Beschwerde gegen Klagebewilligung für unzulässig erklärt

CREC jj13-032731-360/2013Kantonsgericht / Zivilrekurskammer25.10.2013ZivilrechtAbgewiesen

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

X.________ erhob Beschwerde gegen eine von der Friedensrichterin in Lausanne zugunsten von A.________ ausgestellte Klagebewilligung. Die Zivilrekurskammer hielt die Eingabe vom 21. Oktober 2013 für unzulässig, da sie weder eine erkennbare Begründung noch Rechtsbegehren enthielt; diese Mängel konnten nicht durch Ansetzung einer Frist behoben werden. Das Gericht befand zudem, dass die Klagebewilligung keinen separat anfechtbaren, nicht leicht wiedergutzumachenden Nachteil bewirkte, da X.________ seine Argumente noch vor dem Sachrichter vorbringen konnte. Die Beschwerde wurde daher ohne Kosten- oder Parteientschädigung für unzulässig erklärt; der Entscheid der Vorinstanz blieb in Kraft.

Omnilex-Regeste

Art. 321 Abs. 1, 319 Bst. b Ziff. 2 und 322 Abs. 1 ZPO; Zulässigkeit der Beschwerde gegen eine Klagebewilligung. Die Beschwerde ist schriftlich einzureichen, verständlich zu begründen und muss Rechtsbegehren enthalten; das Fehlen einer Begründung oder von Rechtsbegehren stellt einen nicht behebbaren Mangel dar, der sich von blossen Formmängeln wie dem Fehlen der Unterschrift unterscheidet, die grundsätzlich allein behoben werden können (E. 3). Gegen eine Klagebewilligung ist kein gesetzlich ausdrücklich vorgesehenes separates Rechtsmittel gegeben; mangels einer besonderen Bestimmung ist ihre Anfechtung nur bei einem nicht leicht wiedergutzumachenden Nachteil im Sinne von Art. 319 Bst. b Ziff. 2 ZPO zulässig. Dies ist nicht der Fall, wenn der Beschwerdeführer seine Vorbringen noch vor dem Sachrichter geltend machen kann (E. 4).

Gesamter Gesetzestext

855 TRIBUNAL CANTONAL JJ13.032731-132116 360 C H A M B R E D E S R E C O U R S C I V I L E


Arrêt du 25 octobre 2013


Présidence de M. WINZAP, président Juges:MM. Colelough et Pellet Greffier :MmeLogoz


Art. 209, 319 let. b ch. 2, 321 al. 1 CPC La Chambre des recours civile du Tribunal cantonal prend séance pour statuer sur le recours interjeté par X., à Cugy, intimé, contre l’autorisation de procéder délivrée le 3 octobre 2013 par le Juge de paix du district de Lausanne dans la cause divisant le recourant d’avec A., à Froideville, requérante. Statuant à huis clos, la Chambre des recours civile voit :

  • 2 - E n f a i t e t e n d r o i t : 1.Par décision rendue le 3 octobre 2013, le Juge de paix du district de Lausanne a délivré à la requérante A.________ une autorisation de procéder dans le cadre du conflit l’opposant à l’intimé X.. 2.Par courrier adressé le 21 octobre 2013 à la Justice de paix du district de Lausanne, X. a déclaré s’opposer à cette décision ; il invitait le juge à prêter la plus grande attention à la correspondance jointe en annexe, adressée le 29 avril 2013 au conseil d’A.. X. n’a pas apposé sa signature manuscrite au pied de ce courrier. 3.Selon l’art. 321 al. 1 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272), le recours doit être introduit par un acte écrit et motivé. Pour que l'exigence de motivation soit remplie, l'autorité de recours doit en tout cas pouvoir comprendre ce qui est reproché au premier juge sans avoir à rechercher des griefs par elle-même, ce qui exige une certaine précision dans l'énoncé et la discussion des critiques formulées (CREC 24 août 2012/295; Jeandin, CPC commenté, 2011, n. 4 ad art. 321 CPC, et n. 3 ad art. 311 CPC par analogie).

Le recours doit en outre contenir, sous peine d'irrecevabilité, des conclusions en annulation ou au fond (Jeandin, op. cit., n. 5 ad art. 321 CPC), soit l’exposé de ce que la partie veut que le tribunal lui alloue dans sa décision (Tappy, CPC Commenté, 2011, n. 11 ad art. 221 CPC).

Si l'autorité de seconde instance peut impartir un délai au recourant pour rectifier des vices de forme, à l'instar de l'absence de signature, il ne saurait être remédié à un défaut de motivation ou à des conclusions déficientes, de tels vices n'étant pas d'ordre formel et affectant le recours de manière irréparable (CREC 15 octobre 2012/363 ; Jeandin, op. cit., n. 4 ad art. 321 CPC, et n. 5 ad art. 311 CPC par analogie).

  • 3 -

En l’espèce, le recours déposé le 21 octobre 2013 ne comporte aucune motivation, le recourant se bornant à inviter l’autorité judiciaire à prêter la plus grande attention à un courrier du 29 avril 2013 joint en copie, adressé au conseil de l’intimée. Cet acte n’indique en outre pas ce que le recourant demande à la cour de céans de prononcer.

Le recours, dépourvu de motivation et de conclusions, doit ainsi être déclaré irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’impartir au recourant un délai pour remédier à ces vices irréparables. 4.Aux termes de l'art. 319 CPC, le recours est recevable contre les décisions finales, incidentes et provisionnelles de première instance qui ne peuvent faire l'objet d'un appel (let. a), et contre les autres décisions et ordonnances d'instruction de première instance dans les cas prévus par la loi (let. b ch. 1) ou lorsqu'elles peuvent causer un préjudice difficilement réparable (let. b ch. 2). La notion de préjudice difficilement réparable vise un inconvénient de nature juridique ou des désavantages de fait, la notion devant toutefois être interprétée de manière exigeante, voire restrictive, sous peine d'ouvrir le recours à toute décision ou ordonnance d'instruction, ce que le législateur a clairement exclu (CREC 6 juillet 2012/247; CREC 22 mars 2012/117). Contrairement aux cas où le recours est expressément prévu par la loi, notamment à l'art. 110 CPC, qui instaure un recours séparé en matière de frais, le Code de procédure civile ne prévoit pas une telle voie contre l'autorisation de procéder selon l'art. 209 CPC. La recevabilité du recours contre un tel acte est donc subordonnée à l'existence d'un préjudice difficilement réparable au regard de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC (CREC 22 mars 2012/11; CREC 25 janvier 2012/29; CREC 13 octobre 2011/188; CREC 28 juin 2011/95; CREC 19 juillet 2011/108).

  • 4 - En l'espèce, le recourant n’est pas exposé à un tel préjudice, puisqu’il conserve la possibilité de faire valoir ses moyens devant le juge du fond. Un préjudice difficilement réparable fait donc défaut. Le recours est ainsi irrecevable pour ce motif également. 5.Au vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable en application de la procédure de l’art. 322 al. 1 CPC et la décision querellée confirmée.

L’arrêt peut être rendu sans frais (art. 10 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010; RSV 270.11.5]), ni dépens, l'intimée n'ayant pas été invitée à se déterminer. Par ces motifs, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal, statuant à huis clos, en application de l’art. 322 al. 1 CPC p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. II. L’arrêt, rendu sans frais ni dépens, est exécutoire.

  • 5 - Le président : Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à : -M. X., -M. Jean-Daniel Nicaty, agent d’affaires breveté (pour A.). La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30’000 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à : -Mme la Juge de paix du district de Lausanne. Le greffier :

Schlagwörter

appeal admissibilitymotivationconclusionsauthorization to proceedirreparable prejudicecivil procedure

No; the filing contained neither a sufficient motivation nor any request for relief.

Under Art. 321 CPC, the appeal must be written and motivated and must state conclusions. The court could not identify any complaint against the first judge or what relief was sought.

No as to the missing motivation and conclusions; those defects were irreparable.

Only formal defects such as absence of signature may be rectified. A total lack of motivation or conclusions is not a mere formal irregularity and cannot be remedied.

No; no difficult-to-repair prejudice was shown because the appellant could still raise his defenses before the trial judge.

A separate appeal is not expressly provided for an authorization to proceed, so admissibility depends on Art. 319 let. b ch. 2 CPC. The appellant retained the possibility to assert his arguments on the merits.

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