Art. 268 PPF; Art. 143 CP, Art. 335 ch. 1 CP; admissibility of nullity appeal against a cantonal remand judgment and exclusivity of federal regulation of use theft. A cantonal appellate judgment remitting the case to first instance is a final judgment for federal cassation even on points confirmed below. Art. 143 CP establishes for the misappropriation of movable property, including furtum usus, a complete and uniform system that excludes supplementary cantonal contravention law. Where the federal legislature has defined punishability by requiring damage and complaint, the cantons may not reintroduce liability by omitting one constitutive element; a supposed lacuna cannot be inferred from legislative silence (consid. 1-2).
Strafgesetzbuch. N° 34. oder Tötungsdelikt '(Art. lll ff.) vor. Zum Raufen gehört begriffsnotwendig, dass Stösse, Schläge u. s. f, hm-und zurückgegeben werden. Man kann nicht mit einem raufen, der sich nicht darauf einlässt, sondern passiv bleibt oder den Angriff bloss abwehrt. So wird das Wort raufen im täglichen Leben verstanden, und es ist nicht ersichtlich, dass damit in Art. 133 StGB etwas anderes gemeint wäre. Der Beschwerdeführer beruft sich auf den Wortlaut dieser Bestimmung, wonach straflos bleibe, wer bloss abwehre oder die Streitenden scheide. Das wäre nach seiner Auffassung unverständlich, wenn der Vorsatz, aktiv mitzumachen, zum Begriff des Raufhandels gehörte; denn wer bloss abwehre oder die Streitenden scheide, wäre dann gar nicht am RaUfhandel beteiligt )). Hierin liegt eine petitio principii. Allerdings ist nach dem Wort- laut von Art. 133 am Raufhandel an sich auch beteiligt, wer bloss abwehrt oder scheidet. Aber die Beteiligung am Raufhandel setzt voraus, dass ein solcher überhaupt vorliegt, und das ist nach dem Gesagten eben dann nicht der Fall, wenn der Angegriffene oder die Angegriffenen passiv bleiben oder bloss abwehren. Der Nachsatz c sofern er nicht bloss abwehrt oder die Streitenden scheidet)) bezieht sich auf Fälle, wo auf jeder Seite mindestens einer aktiv an den Tätlichkeiten teilnimmt, während andere bloss abwehren oder die Streitenden zu trennen suchen. Richtig ist hingegen, dass die ratio, welche zur Auf- stellung von Art. 133 geführt hat, nämlich die Schwierig keit, bei Verletzung oder Tötung eines Beteiligten den Urheber festzustellen, auch dann zutreffen kann, wenn zwar die angegriffene Seite sich passiv verhalten hat, auf der Seite der Angreifer aber mehrere Personen beteiligt sind. Die ratio ist jedoch für die Auslegung einer Straf- bestimmung nicht allein massgebend. Sie . edaubt nicht, Fälle darunter zu subsumieren, die nach dem allgemein anerkannten Wortsinn nicht darunter fallen. Strafgesetzbuch. N 35.
Wo zwei oder mehrere Personen einen Dritten oder Dritte in einer Weise angreifen, dass die angegriffene Partei nicht zum Dreinschlagen kommt, wird man es übrigens regelmässig mit einem verabredeten Überfall zu tun haben, bei dem die einzelnen Angreifer als Mittäter beteiligt sind. Dann werden sie trotz alleiniger Anwend- barkeit der Bestimmungen über Körperverletzung oder Tötung zum mindesten nicht milder bestraft werden, als wenn Raufhandel vorläge und infolgedessen Art. 133 allenfalls mitanwendbar wäre. Das zeigt auch der vor- liegende Fall. Ebensowenig spricht für die Auffassung des Beschwerde- führers, dass Raufhandel von Amtes wegen, einfache Körperverletzung (Art. 123 StGB) nur auf Antrag ver- folgbar ist. Gerade dann, wenn der Verletzte selber nicht tätlich geworden ist und deshalb von der Eröffnung eines Strafverfahrens über den Vorfall nichts zu befürch- ten hat, wird er den Strafantrag stellen, während dort, wo alle am Kampf aktiv beteiligt waren, ein Antrag normalerweise weniger zu erwarten ist und sich daher angesichts der Gefährlichkeit solcher Schlägereien die Verfolgung von Amtes wegen rechtfertigt. 2. -Hat somit die Vorinstanz den Tatbestand des Raufhandels mit Recht verneint, so kann dahingestellt bleiben, ob und wie weit andernfalls Art. 133 neben Art 123 in Idealkonkurrenz anwendbar wäre. Demnach erkennt der Kassationshof: Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen. 35. Arrnt de la Cour de cassation plinale du 19 mai 1944 dans la cause Aygalenq contre Ministere public du Canton de Geneve.
Strafgesetzbuch. N° 35. 2. L'article 143 CP etablit pou.r la soustraction de choses mobi- lieres, y compris le vol d'usage, Uil ysteme ac!ieve de repre8 iOn qui ne laisse place a aumme reglementat1on cantonale au tjtre de contravention:
tionnelle: 1° de l'avoir condamne pour vol d'usage alors qu'il etait prevenu de vol de bicyclette ; 2° d'avoir applique l'ar1L 37 48 de la loi genevoise, qui est incon- ciliable avec l'art. 143 CPS ; 3° d'avoir applique l'art. 263 CPS. Le 29 mars 1944, la Cour a rejete les deux premiers moyens invoques par le recourant, mais admis le troisieme moyen et renvoye la cause aux premiers juges pour qu'ils statuent a nouveau. 0. -Aygalenq a interjete un pourvoi en nullite aupres de la Cour de cassation penale du Tribunal fäderal. 11 attaque l'arret de la Cotu de cassation cantonale ( en tant seulement qu'il a declare que le recourant pouvait etre condamne pour vol d'usage en vertu de l'art. 37 48 de la loi penale genevoise, a l'exclusion de l'a.rt. 143 CPS. Selon le recourant, le legislateur cantonal n'avait point pouvoir de reprimer le vol d'usage, le Iegislateur föderal n'ayant pas en cette matiere laisse une lacune a combler par les cantons. Le recourant conclut en conse- quence a l'annulation de l'arret attaque et a.u renvoi de la cause a la .. iuridiction cantonale pour que celle-ci statue en vertu de-. art. 143 CPS exige l'existence d'un dommage et le depot d'une plaiht. . Oonsiderant en droit :
132 Strafgesetzl:iuch. No 35. les nouveaux prononces avant de saisir le Tribunal fäderal (arret cite p. 114). 2, -L'art. 143 CP.punit de l'emprisonnement ou de l'amende celui qui, sans dessein d'enrichissement, sous- trait une chose mobiliere a l'ayant droit et lui cause ainsi un dommage. Ce delit ne se poursuit que sur plainte. Les premiers juges ont declare cet article inapplicable vu l'absence de dommage et de plainte. Ils se sont en consequence fondes sur l'art. 37 48 de la Ioi penale ge- nevoise. Mais l'applicabilite de cette disposition depend d'abord du pouvoir du canton de l'edicteur en vertu de l'art. 335 eh. 1 CP, malgre la reglementation de la matiere par l'art. 143 CP. L'arret RO 68 IV 40 definit la competence laissee aux cantons pour reprimer certains actes au titre des contra- ventions. II exclut ce pouvoir lorsque la reglementation fäderale est compiete, qu'elle embrasse toute la matiere et l'epuise. II l'admet en revanche lorsque le Iegislateur fäderal n'a pas regle un domaine du droit penal ou ne l'a reglß qu
en partie, soit qu'il n'ait retenu et declare punissables que certains faits, soit qu'il ait laisse sub- sister exceptionnellement et intentionnellement des lacunes dans son systeme a:fin de permettre aux cantons de repri- mer tel ou tel acte selon leurs conceptions particulieres sur sa punissabilite. L'article 143 CP appartient aux -dispositions qui ne laissent pas place a la Iegislation cantonale. En adoptant cet article, le Iegislateur föderal a comble lui-meme une lacune souvent ressentie dans le systeme des infractions contre la propriete et qui existait entre le vol, les detour- nements et l'abus de con:fiance d'une part et les dommages a la propriete d'autre part. On ne voit pas quelles lacunes il aurait pu volontairement creer. Dans ce compartiment du droit penal, les conceptions sur la punissabilite ne sont pas tres differentes, notamment quant au vol d'usage J. II n'y avait donc aucun motif de faire une breche dans le systeme acheve des regles de repression. Au contraire, Strafgesetzbuch. N° 35. 133 il y a tout lieu d'admettre qu'en edictant l'art. 143 CP le Iegislateur föderal a entendu etablir pour les soustrac tions de choses mobilieres, y compris le furtum usus , un ensemble de principes complets, exclusifs et uniformes pour tout le territoire de la Confederation. Dans l'art. 143, il a range la soustraction d'une chose mobiliere, lorsqu'elle est commise sans dessein d'enrichissement, au nombre des delits, en exigeant pour la repression l'exis- tence d'un dommage et le depöt d'une plainte. S'il avait voulu punir au titre des contraventions les faits non dom- mageables, il n'eut pas manque d'inserer dans le code une disposition en ce sens. II ne l'a pas fait. Et sa volonte de ne pas frapper ces cas de sanctions penales se mani- feste au second alinea de l'art. 143 ou il prevoit l'amende pour les cas de tres peu de gravite . Le silence de la loi ne saurait ainsi etre quali:fie de lacune voulue, autorisant les cantons a reprimer comme contraventions des sous- tractions qui ne causent aucun dommage. Au reste, lorsque le Iegislateur föderal a range dans les elements constitutifs d'une infraction un facteur de gravite -par exemple l'existence d'un dommage -, il indique par Ia que la punissabilite -de l'acte depend de ce facteur et qu'il veut exclure la repression penale lorsque cet element manque. S'il en etait autrement, il serait loisible au Iegislateur cantonal de creer des infractions en marge du droit föderal en' omettant tel ou tel element qui est constitutif du delit selon la definition du legislateur fäderal. Admettre une lacune dans l'art. 143 autoriserait au surplus les cantons a prevoir dans le cas le moins grave une simple contravention et a la reprimer d'office alors que le droit fäderal ne prevoit la poursuite du cas plus grave, a savoir du delit, que s'il y a plainte. Ce resultat serait absurde ; il ne peut avoir ete voulu par le Iegislateur federal. Meme si l'on considere specialement le vol d'usage et notamment celui d'un cycle, la reglementation du Iegis- lateur föderal ne presente pas de lacune sensible, car les
Strafgesetzbuch. No 36. cas ou pareille soustraction ne causera aucun dommage quelconque au proprietaire du vehicule seront tres rares et alors, vraisemblablement, de si minime importance qu'u'ne poursuite penale ne s'imposerait pas. Fante de lacune a combler, l'art. 37 48 de la loi penale genevoise se revele incompatible avec l'art. 143 CPS. II a donc ete applique a tort dans le cas particulier. Par ces motifs, le Tribunal f6Jhal Admet le recours, annule l'arret cantonal en tant qu'il est attaque et renvoie la cause a la juridiction cantonale pour qu'elle statue a nouveau en tenant compte de l'incom- patibilite de l'art. 37 48 de la loi penale genevoise a"'."ec le droit penal föderal. 36. Urteil des Kassationshofes vom 22. September 1944 i. S. Weber gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zug. Gewerbsmässig handelt auch, wer durch die wiederholte Begehung der Tat ein Erwerbseinkommen nicht sich selbst, sondern einem Dritten verschaffen will. Fait aussi metier d'u.ne infraction celui qui par la repetition de l'acte ne veut passe procurer des ressources a lui-meme, mais veut en procurer a u.n tiers. Fa mestiere d'un' infrazione anche colui ehe, ripetendo l'atto, non vuole procurare un introito a se snesso, ma ad un terzo. A. -Johann Weber, der auf Rechnung seines Vaters in Menzingen ein landwirtschaftliches Heimwesen bewirt- schaften hilft, setzte der in die Käserei gelieferten Milch von Mitte Mai bis 10. Juni 1941, während vierzehn Tagen im Oktober 1941 und vom Juli bis 31. August 1942 Wasser zu, 11 damit es einen grösseren Milchzahltag gebe ll. Am 26. Juni 1944 verurteilte ihn daher das Strafobergericht des Kantons Zug wegen gewerbsmässiger Milchfälschung (Art. 153 Abs. 2 StGB) zu anderthalb Monaten Gnfangnis, bedingt vollziehbar, und zu hundert Franken Busse und Strafgesetzbuch. N° 36.
verfügte, dass das Urteil im Amtsblatt des Kantons Zug zu veröffentlichen sei. B. -Der Verurteilte ficht dieses Urteil mit der Nich- tigkeitsbeschwerde an. Er beantragt, es sei aufzuheben und die Sache sei an die Vorinstanz zurückzuweisen, damit sie bloss Art. 153 Abs. 1 StGB anwende. Nach seiner Auffassung ist das Merkmal der Gewerbsmässigkeit der Milchfalschung nicht gegeben, weil der unrechtmässige Gewinn aus dem Verkauf der Milch nicht ihm, sondern seinem Vater als Inhaber des Betriebes zugekommen sei. C. -Die Staatsanwaltschaft des Kantons Zug bean- tragt die Abweisung der Nichtigkeitsbeschwerde. Der Kassationshof zieht in Erwägung : Gewerbsmässig handelt, wer die Tat wiederholt begeht, in der Absicht, zu einem Erwerbseinkommen zu gelangen (BGE 70 IV 16). Diese Rechtsprechung geht vom Nor- malfall aus, wo der Täter den Erwerb sich selber ver- schaffen will. Wie es zu halten ist, wenn er den Gewinn ausschliesslich einem Dritten zuhält, wurde bisher nicht entschieden. Indessen ist auch in diesem Falle die Gewerbs- mässigkeit gegeben. Sie qualifiziert das Verbrechen oder Vergehen nicht wegen der egoistischen Beweggründe, auf die sie in der Regel zurückgeht, sondern weil der Täter die strafbare Handlung überhaupt als Mittel zur Erzielung von Einnahmen, gleichgültig ob für sich oder für einen andern, betrachtet und dadurch die dem Gewerbebetrieb eigene Bereitschaft offenbart, gegen unbestimmt viele zu handeln, wo immer sich passende Gelegenheit bietet. Diese Bereitschaft, in Verbindung mit der Absicht, das Verbrechen oder Vergehen für jemanden zur Verdienst- quelle zu machen, lässt den Täter, der sich wiederholt vergeht, als besonders strafwürdig erscheinen. Es wäre z. B. nicht gerechtfertigt, die Dirne, welche sich öffent- lich zur entgeltlichen Unzucht anbietet, bloss dann zu bestrafen, wenn sie den Lohn für sich behält, und nicht auch dann, wenn sie ihn einem Zuhälter abliefert; im