Beschwerde in einer Betreibungssache wegen Verspätung und fehlenden Rechtsschutzinteresses für unzulässig erklärt

CPF kc10-028056-285/2011Kantonsgericht / Schuldbetreibungs- und Konkurskammer10.08.2011Schuldbetreibungs- und KonkursrechtNichteintreten

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

N.________ focht einen Entscheid eines Friedensrichters in einem Betreibungsverfahren betreffend ein von I.________ gestelltes Rechtsöffnungsgesuch an. Das kantonale Gericht für Schuldbetreibung und Konkurs hielt fest, dass die Beschwerde deutlich nach Ablauf der 10-tägigen Frist eingereicht worden und zudem mangelhaft sei, weil sie keine Rechtsbegehren enthalte. Weiter befand es, dass N.________ kein Interesse an der Beschwerde habe, da er bereits vor erster Instanz obsiegt hatte: Das Rechtsöffnungsgesuch war abgewiesen und die Kosten waren dem Gläubiger auferlegt worden. Die Beschwerde wurde daher für unzulässig erklärt, ohne Kosten und ohne Parteientschädigung.

Omnilex-Regeste

Art. 57 al. 1 LVLP, 58 al. 1 LVLP; art. 461 CPC-VD: Eine Beschwerde im summarischen Betreibungsverfahren ist unzulässig, wenn sie nach Ablauf der gesetzlichen 10-tägigen Frist eingereicht wird und keine Rechtsbegehren enthält. Die Beschwerdelegitimation setzt zudem ein aktuelles rechtliches Interesse voraus; wenn der erstinstanzliche Entscheid dem Standpunkt der beschwerdeführenden Partei bereits vollumfänglich entspricht, ist die Beschwerde mangels Interesses unzulässig. Das Fehlen auch nur einer dieser Zulässigkeitsvoraussetzungen genügt, um auf das Rechtsmittel nicht einzutreten (consid. 2).

Gesamter Gesetzestext

111 TRIBUNAL CANTONAL 285 C O U R D E S P O U R S U I T E S E T F A I L L I T E S


Arrêt du 10 août 2011


Présidence de M. H A C K , président Juges:Mme Carlsson et M. Sauterel Greffier :MmeDebétaz Ponnaz


Art. 57 al. 1 et 58 al. 1 LVLP; 461 CPC-VD Vu le prononcé rendu le 26 novembre 2010, à la suite de l'audience du 11 novembre 2010, par le Juge de paix du district de Lavaux- Oron, dans la poursuite n° 5'262'446 de l'Office des poursuites de Lausanne-Est exercée contre N., à Pully, à l'instance d'I., à Winterthur, représentée par son Service de l'encaissement, à [...], vu le prononcé motivé adressé pour notification aux parties le 7 février 2011, vu la déclaration de recours contre ce prononcé adressée au juge de paix par N.________ le 23 mars 2011;

  • 2 - attendu qu'en vertu de l'art. 405 al. 1 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008; RS 272 – entré en vigueur le 1 er janvier 2011), le recours est régi par les dispositions de procédure de la LVLP (loi vaudoise d'application de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite; RSV 280.05) dans sa rédaction en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010 (art. 45 ss LVLP) et par le CPC-VD (Code de procédure civile vaudoise; RSV 270.11), par renvoi de la LVLP; attendu que le recours déposé après l'expiration du délai de dix jours suivant la notification du prononcé motivé de première instance (art. 57 al. 1 LVLP), intervenue le 8 février 2011, selon les informations d'acheminement postal figurant au dossier, a été formé tardivement, qu'en outre, il consiste en une seule déclaration et ne comporte aucune conclusion, même implicite, conforme à l'art. 461 CPC- VD, applicable par renvoi de l'art. 58 al. 1 LVLP, qu'il est ainsi irrecevable; attendu qu'au surplus, l'existence d'un intérêt à recourir est requis pour l'exercice de toute voie de droit (ATF 130 III 102 c. 1.3, rés. in JT 2004 I 234; ATF 127 III 429 c. 1b, rés. in JT 2001 I 371; ATF 126 III 198 c. 2b; ATF 120 II 5 c. 2a, JT 1997 I 59), que l'absence d'un tel intérêt est sanctionnée par l'irrecevabilité du recours (CPF 16 janvier 2009/6; CPF, 4 août 2006/409; CPF, 7 octobre 2004/444), qu'en l'espèce, le premier juge a rejeté la requête de mainlevée déposée par I.________ dans la poursuite dirigée contre N.________ et mis les frais de justice à la charge de la partie poursuivante,

  • 3 - que le poursuivi N.________ a ainsi obtenu gain de cause et ne dispose dès lors d'aucun intérêt à recourir, que, pour ce motif également, son recours est irrecevable; attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais ni dépens. Par ces motifs, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. II. L’arrêt, rendu sans frais ni dépens, est exécutoire. Le président : La greffière : Du 10 août 2011 L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, prend date de ce jour. Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à : -M. N., -I., par son Service de l'encaissement, à [...].

  • 4 - La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 904 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à : -Mme le Juge de paix du district de Lavaux-Oron. La greffière :

Schlagwörter

debt enforcementmainlevéeappeal deadlineadmissibilitylegal interestprocedural requirements

The recourse was filed too late and, in any event, contained no conclusions as required.

The notification of the motivated ruling occurred on 8 February 2011, so the 10-day deadline had expired when the recourse was lodged on 23 March 2011. The filing was also a bare declaration without any conclusion, which is incompatible with the applicable procedural rules.

No legal interest to appeal existed because the appellant had won in the lower court.

The first judge rejected the creditor's request for mainlevée and charged costs to the creditor, so the debtor had obtained full success and therefore lacked standing interest in a further appeal.

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