Strafgesetzbuch. No H.
rücksichtigt man indessen, dass diese sich zwar an Leser
der gaRzen Schweiz richtet, dass jenes Gedicht aber haupt-
sächlich für solche im Kanton Bern bestimmt war, so wider-
spricht es dem mit Art. 347 StGB verfolgten Zwecke nicht,
wenn die in der Veröffentlichung in dieser Zeitung angeb-
lich liegende
Ehrverletzung nicht in Zürich verfolgt und
beurteilt wird.
Demnach erkennt die Anklagekammer :
Die Behörden des Kantons Bern werden berechtigt und
verpflichtet erklärt, die Ehrverletzung, die durch die Ver-
öffentlichung des Gedichtes in der Schweiz. Schreiner-
zeitung
begangen worden sein soll, zu verfolgen und zu
beurteilen.
14. Extrait de l'arret de la Cour de eassation du 21 mai 1953
dans la cause B. contre A.
Del.ai de plainte, art. 29 OP: Le delai commence a courir des le
moment ou le lese a connu les elements objectifs et l'auteur de
l 'infraction.
Fris zur Stellung des Strafantrags, Art. 29 StGB. Die Frist läuft
rmt dem Tage, an dem der Verletzte den objektiven Tatbestand
und den Täter kennt.
Termine di querela, art. 29 OP: Il termine comincia a correre dal
momento in cui la parte lesa ha conoscenza degli estremi
oggettivi e dell'autore del reato.
C'est le 14 septembre 1951 deja que A., s'adressant a B.
lui-meme en presence d'autres personnes, a porte les accu-
sations qui ont donne lieu a la plainte. Le juge cantonal
en a conclu que B. avait eu connaissance, des cette date,
a la fois de l'infraction pour laquelle il a porte plainte, le
5 mars 1953, et de l'auteur de cette infraction, que, par
consequent, la plainte etait irrecevable, le delai de l'art. 29
CP n'ayant pas ete respecte. B. pretend au contraire que
le delai de l'art. 29 n'a commence a courir que le 6 decembre
Strafgesetzbuch. No 14.
1952, jour Oll il a appris que A. etait a l'origine des accusa-
tions portees et n'avait pas simplement repris a son compte
des a:ffirmations emanant de ses subordonnes. Il estime
donc
n'avoir eu connaissance du delit et de son auteur
que le jour oll il a su que A. avait sciemment porte contre
lui des accusations fausses.
Par cette interpretation de l'art. 29 CP, le recourant
meconnait la nature du droit de plainte. Ce droit est
accorde a la personne privee, du fäit de la Iesion qu'elle
a subie.
Or, cette Iesion existe des que les elements objec-
tifs
de l'infraction sont realises et il est normal que le lese
porte plainte des lors qu'il connait l'existence de ces ele-
ments, ainsi que l'auteur. Quant aux elements subjectifs,
le
lese n'est en general pas a meme de les constater aise-
ment. Il ne pourra guere, le plus souvent, qu'apprecier
les indices qu'il possede a cet egard pour determiner si sa
plainte a des chances de succes et si eile est abusive ou
non. Mais il doit, en definitive, s'en remettre au juge pour
la constatation des elements subjectifs; la connaissance
qu'il peut en avoir ne saurait determiner le point de depart
du delai de plainte. II s'ensuit que le delai de trois mois,
tel que le fixe l'art. 29 CP commence a courir des le moment
ou le lese a connu les elements objectifs et l'auteur de
l'infraction.
En matiere de calomnie et de di:ffamation, les elements
objectifs de l'infraction sont reunis des que l'auteur,
s'adressant a un tiers, a tenu des propos de nature a porter
atteinte a l'honneur ou a la consideration d'autrui. B. devait
donc porter plainte dans les trois mois des le jour ou A.
avait tenu de tels propos en sa presence et devant des
tiers.
Passe ce delai, il ne pouvait plus porter plainte contre
A. Peu importe, a cet egard, que A. ait ete a l'origine des
accusations
ou qu'il n'ait fait que rapporter celles de ses
subordonnes : cela
etait sans consequence du point de vue
des elements objectifs de la diffamation et de la calomnie,
car dans un cas comme dans l'autre, l'auteur avait tenu
des' propos de nature a porter atteinte a l'honneur ou a la
Strafgesetzbuch. N 15.
consideration de B. Peu importe, de meme, que B. ait cru
tout d'abord que A. n'avait fait que rapporter des propos
de tiers, et avait des raisons serieuses de tenir de bonne foi
ces propos
pour vrais, vu leur souroo.
Au surplus, B. a su, des le 14 septembre 1951, que les
elements subjectifs du delit de diffamation tout au moins
etaient reunis, car il etait manifeste que A. l'avait, avec
conscience et volonte, accuse en presenoo de tiers d'avoir
eu une conduite contraire a l'honneur ou propre a porter
atteinte a sa consideration.
15. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 26 .Juni
1953 i. S. Eimer gegen Staatsanwa1tsehaft des Kantons Sehwyz.
l. Art. 21 ff., 68 StGB. Gilt die Strafe für das vollendete Verbre-
chen die vorausgegangenen Versuche mit ab ? (Erw. l).
2. Art. 156 StGB setzt nicht voraus, dass der Täter dem andern
die angedrohten Nachteile im Falle der Nichtgewährung des
verlangten Vermögensvorteils wirklich zufügen wolle (Erw. 2).
L Art. 21 88. et 68 OP. La peine inßigee pour l'infraction consom-
mee reprime-t-elle en meme temps les tentatives anMrieures
(consid. 1).
2.
L'art. 156 OP n'exige pas que l'auteur veuille vraiment causer
a la victime les dommages dont il l'a menacee pour le cas ou
elle ne lui accorderait pas l'avantage pecuniaire demande
(consid. 2).
l. Art. 21 8gg. e 68 OP. Con la pena infiitta pel reato consumato
sono puniti anche i tentativi anteriori ? (consid. 1).
2.
L'art. 156 OP non esige ehe l'autore intenda veramente recare
alla vittima il danno di cui l'ha minacciata pel caso in cui non
dovesse concedergli il vantaggio pecuniario chiesto (consid. 2).
A. -Regina Eimer nahm an der schwangeren Öster-
reicherin
Anna Feilhammer am 27. April 1952 mit deren
Einverständnis einen Eingriff vor, in der Absicht, ihr die
Leibesfrucht
abzutreiben. Sie erteilte der Schwangeren den
Rat, sich neuerdings zu melden, wenn innert kurzer Zeit
keine Blutungen einträten. Sie ersuchte sie, dem Johann
Bunzenberger zu schreiben, wenn etwas nicht stimmen
sollte, und ihm die vereinbarte Vergütung von Fr. 400.-
zu schicken.
Strafgesetzbuch. N 15.
Da der Eingriff nicht Erfolg hatte, wandte sich Anna
Feilhammer an Bunzenberger und vereinbarte hierauf mit
Frau Elmer telefonisch, sie nochmals aufzusuchen. Am
7. Mai 1952 nahm Frau Elm er an ihr einen zweiten Ein-
griff vor. Er führte am folgenden Tage zum Abgang der
Leibesfrucht.
Auf Veranlassung von Frau Eimer ersuchte Bunzenber-
ger
Anna Feilhammer am 4. Juni 1952 schriftlich, umge-
hend ihre Schuld für die Eingriffe in Ordnung zu bringen,
ansonst wegen Betruges Anzeige erstattet und die Fremden-
polizei benachrichtigt werde, was zur Folge hätte, dass
Anna Feilhammer ausgewiesen würde. Diese leistete der
Aufforderung nicht Folge.
B. -Am 7. Oktober 1952 verurteilte das Kriminalge-
richt des Kantons Schwyz Regina Elmer wegen aktiver
Abtreibung (Art. 119 Ziff. 1 Abs. 1 StGB , vollendeten
Versuchs
der Abtreibung (Art. 119 Ziff. 1 Abs. 1 und 22
Abs.
l StGB) und Anstiftung zu vollendetem Erpressungs-
versuch (Art. 156 Ziff. 1 Abs.
1, 22 Abs. 1 und 24 StGB) zu
vierzehn Monaten Gefängnis, unter Anrechnung der Unter-
suchungshaft.
Auf Appellation der Verurteilten wurde das Urteil am
23. Februar 1953 vom Kantonsgericht von Schwyz be-
stätigt.
0. -Regina Elmer führt Nichtigkeitsbeschwerde ge-
mäss Art. 268 ff. BStP mit den Anträgen :
- die Angeklagte sei von der Anklage des vollendeten Ver-
suchs der Abtreibung im Sinne von Art. 119 Ziff. 1 Abs. 1 und 22
Abs. 1 StGB freizusprechen bzw. die Angeklagte sei für ihre Hand-
lungen vom 27. April und 7. Mai 1952 in Ta:teinheit wegen vollen-
deter Abtreibung im Sinne von Art. 119 Ziff. 1 zu.bestrafen;
- die Angeklagte sei von der Anklage der Anstiftung zu ver-
suchter Erpressung freizusprechen.
Der Kassationshof zieht in Erwägung :
- -Die Beschwerdeführerin macht geltend, sie dürfe
nur wegen vollendeter Abtreibung, nicht ausserdem wegen
Abtreibungsversuchs
bestraft werden, weil die beiden Ein-
griffe eine Tateinheit bildeten, da beide auf ein und dem-