Présidence de M. C O L O M B I N I , président
Juges:M.Abrecht et Mme Crittin Dayen
Greffière:MmeEgger Rochat
Art. 685b CO ; 308 al. 1 let. a et al. 2, et 312 al. 1 CO
Statuant à huis clos sur l’appel interjeté par Q., à [...],
demanderesse, contre le jugement rendu le 19 décembre 2012 par le
Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne dans la cause
divisant l’appelante d’avec N. SA, à [...], défenderesse, la Cour
d’appel civile du Tribunal cantonal voit :
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a) Lorsque le conseil d’administration offre à l’aliénateur de reprendre les actions
pour le compte de la société, pour le compte d’autres actionnaires ou pour celui
de tiers, à leur valeur réelle au moment de la requête.
b) Lorsque l’aliénateur ne peut produire la déclaration de l’acquéreur au terme
de laquelle ce dernier atteste reprendre les actions à son propre nom et pour son
propre compte.
c) Lorsque la reconnaissance de l’acquéreur par la société pourrait empêcher
celle-ci de remplir les conditions fixées par les lois fédérales relatives à la
composition du cercle des actionnaires.
d) Lorsque l’aliénation des actions menace l’indépendance économique de la
société, en particulier, lorsque l’approbation donnée au transfert aurait pour
conséquence:
• de transférer la maîtrise de l’entreprise à une personne morale ou à des
personnes physiques ou morales à l’étranger;
• de provoquer l’entrée de la société dans un groupe de sociétés (holding).
e) Lorsque, ensuite du transfert des actions, la poursuite du but social défini à
l’article deux des statuts pourrait être remise en question.
f) Lorsque l’acquéreur ou des membres de sa famille:
• participent à une entreprise concurrente ou sont liés à une telle entreprise par
des liens de nature économique ou découlant du droit du travail;
• sont d’une manière directe ou indirecte dans un rapport de concurrence avec la
société.
Faute d’approbation donnée au transfert des actions par le conseil
d’administration, la propriété des actions, ainsi que tous les droits qui en
découlent, demeurent à l’aliénateur.
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L’approbation du conseil d’administration n’est pas nécessaire lors
d’un transfert d’actions en propriété ou en usufruit à une personne déjà inscrite
dans le registre des actions.
Article 10
La valeur réelle des actions sera déterminée par le Juge du siège de
la société, aux frais de cette dernière. »
Le « Titre III » traite des organes, notamment de l’assemblée
générale et de ses attributions, de sa convocation et du mode de celle-ci,
de sa constitution et présidence, de la tenue du procès-verbal et des
décisions prises par celle-là.
La plupart des dispositions statutaires ne font que rappeler le
texte légal. Ainsi l’art. 9 let. a des statuts ne fait que rappeler un motif
légal, prévu par l’art. 685b al. 1 CO, tandis que l’art. 9, 2
e
§, des statuts est
une paraphrase de l’art. 685c al. 1 CO.
Entendu en qualité de témoin à l’audience du 28 novembre
2012, le notaire Martin Habs, qui avait fonctionné comme secrétaire lors
de l’assemblée générale extraordinaire du 3 juillet 2009 et qui avait
dressé le procés-verbal en la forme authentique, a confirmé que l’art. 10
des statuts devait être lu en relation avec l’art. 9 let. a des statuts, tous
deux se référant à la notion de « valeur réelle ». Selon lui, l’action en
évaluation mentionnée à l’art. 10 des statuts ne peut donc être intentée
que lorsque l’actionnaire a demandé l’agrément à la vente de ses actions,
en présentant concrètement un contrat de transfert à un acquéreur dont
l’identité est déterminée, prêt à reprendre les actions à son propre nom
pour son propre compte, et que la société a refusé son agrément en
offrant de reprendre les actions à la valeur réelle. Il a précisé que si un
actionnaire estimait que les comptes n’étaient pas justes, il ne pouvait pas
agir par le biais de l’art. 10 des statuts.
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spécial, « afin d’élucider la provenance, la gestion et le montant du portefeuille
de titres de la société N.________ SA ». Par cette procédure, elle souhaitait en
réalité déterminer « la véritable valeur de ses actions ». Ce litige portait en
substance sur ses doutes émis quant à la valeur des biens repris par
A.G., à travers la nouvelle R. SA, au 1
er
janvier 2002.
Cette demande a été rejetée par jugement du 27 janvier 2010,
dont la motivation a été notifiée le 13 décembre 2010 aux parties. Le
jugement était motivé notamment par le fait que les conditions
d’application de l’art. 697b al. 1 et 2 CO n’étaient pas toutes remplies. Le
jugement a notamment retenu que « les deux autres évaluations, soit celles
de T.________ SA et d’A.________ SA, ne sauraient être remises en cause » et que
« les explications données lors de l’audience de jugement par A.G.________ lui-
même sont en outre plausibles et n’ont pas été démenties ».
b) Le 21 décembre 2010, Q.________ a recouru contre le
jugement du 27 janvier 2010 rejetant sa demande de contrôle spécial.
c) Dans le cadre d’une procédure ouverte par Me [...] contre
Q., une audience de conciliation a eu lieu le 20 janvier 2011, en
présence de cette dernière, assistée de son conseil, de Me [...] et, avec
l’accord des parties, de A.G. et de son conseil. Q., Me
[...],N. SA et A.G.________ ont signé la transaction suivante :
« I) (...)
Il) Q.________ déclare retirer le recours déposé à l’encontre du jugement rendu
par le Président du Tribunal d’arrondissement de Lausanne le 27 janvier 2010
dans la cause opposant Q.________ à N.________ SA (réf. [...]). Me [...] adressera
une déclaration de retrait de recours au Tribunal cantonal.
Dans le cadre de cette affaire, N.________ SA renonce aux dépens qui lui ont été
alloués par ledit jugement.
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III) Q.________ donne quittance à N.________ SA, ainsi qu’à ses anciens et actuels
organes, pour tout fait antérieur à la délivrance du legs de 10% des actions de
N.________ SA, à savoir le 9 décembre 2008.
IV) Q.________ s’engage à ne plus tenir de propos ou de communiquer d’écrits
sous toute forme à quiconque en relation avec la succession de B.G.________ et la
reprise des actifs et passifs de R.________ SA. Elle retirera sans délai toute
communication se trouvant sur des sites Internet à ces sujets.
V) Q.________ s’engage à retirer toute plainte pénale et disciplinaire, même
envers des tiers, en relation avec les faits mentionnés sous chiffre IV.
A.G.________ prendra contact avec MM. [...] et [...] pour les renseigner à ce sujet.
V) Au surplus, Q.________ déclare n’avoir aucune prétention à faire valoir à
l’encontre de l’avocat [...], de M. [...], d’A.________ SA, de [...] et [...].
VII) (...)
Les prétentions résultant du jugement pénal sont réservées. »
La présidente a ratifié la transaction pour valoir jugement
entre Q.________ et Me [...] et a pris acte de la transaction entre Q.,
d’une part, et N. SA et A.G., d’autre part.
d) A la suite des courriers du 20 janvier 2011, par lequel
Q. déclarait retirer son recours contre le jugement du 27 janvier
2010, et du 24 janvier 2011 par lequel elle faisait valoir que sa déclaration
de retrait n’aurait pas exprimé sa réelle volonté, la Chambre des recours a
pris acte de son retrait et rayé l’affaire du rôle, par arrêt du 7 février 2011,
considérant notamment que « la recourante expose avoir changé d’avis après
l’audience du 20 janvier 2011 devant le Tribunal d’arrondissement où elle a signé
une transaction mettant fin au litige, que dans la mesure où la recourante expose
s’être trompée en signant la transaction, elle fait valoir l’existence d’un vice du
consentement (cf. art 23 ss CO) qui ne relève pas de la procédure de recours ».
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e) Le Tribunal fédéral n’est pas entré en matière sur le recours
déposé par Q.________ contre cet arrêt de la Chambre des recours.
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E n d r o i t :
1.a) L'appel est recevable contre les décisions finales de
première instance (art. 308 al. 1 let. a CPC [Code de procédure civile du 19
décembre 2008, RS 272]) au sens de l'art. 236 CPC, dans les causes
patrimoniales dont la valeur litigieuse dépasse 10'000 fr. (art. 308 al. 2
CPC).
b) Afin d’apprécier la valeur litigieuse en l’espèce, il s’impose
de définir la nature de l’action et l’objet de celle-ci, tel que formulé dans
les conclusions prises en première instance. Ayant conclu à ce que la
valeur résiduelle des actions de N.________ SA au 31 décembre 2010 soit
déterminée par la justice, selon l’art. 10 des statuts de cette société et aux
frais de cette dernière, l’appelante a exercé l’action en évalution de
l’art. 685b al. 5 CO, contrairement à ce que plaide cette dernière (cf. infra
c. 5), auprès du Président du Tribunal d’arrondissement conformément à
l’art. 6 ch. 70 CDPJ (Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier
2010, RSV 211.02). Il s’agit d’une contestation patrimoniale, dont la valeur
litigieuse correspond à la valeur vénale des actions de l’appelante, qui
possède 10% des actions de N.________ SA. Cette dernière ayant proposé
le prix de 276'200 fr. à l’appelante pour le rachat de ses actions en 2008,
la valeur litigieuse est apparemment supérieure à 10'000 francs.
c) Ecrit, motivé et formé en temps utile (art. 311 al. 1 CPC),
par une partie qui y a intérêt (art. 59 al. 2 let. a CPC), contre une décision
finale de première instance rendue dans une cause patrimoniale, dont la
valeur litigieuse est supérieure à 10'000 fr., l'appel est recevable.
2.a) L'appel peut être formé pour violation du droit (art. 310 let.
a CPC) et constatation inexacte des faits (art. 310 let. b CPC). Les faits et
moyens de preuve nouveaux ne sont pris en compte que s’ils sont
invoqués ou produits sans retard et ne pouvaient être invoqués ou
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produits devant la première instance, bien que la partie qui s’en prévaut
ait fait preuve de la diligence requise, ces deux conditions étant
cumulatives (art. 317 al. 1 CPC). Il appartient à l’appelant de démontrer
que ces conditions sont réalisées, de sorte que l’appel doit indiquer
spécialement de tels faits et preuves nouveaux et motiver spécialement
les raisons qui les rendent admissibles selon lui (JT 2011 III 43). En effet,
dans le système du CPC, tous les faits et moyens de preuve doivent en
principe être apportés dans la procédure de première instance; la
diligence requise suppose donc qu'à ce stade, chaque partie expose l'état
de fait de manière soigneuse et complète et qu'elle amène tous les
éléments propres à établir les faits jugés importants (TF 4A_334/2012 du
16 octobre 2012 c. 3.1 et les références citées, in SJ 2013 I 311).
b) A titre liminaire, il convient d’observer que vu l’objet de la
contestation (cf. c. 1b) supra), la Cour de céans est appelée à examiner
uniquement si l’action en évaluation de ses actions exercée par
l’appelante en première instance satisfait aux conditions de recevabilité
d’une telle action, en particulier à l’existence d’un intérêt digne de
protection (art. 59 al. 2 let. a CPC), et, dans l’affirmative, si les conditions
matérielles d’une telle action sont remplies.
En revanche, la Cour de céans n’a pas à examiner toutes les
allégations de l’appelante – déjà invoquées dans de nombreuses
procédures civiles et pénales – relatives à la convention de cession d’actifs
et de passifs conclue le 19 décembre 2001 entre (l’ancienne) R.________ SA
(devenue dès le 1
er
janvier 2002 N.________ SA) et S.________ SA (devenue
dès le 1
er
janvier 2002 la nouvelle R.________ SA, en mains de
A.G.), ainsi qu’à toutes les péripéties qui s’en sont suivies. Ces
péripéties trouvent leur source dans la conviction inébranlable de
l’appelante que la valeur des actifs de (l’ancienne) R. SA (devenue
N.________ SA en 2002) repris par S.________ SA (devenue la nouvelle
R.________ SA en 2002) – soit tous les actifs existants, de même que tous
les travaux et mandats en cours, à l’exception de la société fille [...] SA –,
qui avait été fixée à 870'000 fr. dans la convention de cession, aurait été
largement sous-évaluée ; l’appelante, qui conformément au testament de
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son père B.G.________ a reçu en legs 10% des actions de N.________ SA,
estime ainsi avoir été flouée.
c) L’appelante sollicite d’abord la « Correction des faits
mentionnés aux pages 14 à 18 de la motivation » du jugement entrepris. Elle
allègue ensuite toute une série de faits, sous les intitulés « Découverte des
biens jamais estimés, ni cités, ni payés », « Faux bilans reçus et produits en
justice » et « Correction des faits mentionnés aux pages 24 (point 10) à 26 de la
motivation ». Enfin, l’appelante allègue encore certains faits en
« Introduction » de ce qui paraît être ses griefs de droit, exposés sous
l’intitulé « 2. Raisons de l’appel contre le jugement du 19.12.2012 ».
Indépendamment du fait qu’une bonne partie de ces
allégations sont formulées pour la première fois en deuxième instance et
qu’elles ne peuvent donc pas être prises en compte au regard de l’art. 317
al. 1 CPC, tous ces points ne sont pas pertinents pour statuer sur l’objet du
litige. La Cour de céans s’en tiendra donc aux faits exposés sous lettre C
ci-dessus.
3.a) L’appelante invoque une violation du droit, estimant que
c’est à tort que le premier juge a refusé d’appliquer l’art. 10 des statuts de
N.________ SA. Elle expose que les art. 8, 9 et 10 des statuts de cette
société figurent dans le Titre II consacré au capital-actions et à la
transmissibilité des actions et que c’est précisément, pour pouvoir vendre
ensuite ses actions, qu’elle demande l’application de l’art. 10 des statuts.
Elle souhaite par ce biais obtenir la véritable valeur vénale d’une action au
31 décembre 2010, ce qui lui permettra ensuite de chercher un acheteur
pour un nombre d’actions à déterminer. L’appelante soutient que l’art. 10
des statuts n’est pas rédigé de la même manière que l’art. 685b al. 5 CO,
que ses conditions d’application seraient différentes et qu’il ne serait en
particulier pas nécessaire, pour se prévaloir de l’application de l’art. 10
des statuts, que l’actionnaire ait demandé l’agrément de la vente de ses
actions.
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L’appelante estime encore que même si sa demande est
rejetée, la société défenderesse devrait prendre les frais de la procédure à
sa charge en application de l’art. 10 des statuts.
b) Le système des art. 685a à 685c CO traite des restrictions
statutaires à la transmissibilité des actions nominatives (art. 685a CO) et
de l’« escape clause », soit la possibilité pour la société de refuser
l’acquéreur d’actions en offrant à l’aliénateur de reprendre les actions à
leur valeur réelle (art. 685b al. 1 in fine et 685b al. 4 à 6 CO), dans le
cadre de laquelle s’inscrit l’action en évaluation de l’art. 685b al. 5 CO. Ce
système a été bien décrit par le premier juge. Il peut sur ce point être
renvoyé purement et simplement aux considérants du jugement attaqué
(jugement pp. 34-36).
Pour les motifs exposés par le premier juge, auxquels il peut
également être renvoyé (jugement pp. 33-34), force est de constater que
l’art. 10 des statuts se réfère exclusivement à l’action en évaluation de
l’art. 685b al. 5 CO et ne crée pas un droit inconditionnel de chaque
actionnaire à faire évaluer judiciairement la valeur réelle de ses actions
aux frais de la société. Les statuts d’une personne morale de droit privé ne
peuvent d’ailleurs pas contenir de règles qui, à elles seules – soit sans
pouvoir se fonder sur des dispositions légales expresses telles que l’art.
685b al. 5 CO –, confieraient au juge certaines tâches et règleraient les
frais de la procédure judiciaire. Si l’art. 685b al. 5 CO prévoit une action en
évaluation spécifique, qui est une action en constatation avec des effets
particuliers et ne peut être intentée par l’actionnaire que lorsque la
société a refusé l’agrément en offrant de reprendre les actions à la valeur
réelle, c’est uniquement parce que la société qui a inscrit dans ses statuts
des restrictions statutaires à la transmissibilité des actions nominatives
(art. 685a CO) a, en vertu de la loi, la possibilité de refuser l’acquéreur
d’actions en offrant à l’aliénateur de reprendre les actions à leur valeur
réelle (art. 685b al. 1 CO), valeur qui doit donc être fixée. L’on ne saurait
en effet forcer la société à reprendre les actions au prix convenu avec
l’acquéreur, car cela encouragerait les ventes simulées ayant pour seul
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but d’obtenir que la société reprenne les actions d’un actionnaire à un prix
surfait.
Le législateur a ainsi prévu la procédure d’évaluation judiciaire
de la valeur réelle des actions pour garantir une évaluation impartiale qui
puisse être opposée tant à l’actionnaire qu’à la société. Comme cette
évaluation est rendue nécessaire par le refus de la société d’approuver le
transfert d’actions à l’acquéreur, il est légitime que les frais de la
procédure d’évaluation soient supportés par la société (dans ce sens : Rita
Trigo Trindade, CR CO II, n. 49 ad art. 685b CO). C’est pour cette raison
que le législateur a inscrit une telle règle spéciale de répartition des frais à
l’art. 685b al. 5 CO, laquelle déroge aux règles générales de répartition
des art. 106 ss CPC.
En revanche, en dehors de tout refus de la société d’approuver
le transfert d’actions, on ne voit pas quel droit subjectif un actionnaire
pourrait invoquer à l’encontre de la société, lui permettant d’intenter
contre la société une action en constatation visant à constater la valeur
réelle d’actions qu’il pourrait souhaiter vendre. Une telle action ne pourrait
qu’être déclarée irrecevable par le juge (art. 59 al. 1 let. a et 88 CPC).
c) En l’espèce, il résulte de ce qui précède que l’action de
l’appelante fondée sur l’art. 10 des statuts de l’intimée ne peut être que
l’action de l’art. 685b al. 5 CO, dont les conditions ne sont pas réalisées.
En effet, l’appelante n’a fait aucune demande d’agrément de proposition
d’acquéreur, au sujet de laquelle l’intimée aurait dû se déterminer. C’est
dès lors à juste titre que le premier juge a mis les frais – comprenant les
frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) – à la charge de
l’appelante, qui a succombé, en application de la règle générale de
l’art. 106 al. 1 CPC.
4.L’appelante soutient que les faits cités dans la procédure et
dans son appel montreraient que des infractions pénales poursuivies
d’office auraient été réalisées, et « remercie les juges qui prennent
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connaissance de ces infractions de faire appliquer les articles du code pénal
suisse ». Il n’y a pas lieu de donner suite à cette demande, dès lors que les
faits cités par l’appelante dans la présente procédure ont déjà fait l’objet
de multiples ordonnances de non-entrée en matière ; en particulier et en
dernier lieu, le Ministère public central a rendu le 6 mai 2013 une
ordonnance de non-entrée en matière particulièrement détaillée qui a été
confirmée le 18 juin 2013 par la Chambre des recours pénale du Tribunal
cantonal (CREP 18 juin 2013/432).
5.Au vu de ce qui précède, l’appel doit être rejeté sans autre
échange d’écritures en application de l’art. 312 al. 1 CPC. Les chiffres III et
IV du dispositif de première instance étant antinomiques, le jugement
entrepris doit être réformé d’office, en ce sens que le chiffre III est
supprimé, et confirmé pour le surplus.
L’appelante, qui succombe, supportera les frais judiciaires de
deuxième instance (art. 106 al. 1 CPC), lesquels doivent être fixés à 2’000
fr. (art. 62 al. 1 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010,
RSV 270.11.5]).
Il n’y a pas lieu d’allouer de dépens, dès lors que l’intimée n'a
pas été invitée à se déterminer sur l'appel et n’a donc pas encouru de frais
pour la procédure de deuxième instance (art. 95 al. 3 CPC).
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Par ces motifs,
la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal,
statuant à huis clos,
en application de l'art. 312 al. 1 CPC,
p r o n o n c e :
I. L’appel est rejeté.
II. Le jugement est réformé d’office au chiffre III de son dispositif :
III.Supprimé.
Il est confirmé pour le surplus.
III. Les frais judiciaires de deuxième instance, par 2'000 fr. (deux
mille francs), sont mis à la charge de l’appelante Q.________.
IV. Il n’est pas alloué de dépens de deuxième instance.
V. L’arrêt motivé est exécutoire.
Le président : La greffière :
Du 30 septembre 2013
Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit
aux intéressés.
La greffière :
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Du
L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis
clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :
-Mme Q.________,
-Me Rémy Wyler (pour l’intimée).
La Cour d’appel civile considère que la valeur litigieuse est
supérieure à 30’000 francs.
Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière
civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin
2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours
constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires
pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur
litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de
droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la
contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF).
Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les
trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).
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Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :
-M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de Lausanne.
La greffière :