Der Tod des Beschuldigten macht die Strafbeschwerde gegenstandslos

CCASS 451/2011Kantonsgericht / Strafkassationskammer07.04.2011StrafrechtÜbrige

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

In einem strafrechtlichen Kassationsverfahren betreffend eine Verurteilung wegen einfacher und schwerer Verkehrsregelverletzungen wurde das Gericht während der Berufungsverhandlung darüber informiert, dass der Beschuldigte am 2010-11-12 verstorben war. Nachdem das Konkursamt den Tod bestätigt hatte, hielt das Gericht fest, dass die strafrechtliche Verantwortlichkeit höchstpersönlich ist und nicht auf den Täter übergeht. Es erklärte daher das Urteil des Polizeirichters gegenüber dem Verstorbenen für nicht vollstreckbar und behandelte das Verfahren als gegenstandslos. Zudem setzte das Gericht die reduzierte Entschädigung des amtlichen Rechtsbeistands auf CHF 1,850.70 fest, zahlbar durch den Staat, und ordnete an, dass der Entscheid kostenfrei ergeht.

Omnilex-Regeste

Strafverfahren; Tod des Beschuldigten während des Rechtsmittelverfahrens: Mit dem Tod des Täters erlischt die Strafklage, da die strafrechtliche Verantwortlichkeit und die Strafe höchstpersönlicher Natur sind und nicht auf Erben oder Rechtsnachfolger übergehen (E. 1). Das angefochtene Urteil wird insoweit, als es den Verstorbenen betrifft, vollstreckungsunfähig; das Berufungsgericht kann sich darauf beschränken, vom Tod Kenntnis zu nehmen und das Verfahren als erledigt abzuschreiben. Der amtliche Rechtsbeistand hat weiterhin Anspruch auf eine angemessene Entschädigung für tatsächlich geleistete nützliche Arbeit; übermässige oder nicht sachdienliche Stunden können gekürzt werden (E. 2). Wird das Verfahren aus diesem Grund gegenstandslos, werden keine Gerichtskosten erhoben.

Gesamter Gesetzestext

607 TRIBUNAL CANTONAL 451 PE08.009318-DJA/MAO/DAC/vsm L E P R E S I D E N T D E L A C O U R D E C A S S A T I O N P E N A L E


Du 8 avril 2011


Présidence de M. C R E U X , président Greffier :M. Valentino


Vu le jugement rendu le 12 avril 2010 par lequel le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne a, notamment, constaté que M.________ s'était rendu coupable de violation simple et de violation grave des règles de la circulation (I), l'a condamné à une peine pécuniaire de trente jours-amende, la valeur du jour-amende étant fixée à 20 fr., et à une amende de 300 fr., convertible en quinze jours de peine privative de liberté de substitution en cas de non paiement fautif dans le délai qui sera imparti (II), a suspendu l'exécution de la peine pécuniaire et fixé au prénommé un délai d'épreuve de deux ans (III) et a mis les frais de justice par 1'805 fr. à sa charge (VI), vu le recours interjeté en temps utile contre ce jugement par le Ministère public et le recours joint déposé par M.________ dans le délai imparti à cet effet,

  • 2 - vu l'audience de recours du 22 novembre 2010 de la Cour de cassation pénale, à l'ouverture de laquelle Me Nicolas Rouiller, défenseur d'office de M., a annoncé le décès de son client, vu la décision de suspendre ladite audience pour permettre à Me Rouiller d'attester ses dires, vu le courrier du 20 janvier 2011 de l'Office des faillites de l'arrondissement de Lausanne, produit par Me Nicolas Rouiller en annexe à sa lettre du 24 janvier 2011, confirmant que M. est décédé le 12 novembre 2010; attendu qu'on ne peut exercer de poursuites pénales contre un mort ou ses héritiers, vu le caractère strictement personnel de la peine (Gérard Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, 2 ème éd. 2006, p. 644, n° 1007), que la responsabilité pénale ne survit pas à l'auteur de l'acte délictueux (Cour européenne des droits de l'homme, arrêt du 29 août 1997, Rec. 1997-V, n° 48), que le jugement rendu le 12 avril 2010 par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne n'est donc pas exécutoire, en tant qu'il concerne M., le décès de ce dernier ayant mis fin à l'action pénale, qu'au vu de ce qui précède, la cause est devenue sans objet; attendu qu'il y a lieu d'allouer une indemnité au défenseur d'office de M., qui a déposé un mémoire de recours joint en temps utile, que dans la liste des opérations qu'il a produite en annexe à sa lettre du 30 mars 2011, Me Rouiller requiert une indemnité de plus de

  • 3 - 3'330 fr., soit l'équivalent de 18 heures 30 de travail, ainsi que 36 fr. à titre de débours, qu'il apparaît toutefois exagéré de réclamer l'équivalent de 18 heures 30 pour une procédure de recours dans le cadre d'une affaire LCR jugée par un Tribunal de police dont le seul enjeu était, en l'espèce, la quotité de la peine pécuniaire, qu'il est par ailleurs injustifié de se prévaloir d'avoir consacré presque 12 heures pour procéder à des recherches et à la rédaction du recours joint en nullité, alors que l'argumentation du recourant était essentiellement appellatoire et que les conclusions en nullité prises dans un recours joint à un recours en réforme sont, de jurisprudence constante, irrecevables (Bovay/Dupuis/Monnier/ Moreillon/Piguet, Procédure pénale vaudoise, Code annoté, 3 e éd., Bâle 2008, n. 1.4 ad art. 411 CPP), que les opérations utiles à la présente procédure impliquaient une activité qui n'excédait pas 9 heures de travail, qu'il faut y ajouter le déplacement à la susdite audience, que tout bien considéré, c'est un montant de 1'720 fr. plus TVA qui doit être alloué à titre d'indemnité au défenseur d'office de M.________ pour la procédure de recours, que cette indemnité doit être laissée à la charge de l'Etat; attendu que la présente décision est rendue sans frais. Le Président de la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal: I. Prend acte du décès de M.________.

  • 4 - II. Dit que le jugement rendu le 12 avril 2010 par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne n'est pas exécutoire, en tant qu'il concerne M., le décès de ce dernier ayant mis fin à l'action pénale. III. Laisse l'indemnité due à Me Nicolas Rouiller, défenseur d'office de M., arrêtée à 1'850 fr. 70, à la charge de l'Etat. IV. Dit que la présente décision, rendue sans frais, est exécutoire. Le président :Le greffier : Du La décision qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifiée à : -Me Nicolas Rouiller, avocat (pour M.________), -Mme [...], -M. le Procureur général du canton de Vaud, et communiquée à : -Service des automobiles et de la navigation (NIP 00.001.462.828 réf. CBX), -Mme la Vice-Présidente du Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne, par l'envoi de photocopies. Elle prend date de ce jour. La présente décision peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin

  • 5 - 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1 LTF). Le greffier :

Schlagwörter

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The death of the accused ends the criminal action; the lower judgment is not enforceable against him and the case has become moot.

Criminal punishment is strictly personal and cannot be pursued against a deceased person or his heirs; criminal responsibility does not survive the offender.

Appointed counsel is awarded compensation, but reduced to CHF 1,850.70, payable by the State.

The requested fee claim was excessive in light of the limited complexity of the case; only useful work, including the hearing attendance, was compensable.

No court costs are imposed; the decision is rendered without costs.

Because the matter became moot following the accused's death, the decision is issued free of costs.

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