Retrospective concurrence under Art. 68 CP applies despite pending appeal

BGE 73 IV 161Amtliche Sammlung des Bundesgerichts (BGE) / Band IV09.11.1945Dismissed

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

The Federal Court dismissed the Geneva public prosecutor's nullity appeal against the cantonal cassation judgment in the Meuwly case. It held that Art. 68(2) CP applies even if the earlier conviction is still under appeal, but the later judge must know the earlier judgment and the offences it covers. Because the Geneva court lacked sufficient information about the Bern conviction, the cantonal cassation court correctly annulled and remanded. The Court also rejected the argument based on Art. 119(3) CP, holding that the two sentences need only reach the statutory minimum together.

Omnilex-Regeste

Art. 68 al. 2 CP; applicability of retrospective concurrence despite pending appeal of the first conviction; duty of the second judge to ascertain both the earlier sentence and the offences punished thereby. The rule of retrospective concurrence is triggered by any conviction, not only a final one, since its purpose is to prevent cumulative punishment harsher than a simultaneous judgment (consid. 1). The second court must be sufficiently informed, ordinarily by the earlier judgment, but may rely on equivalent official documents; otherwise it must adjourn or seek the missing information (consid. 2). Art. 119 ch. 3 CP does not require the later court to impose a sentence exceeding the statutory minimum; it suffices that the principal and supplementary sentences together attain that minimum (consid. 3).

Gesamter Gesetzestext

Strafgesetzbuch. N° 41. Beschwerdeführers mit Recht bloss als Grund angesehen, die Strafe innerhalb. des gesetzlichen Rahmens herabzu- setzen. 2. -Auch der Strafmilderungsgrund der Betätigung aufrichtiger Reue liegt entgegen der Auffassung Kaspar Gehrigs nicht vor. Aufrichtige Reue betätigt nicht schon, wer aus eigenem Entschlusse, wenn auch aus Einsicht und mit dem Willen zur Besseru:ag, von weiteren Verbrechen oder Vergehen absieht, sondern nur, wer über dieses pas- sive Verhalten hinaus etwas tut, was als Ausdruck seines Willens, geschehenes Unrecht wieder gut zu machen, auszulegen ist, so der Brandstifter, der, von Reue ergriffen, den Brand löschen hilft, oder der Dieb, der dem Bestoh- lenen die Sache aus eigenem Antrieb zurückbringt, oder ein Täter, der aus Reue selber seine Tat den Behörden anzeigt. Das ergibt sich aus dem Worte betätigt und deutlicher noch aus den romanischen Texten von Art. 64 zweitletzter Absatz StGB, die voraussetzen, dass der Schuldige seine aufrichtige Reue durch Taten kundgetan habe ( manifeste par des actes , dimostrato con fatti ). Solche Taten fehlen im vorliegenden Falle. Freilich konnte der Beschwerdeführer die Auswirkungen seiner Verbrechen nicht rückgängig machen. Allein eine positive Tat, um sie zu mildern oder sein Verbrechen zu sühnen, so etwa die erzieherische Einwirkung auf die missbrauchte Schwester, die freiwillige Leistung von Genugtuung, die Erstattung einer Anzeige gegen sich selbst, wäre ihm möglich gewesen, selbst wenn er ihre Verfehlungen mit dem Bruder Arnold nicht kannte. Nichts von dem hat Kaspar Gehrig getan. Dass sein passives Wohlverhalten . trotz allen Kampfes gegen die Versuchung, die an ihn herangetreten sein mag, nicht genügt, ergibt sich auch daraus, dass das, was Art. 64 letzter Abs. nur unter der zusätzlichen Voraus- setzung des Ablaufs verhältnismässig langer Zeit als Strafmilderungsgrund anerkennt, nicht gestützt auf Art. 64 zweitletzter Abs. ohne diese Voraussetzung zur Milderung der Strafe führen kann. Strafgesetzbuch. No 42.

  1. ArrE!t de la Cour de eassatlon du 2 mal 1947 dans Ia cause Ministore publie du eanton de Geneve contre Meuwly.
  2. L'art. 68 eh. 2 CP s'applique meme si la premiere eondamnation fait. I'objet d'un recours pendant.
  3. Le Juge du concours retrospectif doit connaitre non seuJement . la peine principale, mais aussi les delits qu'elle reprime.
  4. Il suffit que la peine principale et Ia peine additionnelle attei- gnent ensemble le minimum legal (art. ll9 eh. 3 CP). l. Art. 68 .Zi:ff. 2 StGB ist selbst dann anwendbar, wenn die erste Verurt!3ilung Gegenstand einer hängigen Beschwerde ist.
  5. Der Richter, der die Zusatzstrafe ausfällt, muss nicht nur die Grundstrafe kennen, sondern auch die Handlungen die sie sühnt. '
  6. Es genügt, dass Grundstrafe und Zusatzstrafe zusammen das gesetzliche Mindestmass erreichen (Art. ll9 Zi:ff. 3 StGB). I. L'art. 68, cifra 2, CP e applicabile anche se contro Ja prima condanna sia pendente un ricorso.
  7. Il giudice ehe pronuncia la pena addizionale deve conoscere on solnto la pena principale, ma anehe i reati ch'essa reprime.
  8. suffimnte. ehe P':n principale e la pena addizionale rag- gmngano ms1eme il mmrmo legale (art. ll9 eifra 3 CP). A. -Le 29 juin 1946, la Cour d'assisns du IIIe arron- dissement du canton de Berne a inflige a Edwige Meuwly une annee et demie de reclusion et quatre ans de privation des droits civiques pour complicite d'avortement et ten- tative de ce delit. B. -Accusee, en outre, de nombreux avortements -consommes ou tentes -dont eile faisait metier, Edwige Meuwly a ete condamnee, le 29 octobre 1946, par la Cour d'assises de Geneve a trois ans de reclusion et a une annee de privation des droits civiques. Les infractions etant anterieures au 29 juin 1946, l'arret releve que cette peine vient en compiement de celle qui a ete prononcee le 29 juin pour tentative et complicite d'avortement, dont il a ete tenu compte pour fixer la susdite peine . Bien que le dossier de l'affaire bernoise -sans le juge- ment, qui n'etait pas encore redige -füt entre les mains des autorites genevoises, la Cour d'assises n'en a pas ordonne l'apport.
  9. -Estimant que, dans ces conditions, l'art. 68 eh. 2 11 AS 73 IV ---1947

162 Strafgesetzbuch. No 42. CP n'avait pu etre correctement applique, dame Meuwly a recouru a la Cour de cassation genevoise. Celle-ci a annule le jugement du 29 octobre et renvoye l'affaire a un nouvelle Cour d'assises. D. -Contre cet arret, le Procureur general du canton de Geneve se pourvoit en nullite au Tribunal fäderal. Oonsiderant en droit :

  1. -D'apres le recourant, l'application de l'art. 68 al. 2 CP serait subordonnee a une premiere condamnation passee en force ; le jugement du 29 juin 1946 ayant ete attaque par un pourvoi en nullite encore pendant le 29 octobre, la Cour d'assises de Geneve n'aurait pas du en tenir compte. Une telle interpretation ne -se concilie ni avec la lettre ni avec l'esprit de l'art. 68 eh. 2 CP. Cette dispositiön vise le cas ou le juge doit prononcer une peine privative de liberte a raison d'une infraction que le delinquant a com- mise avant d'avoir ete conda,mne pour une autre infraction frappee egalement d'une teile peine. Est condamne tout accuse tombant sous le coup d'un jugement de condam- nation, que ce dernier soit ou non defäre a une autorite superieure. Le tribunal du concours retrospectif doit fixer la peine de fanon que le delinquant ne soit pas plus severe- ment chatie que si toutes les infractions avaient ete jugees en une fois. La these exposee dans le pourvoi reviendrait a lui conferer la faculte -lorsque la premiere condam- nation fait l'objet d'un recours pendant -d'ignorer cette regle, en statuant avant que le sort du recours soit connu. Or, la garantie que l'art. 68 al. 2 donne au prevenu ne sau- rait evidemment dependre de la date du second jugement. Aux debats, le Procureur general avait d'ailleurs requis lui-meme une peine additionnelle. Certes, si la premiere condamnation est annulee, le delinquant n'a que la peine complementaire a purger, laquelle est d'ordinaire infärieure a la peine qui aurait ete infligee sans egard pour le premier jugement. Le condamne Strafgesetzbuch. No 42.

serait alors favorise. Mais cette hypothese ne se realisera que rarement, car le tribunal devant lequel l'accuse est traduit en second lieu attendra en general, pour statuer, que le premier jugement soit passe en force; S'il ne prend pas cette precaution et que l'inconvenient signale se pro- duise, la revision -qu'il est loisible aux cantons de pre- voir pour cette eventualite -est le seul moyen d'y reme- dier. 2. -La Cour de cassation cantonale estime que, n'ayant pas ordonne l'apport dμ dossier bernois, la Cour d'assises ne pouvait appliquer sainement l'art. 68 al. 2 CP. Le recourant objecte que ce dossier n ! contenait pas encore Je jugement, de sorte que la Cour d'assises devait se garder de le consulter' car il pouvait constituer (( un element d'appreciation bien different dys motifs retenus en defi- nitive par le juge bernois . Le juge du concours retrospectif n'est a meme de res- pecter le principe inscrit a l'art. 68 al. 2 m: qu s'il ?onna exactement non seulement la peine prmmpale, ma1s auss1 les delits qu'elle reprime. Normalement, c'est le jugement qui le renseigne. II peut toutefois se dispenser de le reque- rir, quand d'autres documents, en particulier un rapport officiel, lui fournissent les donnees necessaires (arret Meyer du 21 avril 1947, consid. 2). En l'espece, la Cour d'assises genevoise n'etait pas suffi- samment renseignee. Sans doute n'ignorait-elle pas qu'Ed- wige Meuwly avait ete condamnee a une annee et demie de reclusion pour ((tentative et complicite d'avortement . II importait toutefois de connaitre les divers actes de com- plicite et tentatives retenus par le juge bernois e de savoir si -comme l'accusee l'a pretendu -ce dermer a tenu compte, en mesurant la peine, des infractions pour lesquelles elle devait etre ensuite jugee a neve: La Cour genevoise n'en aurait assurement pas ete mstrrute. r la lecture du dossier bernois, ou le jugement du 29 JUID ne figurait pas encore. Mais l'absence de ce jugement e l'autorisait pas a rester dans l'incertitude. Elle devait.

Strafgesetzbuch. No 43. ou bien ajoumer les debats jusqu'a ce qu'il fUt depose, ou bien inviter les autorites bemoises a lui procurer les indi- cat: ons manquantes (ai:t. 352 CP) .. En passant outre, eile a viole l'art. 68 eh. 2 CP. 3. -Le Procureur general reproche a la Cour canto- nale d'avoir casse le jugement, bien que les nouveaux juges, lies par l'art. 119 eh. 3, ne puissent pas sevir avec moins de rigueur. Cette opinion est manifestement erro- nee. Les nouveaux juges ne seraient fondes a infliger trois ans de reclusion a Edwige Meuwly ques'ils estimaient que, juges simultanement, les actes reprimes par la Cour her.: noise et ceux qui leur sont defäres eussent justifie quatre ans et demi de reclusion. Ce n'est pas certain. Ils pour- raient admettre, quant au chatiment, qu'il n'y a pas lieu de depasser le minimum prevu par l'art. 119 eh. 3. Dans cette hypothese, ils devraient condamner l'accusee a 18 mois de reclusion. Cette peine additionnelle et Ia peine principale atteindraient ensemble le minimum legal, ce qui satisferait aussi bien a l'art. 119 eh. 3 qu'a l'art. 68 eh. -2 CP. Par ces motif s, le Tribunal f ederal rejette le pourvoi. 43. Urteil des Kassationshofes vom 26. Septeiittier 1047 i. S. Erismann gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich. Art. 127 Zi//. 1 Aba. 2 StGB. Auch wer nur Handlungen vornimmt, mit denen wie er wei.'!S dez . Gefahr nicht beizukommen ist, lässt den Hfilflosen im Stiche. Die UnterlMsung muss mit dem Fortbestand der Gefahr für das Lenen oder der schweren unmittelbaren Gefahr für die C'..esund- he1t kausal sein. Vorsatz, untauglicher Versuch der Aussetzung. Art. 127 eh. 1 aJ,. 2 CP. Celui qui se borne a aooomplir des aotes qu'il sait etre impuissants a detourner le danger oommet un abandon au sens de l'art. 127 eh. 1 al. 2. Strafgesetzbuch. No 4:l. 165 II doit y m:oir 1ln licn de cau;;alite eufrc l'abandon et l'exisknce du danger df' morJ ou du dangcr grnv(' et inuniiwnt pour la sant( . Intention, delit impos.' iblP. Art. 127, cifra 1, cp. 2 CP. Colui ehe si limita a compierc degli aiii ehe sa o:;scro inefl1caci ad allontanarc il pericolo si rendc colpevolc d'un abbandouo a' scnsi dcll'art 127, cifra 1, cp. 2 CP. Devc csistcre un nesso causa1e tra l'abbandono c il pcl'icolo di morte o il il gravc imminent ' pericolo di pcrdit.a della salut '. Intenzione, rea.to impossibilo. A. -Liselotte Erismann schlug am Vormittag des 9. November 1945 ihr dreijähriges Kind Ursula mit einer Teppichbürste auf das Gesäss und schüttelte es heftig, weil es weinte und nicht sagte warum. Wahrscheinlich unter dem Einfluss des Schüttelns platzte im Gehirn des Kindes eine Geschwulst. Deshalb wurde das Kind unmittel- bar nachher bewusstlos und brach zusammen. Es fing merkwürdig zu atmen an, sein Puls nahm zu, eine Pupille veränderte sich, das Gesicht wurde bleich und wächsern, und das Kind begann schliesslich am ganzen Körper zu zucken. Obschon Frau Erismann, die früher Krankenpfle- gerin gewesen war, in diesen Erscheinungen Anzeichen einer schweren Erkrankung oder Verletzung erkannte, welche ihr den Beizug eines Arztes aufdrängten, benach- richtigte sie keinen solchen. Freilich hätte, wie sich aus einem im Strafverfahren eingeholten Gutachten ergibt, auch ein Arzt das Leben Ursulas nicht retten können und war es auch nicht nötig, dem tief bewusstlosen Kinde Lei- den und Schmerzen zu ersparen. Frau Erismann wusste das aber nicht. Ihr Verhalten wurde vom Gedanken be- stimmt, man würde den Zustand des Kindes auf eine Über- schreitung. des Züchtigungsrechts zurückführen und sie dafür zur Rechenschaft ziehen, wenn die Sache auskäme. Sie legte das Kind ins Bett, zog ihm Socken an, gab ihm Wärmeflaschen, rieb ihm die Glieder und färbte das bleiche Gesicht mit Rot. Schliesslich legte sie sich selbst zum Schlafe nieder. Ohne weiter betreut worden zu sein und das Bewusstsein wieder erlangt zu haben, starb das Kind

Schlagwörter

retrospective concurrencesupplementary sentencepending appeallegal minimumevidentiary basiscriminal sentencing

Von Omnilex extrahiert

Kernrechtsfrage

Whether Art. 68(2) CP applies when the first conviction is still under appeal.

Extrahierter Entscheid

Yes. The provision applies once there is a conviction, even if it is not yet final on appeal.

Extrahierte Begründung

Retrospective concurrence would lose its protective function if the second court had to wait for the first judgment to become final; the statute and its purpose cover any judgment of conviction.

Kernrechtsfrage

Whether the second judge must know the earlier judgment and the offences it punishes before fixing a supplementary sentence.

Extrahierter Entscheid

Yes. The judge must know not only the principal sentence but also the acts it covers.

Extrahierte Begründung

Only with precise knowledge of the earlier conviction can the court avoid punishing the offender more severely than if all offences had been judged together; if the judgment is unavailable, the court must adjourn or obtain the missing information.

Kernrechtsfrage

Whether the cantonal cassation court was right to annul the Geneva judgment because the Bern dossier lacked the earlier judgment.

Extrahierter Entscheid

Yes. The Geneva court lacked sufficient information and therefore violated Art. 68(2) CP.

Extrahierte Begründung

Knowing that a Bern sentence existed was not enough; the court needed the judgment or equivalent information to determine the offences and the interaction with the later case.

Kernrechtsfrage

Whether a supplementary sentence is unlawful because the new judges might not be able to impose more than the legal minimum under Art. 119(3) CP.

Extrahierter Entscheid

No. The combined principal and supplementary sentences need only reach the legal minimum.

Extrahierte Begründung

The later court may impose a supplementary sentence that, together with the earlier sentence, reaches the minimum required by law; this does not prevent annulment of the faulty judgment.

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