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Auch dieses kleine Lehrstück zeigt, dass die Revision von 1979 verunglückt ist.
Die Motion der CVP müssen wir nun im Kontext sehen mit den übrigen Bestimmungen von Artikel 19. Wir haben immer noch den Eindruck, es liessen sich einige gute Dinge aus Artikel 19 in die Zukunft hinein retten. Der Wille der Ver- waltung wäre sicher vorhanden, die Bestimmungen etwas praxisnäher anzuwenden. Wenn wir die beiden vorgeschla- genen Revisionspunkte in einer Sofortmassnahme durch- bringen, dann können wir vielleicht auf einschneidendere Massnahmen verzichten. Ich denke an die gefürchteten «Stallvögte», die durch schwierigere Aktionen vielleicht noch mehr Staat in unsere Viehställe bringen würden. Statt dessen können wir durch die Motion vielleicht einige Pro- bleme lösen, um zu sehen, wie es sich in der Praxis ergibt. Wir müssen uns wohl schon fragen, wieviel Staat die Land- wirtschaft ertrage. Wir müssen uns doch davor hüten, gerade im Namen der freien Bauern auf freier Scholle vorei- lig dirigistische Massnahmen anzupeilen und sie in der Ver- fassung verankern zu wollen, statt das etwas verunglückte Gesetz zu verbessern.
Ich bitte Sie, der CVP-Motion zuzustimmen.
Bäumlin: Ich wollte heute eigentlich nur zum nächsten Geschäft sprechen. Der Verlauf der Diskussion zwingt mich aber, schon hier ein paar kurze Bemerkungen zu machen. Die SP-Fraktion ist mehrheitlich für die Futtermittelinitiative. Es ist nun nur konsequent, dass wir auch für die Motion der christlichdemokratischen Fraktion sind. Aber einige Bemer- kungen sind nötig. Die Motion will kleinere und mittlere Betriebe vermehrt schützen. Diesem Ziel ist zuzustimmen. Doch ist der vorgeschlagene Weg unzureichend. Ich erin- nere an viele Diskussionen, die wir in diesem Rat schon gehabt haben. Man bekennt sich immer zu diesem Ziel, ist dann aber im Grunde wenig bereit, die Konsequenzen zu ziehen, oder man zieht Scheinkonsequenzen. Ich erinnere an die Grundhaltung des Bundesamtes für Landwirtschaft, dessen Direktor erst kürzlich gesagt hat, ideal für ihn sei der 20-Hektaren-Betrieb. Das würde bedeuten, dass die Zahl der Betriebe um noch etwa 20 000 zurückgehen würde. Das ist offenbar die Idee, die man im Bundesamt für Landwirtschaft heute hat; die Konsequenzen sind leicht zu erkennen. Der Weg, den die Motion, die wir nun zu beurtei- len haben, vorschlägt, ist an und für sich sympathisch, er ist aber nach unserer Auffassung unzureichend, und das muss schon hier gesagt sein. Ich werde weitere Argumente beim nächsten Geschäft anmelden.
Aber noch eine kurze Bemerkung zu Herrn Biel. Herr Biel warnt vor Bürokratie. Hierzu die folgende Überlegung: Das Argument der Handels- und Gewerbefreiheit, das Argument wider die Verwaltung taugt nichts bei der Landwirtschafts- politik! Wenn wir die Landwirtschaft nicht weiterhin aus den Grundsätzen des freien Wettbewerbs herausnehmen, dann wird es kurz über lang eben keine schweizerische Landwirt- schaft mehr geben, dann werden wir zum Beispiel das Berggebiet aufforsten müssen. Wir werden unsere Milch- produkte vielleicht aus Dänemark oder aus Holland bezie- hen, wo die Kühe mit Getreide aus der Dritten Welt gefüt- tert werden usw. Ohne den vielgeschmähten «Dirigismus» geht es also nicht. Fraglich ist nur, wem die Interventionen schliesslich dienen.
Eine allerletzte Bemerkung. Ich bin ein bisschen überrascht über die ungewöhnlich rasche Behandlung der Motion der CVP. Es ist bei uns sonst nicht üblich, dass eine im mündli- chen Verfahren eingegebene Motion schon in der darauf- folgenden Session traktandiert wird. Die Sache ist für jeder- mann durchsichtig. Herr Reichling hat recht: die Motion der CVP richtet sich gegen die Futtermittelinitiative. Die auf den ersten Blick erstaunlich schnelle Traktandierung des Geschäfts wird leicht verständlich, wenn man die Hinter- gründe sieht.
Ich werde beim nächsten Geschäft noch ein paar Bemer- kungen machen. Ich beantrage Ihnen, der Motion der CVP- Fraktion zuzustimmen, trotz der Vorbehalte, die sich mei- nes Erachtens aufdrängen.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Biel (Streichen von Buchstabe a)
Dagegen
10 Stimmen 86 Stimmen
Präsidentin: Absatz a wird somit nicht gestrichen. Somit ist die Motion überwiesen.
Überwiesen - Transmis
81.047 Futtermittelimporte. Volksinitiative Importation de denrées fourragères. Initiative populaire
Botschaft und Beschlussentwurf vom 19. August 1981 (BBI III 542) Message et projet d'arrêté du 19 août 1981 (FF III 502)
Antrag der Kommission Titel und Ingress, Art. 1 Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 2
Die Bundesversammlung empfiehlt Volk und Ständen, die Volksinitiative anzunehmen.
Proposition de la commission
Titre et préambule, art. 1 Adhérer au projet du Conseil fédéral
Art. 2
L'Assemblée fédérale recommande au peuple et aux can- tons d'accepter l'initiative.
M. Thévoz, rapporteur: Je vous propose maintenant d'en revenir à l'initiative populaire proprement dite. Je précise encore que le débat sur les propositions visant à apporter des modifications à la loi sur l'agriculture, en vue de per- mettre le retrait éventuel de l'initiative, aura lieu au cours d'une session ultérieure. Pour l'instant, vous me permettrez de reprendre à grands traits la genèse de cette longue his- toire, en m'excusant de devoir répéter certains des propos tenus tout à l'heure à cette tribune, notamment par le motionnaire. C'est dire si nous sommes souvent sur la même longueur d'ondes.
Il est sans doute peu de problèmes qui, au cours de ces dernières années, aient autant sensibilisé et préoccupé le monde paysan que celui posé par l'importation de denrées fourragères. Cette préoccupation est étroitement liée aux difficultés que nous avons rencontrées, et qui sont loin d'être toutes résolues, dans le placement des produits d'origine animale. Je me bornerai à rappeler, à ce propos, les passions et les tensions que nous avons connues lors de l'introduction du contingentement laitier. Celui-ci - je le rappelle - a été rendu inévitable par les «montagnes de beurre», les «montagnes de fromage», les «montagnes de poudre de lait» que nous devions périodiquement résorber à coup de coûteuses campagnes de mise en valeur, et au prix de retenues toujours plus lourdes prélevées sur le prix du lait de tous les producteurs, grands et petits, qu'ils dépendent étroitement ou non des denrées fourragères étrangères à l'exploitation, c'est-à-dire donc importées pour la plupart d'entre elles. Je citerai aussi les non moins fameuses «montagnes de viande», qui provoquèrent des perturbations et des difficultés tout aussi grandes et ardues à surmonter que la résorption des excédents de produits
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laitiers. Les invitations continuelles et pressantes prodi- guées au monde paysan pour l'inciter à rationaliser sa pro- duction, en vue de la rendre plus concurrentielle face au produit fini importé, ne sont certes pas étrangères à la situation que je viens de rappeler. On peut vraiment dire que les conseils ont été trop bien suivis par les agriculteurs. Les nouvelles techniques de production animale, rapide- ment assimilées et mises en œuvre par les jeunes volées de paysans, très bien préparés sur le plan professionnel, ont elles aussi contribué à modifier sensiblement l'image que l'on se faisait naguère de l'agriculteur suisse, dont le cliché le plus connu voulait «qu'il traie sa vache et vive paisible- ment»! Il faut complèter le tableau en soulignant aussi que ces nouvelles techniques ont permis à certains responsa- bles de milieux économiques, totalement étrangers à la mise en valeur traditionnelle et prioritaire du sol national, de promouvoir la production industrielle de volailles, d'œufs et · de porcs, basée uniquement sur des denrées fourragères importées. Cette production, telle un colosse aux pieds d'argile, ne serait pas à même d'assurer le ravitaillement du pays en temps troublés, il sied de le souligner.
Cette évolution, très difficile à maîtriser et à orienter en fonction des besoins du pays et des possibilités de place- ment, s'est faite surtout au détriment d'innombrables exploitations paysannes de petite et moyenne importance, dont la survie n'a pas toujours pu être assurée. Elle est sur- tout en opposition marquée et en contradiction flagrante avec les buts fixés par la loi sur l'agriculture, du 3 octobre 1951, «en vue de conserver une forte population paysanne et de faciliter l'approvisionnement du pays en assurant la production agricole et en encourageant l'agriculture, compte tenu des intérêts de l'économie nationale.»
Les dispositions de la loi sur l'agriculture, dépassées par l'évolution de la technique et de l'économie, devaient donc être adaptées en conséquence; il fallait, bien sûr, dans ce but, modifier la loi, afin que nous soyons à même de maîtri- ser la situation, ceci en vue de rendre à la mise en valeur du sol national le rôle prioritaire qui est le sien, et qui doit être le sien. Rappelons que ce rôle a été sanctionné par le peu- ple suisse en votation populaire, lors de l'adoption de la loi sur l'agriculture, le 30 mars 1952. Le Conseil fédéral s'est attaché à cette tâche en publiant, le 22 décembre 1976, un message visant à modifier l'article 19 de la loi sur l'agricul- ture. Cet article clé a pour objectif d'assurer le maintien de la culture des champs, de veiller à l'adaptation du cheptel aux possibilités d'affouragement et de contrôler l'importa- tion des denrées fourragères.
La commission du Conseil national, chargée d'étudier en priorité les propositions du Conseil fédéral, a jugé néces- saire de les remanier de fond en comble, bien que celles-ci aient pourtant eu le mérite d'une certaine simplicité. Elles auraient eu notamment l'avantage de limiter autant que pos- sible les interventions de caractère dirigiste par le moyen du seul versement de contributions aux détenteurs de bétail, fixées d'après le nombre d'animaux de l'exploitation, compte tenu des particularités des diverses branches d'exploitation, de façon - je souligne ce passage essentiel - «à assurer la meilleure utilisation possible des fourrages du pays et encourager spécialement les exploitations pay- sannes». La version préconisée par la commission du Conseil national et qui a, dans les grandes lignes, été adop- tée par les Chambres est plus compliquée. Elle figure dans les articles 19 à 19f)nouveaux) de la loi sur l'agriculture. Je vous en rappelle les dispositions essentielles qui prévoient: la fixation des effectifs maximums d'animaux de rente par entreprise, le versement de contributions pour soutenir la production dans les petites et moyennes exploitations, un régime d'autorisation pour la construction d'étables et la perception de taxes pour les animaux exploités sans autori- sation, l'encouragement à l'aide de contributions à la réduc- tion volontaire des effectifs ou la cessation d'exploitations et, enfin, la perception de taxes en cas de dépassement de la limite fixée pour le cheptel. Les très nombreuses séances nécessaires pour élaborer et mettre au point ce texte relati- vement complexe s'étalèrent sur de longs mois. Ces tra-
vaux interminables mirent à rude épreuve la patience des agriculteurs, sensibilisés, à juste titre, par l'introduction du contingentement laitier et appelant avec insistance la mise sous toit d'une législation limitant, enfin, le volume de la production animale provenant d'exploitations sans base fouragère propre.
Cette impatience des milieux paysans et la volonté de pous- ser à l'adoption d'une solution valable ont amené l'Union centrale des producteurs suisses de lait à lancer, en automne 1977, une initiative populaire «contre les importa- tions excessives de denrées fourragères et les fabriques d'animaux, ainsi que pour l'utilisation optimale de notre sol.» Les moyens préconisés par l'initiative pour atteindre son but sont les suivants: premièrement, encourager la pro- duction fourragère dans l'exploitation et dans le pays. Deuxièmement, autoriser les importations de denrées four- ragères pour autant qu'elles ne perturbent pas le placement du lait, de la viande et des œufs et qu'elles soient néces- saires pour assurer l'approvisionnement du pays. Troisiè- mement, réglementer les attributions des denrées fourra- gères, afin que les exploitations paysannes petites et moyennes aient la priorité. Revêtue de 165 675 signatures, récoltées dans l'ensemble des cantons, cette initiative a été déposée le 23 août 1978. Il n'est pas interdit de penser que le lancement de cette initiative et la faveur qu'elle a rencon- tré dans de très larges milieux de la population, ont eu une influence directe sur le rythme des travaux de la commis- sion du Conseil national et donc sur les modifications apportées aux articles 19 et suivants de la loi sur l'agricul- ture, modifications qui, dans une certaine mesure, vont dans le sens voulu par le comité d'initiative, même si celui-ci les juges insuffisantes.
Il faut relever à ce propos que les bases constitutionnelles actuelles sont suffisantes pour permettre de légiférer dans le sens voulu par les initiants.
Comme, en Suisse, nous ne connaissons pas l'initiative législative, le comité d'initiative a été contraint, pour mar- quer sa volonté politique, d'utiliser l'initiative constitution- nelle qui, en cas d'acceptation par le peuple, conduirait à une nouvelle modification de la loi sur l'agriculture.
Voyons maintenant la procédure que nous sommes tenus de suivre pour traiter cette initiative. Le Conseil fédéral dis- pose d'un délai de trois ans pour présenter aux Chambres son rapport sur une initiative populaire. Dans le cas particu- lier, il a largement utilisé ce délai, en adoptant le message le 19 août 1981. Il faut toutefois souligner que ce message, s'il porte la date du 19 août, n'a en fait été publié que beau- coup plus tard, soit en décembre dernier. Les Chambres ne disposent ainsi que de quelques mois pour traiter à leur tour l'objet en question. Ce délai échoit le 23 août de cette année. C'est dire que le temps nous est chichement compté pour prendre position sur cette initiative. Il est regrettable que le Conseil fédéral n'ait publié son message qu'au tout dernier moment, cela d'autant plus que ce rap- port ne comporte aucun contre-projet; ce n'est qu'un non sec et sonnant.
C'est une des raisons essentielles pour lesquelles notre commission a jugé nécessaire de traiter en priorité l'initia- tive populaire elle-même, plutôt que d'entrer en matière sur d'éventuelles modifications de la loi sur l'agriculture, ayant valeur d'alternative à l'initiative populaire. Nous reviendrons du reste en temps voulu sur le deuxième volet de cet objet, soit lors d'une session ultérieure.
Pour justifier sa position négative, le Conseil fédéral estime, dans son message du 19 août dernier, que les objectifs visés par l'initiative peuvent déjà être atteints en se fondant sur l'article 31 bis, 3e alinéa, lettre b, de la constitution relatif à l'agriculture. Le Conseil fédéral affirme au surplus que les expériences faites jusqu'ici, avec l'application de l'article 19 (nouveau) de la loi sur l'agriculture, sont positives dans le sens voulu par les initiants et rendent donc l'initiative super- flue. Ce sont les raisons essentielles pour lesquelles le Conseil fédéral nous propose de recommander au peuple et aux cantons de rejeter l'initiative populaire sans contre- projet.
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La commission a procédé à un large tour d'horizon afin d'être à même de se rendre compte dans quelle mesure la fixation des nouvelles dispositions de la loi sur l'agriculture a réellement permis de maîtriser des problèmes posés par la production animale, liée plus ou moins directement aux importations de denrées fourragères. Les représentants de l'agriculture, à l'origine du lancement de l'initiative, s'ils ne sous-estiment pas les résultats positifs déjà obtenus, relè- vent non sans raison certaines des lacunes suivantes: dans nombre d'exploitations axées sur la production animale, la production de viande indépendante de l'exploitation agri- cole du sol fait l'objet de mesures de limitation moins dra- coniennes que ce n'est le cas pour la production laitière qui est, elle, strictement contingentée. On relève aussi que la production fourragère propre de l'exploitation n'est pas suf- fisamment soutenue, ce qui a pour résultat de la mettre en situation d'infériorité par rapport aux fourrages concentrés importés meilleur marché. On dit aussi que le volume des fourrages importés est toujours très élevé; même si les marchés de la viande n'ont subi aucune perturbation grave en 1981, le problème des excédents n'est pas résolu pour autant à long terme. On souligne aussi que les exploitations de caractère industriel, n'étant que peu liées à la mise en valeur agricole du sol, bénéficient d'avantages économi- ques trop grands par rapport aux exploitations agricoles que je qualifierais d'authentiques. On relève enfin, parmi d'autres arguments, trop longs à citer ici, que les effectifs maximums d'animaux sont fixés trop hauts, sans tenir suffi- samment compte de la production fourragère propre.
Toutes ces considérations ont amené les représentants de la production à se prononcer, en commission, en faveur de l'initiative populaire. Ses partisans se rencontrent aussi dans les rangs des porte-parole des consommateurs qui déplorent notamment que des quantités énormes de céréales, dans le monde industriel, soient consacrées à l'alimentation du bétail, alors qu'elles pourraient et devraient être utilisées à soulager la faim dans le monde. Ils constatent également que les méthodes modernes d'éle- vage et d'engraissement en grandes unités, si elles ont per- mis d'abaisser les prix de revient, nuisent à la qualité des produits et, de plus, portent atteinte à l'environnement et ne respectent pas toujours les égards dus aux animaux. Ils appellent donc de leurs vœux le retour à des méthodes plus naturelles d'élevage, d'engraissement et d'affourage- ment. Ils pensent que l'initiative permet d'aller dans ce sens. Toutefois, il faut souligner à ce propos qu'une telle évolution se traduirait sans doute par une hausse des prix de la production animale, à la charge des consommateurs. Les membres de la commission qui, d'accord avec le Conseil fédéral, sont d'avis qu'il faut recommander au peu- ple et aux cantons de rejeter l'initiative, ne divergent pas fondamentalement d'opinion quant à la nécessité de main- tenir, dans des limites raisonnables, la production animale basée sur des denrées fourragères importées. Ils pensent que la législation mise en place voici quelques années n'a pas encore déployé tous ses effets, et qu'elle est de nature à permettre d'atteindre les objectifs souhaitables, soit en matière d'orientation de la production, soit en vue de main- tenir une agriculture basée sur l'exploitation familiale. Ils craignent aussi et surtout que le point 3 de l'initiative, visant à accorder aux petits et moyens exploitants la préférence pour les achats et les attributions de denrées fourragères, c'est-à-dire par des mesures de rationnement, n'entraîne la mise sur pied d'un appareil administratif et de méthodes dirigistes qui ne seraient justifiés et acceptables qu'en période de crise.
Les partisans de l'initiative proches des milieux campa- gnards n'ignorent certes pas ces divers aspects du pro- blème, mais ils sont conscients du fait que les quelque 170 0000 signataires ont fait un acte politique marquant leur volonté de voir la loi sur l'agriculture appliquée dans l'esprit dans lequel elle a été adoptée par le peuple suisse. Ces citoyens ont aussi voulu montrer leur inquiétude en consta- tant que la mise en valeur du sol indigène, seule garante du ravitaillement du pays en période troublée, est dangereuse-
ment concurrencee par les nouvelles techniques des pro- ductions animales indépendantes de ce sol. Ce cri d'alarme, à notre avis, doit être entendu. C'est ce qu'affirme la majorité de la commission en vous proposant, par 11 voix contre 7, de recommander au peuple et aux cantons, d'adopter l'initiative.
Une chose, cependant, doit être précisée. Il ne saurait être question de sous-estimer, voire de nier l'importance des denrées fourragères importées pour assurer une produc- tion équilibrée de porcs, de poulets et d'œufs, comme aussi de complément fourrager pour le bétail laitier et l'engraissement des bœufs. Il faut également relever que les taxes prélevées sur ces importations permettent de financer les mesures spécifiques de soutien à certaines productions agricoles, notamment en zone de montagne. Mais le problème essentiel, je le rappelle, consiste à conte- nir ces importations dans un cadre raisonnable et à veiller à une répartition équitable de ces denrées.
Il faut cependant se garder d'illusions trompeuses. Cet arti- cle constitutionnel, s'il marque une volonté politique, un cadre dans lequel le législateur doit agir, ne saurait être le coup de baguette magique propre à résoudre tous les pro- blèmes en matière agricole. Ces problèmes sont com- plexes et les données de ceux-ci sont de nature à varier sensiblement en fonction de l'évolution technique et écono- mique, des caprices de la nature, de la mode, des goûts et des intérêts des consommateurs. Il faut donc se garder, en matière de politique agricole, de tomber dans un dirigisme lourd et paralysant. C'est surtout de dynamisme, d'esprit d'initiative, de faculté d'adaptation que l'agriculture a besoin pour être en mesure de remplir sa mission au service du pays. J'affirme qu'une grande partie de nos exploitations répondent à ces critères. Nous ne devrons pas l'oublier, lorsque nous serons à nouveau appelés à modifier la loi sur l'agriculture, que ces modifications soient rendues néces- saires à la suite de l'adoption éventuelle de l'initiative par le peuple et les cantons, ou qu'elles soient proposées par le Conseil fédéral ou le Parlement lui-même.
Pour terminer, je vous invite à nouveau, contrairement à l'avis du Conseil fédéral, à suivre les conclusions de la majorité de la commission et à recommander au peuple et aux cantons d'accepter l'initiative. Je précise que, lors du vote sur l'ensemble, le projet d'arrêté ainsi modifié a été adopté par la commission par 11 voix contre 6.
Risi-Schwyz, Berichterstatter: Hier haben wir es mit einem heissen Eisen zu tun: Wir sollten es einmal anfassen und es abkühlen.
Am 23. August 1978 wurde die Volksinitiative «gegen über- mässige Futtermittelimporte und Tierfabriken sowie für bestmögliche Nutzung des einheimischen Bodens» mit über 165 000 gültigen Unterschriften eingereicht.
Ich zitiere in der Folge bewusst Teile des Initiativtextes, um Sie mit der Frage zu konfrontieren, ob die Forderungen tat- sächlich derart unsinnig sind, und um die Meinung, man wolle das Graswirtschafts- und Berggebiet benachteiligen, abzubauen. Denn das Gegenteil ist der Fall: diesen Gebie- ten ist in Punkt 3 eine Bevorzugung eingeräumt. Der Bund soll insbesondere die folgenden Massnahmen treffen:
Förderung der betriebs- und landeseigenen Futtergrund- lage;
Zulassung von Futtermitteleinfuhren, soweit
a. dadurch keine Absatzstörungen bei Milch, Fleisch und Eiern verursacht werden,
b. solche Importe zur weitgehenden Sicherstellung der Versorgung mit den im Inland erzeugten Nahrungsmitteln aus der tierischen Produktion notwendig sind;
a. der bäuerlichen Produzenten, soweit sie entweder auf- stockungswürdige Klein- und Mittelbetriebe bewirtschaften oder über eine angemessene eigene Futterfläche verfügen.
b. der gewerblichen Produzenten mit angemessener eige- ner Futterbasis, die einheimische Futtermittel verwerten.
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Die eingehende Aussprache in der Kommission hat sowohl übereinstimmende Punkte mit dem Bundesrat wie auch wesentliche unterschiedliche Meinungen ergeben:
Mit dem Bundesrat war die Kommission eigentlich der Mei- nung, dass an und für sich kein neuer Verfassungstext not- wendig sei, indem der heute bestehende die Forderungen abdeckt. Damit, so könnte man meinen, sei der Fall erle- digt: Warum wir nun aber trotzdem mehrheitlich zur Unter- stützung der Initiative kamen, wird später erläutert.
Übereinstimmung herrschte auch in der Auffassung, dass die letztjährige Revision von Artikel 19 des Landwirtschafts- gesetzes wesentliche und grundlegende Akzente gegen die fehlerhafte Strukturentwicklung in der Fleischproduktion gebracht habe.
Wo liegen die unterschiedlichen Meinungen?
1 unabhängigen Produktionsstätten zeigt äusserst kleine Erfolge. Dem Einwand, dass die Zeit noch zu kurz sei, um dies beurteilen zu können, möchte ich entgegnen, dass wir gerade in letzter Zeit - dies ist heute schon erwähnt worden -, bis heute noch, auf dem Schweinesektor eine betrübliche Situation haben, die wiederum zu Überschussverwertungen führte.
Wir sind uns bewusst, dass die Regelung der viehwirt- schaftlichen Produktion nicht so einfach ist. Wir sind jedoch der Meinung, dass jetzt einmal dieses Problem von Grund auf anzugehen ist. Für uns ist diese Forderung unbestritten, wollen wir nicht dauernd mit «importierter Überproduktion» zu tun haben.
Ich bitte Sie, folgende Fakten zur Kenntnis zu nehmen: Zur Überproduktion: Die Tatsache, dass unsere Landwirt- schaft bei geschlossenen Grenzen auf unserer landeseige- nen Futterbasis nur etwa 50 Prozent des Kalorienbedarfs unserer Bevölkerung erwirtschaften könnte; zeigt doch deutlich, dass auf dem Importsektor etwas nicht stimmt, gehe es nun um Direktimporte, also Fertigprodukte, oder hier im speziellen um Futtermittelimporte.
Schon bald seit Jahrzehnten haben wir es zu oft mit Über- produktion zu tun. Ich füge gleich hinzu, dass wir sektoriell (und hier meine ich den Milchsektor) auch auf der Basis der inländischen Futtergrundlage dank oder undank unseren topographischen und klimatischen Verhältnissen Schwierig- keiten haben und auch in Zukunft haben werden. Unser Land ist zum grossen Teil für die milchwirtschaftliche Pro- duktion prädestiniert.
Anders sind nun allerdings die Verhältnisse in der Fleisch- produktion. Wir importieren Kraftfutter aus einer Fläche von 300 000 Hektaren. Dies entspricht beinahe der Ackerfläche unseres Landes. Wir sind allerdings nicht stur gegen Futter- mittelimporte, sondern soweit dafür, als keine Absatzstö- rungen bei Milch, Fleisch und Eiern verursacht werden und solche Importe zur weitgehenden Sicherstellung der Ver- sorgung mit im Inland erzeugten Nahrungsmitteln aus tieri- scher Produktion notwendig sind. Wir sind also lediglich gegen eine importierte Überproduktion.
Es ist auch paradox, dass wir auf einem Sektor der viehwirt- schaftlichen Produktion - nämlich der Milchwirtschaft (wo gegen 90 Prozent auf einheimischer Futtergrundlage produ- ziert wird) - den staatlichen Eingriff mit der Milchkontingen- tierung befürworten und in der Fleischproduktion (wo bezüglich der Futterbasis in der Schweine- und Geflügel- produktion fast das umgekehrte Verhältnis zugunsten des Importes besteht) das Notwendige und Mögliche nicht vor- nehmen wollen.
Zur freien Marktwirtschaft: Im Zusammenhang mit der Fut- termittelbewirtschaftung wird viel von der Freiheit des Bau-
ern einerseits und von den staatlichen Eingriffen anderer- seits gesprochen. Der Preis der Produkte soll die Produk- tion lenken; das habe immer gut gespielt, behaupten die Gegner der Futtermittelinitiative.
Ich stelle aber die Gegenfrage: Was hat der Landwirtschaft diese Freiheit, eingedenk der negativen Struktureffekte und Preiseinbussen, gebracht? Ich zitiere die Botschaft zur Ver- ordnung vom 25. November 1980 des Bundesrates, wo steht: «1966 wurden in kleinen und mittelgrossen Betrieben 32,8 Prozent der Schweine gehalten, 1975 aber nur noch 14 Prozent.» Schätzungsweise dürften es heute bloss noch 5 Prozent sein, da heute 6 Prozent der Produzenten über 60 Prozent der Schlachtschweine halten. Allein im Jahre 1978 sind 3500 bäuerliche Schweinehalterbetriebe eingegangen! Was sagt der Bundesrat zu der Hennenproduktion (Lege- hennen)? 1966 hielten nur etwa 10 Prozent der Produzen- ten Bestände von 4000 und mehr Legehennen, zehn Jahre später 50 Prozent, seither ging dieser Trend weiter; 80 Pro- zent aller Hennenhalter mussten aufgeben.
Das war nun der Preis, den die Landwirtschaft für ihre soge- nannte Freiheit bezahlt hat. Die Produktion ist aus ihren Betrieben herausgerissen worden. Kostenvorteile und eine ausgeklügelte Haltung der Tiere in guten Zeiten haben bei gewerblich-industriellen und bodenunabhängigen Betrieben zu genügenden finanziellen Polstern zur Überbrückung von Preisbaissen geführt. Die landwirtschaftlichen Betriebe haben dieses freie Spiel der Kräfte nicht ausgehalten.
Mit dem Entscheid, die Volksinitiative «gegen übermässige Futtermittelimporte und Tierfabriken sowie für bestmögliche Nutzung des einheimischen Bodens» zu unterstützen, stellt sich die 21köpfige vorbereitende Kommission des National- rates in Gegensatz zum Bundesrat. Dieser hatte nämlich mit der Botschaft vom 19. August 1981 beantragt, diese In- itiative abzulehnen, und zwar ohne einen Gegenvorschlag. Der Bundesrat stellt sich auf den Standpunkt, dass die Anliegen der Initianten bereits vor zwei Jahren mit der Revi- sion von Artikel 19 de's Landwirtschaftsgesetzes erfüllt wor- den seien. Wir teilen diese Auffassung nicht. Dass der Bun- desrat der Futtermittelinitiative zustimmen würde, damit haben möglicherweise selbst die Initianten nicht gerechnet. Dass aber der Bundesrat den Begehren der Initianten zumindest anfänglich in keiner Weise entgegenkommen wollte, verhärtete die Fronten.
Die schroffe Haltung des Bundesrates brachte die Initianten zusätzlich unter Druck, da es meines Erachtens nicht zum vornherein in ihrer Absicht lag, die Initiative unbedingt zur Volksabstimmung zu bringen. Diese sollte mangels Geset- zesinitiative auf dieser Ebene vielmehr als Mittel bei den Beratungen von Artikel 19 des Landwirtschaftsgesetzes eingesetzt werden. Die erste Revision des Artikels 19 brachte nämlich, wie schon erwähnt, nicht die erhoffte Bes- serstellung der bäuerlichen Tierhalter und die erhoffte strukturelle Kehrtwendung. Die Kommission hat denn auch der Empfehlung der Annahme der Initiative mit 11 zu 7 Stim- men und der Vorlage in der Schlussabstimmung mit 11 zu 6 Stimmen zugestimmt.
Mit dieser Zustimmung zur Initiative wurde von der Kommis- sion in erster Linie eine Zielsetzung festgelegt. Auch wir waren uns bewusst, dass mit einer Volksabstimmung wert- volle Zeit zur Erreichung dieses Zieles verlorengehen wird, denn auch eine Annahme der Verfassungsinitiative durch Volk und Stände würde eine Revision des Landwirtschafts- gesetzes erfordern. Aus diesem Grunde bejahten wir in der Folge einen Antrag Reichling zur Ergreifung einer Kommis- sionsinitiative auf Revision des Artikels 19 des Landwirt- schaftsgesetzes mit 12 zu 5 Stimmen. Dies würde natürlich weit rascher zum Ziele führen. Dieser Weg - oder auch jener über die Motion der CVP - ist gangbar, sofern der nun scheinbar doch bestehende Wille zur Revision von Artikel 19 zumindest weitgehend den Zielvorstellungen der Kom- missionsmehrheit entspricht. Solange diese Intentionen in der Luft hängen, muss ich Ihnen im Namen der Kommis- sionsmehrheit die Initiative zur Annahme empfehlen.
Ein allfälliger Rückzug der Initiative liegt im Ermessen der Initianten und hängt weitgehend vom Resultat dieses oder
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jenes Vorgehens ab. Allerdings sind auch wir in der Kom- mission durch die Ergreifung einer Initiative unverschuldet in eine Zeitklemme geraten. Gemäss Artikel 27 Absatz 1 des Geschäftsverkehrsgesetzes muss eine Volksinitiative innert vier Jahren behandelt sein. Dem Bundesrat stehen für seine Vorarbeiten drei Jahre zur Verfügung. Bleibt also ein Jahr für die parlamentarische Beratung. Die dreijährige Frist für den Bundesrat ist im August 1981 abgelaufen. Erst im November 1981 kamen wir in den Besitz der Botschaft. Da der Bundesrat keinen Gegenentwurf vorgelegt hat, reichte die Zeit von gut einem halben Jahr der Kommission nicht, um dies ihrerseits zu tun. Ein ausgearbeiteter Gegen- entwurf als Kommissionsinitiative hätte es der Bundesver- sammlung ermöglicht, die gesetzte Behandlungsfrist der Initiative um ein Jahr zu verlängern. Trotzdem glaubten wir zur Zeit unserer Verhandlung an die Möglichkeit der Gegen- überstellung eines ausgearbeiteten Gegenentwurfes zum Rückzug der Initiative. Die Diskussionen in der Kommission - dies wurde auch von bundesratlicher Seite so gesehen - ergaben, dass eine Volksabstimmung über die Initiative frü- hestens im Jahre 1984 stattfinden könne. Die Termine der Volksabstimmungen für die nächste Zeit seien ausgebucht, und im Wahljahr 1983 könne ausser zum jetzt angesetzten Termin keine Abstimmung mehr angesetzt werden. Ich gebe zu, dass gegen dieses Hinausschieben der Abstim- mung Einwände erhoben wurden, aber wie gesagt, auch Bundespräsident Honegger neigte damals zu dieser Ansicht.
So gesehen würde den Initianten noch einige Zeit bleiben, um von der Rückzugsmöglichkeit Gebrauch machen zu können, je nach Ausgang der Revision von Artikel 19. Die Bundesversammlung gibt in dem vom Volk im Jahre 1947 angenommenen einschlägigen Artikel der Bundesversamm- lung im wesentlichen zwei Aufträge resp. Kompetenzen: erstens den Auftrag, eine gesunde und im Dienste der Lan- desversorgung leistungsfähige Landwirtschaft zu erhalten; zweitens die Kompetenz, diesen Auftrag wenn nötig entge- gen dem Grundsatz der Handels- und Gewerbefreiheit durchzusetzen.
Es ,ist schon etwas komisch, wenn wir im Berggebiet Bewirtschaftungszwang und Bewirtschaftungsbeiträge ein- geführt haben. Das geschah sicher nicht nur aus naturpfle- gerischen Überlegungen, sondern wohl auch deswegen, dass diese Erträge verwertet werden können. Wir sollen also auf unserem landeseigenen Boden eine optimale Pro- duktion tätigen können. Wir sind der Meinung, dass - bei einer 50prozentigen Eigenproduktionskapazität - der Land- wirtschaft eine optimale Produktion auf der einheimischen Futtergrundlage zugestanden werden muss. Einer impor- tierten Überproduktion muss nun endlich einmal wirksam der Riegel geschoben werden. Ich ersuche Sie, meine Damen und Herren, der sogenannten Futtermittelinitiative zuzustimmen und sie Volk und Ständen zur Annahme zu empfehlen.
Geissbühler: Im Namen der Mehrheit der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei beantrage ich Ihnen Annahme der vorliegenden Volksinitiative. Dieser Mehrheitsbeschluss gründet auf der Erkenntnis und Überzeugung, dass auf Ver- fassungsebene im sogenannten Landwirtschaftsartikel 31bis der Bundesverfassung wohl der Wortlaut grundsätz- lich genügen würde, um die in der Initiative formulierten Ziele zu verwirklichen, dass aber leider der Druck der übri- gen Interessengruppen die Durchsetzung der erforderli- chen Massnahmen bisher verhindert hat. Diese Tatsache allein rechtfertigt denn auch den eingeschlagenen Weg der Initianten, einige der Hauptursachen im Malaise der Agrar- politik mit einem präzisierten Verfassungstext im Direkt- schuss ins Visier zu nehmen. Man hat sich in den letzten Jahren verschiedentlich daran gewöhnen müssen, dass ver- fassungsästhetische Seitensprünge im Grundgesetz Ein- gang fanden. Hauptsache ist doch wohl immer, wenn Sie dem Willen der Mehrheit des Volkes und vor allem dem Dienst am Notwendigen entgegenkommen.
Die Fraktion der Schweizerischen Volkspartei - und namentlich deren der Landwirtschaft nahestehende Vertre- ter - anerkennen, dass man mit der Revision des Artikels 19 des Landwirtschaftsgesetzes und den dazugehörenden bundesrätlichen Verordnungen, wie sie auf den 1. Januar 1980 in Kraft gesetzt wurden, den Zielsetzungen der Initia- tive einen wesentlichen Schritt entgegengekommen ist. Lei- der aber werden unter dem Druck der Gegebenheiten immer mehr bestehende Lücken manifest, die zum Teil sogar von Ihnen, Herr Bundespräsident, in verdankenswer- ter Weise zugegeben werden und die es innert nützlicher Frist durch gesetzgeberische Massnahmen zu schliessen gilt. Das ist denn auch mit der soeben erfolgten Annahme der CVP-Motion deutlich zum Ausdruck gekommen.
Wir stehen heute vor der Tatsache, dass der Schutz der bäuerlichen Landwirtschaft - wie er zweifellos vom Gesetz- geber. immer beabsichtigt war - in weiten Teilen versagt hat; denn nur so ist es zu erklären, dass auch heute noch täglich kleine und mittlere Bauernbetriebe eingehen, weil sie kein ausreichendes Einkommen zu bieten vermögen. Hier liegt weitgehend auch der berechtigte Grund, weshalb sich heute eine beachtliche Anzahl kleiner und mittlerer Bauernbetriebe von der Agrarpolitik sehr vernachlässigt fühlt.
Demgegenüber muss man leider immer wieder feststellen, dass aufgrund der heutigen Gesetze Betriebe in den Genuss allgemeiner Schutzmassnahmen gelangen, die ihre viehwirtschaftliche Produktion ganz oder weitgehend auf importierte Futtermittel abstützen. Gerade diese Tatsache steht natürlich in krassem Widerspruch zum Grundgedan- ken der Agrargesetzgebung, insbesondere von Artikel 19 des Landwirtschaftsgesetzes, wonach die landwirtschaftli- che Produktion sich nach den Möglichkeiten des einheimi- schen Marktes auszurichten und vor allem die Landesver- sorgung auch in Zeiten gestörter Zufuhren möglichst weit- gehend zu gewährleisten hat.
Dass hier eine deutlich erkennbare Fehlentwicklung im Gange ist, zeigt sich wohl am deutlichsten in der Tatsache, dass ausgerechnet jene Betriebe durch die Milchkontingen- tierung am meisten eingeschränkt werden, die ihre Ver- edlungsproduktion zum grössten Teil auf betriebs- und lan- deseigene Futterbasis abstützen. Das sind vor allem die bäuerlichen Betriebe im Hügel- und Berggebiet, mit den geringen Ausweichmöglichkeiten.
Die Futtermittelinitiative möchte nun diese offensichtlichen Mängel der Agrarpolitik beseitigen durch die Forderung nach Massnahmen zur Sicherstellung der Versorgung mit Nahrungsmitteln aus der tierischen Produktion auf landes- und betriebseigener Futtergrundlage. Wer die topographi- schen und klimatischen Verhältnisse unseres vielfältigen Landes einigermassen kennt, muss doch wohl einsehen, wie gross die Anzahl jener Landwirtschaftsbetriebe sein muss, die durch die Milchkontingentierung in Bedrängnis geraten sind, weil sie nur geringe oder überhaupt keine Ausweichmöglichkeiten besitzen (vor allem auch wegen der oft dramatischen Situation auf dem Fleischmarkt, wegen der ebenfalls durch die Milchkontingentierung eingeengten Möglichkeiten im Zucht- und Nutzviehmarkt). Auch diese Betriebe in unserem Berggebiet haben Anspruch auf ein gewisses Wachstum, wie es in der übrigen Wirtschaft so dringend notwendig ist. Auch hier hat der züchterische Fortschritt durch Verbesserung des Leistungsvermögens und neue Erkenntnisse in der Fütterung und in der Bewirt- schaftung der vorhandenen Flächen glücklicherweise Ein- gang gefunden.
Damit wird klar, dass mit Almosen allein diesen Betrieben auf die Dauer nicht geholfen werden kann, sondern dass es Massnahmen braucht, die der Produktion wachsende Mög- lichkeiten bieten. Das ist aber nur durch Produktionsverla- gerungen möglich, indem die Milchproduktion in Graswirt- schaftsgebiete verlagert werden kann. Praktisch ist das heute unmöglich, weil auch im Ackerbaugebiet keine oder nur beschränkte Alternativmöglichkeiten bestehen, und zwar zu einem ganz wesentlichen Teil wegen der verbreite- ten bodenunabhängigen Tierfabriken, jener Produktions-
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stätten also, die zu einem guten Teil oder fast ausschliess- lich auf importierten Futtermitteln basieren.
Das revidierte Landwirtschaftsgesetz, Artikel 19, mit den zugehörigen bundesrätlichen Verordnungen bezüglich Höchstbeständeabbau, freiwilligen Bestandesabbau mit Stillegungsbeiträgen, bezüglich Stallbauverbot und restrikti- ver Bewilligungspflicht sowie der Beiträge an kleine und mittlere Betriebe, zielt wohl in die gleiche Richtung wie die Futtermittelinitiative, geht aber in verschiedener Hinsicht zu wenig weit, weist wesentliche Lücken auf und bevorzugt zum Teil die bodenunabhängigen Produktionsbetriebe gegenüber den bäuerlichen Betrieben. So sind zum Beispiel die geltenden Limiten für Höchstbestände unseres Erach- tens zu hoch angesetzt. Was vor allem nicht befriedigen kann, ist die Tatsache, dass diese Limiten losgelöst von der betriebseigenen Futtergrundlage festgesetzt sind. Noch schlimmer aber ist: Diese Vorschriften werden zum Teil umgangen, indem Grossbetriebe in mehrere Aktiengesell- schaften aufgeteilt werden. Ein krasses Beispiel des Unge- nügens der bestehenden gesetzlichen Grundlagen sind die soeben diskutierten Beiträge an kleine und mittlere Betriebe gemäss · Artikel 19c des revidierten Landwirt- schaftsgesetzes.
Noch ein Wort zur Futtermittelbewirtschaftung, wie sie unter Punkt 3 der Initiative verlangt wird. Die Globalkontin- gentierung der importierten Futtermittel und die Festset- zung eines Schwellenpreises sind die heute praktizierten Mittel zur Steuerung der Importe und - zusammen mit den Anbauprämien - zur Förderung der landes- und betriebs- eigenen Futterbasis. Diese Instrumente sind an sich unbe- stritten, weisen aber wesentliche Mängel auf. Das zeigte sich beispielsweise in jüngster Zeit, als die betriebseigenen Futtervorräte der Bauernbetriebe durch den späten Vege- tationsbeginn immer knapper wurden. Die Geprellten waren in dieser ausserordentlichen Situation - die sich ja immer wiederholt - natürlich vorab Betriebe in abgelegenen Gebieten - meist kleine Betriebe -, wo selbst die etablier- ten landwirtschaftlichen Genossenschaften als Wiederver- käufer grosse Schwierigkeiten hatten, die erforderlichen Futtermittel zu beschaffen.
Aus der Situation dieses Frühjahrs kann abgeleitet werden, dass der Futtermittelhandel auch ein Problem der Vertei- lung sein kann und in solchen Mangelsituationen offenbar immer die kleinen und kleinsten Bezüger als die uninteres- santesten Abnehmer das Nachsehen haben. Daraus ist abzuleiten, dass bei der Bewirtschaftung der Futtermittel so oder so nach besseren und vor allem flexibleren Lösungen gesucht werden muss. Dabei ist es dringend notwendig, die klimatisch und topographisch ohnehin benachteiligten Gebiete - wo die Betriebe meistens mit eigener Futterbasis wirtschaften - durch ein geeignetes Verteilsystem zu bevor- zugen oder mindestens zu berücksichtigen. Ob das schliesslich ein Couponsystem oder etwas anderes sein wird, bleibe der Detailgesetzgebung vorbehalten.
Dringend notwendig aber sind Massnahmen, die geeignet sind, durch sinnvolle Bewirtschaftung der importierten Fut- termittel die bald einmal latent werdende Überschusssitua- tion bei der viehwirtschaftlichen Produktion in den Griff zu bekommen und damit endlich den Schutz unserer bäuerli- chen Betriebe auch im Sinne der bereits bestehenden Agrargesetzgebung zu gewährleisten. Wir sind uns bewusst, dass der Weg über die Volksinitiative ein langer sein wird, dass aber deren Annahme durch Parlament und Volk ein sicherer Garant sein könnte, um uns aus der schwierigen Situation herauszuhelfen.
Deshalb bitte ich Sie namens der SVP-Fraktion, der vorlie- genden Initiative zuzustimmen, und zwar ungeachtet der soeben verabschiedeten Motion der CVP.
M. Massy: Le groupe libéral s'est longuement penché sur ce sujet qui l'intéresse au plus haut point. En effet, beau- coup de paysans, romands surtout, militent dans nos rangs et il fallait bien une fois que toute la lumière soit faite sur ces importations excessives de fourrages qui nous donnent beaucoup de souci, provoquant, on l'a déjà dit, des fleuves
de lait et des excédents dans la production de viande. La loi sur l'agriculture ne permet plus de maîtriser la situation. Comme la commission du Conseil national n'a pas retenu les propositions, relativement simples, visant à modifier l'article 19 de cette même loi, comme le proposait le Conseil fédéral, les choses sont loin de s'arranger.
La commission a prolongé ses travaux alors qu'une cer- taine impatience se manifestait dans les cantons qui atten- dent des mesures correctives permettant de restreindre l'apport artificiel de fourrages étrangers dans la production animale. Bien sûr, il vaut mieux importer des fourrages pour produire nous-mêmes plutôt que d'acheter fromages , œufs et viandes diverses à l'étranger. Mais il y a un juste milieu qu'on ne peut pas franchir. Et s'il est juste que les exploita- tions familiales complètent la nourriture du bétail par des concentrés étrangers fabriqués en Suisse, il est anormal que les «usines à lait» de certaines régions provoquent le marasme dans la production nationale et poussent les auto- rités à introduire le contingentement laitier par exemple qui, s'il peut se justifier en plaine, est absolument injuste en montagne. Ne devrait-on pas, ou ne devrait-on désormais plus tolérer les grands élevages industriels, les «paysans de gare» qui produisent beaucoup avec de petites surfaces et qui empêchent les vrais paysans producteurs de fourrages du pays de gagner correctement leur vie, et surtout d'être libres sur leur domaine, sans contraintes ni restrictions.
L'initiative populaire contre les importations excessives de fourrages est en somme une manière de pression de l'Union centrale des producteurs de lait qui veut faire accé- lérer les travaux de la commission. Il faut dire que le Conseil fédéral a pris tout son temps - beaucoup trop de temps pour nous autres libéraux - et que le proverbe «Hâte-toi lentement» est largement appliqué ces temps-ci à Berne. La majorité de la commission a donc décidé de proposer à l'Assemblée fédérale de recommander au peuple et aux cantons d'accepter cette initiative populaire. Il y a lieu de préciser que cette majorité, un peu occasionnelle, est com- posée de paysans, bien sûr, mais aussi de certains repré- sentants des consommateurs.
Si l'initiative est acceptée par la Suisse, il faut être conscient que les prix payés à la production augmenteront et que, par conséquent, les consommateurs s'ils achète- ront peut-être mieux payeront plus cher; il faut se mettre cela bien en tête: toute médaille a son revers. Il faudra donc favoriser la production de fourrages indigènes pour rempla- cer une partie des importations fourragères - l'équivalent de 300 000 hectares - que la Suisse obtenait, bon an mal an, en récoltes supplémentaires; cela n'est pas si simple qu'on le croit. On devrait donc modifier le célèbre et vieil article 19 de la loi sur l'agriculture pour limiter ces importa- tions excessives de fourrages. L'initiative vise à obtenir ce premier point. Le groupe libéral est d'accord avec ce mode de faire. L'erreur commise en 1977 - on n'a pas voulu modi- fier l'article 19 - ne doit pas être répétée. Nous sommes tous responsables de ce refus datant de bientôt cinq ans. . Le groupe libéral, en revanche, ne peut se rallier au dernier point de l'initiative qui traite du système de distribution de ces fourrages importés. Ce nouveau contingentement des fourrages, après celui du lait, ne nous convient pas. Le sys- tème des coupons est à abolir; notre groupe y est absolu- ·ment opposé car il est contraire à notre doctrine.
Le groupe libéral réserve donc sa liberté de vote.
Zwygart: Die rasch zustande gekommene Volksinitiative gegen übermässige Futtermittelimporte mit 170 000 Unter- schriften widerspiegelt die Unruhe, die in bäuerlichen Krei- sen herrscht.
Die Umstrukturierung der Landwirtschaft nimmt ihren uner- bittlichen Fortgang: Starke werden stärker; Schwache wer- den schwächer. Täglich bleiben so und so viele Schwache auf der Strecke. Diese harte Tatsache beunruhigt nicht nur landwirtschaftliche Kreise. Wir alle sind an der Erhaltung einer gesunden Landwirtschaft brennend interessiert, ja, ich finde, es gehöre geradezu zu unserer Existenzgrund- lage, dass möglichst viele gesunde, leistungsfähige und
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dazu existenzsichernde Bauernbetriebe erhalten bleiben. Dieses Ziel will die im August 1976 eingereichte Futtermittelinitiative erreichen.
Niemand wird bestreiten, dass dieses Ziel in jeder Hinsicht erstrebenswert ist. Aber ob der Weg der richtige ist, das muss ich bezweifeln. Käme die Initiative durch, so bedeu- tete dies eine Bankrotterklärung; die Landwirtschaft würde völlig verbürokratisiert. Es wäre unweigerlich eine Rationie- rung einzuführen, was «noch mehr Staat» bedeutete. Zwar werden zu viele Futtermittel verbraucht, aber das Problem ist nicht auf die angedeutete Weise zu lösen. Die Bundes- verfassung, unser Grundgesetz, ist doch nicht dazu da, über Futtermitteleinfuhren, Kontingentszuteilungen usw. Auskunft zu geben. Solche Detailfragen gehören unbedingt ins Gesetz.
In Artikel 2 der Bundesverfassung wird von «Schutz der Freiheit und der Rechte der Eidgenossen und Beförderung ihrer gemeinsamen Wohlfahrt» gesprochen. Das genügt. Wir aber haben als Gesetzgeber den Auftrag, die gemein- same Wohlfahrt zu fördern, und wo das noch nicht erfolgt ist, müssen wir versuchen, auf Gesetzesstufe Ordnung zu schaffen. Deshalb bin ich der Meinung, die Initiative sei abzulehnen, aber die Abänderungsvorschläge von Kollege Reichling zu Artikel 19 des Landwirtschaftsgesetzes seien zu prüfen und soweit nötig den bisher gemachten Erfahrun- gen und Erkenntnissen anzupassen. Das hat zudem den Vorteil, dass rasch gehandelt werden kann. Gehen wir aber den Verfassungsweg, dauert es jahrelang, bis eine Wirkung erzielt werden kann. Und in dieser Zeit werden so und so viele Betriebe die Durststrecke nicht überstehen und einge- hen.
Es gibt die privilegierte «Genossenschaft für Getreide und Futtermittel» (GFF), die sämtliche Futtermitteleinfuhren täti- gen kann. Daneben gibt es in Brugg einen notleidenden Bauernverband, der an die Genossenschaft ein Gesuch um Unterstützung einreichte. Diesem Gesuch wurde entspro- chen. Letztes Jahr flossen bereits 500 000 Franken nach Brugg. Ist das Schweigegeld, oder was ist das?
Auf jeden Fall entsteht da mit der Zeit eine Verfilzung, die sich unheilvoll auswirken könnte. Ich frage deshalb den Bundesrat an, was er zu einem solchen Spiel sagt. Besteht vom Bund aus eine Kontrolle über die Geschäftsführung der GFF, oder ist sie über die Privilegien, die ihr gewährt werden, niemandem Rechenschaft schuldig? Dieser Geld- fluss nach Brugg löste nämlich auch in bäuerlichen Kreisen Unruhe aus.
Die unabhängige und evangelische Fraktion stimmt dem Bundesrat zu und lehnt die Initiative ab.
Steinegger: Die am 23. August 1978 eingereichte Futtermit- telinitiative ist ohne Zweifel eine sehr erfolgreiche Initiative. Im Zeitpunkt der Behandlung im Erstrat sind die Anliegen bereits zu etwa 70 Prozent realisiert, und zwar durch die Änderung des Landwirtschaftsgesetzes vom 22. Juni 1979 und durch die Inkraftsetzung der flankierenden Ausfüh- rungserlasse auf 1. Januar 1980. Überdies hat sich die vor- beratende Kommission mit grosser Mehrheit bereit erklärt, die rechtlichen Vorstellungen der Initianten im Rahmen einer parlamentarischen Initiative zur Revison des Landwirt- schaftsgesetzes zu berücksichtigen.
Am letzten Montag hat der Bundesrat das EVD beauftragt, die Revision von Artikel 19 des Landwirtschaftsgesetzes vorzubereiten, und heute morgen haben wir eine Motion der CVP-Fraktion überwiesen.
Seit 10 bis 15 Jahren hat sich im Bereich der Schweine- und Kälbermast und bei der Geflügelhaltung ein Strukturwandel vollzogen. Es sind sehr grosse, teils bodenunabhängige Betriebe entstanden, Betriebe also, die den Futterbedarf ganz oder teilweise zukaufen müssen.
Seit der Einführung der Milchkontingentierung hat sich überdies die Neigung verstärkt, vermehrt auf Schweine, Käl- ber und Geflügel auszuweichen. Es besteht somit ein Hang zur Überproduktion, welcher sich auf die Preise auswirkt, und es stellt sich die Frage, wer produzieren soll. Bei der Beurteilung dieser Fragen ist davon auszugehen, dass auch
beim Schlachtvieh eine gesetzliche Preis- und Absatzsiche- rung besteht, und zwar aufgrund von Artikel 31bis der Bun- desverfassung.
Die Frage, wer produzieren soll, hat der Verfassungsge- setzgeber im gleichen Artikel entschieden. Die erwähnten Produktionszweige sind grundsätzlich den echten und eigentlichen Landwirtschaftsbetrieben, d. h. denjenigen mit eigenen Futterflächen, vorzubehalten. Die von der Futter- mittelinitiative aufgeworfene Grundsatzfrage der vermehr- ten Berücksichtigung der eigenen Futterfläche ist damit vom Verfassungsgesetzgeber bereits entschieden.
Die FDP-Fraktion ist bei der letzten Revision des Landwirt- schaftsgesetzes zu dieser Gewichtung gestanden und wird dies auch in Zukunft tun. Sie unterstützt die Bemühungen zu einer besseren Ausführung dieses Grundsatzentschei- des. Daraus folgt aber auch, dass wir keine neue, zusätzli- che und damit überflüssige Verfassungsnorm notwendig haben. Es ist allerdings nicht zu verkennen, dass diese Gewichtung der Verfassung in der Vergangenheit offen- sichtlich nicht genügend berücksichtigt wurde. Bemühun- gen des EVD und des Bundesamtes für Landwirtschaft sind teilweise sehr ungnädig aufgenommen worden. Ich erinnere an den Entwurf des EVD vom 1. Juli 1967 zu einem neuen Bundesgesetz über zusätzliche Massnahmen zur Förde- rung der viehwirtschaftlichen Produktion, und ich erinnere auch an die Botschaft des Bundesrates vom 22. Dezember 1976.
Die FDP-Fraktion ist bereit, über zusätzliche Massnahmen im Rahmen einer erneuten Revision des Landwirtschaftsge- setzes und im Rahmen der von Herrn Kollege Reichling in der Kommission unterbreiteten Vorschläge zu diskutieren. Sie hat deshalb auch die Motion der CVP-Fraktion unter- stützt. Wir glauben aber, dass auf diesem Wege den bedrängten bäuerlichen Mittel- und Kleinbetrieben schneller geholfen werden kann. Wir erachten es als gescheiter, heute mit der Revision des Landwirtschaftsgesetzes zu beginnen, statt 1984 über eine überflüssige Verfassungs- grundlage abzustimmen, um dann etwa 1986 vielleicht gleich weit zu sein - sofern die Futtermittelinitiative ange- nommen wird und das Parlament aufgrund dieser Sachlage das Landwirtschaftsgesetz revidiert, oder vielleicht sogar weniger weit, wenn die Futtermittelinitiative abgelehnt wird. Die Initianten wären durchaus gut beraten, diese Sachlage ebenfalls zu berücksichtigen.
Die Abstimmung über die Futtermittelinitiative könnte nach den Problemen mit der Milchkontingentierung zu einer wei- teren Zerreissprobe zwischen den verschiedenen landwirt- schaftlichen Produzenten führen. Die Futtermittelinitiative hat teilweise hohe Erwartungen ausgelöst und lässt sehr verschiedene Interpretationen zu. Sie könnte auch weitere Kontingentierungsbegehren auslösen. Nach der Milchkon- tingentierung und der allfälligen Futtermittel- bzw. Tierkon- tingentierung könnte das Berggebiet dann auch noch nach einer Rindviehaufzuchtkontingentierung nach Regionen rufen.
Die FDP-Fraktion hat erhebliche staatsrechtliche Bedenken, für etwas, wofür bereits eine Verfassungsgrundlage be- steht, eine zusätzliche Verfassungsgrundlage zu schaffen. Dies hat nichts mit der Verfassungsästhetik zu tun, sondern mit dem wichtigen Postulat, dass unsere Bundesverfassung ein Minimum an Grundsatzcharakter behalten sollte.
Sonderbar ist es sodann, wenn Kreise, die sich früher dem besseren Schutz der bäuerlichen Betriebe auf Verord- nungs- und Gesetzesstufe widersetzt haben, heute nach einer neuen Verfassungsnorm rufen.
Ein sorgfältiges Vorgehen ist geboten. Wir haben uns auch bei der Schweine- und Kälbermast auf einen interventioni- stischen Kurs begeben, um das agrarpolitische Ziel der inneren Aufstockung ertragsschwacher Klein- und Mittelbe- triebe noch besser verwirklichen zu können. Wir haben bei den zusätzlichen Massnahmen sorgfältig darauf zu achten, dass nicht plötzlich die grossen Ackerbau- und Milchwirt- schaftsbetriebe die Nutzniesser sind. Das Berggebiet braucht eine besondere Berücksichtigung. Gerade bei der
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Schweinemast sind dort der inneren Aufstockung wegen der Entsorgungsprobleme sehr enge Grenzen gesetzt. Es ist auch klar zu sagen, dass die Bevorzugung bäuerli- cher Produzenten den Konsumenten etwas kosten wird. Grosse Produzenten können eben rationeller und kosten- günstiger produzieren, sonst müssten die kleinen nicht geschützt werden. Diese Folgekosten können kaum auf den Bund abgewälzt werden; Produktionsverteuerungen sind vom Endverbraucher zu zahlen.
Zusammenfassend: Die Futtermittelinitiative ist abzulehnen. Wir kommen mit der bestehenden Verfassungsgrundlage schneller zum Ziel. Die FDP-Fraktion ist bereit, die Anliegen der Futtermittelinitiative - soweit sie noch nicht verwirklicht sind - im Rahmen einer erneuten Revision des Landwirt- schaftsgesetzes rasch zu behandeln.
Mme Jaggi: Au nom du groupe socialiste, qui a décidé à une très large majorité, d'appuyer l'initiative sur les importa- tions excessives de denrées fourragères et les fabriques d'animaux, je vous invite à suivre la majorité de votre com- mission et à recommander au peuple et aux cantons d'accepter cette initiative populaire.
L'appui socialiste, que je motiverai tout à l'heure, a pu sur- prendre au premier abord. Il est pourtant parfaitement logi- que, et contraste avec les paradoxes et contradictions innombrables qui émaillent l'histoire de cette initiative popu- laire.
Voilà une initiative qui a été lancée à contre-courant, qui a été maintenue à contre-cœur, qui est discutée aujourd'hui plus ou moins à contre-sens. Les sportifs appelleraient l'ensemble une contre-performance.
Initiative lancée à contre-courant, par rapport à la politique suivie à l'époque. 1973 était certes passée. C'était l'année record pour les importations de denrées fourragères, qui se sont maintenues à un niveau très élevé jusqu'en 1976. Depuis lors, une certaine stabilité s'est instaurée, depuis l'introduction du contingentement laitier. La production s'est stabilisée à un niveau toutefois élevé, et qui signale de manière particulièrement nette notre dépendance vis-à-vis de l'étranger dans un secteur important pour l'économie suisse et pour la réalisation du revenu agricole de notre pays.
A contre-courant aussi par rapport à certains dirigeants agricoles. Il est notoire que le lancement de cette initiative a été imposé à ceux qui l'ont patronée par une base plus combative que les leaders des organisations agricoles représentées au sein du comité d'initiative.
Initiative lancée à contre-courant enfin par rapport à la révi- sion, alors en cours, de la loi sur l'agriculture. Il s'agissait manifestement de peser - on l'a déjà rappelé - sur les tra- vaux parlementaires qui s'acheminaient vers l'introduction du contingentement laitier sans la contre-partie, jugée essentielle par les producteurs de lait, à savoir d'une part un contrôle de l'importation des denrées fourragères et d'autre part des mesures d'orientation de la production ani- male.
Initiative maintenue à contre-cœur: inspirée, presque impo- sée par la base paysanne, cette initiative a connu le succès foudroyant que certains orateurs ont déjà rappelé. C'était la première à être soumise au nouveau régime de la loi fédé- rale sur les droits politiques, et elle a aussi été la première à se jouer sans difficultés de la barre doublement rehaussée par cette nouvelle loi, barre des 100 000 signatures dépas- sées largement avec plus de 160 000 signatures, et des 18 mois de délai pour la récolte des signatures, largement non utilisés puisque cette récolte a pu être interrompue déjà au bout de six mois.
En août 1978, la commission du Conseil national propose des mesures importantes pour l'évolution des structures de la production animale, mesures qu'à son tour l'Assemblée fédérale adopte en juin 1979. En décembre 1979, peu après l'échéance du délai référendaire, un premier train d'ordon- nances met en vigueur la révision de l'article 19. On pouvait se demander à ce moment-là si la mission de l'initiative, mission de pression, de contrepoids, était accomplie. Si
l'idée d'un retrait, évoquée dès le départ, n'était pas à reprendre sérieusement. C'était en fait l'avis du Conseil fédéral qui, renonçant à présenter un contre-projet, assure que l'initiative est devenue superflue; mais en même temps il faisait de cette initiative sur l'importation des denrées fourragères une initiative qui avait de sérieuses chances d'aboutir en votation populaire puisqu'elle ne courait pas le danger du double non, déjà fatal à plusieurs projets au cours des dernières années, espoir de succès confirmé d'ailleurs par la proposition de la majorité de votre commis- sion. Ce danger d'acceptation exigeait une réplique en somme justificative de la part du comité, qui jouait toujours avec l'idée du retrait. D'où la proposition personnelle dont il a été déjà question à plusieurs reprises aujourd'hui pour une nouvelle modification de l'article 19 de la loi sur l'agri- culture.
Et le temps passe. Au cours de la session de mars de notre conseil, à l'ordre du jour de laquelle était inscrit l'examen de cette initiative, cet objet n'a pas été traité. Le Conseil des Etats attend notre propre détermination pour se prononcer à son tour; la procédure parlementaire va ainsi s'étaler jusqu'au delà du délai de quatre ans fixé pour la détermina- tion de l'Assemblée fédérale. En fait, on en arrive à la situa- tion actuelle d'une initiative discutée d'une certaine manière à contre-sens parce que, pris strictement, le calendrier ôte tout son effet à la discussion d'aujourd'hui, puisque ce fameux délai de 4 ans échoit dans le courant du mois d'août à venir. Discutée à contre-temps aussi, depuis que lundi dernier, par une coïncidence admirable - à moins que ce soit l'effet de nouvelles suggestions aussi habiles qu'insis- tantes - le Conseil fédéral vient de décider de mettre en marche des travaux en vue de la révision de ce fameux arti- cle 19 de la loi sur l'agriculture, dont la version actuelle est entrée en vigueur il y a moins de trois ans et qui n'est pas du tout un ancien article, comme M. Massy nous le disait tout à l'heure.
Discutée à contre-sens ou sans trop d'objet d'autant plus que la motion présentée par le groupe démocrate-chrétien tout à l'heure vient d'être approuvée par votre conseil et qu'une motion ayant la même teneur est pendante devant le Conseil des Etats.
En résumé donc, une initiative qui avait beaucoup, qui conserve, toujours beaucoup de chances de réussir, et dont l'éventuel succès gêne manifestement ceux-là même qui l'ont lancée, parce qu'il serait le cas échéant assuré grâce à l'alliance des citoyens travailleurs de la ville et de la campagne. En effet, l'initiative, qui émane de milieux agri- coles proches de l'UDC ou d'autres partis bourgeois, selon les cantons, est assurée du soutien des socialistes et voilà qui n'est pas une des moindres surprises, on peut le dire, dans la vie pourtant assez agitée, comme je l'ai rappelé, de cette initiative populaire.
Le Parti socialiste s'est fait traditionnellement plutôt le défenseur des salariés de la ville que des exploitants agri- coles; et cela convenait effectivement parfaitement à une époque où la paysannerie formait une classe relativement homogène, groupée derrière ses leaders professionnels, se reconnaissant assez bien dans les organisations politiques et économiques qui prenaient en charge la défense de ses intérêts. Cette situation, cette homogénéité de la classe paysanne n'est, comme vous le savez, plus aussi évidente, c'est le moins qu'on puisse dire; dès le moment où les exploitations différent par la taille et par le mode de produc- tion comme elles le font aujourd'hui, il y a au moins deux catégories de producteurs agricoles: ceux qui vivent plus ou moins confortablement d'une agriculture plus industriali- sée que paysanne et ceux qui vivent plus ou moins difficile- ment sous le poids des dettes. Ces derniers, qui ressem- blent fort à une sorte de prolétariat de propriétaires, sont aussi ceux qui résistent à la tentation de fabriquer de la pro- téïne animale, comme d'autres font de la tôle d'acier ou de la matière plastique.
J'en viens maintenant aux motivations qui, au-delà de tout contexte politico-professionnel, ont incité la grande majo- rité du groupe socialiste à appuyer cette initiative. Tout
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d'abord, toute une série de ces motivations tiennent au fait que les problèmes qui ont provoqué le lancement de l'initia- tive ne sont toujours pas résolus. Les problèmes, on les connaît, ils ont été déjà rappelés: C'est en tout premier lieu, bien sûr, les excédents de production, dans le secteur lai- tier, avec le cortège de mises en valeur coûteuses, de l'ordre de plusieurs centaines de millions par an; c'est aussi et surtout les excédents de production dans le secteur de la viande, particulièrement ces dernières années où il a fallu multiplier les actions de stockage et organiser les fameux «commerces d'échanges», qui comptent manifestement parmi les plus discutables des opérations destinées à facili- ter l'écoulement de la production indigène. Il y a aussi, bien sûr, tout le problème de l'élevage industriel, avec ses conséquences qui pèsent lourd dans la balance du point de vue du consommateur, en tout premier lieu la dégradation de la qualité de la viande, liée à la dégradation aussi des conditions de production (animaux délicats, utilisation nécessaire d'antibiotiques et d'autres spécialités vétéri- naires), au developpement des techniques d'élevage indus- triel: les excédents de déchets, le surengraissage qui en résulte et, à celà, la réponse fournie par la limitation des effectifs à des niveaux, d'ailleurs, jugés très élevés. Pour 1992 seulement, cette réponse est partielle et elle a déjà trouvé une parade; l'on a constaté que certaines des exploitations formées à coup de subventions subsister, mais n'étaient que partagées et, en fait, resurgissaient sous une autre forme.
Je passe sur les dangers croissants pour l'environnement et la santé, qui sont fort connus de ces conditions de pro- duction. Je rappelle les inégalités de revenus; les importa- tions comme les subventions sont en grande partie attri- buées en fonction du volume et de la capacité de produc- tion, et ne font donc qu'exagérer des différences. Seule une importation de denrées fourragères qui ferait l'objet d'une attribution sélective pourrait corriger cette évolution, qui, encore une fois, est accentuée par la mécanique des sub- ventions en général et, par exemple, des importations de denrées fourragères en particulier.
A toutes ces raisons, à toutes ces motivations qui, à notre avis, imposent l'appui à l'initiative et la rendent nullement superflue, j'ajouterai que les mesures proposées par l'initia- tive me paraissent adéquates. La limitation d'importations des denrées fourragères - tout le monde est d'accord là- dessus - est une mesure nécessaire, sauf pour ceux qui se contenteraient des mesures préconisées par la motion PDC qui vient d'être votée par ce conseil, laquelle en fait se contente de corriger les effets des importations excessives de denrées fourragères, sans s'attaquer à ces importations elles-mêmes, c'est-à-dire à la cause.
On a beaucoup discuté l'organisation de cette limitation des importations des denrées fourragères: Système de contingentement, système du couponnage, complications administratives, atteinte à l'autonomie de l'agriculture, sec- teur indépendant de notre économie. Je constate simple- ment que cette agriculture, au bénéfice actuellement d'un très fort subventionnement de la Confédération principale- ment, des pouvoirs publics cantonaux également (plus de 2 milliards au total), est un secteur qui a déjà, du point de vue de sa vie et de ses ressources, perdu une large part de son indépendance et que l'expression d'économie de marché, dans ce secteur, est particulièrement inappropriée.
En définitive, cette initiative pose une série de problèmes fondamentaux; elle ouvre un débat qui, à notre sens, doit être porté non seulement dans cette enceinte mais devant le public, un débat que seule la préparation d'une votation populaire permettra de conduire à l'échelle qui doit être la sienne, et qu'il mérite de connaître. Ce débat, c'est celui de savoir quelle agriculture, quelle alimentation nous voulons et quel sens voulons-nous donner au développement des techniques de production.
Au nom de la majorité, du groupe socialiste je vous prie de donner votre appui à cette initiative et d'en recommander l'adoption par le peuple et les cantons.
Jung: Die CVP hat sich mit der Landwirtschaftspolitik im Zusammenhang mit der Frage der Volksinitiative zur Beschränkung der Futtermittel eingehend auseinanderge- setzt. Die Meinung der CVP ist klar: Der bäuerliche Fami- lienbetrieb muss geschützt werden, ja, er muss gestärkt werden.
Die Entwicklung, wie sie heute läuft, insbesondere in Gebie- ten mit schlechten Produktionsvoraussetzungen, in klima- tisch benachteilten Gebieten, läuft nicht in die richtige Rich- tung. Wir haben zuviel Substanzverlust in der Landwirt- schaft; zu viele Existenzen müssen aufgegeben werden. Es müssen im Interesse der Landesversorgung Massnahmen getroffen werden, so dass die Landwirtschaft gut struktu- riert erhalten bleibt und die Familienbetriebe existieren kön- nen. Mit der Milchkontingentierung ist die Einkommensent- wicklung frappant gestoppt worden. Die Produktivitätsent- wicklung wurde unterbunden, und somit wurden allein die Preisverbesserungen als Einkommensverbesserungen gewertet bzw. können sie gewertet werden. Das reicht nicht mehr aus, denn die Preisentscheide, Preisverbesse- rungen, insbesondere bei der Milch, decken nicht einmal mehr die volle Teuerung, wenn wir heute die Kostenstruktur generell betrachten.
Zum Problem der Futtermittelinitiative: Ich glaube, es ist ein politisches und ein materielles Problem. Ich meine - und die CVP-Fraktion ist grossenteils der Meinung -, dass es wich- tig war, dass eine Volksinitiative ergriffen wurde. Das Ergeb- nis, das in so kurzer Zeit zustandegekommen ist, zeigt auch, dass das Schweizervolk gewillt ist, die Landwirtschaft gesund zu erhalten, und dass es will, dass die Entwicklung nicht in jene Richtung geht, dass die industriellen Betriebe zahlenmässig dominieren.
Zur politischen Seite. Eine solche Futtermittelinitiative zwingt den Gesetzgeber, Gesetze zu erlassen, die der Ziel- setzung der Initiative entsprechen. Die Frage der CVP aber ist, ob es in diesem Zeitpunkt der richtige Weg sei, mit einer Initiative das gesteckte Ziel zu erreichen.
Die Bundesverfassung reicht unserer Meinung nach aus, dass dieses Ziel erreicht werden kann. Entscheidend ist, was der Gesetzgeber macht. Die CVP ist enttäuscht, dass im Jahre 1979 die Revision von Artikel 19 nicht in der Art durchgeführt werden konnte, wie es von der Landwirt- schaft, und insbesondere vom Schweizerischen Bauernver- band her, verlangt wurde. Wir haben also dort nur ein hal- bes Werk getan. Es gilt nun, alles daranzusetzen, mit einer Gesetzesrevision das Ziel zu erreichen, das diese Initiative anvisiert, d. h. dass der bäuerliche Betrieb mit eigener Fut- tergrundlage geschützt wird. Es gilt aber auch, dass der benachteiligte kleine Betrieb mit Zukäufen von importierten Futtermitteln seine Existenz verbessern kann. Es darf aber nicht passieren, dass die Entwicklung, wie wir sie heute haben, noch gefördert wird, d. h. dass mit importierter Ware das Überschussproblem noch verschärft wird.
Zur materiellen Seite: Wir haben die Milchkontingentierung, die uns klar aufzeigt, was staatliche Massnahmen bringen. Das unternehmerische Flair und die Betriebsführung des Landwirtes werden so stark eingeengt, dass dieser aus sei- ner ihn angeborenen Mentalität zur Freiheit nicht mehr viel machen kann. Trotzdem: Bei der Milch haben wir einen gesicherten Preis und haben auch die Menge im Griff. Das ist also eine Massnahme, die bei der Produktion sowie bei der Vermarktung im Griff gehalten und dadurch doch etwas flexibler gestaltet werden kann.
Bei der Produktion von Fleisch ist es anders: Da haben wir weder die Produktion noch die Vermarktung im Griff. Müss- ten wir das, würde das zu einem administrativen Aufwand führen, vor dem uns allen graut. Darum meinen wir, dass die unternehmerische Freiheit des Bauern in der ganzen Pro- blematik stärker gewichtet werden muss.
Herr Bundespräsident Honegger hat heute morgen in der Diskussion über die Motion der CVP erklärt, er sei gewillt, die anstehenden Probleme zu lösen; er sei auch gewillt, weiter zu gehen, als die Motion verlangt, und Anliegen der Initiative in eine nächste Gesetzesrevision einzubeziehen. Wir hoffen sehr, dass das Parlament bei dieser Gesetzesre-
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vision speditiv vorangehe, damit wir möglichst bald Ergeb- nisse erhalten, die «in die richtige Richtung» zielen und den bäuerlichen Betrieb schützen, die industriellen Betriebe aber von der Agrarschutzgesetzgebung eher entlässt. Es ist einfach nicht richtig, dass der Grossbetrieb von der heu- tigen Gesetzgebung profitiert, der kleine aber darunter zu leiden hat.
Die CVP-Fraktion hat die Initiative mit grosser Mehrheit abgelehnt, sie verlangt aber vom Bundesrat, dass er auf der Stufe der Gesetzgebung möglichst rasch und umfassend die Ziele zu erreichen sucht, die in der Initiative gesteckt sind.
M. Pini: L'équilibre de notre politique agricole et, plus préci- sément, la défense d'une agriculture à la mesure de l'entre- prise paysanne suisse sont fonction d'une réglementation et d'un contôle nouveau des importations de denrées four- ragères.
Les problèmes que ces importations posent au regard de l'évolution de l'économie agricole du pays ne sont pas sim- ples à résoudre, on le sait depuis longtemps. Le bien-fondé de l'initiative est largement reconnu et, par conséquent, il serait impardonnable, à mon avis, de ne pas en tenir compte. Une solution législative améliorant, selon les lignes principales de l'initiative populaire, la limitation des importa- tions de denrées fourragères et attribuant ces dernières prioritairement aux véritables exploitations paysannes du pays, aurait déjà pu être concrétisée.
Ce que nous sommes en train de faire, par le biais de la révision de l'arrêté fédéral concernant la Société coopéra- tive suisse des céréales et matières fourragères, doit l'être dans ce sens. Mais je crois pouvoir faire observer que le Conseil fédéral doit aussi accélérer la réalisation d'autres travaux législatifs pour combler les lacunes dénoncées par l'initiative. Cela doit être fait dans un délai très court, afin surtout de sauvegarder les petites et moyennes entreprises qui doivent être équitablement dédommagées des effets concurrentiels provoqués par les grandes exploitations. Il s'agit, en quelque sorte, de replacer l'examen du problème dans le cadre de la véritable exploitation territoriale de l'agriculture, pour éviter que les exploitations intensives et artificielles, dans le domaine de la production animale, continuent à provoquer l'actuel déséquilibre dans l'approvi- sionnement extérieur des fourrages.
Il est frappant de constater, à la lecture du message du gouvernement, que parmi un choix de 127 entreprises, on en trouve 87 qui n'exploitent aucune surface agricole utile. Cela veut dire qu'elles n'ont pas de réserve suffisante pour une production au moins partiellement autonome de four- rage, ce qui les rend toujours plus dépendantes de l'appro- visionnement extérieur. De telles situations ont contribué, elles aussi, à déséquilibrer le marché.
D'autre part, les mesures de contingentement laitier à elles seules ne peuvent permettre de trouver la solution optimale du problème. Elles ont créé d'autres déséquilibres dont souffrent surtout les exploitations paysannes de certaines régions de montagne. Le Tessin, par exemple, avec une production de lait insuffisante pour ses besoins - elle dépasse à peine le 50 pour cent de ses besoins - subit les effets négatifs de ce contingentement; ces effets sont encore aggravés par l'abolition des subventions fédérales en faveur du «lait de secours».
Il y a donc lieu, à mon avis, de soutenir les objectifs de l'ini- tiative, mais aussi de chercher à éviter que les régions dont les exploitations agricoles sont moins favorisées - je fais allusion encore une fois aux zones de montagne - soient pénalisées s'agissant de leurs achats de fourrages pour compléter ceux qu'elles tirent de leur propre production. Ces régions ne peuvent pas continuer à subir les sacrifices économiques qu'on leur impose, entre autres par le contin- gentement laitier, et tendant à rééquilibrer le marché per- turbé par la production spéculative des exploitations agri- coles industrielles.
L'initiative, qui n'est pas contestée quant à ses objectifs, peut être critiquée dans la mesure où elle propose un ins-
trument constitutionnel déjà existant, à savoir l'article 31 bis, 3e alinéa, lettre b. Le Conseil fédéral, dans la conclusion de son message, nous le rappelle. Toutefois, apportant mon adhésion à l'initiative, je ne cache que je ressens, s'agis- sant de cet aspect précis, un certain malaise. En effet, le chef du Département de l'économie publique a les moyens d'agir dans le sens indiqué par l'initiative. Si les proposi- tions contenues dans l'initiative débouchaient rapidement sur des projets de loi élaborés par le gouvernement, il serait possible de les réaliser amplement dans des délais raisonnables. On éviterait très probablement ainsi le recours à la décision populaire.
Il ne s'agit pas de faire du chantage, mais bien plutôt de susciter, au sein de notre conseil, la volonté d'aider le Conseil fédéral afin de passer ensemble le cap de l'indéci- sion et pour déboucher sur la solution patiemment attendue d'un des problèmes les plus importants de notre politique agricole. Je l'ai traité en son temps, dans le cadre de mon initiative présentée en termes généraux en vue de la révi- sion de la loi sur l'agriculture. Je l'ai repris récemment dans un postulat accepté par le Conseil fédéral.
En conséquence, je me prononce en faveur de l'initiative populaire.
M. Brélaz: La question que l'on doit se poser aujourd'hui est la suivante: Voulons-nous continuer à voir les petites et moyennes exploitations agricoles disparaître au profit d'exploitations à caractère souvent industriel? Voulons- nous en fait que le secteur primaire de notre économie se déverse dans le secteur secondaire?
Si, comme je l'espère, vous répondez négativement à cette question, vous vous devez de prendre position en faveur de l'initiative populaire.
En effet, la situation économique devient de plus en plus insupportable pour les paysans qui se refusent à pratiquer l'agriculture industrielle, cela, entre autres, à cause des coûts d'exploitation plus bas obtenus par leurs concur- rents. Or, les causes de cette distorsion économique sont dues avant tout à deux facteurs: Premièrement, les méthodes industrielles d'élevage, comme l'élevage en bat- teries, qui, au mépris de la qualité de la vie des animaux et, le plus souvent, de la qualité de la nourriture pour les consommateurs, permettent un abaissement des coûts. Deuxièmement, les méthodes d'importation des fourrages - c'est là qu'intervient l'initiative - qui permettent justement l'existence de la plupart de ces exploitation en leur facili- tant, en plus, l'achat des fourrages à meilleur compte. En outre, cette agriculture industrielle tend à utiliser des quan- tités énormes de céréales, alors que la faim règne dans le monde.
Je me dois, à ce stade, de signaler que la motion PDC que nous avons adoptée tout à l'heure ne résout en aucun cas le problème posé. Si je l'ai votée, étant d'accord quant à ses buts; j'ai eu un peu l'impression, en le faisant, d'épurer une goutte d'eau dans l'océan du problème posé. Je vous demande, ainsi qu'à nos concitoyens, de ne pas vous lais- ser prendre au piège qui consisterait à refuser l'initiative en croyant cette motion suffisante,
Je voudrais maintenant répondre à certaines exprimées ici sur deux points. Cette initiative peut avoir pour consé- quence une légère augmentation des prix, mais on aurait tort de négliger la nette amélioration de la qualité des pro- duits d'élevage qui en résulterait et justifierait amplement l'augmentation en question. De plus, les consommateurs pourraient à nouveau acheter leurs aliments en pleine confiance quant à leur qualité, ce qui n'est pas négligeable. Le système des coupons qui pourrait résulter de l'adoption de l'initiative ne doit pas être vu, dans ses complications administratives, comme un obstacle insurmontable. A l'heure de l'informatique, on ne serait pas obligé de gérer un tel système de manière aussi surannée que cela s'est vu dans d'autres domaines, ces dernières années.
Au niveau de la procédure maintenant, il faut se rendre compte que l'initiative est plus efficace que toute éventuelle modification de la loi. Elle ancre en effet, un principe, dans
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la constitution, elle est donc beaucoup plus stable dans ses conséquences qu'un éventuel projet de loi qui peut être modifié au gré des circonstances politiques.
Enfin, il faut dire à ceux qui combattent cette initiative au nom des intérêts de quelques grandes entreprises de notre pays ou au nom de la liberté économique, que cette der- nière ne doit pas rimer avec incurie. Elle doit être limitée lorsque des intérêts supérieurs de notre pays peuvent être en jeu.
En conclusion, je vous recommande, comme le fait la com- mission, d'accepter l'initiative qui, si elle n'est pas, à elle seule, la panacée universelle pour notre agriculture, aidera considérablement à éviter que, d'ici quelques décennies, nous ne devions inscrire le paysan traditionnel, pilier de base de notre société et de l'entreprise familiale, au nombre des espèces disparues de notre pays.
Schwarz: Ich bin Präsident der privatwirtschaftlichen Organisation VSF, einer Vereinigung schweizerischer Fut- termühlen. Daneben gibt es noch Futtermühlen, die den Genossenschaftsverbänden gehören. Die letzteren sind gleichzeitig auch Importeure mit einem Importkontingentan- teil von 19 Prozent, während bei den privaten Futtermühlen das Prinzip der Trennung der Handelsstufen eingehalten werden muss; was natürlich vor allem in Zeiten extremer Importrestriktionen zu Wettbewerbsverzerrungen zulasten der privaten Müller führt. Diese Ungerechtigkeit wird bei der Behandlung des GGF-Gesetzes noch zu reden geben.
Dem VSF (Futtermühlen) kann es also an sich gleichgültig sein, woher der Rohstoff kommt, ob aus dem Ausland oder aus dem Inland, wenn er nur in genügender Menge und Qualität für einen Konkurrenzmarkt zur Verfügung steht. Die notwendigen Mengen und Qualitäten des Futterbedarfs richten sich nach den vorhandenen Tierbeständen.
Hier liegt der erste und entscheidende Irrtum der Initianten, wenn sie glauben, mit der Beschränkung der Futtermittelim- porte könne man die Tierbestände und damit die Inlandpro- duktion steuern. Die Statistik beweist (gerade auf dem Milchsektor) das Gegenteil, indem trotz zunehmenden Importrestriktionen von gegen 30 Prozent seit 1973 die Milchproduktion unaufhaltsam zugenommen hat, so dass schliesslich zum direkten Eingriff an der Quelle - der Milch- kontingentierung - geschritten werden musste. Damit sind wir beim Stichwort Milch angelangt.
Initiant der ganzen Übung ist der Zentralverband schweize- rischer Milchproduzenten. Dessen Vertreter drangen sei- nerzeit in der Kommission Keller zur Abänderung des Land- wirtschaftsgesetzes nicht in allen Teilen durch und verwen- den seither die Initiative als Druckmittel. Sie haben einen Kampf «Milchproduktion gegen Fleisch- und Eierproduk- tion» inszeniert, der meines Erachtens der Landwirtschaft mehr schadet als nützt. Seinerzeit wurde in Begleittexten zu den Initiativbogen den Landwirten suggeriert, dass man bei einem Erfolg der Futtermittelinitiative auf die Milchkon- tingentierung verzichten könnte. Wenn man indessen den Text der Initiative genau durchliest, stellt man fest, dass zwar die Grossbauern mit viel eigenem Land begünstigt werden, neu in die Fleisch- und Eierproduktion einsteigen zu können; aber man sieht nirgends eine Verpflichtung, dass sie sich dafür in der Milchproduktion einschränken müssten, wenn einmal die Milchkontingentierung aufgeho- ben wäre.
Unter diesen Aspekten ist es schleierhaft, wie sich Klein- und Bergbauern der Hoffnung hingeben können, je von die- ser Futtermittelinitiative zu profitieren. Eine Annahme und wirksame Anwendung der Initiative hätte vielmehr mit der Zeit eine kriegswirtschaftsähnliche Futtermittelbewirtschaf- tung und damit verbunden staatliche Eingriffe in die unter- nehmerische Freiheit jedes einzelnen Bauern sowie Ein- kommensausfälle für die gesamte Landwirtschaft zur Folge. Noch viel schleierhafter ist die Haltung von Organisationen, die sich für die Dritte Welt einsetzen und gemäss einem Schreiben, welches ich kürzlich erhielt, die Futtermittelin- itiative deshalb unterstützen, damit nicht Getreide aus Ent- wicklungsländern in die Schweiz eingeführt werde. Ein Blick
auf die Getreideimportstatistik nach Herkunftsländern zeigt deutlich, dass fast ausschliesslich Futtergetreide aus Über- schussländern wie der EG, USA und Kanada importiert wird. Das sollte eigentlich diese Leute beruhigen.
Der Konsument kann von der Initiative auch nicht begeistert sein, weil ihm eine Annahme zwangsläufig höhere Lebens- mittelpreise bringen wird. Zudem wird er sich bei restrikti- ver Handhabung vorschreiben lassen müssen, wieviel Fleisch er konsumieren darf; es sei denn, man importierte wieder mehr Fleisch und Eier aus unkontrollierbaren Tierbe- ständen im Ausland, wo man nicht den geringsten Einfluss auf die Tierfütterung, Medikamentierung der Tiere und die Tierhaltung ausüben kann. Mit dieser Situation dürften engagierte Tierschützer, die das Herz auf dem rechten Fleck haben, auch nicht zufrieden sein.
Aber selbst wenn die Initiative angenommen werden sollte, wird sie sich noch für längere Zeit als ein «Papiertiger» erweisen, weil allfällige neue Massnahmen später zur Aus- wirkung gelangen, als die schon seit der Änderung des Landwirtschaftsgesetzes gültigen Bestimmungen unter den Stichworten «Höchsttierbestände», «Stallbauverbot» und «Stillegungsfonds». Man kann deshalb Herrn Reichling zustimmen, dass man gelegentlich (und wenn die Auswir- kungen der jetzt angelaufenen Interventionen überhaupt abschätzbar sind) die notwendigen Retouchen an den zur- zeit gültigen Bestimmungen anbringt, ohne dass man uns deswegen unter Druck zu setzen braucht.
Wer sich emotionell für diese Initiative begeistern kann, soll ihr zustimmen; der Landwirtschaft und den Konsumenten schadet sie mehr, als sie nützt. Ich unterstütze die Empfeh- lung des Bundesrates auf Ablehnung.
Mme Vannay: Vous permettrez qu'à titre personnel, je dise quelques mots en faveur de l'initiative sur les denrées four- ragères en rappelant d'abord deux des buts visés par cette initiative: le premier étant d'encourager la production four- ragère dans l'exploitation et dans le pays, le deuxième d'accorder pour les achats et les attributions de denrées fourragères la préférence aux paysans qui exploitent un petit ou moyen domaine.
En fait les quelque 166 000 signataires de l'initiative ont voulu tirer une sonnette d'alarme et lutter contre un dés- équilibre croissant dans notre pays entre les productions de type artisanal ou familial et les productions de type industriel genre fabrique d'animaux où tout est artificiel. Pensez aux conditions de détention des animaux, à leur nourriture fabriquée, médicalisée avec des antibiotiques par-ci des hormones par-là et le recours systématique aux produits vétérinaires ou aux substances chimiques, avec en fin de compte ce que l'on a appelé des animaux malades de l'homme et des surproductions sectorielles. Cela parce qu'il suffit de s'approvisionner en denrées fourragères auprès des grands moulins et des importateurs au lieu de produire dans son exploitation des foins, du mais ou autres céréales ou produits fourragers. Evidemment que le petit producteur qui vit sur son domaine est pénalisé, il n'est plus concurrentiel et a de plus en plus de mal à vivre quand ce n'est pas à survivre.
Il convient donc absolument de renverser la vapeur, de don- ner la priorité à ces agriculteurs, éleveurs et cultivateurs en luttant contre les importations excessives de denrées four- ragères et les fabriques d'animaux et en favorisant l'utilisa- tion optimale de notre sol. Nous devons éviter aussi les mesures contradictoires et aberrantes; par exemple, per- mettre de nourrir de grands troupeaux avec des produits importés, donc permettre de produire beaucoup de lait, trop de lait et en même temps intervenir à coup de millions, de centaines de millions pour écouler les produits laitiers tout en pénalisant au passage les producteurs de mon- tagne qui, eux, ne peuvent pas faire autre chose que du lait ou de la viande. Cela est inadmissible. Permettre aussi la surproduction de viande, parfois grâce à des subsides pour l'élimination du bétail, grâce à de nouveaux subsides pour l'exportation des bas morceaux, c'est aussi inadmissible, avec, pour couronner le tout et favoriser cette surproduc-
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tion, des rabais pratiqués en faveur des gros acheteurs de denrées fourragères contribuant de toute évidence à aug- menter les inégalités de revenus entre les agriculteurs. Ainsi, malgré les discours qu'on tient sur l'aide et le soutien à apporter à l'agriculture, on fait ou on laisse faire tout ce qu'il faut pour obliger les petites et moyennes entreprises à fermer leurs portes et on accélère la tendance à l'élevage et à la production industriels et en même temps on semble le déplorer.
Alors voilà que l'initiative sur les denrées fourragères nous rappelle à la raison et nous place devant nos responsabili- tés car nous devons nous demander quelle agriculture nous voulons et aussi quel genre d'alimentation nous vou- lons promouvoir. Il ne faut pas oublier non plus que d'une façon générale, nous consommons trop et trop de viande en particulier et que pendant qu'une minorité se gave et gaspille, les autres, la majorité, se serre la ceinture et souf- fre de malnutrition ou de sous-alimentation. Il ne faut pas oublier non plus que la production de viande ainsi faite gas- pille les céréales car si une calorie de blé donne une calorie de pain, il faut environ sept calories végétales pour produire une seule calorie animale et au lieu que ce soit les per- sonnes elles-mêmes qui s'alimentent de céréales, le tiers de la production céréalière mondiale est destinée à l'alimen- tation du bétail dans les pays industrialisés.
Voilà encore un paradoxe et une contradiction. Nos efforts d'aide au développement et de lutte contre la faim dans les pays du tiers monde ne servent pas à grand-chose si d'un autre côté et en même temps les céréales produites dans ces pays servent à l'alimentation de nos animaux au lieu d'être consommées sur place d'abord par les indigènes des pays producteurs.
Il est donc grand temps de se raviser, de mettre un frein à de telles pratiques et c'est pourquoi je vous demande aussi de soutenir cette initiative qui va dans ce sens-là.
M. Teuscher: L'importation des denrées fourragères est l'une des causes principales si ce n'est la cause unique, des difficultés et du malaise de l'agriculture.
Au cours des quatre dernières années, la Suisse a utilisé 20 millions de quintaux de fourrage en moyenne dont 12 millions étaient des fourrages importés. La quantité de four- rage disponible s'établissant à un tel niveau, il serait absurde de produire des excédents et cela pour plusieurs raisons.
En 1980, par exemple, la formation d'excédents en produc- tion indigène a engendré des pertes de revenus de plus de 300 millions de francs à l'agriculture et pendant des années la Confédération a dépensé des centaines de millions pour ces excédents. A noter qu'en raison d'un blocage, aucune autorisation de construction d'étable n'est délivrée actuelle- ment, notamment en Suisse romande, aux exploitants qui souhaitent opérer une mise en valeur judicieuse du petit lait par exemple résultant de l'activité de fabrication des froma- geries locales, soit affourager ce petit lait à l'état humide. La menace de la surproduction de viande, créée par des productions industrielles servant de produits fourragers étrangers en est la cause. Pourtant, ce serait déjà une énorme économie pour le compte laitier. De plus, comment comprendre que dans maintes régions la production laitière soit tenue, en raison du contingentement, de rester en deçà des 4000 kilos par hectare alors que l'exploitant qui assure une gestion rationnelle de son domaine et dispose d'un rendement moyen peut produire aisément plus de 5000 kilos de lait en utilisant la seule production fourragère dont il dispose en propre. Hélas, dans sa finalité, elle est neutrali- sée par l'importation. Limiter la production de fourrage dans l'exploitation suisse plus sévèrement que l'importation de fourrage, alors que le degré d'autosuffisance atteint en chiffre net un peu plus de 50 pour cent, est insensé et va à l'encontre du principe postulant la nécessité d'accorder la priorité à la production de fourrage sur l'exploitation du pays.
Nous ne pouvons rester indifférents au fait que trois ou quatre exploitations disparaissent par jour, exploitations
dont nous dépendons pour assurer l'approvisionnement de notre population au cas où une crise perturberait l'importa- tion des fourrages, qui assurent la conservation du milieu naturel, qui permettent de maintenir une population mini- male dans l'espace rural.
Alors que, dans le même temps, de grandes entreprises industrielles dont l'activité est indépendante de l'exploita- tion agricole du sol, qui ne participent pas à l'économie communautaire et qui réalisent un revenu plusieurs fois supérieur au revenu moyen obtenu dans l'exploitation agri- cole qui peuvent se permettre de recourir à un service juri- dique pour trouver des subterfuges leur permettant de scinder leur exploitation en plusieurs unités et ce faisant tourner la loi sur la prescription des effectifs maximaux l'ajoute leur organisation en société sous diverses formes avec les avantages fiscaux considérables que cela com- porte.
En terminant, je voudrais souligner qu'il est faux de dire que l'initiative sur les denrées fourragères va contre les intérêts des petites exploitations. Au contraire, au chiffre 3, le texte de l'initiative précise que «les exploitations agricoles doi- vent bénéficier d'une priorité en matière d'achat et d'attri- bution des fourrages s'ils exploitent soit un petit domaine, soit un domaine de fourrage de taille moyenne répondant à des critères à définir».
Enfin, cette initiative répond à une volonté de la paysannerie qui ne veut pas que le sol suisse soit délaissé et mal cultivé. La perte de 100 000 agriculteurs en vingt ans est inquié- tante. La loi sur l'agriculture est claire, elle postule une agri- culture saine et forte et il s'agit de faire le nécessaire avant qu'il soit trop tard. Aussi, je vous prie de suivre la majorité de la commission et d'accepter cette initiative populaire.
Nebiker: Zuerst zu meiner persönlichen Interessenlage: Ich bin aus zwei Gründen an dieser Initiative interessiert, einer- seits als Mitinhaber einer Firma, die die «bösen» Importfut- termittel verarbeitet und verkauft und andererseits als prak- tischer Landwirt und Produzent.
Als Futtermittelfabrikant sollte ich eigentlich für die Initiative sein, denn nichts wäre schöner, als etwas zu verarbeiten und zu verkaufen, das vom Staat bewirtschaftet wird. Dann würden die Margen stimmen, und ich müsste mich auch nicht mehr mit der Konkurrenz herumschlagen. Aber als praktischer Landwirt bin ich dagegen. Es besteht nun genü- gend Administration in der Landwirtschaft. Wir haben da genügend Leute in der Landwirtschaft, die uns sagen wol- len, wie man bauern soll. Es sollte eigentlich in der Land- wirtschaft nur Leute geben, die tatsächlich bauern, und nicht solche, die nur sagen, wie man es machen sollte.
Mir genügt die Motion der CVP-Fraktion und die Absicht des Bundesrates, das Landwirtschaftsgesetz nochmals zu revidieren. Ich spreche zu dieser Futtermittelinitiative also nicht nur aus der Interessenlage heraus; sondern gerade diese Interessen geben mir zweifellos auch eine gewisse Berechtigung und eine gewisse Sachkenntnis.
Die Ziele der Initiative, die Erhaltung der bäuerlichen Betriebe und die Produktion auf landeseigener, betriebsei- gener Futterbasis, sind zweifellos richtig und populär. Dagegen kann man nicht sein. Aber mit den Massnahmen die die Initiative vorsieht, geht das nicht. Die Initiative ist nicht zielkonform, sie weckt falsche Hoffnungen bei den Bauern und Produzenten. Da hat man ihnen etwas vorge- macht in bezug auf die industrielle Produktion, aber die Mit- tel dagegen, die gibt man dann in der Initiative überhaupt nicht. Nur deshalb, weil man ihnen etwas vorspielte, war es überhaupt möglich, die notwendigen Unterschriften zusam- menzubringen. In der Landwirtschaft selbst ist diese Initia- tive äusserst umstritten. Gerade Landwirte, die' auch Schweine oder Geflügel erzeugen, wollen von den Mass- nahmen im Rahmen dieser Initiative nichts wissen.
Namentlich werden falsche Hoffnungen geweckt, man könne mit der Initiative die Überschussproduktion lenken. Das ist nicht möglich. Der Beweis wurde erbracht. Seit 1973 sind die Futtermittelimporte von 1,4 Millionen Tonnen auf weniger als 1 Million Tonnen heruntergegangen. In der glei-
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. chen Zeit hat die tierische Produktion in allen Bereichen zugenommen. Die Zunahme beruht also nicht auf den importierten Futtermitteln, sondern auf den im Inland erzeugten Futtermitteln, auf den Erfolgen der Tierzucht, auf der Leistungsfähigkeit und dem Leistungswillen der Bauern usw. Nicht diese importierten Futtermittel sind Ursache der Produktionszunahme.
Ich bin namentlich aus drei Gründen gegen die Initiative. Der erste Grund ist hauptsächlich politisch. Der Bauer sollte noch einigermassen ein selbständiger Unternehmer sein. Man sollte ihn nicht überall bevormunden. Es genügt, wenn man ihm sagt, von einem Produkt könne man nur eine bestimmte Menge erzeugen. Aber man muss ihm nicht gleichzeitig noch sagen, wie er dieses Produkt zu erzeugen hat. Dann würde man ihn ja zweifach kontrollieren. Wo bleibt dann noch die unternehmerische Freiheit und der Unternehmungswille der Bauern, wenn man ihn sowohl bei den Produktionsmitteln als auch beim Endprodukt kontrol- lieren will? Die gesetzlichen und verfassungsmässigen Grundlagen genügen heute absolut, um die landwirtschaft- liche Produktion im Griff zu behalten. Und ich bin dafür, dass man im Sinne der Motion der CVP eine gewisse Revi- sion vornimmt.
Auch betriebswirtschaftliche Gründe sprechen dagegen: Die Produktionslenkung ist an sich unbestritten. Preisga- rantien führen automatisch zu Überschussproduktion. Die Lenkung muss aber, wenn schon, möglichst einfach erfol- gen, an einer Stelle, am besten beim Endprodukt, wie bei- spielsweise bei der Milch, beim Raps oder bei den Zucker- rüben. Keinem Mensch kommt es in den Sinn, neben einem flächenbezogenen Zuckerrübenkontingent noch eine Kon- tingentierung der Düngemittel einzuführen, damit allenfalls die Zuckerrübenproduktion im Griff gehalten werden kann. Aber genau das wollen sie mit der Initiative.
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Die Initiative hat so viele Fehler, dass natürlich fünf Minuten Redezeit nicht ausreichen, diese aufzuzeigen. Ich bean- trage Ihnen zusammenfassend, die Initiative abzulehnen. Denn der Teufel liegt nämlich im Detail. Die Initiative ist nicht realisierbar, so wie das hier verlangt wird. Man könnte auch sagen: Nehmt. doch die Initiative an, es passiert nichts, man kann nämlich gesetzlich gar nicht durchführen, was verlangt wird. Aber ich bin für eine saubere Politik, also zum Nein zur Initiative und zum Ja zu den Vorschlägen des Bundesrates.
Oehen: Im Gegensatz zu meinem Vorredner spreche ich nicht als Bauer, sondern als Politiker, der, weil er Bauer ist, etwas von der Materie versteht.
Es kann kein Zweifel bestehen: eine grosse Mehrheit des Schweizervolkes ist sich der Bedeutung der Landwirtschaft als Garant für die Versorgung des Landes mit Lebensmit- teln in Notzeiten und für die Pflege der Umwelt völlig bewusst und willens, die entsprechenden Leistungen für die Landwirtschaft zu erbringen. Die grosse Mehrheit ist sich auch bewusst, dass die Möglichkeiten des Weltmark- tes nicht einfach brutal ausgenützt werden dürfen, soll der landwirtschaftlichen Bevölkerung im Industriestaat ein wirt- schaftliches Überleben in Friedenszeiten ermöglicht und gesichert werden. Trotzdem findet in der Landwirtschaft seit Jahren ein Totschrumpfungsprozess statt, der zum vor- neherein die Erfüllung ihrer beiden Hauptaufgaben in Frage stellt. Wenn sich nicht eine ausreichende Zahl Menschen mit der Pflege des Bodens beschäftigt, ist vor allem in Not- zeiten eine ausreichende Bearbeitung einfach unmöglich.
In meiner Interpellation vom 28. Januar unter dem Titel «Ausblutung der Landwirtschaft» habe ich die Probleme unter dem Blickwinkel der andauernd sinkenden Kaufkraft der landwirtschaftlichen Produkte zur Diskussion gestellt. Wenn der Bundesrat dort, zweifellos auf Empfehlung der Abteilung für Landwirtschaft, unter anderem antwortet: «Der Artikel 29 des Landwirtschaftsgesetzes bildet keine Garantie für kostendeckende Preise, er setzt vielmehr, ver- bunden mit bestimmten Voraussetzungen, ein Ziel», so zeigt er, dass er ein weiteres Schrumpfen der landwirt- schaftlichen Bevölkerung in Kauf zu nehmen gewillt ist. Ich
bin übrigens wirklich der Meinung, der Bauer habe einen Rechtsanspruch auf eine angemessene Entschädigung, dies wenigstens so lange, als die übrige Bevölkerung für sich eine solche Entschädigung, d. h. den Teuerungsaus- gleich, als selbstverständlich fordert und auch erhält. Wenn der Bundesrat im weiteren behauptet, die Abwanderung hätte nichts mit Ausblutung zu tun, so verkennt er meines Erachtens die Situation in der Landwirtschaft. Ich frage mich, ob er sich seine Informationen lediglich aus über- durchschnittlich grossen, arrondierten Betrieben in den besseren Landwirtschaftsgebieten der Westschweiz und des Mittellandes holt. Die sogenannten Fortschritte, die der Bundesrat ins Feld führt, finden ihr Pendant in zahlreichen Negativpositionen, wie zum Beispiel der steigenden Ver- schuldung, der unerwünschten Ausdehnung der einseitigen Betriebsformen mit entsprechender Intensivierung der Anwendung chemischer Hilfsmittel, in brutalen Tierhal- tungsformen, in unwürdiger Überlastung der landwirtschaft- lichen Bevölkerung. Das trotzdem steigende Interesse am Bauernberuf hat nichts, aber auch gar nichts mit den Ver- dienstmöglichkeiten zu tun, sehr viel aber mit der für allzu viele Menschen unbefriedigenden Arbeit in der industriali- sierten Gesellschaft.
Herr Kollega Geissbühler sprach vom Anspruch der Betriebe auf Wachstum. Diese Aussage zeigt einen gravie- renden Irrtum bei der Situationsanalyse und logischerweise bei der vorgeschlagenen Behandlungsmethode auf. Wieso ist Wachstum zur Erhaltung der Betriebe nötig? Doch ein- fach deshalb, weil die Kaufkraft der Produkte andauernd sinkt und weil deshalb ein andauernder Rationalisierungs- zwang besteht. Die unter dem Durchschnitt liegenden Betriebe können tatsächlich nur überleben, wenn ihnen ein Dauerwachstum ermöglicht wird. Deshalb die starke Nach- frage nach Pachtland, deshalb der Zukauf von Futtermitteln. Dass dies zu Fehlentwicklungen führen muss, liegt doch auf der Hand.
Ein Wort noch zur Volksinitiative. Jene, die mit Hilfe der Importfuttermittel ihre Existenz sicherten oder gar einen lukrativen Betrieb, also der industrialisierten Tierhaltung, aufbauten, sind meines Erachtens nicht zu verurteilen. Sie haben lediglich systemgerecht gehandelt. Es ist aber fest- zustellen, dass damit zu vielen kleineren Betrieben die Exi- stenzgrundlage entzogen wird und die Ziele der Landwirt- schaftspolitik überhaupt unerfüllbar werden. Meines Erach- tens ist die Initiative trotz aller Mängel, die man immer fin- det, einfach notwendig. Wir müssen uns aber bewusst sein, dass die Grundprobleme, die ich hier nur schlaglichtartig skizzieren konnte, nicht gelöst werden. Bei einer unverän- derten Fortführung der bisherigen bundesrätlichen Politik ist kein Ende der Gesund- oder Totschrumpfung in der Landwirtschaft abzusehen. Immer grössere Betriebe rut- schen in die roten Zahlen, immer weniger Menschen kön- nen in der Landwirtschaft ein Auskommen finden, dies, während auch für unser Land die Phase der Überbeschäfti- gung in eine der Massenarbeitslosigkeit überzugehen droht. Bessere Preise und der regelmässige volle Ausgleich der Teuerung würden einen Abbau des Rationalisierungs- drucks, d. h. das Ende des Wachstumszwangs, bedeuten. Dass damit auch die Verwertungsprobleme einzelner Pro- dukte kleiner würden, liegt auf der Hand.
Trotz der einschränkenden Bemerkungen empfehle ich Ihnen dringend, der Initiative im Sinne unserer Kommission zuzustimmen.
Hofmann: Kollege Zwygart und Kollege Jung haben sich für eine Revision des Landwirtschaftsgesetzes, aber gegen die Initiative ausgesprochen. Es ist hier zu unterstreichen, dass kein anderer Weg möglich war, als der Weg über die Verfas- sungsinitiative, um zu einer Gesetzesrevision zu kommen. Ob diese Revision genügend weit gehen wird, wissen wir zurzeit noch nicht; deshalb müssen wir an der Initiative fest- halten.
Von seiten der Freisinnigen hat man sich auch für eine rasche Revision des Landwirtschaftsgesetzes ausgespro- chen. Wir sind dankbar, wenn diese Revision im Sinne der
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Futtermittelimporte. Volksinitiative
Initiative erfolgt. Wir haben aber auf der anderen Seite bereits die Widerstände festgestellt. Auf der einen Seite ist es anerkennenswert, dass Herr Bundesrat Honegger sich für eine Revision des Landwirtschaftsgesetzes im Sinne der Initiative bemüht. Wir haben aber erstens Widerstände innerhalb der Bundesverwaltung, zum Beispiel beim Bun- desamt für Landwirtschaft, wo ein Vizedirektor laufend Arti- kel für die industrielle Tierproduktion publiziert und sich damit gegen die bäuerliche Tierhaltung ausspricht. Sodann haben wir die Widerstände zu spüren bekommen von seiten des Futtermittelhandels, so von Kollege Schwarz. Auch Kol- lege Nebiker verdient voraussichtlich mehr als Futtermittel- händler, als er wahrscheinlich in der Landwirtschaft ver- dient.
Lange hat man gesagt, man solle einmal bei der Milch für Ordnung schauen, beim Fleisch werde man dann schon Ordnung schaffen. Wir müssen aber heute feststellen, dass wir erstens im Fleischsektor nach wie vor eine Überschuss-
1 produktion haben. Wir haben zweitens nach wie vor Preis- zusammenbrüche. Wir haben drittens nach wie vor den Konzentrationsprozess, indem bäuerliche Familienbetriebe verschwinden, währenddem bodenunabhängige Betriebe, die in Zeiten der Not keinen Beitrag zur Ernährung des Schweizervolkes leisten können, florieren. Ich glaube, es ist an der Zeit, zum Ausdruck zu bringen, dass in dieser Ange- legenheit nun einmal Ordnung geschaffen werden muss. Auch der Ständerat muss ja die Vorlage noch beraten. Wenn der Nationalrat der Initiative mehrheitlich zustimmt, bringen wir auch gegenüber dem Ständerat unseren Willen zur Behebung der Missstände zum Ausdruck. Wenn dann die Gesetzesrevision so verläuft, dass man sagen kann, der Initiativtext sei abgedeckt, können wir immer noch die In- itiative zurückziehen.
Nun hat Herr Massy erklärt, er sei gegen Absatz 3 der Initia- tive, weil sie eine Zuteilung der Futtermittel fordere. Dazu muss ich doch ganz klar sagen, dass die Initiative die Alter- native offenlässt, ob man den Weg über die Gewährung von Beiträgen gehen will oder den Weg über die Zuteilung der Futtermittel. Wir haben stets erklärt, eine Zuteilung der Fut- termittel solle das letzte Instrument sein, wenn alle anderen versagen. Ich kann deshalb nicht verstehen, dass man eine solche Angst vor diesem allfälligen Instrument hat; wenn die anderen Instrumente genügen, braucht man diese Zuteilung ja gar nie vorzunehmen. Im übrigen wird in der Botschaft gesagt, eine allfällige Zuteilung von Futtermitteln würde eine Tierkontingentierung voraussetzen. Das ist falsch. Man möchte ja die Produktion auf der inländischen Futterbasis nicht hemmen, sondern die Überschüsse müs- sen beseitigt werden, indem wir nicht zu viele Futtermittel einführen. Im übrigen sagt die Initiative, man solle Futtermit- tel einführen und so weit als möglich veredeln, aber nicht Überschüsse einführen.
Es wurde von Kollege Schwarz ausgeführt, man wolle die Grosslandwirtschaft fördern. Die Initiative sagt doch ganz klar, man wolle beim Zukauf, also durch die Beiträge oder durch die Zuleitung, die bäuerlichen Produzenten und vor allem die aufstockungswürdigen Klein- und Mittelbetriebe begünstigen. Dass wir auch grösseren Betrieben im Gras- wirtschaftsgebiet Kraftfuttermittel zukommen lassen müs- sen, die nicht selbst Ackerbau betreiben können, ist selbst- verständlich.
Im Vordergrund der Beratungen stehen die Beiträge an die Tierhalter, und diese wünschen wir dringend. Gerade in der Botschaft wurde aber gesagt, dass diese Beiträge nicht ein- geführt worden sind, weil man dadurch eine weitere Über- schusssituation befürchtet. Das steht klar auf Seite 28 der Botschaft. Ich hoffe, dass man künftig diese Beiträge ein- führen und nicht sagen wird, es gebe dann noch mehr Überschüsse. Seinerzeit wurde erklärt, es genüge, wenn man durch die Beiträge nur die Kostenunterschiede aus- gleiche. Herr Kollege Nebiker hat das auch gesagt und sich dabei geirrt. Heute stellen wir fest, dass es nicht genügt, nur diese Kostenunterschiede auszugleichen, wenn wir ver- hüten wollen, dass die Klein- und Mittelbetriebe weiterhin zurückgehen.
Wenn die Futtermittelzufuhren gestört wären, müssten wir schon morgen Milch und Fleisch rationieren; wir könnten das Volk ungenügend ernähren. Deshalb müssen die bäuer- lichen Betriebe, die den eigenen Grund und Boden bewirt- schaften, im Vordergrund stehen. Was an Zusatzproduktion mit Importfutter möglich ist, wollen wir tätigen, aber in erster Linie in bäuerlichen Betrieben. Die Landwirtschaft hat es satt, immer wieder mit Überschüssen den Steuerzahler zu belasten; diese Belastungen werden ihr ja dann wieder angekreidet.
Eisenring: Ein Vorredner hat auf das Problem der zeitlichen Situation der Initiative hingewiesen. Ihre vorberatende Kom- mission, die in bezug auf ihre Zusammensetzung über eine weite Strecke einem erweitertem Vorstand des Bauernver- bandes gleichzusetzen wäre, hat der Initiative mehrheitlich zugestimmt. Deren Frist wird nun aber am 19. August 1982 ablaufen. Ob der Bundesrat die Botschaft etwas später oder früher zugeschickt hat, kann an dieser Stelle dahinge- stellt bleiben. Es herrscht nun aber bei gewissen Anhän- gern der Initiative die Meinung, dass diese, ob und wie sie auch aus den parlamentarischen Beratungen hervorgehen wird, als Damoklesschwert für die in Gang gesetzte Revi- sion des Landwirtschaftsgesetzes zu dienen hat. Das kann nun ganz einfach nicht in Frage kommen. Ich bitte den Bun- desrat dringend, die für das Initiativrecht massgeblichen Verfassungsbestimmungen strikte einzuhalten und damit zu demonstrieren, dass die Initiativen ihren Zweck im Rahmen des zeitlichen Ablaufes zu erfüllen haben und nachher nicht noch als politische Druckmittel eingesetzt werden können. Es ist völlig gleichgültig, ob die beiden Kammern zustim- men oder nicht, oder ob die Initiative überhaupt ohne Emp- fehlung an das Volk geht, es sei denn, die Urheber der In- itiative bequemen sich zum Rückzug. Hierzu scheint minde- stens vorerst die Bereitschaft nicht vorhanden zu sein. Ich orientiere mich hier insbesondere auch an einem hier nicht weiter zu zitierenden Artikel vom 8. März, den Herr Reich- ling als einer der Hauptsprecher der Initiative im Presse- dienst der Landwirtschaft veröffentlicht hat.
Die CVP-Motion hat lediglich das aufgenommen, was dem Bundesrat eigentlich vorschwebte. Nun ist wegen der Behandlung der Initiative Zeit verlorengegangen und nicht etwa wegen der Nichtbereitschaft des Bundesrates oder der Verwaltung. Sie werden das Problem, das hier unter diesen und jenen Aspekten aufgeworfen wird, nie lösen können. Sie erklären: Wir machen etwas für die Klein- und Mittelbetriebe. Da bin ich hundertprozentig dafür. Wenn Sie das aber tun wollen, dann können Sie den grösseren und Grossbetrieben in Zukunft einfach nicht mehr die gleichen Preise bezahlen bzw. die gleichen Richtpreise.
Die Erhaltung des Mittel- und Kleinbetriebes hat über den Preis zu erfolgen. Und hier müssen wir. zu einem ganz neuen Preissystem kommen. Mit den bisherigen Pauschal- lösungen, etwas modifiziert mit Beiträgen dieser oder jener Art, selbst Hügelbeiträge, wo es topfeben flach ist, treiben Sie keine Produktions-, sondern nur Preispolitik. Wir wer- den uns in Zukunft bei veränderter Wirtschaftslage auch einmal damit befassen müssen, woher die grossen preis- lichen Gefälle für Agrarprodukte gegenüber den doch mit gleichem Wetter arbeitenden Nachbarstaaten kommen. Auch diese Dinge sind unbedingt endlich einer näheren Analyse zu unterziehen.
Ich bitte Sie, die Initiative gemäss Antrag des Bundesrates zu verwerfen. Meine weitere Bitte geht aber dahin, dass der Bundesrat möglichst rasch den Abstimmungstermin fest- setzt, es sei denn, die Initianten heben die Initiative auf.
M. Baechtold: Nous avons eu, dans ce paisible canton de Vaud, une manifestation de l'Union des producteurs suisses de la région contre un gros importateur de céréales fourragères. Il n'y a pas eu d'effusion de sang; il n'y a eu qu'une effusion de purin, mais cette manifestation a trouvé son épilogue devant le Tribunal de simple police de Payerne et a montré assez bien, je crois, la colère des agriculteurs classiques et le danger que représentent pour eux les for-
Importation de denrées fourragères. Initiative populaire
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midables importateurs de céréales fourragères qui n'ont pas d'exploitation agricole mais fabriquent des porcs et des poulets. Il s'agissait en l'occurrence de Migros-Optigal, de Chesalles. Grâce à quelques partenaires, quelques agricul- teurs inféodés et complaisants qui prennent en charge tous les investissements et travaillent avec la marge de bénéfice décidée par Migros-Optigal, cette dernière dispose d'une masse de manœuvre considérable. Si, par exemple, le prix du porc monte ou baisse sur le marché international, Opti- gal peut diminuer sa production indigène pour obtenir un prix moyen plus bas et peut forcer au besoin à la baisse pour éliminer la concurrence. Un excellent paravent est le succès technique de ses installations: le contrôle strict de la qualité, la surveillance des éleveurs; l'envers, c'est la concentration de milliers de porcs, par exemple à Che- salles, dans une construction pratiquement sans terrain autour, ce qui pose des problèmes d'évacuation de fumier et d'hygiène des bêtes. L'envers, c'est naturellement aussi l'élimination progressive des concurrents.
Dans mon souvenir de cette audience, un autre facteur de la tension et de la colère de certains paysans est la puis- sance de certaines de ces organisations sur le plan de l'information. Elles disposent de journaux et de moyens que le paysan n'a pas et on connaît le point de vue de certaines de ces organisations: 50 000 exploitations paysannes devraient suffire en Suisse, donc 40 000 devraient disparaî- tre. L'exploitation familiale a fait son temps au profit de l'exploitation agricole dite rationnelle; recherche des grandes unités de production (5000 poulets tous les 45 jours; à Chesalles-Optigal, 6000 à 7000 porcs produits par année). De grandes unités doivent remplacer les petites. C'était autrefois la position dans l'Europe verte, vous vous en souvenez, de l'illustre Mansholt, qui, entre-temps, a vu où menaient cette conception, cette industrialisation de l'agriculture, cette incapacité d'absorber le chômage agri- cole, ce mythe de l'augmentation permanente de la produc- tion. Mansholt est revenu, lui, à une conception plus douce de l'agriculture, plus écologique, plus familiale aussi, et en même temps, il est assez intéressant de constater que ces mêmes milieux qui trouvent qu'il y a trop d'exploitations agricoles prétendent et affirment que le revenu net du pay- san suisse de plaine atteint une moyenne de 60 000 francs par an, en prenant notamment en considération dans leur appréciation ce qu'ils appellent la plus-value des terres, alors que la terre est, pour le paysan, un instrument de tra- vail. Mais ce que j'ai le mieux compris à travers le procès de Payerne est le fait qu'il y avait plus qu'une notion de concur- rence, qu'il y avait entre l'agriculteur - notamment le petit agriculteur - et les grands importateurs de céréales et fabri- cants de porcs à la chaîne une différence fondamentale de conception. Il y a en fait deux conceptions totalement diffé- rentes, deux modes de vie, deux idéaux qui s'affrontent. Tous nos villages, toute la notion de l'unité agricole fami- liale, toute la notion de géographie politique de nos cantons paysans sont mises en cause. Toute la philosophie rurale, je dirai celle que les autorités ont appuyée, encouragée, vantée, pendant des années, est remise en question. On a parfois l'impression, en parlant avec ces gros importateurs, que pour eux ce monde paysan-là doit disparaître et cela me paraît dangereux. Voilà pourquoi je me prononcerai en faveur de cette initiative populaire.
Bäumlin: Mit der grossen Mehrheit meiner Fraktion bin ich für Zustimmung zur Initiative.
Ein paar Bemerkungen zu Argumenten und Gegenargu- menten, die heute gefallen sind. Die Herren Zwygart und Steinegger haben vor allem verfassungsrechtliche Argu- mente geltend gemacht, die aber nicht durchschlagend sind. Es stimmt, dass vom Verfassungsrecht aus betrachtet die Initiative nicht nötig ist. Sie ist aber durchaus zulässig, und wenn sie zustande gekommen ist, dann einfach des- halb, weil wir keine Gesetzesinitiative haben. Sie ist voll zulässig, und in unserer Verfassung gibt es etliche Detail- vorschriften, die übrigens - ich erinnere etwa an die Steuer- tarife - auch aus Vorlagen stammen, die von den Räten ver-
abschieden worden sind. Es stimmt auch keineswegs, dass wir mit Verzögerungen zu rechnen haben, wenn die Initia- tive weiter behandelt wird. Mit der Gesetzgebungsarbeit kann und soll man trotzdem sofort anfangen bzw. weiterfah- ren.
Die Initiative ist nötig zur Beschränkung der Importe, auch wegen der Überschüsse (darüber ist genug gesagt wor- den). Wir Sozialdemokraten machen auch entwicklungspoli- tische Gründe geltend. Herr Schwarz, es stimmt zwar, dass die Importe nur zu einem kleinen Teil - soviel ich weiss zu 6 Prozent - direkt aus Entwicklungsländern kommen, indirekt kommt mehreres doch auch von daher. Und ich betone vor allem folgendes: Die Tatsache, dass 43 Prozent der Weltge- treideernte als Viehfutter in Industrieländern verwendet wird, weist auf einen höchst fragwürdigen Verteilungsme- chanismus in der Weltwirtschaftsordnung hin. Daran sind wir auch mitbeteiligt. Wir sollten uns mehr auf das konzen- trieren, was wir selber produzieren, auch im Sinne eines kleinen Beitrages zur Bekämpfung des Hungers in der Drit- ten Welt.
Nun, wichtig ist für mich auch die Stossrichtung der Initia- tive, die dahin geht, vor allem die echten Bauern, die kleinen und mittleren bäuerlichen Betriebe, mehr zu berücksichti- gen. Diese Stossrichtung verdient Unterstützung. Zu die- sem Punkt führe ich weiteres nicht aus; ich habe mich bei anderen Gelegenheiten schon mehrmals geäussert und meinen Standpunkt klargemacht.
Jetzt aber zu einem wichtigen Argument bzw. Gegenargu- ment. Es wird gesagt, wenn man die Rückführung der tieri- schen Produktion in echt bäuerliche Betriebe fördere und dabei besonders die kleinen und mittleren Bauern begün- stige, so werde sich das in höheren Preisen äussern, für die letztlich die Konsumenten aufzukommen hätten. Lassen wir uns von diesem Argument nicht abschrecken! Auch in Kon- sumentenkreisen sieht man ein, dass der möglichst tiefe Preis nicht das einzige Kriterium sein kann. Es kommt auf die Qualität an, die wir bei der Massenproduktion in Tierfa- briken vermissen, besonders weil dort Antibiotika und andere Pharmaka in grossen Mengen eingesetzt werden. Wir erwarten, dass die Ausführungsgesetzgebung sich auch mit der Qualität befassen wird.
Etwas weiteres: Heute ist ein grosser Teil unserer Mitbür- ger bereit, viel Geld auszugeben für allerhand sinnlosen Konsum, den wir uns durch die Reklame aufschwatzen las- sen, Konsum, für den wir viel Geld ausgeben. Andererseits ist der Anteil im Haushaltungsbudget für Grundnahrungs- mittel mehr und mehr zurückgegangen. Man soll dem Bau- ern den Preis bezahlen, auf den er Anspruch hat. Ist man dazu - bei gleichzeitigen Ausgaben für sinnlosen Konsum! - nicht bereit, dann stimmt in unseren Lebensgewohnheiten etwas einfach nicht mehr. Voraussetzung für unsere Zah- lungsbereitschaft sind freilich die gute Qualität der Pro- dukte wie auch vertretbare Produktionsbedingungen - ver- tretbar im Hinblick auf die Ökologie wie auch in einem gesellschaftspolitischen Sinne.
Das Freiheitsargument, das gewisse Bauern verwenden, ist ein seltsames Argument. Seien Sie froh, dass man Sie dabei nicht behaftet und die Landwirtschaft nicht einfach dem rauhen Wind der Handels- und Gewerbefreiheit aus- setzt. Die Konsequenzen, die sich daraus ergäben, sind uns allen klar.
Ich bin im übrigen der Meinung, dass wir mit der Initiative nicht einer übermässigen Bürokratie verfallen müssen. Wenn der Handel selber das seinige tut, und eine gerechte, vernünftige Zuteilung betreibt, erübrigt sich die Bürokratie. Im Zeitalter des Computers lassen sich im übrigen diese Probleme mit einfachen Methoden lösen. Das sind Gründe, die uns bewegen, der Initiative zuzustimmen, wenn auch gegen den Protest gewisser Leute.
Roth: Zuerst eine Vorbemerkung. Ich gehörte seinerzeit der Kommission an, die das Landwirtschaftsgesetz revidiert hat. Ich stelle heute fest, dass ungefähr die gleichen Leute, die damals den Vorschlag des Bundesrates nicht akzeptie- ren wollten, heute wieder auch diese Initiative ablehnen. Wir
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Futtermittelimporte. Volksinitiative
haben uns damals durchgerungen und kamen zu einer Mini- malrevision des Landwirtschaftsgesetzes. Diese Minimalre- vision hat auch wieder minimale Fortschritte gebracht. Der Direktor der Abteilung für Landwirtschaft hat mir beispiels- weise selber gesagt, dass im ersten Jahr der Inkraftsetzung der Abänderung des Artikels 19 290 000 Mastschweine mehr produziert wurden als im Vorjahr. Sie haben heute morgen von zwei Sprechern gehört, wie viele bäuerliche Schweinehaltungen in. dieser' Zeit aber eingegangen sind. Das zeigt doch ganz deutlich, dass diese 290 000 Schweine im ersten Jahr von den bisherigen Grossbetrieben noch aufgestockt wurden. Das ist doch die Situation. Etwas anderes kann man bei den tatsächlichen Verhältnissen nicht feststellen.
Herr Kollega Nussbauer hat in seinem Votum zur CVP- Motion gesagt, dass die im Jahre 1979 vorgenommene Revision verunglückt sei. Ich möchte Herrn Bundespräsi- dent Honegger fragen, ob er auch der Meinung sei, diese Revision sei verunglückt und allenfalls wo: in der Debatte oder beim Vollzug? Das möchte ich gerne wissen.
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Herr Nebiker und Herr Schwarz haben vom Teufel gespro- chen, der bei der Initiative in der Durchführung liege. Herr Nebiker: für uns Bauern liegt der Teufel bei Ihrem Interesse als Futtermittelhändler. Warum haben so viele Bauern sei- nerzeit diese Initiative unterzeichnet? Unser Kollege Hans- peter Fischer hat das seinerzeit deutlich gesagt: die Bauern hätten jetzt rechnen gelernt. Jetzt können sie's, und sie haben auch hier Überlegungen angestellt und erkannt, wohin die Situation mit den heutigen gesetzlichen Grundla- gen führt. Das muss doch gesagt werden. So dumm sind die Leute nicht gewesen, die diese Initiative unterzeichnet, geschweige dann jene, die sie vorgelegt haben.
Noch ein Wort zu den Importen. Es wurde auch gesagt, die Importe seien zurückgegangen; die Importfuttermittel seien nicht schuld an unserer Überproduktion, sondern die Mehr- produktion in unserem Land. Das muss doch ein Irrtum sein. Immer sind es die Importfuttermittel, die die Überpro- duktion herbringen, und hier muss nun endlich etwas geschehen. Ich stelle mich vollständig hinter die Ausführun- gen von Herrn Kollega Hofmann. Wenn wir die Gewissheit erhalten, dass über ein anderes Vorgehen das erreicht wer- den kann, was wir unbedingt haben müssen, dann können wir wahrscheinlich die Initiative zurückziehen. Aber dieses Problem steht seit 40, 50 Jahren an, und heute stehen wir vor der Stunde der Wahrheit: jetzt muss in diesem Sektor etwas geschehen. Die totale Freiheit bei der Verteilung der Futtermittel innerhalb des Landes geht wahrscheinlich in Zukunft nicht mehr. Deshalb bitte ich Sie, der' Initiative zuzustimmen.
M. Delamuraz: L'initiative populaire dont nous discutons les termes a en tout cas le grand mérite d'exister. Il est incon- testable qu'elle pose un problème important, je dirais même essentiel, pour notre agriculture et pour l'économie suisse en général. Ce problème - on s'accordera à le dire ici - est loin d'être réglé, et cette absence de solution crée des diffi- cultés substantielles à l'agriculture suisse, dans le secteur de la petite et de la moyenne exploitation en particulier. Premièrement, je vous demande si la solution suggérée par l'initiative populaire est adéquate.
Oui et non.
Oui, en ce sens que cette solution 'serait incontestablement préférable à l'absence de solution qui caractérise la situa- tion actuelle.
Non, en ce sens que l'on peut et que l'on doit trouver une solution plus équilibrée, plus nuancée, plus efficace parce que moins abrupte, moins limitative, moins lourdement administrative que la formule suggérée par l'initiative. Il nous faut bien trancher entre ce oui et ce non.
La majorité de la commission parlementaire opte pour le oui. Elle l'a dit avec éloquence par la voix de ses rappor- teurs. Je comprends votre commission, Monsieur le Prési- dent: elle souhaite - et nous souhaitons tous aussi - que l'on sorte d'une situation insatisfaisante et cela avant la fin du siècle! Toutefois, entre le moment où votre commission
a pris sa résolution et aujourd'hui, il s'est passé quelque chose. En effet, ce matin, nous avons adopté massivement une motion, et je n'ai pas à jouer «Madame Soleil» pour pré- dire que cette motion connaîtra un sort également favora- ble au Conseil des Etats. De surcroît, je constate que le Conseil fédéral a reçu favorablement cette motion, et qu'il n'a pas cédé à un réflexe consistant à en demander la relé- gation en tant que postulat. Certains orateurs ont lénifié tout à l'heure; du haut de cette tribune, en imaginant que cette motion était insuffisante, légère, mal adaptée. Je crois qu'ils ont tort et que l'existence même de cet élément nou- veau signifie que nous avons maintenant, non seulement l'espoir, mais la certitude que les choses vont évoluer, à bref délai, dans le sens que nous voulons. Dès lors, je ne lâche pas la proie pour l'ombre si je dis que la proposition de l'additif constitutionnel se révèle, dans cette situation nouvelle, superflue.
Il faut souhaiter que la vélocité que le gouvernement mettra à trouver résolument la solution dans le cadre constitution- nel actuel soit de nature à décider les initiants à retirer une initiative; celle-ci a eu, je le répète, le mérite de faire avan- cer des affaires trop longtemps immobiles mais on doit lui préférer une formule moins monolithique, moins absolue et mieux adaptée à la diversité des conditions de l'agriculture suisse.
Par conséquent, je voterai les conclusions de la minorité de la commission et du Conseil fédéral. C'est à mes yeux le véritable moyen, sinon le seul, de défendre d'une manière réaliste et adaptée, les intérêts profonds de l'agriculture et, en particulier, ceux de la petite et de la moyenne exploita- tion.
Räz: 1960 importierten wir 6 Millionen Zentner Kraftfutter. Heute ist es gut das Doppelte. Wir produzieren damit 2,5 Millionen Schweine und etwa 5 Millionen Zentner Kraftfut- termilch. Schon 1968 hatten wir Kontingentierungsmass- nahmen vollzogen, die dank der Disziplin der Bauern kurz- fristig aufgehoben werden konnten. Zum Dank dafür wur- den anschliessend masslose Importe von Magermilchpulver getätigt. Die Situation hat sich damals blitzartig verschlim- mert. Sie führte dazu, dass viele in der bezüglich Dringlich- keit der Massnahmen der Kraftfutterbewirtschaftung Priori- tät einräumten und die Milchkontingentierung als allerletzte Massnahme einstuften. Was geschah? Das Gegenteil. Schon 1977 hatten wir die Kontingentierung, und die Futter- mittelbewirtschaftung liess auf sich warten. Die Abwande- rung aus unseren Betrieben der Landwirtschaft ging unwei- gerlich fort. 50 Prozent der Betriebe verschwanden in die- ser Zeit, über 60 Prozent der Arbeitskräfte gaben in der gleichen Zeit ihre Tätigkeit in der Landwirtschaft auf. Die Verschuldung hat sich in dieser Zeit verdoppelt. Das Ein- kommen in der bäuerlichen Produktion ging zu einem gros- sen Teil in die industrielle Produktion. Dem Auftrag nach Verfassung und Gesetz entfernten wir uns immer mehr, d. h. der Vorsorge in Krisen- und Kriegszeiten. Das bestä- tigt uns der Ernährungsplan, der in den Kriegswirtschafts- schubladen liegt. Innerhalb kürzester Frist müssten wir 75 Prozent unserer Masttierbestände abschlachten, die pflanz- liche Produktion - ich erwähne nur die Kartoffeln - müsste von heute 23 000 Hektaren auf 78 000 erhöht werden. Eine vernünftige Bewirtschaftung der Kraftfutterimporte ist der einzige Schlüssel zur Bewältigung der dauernden Über- schusssituationen, der Strukturpolitik und der Siedlungs- politik, der Erhaltung von Arbeitsplätzen in den Randregio- nen und damit der Sicherstellung der Jungbrunnen für die Städte, Agglomerationen und anderen Berufe. Eine solche Bewirtschaftung ist auch der Schlüssel, um unsere Eigen- versorgungsbasis von heute nur 50 Prozent angemessen und vernünftig anzuheben. Wir dürfen nicht weiter initiative Bauern, die auf produktionseigener Basis produzieren, kon- tingentieren, nur weil sie dauernd durch Kraftfutterimporte und bodenunabhängige Produktion konkurrenziert und ver- drängt werden. Heute gilt es nun einmal Farbe zu beken- nen, welche Landwirtschaft wir für die Zukunft unserem Volke sichern wollen!
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Ich danke allen Kreisen, die diese gefährliche Entwicklung erkannt haben. Ich bitte Sie dringlich, dieser Initiative zuzu- stimmen; damit können die echten Probleme gelöst und dem Schweizervolk kann diese Landwirtschaft garantiert und gesichert werden, die es zu jeder Zeit ernährt, wie dies von Verfassung und Gesetz verlangt wird.
Kühne: Nachdem nun schon einiges gesagt worden ist, will ich mich auf einen einzigen Punkt beschränken, nämlich auf den der unternehmerischen Freiheit. Es ist unser aller Ziel, die Bauern ohne allzu viele Vorschriften wirtschaften zu las- sen. Leider haben wir in diesem Punkt nicht mehr den Ideal- zustand. Nun stellt sich die Frage: Was bringt mehr Admini- stration, die Ursachen- oder Symptombekämpfung? Symp- tombekämpfung betreiben wir zum Beispiel bei der Milch- kontingentierung. Die landeseigene Produktion untersteht den grössten Restriktionen und dem grössten Papierkrieg. Ich möchte Ihnen zwei Beispiele aus einer Milchgenossen- schaft im reinen Graswirtschaftsgebiet, aus der Abrech- nung eines Jahres, zitieren. Beispiel A: 10,7 Hektaren Land, Milchkontingent 40 800 Kilogramm, abgeliefert 41 900 Kilo- gramm, Überlieferung rund 1100 Kilogramm, entsprechen- der Abzug. Beispiel B: 17 Hektaren, Milchkontingent 58 600 Kilogramm, Überlieferung 3841 Kilogramm, Ablieferung 62 500 Kilogramm. Das sind doch Betriebe, bei diesen nied- rigen Ablieferungen je Flächeneinheit, die fast ausschliess- lich auf der einheimischen Futterbasis produzieren, und trotzdem sind sie in ihrer Produktion eingeschränkt! Es sind Betriebe in Gegenden ohne Alternativen; im Gegenteil, die Möglichkeit der Tieraufzucht ist eingeschränkt, da durch Zusatzkontingente andere Regionen bevorzugt werden! Einzige Produktionsalternative ist die Kälbermast mit Voll- milch, ohne Kuhbeiträge; dass ein entsprechendes Defizit entsteht, ist sicher!
Ich bin auch überzeugt, dass Futtermittelimporte und Milch- erzeugung mehr Zusammenhänge haben, als dies hier dar- getan wurde. Entsprechende Zahlen über die Futtermittel- verwendung in den Milchwirtschaftsbetrieben sind erhält- lich. Ich möchte namentlich Herrn Nebiker ersuchen, sich diese Zahlen einmal genauer anzusehen.
Den Vorwurf, die Bauern riefen selbst nach mehr Einschrän- kungen und Dirigismus, weise ich in aller Form zurück. Ich bin vom Gegenteil überzeugt. Wenn das importierte Über- schussproblem einmal im Griff ist, können wir verschiedene Vorschriften lockern. Die Gesetze des Marktes würden dann wieder bedeutend besser spielen.
M. Martin: Je suis tout d'abord très heureux que notre conseil ait accepté, à une large majorité, la motion du groupe PDC et surtout que le Conseil fédéral nous ait pro- posé cette acceptation. Il démontre par là sa volonté de trouver des solutions à ce serpent de mer qu'est l'importa- tion de denrées fourragères.
Mais, comme j'ai pu le rappeler tout à l'heure, cette motion ne touche pas, dans sa formulation, l'aspect particulier de la limitation de l'importation de fourrages. Or, il faut bien l'admettre, le succès impressionnant de l'initiative populaire est dû essentiellement à ce point précis plutôt qu'aux autres mesures proposées. Il est bon de rappeler aussi que depuis le lancement de l'initiative, c'est surtout au vu du succès obtenu par celle-ci que les mesures prises au plan gouvernemental ont eu d'heureux effets. Nous pensons essentiellement à la réduction volontaire des effectifs encouragée par le versement de contributions, mesures qui pourraient être accélérées par prélèvement de fonds sup- plémentaires, de même qu'à l'autorisation pour la construc- tion d'étables. Ces mesures judicieuses et allant dans la ligne choisie par les initiants sont lentes dans leur applica- tion et lentes surtout dans leurs effets pratiques. Cette len- teur, presque obligatoire, cause une impatience bien com- préhensible aux milieux concernés.
C'est aussi, comme l'a rappelé le président de la commis- sion, d'une manière très exhaustive, certains buts ou aspects de l'initiative qui n'ont pas toujours été abordés par les modifications de l'article 19 de la loi sur l'agriculture. Cet
article 19, clef de voûte de notre politique agricole, autorise et permet dans sa formulation les mesures proposées par les initiants. Il faut pour cela une volonté marquée de le faire. Le succès de l'initiative a démontré que dans son esprit elle plaît. Son acceptation par le peuple poserait une série de problèmes pratiques difficiles à résoudre, d'une part, et, d'autre part, inscrirait dans la constitution une obli- gation contraignante pour notre économie de marché. En effet, le côté interventionniste de l'Etat en serait renforcé, avec le cortège de mesures qui en découlent.
Je vous propose tout de même d'accepter l'initiative momentanément. En effet, cette position d'attente, qui est celle aussi du comité référendaire, donne au Conseil fédéral la possibilité de démontrer d'une manière bien précise s'il veut oui ou non modifier la loi sur l'agriculture dans le sens désiré. Sans vouloir reprendre la série de clichés, qui nous ont été servis à cette tribune ce matin, cette décision cor- respond aux intérêts et aux aspirations profondes de notre agriculture.
La décision du Conseil des Etats, d'une part, et la clause de retrait de l'initiative, d'autre part, sont les deux moyens de contrôler cette volonté, d'ici le printemps 1984, date prévue pour la votation populaire.
Biel: Ich möchte mich nicht mehr zu den verschiedenen Teufeln äussern, die hier zitiert worden sind. Ich glaube, das, was wesentlich zu sagen ist, was dahinter steckt, hat vor allem Herr Nebiker sehr deutlich gesagt. Aber es sind einige Behauptungen gefallen, die ich nicht so stehen las- sen kann.
Einmal zu unserem Kollegen Baechtold. Als Advokat sollte er ja wissen, bevor man etwas aufbaut, muss man zumin- dest zuerst einmal die Akten studieren. Er hat von einem genialen Unternehmen in Chesalles gesprochen, das mit den Weltmarktpreisen spiele und glänzend die Marktlage ausnütze. Ich habe weit entfernte Beziehungen zu jenem Unternehmen und bin eigentlich stolz darauf, dass er uns so viel zumutet. Nur muss ich ihn enttäuschen! Dieses Unternehmen in Chesalles hat mit Schweinemast direkt überhaupt nichts zu tun. Es ist nämlich ein Basiszuchtbe- trieb, der überhaupt keine Schweine für den Markt produ- ziert, sondern die Zuchttiere weitergibt an Bauern, die sie dann als Zuchttiere halten. Und jene Bauern geben dann die Tiere wieder weiter zur Mast. Es ist also nichts mit dem, was Sie erzählt haben - nur damit hier keine Märchen ent- stehen!
Nun zu unserem Professor aus dem Simmental, der sich sehr eingehend mit der Agrarpolitik befasst. Ich wundere mich über Sie, Herr Bäumlin, was Sie hier erzählt haben! Sie haben gesagt: der Konsument sei bereit, höhere Preise zu zahlen. Ich möchte Ihnen einmal empfehlen: Verkaufen Sie das teure Fleisch und schauen Sie dann, wie Sie es los wer- den. Dann das zweite, was Sie gesagt haben: Die Qualität müsse besser werden, um das gehe es! Ich bitte Sie: Sie haben hier in Bern eine Reihe bester Geschäfte, gehen Sie dorthin und stellen Sie fest, von was für einem Tier das Fleisch stammt. Sie haben nur beste Qualität. Sie wollen sicher nicht kommen und behaupten, Sie könnten hier keine Qualität kaufen. Dann erklären Sie mir, als gewiefter Professor, warum jetzt dieses Stück Fleisch qualitativ schlechter sei, Sie sähen es ihm ja an, weil es aus einem Grossbetrieb komme, und das andere, aus einem Betrieb, wie Sie ihn erträumen, sei qualitativ hochstehend. Wenn Sie das zustande bringen, dann könnte ich Ihnen bei uns eine Anstellung verschaffen, dann könnten wir nämlich sehr viel Laborarbeiten und anderes ersparen und wären immer im Konkurrenzvorteil, was die Qualität anbelangt! Es ist über- haupt keine Rede von einem Zusammenhang. Ob Sie einen kleinen bäuerlichen Mastbetrieb haben - wenn er modern ist wie zum Beispiel jener unseres Kollegen Roth - oder ob Sie doppelt; so viele Tiere halten: Sie halten sie genau gleich. Sie werden doch nicht behaupten wollen, Hans Roth habe eine schlechte Qualität. Die Kommission, die die Revi- sion des Landwirtschaftsgesetzes vorbereitete, hatte näm- lich Gelegenheit, den Speck bei Hans Roth zu testen, und
Futtermittelimporte. Volksinitiative
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der war ausgezeichnet. Das dürfen wir hier auch einmal sagen. Also kommen Sie bitte nicht mit solchen Dingen. Bei Annahme der Initiative wird die Qualität des Fleisches in der Schweiz bestimmt nicht besser, sein Preis aber wird zweifellos höher. .
Reichling: In diesen fünf Minuten kann ich die Grundsatz- fragen nur kurz zusammenfassen. Zunächst möchte ich den beiden Herren Referenten danken für die klare Darlegung des Problems.
Eine erste Frage: Genügt die Verfassungsgrundlage? Wir sind der Auffassung, aufgrund der heutigen Verfassung könnte das Landwirtschaftsgesetz so revidiert werden, dass unsere Ziele erreicht werden. Hingegen stellen wir fest, dass trotz jahrzehntelangem Widerstand des Schwei- zerischen Bauernverbandes die heutige Situation auf dieser Verfassungsgrundlage entstanden ist: nämlich eine starke Entwicklung der industriellen Tierproduktion aufgrund importierter Futtermittel. Diese haben der Landwirtschaft gewaltige Einkommensverluste verursacht. Das ist die Rea- lität der heutigen Vefassungsgrundlage. Warum konnte das nicht verhindert werden, wenn die Grundlage doch ausrei- chen soll? Hier möchte ich Herrn Bundespräsident Honeg- ger die konkrete Frage stellen: Wo findet sich in den Wirt- schaftsartikeln oder im Landwirtschaftsgesetz der Passus, der den Schutz einer bodenunabhängigen Veredlungspro- duktion auf der Grundlage importierter Futtermittel rechtfer- tigt? Aufgrund welchen Passus' rechtfertigt sich der heute getätigte Schutz dieser Produktion?
Leider konnten wir wegen der Einheit der Materie im Verfas- sungstext nicht unsere ganze Philosophie darstellen. Die von uns im Zusammenhang mit der Volksinitiative publizier- ten Zielsetzungen müssen deshalb mitberücksichtigt wer- den. Wir kämpfen nach wie vor überzeugt für diese Ziele. Wir wollen die Ausrichtung der Agrarpolitik auf die ursprünglichen Ziele der Wirtschaftsartikel und des Land- wirtschaftsgesetzes wiederherstellen. Die kürzliche Revi- sion war ein richtiger Schritt, aber ungenügend. Sie hat uns deshalb auch neue Probleme gebracht. Unser Ziel ist die Förderung der tierischen Produktion auf landeseigener Fut- tergrundlage zulasten der Produktion auf der Basis impor- tierter Futtermittel. Das sagen wir ganz klar. Zudem wollen wir die Produktion von Überschüssen aufgrund der impor- tierten Futtermittel vermeiden. Wir wollen in den eigentli- chen Graswirtschaftsgebieten die Verwertung der betriebs- eigenen Futtermittel im Interesse des Landesversorgung mit Milch und Fleisch soweit als möglich fördern. Das ackerfähige Land soll demgegenüber soweit als möglich für die Produktion von Schweine- und Geflügelfutter herange- zogen werden. Die Veredlungsproduktion auf betriebseige- ner Futtergrundlage - die sogenannte innere Aufstockung - soll möglichst wenig behindert werden; die äussere Auf- stockung mit zugekauften Futtermitteln soll den aufstok- kungswürdigen kleinen und mittleren Betrieben weitgehend vorbehalten bleiben. Das sind unsere Zielsetzungen.
Es geht uns nicht um eine zusätzliche Knebelung des Bauernstandes, wie es hier gesagt wurde. Ich bin auch der Auffassung: Wenn wir die äusseren Einflüsse ausschalten können, dann befreien wir die Landwirtschaft in der Produk- tion auf ihrem eigenen Boden. Es wäre etwa vergleichbar damit, wenn man unseren einheimischen Arbeitskräften Teilzeitarbeit aufzwingen wollte, damit möglichst viele billige ausländische Arbeitskräfte ins Land genommen werden können. Eine solche Politik würden weder Sie noch wir befürworten. Halten Sie Gegenrecht bei der Futtermittelbe- wirtschaftung.
Herr Bundespräsident Honegger, Sie haben uns die Absich- ten des Bundesrates umrissen. Wir danken Ihnen für die Bereitschaft zur Revision des Landwirtschaftsgesetzes. Wir werden nicht verfehlen, diese Vorschläge zu gegebener Zeit gründlich zu prüfen. Sie sind aber auch im Besitz meiner Anträge aus der vorberatenden Kommission, die klar aufzei- gen, was für Voraussetzungen wir für erfüllt halten müssen, damit die Volksinitiative zurückgezogen werden kann. Ich versichere Ihnen, dass wir alles in unserer Macht Stehende
unternehmen werden, um die weiteren Beratungen nicht zu verzögern. Ich hoffe, dass unser Rat eine beförderliche Revision des Landwirtschaftsgesetzes unterstützen werde. Ich erkläre ·hier deutlich: Ich bin bereit, den Initianten den Rückzug der Futtermittelinitiative zu beantragen, sobald mir die vorgenommenen Änderungen am Landwirtschaftsge- setz ausreichend erscheinen, um unsere Ziele (zusammen mit einem wohlgesinnten Bundesrat) verwirklichen zu kön- nen. Ich erkläre aber ebenso bestimmt: Mit blossen Ver- sprechungen geben wir uns nicht mehr zufrieden. Wir haben nun 20 Jahre gekämpft.
Ich bitte Sie, befürworten Sie die Annahme dieser Volksini- tiative vor Volk und Ständen; damit helfen Sie uns, fristge- recht und rasch die notwendigen Revisionsarbeiten in Gang zu bringen, im Dienste unserer Landesversorgung und unseres Bauernstandes.
M. Thevoz, rapporteur: Sans vouloir abuser de votre patience, je voudrais relever cependant que les orateurs qui se sont succédés à cette tribune ont, dans l'ensemble, confirmé les avis qui ont été émis en séance de commis- sion et auxquels nous avons déjà fait allusion dans notre rapport introductif. Je n'y reviendrai donc pas. Je confirme notre avis initial, à savoir que nous recommandons de dire oui à l'initiative populaire contre les importations abusives de fourrages. Réservant le sort final que le peuple fera à cette initiative s'il est appelé à voter, et ceci en toute indé- pendance, nous voulons ainsi affirmer notre volonté politi- que de voir appliquer pleinement la loi sur l'agriculture dans son esprit. C'est affirmer notamment notre volonté de voir remise à sa juste place - la première - la mise en valeur prioritaire du sol national par des exploitations à caractère agricole authentique de type familial. Tel est, à notre avis, le sens du oui que nous vous demandons en faveur de l'initia- tive. Cette initiative, on l'a relevé, a le mérite essentiel d'exister, et d'exercer une pression dans le sens que nous souhaitons en vue d'améliorer la loi sur l'agriculture.
Si, par hypothèse, notre commission avait, dans sa majo- rité, émis un préavis différent, cette pression, sans aucun doute, aurait été bien moins forte qu'elle ne l'est aujourd'hui. Je vous demande de dire «oui» à votre tour et de renforcer ainsi cette volonté de voir modifier la loi sur l'agriculture conformément à l'intérêt de l'agriculture et du pays.
Bundespräsident Honegger: Ich danke Ihnen für diese aus- giebige Landwirtschaftsdebatte. Ich glaube, es ist nicht mehr notwendig, dass ich Ihnen nochmals darlege, was in der Botschaft schon festgehalten ist. Ich nehme auch an, dass Ihre Meinungen weitgehend gemacht sind und dass Sie ein Anrecht darauf haben, ein geruhsames Wochenende anzutreten.
Aber Sie haben mir Fragen gestellt, die ich in der Redezeit, die auch Ihnen zugestanden worden ist, beantworten möchte.
Verschiedene Herren haben darauf aufmerksam gemacht, dass das Landwirtschaftsgesetz, insbesondere der Artikel 19, unbefriedigend sei. Darf ich Sie daran erinnern, dass die heutige Fassung des Artikels 19 Ihr Werk ist! Der Bundes- rat hatte Ihnen mit der Botschaft vom 22. Dezember 1976 etwas ganz anderes vorgeschlagen. Das Parlament hat in zweieinhalbjähriger Tätigkeit den heutigen Artikel 19 so umformuliert, wie er jetzt vor Ihnen liegt und der - das gebe ich gerne zu - nicht alle Probleme zu lösen vermag. .
Ich lese Ihnen vor, was der Bundesrat in der Botschaft vom Jahre 1976 zu diesen Problem in einem Artikel 19a (neu) vorgeschlagen hat: «Zur Lenkung der viehwirtschaftlichen Produktion ist der Bundesrat befugt, Beiträge an Tierhalter anszurichten. Die Beiträge sind nach der Zahl der je Betrieb gehaltenen Tiere und unter Beachtung der Besonderheiten der einzelnen Betriebszweige so festzusetzen, dass mög- lichst viel inländisches Futter eingesetzt wird und die bäuer- lichen Betriebe besonders gefördert werden.» Wenn Sie diesem Artikel damals zugestimmt hätten, so hätten Sie damit auch die heutige Debatte verhindern können - und
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Importation de denrées fourragères. Initiative populaire
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N 17 juin 1982
sehr wahrscheinlich auch diese Futtermittelinitiative. Hier ist nicht der Bundesrat schuld, sondern Ihr Rat bzw. beide Räte, die den Artikel 19 dann so gestaltet haben, dass unser Vorschlag nicht mehr aufgenommen wurde.
Wir sind mit dem Ziel der Initiative durchaus einverstanden. Das geht auch aus unserer Stellungnahme hervor. Die Mit- tel sind aber zum Teil umstritten. Wir sind indessen bereit, Teile der Initiative, die sogar über das hinausgehen, was in der Motion der CVP-Fraktion enthalten ist, in unsere eige- nen Vorschläge für eine Revision des Artikels 19 zu über- nehmen. Es gibt aber auch Dinge, die wir leider nicht über- nehmen können, und die für den Bundesrat der Grund waren, Ihnen die Ablehnung der Initiative vorzuschlagen: Es geht vor allem um die Frage der Futtermittelbewirtschaf- tung. Es ist eine Illusion, zu glauben, dass Sie mit der Fut- termittelbewirtschaftung die Tierproduktion regeln und len- ken können. Wenn Sie das wollen, dann braucht es eine Tierkontingentierung - genau gleich, wie wir die Milch kon- tingentiert haben. Und ich sage Ihnen hier, dass ich nicht bereit bin, solange ich noch etwas dazu zu sagen habe, die Tierkontingentierung einzuführen. Die Milchkontingentie- rung hat uns dermassen grosse Schwierigkeiten gebracht und eine so grosse Unruhe in der Landwirtschaft hervorge- rufen, dass ich alles daran setzen werde, dass wir nicht ein zweites Mal eine solche Kontingentierung bis zum letzten Bauern durchführen müssen. Leider ist eine Bewirtschaf- tung der Futtermittel nicht anders möglich, als dass Sie irgendein Verteilsystem akzeptieren. Ein Verteilsystem kann sich nur auf die Produktion der Tiere abstützen. Wenn Sie das wollen, dann braucht es eine Erhebung der Tierbe- stände, und es braucht eine laufende Kontrolle der Tierbe- stände bei den Bauern. Stellen Sie sich einmal vor, was das bedeutet.
Verschiedentlich wurde gesagt, wir führten immer noch zu viele Futtermittel ein. Wir haben in den ersten drei Monaten auf Drängen der Bauern, der kleinen, der mittleren und grossen, der Bergbauern und der Talbauern, ein Zusatzkon- tingent von 40 000 Tonnen Futtermittel zugestehen müssen. Ich will damit nur zeigen, wie die Verhältnisse sind und wie schwierig es ist, das Gesamtvolumen, das zur Regulierung der Fleischproduktion notwendig ist, von einem Jahr zum anderen festzulegen. Nicht der Bundesrat war der Meinung, wir müssten hier Zusatzkontingente eröffnen: es waren die Besonderheiten der ersten drei Monate dieses Jahres, die dazu geführt haben, dass wir auf Wunsch der Bauern die- ses Sonderkontingent eröffnen mussten. Sie können dar- aus erkennen, wie schwierig es ist, in diesem Futtermittel- bereich die Verhältnisse laufend richtig zu überblicken.
Herr Zwygart, Sie haben die Frage gestellt, wie die GGF dazu komme, 6 Rappen zugunsten des Schweizerischen Bauernverbandes abzuschöpfen. Das ist keine öffentlich- rechtliche Abmachung, sondern die Importeure, die unter- schrieben haben, erklärten sich zugunsten des Schweizeri- schen Bauernverbandes dazu bereit. Die Milchbauern kön- nen dies auch tun; beim Saatgut wird es auch gemacht. Bei der Fleischproduktion hat man nun den Umweg gefunden, dass man beim Import von den Futtermitteln zugunsten des Schweizerischen Bauernverbandes diese 6 Rappen pro Zentner abschöpft. Das ist also eine reine Dienstleistung der GGF. Sie wird nicht bezahlt; sondern es sind eben ein- fach die Importeure, die sich bereit erklärt haben, diesen Abzug in Kauf zu nehmen. Dieses Geld wird dann dem Schweizerischen Bauernverband überwiesen. Ich werde Gelegenheit haben, im Zusammenhang mit der Reorganisa- tion der GGF auf dieses Problem zurückzukommen.
Sie haben die Frage nach dem Fahrplan für die Revision des Artikels 19 gestellt. Der Bundesrat hat mir den Auftrag erteilt, diesen Artikel 19 zu überprüfen und den neuen Ver- hältnissen, zum Teil Ihren Wünschen und zum Teil den Wün- schen der Initianten entsprechend, anzupassen. Wir gehen sofort an die Arbeit. Ich hoffe, dass der Bundesrat die Bot- schaft in den ersten Monaten des Jahres 1983 verabschie- den kann, so dass Sie die entsprechenden Kommissionen in der Märzsession festlegen könnten.
Ich muss darauf aufmerksam machen, dass wir aufgrund
der Verfassung verpflichtet sind, bei Änderungen des Land- wirtschaftsgesetzes die zuständigen Organisationen und insbesondere auch die Kantone zu einem Vernehmlas- sungsverfahren einzuladen. Das braucht Zeit. Dafür müssen Sie drei bis vier Monate rechnen.
Der Termin für die allfällige Abstimmung (eine Frage, die Herr Eisenring gestellt hat): Der Bundesrat ist verpflichtet, wenn die Debatten in den beiden Räten abgeschlossen sind, sich zu überlegen, wann er die Volksinitiative Volk und Ständen unterbreiten will. Dieses Jahr wird das nicht mehr möglich sein. Ob es das nächste Jahr möglich sein wird, hängt noch von anderen Vorlagen ab, die vielleicht sogar dringender dem Volk unterbreitet werden müssen als diese Initiative. Herr Eisenring hat recht, wir werden hier auf jeden Fall nicht Rücksicht nehmen können auf die laufenden Debatten, parlamentarischen Initiativen usw. Bis heute hat der Bundesrat keinen Termin bestimmt.
Herr Reichling stellte die Frage, woher wir die Rechtferti- gung zum Schutze der Tierproduktion ohne eigene Futter- grundlage nehmen. Es gibt, glaube ich, keinen Artikel im Landwirtschaftsgesetz, der den ausdrücklichen Schutz ver- langt. Es gibt aber auch keinen Artikel, der diese «indu- strielle Tierproduktion» verbieten würde. Die Firmen, die das bis jetzt getan haben, stützen sich auf die Handels- und Gewerbefreiheit und verlangen keinen besonderen Schutz. Aber wir haben ja in dieser Richtung das eine oder das andere gemacht. So haben wir Höchstbestände festge- legt. Ob diese nochmals reduziert werden können - da mache ich ein Fragezeichen, weil sich damit die Frage der Enteignung und der Entschädigung stellt. Der Bundesrat war bisher der Meinung, dass wir die Höchstbestände nur soweit reduzieren können, als keine Entschädigungsfolgen für den Bund entstehen. Diese Frage wird aber jetzt, im Zusammenhang mit der Überprüfung des Artikels 19, sicher auch wieder aufgeworfen.
Ich bitte Sie, die Initiative abzulehnen.
Eintreten ist obligatorisch L'entrée en matière est acquise de plein droit
Detailberatung - Discussion par articles
Anträge siehe Seite 790 hiervor Propositions voir page 790 ci-devant
Titel und Ingress, Art. 1 Titre et préambule, art. 1
Angenommen - Adopté
Art. 2
Präsidentin: Die Kommission beantragt, die Initiative sei Volk und Ständen zur Annahme zu empfehlen. Der Bundes- rat beantragt Verwerfung.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag des Bundesrates
68 Stimmen 71 Stimmen
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes Dagegen
79 Stimmen 49 Stimmen
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Schluss der Sitzung um 12.25 Uhr La séance est levée à 12 h 25
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Futtermittelimporte. Volksinitiative Importation de denrées fourragères. Initiative populaire
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1982
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
08
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 81.047
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 17.06.1982 - 08:00
Date
Data
Seite
790-808
Page
Pagina
Ref. No
20 010 519
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