Untermieter ist nicht zur Beschwerde gegen einen Ausweisungsentscheid legitimiert

CACI jl13-029930-483/2013Kantonsgericht / Zivilrekurskammer19.09.2013MietrechtNichteintreten

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

Das Zivilberufungsgericht des Kantonsgerichts Waadt beurteilte die Beschwerde eines Untermieters gegen einen Ausweisungsentscheid, der in einem summarischen Ausweisungsverfahren zwischen Vermieter und Mieter ergangen war. Es hielt fest, dass der Untermieter nicht Partei des ursprünglichen Verfahrens gewesen und, obwohl ihm der Ausweisungsentscheid entgegengehalten werden konnte, lediglich in tatsächlichen und nicht in rechtlichen Interessen betroffen war. Die Beschwerde war daher unzulässig. Das Gericht erhob keine Gerichtskosten für das zweitinstanzliche Verfahren und erklärte den Entscheid für sofort vollstreckbar.

Omnilex-Regeste

Art. 257d CO; Beschwerdelegitimation des Untermieters gegen einen Ausweisungsentscheid: Zur Beschwerde legitimiert sind nur die Parteien des Hauptverfahrens, ihre Gesamtrechtsnachfolger oder Einzelrechtsnachfolger, die Nebenintervenienten sowie Dritte, die in rechtlich geschützten Interessen unmittelbar betroffen sind. Ein Untermieter ist in einem Verfahren zwischen Vermieter und Mieter nicht allein deshalb in einem rechtlich geschützten Interesse unmittelbar betroffen, weil der Ausweisungsentscheid ihm entgegengehalten werden kann; sein Interesse ist lediglich tatsächlicher Natur. Folglich ist die Beschwerde unzulässig (E. 2b).

Gesamter Gesetzestext

1108 TRIBUNAL CANTONAL JL13.029930-131810 483 C O U R D ’ A P P E L C I V I L E


Arrêt du 19 septembre 2013


Présidence de M. C O L O M B I N I , président Juges:M.Giroud et Mme Crittin Dayen Greffier :M. Bregnard


Art. 257d CO Vu l'ordonnance d'expulsion rendue le 29 août 2013 par le Juge de paix des districts du Jura – Nord vaudois et du Gros-de-Vaud dans la cause divisant K.________, locataire, d'avec N.__SA, bailleresse, vu l'appel formé le 6 septembre 2013 contre l'ordonnance précitée par D.____, sous-locataire, vu les autres pièces du dossier ; attendu que selon la jurisprudence de la Chambre des recours rendue sous l’empire de la LPEBL (Loi du 18 mai 1955 sur la procédure

  • 2 - d’expulsion en matière de baux à loyer et à ferme, abrogée au 1 er janvier 2011), le sous-locataire qui occupait les locaux n’avait pas qualité pour recourir contre l’ordonnance d’expulsion, dès lors qu'il n'était pas partie à la procédure, qu'en revanche, il avait qualité pour recourir contre l’avis d’exécution forcée, dans la mesure où il était touché dans ses intérêts, l’ordonnance d’expulsion lui étant opposable (Guignard, Procédures spéciales vaudoises, Lausanne 2008, nn. 2 et 3 ad art. 1 LPEBL, n. 2 ad art. 22 LPEBL et n. 5 ad art. 23 LPEBL et les réf. citées), que cette jurisprudence peut être maintenue sous l'empire du Code de procédure civile du 19 décembre 2008 (CPC ; RS 272) (CACI 2 mai 2012/204 c. 2b), que le CPC ne traite pas explicitement de la qualité pour appeler ou recourir, qu'en principe seules les parties à la procédure principale disposent de cette qualité, tout comme leurs successeurs à titre universel ou particulier, ainsi que les parties intervenantes ou appelées en cause (Jeandin, in CPC commenté, Bâle 2011, nn. 12-13 ad Intro. art. 308-334 CPC), qu'en revanche, les tiers n’ont qualité pour recourir que si leurs intérêts juridiques sont touchés directement par la décision contestée (Reetz, in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung [ZPO], 2 e éd., Zurich 2013, n. 35 ad rem. prél. art. 308-318 CPC ; Seiler, Die Berufung nach ZPO, Zurich 2013, n. 88, p. 49 ; Blickenstorfer, in Schweizerische Zivilprozessordnung – Kommentar [DIKE-Komm. ZPO], Zurich/St Gall 2011, n. 86 ad rem. prél. art. 308-334 CPC ; Jeandin, loc. cit.), que le CPC prévoit notamment le recours du tiers contre une amende disciplinaire (128 al. 4 CPC), une sanction au sens de l'art. 167

  • 3 - CPC ou une décision d'exécution (art. 346 CPC) ; de l'enfant capable de discernement contre le refus de son audition en droit matrimonial (art. 298 al. 3 CPC) ; ou encore de l'expert pour contester la quotité de son indemnité (184 al. 3 CPC) (Kunz, ZPO Rechtsmittel, Berufung und Beschwerde, nn. 73 ss. ad rem. gén. ad. art. 308 ss CPC ; Reetz, loc. cit.), que cette liste n'est pas exhaustive (Kunz, loc. cit.), la qualité pour recourir pouvant également être reconnue au tiers astreint à produire des pièces, au témoin ou au conseil d’office qui entend contester la quotité de son indemnité, ou encore au tiers touché par une mesure procédurale, en particulier lorsque la contrainte est exercée (Seiler, loc. cit. ; Reetz, loc. cit. ; Kunz, loc. cit ; Blickenstorfer, loc. cit.),

qu'en droit du bail, la sous-location n’engendre pas de relations contractuelles directes entre le bailleur principal et le sous- locataire (ATF 120 II 112, JT 1995 I 202 ; Lachat, Le bail à loyer, Lausanne 2008, p. 579 ; Bise/Planas, in Commentaire pratique – Droit du bail à loyer, Bâle 2010, n. 80 ad art. 262 CO), qu'on doit en déduire que, même si le prononcé d’expulsion lui est opposable (admettent l’opposabilité Lachat, op. cit., p. 580 et Bise/Planas, op. cit., n. 85 ad art. 262 CO), le sous-locataire, qui n’est pas partie à la procédure d’expulsion, n’est pas touché dans ses intérêts juridiques, mais tout au plus dans ses intérêts de fait, par l’ordonnance d’expulsion (CACI 2 mai 2012/204 c. 2b), qu'au vu de ce qui précède, l'appel est irrecevable, D.________ n'étant pas touché dans ses intérêts juridiques ; attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires de deuxième instance.

  • 4 - Par ces motifs, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal, statuant à huis clos, p r o n o n c e : I. L’appel est irrecevable. II. L'arrêt est rendu sans frais judiciaire de deuxième instance. III. L'arrêt est exécutoire. Le président : Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à : -M. D.________, -M. Thierry Zumbach, aab (pour N.__SA), -M. K.____. La Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est supérieure à 15'000 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de

  • 5 - droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).

  • 6 - Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à : -M. le Juge de paix des districts du Jura – Nord vaudois et du Gros-de- Vaud . Le greffier :

Schlagwörter

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No. A subtenant who is not a party to the eviction proceedings is affected only in factual interests, not in legally protected interests, and therefore lacks standing to appeal the eviction order.

Under CPC principles, ordinary standing to appeal belongs to parties and, exceptionally, to third parties whose legal interests are directly affected. In tenancy, subletting creates no direct contractual relationship between landlord and subtenant. Even if the eviction order is opposable to the subtenant, that affects only factual interests.

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