Présidence de M. M E Y L A N , président
Juges:MM. Krieger et Sauterel
Greffière:MmeBrabis
Art. 176, 296 CPP
Vu la plainte déposée le 2 mars 2010 par N.________ contre
inconnu,
vu l’ordonnance du 25 mars 2010, par laquelle le Juge
d’instruction de l’arrondissement de Lausanne a refusé de suivre à la
plainte et a mis les frais d'enquête, par 225 fr., à la charge de N.________
(dossier n° PE10.006601-PVA),
vu le recours exercé en temps utile par le prénommé contre
cette décision,
vu les pièces du dossier;
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attendu que N.________ a déposé plainte le 2 mars 2010
contre inconnu (P. 4/1),
que cette plainte est difficilement compréhensible,
que N.________ expose en substance que quelqu'un a
empoisonné un de ses joints de cannabis à l'aide d'une substance
indéterminée en août 2002,
qu'en outre, il soupçonne [...] de se livrer à des actes
d'espionnage, soit selon ses dires à "des activités de type réseau humain
sécuritaire", sur sa personne notamment,
que par courrier du 18 mars 2010, N.________ a confirmé sa
plainte déposée le 2 mars 2010 (P. 6/1),
que par ordonnance du 25 mars 2010, le magistrat instructeur
a refusé de suivre à la plainte, considérant que les faits relatés n'étaient
constitutifs d'aucune infraction pénale,
que conteste N.________ cette décision;
attendu que des motifs de fond ne justifient un refus de suivre
que s'ils permettent d'exclure d'emblée et avec certitude une
condamnation ou une déclaration de culpabilité (TACC, 15 décembre
1988/550; Bovay / Dupuis / Monnier / Moreillon / Piguet, Procédure pénale
vaudoise, 3
ème
éd., Bâle 2008, n. 1 ad art. 176 CPP, p. 201),
qu'en l'espèce, les faits dénoncés par le plaignant ne sont
constitutifs d'aucune infraction pénale,
qu'à tout le moins, il n'expose pas avec une clarté suffisante
quels éléments pourraient constituer un acte répréhensible,
que toute condamnation peut dès lors être exclue,
que c'est donc à juste titre que le magistrat instructeur a
refusé de suivre à la plainte du recourant;
attendu que le plaignant semble également invoquer une
violation de l'art. 159 CPP,
qu'en vertu de l'art. 159 al. 1 CPP, le plaignant et la partie
civile peuvent être astreints à supporter une partie des frais si l'équité
l'exige, notamment s'ils ont agi par dol, témérité ou légèreté ou s'ils ont
compliqué l'instruction,
qu'on ne peut parler de légèreté ou de témérité que dans les
cas où, après avoir consciencieusement pesé le pour et le contre,
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3 -
l'accusateur privé aurait dû s'abstenir de déposer plainte (Bovay / Dupuis /
Monnier / Moreillon / Piguet, op. cit., n. 2.4 ad art. 159 CPP, p. 175 et les
arrêts cités),
qu'en l'espèce, le plaignant a déjà déposé sept plaintes auprès
de l'Office d'instruction pénale de Lausanne depuis 2004, en plus de celle
déposée dans la présente cause,
que trois arrêts ont déjà été rendus par le Tribunal
d'accusation suite à trois refus de suivre rendus par le magistrat
instructeur concernant des plaintes du recourant dans lesquelles il
dénonçait des faits similaires (TACC, 19 septembre 2008/534; TACC, 9
juillet 2009/564; TACC, 8 septembre 2009/669),
que N.________ aurait dû dès lors s'abstenir de déposer une
nouvelle plainte, celle-ci pouvant dès lors être qualifiée de téméraire,
que c'est donc à juste titre que le magistrat instructeur a mis
les frais, par 225 fr., à la charge du plaignant;
attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance
confirmée,
que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant
(art. 307 CPP).
Par ces motifs,
le Tribunal d'accusation,
statuant à huis clos :
I. Rejette le recours.
II. Confirme l'ordonnance.
III. Dit que les frais d'arrêt, par 330 fr. (trois cent trente francs),
sont mis à la charge de N.________.
IV. Déclare l'arrêt exécutoire.
Le président : La greffière :
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4 -
Du
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié au recourant, ainsi qu’au Ministère public, par l'envoi d'une
copie complète :
-M. N.________.
Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète
à :
-M. le Procureur général du canton de Vaud,
-M. le Juge d'instruction cantonal.
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière
pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours
constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent
être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la
notification de l'expédition complète (art. 100
al. 1