Extra work under fixed-price contract; mistake in valuation

BGE 71 II 242Amtliche Sammlung des Bundesgerichts (BGE) / Band II21.02.1928Modified

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

In a fixed-price construction dispute between Brem and Monti, the Federal Court addressed payment for supplementary works and a pricing mistake in a supplementary item. It upheld the view that works indispensable for the completion or correction of the contractor’s own defective performance do not enrich the owner and therefore do not justify extra remuneration absent a valid agreement. It further held that a contractor who misstates a component of his own lump-sum offer commits a non-essential motive error, not a calculational mistake under Art. 24(3) OR. The related account item was therefore reduced by CHF 253.10.

Omnilex-Regeste

Art. 373 OR; Art. 24 OR; supplementary works under a fixed-price contract. Additional works executed without prior or subsequent agreement are not remunerable merely because they were necessary for the usable completion of the work or for remedying the contractor’s own defective performance; in such cases the owner is not enriched, and the cost remains with the contractor. By contrast, Art. 24(3) OR on calculational error applies only where an agreed valuation is arithmetically incorrect in relation to fixed units, numbers or weights. The contractor’s misappreciation of a factor in his own offer is a mistake as to motive under Art. 24(2) OR and is not essential (consid. 2).

Gesamter Gesetzestext

  1. Extrait de rarret de la Ire Cour civile du 13 nonmbre 1945 dans la cause Brem c. Monti. Omttrat d'entreprise. Forfait. a) Remuneration de travaux suppte. mentaires exooutes saus entente, prealable ou subsequente, des parties. b) Erreur sur l'evaluation d'un travail supplemen. taire commande par le maUre de l'ouvrage. Werkvertrag. Feste Übernahme. a) Entschädigung für zusätzliche, ohne vorhergehende oder nachträgliche Verständigung der Parteien ausgeführte Arbeiten; Art. 373 OR. b) Irrtum in. der Bewertung einer zusätzlichen, vom Besteller bestellten Arbeit ; Art. 24 Abs. 2 und 3 OR. Omttratto di appalto. A corpo. a) Aumento deI prezzo per lavori supplementari eseguiti senza previo od ulteriore accordo delle parti. b) Errore di valutazione d'un lavoro supplementare ordinato dal committente. a) Pour les travaux suppIementaires au sujet desquels une entente, prealable ou subsequente, des parties n'est pas intervenue, la Cour cantonale s'est contentee d' adop- ter les motifs donnes par l'expert et les montants qu'il porte en compte , sans examiner en vertu de quel principe juridique le demandeur a droit au prix de ces travanx. Le fondement de cette reclamation peut se trouver dans un enrichissement illegitime du defendeur ou dans l'impossi- bilite pour le demandeurd'obtenir au prealable le consen- tement du defendeur ades travaux dont la necessite n'est apparue qu'au cours de l'execution de l'ouvrage (cf. OSER- SCHÖNENBERGER, art. 373 CO n. 3). . Rien ne permet de considerer cette derniere hypothese comme realisee. Quant a l'enrichissement, il ne saurait provenir de n'importe quels modificntion ou completement de l'ouvrage. Ce qu'il etait necessaire de faire pour que la maison fftt utilisable ne constitue pas une amelioration, une plus-value, et ne procure aucun enrichissement. Lors- que les plans et les devis ne prevoient pas des travaux indispensables des l'abord, cette omission est imputable a l'entrepreneur ; il a l'obligation de livrer un ouvrage repon- dant aux exigences techniques et a sa destination. Les frais ainsi occasionnes ne sont paS' a la charge du maitre.

Il en est de meme pour les travaux qu'il a faHu entreprendre en raison d'une premiere execution defectueuse d'apres les plans et les devis. En ce cas egalement, l'entrepreneur est tenu de reparer sa faute et le IDaltre de l'ouvrage n'est pas enrichi (RO 20 p. 1006 et 1007 consid. 4; OSER- SCHÖNENBERGER loc. cit. in fine). La question de savoir si tel ou tel travail entraine un enrichissement Oll, rentre dans le cadre des travaux indis- pensables pour l'execution de l'ouvrage prevu est du do- maine technique. L'expert et a sa suite le Tribunal can- tonal ont fait cette distinction. Cela ressort de l'expertise et du jugement auxquels il suffit de se referer. Le coftt des travaux donnant droit a une remuneration hors forfait a eM evalue d'une maniere qui, au regard du droit federal, ne 1 rete pas a la critique. b) Apropos d'un article du compte, le defendeur a fait une observation d'ordre juridique. Le devis pour les tra- vaux suppIementaires: clöture, portails et piliers en ciment , du 9 septembre 1941, s'elevait a 728 fr. et com- prenait des travaux devises par le . serrurier Elsässer en bloc a 270 fr. au lieu de 720 fr., par suite d'une inter- version de chiffres. Le defendeur (maitre de l'ouvrage) n'a pas commande la totaliM des travaux et le demandeur (entrepreneur) aporte en compte 568 fr. 20, prix justifie au dire de l'expert. Mais dans ce prix les travaux de serru- rerie figurent a leur valeur effective au lieu d'etre calcuIes proportionneHement au prix de 270 fr. indique par le serrurier ou au prix total de 728 fr. La Cour civile a admis ce mode de fixation, estimant qu'il s'agissait d'une simple erreur de calcul a corriger selon l'art. 24 al. 3 CO. Toute- fois, cette eventualiM n'est realisee que si, dans un contrat, on se fonde sur certaines unites de mesure, de nombre ou de poids et qu'une erreur se produise dans l'operation arithmetique, en sorte que le resultat final est inexact. Ce n'est pas le cas en l'espece. Le demandeur, apparemment sans verifier l'offre du serrurier, a compris la somme de 270 fr. dans son devis de 728 fr. qui ne detaillait pas le

244 Obligationenrecht. N° 55. prix des differentes prestations. II a ainsi apprecie inexac- tement un faoteur de sa propre offre. C'est la une erreur sur le motif qui, aux termes de l'art. 24 al. 2 CO, n'est pas essentielle et dont le demandeur ne peut se preva10ir. Les travaux consideres rentrent dans ceux pour 1esquels le demandeur a garanti 1e cout ; il ne peut porter en compte que le prix de ce qu'il a effectivement execute, calcule d'apres le prix en b10c de 270 fr. Des lors si a 720 fr. correspond 1e chiffre de 405 Ir. du memoire, c'est le chiffre de 151 fr. 90 qui correspond a la valeur de 270 fr. qu,'il aurait faUu prendre pour base. L'article du compte se reduit ainsi de 253 fr. 10. 55. Extrait de I'arret fle la Ire Cour chile du 12 septembre 1945 da.ns 1a ca.use Epoux Posternak c. Bron. Art. 963 CO. Devoir de produire les livres en justice dans m litige entre tiers. Art. 963 OR. Pflicht zur Vorlegung von Geschäftsbüchern in einem Streit zwischen Dritten. Art. 963 CO. ObbIigo di produrre i Iibri contabiIi in lma lite tra terzi. 4. -Aux termes de l'art. 963 CO, toute personne astreinte a tenir des livres peut etre obligee, dans les contestations relatives ades affaires qui concernent l'entre- prise, de produire ses livres et sa c6rrespondance, si un interet legitime est demontre et si 1e juge estime cette production necessaire a la preuve . Le sens et la portee de cette disposition sont clairs. Et le message du Conseil federal du 21 fevrier 1928, p. 345, comme aussi 1e proces- verbal des experts, p. 744 et sv., confirment que le Iegis- lateur a effectivement voulu introduire dans la loi une regle de procedure derogeant au principe suivant lequel ce domaine reh ve des cantons. L'article 963 institue un devoir legal de produire les livres en ju,stice, meme dans des litiges entre des interesses etrangers a l'etablissement (Message, loc. cit.). L'intervention du magistrat ne cons-

titue d'ailleurs pas u,n jugement rendu, contre des tiers, pas plus que la citation d'u,u temoin ou la sommatiön de produire un ecrit. Le devoir de presenter la comptabilite est subordonne a deux conditions : le requerant doit jusnifier d'un interet legitime; la production doit etre necessaire a la preu,ve. La notion de l'interet legitime est une notion de droit ressortissant au libre examen du Tribunal federal... Le moyen juridique a employer pour obtenir la pro- du,ction de ces pieces est determine par la procedure cantonale : action intentee contre la personne astreinte a tenir les livres, appel en cause, requeteen edition des documents comptables, et c'est a la juridiction cantonale seule de verifiel' l'observation des formes prescrites par le droit cantonal. V. PROZESSRECHT PROCEDURE 56. Arret d.e la n e Cour civiIe d.u 3 octobrc 1945 dans la cause Dumont c. ConfMeration suisse. Oompetence du Tribunal fMkral (lomme juridiction unique (art. 41 OJ). La tieroe revendication d'un objet saisi (art. 10688. LP), dirigee pa.r un particulier ou une collectivite contre la. ConfMa- ration ne peut tre portoo directement devant le Tribunal fMeral conformement a l'art. 41 lit. b OJ. ZtlBtändigkeit d68 BundesgeriChte8 als einzige InBtanz (Art. 41 OG). Die Widerspruchsklage (Art. 106 ff. SohKG) eines Privaten oder einer Korporation gegen den Bund kann nioht gemäss Art. 4:1 lit. b OG direkt beini Bundesgericht angebracht werden. Oompetenza del Tribunale federale quak giwrisdizione unioo (art. 4:1 OGF). L'azione di rivendioazione d'un oggetto pignorato (art. 106 e seg. LEF) promossa da un privato 0 da un ente coUettivo contro la. Confederazione non pub essere portata diretta.mente davanti al Tribunale federale oonformemente all'art. 41 lett. b.

Schlagwörter

fixed-price contractsupplementary worksenrichmentmistakecalculation errorconstruction law

Von Omnilex extrahiert

Kernrechtsfrage

Whether supplementary works executed without prior or later agreement must be remunerated under a fixed-price contract.

Extrahierter Entscheid

The contractor may be paid for supplementary works only if a valid legal basis exists; where the works were indispensable for the usable completion of the building or were needed to remedy the contractor's own faulty execution, the owner is not enriched and bears no extra payment.

Extrahierte Begründung

The court held that the cantonal court had relied on the expert without identifying the legal basis. No impossibility of obtaining prior consent was shown. Necessary or corrective works do not create enrichment of the owner because they merely satisfy the contractor's duty to deliver an adequate, technically sound work.

Kernrechtsfrage

Whether an error in valuing a supplementary work item ordered by the owner is a simple arithmetic mistake under Art. 24 OR.

Extrahierter Entscheid

No. The contractor misstated a factor in his own offer; this is a mistake as to motive, not an essential calculational error under Art. 24(3) OR.

Extrahierte Begründung

Art. 24(3) OR applies only where the parties rely on certain units, numbers or weights and the arithmetic operation is wrong. Here the contractor incorporated an incorrect underlying figure into a lump-sum estimate. That is an inessential motive error under Art. 24(2) OR and cannot be invoked.

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