Beschwerde gegen die Überweisung zur Anklageerhebung abgewiesen

TACC 532/2010Kantonsgericht / Anklagekammer13.10.2010StrafrechtAbgewiesen

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

C.________ focht eine Verfügung eines Lausanner Untersuchungsrichters an, mit der er wegen Verleumdung, eventuell übler Nachrede, aufgrund der Anzeigen von R.________, L.________ SA und T.________ SA an das Sachgericht überwiesen wurde. Er machte hauptsächlich geltend, ihm müsse bereits jetzt gestattet werden, die Wahrheit und seinen guten Glauben zu beweisen. Das Tribunal d’accusation befand, dass das Dossier hinreichende Indizien für die Schuld enthalte, um die Überweisung zu rechtfertigen, dass ein solcher Entlastungsbeweis im Untersuchungsverfahren lediglich eine Möglichkeit sei und dass die Sache ohnehin nicht allein zur vorgängigen Beurteilung an die Untersuchung zurückgewiesen werden könne. Die Beschwerde wurde abgewiesen, die Überweisungsverfügung bestätigt und C.________ wurden Verfahrenskosten in Höhe von CHF 330 auferlegt.

Omnilex-Regeste

Art. 275, 294 let. f, 306 al. 3 CPP; Überweisung zur Anklageerhebung und Entlastungsbeweis in ehrverletzungsbezogenen Verfahren. Ein hinreichend untersuchtes Dossier, das Indizien für die Schuld enthält, rechtfertigt die Überweisung an das Sachgericht. Die beschuldigte Person hat keinen Anspruch darauf, dass der Untersuchungsrichter über Einwände der Wahrheit oder des guten Glaubens vorab entscheidet, nur weil entsprechende Beweise grundsätzlich bereits während der Untersuchung erbracht werden können. Der Entlastungsbeweis ist eine Möglichkeit, keine Pflicht; die Sache muss nicht zur Untersuchung zurückgewiesen werden, wenn die Beweise vor dem Sachgericht abgenommen werden können. Bei einer Verleumdungsklage ist der Entlastungsbeweis hinsichtlich des Hauptvorwurfs ausgeschlossen; die Verteidigung kann vor dem Sachgericht vorgebracht werden.

Gesamter Gesetzestext

301 TRIBUNAL CANTONAL 532 T R I B U N A L D ’ A C C U S A T I O N


Séance du 13 octobre 2010


Présidence de M. M E Y L A N , président Juges:M.Krieger et Mme Byrde Greffier :M. Müller


Art. 275, 294 let. f CPP Vu l'enquête n° PE09.000372-SJI instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre C., pour calomnie, subsidiairement diffamation, sur plaintes de R., de L.________ SA et de T.________ SA, vu l'ordonnance du 6 septembre 2010, par laquelle le magistrat instructeur a renvoyé le prénommé devant le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne comme accusé des infractions précitées, vu le recours exercé en temps utile par C.________ contre cette décision, vu le mémoire de T.________ SA, vu le mémoire de L.________ SA, vu le mémoire de R.________,

  • 2 - vu les pièces du dossier; attendu que l'enquête, suffisamment instruite, a révélé des indices de culpabilité justifiant que le recourant soit renvoyé en jugement sous les charges retenues contre lui par l'ordonnance attaquée (P. 4/2), que cette appréciation n'a pas à être motivée (art. 306 al. 3 CPP), que le recourant ne conteste d'ailleurs pas les indices à l'appui de l'ordonnance de renvoi, qu'il requiert uniquement de pouvoir faire la preuve de la vérité et de la bonne foi, que la preuve libératoire peut effectivement se faire au stade de l'enquête déjà (Favre / Pellet / Stoudmann, Code pénal annoté, Lausanne 2007, n. 3.4 ad art. 173 CP et les références citées), qu'il s'agit cependant d'une possibilité et non d'une obligation, qu'en outre, l'admission à la preuve libératoire, à ce stade de la procédure, suppose que la preuve de la vérité ou de la bonne foi puisse être rapportée de manière absolue devant le juge d'instruction, qu'en l'espèce, C.________ est accusé principalement de calomnie, ce qui exclut toute preuve libératoire, qu'au surplus, même s'il était admis à une telle preuve à ce stade de la procédure, l'appréciation de la valeur probante des éléments fournis par le prévenu paraît difficile sur la base du dossier uniquement, que l'on ne saurait retourner le dossier au juge d'instruction dans le but de se prononcer sur les preuves libératoires, à partir du moment où ces preuves pourront être administrées le cas échéant devant le Tribunal de police, qu'en conséquence, il appartiendra à C.________, s'il y est admis, d'apporter les preuves libératoires qu'il invoque devant l'autorité de jugement, que cette solution ne porte en rien atteinte aux droits de la défense du prévenu qui pourra faire valoir ses moyens devant le juge du fond; attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,

  • 3 - que les frais d'arrêt sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP).

Par ces motifs, le Tribunal d'accusation, statuant à huis clos : I. Rejette le recours. II. Confirme l'ordonnance. III. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs), sont mis à la charge de C.. IV. Déclare l'arrêt exécutoire. Le président : Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié aux conseils des parties, ainsi qu’au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète : -M. Marc-Antoine Aubert, avocat (pour C.), -M. Jacques Michod, avocat (pour R.), -M. Bernard Katz, avocat (pour L. SA), -M. Jean-Christophe Diserens, avocat (pour T.________ SA). Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à : -M. le Procureur général du canton de Vaud, -M. le Juge d'instruction cantonal.

  • 4 - Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). Le greffier :

Schlagwörter

calumnydefamationcommittal for trialliberatory prooftruth defensegood faithappeal costs

The appeal was rejected; the committal order remained in force because the file contained sufficient indicia of guilt and the accused could raise any liberatory defenses before the trial court.

The court held that the case was sufficiently investigated and that the existence of indicia of guilt justified committal. Liberatory proof may be possible already during the investigation, but it is only an option, not an obligation. In a calumny case, liberatory proof is in any event excluded on the main charge, and in the present procedural posture the assessment of such proof was not a reason to send the file back to the investigating judge.

The appellate costs of CHF 330 were charged to C.________.

As the appeal failed, the appellant had to bear the costs of the ruling.

Setzen Sie Ihre Recherche in ChatGPT oder Claude fort

Verbinden Sie Omnilex, um den Rechtskorpus über Ihren KI-Assistenten zu durchsuchen.