Art. 45 al. 3 Cst.; expulsion for repeated serious offenses; offenses committed by persons under eighteen do not constitute serious offenses within the meaning of the provision. The seriousness of an offense must be assessed also in light of the offender’s subjective situation; under modern juvenile penal conceptions, minors are not to be treated as ordinary criminals, but as persons to be educated by appropriate educational and penal measures (consid. 2). Accordingly, a juvenile conviction cannot be counted toward the statutory requirement of repeated serious offenses. An expulsion based solely on one adult conviction is unlawful.
256 Staatsrecht. burg Art. 39 Abs. 2. Geht man aber hievon aus, so ist ohne weiteres klar, dass der Landratsbeschluss über den Ausbau der Ennetmoosstrasse dem Referendum nach Art. 49 KV nicht unterliegt, denn er ist zwar, angesichts der Ausgabe von Fr 800,000.-, für den Kanton Nidwal- den zweifellos von grösserer, aber nicht von allgemeiner Tragweite, da er eine einmalige Ausgabe für ein bestimmtes Bauprojekt betritft und zeitlich auf zwei Jahre beschränkt ist. . Der Beschwerdeführer beanstandet, dass der Land- rat selbst darüber entscheide, ob ein von ihm gefasster Beschluss als allgemein verbindlich zu betrachten sei und daher dem Referendum unterstehe. Die Befugnis dazu ergibt sich indessen aus der Natur der Sache, ohne dass es einer besonderen Regelung bedürfte (vgl. BGE 74 I 174 Erw. 2) ; es ist nicht ersichtlich und wird vom Beschwerde:' führer denn auch nicht gesagt, welche andere Behörde dafür zuständig sein sollte. Dagegen steht dem Stimm- berechtigten, der glaubt, der Landrat habe bei einem Beschluss das Referendum zu Unrecht ausgeschlossen, selbstverständlich dns Recht offen, den Ausschluss des Referendums mit staatsrechtlicher Beschwerde anzufech- ten. 6. -Da die Beschwerde schon deshalb abzuweisen ist, weil der Landratsbeschlu,ssüber den Ausbau der Ennet- moosstrasse kein Beschluss allgemein verbindlicher Natur im Sinne von Art. 49 KV ist, kann dahingestellt bleiben, ob das Referendum, wie der Landrat in der Vernehm- lassung zur Beschwerde gegen das Besoldungsregulativ und auch in der vorliegenden Beschwerdeantwort geltend macht, allgemein unzulässig ist im Falle der Kompetenz- delegation der Landsgemeinde an den Landrat, d. h. gegen Beschlüsse, die der Landrat nicht in eigener Kom- petenz, sondern gestützt auf eine gesetzliche Ermächti- gung fasst. Niederlassungsfreiheit. N0 4'1. IU. NIEDERLASSUNGSFREIHEIT LIBERTE D'ETABLISSEMENT 47. Ardt du 11 novembre 1948 dans la cause B. contre Depar- tement de Justlce et police du canton de Genlwe. Retrait d l' abli88ement pour delits graVe8 ( t. 45 Cst.). Las delits comnus par des delinquants agas de moins de dix-huit ans ne peuvent pas etre consideras comme graves. Niederla8sun(Jsentzug wegen schweret Vergehen (Art. 45 Aha. 3 BV). Strafbare Ha.ndlungen Jugendlicher unter achtzehn Jahren sind keine schweren Vergehen. Revoca del1-omieilio per gr trasgressioni art. 45 C. F.).I reati c0:rn.mens da adolescentl che non hanno ancora compiuto gli anm dinllotto non possono essere considerati quali trasgres- sioni gravi. A. -Max B., ne le 30 :rpai 1927, est originaire da Burgdorf. 11 a toujours veeu a Geneve. Le 17 novenibre 1942, la Ohambre penale de l'enfance de Geneve l'a reeonnu eoupable de vols et a ordonne son renvoi dans une maison d'education dans la quelle il est reste 18 mois. Le 27 aout 1948, la Oour eorrectionnelle l'a condamne pour vols, instigation a vol et reeel a la peine d'une annee d'emprisonnement sans sursis. A la suite de cette condamnation, le Departement de justiee et police du canton de Geneve, par arrete du 6 septembre 1948, a ordonne l'expulsion de B. en vertu de Fart. 45 al. 3 Ost. B. -Par le present recours, B. demande au Tribunal federal d'annuler cet arrete. TI pretend qu'il n'a pas eM condamne a reiterees fois pour des delits graves, comme l'exige pour l'expulsion le troisieme alinea de l'art. 45 Ost. La condamnation dont ila eM l'objeten 1942, alors qu'il etait encore mineur, ne saurait entrer en ligne de compte ; la decision departementale n'en fait d'ailleurs pas etat. 17 AB 74 I -1948
G. -Le Departement cantonal de justice et police conclut au rejet du recours. TI soutient que la condamnation prononcee par la Chambre penale des mineurs a le carac- tere d'une condamnation penale. Les delits commis par un adolescent ne sont pas moins graves, dans leurs conse- quences pour l'ordre public, que ceux qui sont le fait d'adul- tes. Aussi bien la decision prise a l'egard du recourant a-t-elle eM inscrite au casier judiciaire. GonsüUrant en droit.; D'apres la jurisprudence, le retrait de l'etablissement en vertu de l'art. 45 al. 3 Cst. n'est justifie que si l'expulse'a subi au moins deux condamnations pour des delits graves. Le recourant avait quinze ans lorsqu'il a eM condamne pour vols par la Chambre penale de l'enfance. Pour juger de la gravite d'un de-lit, le facteur subjectif joue un röle important. D'apres les conceptions actuelles, qui ont trouve leur expression dans le Code penal suisse, les delinquants de moins de rux-huit ans ne sont pas des criminels ordinaires contre lesquels il faut sevir et proMger la socieM, mais des etres fautifs, amoraux ou pervertis qu'il faut avant tout chercher a amender par des mesures educatives et repressives appropriees (art. 89-99 CP). Cette maniere de voir ne permet plus de considerer comme graves au sens de l'art. 45 al. 3 Cst. les delits commis par des personnes agees de moins de dix-huit ans. Le Tribunal federal en ajuge ainsi a plusieurs reprises (arrets non publies Andrey du 8 juillet 1943, Börlin du 24 janvier 1944, Padrutt du 7 septembre 1944, Huber du 25 juin 1945). Seule des lors entre en ligne de compte en l'espece la derniere condamnation encourue par le recourant. Elle ne suffit pas pour justifier l'expulsion prononc6e. Par ces motifs, le Tribunal federal admet le recours et casse la decision attaqu6e. Niederlaasungsfreiheit. N0 48.