BGE 71 II 233
BGE 71 II 233Bge16.05.1939Originalquelle öffnen →
232 Obligationenrecht. N° 50. machen könne. Auch das darf entgegen der Ansicht des Beklagten als Billigkeitsmoment gewürdigt werden. Es lässt sich nicht bestreiten, dass in Fällen, wo der Schaden durch Zahlungen Dritter zum grossen Teil gedeckt werden kann, das Bedürfnis nach der Zusprechung eines Ersatzes auf Grund von Art. 54 Abs. 1 OR gering ist. Dann ist es aber auch gegeben, das Fehlen einer solchen anderweitigen Schadensdeckung als Grund gelten zu lassen, der die Ver- pflichtung zur Bezahlung eines Ersatzes aus Billigkeits- gründen nahe legen kann. Nicht angängig ist es dagegen, etwa unter diesem Gesichtspunkt au,ch das Bestehen einer Bürgschaft zu berücksichtigen und eine erhöhte Ersatz- pflicht des Unzurechnungsfähigen anzunehmen mit der Begründung, nicht er, sondern der Bürge müsse ja bezah- len; denn da diesem ein Rückgriffsrecht auf den Haupt- schuldner zusteht, ist es letzten Endes doch er, der belastet wird. 7. -..... 8. -Es liegen somit verschiedene Momente vor, die eine Verurteilung Schweizers zu einer gewissen Entschä- digu,ng zu rechtfertigen vermögen, obschon er, gemessen an den Verhältnissen des Kantons Zürich, der viel weniger zahlungskräftige Teil ist. Immerhin sind die für eine Ersatzpflicht sprechenden Billigkeitsgründe nicht derart, dass es am Platze wäre, Schweizer auf unabsehbare Zeiten hinaus finanziell schwer zu belasten. Das wäre aber der Fall, wenn er verurteilt würde, über den Betrag von rund Fr. 8200.-hinaus, den er bereits durch Verrechnung mit Besoldungsansprüchen für 1942 und durch Freigabe von Rentenansprüchen geleistet hat, weitere Fr. 12,000.-zu bezahlen. Das müsste dazu führen, dass er mit seiner Familie auf unverhältnismässig lange Zeit auf das Existenz- minimum gesetzt wäre. Eine solche Belastu,ng wäre jedoch zweifellos unbillig, Wenn man in Betracht zieht, dass Schweizer zur Zeit der Begehung der Tat unzurechnungs- fähig war und daru,m grundsätzlich für deren Folgen nicht haftbar gemacht werden kann. Er hat vielmehr Anspruch Obligationenrecht. N° 51. 233 darauf, dass ihm und seiner Familie ein wenigstens an- nähernd standesgemässes Auskommen nicht auf allzulange Zeit entzogen bleibt (vgl. in diesem Sinne auch § 829 BGB, der die Belassung dieses Minimums in Fällen von Billig- keitshaftung generell vorschreibt). Dies erscheint umso mehr geboten, als Schweizer nicht mehr pensionsberechtigt ist und die Gefahr eines Rückfalles in seine Krankheit nicht ausserhalb des Bereiches der Möglichkeit liegt. 51. Extrait de l'arret de la Ire Cour eivile du 23 octobre 1945 dans la. cause Lavanchy c. Yontobel. Concurrence deloyale (art. 48 CO). Sur le marche libre, celui qui vend a bas prix et porte ainsi prejudice aux concurrents ne commet un acte illicite que s'il use de procedes contraires aux regles de la bonne foi, par ex. s'il se procure a bon marche par des moyens frauduleux la marchandise qu'il vend. Unlauterer WettbllWerb, Art. 48 OR. Wer im freien Handel zu niedrigem Preis verkauft und dadurch die Konkurrenz schädigt, macht sich keines unlauteren Wettbewerbs schuldig, es sei denn, er wende gegen Treu und Glauben verstossende Mittel an, indem er sich z. B. die Ware auf betrügerische Weise billig verschafft. Concorrenza sleale (art. 48 CO). Chi, sul mercato libero, vende a prezzo basso e porta COSl pregiudizio ai concorrenti, commette un atto illecito soltanto se fa uso di procedimenti eontrari aHa buona fede, p. es. se si proeura a buon mercato, mediante mezzi . fraudolenti, la merce ehe vende. A. -Charles Vontobel est fleuriste en gros et au detail, Andre Lavanchy, seulement fleuriste en gros, sur la place de Geneve. Ils sont concwrents. Au coursde l'hiver 1940-1941, Vontobel remarqua que Lavanchy vendait ades detaillants des fleurs provenant de l'etranger, notamment de France, a des prix plus bas qu'il ne pouvait le faire lui-meme. Soup90nnant des actes irreguliers, il provoqua une enquete. Elle revela que Lavanchy payait a Annemasse et Moillesulaz (France) en argent fran9ais exporte hors clearing la marchandise achetee dans le Midi de la France. De cette maniere, il l'avait a bon compte et pouvait la revendre a bas prix. Le Tribunal de police de Geneve condamna Lavanchy a deux mille
Obligatiollenrecht. N° 51. francs d'amende, au paiement d'une indemnite de 300 fr. a 1'0ffice suisse de compensation et reserva les droits de Vontobel, partie civile. L'administration des douanes fran9aises infligea de son cote a Lavanchy une amende de 25000 fr. fr. B. -Par expioit introductif d'instance du 1 er novembre 1943, Vontobel a actionne Lavanchy devant la Cour de justice civHe du canton de Geneve en paiement de 5000 fr. de dommages-interets avec interets a 5 % des le 13 mai 1943. Il reprochait au defendeur des actes de concurrence deloyale dommageables (art. 48 CO). Lavanchy a conclu au deboutement du demandeur et a sa condamnation a une amende et des dommages-interets. Statuant comme juridiction unique, la Cour a condamne le 6 juillet 1945 le defendeur a payer au demandeur Ia somme de 1000 fr. avec interets a 5 % des le l er novembre 1943. Elle a deboute le defendeur de ses conclusions et mis les depens de l'instance a sa charge. a. -Contre ce jugement, le defendeur a recouru en reforme au Tribunal fMera1. Il a ere deboute. Extrait des motifs: Le comportement dommageable que le demandeur reproche au defendeur consiste dans le gachage des prix. Les parties n' etaient liees par aucune convention les obli- geant a pratiquer certains prix. Le defendeur n' a pas non plus enfreint une fixation officielle du prix de ses marchandises. La demande de dommages-interets se fonde exclusivement sur l'art. 48 CO qui etait encore applicable lors des actes critiques. Sur le marcM libre, les prix sont en principe libres. Le vendeur les fixe a sa guise. S'il vend a bon compte et porte ainsi prejudice aux concurrents, qui perdent des clients ou se voient contraints de vendre meilleur marche, il ne commet pas pour autant un acte illicite. Le dom- mage cause est Ia consequence naturelle de Ia libre con- currence (RO 52 II 381). Le rabaisien ne tombe sous le coup de l'art. 48 CO que s'il usa de procedes contraires Obligationenreeht. N0 51. 235 aux regles de Ia bonne foi. Il en sera indiscutablement ainsi du commer9ant qui utilise pour des fing de concur- rence un avantage obtenu de maniere illicite, imposant aux negociants honnetes des prix auxquels Hs ne peuvent vendre leurs marchandises parce qu'ils les achetent en respectant la loi. D'apres les constatations du juge du fait, cet etat de choses est realise clans l'espece. Du dossier et notamment du jugement du Tribunal de police genevois, du 5 avril 1945, il appert ceci : Le defendeur a fait venir d' Antibes des marchandises non facturees pour echapper ainsi aux versements au clearing. Son allegation qu'il s'agissait d'une compensation pour perte de marchandises est controuvee. 11 aurait du deduire sur Ia facture le prix des fleurs avariees et en informel' 1'0ffice suisse de compensation en justifiant cette diminution. Au lieu de proceder ainsi, il apresente aux organes des douanes une facture inexacte. Le defen- <leur a en outre paye les frais de transport avec de l'argent fran9Ris introduit en France sans passeI' par le clearing. En agissant ainsi, Ie defendeur a contrevenu aux arretes du Conseil federal du 6 juillet 1940 instituant des mesures provisoires pour le reglement des paiements entre Ia Suisse et differents pays et du 13 novembre 1940 relatif au paie- ment des marchandises, frais accessoires et autres obli- gations similaires entre la Suisse et la France. (ROLF 1940 p. 1232 et 1865). Pour se justifier, le defendeur se borne a dire que.s'il n'a pas recouru contre le jugement du Tribunal de police cela ne signifie pas qu'il l' admette : « L' examen du dossier suffira a faire constater a quel point cette condamnation reposait sur des bases fragiles ». Sans doute Ie juge civil n'est-i! pas lie par la condamnation penale (art. 53 CO), mais Ia denegation generale du defendeur ne saurait suffire a eveiller des doutes au sujet de sa faute et a invalider l'appreciation des circonstances du cas par le Tribunal de police. D'apres Ia constatation de Ia Cour de justice civile, le defendeur a depense pour la marchandise imporree beau- -... =--"""
ObJigationenrooht. N° 52. coup moins que s'il avait suivi la voie legale, et grace a des moyens illicites il a pu la vendre sur la plaoo de Geneve a des prix tres inferieurs a ceux des concurrents qui procedaient correctement. D'autres facteurs, indiques par le defendeur, peuvent avoir contribue a crear la difference des prix, mais elle est inexplicable sans les avantages frauduleux obtenus. La relation de causaliM entre les agissements deloyaux du defendeur et l'avilissement des prix est ainsi etablie en fait pour le Tribunal federal... 52. Auszug aUs dem l'rteiI der I. Zivilabteilullg vom 10. Juli 1945 i. S. Versicherungsverband sclnvcizerischer Transport- unternehmnngell gegen Schweizerische Bundesbahnen. Vertrag zwischen zwei Babnunternehmungen über die gemein- same Benützung einer Babnstation. Rechtsnatur des Vertrags. Haftlmg für HüHspersonen, Voraussetzungen für die Anwendbar- keit von Art. 101 Abs. 3 OR. Convention de deux entreprises de chemin de fer pour l'utilisa.tion commune d'une gare. Nature juridique du contrat. ResponsabiliM pour les auxiIiaires; condition de PapplicabiIiM de Part. 101 al. 3 CO. Convenzione conclusa tra due imprese ferroviarie per l'utilizza- zione in comune d'nna stazione. Natura giuridica deI contratto. Responsabilita per persone ausiliarie ; condizioui da cui dipende l'applicazione delI 'art. 101 cp. 3 CO. A U8 dem Tatbestand: Die SBB-Station Sihlbrugg an der Strecke Zürich-Zug bildet gleichzeitig die Endstation der Sihltalbahn und wird von dieser auf Grund eines sog. Gemeinschaftsver- trages mitbenützt. Nach den Bestimmungen des Vertrags wird der gesamte Stationsdienst von den SBB besorgt. Am 16. Mai 1939 stiessen auf der einspurigen Strecke der Sihltalbahn Sihlbrugg-Sihlwald zwei Züge zusammen, weil einerseits der Stationsvorstand von Sihlbrugg einen von dort mit Verspätung abgehenden Zug abgefertigt und anderseits ein Stationsbeamter nach Sihlwald telephoniert hatte, der dort auf die Kreuzung wartende Gegenzug könne nach Sihlbrugg abfahren. Obligationenrecht. N° 52. 237 In einem Prozess über die Tragung der finanziellen Folgen dieses Zusammenstosses verlangte der Versiche- rlmgsverband schweizerischer TransportlIDternehmungen als Zessionar der· Sihltalbahn von den SBB unter anderm auch die Rückerstattung der Schadenersatzbeträge, welche die SihItalbahn an die Reisenden ausbezahlt hatte, die bei dem Zusammenstoss verletzt worden waren. Die SBB beriefen sich diesem Begehren gegenüber darauf, dass im Gemeinschaftsvertrag ausdrücklich be- stimmt sei, jede Verwaltung hafte für allen Schaden, der die in ihren Zügen befindlichen Reisenden betreffe. Der klägerische Verband nahm den Standpunkt ein, diese auf eine Wegbedingung jeder Haftung der SBB für ihr Personal hinaUslaufende Bestimmung sei unzulässig, weil naoh Art. 101 Abs. 3 OR die Haftung für Hülfsper- sonen höchstens für leiohtes Verschulden wegbedungen werden könne, wenn die Haftung aus dem Betrieb eines obrigkeitlioh konzessionierten Gewerbes folge, was hier der Fall sei. Die SBB bestritten die Anwendbarkeit von Art. 101 OR, weil es sioh bei dem Gemeinsohaftsvertrag um ein öffent- lichrechtliches Vertragsverhältnis handle. Das Bundesgericht hat die Anwendbarkeit von Art. 101 OR grundsätzlioh bejaht, dagegen die Voraussetzungen für eine Einsohränkung· der Wegbedingung der Haftung verneint, auf Grund der folgenden Erwägungen: 4. -Art. 101 OR bestimmt zunächst, wer die Erfüllung einer Sohuldpflioht oder die Ausübung eines Reohtes aus einem Schuldverhältnis, wenn auch befugterweise; durch eine Hülfsperson, wie Hausgenossen, Arbeiter oder An- Angestellte vornehmen lasse, habe dem andern den Scha- den :nu ersetzen, den die Hülfsperson in Ausübung ihrer VerpHi<lhtungen verursache (Abs. I). Diese Haftung kann gemäSa Abs. 2 durch eine zum voraus getroffene Abrede beschtänkt oder aufgehoben werden. In Abs. 3 wird dann jedoch im Sinne einer exceptio exoeptionis angeordnet,
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