Direkte Beschwerde unzulässig; Eingabe als Einsprache behandelt

CASSO zg16-023230-af116-12016/2016Kantonsgericht / Sozialversicherungskammer25.05.2016SozialversicherungsrechtNichteintreten

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

E.________ erhob Beschwerde gegen einen Entscheid, mit dem die Rückerstattung von Familienzulagen angeordnet wurde. Das kantonale Sozialversicherungsgericht hielt fest, dass der zugrunde liegende Entscheid nicht direkt mit Beschwerde angefochten werden könne, sondern zunächst als Einsprache bei der Ausgleichskasse zu behandeln sei. Das Gericht trat daher auf die Beschwerde nicht ein und leitete die Eingabe als Einsprache und Gesuch um Erlass der Rückerstattung an die Kasse weiter. Es wurden weder Gerichtskosten erhoben noch eine Parteientschädigung zugesprochen.

Omnilex-Regeste

Art. 52 LPGA, Art. 56 LPGA, Art. 22 LAFam; eine direkte gerichtliche Überprüfung eines erstinstanzlichen Entscheids der Sozialversicherung ist ausgeschlossen, wenn das Gesetz ein vorgängiges Einspracheverfahren vorschreibt. In Familienzulagensachen darf das kantonale Sozialversicherungsgericht auf eine Beschwerde gegen die ursprüngliche Verfügung der Ausgleichskasse nicht eintreten; die Eingabe ist als Einsprache auszulegen und weiterzuleiten, einschliesslich eines gleichzeitig gestellten Erlassgesuchs nach Art. 25 LPGA, wenn ihr Inhalt dies erkennen lässt. Eine anschliessende Beschwerde ist nur gegen den Einspracheentscheid zulässig. Das Verfahren ist nach Art. 61 lit. a LPGA kostenlos (E. 1-3).

Gesamter Gesetzestext

403 TRIBUNAL CANTONAL AF 1/16 - 1/2016 ZG16.023230 C O U R D E S A S S U R A N C E S S O C I A L E S


Arrêt du 25 mai 2016


Composition : M. M É T R A L , juge unique Greffière:MmeSimonin


Cause pendante entre : E., à [...], [...], recourante, et F., à [...], intimée.


Art. 22 LAFam, 82, 94 al. 1 let. a LPA-VD

  • 2 - Considérant en fait et en droit : que par décision du 5 mai 2016 notifiée à S., la Caisse de compensation du canton de [...] a décidé que les allocations pour enfant et de formation professionnelle pour sa fille I., née en 2008, seraient versées directement à cette dernière pour la période du 13 janvier au 15 mai 2015 (l’activité professionnelle de S.________ ayant pris fin le 15 mai 2015), que cette décision a été adressée en copie à l’ex-épouse de S.________ et mère de I., E., à [...] ( [...]), que par décision du 5 mai 2016, la Caisse de compensation du canton de [...] a exigé de cette dernière la restitution d’un montant de 1'837 fr. correspondant à des allocations pour enfant et de formation professionnelle versées pour sa fille I.________ du 16 mai au 31 décembre 2015, que par acte du 16 mai 2016, parvenu au tribunal le 20 mai 2016, E.________ a contesté cette décision au motif, en substance, que son époux travaille en Suisse et continue à percevoir des allocations familiales qu’il lui appartient de verser à sa fille, qu’elle fait également valoir qu’elle est sans ressources et ne peut payer le montant exigé, qu’elle sollicite pour le surplus l’aide du tribunal pour obtenir le nom et l’adresse de l’employeur actuel de son ex-époux et, de manière générale, pour « solutionner ce problème », qu’en l’espèce, on ignore si l'intimée a vérifié si S.________ a travaillé auprès d’un nouvel employeur pour la période du 16 mai au 31 décembre 2015, si une autre caisse d’allocations familiales était compétente pour allouer ses prestations pendant la période en question et

  • 3 - si cette caisse a effectivement versé ou non des allocations familiales, ni si l’intimée a, cas échéant, tenté de s’adresser à cette autre caisse de compensation pour encaisser directement, en tout ou partie, les prestations litigieuses, qu’il n’y a toutefois pas lieu, pour le tribunal, d’instruire cette question, qu’en effet, aux termes de l’art. 52 al. 1 LPGA (loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales ; RS 830.1), les décisions rendues par les assureurs sociaux peuvent faire l’objet d’une opposition dans un délai de 30 jours, que l’assureur social concerné doit alors réexaminer le cas en tenant compte des objections formées par l’opposant, puis rendre une décision sur opposition, que si l’assuré entend ensuite contester cette opposition, il peut recourir devant le Tribunal cantonal des assurances compétent à raison du lieu (art. 56 LPGA), que dans le domaine des allocations familiales, les décisions sur opposition prises par les caisses de compensation pour allocations familiales peuvent faire l’objet d’un recours devant le tribunal des assurances du canton dont le régime d’allocations familiales est appliqué (art. 22 LAFam [loi fédérale du 24 mars 2006 sur les allocations familiales ; RS 836.2]), qu’en l’espèce, la Caisse de compensation du canton de [...] a rendu une décision, le 5 mai 2016, qui ne peut pas faire l’objet d’un recours direct devant le tribunal cantonal des assurances compétent, mais doit être traité comme une opposition, que la lettre du 16 mai 2016 d'E.________ lui sera donc transmise comme objet de sa compétence, pour valoir opposition à la

  • 4 - décision du 5 mai 2016 et, simultanément, demande de remise de l’obligation de restituer (cf. art. 25 al. 1, 2 ème phrase, LPGA), que si E.________ devait à l’avenir contester la décision sur opposition à rendre prochainement par l’intimée, il lui appartiendrait de recourir devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de [...] et non devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois, que la procédure est gratuite (art. 61 let. a LPGA) et qu’il convient de statuer selon la procédure simplifiée prévue par l’art. 82 LPA- VD (loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative ; RS 173.36), la cause relevant de la compétence d’un juge unique (art. 94 al. 1 let. a LPA-VD). Par ces motifs, le juge unique p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. II. La lettre du 16 mai 2016 d’E.________ est transmise à la Caisse de compensation du canton de [...] pour valoir opposition à la décision du 5 mai 2016 et demande de remise de l’obligation de restituer, comme objet de sa compétence. III. Il n’est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens. Le juge unique : La greffière :

  • 5 - Du L'arrêt qui précède est notifié à : -E.________, à [...] ( [...]), -Caisse de compensation de l'Etat de [...], à [...], -Office fédéral des assurances sociales, à Berne, par l'envoi de photocopies. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public devant le Tribunal fédéral au sens des art. 82 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne) dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). La greffière :

Schlagwörter

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The appeal was not directly admissible because the decision had to be challenged first by opposition before the social insurance body.

Under Art. 52 LPGA, decisions of social insurers are subject to opposition within 30 days, and only the opposition decision may then be appealed; under Art. 22 LAFam, this also applies in the field of family allowances.

The letter was transmitted to the compensation fund as an opposition to the 5 May 2016 decision and, at the same time, as a request for waiver of the duty to repay.

Because the filing was directed against a non-appealable first decision, it had to be forwarded to the competent insurer so it could decide on opposition and any remission request.

No court costs and no party compensation were awarded.

The procedure was free of charge under Art. 61 lit. a LPGA, and there was no basis for costs or damages in the simplified procedure.

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