eine persönliche Erklärung.
Meine Erklärung soll verhindern, dass ich jetzt dann in den Wandelhallen dreihundertmal die gleiche Frage beantwor- ten muss. Ich habe beim Eintreten auf die Eherechtsvorlage kein Hehl daraus gemacht, dass meines Erachtens diese Eherechtsrevision einem verfehlten gesellschaftspolitischen Konzept folgt. Dieser Eindruck ist geblieben, und er steht auch am Schluss der Debatte für mich fest.
Gewiss sind verschiedene kleine Änderungen vorgenom- men worden, zum Teil Verbesserungen, zum Teil Ver- schlechterungen. Auch die heutigen akademischen Ver- nünfteleien über die Namensfrage können aber die Mangel- haftigkeit nicht ausmerzen: Sie haben den einheitlichen Namen von Vater, Mutter und Kind aufgebrochen.
Eigenartig berührt die Unterwanderung der Bemühungen für ein Referendum. Und wie sieht es hier aus? Das ist die Frage, die gestellt wird. Frau Monika Weber hat gesagt, das Volk warte auf einen Entscheid von uns. Wartet das Volk auf einen Entscheid von uns? Ich glaube, das Volk wartet auf den Zeitpunkt, wo es selbst einen Entscheid treffen kann. Diese Aussage ist wahrscheinlich realistischer. Wir hätten zwar gerne, wenn das Volk auf einen Entscheid von uns warten würde.
Ich bin der Auffassung, dass ein Referendum ergriffen wer- den sollte. Wenn irgendwo, dann hier. Wir alle haben näm- lich einen Vater und eine Mutter; wir alle werden sterben, und wir alle haben entweder etwas zu erben oder wir werden beerbt. Viele von uns heiraten und viele von uns haben Kinder. Alle diese Beziehungen regelt das neue Ehe- und Erbrecht. Und das wollen wir dem Volk vorenthalten? Ich glaube, dass ein Referendum zustandekommt. Mindestens werde ich mich darum bemühen. Der Entscheid darüber fällt Mitte Oktober; dann hoffe ich - Frau Grendelmeier -, dass wir uns wieder treffen. Ich hoffe auch sehr, dass dann die Wahrheit über dieses Eherecht von den Befürwortern so ungeschminkt gesagt wird wie heute von Frau Grendelmeier und von Frau Robert; dann werden wir ein leichtes Spiel haben. Ich hoffe, wir sehen uns bei «Philippi» wieder!
Le président: La parole est à Mme Blunschy pour une brève déclaration personnelle.
Frau Blunschy: Die Ausführungen von Herrn Blocher veran- lassen mich, auch eine Erklärung abzugeben.
Wir haben den Verfassungsauftrag, die Gleichberechtigung von Mann und Frau zu verwirklichen. Was wir hier mit diesem Gesetz jetzt tun, geht genau in diese Richtung. Wir wollen die Gleichberechtigung von Mann und Frau auch in der Ehe verwirklichen. Der Grundgedanke dieses Eherechts ist die Partnerschaft und die Stärkung der Einheit der Ehe. Es ist eine massvolle Weiterentwicklung des bisherigen Arti- kels 159. Dieser Grundgedanke der Partnerschaft ist bereits im geltenden Referendum enthalten. Ich bin davon über- zeugt, dass wir ein Referendum nicht zu scheuen haben, und ich rechne damit, dass vor allem die Frauen, aber sicher auch die grosse Mehrzahl der Männer diesem revidierten Eherecht bei einer Abstimmung zustimmen wird. Wir haben im übrigen für das Gewerbe eine ganze Reihe von Konzes- sionen gemacht und sind ihm weitgehend entgegenge- kommen.
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Petition des Schweizerischen Verbandes für Frauen- rechte. Aufhebung des unselbständigen Wohnsitzes der Ehefrau
Pétition de l'Association suisse pour les droits de la femme. Abolition du domicile légal de la femme mariée
Herr Weber-Arbon unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
Das Büro überwies die Petition zur Vorprüfung an die Kom- missionen für die Behandlung des Gesetzentwurfes über die Änderung des ZGB (Art. 40 Abs. 1 Geschäftsreglement des Nationalrates, Art 38 Abs. 4 Geschäftsreglement des Stände- rates).
«Als Wohnsitz des Kindes unter elterlicher Gewalt gilt der Wohnsitz der Eltern oder, wenn die Eltern keinen gemeinsa- men Wohnsitz haben, der Wohnsitz des Elternteils, unter dessen Obhut das Kind steht; in den übrigen Fällen gilt sein Aufenthaltsort als Wohnsitz.
Bevormundete Personen haben ihren Wohnsitz am Sitz der Vormundschaftsbehörde.»
Mit der Annahme dieses Artikels kann die Ehefrau gleich wie eine ledige Frau oder ein verheirateter oder lediger Mann unter den Voraussetzungen von Artikel 23 ZGB ihren Wohn- sitz begründen. Damit ist dem Anliegen des Schweizeri- schen Verbandes für Frauenrechte vollumfänglich Rech- nung getragen.
Antrag der Kommission Die Kommission beantragt, die Petition abzuschreiben.
Proposition de la commission La commission propose de classer la pétition.
Abgeschrieben - Classé
84.037 Bürgerrecht. Änderung des Bundesgesetzes Nationalité suisse. Modification de la loi
Botschaft und Gesetzentwurf vom 18. April 1984 (BBI II, 211) Message et projet de loi du 18 avril 1984 (FF II, 214)
Antrag der Kommission Eintreten
Antrag Ruf-Bern
Rückweisung an den Bundesrat mit dem Auftrag, dem Parla- ment möglichst rasch eine umfassende Revision des Bür- gerrechtsgesetzes (auf der Basis der Verfassungsänderung vom 4. Dezember 1983) zu unterbreiten, die auch eine Neu- regelung des Bürgerrechts ausländischer Ehepartner enthält und eine Streichung von Artikel 3 des Bürgerrechts- gesetzes (Bürgerrechtserwerb der Ausländerinnen durch Heirat) vorsieht.
Proposition de la commission Entrer en matière
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Proposition Ruf-Berne
Renvoi au Conseil fédéral en l'invitant à présenter dès que possible au Parlement un projet de révision complète de la loi sur la nationalité (au vu de la modification constitution- nelle du 4 décembre 1983) qui prévoie également une nou- velle réglementation de la nationalité des conjoints étran- gers ainsi que l'abrogation de l'article 3 de la loi actuelle (acquisition par la femme étrangère de la nationalité suisse par mariage).
M. Zbinden, rapporteur: Depuis la révision du droit de filia- tion, entré en vigueur le 1er janvier 1978, l'article 5 de la loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse, dite loi sur la nationalité, prévoit que les enfants d'une mère suisse et de son époux étranger acquièrent dès la naissance la nationalité suisse. Cependant, selon l'article 44, 3e alinéa, de la constitution, la mère devait être d'origine suisse et les parents devaient être domiciliés en Suisse au moment de la naissance. Cette restriction pour les mères suisses a été ressentie comme une discrimination. Depuis 1979, donc depuis cinq ans, nous nous efforçons, sur le plan parlemen- taire, de supprimer cette inégalité de traitement entre les père et mère suisses.
D'un autre côté, l'article 54, 4e alinéa, de la constitution et l'article 3 de la loi sur la nationalité fixent comme règle que la femme étrangère acquiert la nationalité suisse par son mariage avec un Suisse. Là aussi réside une inégalité de traitement: d'un côté en faveur du mari suisse qui transmet automatiquement sa nationalité à son épouse étrangère, mais d'un autre côté aussi en faveur de la femme étrangère qui acquiert sans autre la nationalité suisse par mariage avec un mari suisse.
Par la votation populaire du 14 juin 1981, l'article 4 de la constitution a été complété par le principe de l'égalité des droits entre l'homme et la femme. Ensuite, le 4 décembre 1983, le peuple et les cantons ont accepté une révision de la constitution dans ce sens que les restrictions de l'article 44, 3ª alinéa, pour la mère suisse, étaient supprimées et que l'article 54, 4º alinéa, était abrogé, de sorte que la femme étrangère n'acquiert plus automatiquement la nationalité suisse par mariage.
Les bases constitutionnelles sont donc posées pour réaliser, d'une part, l'égalité de traitement du père et de la mère suisses dans le transfert de la nationalité suisse à leurs enfants et, d'autre part, l'égalité de traitement de l'homme et de la femme suisses dans le sens d'une suppression du transfert automatique de la nationalité suisse par mariage du mari suisse à son épouse étrangère. Le Conseil fédéral nous propose, dans une première étape, de nous limiter à la révision de la loi sur la nationalité seulement sur le premier point, c'est-à-dire sur l'acquisition de la nationalité suisse par les enfants d'un père ou d'une mère suisse. En effet, il y a quasi-unanimité sur ce dernier point. Nous sommes engagés à réaliser cette égalité de traitement du père et de la mère suisses mariés à un conjoint étranger.
Depuis la révision du droit de filiation de 1976, la situation juridique est particulièrement insatisfaisante sur ce point. Il y a des centaines de Suissesses à l'étranger qui attendent cette révision de la loi. Nous partageons l'avis du Conseil fédéral que cette révision doit être entamée sans tarder afin qu'elle puisse entrer en vigueur dans la mesure du possible le 1er janvier 1985 déjà. Par contre, la révision de la loi sur la nationalité ou éventuellement d'autres lois concernant la suppression de l'acquisition de la nationalité suisse par mariage ne semble pas encore être mûre. Un certain nombre de problèmes ne sont pas encore résolus et le Conseil fédéral veut et doit encore procéder à une consultation des cantons.
C'est ainsi qu'avec le Conseil fédéral, nous vous proposons de réviser la loi quant à la nationalité suisse des enfants dans une première étape et de renvoyer la révision de la loi quant à la nationalité des conjoints dans une deuxième étape.
Vous pouvez en conclure que la commission vous invite à ne pas suivre la voie préconisée par M. Ruf qui veut une
révision complète de la loi sur les deux points déjà mainte- nant. Même si la commission n'a pas eu à se prononcer explicitement sur cette proposition, on peut affirmer qu'en entrant en matière sur le projet de révision partielle, elle s'est prononcée implicitement contre la proposition Ruf.
Permettez-moi de vous situer la systématique de la première étape de révision. Il faut distinguer à ce sujet trois chapitres. Le premier concerne l'acquisition de la nationalité suisse par les enfants de mère suisse, la seconde concerne la perte de la nationalité suisse par les enfants de parents suisses lorsque la naissance de l'enfant a lieu à l'étranger et le troisième contient les dispositions transitoires, d'une part, pour l'acquisition et, d'autre part, pour la perte de la natio- nalité suisse.
En ce qui concerne l'acquisition de la nationalité suisse par les enfants de mère suisse, l'égalité des droits entre père et mère suisses est réalisée. Tout comme le père suisse trans- met automatiquement la nationalité suisse à tous ses enfants nés en Suisse ou à l'étranger, la mère suisse, même mariée à un étranger, habitant la Suisse ou à l'étranger, ayant acquis la nationalité suisse par filiation, par adoption ou par naturalisation, transmettra dorénavant la nationalité suisse à ses enfants, que ses enfants soient nés en Suisse ou à l'étranger.
Le projet du Conseil fédéral fait une exception pour la mère suisse qui a acquis la nationalité suisse par un premier mariage avec un Suisse, donc pour une femme qui est devenue veuve ou qui a divorcé et qui se remarie avec un étranger. Selon les propositions du Conseil fédéral, les enfants d'une telle mère, devenue Suisses par mariage, ne devraient pas acquérir automatiquement la nationalité suisse. La révision offre à ces enfants la possibilité d'être naturalisés selon une procédure facilitée mais à condition que la mère ou l'enfant ait des attaches avec la Suisse, c'est- à-dire que la mère ou l'enfant réside en Suisse pendant six ans au moins. Une telle demande de naturalisation facilitée devrait être déposée par la mère au plus tard trois ans après la naissance de l'enfant ou par l'enfant lui-même avant qu'il ait atteint 22 ans.
Vous constatez que la majorité de la commission, par la voie prépondérante de sa présidente ad hoc, Mme Blunschy, qui a eu l'amabilité de me remplacer pendant que j'était hospita- lisé, a décidé de ne pas suivre le Conseil fédéral sur ce point. En effet, elle a estimé qu'il ne fallait pas faire de distinction entre une mère qui a acquis la nationalité par filiation ou par naturalisation et la mère qui est devenue suisse par mariage. La majorité de la commission se refuse de réintroduire une deuxième catégorie de nationalité suisse pour les femmes. Si l'on suit la majorité de la commission, les articles 2 et 28 sont biffés et les articles 1er, 4, 57, 8e alinéa, et 58ter devront être modifiés. A ce sujet, il faut constater que par l'abroga- tion de l'article 54, 4e alinéa, de la constitution, l'acquisition automatique de par la constitution de la nationalité suisse par mariage d'une femme étrangère a été supprimée en principe. Par contre, la loi d'application y relative, l'article 3 de la loi sur la nationalité, existe effectivement encore et ne sera abrogée que dans une deuxième étape. On peut donc légitimement se demander si l'on ne veut pas anticiper en supprimant la conséquence attachée à la nationalité suisse acquise de par mariage, c'est-à-dire en supprimant le trans- fert automatique de la nationalité suisse de cette mère à ses enfants. Vous savez que les avis divergent, c'est à vous d'en juger.
Quant à la perte de la nationalité suisse par un enfant né à l'étranger (art. 10, 1er et 2º al.), enfant qui est issu d'un ou de deux parents suisses, la révision tend à empêcher le plus possible la double nationalité, laquelle est favorisée par le nouveau droit accordé à la mère suisse de transférer auto- matiquement sa nationalité suisse à son enfant. Au terme de l'article 10 actuel, l'enfant de deuxième génération, c'est- à-dire l'enfant né à l'étranger d'un père suisse, lui aussi déjà né à l'étranger, perd la nationalité suisse à 22 ans révolus lorsqu'il a une double nationalité. Il peut actuellement éviter cette perte de nationalité si, jusqu'à l'âge de 22 ans, il a été annoncé à une autorité suisse à l'étranger, si lui-même s'est
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annoncé ou s'il déclare par écrit vouloir garder la nationalité suisse. La présente révision prévoit la perte de la nationalité suisse par péremption déjà pour la première génération de Suisses à l'étranger, donc un enfant né à l'étranger, pour autant que cette première génération n'a pas gardé des attaches avec la Suisse. Une telle attache est supposée et l'enfant reste Suisse lorsque, avant l'âge de 22 ans révolus, l'enfant a été annoncé à une autorité suisse, s'il s'est annoncé lui-même ou s'il a déclaré par écrit vouloir garder la nationalité suisse.
Au chapitre 3, le droit transitoire à l'article 57 dispose que les enfants, empêchés de devenir Suisses selon l'ancien droit à cause des restrictions touchant les mères suisses mariées à un étranger, peuvent encore demander pendant un délai transitoire de trois ans, le cas échéant jusqu'au 31 décembre 1987 et jusqu'à l'âge de 22 ans révolus (donc les enfants nés après le 1er janvier 1963), de faire reconnaître leur citoyenneté suisse.
Le Conseil fédéral veut limiter ce droit aux enfants dont la mère est devenue Suissesse par filiation, adoption ou natu- ralisation. Il propose par contre de renvoyer à la naturalisa- tion facilitée les enfants d'une mère devenue Suissesse par mariage et qui s'est remariée avec un étranger. C'est le même problème qu'à l'article 2. Là aussi, la majorité de la commission propose logiquement de ne pas faire de distinc- tion entre une mère devenue Suissesse par filiation, adop- tion ou naturalisation d'une part et celle devenue Suissesse par mariage d'autre part. Dans les deux cas, une simple demande de reconnaissance doit suffire à l'enfant pour devenir suisse. La commission vous propose en plus de fixer la limite d'âge pour une telle demande non pas à 22 ans, mais à 30 ans. Ainsi les enfants nés après le 1er janvier 1955 auraient la possibilité de faire une telle demande. Cette proposition a obtenu 8 voix, alors que la limite de 27 ans a obtenu 4 voix au sein de la commission. A mon avis, 27 ans constituent le minimum puisque les efforts et les promesses faites aux mères suisses mariées à un étranger durent main- tenant depuis plus de cinq ans. Cette faveur, avec effet rétroactif, serait ainsi accordée aux enfants nés après le 1er janvier 1958. Si un enfant ne fait pas usage de ce droit de demander la reconnaissance de sa citoyenneté dans le délai transitoire de trois ans, c'est-à-dire jusqu'à fin 1987, il pourra ensuite bénéficier de la naturalisation facilitée, s'il réside en Suisse et s'il fait la demande avant d'avoir atteint l'âge de 27 ou 30 ans respectivement.
Une autre disposition transitoire règle la perte de la nationa- lité suisse pour les enfants nés à l'étranger de parents dont l'un ou les deux sont suisses. Si de par la nouvelle disposi- tion légale ils perdaient la nationalité suisse parce qu'ils ne s'étaient pas annoncés jusqu'à l'âge de 22 ans, la disposi- tion transitoire leur accorde un délai supplémentaire de trois ans au-delà de l'âge de 22 ans, à compter de l'entrée en vigueur de la loi révisée, par exemple jusqu'à la fin 1987, pour s'annoncer à l'autorité suisse à l'étranger ou pour déclarer par écrit vouloir conserver la nationalité suisse. Pour terminer, je vous propose d'entrer en matière et de voter ces propositions du Conseil fédéral, respectivement de la majorité de la commission, et de rejeter la proposition de renvoi de M. Ruf. En même temps, la commission vous propose de classer l'initiative parlementaire Christinat et les sept interventions parlementaires mentionnées dans le mes- sage.
Lüchinger, Berichterstatter: Nach dem heute geltenden Recht erwerben die Kinder einer mit einem Ausländer ver- heirateten Schweizerin nur dann automatisch das Schwei- zer Bürgerrecht, wenn die Eltern zur Zeit der Geburt des Kindes in der Schweiz ihren Wohnsitz haben und wenn zudem die schweizerische Mutter von Abstammung Schwei- zerin ist. Diese Einschränkung ist von unseren Ausland- schweizerinnen seit langem als eine Ungerechtigkeit emp- funden worden. Schweizerinnen, die mit einem Ausländer verheiratet sind und im Ausland wohnen, setzen sich schon seit vielen Jahren dafür ein, dass diese Ungerechtigkeit
behoben wird und dass ihre Kinder mit der Geburt automa- tisch das Schweizer Bürgerrecht erwerben.
Seit 1972 sind in der Bundesversammlung zahlreiche Vor- stösse eingebracht worden, um diesen Auslandschweizerin- nen Gerechtigkeit widerfahren zu lassen. Diejenigen unter uns, die schon in der letzten Legislaturperiode diesem Rat angehört haben, erinnern sich, wie wir um die Besserstel- lung der Kinder von Schweizerinnen, die mit einem Auslän- der verheiratet sind, gerungen haben. Die Mehrheit unseres Rates und des Ständerates war der Meinung, dass zuerst eine Anpassung der Bundesverfassung zu erfolgen habe. Diese Verfassungsänderung ist dann über die Bühne gegan- gen und vom Schweizervolk am 4. Dezember 1983 gutge- heissen worden.
Der neue Artikel 44 der Bundesverfassung soll es auch gleichzeitig erlauben, die Bürgerrechtsfolge bei Heirat eines Ausländers mit einer Schweizerin oder einer Ausländerin mit einem Schweizer nach dem Prinzip der Gleichberechtigung zu regeln. Es ist geplant - wir kennen das bereits -, dass in beiden Fällen die Heirat dem ausländischen Staatsangehöri- gen, sei er nun Frau oder Mann, nicht mehr automatisch das Schweizer Bürgerrecht verschaffen soll. Der Ausländer soll statt dessen auf den Weg einer erleichterten Einbürgerung verwiesen werden. Beide Zielsetzungen der Verfassungsre- vision vom 4. Dezember 1973 können aber notwendiger- weise erst durch eine Revision unseres Bürgerrechtsgeset- zes erreicht werden. Eine direkte Anwendung der geänder- ten Verfassung ist nicht möglich. Der Bundesrat hat nun beschlossen, in zwei Schritten vorzugehen:
Zuerst soll mit der heutigen Vorlage die automatische Ein- bürgerung der Kinder der im Ausland mit einem Ausländer verheirateten Schweizerin eingeführt werden.
Diese Schweizerin wird künftig hinsichtlich des Bürger- rechts ihrer Kinder einem schweizerischen Vater gleichge- stellt. Später wird in einer gesonderten Vorlage die heikle Bürgerrechtsfolge der Verheiratung zwischen einem Aus- länder und einer Schweizerin oder einer Ausländerin und einem Schweizer neu geregelt werden.
Unserem Rat liegt ein Antrag von Kollege Ruf vor, die heutige Vorlage an den Bundesrat zurückzuweisen und sie später gemeinsam mit der Neuregelung der Bürgerrechts- folge der Heirat zu behandeln. Tausende von Ausland- schweizerinnen und ihre Kinder warten seit vielen Jahren auf die Vorlage, die wir heute behandeln. Viele von uns haben in den letzten Jahren Briefe von solchen Ausland- schweizerinnen erhalten, und wir haben Einblick nehmen können in eine ganze Reihe von Einzelschicksalen. Es gehört zur schweizerischen Auffassung eines bürgernahen und menschlichen Staates, dass wir die Erwartungen dieser Auslandschweizerinnen nicht enttäuschen. Aus diesem Grunde hat die einstimmige Kommission beschlossen, auf diese Vorlage einzutreten.
Im Detail ist die Vorlage unproblematisch. Die wenigen Meinungsverschiedenheiten, die sich in der Kommission zu Detailfragen ergeben haben, sind nach meiner Meinung von untergeordneter Bedeutung. Ich werde dazu in der Detailbe- ratung Stellung nehmen.
Auf eine einzige in der Kommission unbestrittene Detailbe- stimmung möchte ich aber heute schon hinweisen. Es sind allerdings im Rat dazu jetzt noch Zusatzanträge gestellt worden: Wir wollen Schweizer Bürgerrechte von im Ausland lebenden Personen begrenzen, wenn diese Personen über- haupt keine Beziehungen mehr zu unserem Land haben. Nach dem vorgeschlagenen Artikel 10 Absatz 1 des neuen Bürgerrechtsgesetzes verwirkt ein unter die Revisionsvor- lage fallendes, im Ausland geborenes Kind eines Schweizer Bürgers sein Schweizer Bürgerrecht, wenn es nicht bis zum vollendeten 22. Altersjahr einer schweizerischen Behörde im Ausland oder im Inland gemeldet worden ist oder wenn es nicht bis zu diesem Altersjahr selber schriftlich erklärt hat, das Schweizer Bürgerrecht beibehalten zu wollen. Wir kann- ten diese Verwirkung schon im bisherigen Recht, aber sie traf nach dem bisherigen Recht erst die zweite Generation im Ausland geborener Schweizer Bürger. Nach dem neuen Gesetz trifft die Verwirkung schon die erste im Ausland
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geborene Generation von Schweizer Bürgern. Die Forde- rung nach einer aktiven Verbindung des im Ausland leben- den Schweizer Bürgers zu unserem Lande wird daher mit der neuen Vorlage verschärft. Damit kommen wir bereits Bedenken entgegen, die zu diesem Punkte in der Öffentlich- keit geäussert wurden. Das ist ein Grund mehr, warum ich Ihnen beantrage, im Sinne der einstimmigen Kommission auf diese Vorlage einzutreten und die parlamentarischen Vorstösse gemäss dem Antrag des Bundesrates abzu- schreiben.
Ruf-Bern: Im Namen unserer Fraktion beantrage ich Ihnen, die uns vorgeschlagene Änderung des Bürgerrechtsgeset- zes an den Bundesrat zurückzuweisen mit dem Auftrag, dem Parlament möglichst rasch eine umfassende Revision zu unterbreiten, die dem politischen Willen, wie er in der eidge- nössischen Volksabstimmung vom 4. Dezember 1983 zum Ausdruck gekommen ist, vollumfänglich Nachachtung ver- schafft. Durch die Streichung von Artikel 54 Absatz 4 und die Neuformulierung von Artikel 44 der Bundesverfassung wur- den in der erwähnten Volksabstimmung die Voraussetzun gen dafür geschaffen, dass das Bürgerrecht innerhalb natio- nal gemischter Ehen sowie jenes von Kindern schweizeri- scher Mütter und ausländischer Väter im Ausland, gemäss dem Grundsatz der Gleichberechtigung von Mann und Frau, neu geregelt werden kann.
Im Verlaufe des Abstimmungskampfes wurde von befürwor- tender Seite vor allem mit dem Argument für die Vorlage geworben, es müsse verhindert werden, dass Ausländerin- nen durch Heirat mit einem Schweizer automatisch das Schweizer Bürgerrecht erlangen können. Im Bundesbüch- lein stand diese zweifellos richtige Begründung an erster Stelle, vor der Frage der Bürgerrechtsregelung bei Kindern. Ich zitiere aus dem damaligen Bundesbüchlein: «Heiratet ein Schweizer eine Ausländerin, so erhält die Ehefrau sofort und automatisch das Bürgerrecht. Heiratet dagegen eine Schweizerin einen Ausländer, so kann der Ehemann das Schweizer Bürgerrecht erst nach Jahren und nur im ordent- lichen Einbürgerungsverfahren erwerben, genau wie die anderen Ausländer.
Es gibt keinen Grund, diese unterschiedliche Behandlung von Mann und Frau beizubehalten. Dies um so mehr, als die geltende Ordnung zu Missbräuchen führt. Es kommt vor, dass Ausländerinnen Schweizer lediglich heiraten, um das Schweizer Bürgerrecht zu erwerben. Daher sollen die aus- ländischen Frauen von Schweizern künftig nicht mehr auto- matisch Schweizerinnen werden.»
Die Botschaft des Bundesrates zu den genannten Verfas- sungsänderungen hatte es ebenfalls als vordringlich erach- tet, den missbräuchlichen Eheschliessungen endlich Einhalt zu gebieten. Die Annahme der Vorlage I erfolgte somit zweifellos vor allem deshalb, weil sich die Mehrheit des Schweizervolkes dadurch ein rasches Ende der üblen miss- bräuchlichen Heiraten erhoffte.
Nun will der Bundesrat jedoch etappenweise vorgehen, indem er den Bürgerrechtserwerb durch Heirat erst 1986 vor die Räte bringen will. Dieses Vorgehen bedeutet aus demo- kratischer Sicht eine unverantwortliche Strapazierung der Geduld unseres Volkes und einen Affront sondergleichen gegenüber dem klaren Willen des Souveräns. Sie alle haben mit Sicherheit verschiedentlich von den offensichtlichen Zweckheiraten gehört, die beispielsweise von Ausweisun- gen bedrohte Go-go-Girls - teilweise sogar gegen Bezah- lung - eingehen, um sich ihren Aufenthalt erschleichen zu können. Fast wöchentlich erscheinen in gewissen Zeitun- gen fragwürdige sogenannte Ehevermittlungsinserate, die dafür empfänglichen Schweizern auf angeblichen Ferienrei- sen - oder besser gesagt Frauenkaufreisen - eine Philippi- nin oder Thailänderin unterjubeln wollen, gegen saftige Bezahlung notabene. Auf diese Art floriert nicht bloss ein neuzeitlicher Sklavenhandel, sondern wird ein eigentlicher Ausverkauf unseres Bürgerrechts betrieben. Es muss ganz einfach als skandalös bezeichnet werden, wenn das Schwei- zer Bürgerrecht auf Personen übertragen wird, die zu unse- rem Lande weniger Beziehungen pflegen als manche Touri-
sten. Dasselbe gilt natürlich auch für die meisten Heiraten zwischen Schweizern und Ausländerinnen im Ausland selbst.
In seiner Botschaft zu der heute diskutierten Vorlage schreibt der Bundesrat im Zusammenhang mit dem Verlust des Bürgerrechts durch Auslandschweizer unter anderem richtigerweise: «Bürgerrecht bedeutet innere und äussere Bindung an den Heimatstaat. Fehlt die innere Bindung ... , so ist das Schweizer Bürgerrecht nur noch äusserer Schein; es trotzdem fortbestehen zu lassen, widerspricht einer vernünf- tigen Ordnung.» Dasselbe muss sinngemäss auch und vor allem beim Erwerb der Schweizer Staatsbürgerschaft gelten.
In den vergangenen Jahren ist die Zahl der Heiraten von Schweizern mit Ausländerinnen beträchtlich angestiegen, nämlich von 3236 im Jahre 1978 auf 4360 im Jahre 1982, während die Eheschliessungen von Schweizerinnen mit Ausländern im Verhältnis wesentlich weniger stark zuge- nommen haben. Auffallend ist insbesondere, dass gerade die Zahl der Heiraten mit Frauen aus jenen exotischen Ländern, in welche die erwähnten organisierten Verkupp- lungsreisen durchgeführt werden, proportional am stärk- sten angewachsen ist. Die Rechtslage in diesem Bereich ist also mindestens genau so stossend wie jene beim Bürger- recht der Kinder. Eine umgehende Beseitigung der Miss- stände ist unerlässlich; dies um so mehr, als es in der Praxis äusserst schwierig ist, missbräuchliche Ehen als nichtig erklären zu lassen. Jährlich gelingt dies den verschaukelten Ehegatten nur in ganz wenigen Fällen.
Es ist nun, scheint mir, unsere demokratische Pflicht, als Volksvertretung dem Willen des Souveräns möglichst rasch auf gesetzlicher Stufe vollumfänglich - und nicht nur in einem einzelnen Teilbereich - Nachachtung zu verschaffen. Die Behauptung des Bundesrates, eine Revision des Bürger- rechts der Ehegatten benötige noch wesentlich mehr Zeit, vermag keinesfalls zu überzeugen. Um den vorhandenen Missbräuchen Einhalt zu gebieten, hätte vorerst einmal eine Streichung von Artikel 3 des Bürgerrechtsgesetzes, der den Bürgerrechtserwerb durch Heirat regelt, vorgelegt werden müssen, bevor später allenfalls die Modalitäten einer erleichterten Einbürgerung ausländischer Ehegatten zur Diskussion stehen wird. Verwaltungsintern wurden konkrete Vorschläge hierfür schon vor längerer Zeit ausgearbeitet. Im Rahmen des Vernehmlassungsverfahrens zur beschlosse- nen Verfassungsänderung nahmen Kantone und Parteien bereits detailliert zu allen Einzelheiten Stellung. Der Ver- dacht liegt somit nahe, dass mittels eines neuen Vernehm- lassungsverfahrens bewusst Zeit verstreichen soll, um die Lösung des Problems zu verschleppen. Nachdem eine Motion unserer Fraktion vom vergangenen März (mit ähnli- cher Stossrichtung wie jene des Rückweisungsantrages) aus bekannten Gründen, nämlich wegen der Überlastung des Parlamentes, nicht behandelt worden ist, verbleibt uns nur die Rückweisung der Vorlage, um den Bundesrat zu einem rascheren Handeln zu bewegen. Innerhalb kürzester Zeit könnte er uns eine umfassende Vorlage unterbreiten. Sollte der Rat keine Rückweisung beschliessen, schlagen wir in unserem Eventualantrag zu Artikel 3 eine zeitlich befristete Lösung vor, damit die stossenden Zweckheiraten kurzfristig unterbunden werden können.
Eine Verschiebung dieser dringend notwendigen Gesetzes- revision zur Verhinderung des missbräuchlichen Erwerbes der Schweizer Bürgerschaft durch Heirat würde den Graben zwischen Volk und Parlament mit Sicherheit verbreitern und wäre ein klassisches Beispiel dafür, wie das Volk zum Nar- ren gehalten werden kann, nach dem Motto: «Die in Bern machen ja doch, was sie wollen.»
Ich bitte Sie aus den dargelegten Gründen um Zustimmung zu unserem Rückweisungsantrag. In der Detailberatung wird sich unsere Fraktion bei jenen Artikeln, zu denen sie nicht selbst Anträge gestellt hat, für die Vorschläge der Kommissionsminderheit aussprechen.
Frau Mascarin: Die Fraktion der POCH/PSA/PdA begrüsst grundsätzlich die vorgeschlagene Neuregelung. Wir finden
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es richtig, dass dieser Teil der Bürgerrechtsrevision als Teilrevision vorgezogen wird, damit die zahlreichen Schwei- zerinnen, die mit Ausländern verheiratet sind, endlich ihr Bürgerrecht an die Kinder weitergeben können, so wie es auch die Schweizer Männer tun können.
Wir sehen im Rückweisungsantrag der NA-Fraktion lediglich ein Verzögerungsmanöver. Abgesehen davon unterschei- den sich unsere Vorstellungen, wie die Nationalitätenfrage in gemischt-nationalen Ehen zu lösen wäre, grundsätzlich von den Vorstellungen der NA-Fraktion. Bei der Beurteilung der heutigen Vorlage sind wir von zwei Kriterien ausge- gangen:
Die Weitergabe des Schweizer Bürgerrechts an die Kin- der soll durch den Mann und die Frau genau gleich gesche- hen können.
Jedes Schweizer Bürgerrecht ist gleichviel wert. Es geht nicht an, zu unterscheiden zwischen Schweizer Bürgerrech- ten, die durch Abstammung, durch Adoption, durch Einhei- rat usw. erworben worden sind. Schweizer Bürgerrecht ist gleich Schweizer Bürgerrecht und soll in der Weitergabe an die Kinder gleich gehandhabt werden.
Wir unterstützen deshalb die Mehrheitsanträge der Kommis- sion, die diesen beiden Kriterien weitgehend genügen. Die Streichung der Vorbehalte von Artikel 2 bezüglich der Wei- tergabe des Schweizer Bürgerrechts an Kinder aus zweiter Ehe scheint uns richtig. Ein einmal erworbenes Bürgerrecht soll nicht im Nachhinein seinen Wert wieder verlieren oder eingeschränkt werden. Hinzu kommen noch zwei andere Punkte, die die Streichung in Artikel 2, so wie sie die Mehr- heit der Kommission vorgenommen hat, rechtfertigen. Erstens einmal wird die Revision der Bürgerrechtsregelung bei der Heirat davon ausgehen müssen, dass Mann und Frau gleich behandelt werden. Es ist ja nicht ein Privileg der Ausländerin, dass sie durch Heirat ein Schweizer Bürger- recht bekommt, sondern es ist das Privileg des Schweizer Mannes, dass er sein Bürgerrecht weitergeben kann, ganz im Gegensatz zur Schweizer Frau, die es eben nicht weiter- geben kann. Ich habe schon 1982 in der Diskussion um die Bürgerrechtsfrage auf diesen Punkt hingewiesen, und ich meine, dass dieses Privileg des Mannes auf die Frau ausge- weitet oder für beide eingeschränkt werden soll. Es gibt unserer Meinung nach keinen Grund, eine Karenzfrist zur Verleihung des Schweizer Bürgerrechts an den ausländi- schen Ehegatten einzuführen. Auf jeden Fall erscheinen die anvisierten vier Jahre unakzeptabel lang für die Weitergabe eines Bürgerrechtes an einen angeheirateten Partner. Das werden wir diskutieren, wenn die entsprechende Vorlage wirklich zur Diskussion steht.
Der zweite Grund für die Streichung von Artikel 2 ist der, dass bereits in der ersten Ausländergeneration das Schwei- zer Bürgerrecht verloren gehen soll, wenn nicht in irgendei- ner Form Kontakte mit der Schweiz aufgenommen oder weiter gepflegt werden. Es braucht also nicht noch zusätzli- che Vorbehalte.
Im Übergangsrecht wären wir grundsätzlich dafür, dass keine Altersbegrenzung eingeführt wird. Es kann nicht begründet werden, weshalb nur 22jährige oder bis 28jährige oder bis 30jährige von dem neuen Recht Gebrauch machen können. Wir meinen, es sollten grundsätzlich alle davon Betroffenen Gebrauch machen können, wobei selbstver- ständlich ist, dass das nur für lebende Personen gilt und nicht noch rückwirkend Verstorbene von diesem Recht Gebrauch machen können.
Falls aber in der Abstimmung ein Übergangsrecht ohne Altersbegrenzung abgelehnt wird, sind wir wie die Mehrheit der Kommission für die Festsetzung von 30 Jahren als Höchstgrenze, innert der von dieser neuen Bürgerrechtsre- gelung profitiert werden kann.
M. Jeanneret: Le Parti libéral suisse avait soutenu, en décembre 1983, dans sa majorité, les deux projets qui étaient soumis au vote du peuple et des cantons.
Nous sommes de ceux qui ont regretté que n'ait pas été franchi le pas proposé en ce qui concerne une meilleure
intégration des jeunes étrangers nés et élevés en Suisse, mais nous avons pris acte de cette méfiance populaire dans le climat actuel.
Nous avons, par contre, enregistré avec satisfaction l'accep- tation du texte constitutionnel qui nous vaut maintenant de devoir passer aux modifications des textes législatifs. A cet égard, le groupe libéral partage la conception que le Conseil fédéral a fait sienne dans son message du 18 avril 1984. HI approuve notamment la marche à suivre consistant à ren- voyer à plus tard la révision du droit de nationalité des conjoints qui demande encore - et nous insistons sur ce point - vu la complexité de la matière, des travaux prépara- toires et surtout des consultations - nous pensons notam- ment aux cantons.
Ainsi, avec le gouvernement, nous sommes d'avis qu'il con- vient de régler de suite le minimum et l'urgent dans le domaine de la nationalité des enfants. L'acquisition de la nationalité suisse par filiation est le point le plus chaud et la sécurité juridique appelle en l'espèce un premier train modeste de mesures. Nous considérons également que c'est, sur le terrain de la naturalisation facilitée, que l'on doit traiter la question de l'enfant dont la mère était étrangère de naissance et n'a acquis la nationalité suisse que par un premier mariage.
Cela nous amène à ne pas suivre la majorité de la commis- sion dans le cadre des articles 1 et 2, mais la minorité qui propose d'en rester à l'esprit des propositions du Conseil fédéral et nous avons entendu avec intérêt le président nous rappeler d'ailleurs que ce n'est qu'à une voix de majorité que le vote s'est fait. Nous estimons que, dans toute la systématique du projet, la solution du Conseil fédéral, soute- nue par la minorité, est meilleure.
En ce qui concerne les délais, traités dans les articles 57 et 58, nous considérons que les différences ne sont pas fonda- mentales. Il s'agit là d'une question d'appréciation mais, comme le président de la commission, les membres du groupe libéral se détermineraient plutôt pour le délai maxi- mum de trente ans qui se trouve dans le texte de la majorité. Nous estimons que, là, il convient de laisser des délais suffisants.
Enfin, la révision de l'article 10 n'a pas suscité d'amende- ment au sein de la commission. Il nous paraît heureux d'insister sur le risque de voir augmenter le nombre des doubles nationaux - les rapporteurs ont relevé ce point tout à l'heure. Il est juste de dire que la nationalité suisse ne doit être maintenue que si les parents ou l'enfant conservent des liens effectifs avec notre pays - et nous insistons aussi sur ce point - sinon cela devient une pure fiction formelle.
Judicieuse nous paraît également la disposition prévoyant, dans un tel cas, un acte précis, une volonté des parents ou des enfants, et en l'occurrence l'article 10 nous semble acceptable.
Néanmoins, Monsieur le Conseiller fédéral, nous nous per- mettons d'insister sur ce point, pour vous et pour votre successeur: les nouveaux textes légaux ne seront convain- cants que si les Suisses de l'étranger sont parfaitement informés de leurs droits et de leurs obligations. Nous demandons donc au Conseil fédéral, à l'administration, de tout faire pour que les autorités consulaires procèdent en la matière à une large, à une vaste, à une complète informa- tion. En effet, il y a certaines craintes au sujet de l'applica- tion de l'article 10 dans le domaine des doubles nationaux et il convient de les dissiper.
Pour terminer, nous dirons que nous sommes pour le rejet, comme les rapporteurs, de la proposition Ruf de renvoi au Conseil fédéral, comme, en ce qui concerne la proposition subsidiaire dont nous venons d'entendre la lecture. Nous sommes d'accord de classer l'initiative de Mme Christinat. Nous nous prononcerons éventuellement, en cours de débat, sur d'autres propositions de détail. Toutefois, dans l'ensemble, nous suivons les rapporteurs et le Conseil fé- déral.
Müller-Aargau: Die LdU/EVP-Fraktion empfiehlt Ihnen, auf die Vorlage einzutreten und die gesetzliche Revision im
Bürgerrecht. Änderung des Bundesgesetzes
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Bereiche Bürgerrecht so rasch wie möglich durchzuführen. Ich bitte Sie im Namen der LdU/EVP-Fraktion, auf die Vor- lage einzutreten und überall die grosszügigste Lösung zu wählen. Wir wünschen, dass das versprochene Inkrafttreten der neuen Regelung auf Anfang 1985 festgelegt werden kann. Damit empfehle ich Ihnen auch alle Anträge und Eventualanträge von seiten der NA zur Ablehnung. Ich schäme mich, dass es der Nationalrat war, der mit der Verschiebung noch einmal eine Verzögerung bewirkt hat. Das Schweizervolk hat uns im Dezember 1983 in einer eindrücklichen und differenzierten Weise in der Abstim- mung den Auftrag gegeben, diese Revisionen so rasch wie möglich durchzuführen. Im Gegensatz zu anderen Verfas- sungsabstimmungen, bei denen sich die Stimmbürger Frau Blunschy: Die CVP-Fraktion befürwortet Eintreten auf die Vorlage und stimmt den Beschlüssen der Kommissions- mehrheit zu. Die Abstimmung vom Dezember 1983 hat den Weg frei gemacht für die Gleichberechtigung von Mann und Frau in Fragen des Bürgerrechtserwerbs. In einem ersten Schritt soll nun das überaus dringliche Problem der Kinder schweizerischer Mütter, die einen Ausländer geheiratet immer wieder beklagen, nicht zu wissen, was schliesslich in den dazugehörigen Gesetzen stehen wird, wurde im Vorfeld der Abstimmung bezüglich Bürgerrecht immer wieder klar gesagt, wohin die Reise geht. Wir haben in Referaten und Zeitungsartikeln immer wieder auf das vordringlichste Pro- blem hingewiesen: die Kinder der Schweizer Mutter, die mit einem Ausländer verheiratet ist, den Kindern eines Schwei- · haben, geregelt werden. Diese Mütter sind in zweifacher zer Vaters im gleichen Fall gleichzustellen.
Die Zustimmung des Stimmbürgers vom letzten Dezember ist Verpflichtung und Auftrag. Und diese Zustimmung, Herr Ruf, bedeutet auch eine Prioritätenordnung. Es gibt noch andere dringende Fragen im Zusammenhang mit dem Bür- gerrecht und der Gleichstellung von Mann und Frau, vor allem das Problem der Vermittlung des Bürgerrechts durch Heirat. Wir aber haben mit Absicht das Problem der Kinder von Schweizer Müttern in den Vordergrund gestellt, auch im Abstimmungskampf. Wir fühlen uns nun an das Vorziehen dieses Teils der Bürgerrechtsrevision gebunden. Zuerst kommen die Abbaumassnahmen bei den Diskriminierungen und dann erst die Liquidierung der noch bestehenden Privi- legien bezüglich Bürgerrechtsvermittlung. Zuallererst leh- nen wir den Rückweisungsantrag als Manöver ab. Die Natio- nale Aktion hat vor der Dezember-Abstimmung unverständ- licherweise auch für diesen Teil der Vorlage die Nein-Parole herausgegeben mit einer ähnlichen Begründung, wie sie jetzt vom Antragsteller vorgebracht wird, obwohl alles so tatsächlich im «Bundesbüchlein» steht, wie heute grossspu- rig zitiert wird. Liegt nicht hinter diesem Antrag der Wunsch und Wille verborgen, die ganze Revision zu verzögern und damit Hunderten von jungen Menschen, die von ihren Müt- tern als Schweizer erzogen worden sind und wirklich wün- schen, Schweizer zu werden, die Einbürgerung zu er- schweren?
Der nächste Teil der Revision der Bürgerrechtsgesetzge- bung, gleichsam das zweite Paket, der Problemkreis der Weitergabe des Bürgerrechts durch Heirat, wird ja in Kürze in die Kommissionsberatung kommen. Wenn der Antragstel- ler es nicht so gemeint hat, soll er so freundlich sein und gleichzeitig das Alter der Antragsteller von 28 auf 30 bzw. von 30 auf 32 heraufzusetzen, um die zwei Jahre Verzöge- rung zu kompensieren, die er sonst auf dem Gewissen hat. Zum Detail: Ich kann mich dabei kurz und bündig äussern. Die LdU/EVP-Fraktion findet die bundesrätlichen Bestim- mungen, die zum Teil ja nur eine Art Übergangsbestimmun- gen sind, etwas kleinlich und übervorsichtig. Wir werden ganz einfach immer für die grosszügigere Lösung sein. Wenn wir es mit der Gleichstellung von Mann und Frau wirklich ernst meinen, so ist es unsere Pflicht, aufgelaufenes Unrecht - Herr Ruf: aufgelaufenes Unrecht! - , auch wenn es von einem überzeitigen Gesetz geschützt und gestützt wor- den ist, im Nachhinein möglichst weitgehend zu korrigieren. Es steht uns nicht zu, hier zugeknöpft zu sein, sonst stellen wir das als höchsten Fortschritt hin, was im Grunde genom- men grösste Selbstverständlichkeit ist.
Angesichts der Klagen und Briefe, die mir in den letzten Jahren zugekommen sind, andererseits wegen der für mich zwingend erscheinenden Verfassungsrevision, fühle ich mich doppelt verpflichtet, nun für Tempo beim Revisionspa- ket I einzutreten.
Noch etwas Persönliches: Ich sage dies auch aus Verpflich- tung und Dank gegenüber Frau Christinat, die seit 1979 auf diesen Augenblick gewartet hat und sich immer mit gröss- tem Engagement für möglichst rasche Lösung dieses Pro- blems eingesetzt hat. Auf dem Wege habe ich ihr nicht immer folgen können, aber bezüglich Ziel bin ich voll soli- darisch.
Hinsicht diskriminiert: einerseits im Vergleich zu schweizeri- schen Vätern, die Ausländerinnen geheiratet haben. Deren Kinder erhalten ohne jede Einschränkung das Schweizer Bürgerrecht des Vaters durch Abstammung. Andererseits ist es seit dem neuen Kindesrecht als ungerecht empfunden worden, dass schweizerische Mütter unterschiedlich behan- delt werden. Wegen der verfassungsrechtlichen Schranken sind für die Übertragung des Bürgerrechts auf das Kind dieser national gemischten Ehen damals zwei Bedingungen aufgestellt worden: Die Mutter muss von Abstammung Schweizerin sein, und der Wohnsitz zur Zeit der Geburt muss in der Schweiz liegen. Diese beiden Schranken, die ja vor allem die Auslandschweizerinnen sehr benachteiligt haben, sollen nun fallen, jedenfalls gemäss dem Grundsatz von Artikel 1 Absatz 1 Buchstabe a des Bürgerrechtsgeset- zes. Doch leider wird in der Vorlage des Bundesrates dieser schöne Grundsatz sogleich durch eine gewichtige Aus- nahme durchlöchert. Durch die Hintertüre soll der bisherige, als stossend empfundene Vorbehalt, wonach die Mutter von Abstammung Schweizerin sein müsse, zum Teil wieder ein- geführt. Wenn die Mutter durch eine frühere Heirat das Schweizer Bürgerrecht erworben hat, soll sie bei einer Hei- rat mit einem Ausländer ihr eigenes Bürgerrecht zwar behal- ten, nicht aber auf ihr Kind übertragen dürfen.
Die Kommissionsmehrheit schlägt zu Recht die Streichung dieser Ausnahmebestimmung vor. Es gibt nur eine Art von Schweizer Bürgerrecht. Der Gedanke, dass es beim Schwei- zer Bürgerrecht Qualitätsstufen gebe, je nachdem, ob dieses Bürgerrecht durch leibliche Abstammung, Adoption, Ein- bürgerung oder Heirat erworben wurde, ist dem schweizeri- schen Rechtsempfinden fremd. Entweder ist man Schweizer Bürger oder man ist es nicht. Es gibt keine Zwischenstufen und schon gar nicht Schweizer Bürgerrechte minderer Qua- lität.
Würde man dieser Diskriminierung einer Schweizerin, die durch Heirat das Bürgerrecht erworben hat, zustimmen, dann würde das Konkubinat gegenüber der Ehe bevorzugt. Lebt diese Schweizerin mit einem Ausländer ohne Trau- schein zusammen, dann wird das Kind aus dieser Verbin- dung von Geburt an das Schweizer Bürgerrecht erhalten. Heiratet sie vor der Geburt des Kindes einen Ausländer, geht diese Mutter des Rechts verlustig, das Schweizer Bürger- recht auf ihr Kind zu übertragen. Wir haben bei unserer Gesetzgebungsarbeit darauf zu achten, dass wir die Ehe nicht ständig schlechter stellen als das Konkubinat.
Mit dieser Ausnahmeregelung würde man ferner bewirken, dass in derselben Familie Kinder der gleichen schweizeri- schen Mutter verschiedene Bürgerrechte hätten, was nach Möglichkeit vermieden werden sollte. Bei Wohnsitz im Aus- land wird die Korrektur über die Verschärfung der Bestim- mungen über den Verlust des Bürgerrechts gemäss Artikel 10 erreicht.
Wir sind durchaus einverstanden, dass die zweite Revision des Bürgerrechtsgesetzes, die den automatischen Bürger- rechtserwerb durch Heirat abschafft, möglichst bald durch- geführt wird. Insofern ist die Zielsetzung des Antrages Ruf richtig. Nicht richtig ist aber, dass deswegen die heute zur Diskussion stehende Vorlage mit einem Rückweisungsan- trag hinausgeschoben werden soll. Das Problem des Bür- gerrechtserwerbs von Kindern schweizerischer Mütter ist
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N
17 septembre 1984
überreif und dringlich. Der Rückweisungsantrag Ruf ist daher abzulehnen.
Zu bedenken ist auch, dass die zweite Revision nicht nur den automatischen Bürgerrechtserwerb durch Heirat abschaffen, sondern gleichzeitig die Möglichkeit der erleichterten Einbürgerung des ausländischen Ehepartners, also auch des ausländischen Ehemannes einer Schweizerin, bringen soll. Ich bezweifle, ob hier die Vertreter der Nationa- len Aktion mit Begeisterung zustimmen werden. Es geht aber auch nicht, wie der Eventualantrag Ruf es vorschlägt, Artikel 3 kurzerhand zu streichen. Das Problem ist nicht so einfach. Denken wir an das Problem der Staatenlosigkeit, das durch eine blosse Streichung von Artikel 3 geschaffen würde. Diese Frage muss seriöser abgeklärt werden. Für den zweiten Teil der Revision ist somit mit einigen Schwie- rigkeiten zu rechnen, während das Grundanliegen der heuti- gen Revision unbestritten ist. Der Bundesrat hat diesen ersten, unbestrittenen Teil der Revision richtigerweise rasch vorgelegt, und er wird uns den zweiten Teil zweifellos eben- falls in kürzester Zeit unterbreiten.
Wenn die zweite Revision verwirklicht ist, dann erübrigt sich der Vorbehalt von Artikel 2 ohnehin. In der kurzen Zwischen- zeit müssen wir nun eben die Folgen der langjährigen Bevorzugung des schweizerischen Ehemannes, der sein Bürgerrecht auf seine Frau übertragen kann, auf uns neh- men. Vor allem stossend wirkt sich die Ausnahmeregelung des Bundesrates dann aus, wenn die durch eine erste Heirat Schweizerin gewordene Frau ihren Wohnsitz in der Schweiz hat und schon längst die Voraussetzungen für eine Einbür- gerung erfüllt hätte, sich aber nicht einbürgern konnte, weil sie ja das Bürgerrecht durch Heirat schon hat. Die Möglich- keit der erleichterten Einbürgerung für ihr Kind ist ein schlechter Trost, weil damit Umtriebe und vor allem auch Wartezeiten verbunden sind. Mit der Streichung von Artikel 2 wird die ganze Vorlage leichter und verständlicher. Bei der kommenden zweiten Revision brauchen wir dann diesen Punkt nicht mehr zu erörtern.
Die CVP-Fraktion befürwortet ebenfalls die grosszügigere Regelung der Kommissionsmehrheit bei den Übergangsbe- stimmungen. Das Problem des Bürgerrechtserwerbs der Kinder schieben wir nun seit Jahren vor uns her. Seit der Revision des Kindesrechts, 1978, haben wir die parlamenta- rischen Initiativen Weber-Altdorf und Christinat, und immer wieder wurde die Lösung hinausgeschoben. Es ist daher richtig, dass das Höchstalter der Kinder, die gemäss Über- gangsregelung das Bürgerrecht noch beantragen können, nicht bei 22 Jahren, sondern bei 30 Jahren angesetzt wird, weil ja mit jedem Jahr Verzögerung wieder ein Jahrgang Kinder bei der Übergangsregelung herausfallen wird.
Im übrigen sind wir einverstanden, dass bei Wohnsitz im Ausland der Verlust des Bürgerrechts gemäss Antrag des Bundesrates strenger geregelt wird.
Die CVP-Fraktion befürwortet Eintreten auf die Vorlage und lehnt den Rückweisungsantrag Ruf ab. Sie wird in der Detailberatung den Mehrheitsanträgen der Kommission zustimmen. Schweizerische Mütter und ihre Kinder verdie- nen es, in Zukunft ebenso grosszügig behandelt zu werden wie die schweizerischen Väter und deren Kinder.
M. Giudici: Le groupe radical, au nom duquel je m'exprime ici, vote l'entrée en matière sur le projet du Conseil fédéral. Le 4 décembre 1983, le peuple et les cantons ont accepté la révision constitutionnelle des articles 44 et 54, 4e alinéa, qui permet d'éliminer l'inégalité de traitement entre l'homme et la femme dans le domaine de l'acquisition de la nationalité suisse et de sa transmission à leurs enfants. Nous consta- tons avec satisfaction que le Conseil fédéral, quelques mois seulement après cette votation, nous propose de donner suite au mandat constitutionnel en modifiant la loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse, tout d'abord en ce qui concerne la nationalité des enfants issus d'un mariage mixte.
On aurait pu envisager une révision de la loi sur les deux objets concernés par la modification constitutionnelle, c'est- à-dire la nationalité des enfants et celle des conjoints. Une
révision simultanée nous aurait permis d'aborder le droit de la nationalité des fils et des conjoints en considérant l'étroit rapport existant entre les deux. La réserve proposée par le Conseil fédéral à l'article 2, et que la majorité de la commis- sion suggère de biffer, aurait été plus compréhensible dans le cadre d'une révision totale du droit de la nationalité.
Ces arguments de technique législative doivent toutefois céder, Monsieur Ruf, à l'exigence politique prioritaire visant à satisfaire le plus vite possible la demande de milliers de mères suisses à l'étranger qui attendent avec impatience que la voie ouverte au législateur par la révision constitu- tionnelle, puisse conduire dans le plus bref délai à la trans- mission de la nationalité suisse à leurs enfants. Les mem- bres de la commission peuvent en témoigner. Ils ont reçu des dizaines de lettres soulignant l'opportunité d'une solu- tion rapide.
Nous suivons donc le Conseil fédéral dans le souci politique de gagner, par une révision partielle de la loi, plusieurs années en ce qui concerne ces enfants de mères suisses. L'urgence est manifeste du point de vue politique et psycho- logique. Cette solution permet aussi de raccourcir les délais et de réduire raisonnablement les limites d'âge admises pour l'application du droit transitoire, prévues aux articles 57 et 58ter, même si ces limites sont controversées. En effet, la majorité de la commission a élargi les limites d'âge pour l'application du droit transitoire d'une façon, à notre avis, excessive. La révision du droit des conjoints demande des études supplémentaires; elle est envisagée pour 1986. Un retard de trois ans pour la mise en vigueur des dispositions concernant le nouveau régime des enfants des mères suisses, absolument incontesté, ne serait pas compris et compliquerait de surcroît le droit transitoire.
Notre conseil, comme la commission, va sans doute longue- ment discuter la réserve proposée à l'article 2 du projet du Conseil fédéral, réserve qui a été supprimée par la faible majorité de la commission. Il s'agit ici d'une exception, à notre avis justifiée, à la règle fixée par l'article 1er qui reste la disposition principale du point de vue politique et juridique de la révision. Selon la loi modifiée, sera Suisse dès la naissance tout enfant de conjoints dont l'un au moins est Suisse. La choquante discrimination existant entre les enfants de père suisse, d'une part, et de mère suisse d'autre part, fixée dans l'article 1er, premier alinéa, lettre a, et l'article 5 de la loi actuelle sera supprimée. Nous exprimons notre satisfaction pour cette modification législative rapide qui va dans le sens de l'égalité entre hommes et femmes, et qui sera accueillie avec soulagement par de nombreux Suisses à l'étranger. Il me paraît juste de rendre hommage à cette occasion et de cette tribune à M. le conseiller fédéral Fried- rich qui témoigne une nouvelle fois, par la rapidité dans l'exécution du mandat constitutionnel, de sensibilité sociale et politique.
Mme Christinat: C'eût été trop beau de pouvoir traiter tran- quillement un problème qui a déjà fait l'objet de longues discussions devant ce conseil. C'eût été trop beau de croire que l'Action nationale pouvait comprendre quelque chose aux problèmes qui touchent les femmes et les mères. C'eût été trop beau si nos extrémistes de droite avaient été satis- faits de la réponse du Conseil fédéral, aussi bien à la question Oehen qu'à la motion de leur groupe sur le même objet. C'eût été trop beau que nos «superpatriotes» ne profitent pas de l'occasion pour extérioriser leurs senti- ments xénophobes. C'eût été trop beau que M. Ruf ne monte pas aux barricades pour sauver la race suisse proba- blement menacée de pollution par les femmes étrangères. Et pourtant, le Conseil fédéral a été parfaitement clair dans son rapport en réponse à la motion de l'Action nationale du 15 mars dernier, motion qu'il a par ailleurs rejetée purement et simplement, et nous sommes entièrement d'accord avec lui. Ce qu'il faut peut-être dire à M. Ruf, c'est que les membres de la commission qui s'occupent depuis long- temps du problème de la nationalité ont expressément demandé au Conseil fédéral de scinder en deux parties la révision de la loi, afin que les mères suisses ne soient pas
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obligées d'attendre encore longtemps la révision des arti- cles de la loi qui les concerne directement. Mais la xénopho- bie des représentants de l'Action nationale les aveugle et tous les prétextes sont bons pour faire la chasse aux étran- gers, que l'on parle de la pollution de nos lacs, de la mort de nos forêts, de l'encombrement de nos routes, de la hausse des prix de la viande et du beurre, de la récession et du chômage, c'est toujours la faute de l'étranger! Autrement dit, selon les thèses de nos ultras, nous n'aurons la tranquil- lité et la prospérité que lorsque tous les travailleurs étran- gers auront été renvoyés chez eux et que les jeunes Suisses se marieront entre eux. Si ces propos peuvent paraître violents, la terminologie de l'extrême-droite ne l'est pas moins. Dans le bref développement, à l'appui de sa motion, l'Action nationale parle de situation inadmissible, de la patience du peuple suisse soumise à une épreuve intoléra- ble. On se croirait presque dans un régime totalitaire, du reste M. Ruf a employé cette même terminologie lors de son intervention de tout à l'heure.
Or, en fait de patience, que devraient dire les femmes qui, malgré l'adoption de l'article constitutionnel sur l'égalité des droits par le peuple, doivent encore attendre la révision des lois pour que cette égalité devienne effective ? Que devraient dire les femmes qui, depuis plus de quarante ans, attendent une assurance maternité, pourtant inscrite dans la constitu- tion ? Est-ce tolérable ? Est-ce insupportable ? La proposition de renvoyer ce projet au Conseil fédéral ferait encore atten- dre des mères suisses qui méritent que justice leur soit rendue. Nous ne devons pas les décevoir. Nous réglerons dans un deuxième temps la question des étrangères qui épousent des Suisses, car elle est moins pressante que celle des mères suisses.
Au nom du groupe socialiste, je vous demande de refuser massivement la proposition Ruf et de voter au contraire l'entrée en matière sur ce projet.
M. Cottet: Le groupe de l'Union démocratique du Centre adhère au projet de modification de la loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse. Son adhé- sion s'étend à l'article 2 et à la réserve qu'il contient, ainsi qu'aux textes qui dépendent de cet article 2, notamment l'article 28.
La majorité de la commission a préféré la suppression de l'article 2, obéissant certainement à un sentiment de généro- sité, se voulant accueillante sans réserve aux enfants dont la mère, mariée à un étranger, n'est pas Suissesse de nais- sance mais l'est devenue grâce à un mariage antérieur avec un citoyen suisse.
Notre groupe partage aussi ce souci de générosité et d'ou- verture. Mais sa prise de position est motivée par plusieurs raisons qui lui ont paru peser d'un poids considérable, sans porter atteinte à la réalisation de l'idée d'ouverture que nous partageons. La modification dont nous débattons ici est un premier volet. Conformément à la révision constitutionnelle décidée par le peuple et les cantons le 4 décembre 1983, nous serons appelés à discuter dans un avenir prochain de la situation créée par l'abrogation de l'article 54, 4e alinéa, de la constitution et, une fois la loi modifiée entrée en force, la femme étrangère n'acquerra plus la citoyenneté helvétique en épousant un Suisse. Par ce fait, il n'y aura plus à se poser la question à savoir si ses enfants deviendront automatique- ment ou ne deviendront pas Suisses. En attendant, l'article 2 est dans la ligne de la décision du 4 décembre 1983 en ce sens qu'il crée, dès maintenant et dans l'intervalle, une situation claire et conséquente du point de vue juridique. En l'absence de la réserve inscrite à l'article 2, nous accor- derions la citoyenneté suisse à des jeunes gens qui n'ont, avec la Suisse, aucune des attaches exigées en pareille circonstance. Ils n'ont pas de lien de sang avec une Suis- sesse ou un Suisse de souche. Ils peuvent n'être jamais venus en Suisse et n'y connaître personne. Ils peuvent n'avoir assimilé aucun de nos usages ni le sens de nos institutions et, par-dessus tout, ils possèdent déjà une autre nationalité dont il serait présomptueux de décider qu'elle vaut moins que la nôtre. La naturalisation ne se rapporte pas
uniquement à la Confédération, elle concerne un canton, une commune. Ni l'un ni l'autre ne sont appelés à se pronon- cer sur le cas lorsqu'il s'agit d'acquisition par le seul effet de la loi. Et le dernier argument, à lui seul, est déterminant: en effet, la réserve de l'article 2 tombe lorsque l'enfant ne peut acquérir une autre nationalité à sa naissance ou devient apatride à sa majorité. Il est alors reçu citoyen suisse au même titre que l'enfant de conjoints dont l'un au moins est Suisse. On résout, grâce à cette disposition, ce que l'on pourrait appeler les cas de rigueur.
Ainsi, le projet du Conseil fédéral est pleinement conforme, sur ce point également, à ce que l'on peut attendre d'une nation accueillante. Il ne risque pas d'ouvrir la voie, par une sorte d'artifice de caractère transitoire, à des naturalisations qui ne répondent pas à des besoins. Il est juridiquement conforme à la lettre et à la dynamique de la révision constitu- tionnelle décidée le 4 décembre 1983.
Pour toutes ces raisons, le groupe de l'Union démocratique du Centre soutient le projet tel qu'il nous est proposé par le Conseil fédéral et par la minorité, non loin d'être elle aussi majoritaire, de la commission.
Mme Aubry: Il aura fallu toute la ténacité de Mme Christinat pour qu'on en vienne, plus rapidement que prévu, à tenter de gommer une discrimination qui existe entre la citoyenne et le citoyen suisses, du moins dans le droit de filiation encore.
La situation de la Suissesse qui, parce que mariée à un étranger, ne peut transmettre sa nationalité à ses enfants nés à l'étranger, est on ne peut plus ridicule si on la compare à celle du citoyen suisse qui jouit de privilèges dans la transmission du droit de la nationalité.
J'ai déjà eu l'occasion, à cette tribune, de citer des exemples concrets qui, s'ils n'étaient source de complications tant dans le livret de famille que les passeports familiaux, en seraient risibles. Je pense à cette Fribourgeoise, ayant épousé un Napolitain, dont les trois premiers enfants sont Suisses parce que nés dans le canton de Fribourg, et les deux derniers Italiens parce que nés à Naples où la famille réside pour des raisons professionnelles. Une seule famille et deux sortes de passeport pour les enfants. Un tel fait démontre qu'à notre époque de déplacements, souvent par nécessité professionnelle, de telles situations deviennent de plus en plus courantes.
Je suis d'autant plus satisfaite du travail fait au sein de la commission qu'il y régnait un état d'esprit qui a permis d'être plus généreux que le projet de la loi lui-même. En effet, à l'article 57, une partie de la commission a proposé d'étendre à 30 ans la limite d'âge en dessous de laquelle un enfant de père étranger et de mère suisse pourrait, dès l'entrée en vigueur de la modification de la loi, s'adresser dans les trois ans qui suivent à l'autorité compétente afin : d'obtenir la nationalité suisse. Pourquoi cette prolongation? Pour la tranche d'âge actuelle de 23 à 30 ans, il y aurait discrimination par rapport aux autres enfants plus jeunes. Souvenons-nous que ce n'est qu'après 1953 que les Suis- sesses ont pu garder leur nationalité en ayant épousé un étranger. Certains enfants issus de ces mariages ont déjà plus de 30 ans aujourd'hui. Ceux qui n'ont pas encore atteint cet âge ont donc - pour peu que l'entrée en vigueur de la loi ne soit pas retardée - l'espoir et la possibilité de devenir Suisses. Ne refermons pas cette porte, chers collè- gues; aucun d'entre nous ne le voudrait. La Suisse qui jouit déjà d'une réputation de xénophobie n'a pas besoin de l'accentuer envers ceux dont une partie de l'origine suisse transmise par la mère ne demande qu'à être reconnue.
Je vous prie donc d'accepter l'entrée en matière et d'ap- puyer ensuite la proposition de la majorité de la commission qui a choisi les 30 ans. Cela est important.
M. Zbinden, rapporteur: Je crois que le problème vous a été suffisamment bien exposé. Je ne m'exprimerai donc qu'au sujet de la proposition Ruf qui prévoit le renvoi au Conseil fédéral.
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Je vous prie de rejeter cette proposition. Il est vrai que la constitution que nous avons révisée contient deux éléments, soit, d'une part, l'égalité entre père et mère dans la transmis- sion de la nationalité suisse aux enfants et, d'autre part, l'égalité entre époux et épouse, respectivement suisse et étranger, dans la transmission de la nationalité par mariage. Or, nous nous sommes rendu compte que le premier point peut être réalisé et que l'on peut légiférer en la matière. Par contre. en ce qui concerne la transmission de la nationalité suisse par mariage, ni le Conseil fédéral, ni la commission ne sont à même de résoudre maintenant ce problème; il convient tout d'abord de réviser d'autres dispositions, le code civil par exemple.
Par conséquent, je vous prie de rejeter cette proposition de renvoi au Conseil fédéral et d'accepter l'entrée en matière.
Lüchinger, Berichterstatter: Nachdem ich die Begründung des Herrn Kollegen Ruf gehört habe, verstehe ich seinen Antrag nun überhaupt nicht mehr. Er will mit seinem Antrag die Neuordnung der Bürgerrechtsfolge im Falle der Heirat beschleunigen.
Wir haben gestützt auf die Volksabstimmung vom letzten Dezember zwei Themen zu regeln: das Thema, das wir jetzt behandeln, und das Thema der Bürgerrechtsfolge im Falle der Heirat. Beim ersten Thema sind wir nun mittendrin, es zu erledigen. Am Mittwoch tagte auch die Kommission des Ständerates; für die nächste Woche ist diese Vorlage auf der Traktandenliste des Ständerates terminiert, und am 5. Okto- ber werden wir in beiden Räten die Schlussabstimmung durchführen. Dann haben wir dieses erste Thema erledigt und sind frei, auf das zweite Thema loszugehen. Und nun wünscht Herr Ruf, dass wir mittendrin abbrechen und das Ganze an den Bundesrat zurückschieben. Das hätte die Konsequenz, dass wir später alles von Grund auf neu disku- tieren müssten, auch dieses erste Thema, vor dessen Erledi- gung wir jetzt stehen.
Ich bitte Sie, den Antrag des Herrn Ruf abzulehnen.
Bundesrat Friedrich: Ich danke Ihnen zunächst für die gute Aufnahme dieser Vorlage. Ich stelle fest, das sämtliche Frak- tionen, mit Ausnahme der Nationalen Aktion, für Eintreten votiert haben. Ich kann es mir daher ersparen, zu diesem Eintreten weitere Ausführungen zu machen, zumal auch in materieller Hinsicht alles Nötige gesagt worden ist. So beschränke ich mich auf ein paar Worte zum Rückweisungs- antrag von Herrn Ruf.
Die sofortige Realisierungsmöglichkeit ist der Hauptgrund dafür, warum wir Ihnen diese Teilrevision jetzt schon vorle- gen. Die Gleichstellung von Mann und Frau beim Erwerb des Schweizer Bürgerrechts durch Heirat kommt in einer zweiten Etappe, und zwar deshalb, weil dort noch zahlreiche Abklärungen von Detailfragen zum Teil heikler Art notwenig sind. Soll es beispielsweise eine erleichterte Einbürgerung sein? Soll ein Rechtsanspruch auf Einbürgerung bestehen? Soll man eine Anpassung an unsere Verhältnisse verlan- gen? Soll eine Frist gesetzt werden und wenn ja, welche? Alles das braucht noch seine Zeit; zudem braucht es auch ein Vernehmlassungsverfahren.
Umgekehrt ist die heutige Vorlage dringend. Das ist hier genügend dargetan worden. Auch die Kommission hat sehr speditiv gearbeitet. Ich bitte Sie daher, die Sache nun durch- zuziehen. Das gilt um so mehr, als für die zweite Etappe dadurch in keiner Art und Weise eine Verzögerung entsteht. Diese zweite Etappe ist in Arbeit, und es wird genau gleich daran weitergearbeitet, ob Sie eintreten oder nicht.
Ich bitte Sie also, den Antrag von Herrn Ruf abzulehnen und auf die Vorlage einzutreten.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Abstimmung - Vote
Für den Rückweisungsantrag Ruf Dagegen
Minderheit
offensichtliche Mehrheit
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Ziff. I, Titel Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, Ch. I, Titre Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 1 Abs. 1 Bst. a Antrag der Kommission
Mehrheit a .... Schweizer Bürger ist;
Minderheit
(Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 1 al. 1 let.a Propostition de la commission
Majorité a. ... au moins est suisse;
Minorité (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Adhérer au projet du Conseil fédéral
Art. 2 Antrag der Kommission
Mehrheit Streichen
Minderheit (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 2 Proposition de la commission
Majorité Biffer
Minorité (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Adhérer au projet du Conseil fédéral
M. Zbinden, rapporteur: L'article 1 n'est en soi pas contesté, excepté la réserve faite au sujet de l'article 2.
Quant à l'article 2, il faut retenir que la suppression de cet article entraînerait la modification de l'article premier, ali- néa 1, lettre a, de l'article 4, 1er alinéa, lettre b, de l'article 28, de l'article 57, 8e alinéa et de l'article 58ter.
La majorité de la commission vous propose donc de biffer la disposition prévoyant un régime particulier restrictif pour les mères qui ont acquis la nationalité suisse par mariage et qui se remarient avec un étranger. Jusqu'à maintenant, puis- qu'elles n'étaient pas suisses par filiation, adoption ou natu- ralisation, elles ne pouvaient transmettre leur nationalité à leur enfant né d'un seconde mariage, même si elles vivaient en Suisse.
Pour être complet, il faut ajouter ceci: l'abolition de l'article 54, 4e alinéa, de la constitution, nous devrons aussi aban- donner la notion de l'acquisition légale de la nationalité suisse par l'épouse étrangère, de sorte que ce régime inter- médiaire proposé par la majorité ne sera valable que pour quelques années. Le Conseil fédéral, lui, veut empêcher que les enfants du second ménage acquièrent automatique- ment, durant ce laps de temps, la nationalité suisse. Il pense
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surtout au cas d'une mère étrangère ayant épousé un Suisse à l'étranger, vivant à l'étranger et se remariant également à l'étranger, par conséquent à une mère et à des enfants n'ayant jamais vécu en Suisse. Le Conseil fédéral estime que, dans un tel cas, on peut exiger de cette mère ou de son enfant qu'il suive la procédure de naturalisation facilitée réglée par l'article 28. Cette naturalisation facilitée serait accordée si la mère a des liens étroits avec la Suisse ou si elle ou son enfant réside en Suisse pendant au moins six ans.
La majorité de la commission, par la voix prépondérante de sa présidente, ne veut pas d'une telle distinction entre mères de nationalité suisse par filiation, d'une part, et par mariage d'autre part. Elle estime qu'il n'y a qu'une seule nationalité suisse et qu'il ne faut pas réintroduire une nouvelle discrimi- nation entre les femmes suisses et étrangères avant mariage. On craint également de favoriser le concubinage par rapport au mariage, car si la mère ne se remarie pas, elle transmet sans autre sa nationalité suisse à son enfant.
Le problème est donc posé. Je vous rappelle que si vous biffez l'article 2, l'article 28 deviendra superflu.
Lüchinger, Berichterstatter: Bei Artikel 1 Absatz 1 Buch- stabe a ist die Frage umstritten, ob auf Artikel 2 verwiesen werden soll. Die Frage entscheidet sich automatisch mit unserer Beschlussfassung darüber, ob wir den Artikel 2 im Sinne des Bundesrates übernehmen wollen oder ob wir im Sinne der Kommissionsmehrheit seine Streichung be- schliessen.
Bei Artikel 2 geht es um die Kinder von im Ausland mit einem Ausländer verheirateten Schweizerinnen, die ihre schweize- rische Nationalität nicht durch Abstammung, sondern durch eine vorangegangene erste Ehe mit einem Schweizer erwor- ben haben. Nach dem bisherigen Recht haben diese Nach- kommen nicht automatisch das Schweizer Bürgerrecht erworben. Solche Kinder werden aber auch nach der kom- menden neuen Bürgerrechtsordnung der Verheiratung nicht automatisch Schweizer Bürger werden, weil ja die Mutter durch die vorangegangene erste Ehe mit einem Schweizer auch nicht automatisch das Schweizer Bürger- recht erworben haben wird. Ohne den Artikel 2 der Vorlage, wie er vom Bundesrat vorgeschlagen wird, würde für eine beschränkte Zahl von Jahren eine Ausnahmeregelung für die Kinder geschaffen, um die es hier geht. Sie würden bis zur kommenden zweiten Revision des Bürgerrechtsgesetzes - und nur bis dann - das Schweizer Bürgerrecht erlangen. Wollen wir eine solche Ausnahmeregelung für ganz wenige Jahre? Das ist die Frage. Der Bundesrat verneint diese Frage. Er votiert für Klarheit und gesetzgeberische Konse- quenz. Er stellt dafür den betroffenen Nachkommen in Arti- kel 28 ausgleichsweise eine erleichterte Einbürgerung zur Verfügung. Die Mehrheit der Kommission möchte statt des- sen Grossherzigkeit walten lassen. Sie macht auch darauf aufmerksam, dass nach dem Vorschlag des Bundesrates in dieser Detailfrage in den Übergangsjahren bis zur zweiten Revision des Bürgerrechtsgesetzes eben doch eine Ungleichheit zwischen Mann und Frau herrschen würde. Auch haben die im Ausland lebenden Schweizerinnen, wel- che unter die Bestimmung dieses Artikels 2 fallen, sicher nicht mit einer solchen Ausnahmeregelung gerechnet. Ihre Hoffnung würde daher enttäuscht. Das ist eine weitere Über- legung der Mehrheit.
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Die Frage ist nach meiner persönlichen Meinung nicht von allzu grosser Tragweite. Die Zahl der betroffenen Mütter und Kinder dürfte gering sein. Ich erinnere nochmals daran: Artikel 2 betrifft nur Nachkommen von solchen Schweizerin- nen, die ihr Schweizer Bürgerrecht durch eine vorangegan- gene erste Ehe mit einem Schweizer erworben haben. Allerdings erhalten aufgrund der Übergangsregelung auch Nachkommen solcher Mütter das Schweizer Bürgerrecht, die bei Inkraftsetzung der heutigen Revisionsvorlage unter die Übergangsregelung fallen.
Sie haben zu entscheiden zwischen gesetzgeberischer Kon- sequenz, Einfachheit und Verwaltungsökonomie auf der einen Seite - das ist die Meinung des Bundesrates - und
Grossherzigkeit sowie der klaren Beachtung des Prinzips der Gleichberechtigung zwischen Mann und Frau auf der anderen Seite. Namens der Mehrheit der Kommission bitte ich Sie, im Sinne der Grossherzigkeit zu entscheiden und daher Artikel 2 zu streichen. Persönlich habe ich der Minder- heit zugestimmt.
Giudici, Sprecher der Minderheit: Ihre Kommission hat durch den Stichentscheid von Frau Präsidentin pro tempore den Artikel 2 gestrichen. Die Minderheit kommt auf den Vorschlag des Bundesrates zurück. Ich möchte betonen, dass diese Ausnahme von dem in Artikel 1 verankerten Prinzip durch juristische und logische.Erwägungen absolut seine Berechtigung hat. In Wirklichkeit ist es nämlich gar keine Ausnahme, wenn man das Ganze im Rahmen der Gesamtrevision des Schweizer Bürgerrechts betrachtet. Es wird vervollständigt durch die künftige neue Regelung für Mischehen.
Der uns zur Prüfung vorgelegte Entwurf regelt das Bürger- recht der aus Mischehen hervorgegangenen Kinder. Die vom Bundesrat angekündigte zweite Phase behandelt die Nationalität ausländischer Ehepartner, die mit einem Schweizer oder einer Schweizerin verheiratet sind. Der Erwerb des Bürgerrechts durch Heirat wird aufgehoben. Demzufolge erfüllt eine Ausländerin, die einen Schweizer heiratet, sich dann scheiden lässt oder Witwe wird und in zweiter Ehe einen Ausländer ehelicht, die Bedingungen für eine Naturalisierung nicht. Ebensowenig kann sie ihre Natio- nalität auf die Kinder aus ihrer zweiten Ehe übertragen, genauso wie sie es nach dem bestehenden Recht laut Artikel 5 Absatz 1 Buchstabe a nicht darf. Die Streichung des Artikels 2 bedeutet also, dass Kinder einer durch Heirat Schweizerin gewordenen Mutter aus einer zweiten Ehe mit einem Ausländer das Schweizer Bürgerrecht erwerben kön- nen, und zwar in dem kurzen Zeitraum zwischen der gegen- wärtigen Revision und der Revision, die in zwei oder drei Jahren in Kraft treten wird. Dieses zeitlich begrenzte Privileg ist nicht gerechtfertigt. Es schafft im Gegenteil das Risiko neuer Ungleichheiten. Ausserdem leistet die Lösung der Mehrheit einem Missbrauch Vorschub. Zum Beispiel: Eine Ausländerin hält sich kurze Zeit in der Schweiz auf. Sie heiratet einen Schweizer, nur um das Schweizer Bürger- recht zu erwerben. Dann lässt sie sich sofort, mit Einver- ständnis des Ehemannes, scheiden und heiratet einen Aus- länder, der unser Land überhaupt nicht kennt. Mit der Strei- chung des Artikels 2 erhält ein Kind aus dieser Ehe automa- tisch das Schweizer Bürgerrecht, obwohl es nicht die geringste Verbindung zu unserem Land hat. Das scheint mir übertrieben.
Die Voraussetzung für den Erwerb unserer Nationalität basiert auf einer effektiven und wirklichen Bindung an unser Land. Wenn sie nicht existiert, kann es sich nicht darum handeln, dieses Bürgerrecht um jeden Preis zu erweitern, um Pässe zu verteilen. Der Artikel 2 muss in seiner Bezie- hung zum Artikel 28 des Entwurfes geprüft werden. Der Bundesrat schlägt hier eine Erleichterung der Einbürgerung für diese Kinder aus zweiter Ehe vor, falls eine Bindung an die Schweiz unbestreitbar durch den Wohnsitz der Mutter oder des Kindes in unserem Land mit einer Aufenthalts- dauer von mindestens sechs Jahren erwiesen ist.
Im Falle der Aufrechterhaltung des Artikels 2, entsprechend dem Vorschlag der Minderheit, habe ich für den Text des Bundesrates zum Artikel 28 einen neuen Absatz abis vorge- schlagen. Er sieht die erleichterte Einbürgerung für den Fall vor, dass eines oder mehrere Kinder aus erster Ehe der Mutter von Geburt an das Schweizer Bürgerrecht besitzen. Dieser Absatz würde die ärgerliche Situation vermeiden, dass Kinder derselben Mutter zwei verschiedene Nationalitä- ten hätten. Er trägt auch dem wichtigen Einwand der Mehr- heit in bezug auf Artikel 2 Rechnung.
Mein Antrag zu Artikel 28, den ich aus Redezeitgründen hier nur kurz dargelegt habe, ist als Eventualantrag für den Fall gedacht, dass unser Rat sich für die Aufrechterhaltung des Artikels 2 entscheidet, wie es die Minderheit und der Bun- desrat vorschlagen. In diesem Fall hätten weder die Kom-
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mission noch der Bundesrat etwas gegen diesen Antrag einzuwenden.
Mme Christinat: C'est à l'article 1er, 1er alinéa, et surtout à l'article 2 que nous trouvons la dernière discrimination qui subsiste encore dans ce projet. Elle est également liée à l'article 28 et à beaucoup d'autres, et je me prononcerai sur l'ensemble de ces articles qui découlent de l'article 2.
La majorité de la commission, en proposant de modifier l'article premier et l'article 2, a voulu supprimer toute diffé- renciation entre mères suisses. Il est vrai que l'on peut avoir une certaine crainte de voir des étrangères, habitant surtout dans d'autres pays que le nôtre, épouser un Suisse puis, par la suite, se remarier avec un étranger. Mais je pense que celles-là ne s'attarderont pas beaucoup à faire les démarches pour que leurs enfants issus d'un autre mariage, puissent rester suisses. Il ne pourrait d'ailleurs s'agir que de quelques cas isolés qui ne devraient pas nous faire oublier tous les autres. En effet, il y a toutes les étrangères qui résident dans notre pays, toutes celles que l'Action natio- nale voudraient voir rester étrangères le plus longtemps possible, même si elles mettent au monde des petits Suisses. Ainsi donc, si ces étrangères, après avoir obtenu la nationalité suisse par mariage, se remarient avec un étran- ger, elles auront tout naturellement envie de voir l'ensemble de leur progéniture posséder la même nationalité, c'est- à-dire la nationalité suisse.
J'avais déjà relevé en son temps les inconvénients et même l'absurdité de nationalités différentes entre frères et sœurs, lors des débats sur la transmissibilité de la nationalité des mères suisses. Aujourd'hui, l'occasion nous est donnée de pouvoir nous prononcer en faveur de la suppression de la dernière discrimination. D'ailleurs la proposition de minorité de M. Giudici est également motivée par cette même gêne. Elle cherche à en atténuer les effets, puisqu'elle est légère- ment plus généreuse que celle du Conseil fédéral. Soyons pour une fois ouverts aux problèmes parents/enfants, en permettant aux gens de réaliser le maximum d'unité au sein d'une même famille et en ne les obligeant pas à contourner la loi pour obtenir cette unité.
Même si vous pensez que la proposition de la majorité de la commission est un rien généreuse, je vous demande de la soutenir en faisant ici preuve de compréhension à l'égard d'une catégorie de mères dignes aussi d'intérêt et je vous invite à refuser les propositions de la minorité Giudici.
Bundesrat Friedrich: Bei diesem Artikel 2 existiert in der Tat die einzige wesentliche Differenz in dieser Gesetzesvorlage, und es ist auch nur eine Differenz für eine relativ kurze Übergangsphase. Wenn eine Ausländerin durch Heirat mit einem Schweizer Bürger Schweizerin geworden ist und in der Folge eine neue Ehe eingeht, diesmal mit einem Auslän- der, dann liegt nach Auffassung des Bundesrates ein Son- derfall vor, dem Rechnung zu tragen ist.
Man muss hier auf die Volksabstimmung vom 4. Dezember 1983 zurückgreifen. Dort kam zum Ausdruck, dass die Gleichbehandlung von Mann und Frau auch darin bestehen soll, dass in Zukunft die Ausländerin durch eine Ehe mit einem Schweizer das Schweizer Bürgerrecht nicht mehr automatisch erhalten wird. Da stellt sich nun die Frage: Soll unter diesen Umständen der vorläufig noch existierende Erwerb des Schweizer Bürgerrechts einer Ausländerin durch Heirat mit einem Schweizer, den man ja eben abschaffen will, noch zusätzlich auf die Kinder ausgedehnt werden, obwohl diese Kinder aus einer nachfolgenden Ehe mit einem Ausländer stammen? Man darf dabei nicht ver- gessen, dass ein solches Kind das Bürgerrecht des Vaters und wohl in den meisten Fällen auch noch das ange- stammte Bürgerrecht der Mutter erhalten wird. Es erhält also wahrscheinlich ohnehin schon zwei Bürgerrechte. Uns scheint es daher sinnvoll zu sein, ein solches Kind nur dann in den Genuss des Schweizer Bürgerrechts kommen zu lassen, wenn es durch die Geburt keine andere Staatsange- hörigkeit erwerben kann oder wenn es vor seiner Mündig-
keit staatenlos wird. Dem Bundesrat geht es darum, über- flüssige Doppelbürgerrechte zu vermeiden, wenn das Kind überhaupt keine Beziehungen zur Schweiz hat.
Ich darf Ihnen diesen Sachverhalt an einem kurzen Beispiel illustrieren: Eine Ausländerin heiratet im Ausland einen Schweizer und erwirbt dadurch nach heutiger Regelung das Schweizer Bürgerrecht. Nach ein paar Monaten reicht sie die Scheidung ein, ohne dass sie jemals in der Schweiz gelebt hätte. In der Folge heiratet sie wieder, diesmal einen Ausländer, und bei der Eheschliessung gibt sie die Erklä- rung ab, dass sie das Schweizer Bürgerrecht beibehalten wolle. Sie lebt aber weiterhin im Ausland, und später gehen aus dieser Ehe im Ausland Kinder hervor. Ist nun der Erwerb des Schweizer Bürgerrechts durch diese Kinder wirklich sinnvoll? Für die anderen Fälle, wo effektiv noch eine Ver- bindung mit der Schweiz besteht, sehen wir ja in sehr weitgehender Weise die erleichterte Einbürgerung nach Artikel 28 vor. Der Katalog des Bundesrates ist jetzt noch ergänzt worden durch den Antrag von Nationalrat Giudici, dem ich ohne weiteres beistimmen kann.
Aus diesen Überlegungen bitte ich Sie, dem Antrag des Bundesrates und demjenigen der Minderheit zuzustimmen.
Abstimmung -Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
56 Stimmen 73 Stimmen
Art. 3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Eventualantrag Ruf-Bern (falls Rückweisung nicht beschlossen wird) Aufgehoben
Art. 3 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition subsidiaire Ruf-Berne (si le renvoi du projet n'est pas décidé) Abrogé
Ruf-Bern: Zunächst muss ich auf ein kleines Missverständ- nis seitens des Generalsekretariates hinweisen. Selbstver- ständlich handelt es sich nur bei meinem Antrag zu Artikel 3 um einen Eventualantrag auf Rückweisung. Die übrigen Anträge zu Artikel 10 Absatz 1 und 3 sowie zu Artikel 57 Absatz 8 sind selbstverständlich selbständige Anträge.
Nachdem ich diesen Eventualantrag materiell bereits in mei- nem ersten Votum begründet habe, kann ich mich im fol- genden kurz fassen. Offensichtlich ist der Rat nicht gewillt, vom Bundesrat eine möglichst rasche umfassende Revision des Bürgerrechtsgesetzes zu verlangen. Frau Blunschy hat mehrmals darauf hingewiesen, nun müsse dem Grundsatz der Gleichberechtigung vollumfänglich zum Durchbruch verholfen werden. Ich kann nicht verstehen, weshalb sie sich dann nicht unserer Forderung anschliessen kann, möglichst bald für eine solche Gleichberechtigung zu sorgen, und sich statt dessen dem Bundesrat anschliesst, der den zweiten Teil der Revision offensichtlich auf die lange Bank schieben will. Wir beantragen Ihnen deshalb, wenigstens eine Über- gangslösung zu beschliessen, um die stossende Weitergabe des Bürgerrechts durch Heirat auszusetzen. Dazu muss Artikel 3 des Gesetzes aufgehoben werden, der den entspre- chenden Grundsatz enthält. Absatz 1 dieses Artikels lautet wie folgt: «Die ausländische Frau erwirbt durch Eheschlies- sung mit einem Schweizer Bürger das Schweizer Bürger- recht.»
Wie dringend - ich wiederhole es - eine Verhinderung der skizzierten Missbräuche ist, beweist unter anderem ein in der «Berner Zeitung» in der vergangenen Woche erschiene- ner Artikel, der über die Bemühungen einer Amerikanerin berichtete, einen Schweizer zu finden, der dumm genug ist -
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muss man sagen - sie zu heiraten, nachdem sie keine Arbeitsbewilligung erhalten hatte. Solche Fälle können nicht weiter geduldet werden. Der Schweizer Pass darf nicht länger - wie es heute in vielen Fällen der Fall ist - als Wohlstandsvertrag missbraucht werden. Auch ausländi- schen Frauen ist im Falle einer Eheschliessung mit einem Schweizer zuzumuten, sich zunächst in unsere Verhältnisse einzuleben, bevor sie das Schweizer Bürgerrecht erhalten. Aus der verflossenen Diskussion gewinnt man den Ein- druck, die Gleichberechtigung der Geschlechter müsse überall dort verwirklicht werden, wo dies für die Betroffenen mehr Rechte mit sich bringt, nicht aber dann, wenn Gleich- berechtigung den Verlust eines Rechtes bedeutet. Ange- sichts der Bedeutung der Staatsbürgerschaft dürfen keine Missbräuche mehr zugelassen werden. Wer einen ausländi- schen Partner heiratet, muss - ob ihm dies passt oder nicht - die damit verbundenen Nachteile in Kauf nehmen. Zweifel- los könnte durch eine Streichung von Artikel 3 die Zahl der Heiraten von Schweizern mit Frauen aus uns vollkommen fremden Kulturkreisen reduziert werden, Frauen, die sich auch mit Schweizer Pass bisher nur äusserst schwer einglie- dern konnten. Es ist doch eine unwiderlegbare Tatsache, dass ein Schweizer Pass aus einem Ausländer noch lange keinen Schweizer macht, wenn der Ausländer nicht wirklich assimiliert ist, was erst nach mehreren Jahren Aufenthaltes möglich sein kann.
Wenn Sie das dem Souverän vor der Abstimmung vom Dezember 1983 abgegebene Versprechen einlösen wollen, müssen Sie dem vorliegenden Antrag zustimmen. Alles andere wäre schlichtweg ein Betrug des Schweizervolkes; denn es war eindeutig so, dass an erster Stelle der Argumen- tation das Versprechen stand, die missbräuchlichen Heira- ten sollten unterbunden werden. Wenn Herr Müller-Aargau anders argumentiert, dann soll er das Bundesbüchlein lesen. Ich kann es ihm anschliessend zeigen. Dort ist die Reihenfolge eindeutig ersichtlich, die Argumente wurden klar im skizzierten Sinne gewichtet.
Sollten Sie unserem Antrag zustimmen - dies eine Detailbe- merkung -, so müsste konsequenterweise in Artikel 4 Litera c noch eine entsprechende formelle Anpassung vorgenom- men werden.
Zbinden, rapporteur: Monsieur Ruf, cette cause est plaidée. Nous avons voté au sujet de votre proposition lorsque l'on a refusé le renvoi au Conseil fédéral. Le problème est exacte- ment le même. Nous ne pouvons d'ailleurs pas le résoudre en abolissant tout simplement l'article 3 de la loi sur la nationalité. Il y a d'autres dispositions, il y a le code civil, qu'il faut modifier en même temps. Nous vous prions de rejeter cette proposition de biffer l'article 3. Nous tiendrons nos promesses. Le Conseil fédéral viendra certainement avec un projet en deuxième étape pour résoudre le pro- blème de l'aquisition de la nationalité suisse par mariage. Je vous prie de refuser la proposition Ruf.
Lüchinger, Berichterstatter: Herr Ruf möchte mit seinem Antrag die ganze zweite Vorlage betreffend die Bürger- rechtsfolge durch Verheiratung vorwegnehmen. Herr Ruf, wir haben diese Bürgerrechtsfolge der Verheiratung nicht nur im Bürgerrechtsgesetz. Ich lese Ihnen Artikel 161 Absatz 1 des Zivilgesetzbuches vor. Dort heisst es: «Die Ehefrau erhält den Familiennamen und das Bürgerrecht des Ehe- mannes.» Mit Ihrem Antrag bleibt es bei dieser Bestimmung im ZGB. Man kann nicht auf diese Weise Gesetzgebung aus dem Ärmel schütteln.
Ich bitte den Rat, den Antrag Ruf abzuweisen.
Bundesrat Friedrich: Es ist in der Tat so, dass wir diese Bestimmung nicht einfach streichen können. Wir müssen dann die Stellung des ausländischen Ehepartners neu regeln. Diese neue Regelung erfolgt in der zweiten Etappe, die wir Ihnen in relativ kurzer Zeit vorlegen werden. Wir verschleppen das nicht, Herr Nationalrat Ruf. Ich möchte das mit aller Deutlichkeit sagen. Wir haben Ihnen die Bot- schaft zu dieser ersten Etappe bereits vier Monate nach der
Volksabstimmung vorgelegt, und wir werden auch die zweite Etappe speditiv behandeln. Es geht da nicht um eine Verschleppungstaktik des Bundesrates. Ich bitte, den Antrag Ruf abzulehnen.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Ruf Minderheit
Für den Antrag der Kommission offensichtliche Mehrheit
Art. 4 Antrag der Kommission
Abs. 1 Bst. b Mehrheit
b .... Buchstabe b;
Minderheit (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Für den Rest von Art. 4: Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 4
Proposition de la commission
Al. 1 let. b Majorité b .... 1er alinée, lettre b;
Minorité (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Adhérer au projet du Conseil fédéral
Pour le reste de l'art. 4: Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen gemäss Antrag der Minderheit Adopté selon la proposition de la minorité
Art. 5 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Art. 8a Abs. 1bis (neu) Antrag Blunschy
Der Verlust des Schweizer Bürgerrechts tritt nicht ein, wenn mit der Adoption auch ein Kindesverhältnis zu einem schweizerischen Elternteil begründet wird oder nach der Adoption ein solches bestehen bleibt.
Art. 8a al. 1bis (nouveau) Proposition Blunschy
Lorsque l'adoption établit simultanément ou maintient un lien de filiation à l'égard du père ou de la mère suisse, la nationalité suisse ne se perd pas.
Frau Blunschy: Ich beantrage Ihnen, Artikel 8a des Bürger- rechtsgesetzes, der den Verlust des Bürgerrechts bei Adop- tion regelt, durch einen neuen Absatz 2 zu ergänzen und · den bisherigen Absatz 2 als Absatz 3 zu bezeichnen. Es geht darum, dass das unmündige Adoptivkind genau gleich behandelt wird wie das Kind leiblicher Eltern. Wenn ich, obwohl Kommissionsmitglied, diesen Antrag erst nach Abschluss der Kommissionsarbeiten eingereicht habe, so deshalb, weil ich erst kürzlich von Herrn Prof. Hegnauer auf dieses Problem aufmerksam gemacht wurde.
Schon in der Kommission hat Mme Deneys die Frage gestellt, wie es sich bei der Adoption verhalte, wenn nur ein Elternteil Schweizer Bürger sei. Es wurde ihr vom Experten
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der Verwaltung geantwortet, das Adoptivkind werde in bezug auf das Bürgerrecht genau gleich behandelt wie das Kind leiblicher Eltern. In der Botschaft des Bundesrates finden wir bei Ziffer 13 eine kurze Bemerkung, wonach gemäss geltendem Recht das Adoptivkind beim Erwerb des Bürgerrechts denselben Einschränkungen unterliege wie das leibliche Kind einer schweizerischen Mutter, die mit einem Ausländer verheiratet ist. Die Adoptivmutter müsse von Abstammung Schweizerin sein, und die Eltern müssen zur Zeit der Geburt des Kindes den Wohnsitz in der Schweiz haben. Diese Überlegungen entsprechen sicher dem gesun- den Menschenverstand, leider aber entsprechen sie nicht dem Gesetzestext.
Man mag einwenden, auf dem Wege der analogen Anwen- dung komme man sowohl beim heute geltenden Recht wie auch bei der revidierten Fassung zu diesem Resultat. Arti- kel 7, der den Erwerb, und Artikel 8a, der den Verlust des Bürgerrechts des Adoptivkindes regelt, sind aber klar und lassen vom Wortlaut her gesehen keinen Raum für engere oder weitere Auslegungen offen. Selbst wenn man anneh- men würde, es liege hier eine ungewollte Gesetzeslücke vor, die auf dem Wege der analogen Rechtsanwendung geschlossen werden könne, so ist jetzt bei der ohnehin durchzuführenden Revision der geeignete Zeitpunkt, den Gesetzestext zu klären.
Mein Antrag geht davon aus, dass bei Artikel 2 die Kommis- sionsmehrheit obsiegen würde. Nachdem nun die Minder- heit obsiegt hat, kann man sich fragen, ob bei meinem Antrag der Vorbehalt dieses Artikels 2 angebracht werden müsse. Ich denke nicht, weil ja dieses Adoptivkind schon vor der Adoption aufgrund eines anderen Rechtstitels das Schweizer Bürgerrecht hatte. Und wenn es nun adoptiert wird durch ein Ehepaar, wo der Ehemann Ausländer ist und die Ehefrau Schweizerin durch eine erste Heirat, dann glaube ich, sollte man diesem Kind das Schweizer Bürger- recht nicht entziehen.
Es stellt sich nun höchstens die Frage, nachdem die Minder- heit bei Artikel 2 obsiegt hat, ob Artikel 7, der den Erwerb des Bürgerrechts bei der Adoption regelt, durch einen Vor- behalt eingeschränkt werden müsse. Persönlich möchte ich diesen Antrag nicht stellen. Ich war ja für die weitherzigere Fassung, also für Streichung von Artikel 2, und möchte es den Befürwortern von Artikel 2 überlassen, ob sie nun wirk- lich das Adoptivkind in Artikel 7 beim Erwerb jetzt auch entsprechend schlechter stellen wollen. Mich persönlich stört es nicht, wenn in diesem Fall ein Adoptivkind, das vor der Adoption das Schweizer Bürgerrecht noch nicht hatte, das Bürgerrecht erwerben kann.
Ich beschränke mich also auf einen Antrag zu Artikel 8a, der den Verlust des Bürgerrechts regelt. Materiell glaube ich, ist dieser Antrag unbestritten. Als wir das Adoptionsrecht revi- dierten, wollten wir das unmündige Adoptivkind dem leibli- chen Kind gleichstellen. Artikel 8a sieht vor, dass das unmündige schweizerische Kind, das von einem Ausländer adoptiert wird, das Schweizer Bürgerrecht verliert, wenn es die Staatsangehörigkeit des Adoptierenden erwirbt oder bereits besitzt. Das ist richtig, wenn beide Adoptiveltern Ausländer sind. Wenn aber nur ein Elternteil Ausländer und der andere Schweizer Bürger ist - das kann der Vater oder die Mutter sein -, dann ist nicht einzusehen, warum dieses Kind sein bisher gehabtes Schweizer Bürgerrecht verlieren soll. Ganz besonders stossend wirkt sich die heutige Fas- sung von Artikel 8a bei der Stiefkindadoption aus: Das von einer ausländischen Stiefmutter oder von einem ausländi- schen Stiefvater adoptierte Kind, dessen leiblicher Elternteil das Schweizer Bürgerrecht weiterhin besitzt, würde sein Bürgerrecht verlieren, weil ja die meisten ausländischen Staaten dem minderjährigen Adoptivkind das Bürgerrecht des Adoptierenden gewähren. Die ausländische Stiefmutter, die das Kind des schweizerischen Ehemannes adoptiert, hat zwar - vorläufig noch - das Schweizer Bürgerrecht durch Heirat erworben. Wenn sie aber ihr ausländisches Bürger- recht beibehalten hat und Doppelbürgerin ist, und wenn das Recht ihres ausländischen Heimatstaates dem Adoptivkind das Bürgerrecht erteilt, dann würde das Kind, obwohl der
leibliche Vater und die adoptierende Stiefmutter beide Schweizer Bürger sind, sein bisheriges Schweizer Bürger- recht verlieren. Das ist der Wortlaut von Artikel 8a; das ist sicher nicht gewollt, aber diese Folgerung geht ganz klar aus dem Text von Artikel 8a hervor.
Wir sollten bei dieser Revision den Gesetzestext so eindeu- tig abfassen, dass keine Unsicherheiten bleiben, dass das Adoptivkind nicht benachteiligt wird, und dass nicht auf dem Wege einer extensiven Auslegung die gerechte Lösung gesucht werden muss.
Ich bitte Sie, meinem Antrag zuzustimmen.
M. Zbinden, rapporteur: La proposition de Mme Blunschy n'a pas été discutée au sein de la commission, j'essaie donc de l'expliquer très brièvement.
Selon l'article 7 de la loi actuelle, un enfant mineur étranger adopté par un Suisse devient, de par la loi, Suisse. Il en est de même si un enfant mineur suisse est adopté par un père étranger et qu'il acquiert la nationalité du père adoptif étranger. L'article 8a de la loi actuelle stipule que cet enfant adopté par un père étranger perd, de ce fait, sa nationalité suisse.
Le souci de Mme Blunschy se justifie dans ce sens que si ce père adoptif étranger a un conjoint suisse, cet enfant, qui devient en même temps enfant de la mère suisse mariée à un étranger, ne devrait pas perdre automatiquement la nationalité suisse. Je pense que la proposition de Mme Blunschy est justifiée. Personnellement, je souscris à cette idée qui prévoit, à l'article 8a, un alinéa 1bs qui stipule que «lorsque le conjoint du père adoptif étranger est Suisse, l'enfant adopté peut rester Suisse», ce afin qu'il y ait unité de nationalité entre la mère et l'enfant.
Lüchinger, Berichterstatter: Der Antrag von Frau Blunschy lag in der Kommission nicht vor. Ich verzichte darauf, die Begründung zu wiederholen, sie wurde Ihnen von Frau Blunschy vorgetragen. Nach meiner persönlichen Meinung ist der Antrag sehr vernünftig und gerecht. Er ist so gerecht, Frau Blunschy, dass meines Wissens die Praxis zum bisheri- gen Bürgerrecht bereits im Sinne Ihres Antrages vorgegan- gen ist und auch ohne eine spezielle Bestimmung so entschieden hatte. Also spricht meines Erachtens schon deswegen nichts dagegen, den Antrag von Frau Blunschy gutzuheissen. Man kann hier höchstens einmal feststellen, dass man bei der Gesetzgebung vielleicht auch etwas zu perfektionistisch sein und zu sehr in die Details gehen kann, dass in der Praxis eben die Vernunft und der Gerechtigkeits- sinn walten, und dass in vielen Fällen eine vernünftige Lösung auch ohne eine Detailbestimmung gefunden wird. Aber ich stimme dem Antrag von Frau Blunschy trotzdem zu. Etwas offen ist vielleicht noch die Frage des Bezuges zu Artikel 2. Ich bin aber der Meinung, dass diese Frage im Ständerat geklärt werden kann.
Bundesrat Friedrich: Der Antrag von Frau Blunschy ist in der Tat sachlich richtig, und es ist so, wie Herr Nationalrat Lüchinger vorhin gesagt hat, dass die Praxis sich bereits in diesen Geleisen bewegt. Die Rechtslage ändert also mit diesem Antrag nicht; es wird lediglich eine bestehende Praxis kodifiziert.
Weil es schon Praxis ist, haben wir bei der Revision auf eine ausdrückliche Bestimmung verzichtet. Ich habe aber nichts dagegen, wenn Sie hier eine ausdrückliche Bestimmung aufnehmen sollten. Aber das Verhältnis zu Artikel 2 wird, wie Herr Lüchinger bereits angetönt hat, noch einmal überprüft werden müssen; das werde ich in der ständerätlichen Kom- mission tun. Meines Erachtens muss auch hier die Adoption parallel zum natürlichen Kindesverhältnis behandelt werden.
Le président: M. Petitpierre me fait remarquer que le texte français est une traduction très discutable. Je vous propose donc de voter sur la base du texte allemand, le texte français devant être revu par la Commission de rédaction ou par le Conseil des Etats puisque nous sommes le premier conseil à
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traiter de cet objet. Je vous suggère de vous prononcer sur la proposition de Mme Blunschy.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Blunschy
125 Stimmen (Einstimmigkeit)
Art. 10 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Antrag Ruf-Bern Abs. 1
... des 22. Lebensjahres, wenn es sich nicht bis dahin bei einer schweizerischen Behörde im Ausland oder Inland gemeldet hat oder schriftlich erklärt, das Schweizer Bürger- recht beibehalten zu wollen.
Abs. 3 Aufgehoben
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Antrag Hegg Abs. 3bis (neu)
Nach drei Generationen mit ununterbrochenem Wohnsitz im Ausland erlischt das Schweizer Bürgerrecht in jedem Falle.
Art. 10
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Proposition Ruf-Berne Al. 1
... jusqu'à cet âge, il ne se soit annoncé lui-même à une autorité suisse à l'étranger ou au pays, ou qu'il n'ait déclaré par écrit vouloir conserver la nationalité suisse.
Al. 3 Abrogé
Proposition Hegg Al. 3bis (nouveau)
La nationalité suisse se perd de toute façon après trois générations de résidence ininterrompue à l'étranger.
M. Zbinden, rapporteur: L'article 10 figure dans le chapitre sur la perte de la nationalité suisse par le seul effet de la loi. Jusqu'à maintenant, l'enfant de deuxième génération, c'est- à-dire l'enfant né à l'étranger issu d'un père suisse, lui aussi né à l'étranger, perd la nationalité suisse à 22 ans lorsqu'il possède encore une autre nationalité. Par contre, il garde la nationalité suisse si lui ou ses parents se sont annoncés à une autorité suisse à l'étranger. La perte de nationalité n'est donc effective que pour la deuxième génération de Suisses à l'étranger.
Le Conseil fédéral et la commission ont estimé, en raison du danger d'une augmentation considérable de doubles natio- naux, suite à la présente révision de la loi, qu'il faudrait prévoir la perte de la nationalité suisse pour la première génération déjà, c'est-à-dire pour l'enfant d'un père ou d'une mère suisse, voire de deux parents suisses nés à l'étranger. Ces enfants perdent automatiquement la nationa- lité suisse à l'âge de 22 ans révolus si les parents n'ont pas annoncé préalablement leur enfant à une autorité suisse à l'étranger, si l'enfant ne s'est pas annoncé lui-même, respec- tivement s'il n'a pas déclaré par écrit vouloir garder la nationalité suisse.
Vous constaterez que la proposition de M. Hegg est beau- coup plus catégorique. Je me réserve de prendre position lorsque j'aurai entendu mon collègue défendre son point de vue.
Lüchinger, Berichterstatter: Ich äussere mich vorläufig nur zum Antrag von Kollege Ruf zu Artikel 10, Absatz 1.
Wenn ich ihn richtig verstehe, möchte Herr Ruf die Möglich- keit aufheben, dass ein im Ausland geborenes Kind einer Schweizerin oder eines Schweizers auch durch seine Eltern oder durch einen Verwandten beim Konsulat angemeldet werden kann, um das Schweizer Bürgerrecht sicherzustel len. Herr Ruf verlangt, dass das Kind, der Nachkomme selber, eine solche Erklärung abgeben muss. Das ist die Differenz. Dazu meine ich, dass seit dem Erlass des gelten- den Bürgerrechtsgesetzes im September 1952, also seit 32 Jahren, die heutige Regelung gilt, wonach das Schweizer Bürgerrecht entweder durch Anmeldung seitens der Eltern, seitens anderer Verwandter oder durch eine persönliche Erklärung des Kindes gesichert werden kann. Ich bin der Meinung, dass im Interesse der Rechtssicherheit eine solche Regelung, die bei allen unseren Auslandschweizern in vielen Staaten bekannt ist und an die man sich gewöhnt hat, ohne zwingenden Grund nicht geändert werden sollte. Ich glaube, dass unsere Auslandschweizer den Antrag des Herrn Ruf, würde er zum Gesetzesbuchstaben erhoben, als Schikane betrachten würden, und wir sollten sie nicht mit einer sol- chen belasten, sondern es bei der bisherigen Regelung bewenden lassen.
Ich beantrage Ihnen, den Antrag Ruf, der der Kommission nicht vorgelegen hatte, ebenfalls abzulehnen.
Ruf-Bern: Der Bundesrat schreibt in der Botschaft richtiger- weise, dass eine zwangsläufige und gleichzeitig nicht unbe- denkliche Folge der automatischen Weitergabe des Bürger- rechts durch die Mutter eine stark vermehrte Zahl von Dop- pelbürgern im Ausland, ohne Beziehungen zur Schweiz, sein wird. Er schlägt in Würdigung dieser Tatsache vor, bereits die erste im Ausland geborene Generation - anstelle der zweiten, wie bisher - mit einer Meldepflicht bis zum 22. Altersjahr zu erfassen. Analog zur geltenden Regelung soll auch eine Meldung durch Eltern, Verwandte und Bekannte bei einer schweizerischen Behörde im Ausland oder im Inland genügen.
Nach unserer Auffassung ist diese Regelung allzu freizügig und trägt dem Grundsatz zu wenig Rechnung, dass Doppel- bürger eine entsprechende Beziehung zur Schweiz haben müssen; sie berücksichtigt aber auch die Tatsache zu wenig, dass mit einer wesentlich grösseren Zahl von Dop- pelbürgern zu rechnen sein wird, als es bisher der Fall war. Nicht Eltern bei der Geburt, nicht Verwandte oder Bekannte irgendwann nach Jahren, sondern nur der Betroffene selbst kann beurteilen, ob ihm die Beibehaltung des Schweizer Bürgerrechts etwas bedeutet und ob er noch über genü- gend Bindungen und Beziehungen zu unserem Land ver- fügt. Als mündiger Bürger soll er selbst entscheiden müs- sen, ob er Schweizer bleiben will oder nicht. Ein Gang zu den Behörden kann ihm durchaus zugemutet werden, zumal es ja praktisch in allen Ländern diplomatische Vertre- tungen der Schweiz gibt. Anderenfalls kann der Fall eintre- ten, dass ein neugeborenes Kind durch die Eltern gemeldet wird, 20 Jahre später aber - aus seiner Situation heraus - nicht mehr das geringste Bedürfnis besitzt, Schweizer zu bleiben, mithin also bloss noch ein Papierbürger ist. Dies kann sicherlich nicht der Wille des Gesetzgebers sein. Nur durch Zustimmung zu meinem Antrag lässt sich eine derartige Entwicklung vermeiden, die vor allem im Blick auf eine mögliche Rückwanderung in Krisenzeiten schwerwie- gende Folgen haben könnte.
Eine Gefahr für die Rechtsgleichheit, Herr Lüchinger, besteht mit Sicherheit deshalb nicht, weil ja jetzt in diesem Gesetz relativ viele Änderungen vorgenommen werden und auch in Zukunft noch eingefügt werden müssen. Ob nun eine Neuerung mehr oder weniger bei den diplomatischen Vertretungen unseres Landes vermerkt werden muss oder nicht, scheint mir ein Detail zu sein, das sicherlich nicht als Gegenargument zu meinem Antrag gewichtet werden kann.
Hegg: Zuerst habe ich eine Vorbemerkung. Ich möchte hier mein tiefes Befremden ausdrücken über das Votum von Frau Christinat, das sie im Namen der sozialdemokratischen Fraktion abgegeben hat. Ich finde, wir sollten hier in diesem
Nationalité suisse. Modification de la loi
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N
17 septembre 1984
Parlament sachliche Anträge stellen können, ohne nachher deswegen persönliche Beleidigungen entgegennehmen zu müssen. Ich selber beantrage Ihnen, im Artikel 10 einen dritten Absatz einzufügen: «Nach drei Generationen mit ununterbrochenem Wohnsitz im Ausland erlischt das Schweizer Bürgerrecht in jedem Fall.»
Mein Antrag entspringt der Sorge, dass sich das Schweizer Bürgerrecht auf zu viele, unbestimmte Personen im Ausland durch Vererbung ausbreiten könnte. Da eine Vererbung inskünftig nicht nur im Mannesstamm, sondern auch im Frauenstamm erfolgen soll, ergibt sich potentiell eine Ver- doppelung der Zahl der Auslandschweizer. Dies ist deshalb nicht unbedenklich, weil im Falle von Krisen die Zahl der Rückwanderer, die noch gar nie bei uns gewohnt haben, doppelt so gross werden könnte als bis anhin. Man braucht nicht einmal an Kriege oder Hungersnöte zu denken. Das Überleben des eigenen Volkes wird dadurch gefährdet; denn die Welt wird in Zukunft sicher noch mehr übervölkert sein als heute.
Ich stelle meinen Antrag aus Solidarität mit den bereits hier in einem übervölkerten Lebensraum Lebenden und für deren Zukunft. Ich bitte Sie, ihm zuzustimmen.
M. Zbinden, rapporteur: J'ai l'impression qu'un dialogue de sourds s'instaure entre les auteurs des propositions Ruf et Hegg et les rapporteurs de la commission. L'article 10, comme vous le savez, règle la perte de la nationalité en cas de naissance à l'étranger. L'enfant ne perd pas la nationalité suisse s'il a été annoncé par quelqu'un de sa parenté à une autorité suisse à l'étranger, ou qu'il s'est annonce lui-même ou qu'il a déclaré par écrit vouloir conserver la nationalité suisse. Telles sont les conditions du projet du Conseil fédé- ral et de la commission.
M. Ruf veut limiter les cas de maintien de la nationalité suisse en obligeant le jeune homme ou la jeune fille à s'annoncer lui-même ou elle-même avant l'âge de 20 ans. Il veut empêcher que la parenté puisse l'annoncer. Nous esti- mons cette solution trop restrictive. Il faut laisser, comme c'était le cas jusqu'à maintenant, la parenté annoncer un enfant.
Je vous propose donc de rejeter la proposition d'amende- ment Ruf à l'alinéa 1er.
Par conséquent, il convient de maintenir l'alinéa 3 actuel qui énonce ceci: «Est considérée notamment comme une annonce au sens du premier alinéa, toute communication des parents, de la parenté ou de connaissances en vue d'inscrire l'enfant dans les registres de la commune d'ori- gine, de l'immatriculer ou de lui faire délivrer des papiers de légitimation.» Il faut donc conserver cette possibilité.
Quant à M. Hegg, il préconise un nouvel alinéa 3bis selon lequel les enfants de troisième génération à l'étranger per- dent de toute façon, donc automatiquement, la nationalité suisse. Cela est, à mon avis, inadmissible, il faut tout de même laisser à des Suisses vivant à l'étranger, à leurs enfants et à leurs petits-enfants la possibilité de garder la nationalité suisse s'ils le désirent et s'ils en expriment la volonté par l'annonce auprès d'une autorité suisse ou par une déclaration écrite. Sinon, vous risquez que quelqu'un perde d'office la nationalité suisse et qu'il devienne, par exemple, apatride. Je ne pense pas que vous puissiez accep- ter une telle solution. J'estime que le système proposé par la commission et le Conseil fédéral est bien déterminé, de sorte que les propositions d'amendement de M. Hegg et de M. Ruf doivent être rejetées.
Lüchinger, Berichterstatter: Ich möchte zuerst gesetzes- technisch klarstellen, dass im Antrag des Herrn Ruf die Aufhebung des bisherigen Absatzes 3 von Artikel 10 einge- schlossen ist. In diesem Absatz 3 ist im Detail dargelegt, welche nahen Verwandten für ein Kind die Anmeldung beim Konsulat oder bei einer anderen Behörde vornehmen kön- nen. Herr Hegg möchte dann anstelle dieses aufgehobenen Absatzes 3 eine neue Bestimmung vorsehen. Der Antrag von Herrn Hegg geht dahin, dass bei der dritten im Ausland geborenen Auslandschweizergeneration die Guillotine nie-
dersausen soll. Da soll dann das Schweizer Bürgerrecht wegfallen, und zwar unwiderruflich, ohne Möglichkeit einer Ausnahme.
Herr Hegg, Sie haben wahrscheinlich wenig Beziehungen zu unseren Auslandschweizern. Ich habe zwei Brüder, die seit Jahrzehnten im Ausland leben. Der eine Bruder lebt seit 1950 in Los Angeles. Ich habe ihn dort besucht und dabei auch mit vielen anderen dort wohnenden Schweizern Kon- takt gehabt. Ich habe einen anderen Bruder, der ist Inge- nieur-Agronom und lebte während 20 Jahren im Departe- ment Lot et Garonne in Südfrankreich. In dieses französi- sche Departement sind in den zwanziger Jahren, in den Krisenjahren, sehr viele schweizerische Landwirte ausge- wandert und haben dort eigene Landwirtschaftsbetriebe aufgebaut. Ich habe dort an einer 1 .- August-Feier teilgenom- men, als mein Bruder Präsident des Schweizervereins war. Zu diesem Fest sind ungefähr 300 Schweizer und Schweize- rinnen mit ihren Kindern auf dem Hof meines Bruders zusammengeströmt. Ich kann Ihnen sagen: Das war patrioti- scher als unsere jeweilige 1 .- August-Feier in der Stadt Zürich. Da bestehen enge Verbindungen zu unserem Land, und es geht nicht an, nun plötzlich bei einer dritten Genera- tion die Guillotine auszulösen und das Schweizer Bürger- recht abzuklemmen. Da sind noch Kinder und Kindeskinder, die enge Beziehungen haben zu unserem Land. Denken Sie auch an eine Krisensituation, in der ein solcher Schweizer oder eine Schweizerin dritter Generation zur Erhaltung ihres Schweizer Bürgerrechts in die Schweiz zurückkehren möchte, das aber nicht kann. Ihr Antrag sieht dafür keine Ausnahmeregelung vor. Oder wie steht es, wie Herr Kollege Zbinden zu Recht festgestellt hat, wenn ein solcher Schwei- zer oder eine solche Schweizerin dank Ihrer Guillotine staa- tenlos wird? Auch dafür haben Sie in Ihren Antrag keine Ausnahmeregelung eingebaut.
So geht es nicht. Ich bitte Sie, den Antrag des Herrn Hegg abzulehnen.
Bundesrat Friedrich: Zum letzten Antrag von Herrn Ruf: Nach meiner Auffassung besteht ein Interesse, dass auch das unmündige Kind durch Angehörige gemeldet werden kann, das heisst Artikel 10 Absatz 1 ist beizubehalten. Wenn wir diesen Absatz beibehalten, müssen wir selbstverständ- lich auch den Absatz 3, der die Modalitäten regelt, beibehal- ten. Ebenso bin ich mit den Kommissionssprechern einver- standen, was den Antrag von Herrn Hegg anbelangt. Das kommt meines Erachtens überhaupt nicht in Frage. Wenn kein Interesse mehr an dieser Staatsbürgerschaft besteht, dann wird eben eines Tages die Meldung unterlassen. Solange diese Meldung, die wir verschreiben, erstattet wird, besteht auch ein Interesse an der Aufrechterhaltung der Staatsbürgerschaft. Damit ist die Angelegenheit meines Erachtens vernünftig geregelt.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Ruf Dagegen
Minderheit offensichtliche Mehrheit
Abstimmung - Vote Für den Antrag Hegg Minderheit Für den Antrag der Kommission offensichtliche Mehrheit
Angenommen - Adopté
Art. 27 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 27
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 28 Antrag der Kommission
Bürgerrecht. Änderung des Bundesgesetzes
1063
Mehrheit
Streichen
Minderheit (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander)
Abs. 1
a. ... gewohnt hat; abis ein oder mehrere Kinder aus der früheren Ehe der Mutter von Geburt an Schweizer Bürger sind;
Abs. 2
... Absatz 1 Buchstaben a und b ist innert ...
... vor Vollendung des 27. Altersjahres zu stellen.
.
Antrag Giudici
(Modifizierter Antrag der Minderheit)
Abs. 2
(Text der Minderheit) ... vor Vollendung des 22. Altersjahres zu stellen.
Art. 28
Proposition de la commission
Majorité Biffer
Minorité (Giudici, Aubry, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) Al. 1
a. ... au moins six ans; abis. Un ou plusieurs enfants issus du mariage antérieur de la mère possèdent la nationalité suisse dès la naissance;
Al. 2
... du 1er alinéa, lettres a et b, doit ...
... l'âge de 27 ans révolus.
Proposition Giudici (proposition rectifiée de la minorité) Al. 2 (texte de la minorité) ... à l'âge de 22 ans révolus.
M. Zbinden, rapporteur: Vous avez admis le principe de l'article 2; il faut donc traiter l'article 28 concernant les enfants de mère devenue suisse par mariage. L'article 28, je vous le rappelle, traite de la naturalisation facilitée. Etant donné que nous avons refusé à ces enfants l'acquisition automatique de la nationalité suisse, il faut au moins prévoir pour eux la naturalisation facilitée. Une telle demande peut être acceptée si la mère a des liens étroits avec la Suisse, notamment si elle réside en Suisse depuis six ans ou si l'enfant lui-même réside en Suisse. M. Giudici veut prévoir en outre le cas où la mère a déjà un enfant suisse d'un mariage antérieur. Il veut ainsi diminuer les cas où les enfants d'une mère ont des nationalités différentes. J'es- time, pour ma part, que la proposition de M. Giudici est judicieuse.
Une autre précision. Une demande de naturalisation facilitée doit être déposée ou bien par la mère dans un délai de trois ans après la naissance de l'enfant, ou alors par l'enfant lui- même avant qu'il ait atteint 22 ans révolus. Dans le dépliant, à l'alinéa 2, vous constatez que la proposition de minorité de M. Giudici envisage l'âge de 27 ans. Comme il l'a lui-même rappelé, il s'agit-là d'une erreur. On prévoit en général la limite de 22 ans pour la naturalisation facilitée. On peut donc en rester à la proposition du Conseil fédéral.
Il ne faut pas la confondre avec l'autre limite de 22, 27, 28 ou 30 ans qui est à fixer dans le droit transitoire, aux articles 27, 57 et 58ter, qui traitent de l'acquisition de la nationalité suisse 135-N
sous l'aspect du droit transitoire. Après cette explication supplémentaire concernant l'article 28, je vous propose de voter en faveur de la proposition de minorité Giudici pour l'alinéa 1abis.
Lüchinger, Berichterstatter: Nachdem Sie die Streichung von Artikel 2 abgelehnt haben, ist Artikel 28 mit der erleich- terten Einbürgerung der von Artikel 2 betroffenen Nachkom- men notwendig. Der Streichungsantrag der Mehrheit zu Artikel 28 wird daher zurückgezogen. Es entspricht sicher auch dem Willen der Mehrheit der Kommission, dass wir unter diesen Umständen auch dem Minderheitsantrag des Herrn Kollegen Giudici zu Artikel 28 Absatz 1 zustimmen, weil er ja die Stellung der unter Artikel 2 des Gesetzes fallenden Kinder verbessert. Diese allgemeine Zielsetzung entspricht dem Willen der Mehrheit.
Was Artikel 28 Absatz 2 betrifft, so folgende Klarstellung: Wir werden bei den Übergangsbestimmungen des Artikels 57 Absatz 8 verschiedene Vorschläge für eine grosszügigere Regelung behandeln. Bei Artikel 28 Absatz 2 geht es aber nicht um eine Übergangsregelung, weshalb die Begrenzung der erleichterten Einbürgerung gemäss Absatz 1 Buchsta- ben a und b auf den Zeitpunkt der Vollendung des 22. Alters- jahres gemäss Antrag des Bundesrates richtig ist. Herr Kol- lege Giudici hat denn auch seinen Antrag in diesem Sinne korrigiert.
Bundesrat Friedrich: Ich bin mit der in Litera abis enthalte- nen Ergänzung einverstanden. Es ist auch richtig, dass in Absatz 2 wieder auf die Variante Bundesrat, also 22 Jahre, zurückgegangen wird.
Abs. 1 - Al. 1 Abstimmung - Vote Für den Antrag der Minderheit 69 Stimmen (Einstimmigkeit)
Abs. 2, 3 - Al. 2, 3 Angenommen gemäss Antrag des Bundesrates Adopté selon la proposition du Conseil fédéral
Art. 39 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 57 Abs. 8 Antrag der Kommission
Mehrheit
... das 30. Altersjahr noch nicht zurückgelegt, so kann es innert drei Jahren bei der zuständigen Behörde des Heimat- kantones der Mutter die Anerkennung als Schweizerbürger beantragen. Artikel 34 gilt sinngemäss.
Minderheit (Giudici, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander) . . : das 27. Altersjahr . . .
Eventualantrag Christinat (falls der Antrag der Mehrheit abgelehnt wird) . . das 28. Altersjahr noch
Antrag Ruf-Bern Nach Entwurf des Bundesrates
Art. 57 al. 8 Proposition de la commission
Majorité ... l'âge de 30 ans révolus ...
Nationalité suisse. Modification de la loi
1064
N
17 septembre 1984
... trois ans, demander à l'autorité compétente du canton d'origine de sa mère de reconnaître sa citoyenneté. L'article 34 est applicable par analogie.
Minorité
(Giudici, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander)
... l'âge de 27 ans révolus ...
Proposition subsidiaire Christinat (au cas où la proposition de la majorité est rejetée)
... l'âge de 28 ans révolus ...
Proposition Ruf-Berne Selon projet du Conseil fédéral
M. Zbinden, rapporteur: Nous en arrivons au droit transi- toire. C'est essentiel pour bien apprécier les propositions. A l'article 57, 8e alinéa, je vous rappelle que depuis des années des milliers de mères suisses mariées avec un étranger et vivant à l'étranger désirent pouvoir transmettre leur nationa- lité suisse à leurs enfants. En admettant que la révision de la loi entre en vigueur le 1er janvier 1985, il y a un nombre important d'enfants, nés avant cette date, qui risquent de ne pas pouvoir bénéficier de la possibilité de l'acquisition de la nationalité suisse puisqu'ils ne bénéficieront en principe pas du nouveau droit. C'est la raison pour laquelle, par une disposition transitoire le Conseil fédéral veut donner aux enfants nés après le 31 décembre 1962, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas encore atteint les 22 ans au moment de l'entrée en vigueur de la révision, la possibilité d'acquérir la nationalité suisse encore pendant une période transitoire de trois ans, c'est-à-dire du 1er janvier 1985 jusqu'au 31 décembre 1987. Ainsi les enfants concernés, c'est-à-dire ceux nés après le 1er janvier 1963, pourront bénéficier du droit d'acquérir la nationalité suisse par une simple annonce ou une simple déclaration écrite. Il s'agit maintenant de savoir quelle doit être la limite d'âge. Le Conseil fédéral propose 22 ans alors que la majorité de la commission veut fixer la limite d'âge à 30 ans révolus au moment de l'entrée en vigueur de la loi. Ainsi les enfants nés après le 1er janvier 1955 pourraient bénéficier d'un effet rétroactif de la nouvelle loi. Je rappelle que cette limite d'âge sera aussi valable pour la disposition transitoire de l'article 58ter, concernant les enfants qui veu- lent encore bénéficier de la naturalisation facilitée. C'est à notre conseil qu'il importe de trancher la question de l'âge limite. Je vous rappelle les diverses propositions qui ont été faites: Conseil fédéral 22 ans, majorité de la commission 30 ans, minorité Giudici 27 ans et proposition éventuelle Chris- tinat 28 ans. Vous avez l'embarras du choix et je vous prie d'écouter les motivations des propositions de minorités.
Lüchinger, Berichterstatter: Ich möchte zuerst einmal klar- stellen, dass, nachdem wir die Anträge der Mehrheit zu Artikel 2 und Artikel 28 abgelehnt und uns für die Minderheit entschieden haben, nun der Text des Bundesrates in der linken Kolonne der Fahne zur Anwendung kommt. Es geht nur darum, in diesem Text zu entscheiden, ob das 22. Alters- jahr gelten soll, das 27., das 30. oder nach einem neuen Antrag Christinat das 28. Es geht hier um die Übergangsre- gelung für Nachkommen von Auslandschweizerinnen, die von dieser Revisionsvorlage an sich profitieren könnten, aber schon volljährig sind. Der Bundesrat hat, wie bei frühe- ren Revisionen des Bürgerrechtsgesetzes, für diese Über- gangsregelung die Grenze beim vollendeten 22. Altersjahr gezogen. Die Kommission ist geschlossen der Meinung, dass wir wesentlich grosszügiger sein sollten. Die Mehrheit der Kommission beantragt, in Artikel 57 Absatz 8 das 22. durch das 30. Altersjahr zu ersetzen. Die Mehrheit will also viel grosszügiger sein; ausserdem nimmt sie mit dem 30. Altersjahr eine Begrenzung auf, die in Artikel 22 des heutigen Gesetzes schon für die Wiedereinbürgerung gilt. Der Minderheitsantrag, der das 27. Altersjahr vorschlägt, möchte damit der Zeitdauer Rechnung tragen, um welche die Lösung dieser Frage durch das doch etwas komplizierte Verfahren im Parlament verzögert wurde; das sind ungefähr
fünf Jahre. Darum der Minderheitsantrag: statt des 22. Altersjahres das 27. Altersjahr. Mme Christinat geht hier noch um ein Jahr weiter: 28; Sie könnte auch 29 sagen. Es geht um eine Frage des Ermessens. Sie sollen entscheiden.
M. Giudici, porte-parole de la minorité: Le même problème se pose aux articles 57, alinéa 8 et 58ter, dans le cadre du droit transitoire. La question est de savoir quelle est la limite d'âge à laquelle peut être présentée une demande visant à obtenir la naturalisation facilitée ou la reconnaissance de la citoyenneté suisse. Une solution commune s'impose.
Le Conseil fédéral propose de fixer la limite à 22 ans, comme c'est le cas actuellement. La majorité, plus généreuse, pro- pose 30 ans, alors que la minorité vous propose de fixer cette limite à 27 ans. Chaque limite est en soi arbitraire. Il y aura toujours des exclus. Il faut tout de même que le choix ait une motivation rationnelle. La minorité vous propose donc 27 ans pour tenir compte du temps passé entre la dernière révision du droit transitoire à l'article 57, 7º alinéa, décidée par le Parlement le 14 décembre 1979, en vigueur depuis le 1er mai 1980.
Avec cette disposition, le délai pour demander la reconnais- sance de la citoyenneté suisse de la part de l'enfant de mère suisse n'ayant pas atteint l'âge de 22 ans avait été prolongé d'une année, c'est-à-dire jusqu'au 1er mai 1981. Il nous paraît équitable de faire bénéficier du même droit les enfants de mère suisse qui ont attendu la fin de la procédure constitu- tionnelle et législative et de ne pas leur faire supporter les années utilisées par cette procédure qui a duré cinq à six ans. D'où la proposition de rajouter cinq ans aux 22 ans fixés en 1979 pour parvenir finalement à la limite de 27 ans. C'est une solution équitable et logique que, au nom de la minorité, je vous invite à suivre.
Mme Christinat: Je voudrais vous apporter trois explications à propos des articles 57, 8e alinéa et 58ter, 1er alinéa.
Au cours des travaux de la commission, j'avais moi-même proposé l'âge de 27 ans mais, à ma grande surprise, je me suis aperçue que, du côté du groupe radical, on venait à ma rencontre avec la proposition de M. Giudici. La majorité a fait encore mieux en portant la limite d'âge à 30 ans; je vous invite donc à voter en faveur de cette proposition.
Soutenir ces mères qui attendent depuis si longtemps n'est que justice. En fait, ces mères patientent exactement depuis six ans. C'est en effet en 1978, lors de mon arrivée dans ce Parlement, que les premières approches ont eu lieu à pro- pos de la nationalité des enfants de mères suisses. C'est en me rappelant cette date que je justifie aujourd'hui ma propo- sition. Dès les premiers débats et les premières informations sur cet objet, j'étais personnellement submergée par les messages et les lettres de mères d'enfants dont l'âge appro- chait du chiffre fatidique de 22 ans, qui est l'âge classique retenu dans toutes les lois qui concernent les jeunes. C'est encore en pensant à ces mères qui ont tant attendu par obligation de procédure légale que l'idée m'est venue de vous proposer l'âge de 28 ans.
Les différentes propositions qui vont de 27 ans à 28 ans, puis finalement à 30 ans, vous font peut-être penser à de l'épicerie ou à du marchandage. J'en conviens, mais je peux vous assurer que ce n'est pas une bataille de chiffres. Chaque année supplémentaire représente aussi un espoir supplémentaire pour de nombreuses mères et de nombreux jeunes qui suivent avec impatience nos débats.
Une fois encore, à l'instar de M. Giudici, je fais appel à votre générosité et à votre ouverture d'esprit et je vous invite à suivre la proposition de la majorité de la commission, c'est- à-dire celle qui vise à prendre en considération l'âge de 30 ans. Si, contre toute attente, il n'y avait pas une majorité pour se prononcer en faveur de cette proposition, je vous demanderais d'accepter mon amendement qui prévoit 28 ans, âge que, je le répète, je n'ai pas fixé par hasard, mais tout simplement en ajoutant aux 22 ans du Conseil fédéral, la longue attente de six ans de procédure parlementaire plus la décision populaire. Je préférerais toutefois la limite d'âge de 30 ans proposée par la majorité de la commission.
Bürgerrecht. Änderung des Bundesgesetzes
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M. Rime: La modification de loi dont nous discutons a pour but de mettre fin à des dispositions discriminatoires qui ont provoqué des injustices. Or, en limitant à 27 ans l'âge révolu, nous confirmerions certaines de ces injustices, celles dont ont été victimes les aînés des familles concernées.
C'est pourquoi, à la suite de Mme Aubry et de Mme Christi- nat, je vous invite à suivre la majorité de la commission en fixant l'âge à 30 ans pour les articles 57 alinéa 8 et 58ter.
M. Zbinden, rapporteur: Avant le vote, je voudrais vous rendre attentifs au fait que les articles 57, alinéa 8 et 58ter ne restent en cause que pour ce qui concerne la désignation de la limite d'âge. Les autres propositions de modifications de la majorité n'ont plus aucune valeur, étant donné l'accepta- tion des articles 2 et 28.
D'autre part, je tiens à souligner que la limite d'âge de 30 ans figure dans les dispositions de l'article 22 qui prévoient la réintégration d'un enfant ayant perdu la nationalité suisse avec la libération de son père. En effet, si cet enfant revient en Suisse, il peut demander sa réintégration dans un délai de dix ans après son retour, mais avant l'âge de 30 ans. Je tenais simplement à vous faire remarquer que cette loi contient déjà, dans un de ses articles, la limite d'âge de 30 ans.
Par conséquent, je vous laisse le choix entre les quatre possibilités, mais la majorité de la commission vous propose 30 ans.
Ruf-Bern: Unser Antrag, die Fassung des Bundesrates zu übernehmen, wurde von uns vor allem aus zwei Gründen gestellt.
Erstens aus systematischen Überlegungen: In Artikel 10 und in Artikel 28 schlug der Bundesrat ebenfalls eine Alters- grenze von grundsätzlich 22 Jahren für die Geltendma- chung des Bürgerrechts vor. Bei Artikel 10 war die Grenze von 22 Jahren unbestritten. Auch in Artikel 28 wurde sie schliesslich übernommen. Es ist nicht einzusehen, weshalb die Kommission nun von dieser einheitlichen Linie ab- weicht.
Vor allem aber haben wir uns zweitens von folgender mate- riellen Überlegung leiten lassen: Wer gemäss Antrag des Bundesrates spätestens vor dem 25. Lebensjahr (22 als Grenze plus drei Jahre Übergangszeit) Schweizer Bürger wird, muss Militärdienst leisten, sofern er im Inland wohnt. Im Ausland muss er Militärpflichtersatz bezahlen. In den meisten Fällen bedeutet dies für einen Betroffenen im Inland die Absolvierung einer Rekrutenschule und sämtlicher Wie- derholungskurse. Wer sich jedoch im Extremfall erst nach dem 33. Altersjahr stellen muss - wir gehen vom Vorschlag der Kommissionsmehrheit aus -, wird höchstens noch hilfs- dienstpflichtig. Seine Leistung gegenüber der staatlichen Gemeinschaft fällt dadurch wesentlich geringer aus als bei den übrigen Schweizern. Diese Privilegierung ist angesichts der generell grosszügigen Regelung der neuen Gesetzesbe- stimmungen keinesfalls gerechtfertigt. Gerade die bürgerli- chen Fraktionen sollten sich überlegen, dass eine höhere Altersgrenze als die vom Bundesrat vorgeschlagene die zu erwartende Bestandeslücke in der Armee tendenziell noch fördern würde, was einer vermeidbaren Schwächung der Landesverteidigung gleichkäme. Hier gilt es grundsätzlich, auf der Hut zu sein, wenn auch nur relativ wenige Antrag- steller davon betroffen wären.
Wenn man den euphorischen Ausführungen von Herrn Kol- lega Müller-Aargau in seinem Eintretensvotum folgen wollte, so müsste man die Altersgrenze wohl auf 100 Jahre oder noch höher festlegen, damit möglichst alle noch Lebenden davon erfasst werden. Die Abwegigkeit dieser Idee verdeut- licht, dass die Forderungen von Kommissionsmehrheit und -minderheit, aber auch jene von Frau Christinat, nach höhe- ren Altersgrenzen ebensowenig gerechtfertigt sind. Es kann nicht im schweizerischen Interesse liegen, die Zahl der Dop- pelbürger noch unnötigerweise zu erhöhen. Jede Grenze ist naturgemäss willkürlich. Der Vorschlag des Bundesrates muss jedoch als am nächsten der Realität stehend beurteilt werden.
Ich bitte Sie deshalb, der Fassung des Bundesrates zu folgen.
Bundesrat Friedrich: Darf ich meinerseits zur Klarheit unter- streichen, dass, nachdem Sie in Artikel 2 der Minderheit gefolgt sind, jetzt der Text des Bundesrates mit den beiden Varianten gemäss Litera a und b gilt. Die Differenz betrifft, wie die Sprecher der Kommission gesagt haben, lediglich die Altersgrenze. Mit seinem Antrag (22 Jahre) liess sich der Bundesrat von der Überlegung leiten, dass neue Gesetze nicht allzu stark zurückwirken sollten. Ich kann mich aber, weil diese ganze Revision mit der Verfassungsänderung eben doch eine lange Zeit gedauert hat, mit einer gewissen Ausdehnung (gemäss Minderheit auf 27 Jahre) einverstan- den erklären. 30 Jahre scheinen mir hingegen übertrieben zu sein.
Abstimmung - Vote
Eventuell - A titre préliminaire Für den Antrag der Mehrheit (30 Jahre) 86 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit (27 Jahre) 43 Stimmen
Definitiv - Définitivement
Für den Antrag der Mehrheit (30 Jahre) 99 Stimmen Für den Antrag des Bundesrates/Ruf (22 Jahre) 20 Stimmen
Art. 57 Abs. 9 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 57 al. 9
Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 58ter (neu) Antrag der Kommission
Mehrheit
Abs. 1
... kann das Kind eines ausländischen Vaters und einer schweizerischen Mutter erleichtert eingebürgert werden, . . .
. . . des 30: Altersjahres stellt.
Abs. 2 Die Artikel 26, 31 und 32 bis 41 gelten sinngemäss.
Minderheit (Giudici, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander)
Abs. 1
... des 27. Altersjahres stellt.
Eventualantrag Christinat (falls der Antrag der Mehrheit abgelehnt wird)
Abs. 1
. . . des 28. Altersjahres steht.
Art. 58ter (nouveau) Proposition de la commission
Majorité
Al. 1
... , l'enfant d'un père étranger et d'une mère suisse peut bénéficier de la naturalisation ...
... l'âge de 30 ans révolus.
Al. 2
1 Les articles 26, 31 et 32 à 41 sont applicables par analogie. Minorité
(Giudici, Cottet, Lüchinger, Neuenschwander)
N
17 septembre 1984
1066
Initiative parlementaire
Al. 1 . l'âge de 27 ans révolus. Proposition subsidiaire Christinat (au cas où la proposition de la majorité est rejetée) Al. 1
... l'âge de 28 ans révolus.
Abs. 1 - Al. 1
Le président: Je vous propose, dans un premier vote d'op- poser la majorité à la minorité et si la minorité l'emporte de lui opposer la proposition Christinat.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit (30 Jahre) Für den Antrag der Minderheit (27 Jahre)
98 Stimmen 32 Stimmen
Abs. 2 - Al. 2 Angenommen gemäss Antrag des Bundesrates Adopté selon la proposition du Conseil fédéral
Ziff. II
Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Ch. Il Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Gesetzentwurfes 135 Stimmen (Einstimmigkeit)
Abschreibung - Classement
Le président: Le Conseil fédéral et la commission vous proposent de classer les interventions parlementaires sui- vantes: postulat 76.502 (naturalisation facilitée), postulat 77.399 (nationalité suisse), motion 78.517 (nationalité suisse pour les enfants de mère suisse), postulat 80.923 (nationalité suisse).
Zustimmung - Adhésion
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
79.230
Parlamentarische Initiative. Bürgerrecht für Kinder mit Schweizer Mutter und ausländischem Vater (Christinat) Initiative parlementaire. Nationalité suisse des enfants de mère suisse et de père étranger (Christinat)
Wortlaut der parlamentarischen Initiative vom 1. Oktober 1979
Gestützt auf Artikel 21bis des Geschäftsverkehrsgesetzes beantrage ich, die Artikel 5 und 57 des Bundesgesetzes über Erwerb und Verlust des Schweizer Bürgerrechts vom 29. September 1952 wie folgt zu ändern:
Art. 5 Abs. 1a
a. wenn die Mutter Schweizer Bürgerin ist.
Art. 57 Abs. 6
6 Hat das Kind eines ausländischen Vaters und einer schwei- zerischen Mutter im Zeitpunkt des Inkrafttretens des Bun- desgesetzes vom 25. Juni 1976 über die Änderung des Schweizerischen Zivilgesetzbuches das 23. Altersjahr noch nicht zurückgelegt, so kann es vom 1. Januar 1980 an innert eines Jahres bei der zuständigen Behörde des Heimatkan- tons der Mutter die Anerkennung als Schweizer Bürger beantragen. Artikel 34 ist sinngemäss anzuwenden.
Texte de l'initiative parlementaire du 1er octobre 1979
En vertu de l'article 21bs de la loi sur les rapports entre les conseils, je propose que les articles 5 et 57 de la loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse, du 29 septembre 1952, soient modifiés comme suit:
Art. 5 al. 1 let. a a. lorsque la mère est citoyenne suisse
Art. 57 al. 6
6 Si l'enfant d'un père étranger et d'une mère suisse n'a pas encore atteint l'âge de 23 ans révolus lors de l'entrée en vigueur de la loi fédérale du 25 juin 1976, modifiant le Code civil suisse, il peut, à partir du 1er janvier 1980 et dans le délai d'une année, demander à l'autorité compétente du canton d'origine de sa mère, de reconnaître sa citoyenneté suisse. L'article 34 est applicable par analogie.
Herr Zbinden unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
Die Initiantin verlangte ausserdem eine längere Frist in den Übergangsbestimmungen zum revidierten Kindsrecht.
Am 4. Dezember 1983 haben Volk und Stände der Revision der Artikel 44, 45 Absatz 2 und 54 der Bundesverfassung zugestimmt.
Mit Bericht vom 18. April 1984 hat der Bundesrat den Räten die Botschaft zur Änderung des Bundesgesetzes vom 29. September 1952 über Erwerb und Verlust des Schweizer Bürgerrechts unterbreitet. Sie enthält einen Entwurf für die Neuregelung des Schweizer Bürgerrechts durch Abstam- mung. In Zukunft sollen grundsätzlich alle Kinder einer Schweizer Mutter mit der Geburt das Schweizer Bürgerrecht erhalten.
Antrag der Kommission
Da mit der Annahme der bundesrätlichen Vorlage auch die Anliegen der Initiantin erfüllt sind, beantragt die Kommis- sion einstimmig, der parlamentarischen Initiative keine wei- tere Folge zu geben und sie abzuschreiben.
Proposition de la commission
Vu que les points soulevés par l'initiative parlementaire seront discutés au conseil à l'occasion des délibérations concernant la révision de la loi sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse, la commission propose à l'unanimité de ne pas donner suite à l'initiative et de la classer.
Abgeschrieben - Classé
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Bürgerrecht. Änderung des Bundesgesetzes Nationalité suisse. Modification de la loi
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Jahr
1984
Année
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Band
IV
Volume
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Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
01
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 84.037
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 17.09.1984 - 14:30
Date
Data
Seite
1048-1066
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20 012 700
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