Beschwerde gutgeheissen; Nichtanhandnahme aufgehoben und Rückweisung zur Prüfung einer möglichen Anklage wegen Landfriedensbruchs

TACC 349/2010Kantonsgericht / Anklagekammer08.07.2010StrafrechtGutgeheissen

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

Das kantonale Anklagetribunal hiess die Beschwerde der Staatsanwaltschaft gegen die Nichtanhandnahme in einer Jugendstrafsache gut. Es befand, dass die Akten genügend Hinweise darauf enthielten, dass R.________ sich aktiv an einer Gruppenschlägerei beteiligt hatte, indem er einen Gegner mit einer Krücke schlug. Dies könnte einen Raufhandel im Sinne von Article 133 CP darstellen und wäre nicht vom besonderen Rechtfertigungsgrund für Notwehr oder das Trennen von Kämpfenden gedeckt. Die Nichtanhandnahme wurde aufgehoben und die Sache an den Präsidenten des Jugendgerichts zurückgewiesen, damit der Beschuldigte entsprechend angeklagt und ein neuer Abschlussentscheid erlassen werden könne. Die Beschwerdekosten von CHF 240 wurden dem Staat auferlegt.

Omnilex-Regeste

Art. 133 CP; Beteiligung an einem Raufhandel und Abgrenzung von Notwehr oder der Trennung von Kämpfenden; liegen in den Akten konkrete Hinweise auf eine aktive Beteiligung an einer Gruppenschlägerei vor, kann die Nichtanhandnahme nicht Bestand haben, wenn die beschuldigte Person noch nicht angeklagt wurde. Eine aktive Beteiligung liegt vor, wenn sich die Person durch offensives Verhalten in den Kampf einschaltet, namentlich indem sie sich bewaffnet und einen Gegner schlägt und so zur Eskalation und zur dem Raufhandel innewohnenden Gefahr beiträgt (E. 2). Der besondere Rechtfertigungsgrund nach Art. 133 para. 2 CP ist Fällen vorbehalten, in denen lediglich ein Angriff abgewehrt, eine andere Person verteidigt oder Kämpfende getrennt werden.

Gesamter Gesetzestext

301 TRIBUNAL CANTONAL 349 T R I B U N A L D ’ A C C U S A T I O N


Séance du 8 juillet 2010


Présidence de M. K R I E G E R , vice-président Juges:MM. Bosshard et Sauterel Greffier :M. Addor


Art. 58, 59 LJPM; 260, 294 let. f CPP Vu l'enquête n° PM09.020246-MRE instruite par le Président du Tribunal des mineurs contre R.________ pour lésions corporelles simples, sur plaintes de G., X. et V., vu l'ordonnance du 20 avril 2010, par laquelle le Président du Tribunal des mineurs a prononcé un non-lieu, frais à l'Etat, vu le recours exercé en temps utile par le MINISTERE PUBLIC contre cette décision, vu les pièces du dossier; attendu que le Ministère public soutient qu'R. aurait dû être accusé de rixe,

  • 2 - qu'aux termes de l'art. 133 al. 1 CP, celui qui aura pris part à une rixe ayant entraîné la mort d'une personne ou une lésion corporelle sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire, que cette disposition a été adoptée parce qu'il est souvent difficile, en pareilles circonstances, de prouver qui a tué ou blessé et pour éviter qu'un événement peut-être grave reste sans réaction sociale (Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, Berne 2002, n. 1 ad art. 133 CP, p. 193), que la rixe consiste en une altercation impliquant la présence active de trois personnes au moins (ATF 131 IV 150; ATF 106 IV 246), qu'en l'espèce, R.________ est mis en cause pour avoir pris part à une bagarre générale au cours de laquelle trois participants ont subi des lésions corporelles, le 6 décembre 2008 à Montreux (P. 501, p. 18), qu'il a déclaré qu'ayant reçu un ou deux coups de poing et se sentant agressé, il s'était emparé d'une béquille, déposée sur des escaliers, avec laquelle il avait frappé deux fois la même personne, d'abord au niveau des jambes, puis dans le bas du dos (P. 401, p. 2; P. 413), qu'il ne s'est donc pas contenté de repousser une attaque, de défendre autrui ou de séparer des combattants, au sens de l'art. 133 al. 2 CP, de sorte qu'il ne paraît pas pouvoir être mis au bénéfice du fait justificatif spécial prévu par cette disposition, qu'en s'armant d'un objet pour porter des coups à un adversaire, notamment dans le dos, l'intéressé a en effet manifesté son intention de prendre une part active à la bagarre, contribuant à alimenter le combat et à augmenter les risques propres à la rixe (ATF 131 IV 150 c. 2.1.2), qu'il existe par conséquent des indices tendant à démonter qu'R.________ a participé à une rixe au sens de l'art. 133 al. 1 CP, que le prénommé n'a toutefois pas été inculpé de cette infraction, qu'il appartiendra au premier juge de procéder à cette opération, puis de rendre une nouvelle décision de clôture;

  • 3 - attendu, en définitive, que le recours est admis et l'ordonnance annulée, que le dossier de la cause est renvoyé au Président du Tribunal des mineurs pour qu'il procède dans le sens des considérants, puis rende une nouvelle décision, que les frais d'arrêt sont laissés à la charge de l'Etat. Par ces motifs, le Tribunal d'accusation, statuant à huis clos : I. Admet le recours. II. Annule l'ordonnance. III. Renvoie le dossier de la cause au Président du Tribunal des mineurs pour qu'il procède dans le sens des considérants, puis rende une nouvelle décision. IV. Dit que les frais d'arrêt, par 240 fr. (deux cent quarante francs), sont laissés à la charge de l'Etat. V. Déclare l'arrêt exécutoire. Le président : Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié aux parties, ainsi qu’au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète : -M. [...] (pour R.), -M. G., -M. X., -M. V..

  • 4 - Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à : -M. le Procureur général du canton de Vaud, -M. le Juge d'instruction cantonal. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1

LTF). Le greffier :

Schlagwörter

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The appeal was well founded: the file contained sufficient indications that R.________ had participated in a riot and the matter had to be reassessed by the first judge.

A riot requires active participation of at least three persons. The accused described using a crutch to strike an adversary during a group fight, which went beyond mere self-defence or separation of fighters and showed active participation increasing the risks inherent in a riot.

Yes. The first judge had to proceed in accordance with the reasoning and issue a new closing decision.

Because the accused had not been charged with riot, the first instance had to carry out the necessary charging step before a new disposition could be issued.

The costs of the appellate decision were left to the State.

The appeal succeeded, so the court did not impose the costs on the appellant.

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