BGE 70 II 221
BGE 70 II 221Bge18.11.1940Originalquelle öffnen →
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Obligationenrecht. N° 38.
der Unfall stelle eine :neuartige Erfahrung dar . Indessen
vermag diese Feststellung die Beklagte nicht ganz zu ent.-
lasten. Denn auf die Frage, ob in der Duldung von Zu-
sch8.uern· in der Wandelhalle ein Mangel an· Vorsicht liege,
antwortete der Sachverständige gleichwohl, « auf Grund
der frühern Erfahrungen » habe diese Duldung « nicht als
besonders unvorsichtig erscheinen» können. Trotz der
Neuheit der Erfahrung schloss er somit nicht schlechthin
jeden Mangel an Vorsicht aus. Es ist deshalb anzunehmen,
ein
Ereignis wie das vorgekommene habe auch schon vor
dem 1. August 1942 nicht ganz ausserhalb jeder Voraus-
sicht gelegen. Diese Annahme wird überdies durch das
Ergänzungsgutachten in eindeutiger Weise bestätigt ...
Steht demnach fest, dass nicht alle gebotene Vorsicht
angewandt wurde, so ist der der Beklagten in seiner ganzen
Strenge obliegende Beweis, dass ihr keinerlei Verschulden
zur Last falle, misslungen. Die Haftung der Beklagten ist
somit gegeben.
Der gleiche Schluss ergibt sich, wenn man annimmt,
die Beklagte habe die Sorge für die Einhaltung der nötigen
Abstände den mit dem Feuerwerk Beauftragten jibertra-
gen und diese würden den Abstand von 11· m selbst dann
eingehalten haben, wenn ihnen der Aufenthalt von Zu-
schauern
in der Wandelhalle· bekannt gewesen . wäre. In
diesem Fall ist der Schaden durch das Verhalten einer
Hilfsperson
entstanden, sodass Art. 101 OR anzuwenden
ist. Denn zweifellos war der Arbeite; der Feuerwerkfirma
eine Hilfsperson
im. Sinne dieser Bestimmung, da er, was
für Art. 10lgenjigt, mit Wissen und Willen der Schuld-
nerin bei der Erbringung der· Vertragsleistung -. der Vor-
stellung -
tätig war. Ein Unterordn.ungsvl:lHlitltilis wie
im Falle des Art. 55 OR ist nicht erfordert, soiläSS auch
ein selbständiger Geschäftsmann oder der ArbeiWf. eines
solchen
ohne weiteres Hilfsperson . sein kann (BEOKER,
Komm. 2. Au:ß. Note 9 zu Art. 101 ; VON Tmm-Sti:GWART
S.564 Ziff.I).
Nach Art. 101 hat die Beklagte für den von der Hilfs-
Obliga.tionenrecht. N° 39.
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person verursachten haden einzustehen. Sie kann sich
nicht in gleicher Weise befreien wie der nach Art. 55 OR
ins Recht gefasste Geschäftsherr. Ob sie ihre Sorgfalts-
p:ßicht erfüllt hat und ob der Schaden trotz Erfüllung
dieser Pflicht eingetreten wäre, ist unerheblich. Die Be-
klagte kann sich auch nicht darauf berufen, dass die Hilfs-
person sachverständiger
war als sie selbst. Da sie Vertrags-
schuldnerin
ist,hat sie· vielmehr für diejenige Sorgfalt der
Hilfsperson einzustehen,· die man nach . dem Vertragsver-
hältnis von ihr selbst zu erwarten berechtigt ist (BGE 46 II
130,53 II 240). Das Verschulden der HilfsperSon ist ihr
demnach als eigenes anzurechnen. Die Beklagte . könnte
sich nur entlasten mit dem Beweis, dass die Hilfsperson
jene fachtechnisch gebotene Vorsicht angewandt habe, die
ihr selbst oblag. Diesen Beweis hat sie aber nicht erbracht,
da der Schluss, der aus dem Gutachten für den Fall; der
Anwendung von Art. 97 OR gezogen wurde; . nach dem
Gesagten in gleicher Weise auch für die Hilfspe:rson gilt.
39. Extrait de rauft de la Ie Seetioneivile du 13novembre·1944
dans'la cause X. c. P.
Ruponsabüite des notaireil: Competenoo de droit publicd can-
tons pour imposer parvoie legislative anotaires une diligence
particuijere dans l'ensexnble de leur activite (art. 6, al. leCC).
VemntworlUch1ceit des Notars.OOentlichrechtliche Befugnis der
Kantone, durch die Gesetzgebung den Notaren für ihre gesamte
Tätigkeit besondere Sorgfaltsplli.chten aufzuerlegen; Art. 6
Abs.l ZGB.
Rbilita dei notai. Competenza di diritto P"!lbbco dei
cantoni per imporre ai notai mediante no lesla.tlve una
. speciale diIigenza nell'esercizio deUa loro attlVlta m complesso.
Ä. -,,-Dlle P.,urle personne modeste ne se connaissant
pas eli affaires, est entree en relations· avec l'architecte S.
qui tdietchait un pi'eteur. Sur le conseil·de S., quiaftirmait
que 1e notaire X le connaissaitbien, Dlle P." s'entretint
de l'äftaire avecce dernier.
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Obligationenrecht. :No 39.
Le 17 octobre 1941, X redigea une conventionaux
termes de laquelle S. vendait a Dlle P. « les vingt actions
formant
l' entier du capital de la ciete anonyme Le
Bar S. A.». bette socieM possedait alom un immeuble
greve d'hypothequas
pour un total de25976 fr. Les
parties astimaient a 36000 fr. la valeur du «bien-fonds
avec tous ses accessoires et partias integrantes ». La.
difference de 10023 fr. constituait le prix a payer par
Dlle P. Elle s'en acquitta comptant. Le cedant s'engageait
d'autre part a. racheter las actions et creances et la cession-
naire
s'obligeait a. les lui retroeeder. Le rachat 'devait
intervenir jusqu'a. la fi.n de l'annoo au plus tard, avec
, une plus-value de 2500 fr.
S. ne s'executa point. Les poureuites exereoos contre
lui
aboutirent a. la delivranoe d'un acte de dMaut de
biens.
B. -Dlle P. a actionne le notaire devant la Cour civile
vaudoise
en payement de 10023 fr,. 41.
La demanderesse reproche au defendeur de ne pas
l'avoir rendue attentive aux risques de l'operation finan-
eiere, notamment a l'insolvabilite de S.
La
Cour oivile. a condamne le defendeur a payer a la
demanderesse la' somme reclamee, Dlle P. etant tenne de
remettre en toute propriete au defendeur las actions de
la societe anonyme. Le Bar S. A. etde Iui ceder fuu les
autres droits qu' elle pourrait faire valoir dans cette
societe, ainsi que ceux qu'elle posaede contre S. en vertu
de 10. convention du 17 octobre 1941.
Les motüs de ce prononee sont en resume las suivants :
a) Le defendeur n'a pas agi en l'espece en so. qualite
d'officier public, mais comme simple mandataire . des
partias, notamment de 10. demanderesse. Sa responsabilite
est donc regie par le Code fed6ral des obligations. las
« modalites»
en etant toutefois determinees par la loi
vaudoise
Sur le notariat, du 18 novembre 1940, quifixe
d'une fa9Qn generale les devoirs des notaires dans toute
leur activite professionnelle. L'art. 45 0.1. 2 de rette loi
Obligationenrecht. N0 39.
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leur enjoint d'« eclairer las parties sur 18. portee et'les
consequences de leure engagements en ,s'effotyant de
sauvegarder las interets de ohacune d'elles ».
b) Le defendeur 0. failli a ce devoir. 11 0. ete consulte
par une personne 'inexperlment6e en affaires, qui ,s'en
remettait compIetement a lui. Le defendeur aurait done
dl1 faire toute diligence pour sauvegarder las interets de' ,
so. mandante. Or il n'a pas etabli lui a.voir donne las
conseils et les avertissements qui s'imposaient, vu le
caractere sp6culatif suspect et dangereux de l'afiaire.
Le Tribunal federal a rejete le recours forme' par le
defendeur contre ce jugement.
Extrait dea moti/8 :
{)bligationenrecht. N° 39.
legislateur federal. En revanche; ··Ie droit civil federal
J8isse
'subsister ; le pouvoir legislatif cantonal dans le
domaine du droitpublio (art. 6 al.1 00). Les cantons
ont la· faculte . da promulguer des regles de' droit pubo
en des matieres pour lesquelles le 16gislateur fed6ral ·a
ediotedes regles dedroit civ;il, et ilspeuvent ainsi limiter
l'applioationdu droit civil federalen.faveur du droit
public
oantonal (cf. BO 63 I 173). Cettecompetenoon'est
cependant, pas absolue. Nonseulement las cantons ne
peuvent 16giferer da la sorte qu,e·pour des motifs d'ordre
public pertinents, maisils ne doivent userque demoyens
de droit public, en se gardantd'eluder le droit oivil f6d6ral
Oll, d'en violer la lettre ou l'esprit. Une dispsition can-
tonale sera notammeI1t contraire au droit civil federal
lorsque le .Iegislateur federallJ. entendu exclure complete-
ment
l'applition, de non
seulement pourleure actes d'officiers publios; mais aussi
P01l1' leur activite. professionnelle en .. general, on ne peut
dire d 'emblee que, par des motifs de droit pu,blic non
vaIables, le canton empiete sur le terrain reserve au droit
oivil
federal.Il ex1ste au contra.ire UR interet general
Obligationenrtlcbt. N0 39.
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certain a. une pareille protection du pu,blic (au sujet de
l'interet public a. voir la garantie e:xigee des notaires
couvrir Mur responsabilite sans
depart des actes minis-
tariels et des actes de simple mandat, v. entre autres
BLUMENSTEIN, dans Monatsschrift für harnisches Verwal-
tungsles cantonales a une matiere
oetermmee,
ces r6g1es fussent;,elles de droit public (RO
63 I 175i.f. et 176; 6.4 I 26 et sv. consid.7 ; 65 I 80).
L'esau,thentiques, assurer leur date,·dresser
des
vidimus et des actes de notoriete,prooeder aux . par-
tages successoraux,delivrer des certificats depropri6t6,
etc.). Lors donc que l'Etat oantonalinstitue une respon-
sabilit6 oivile partioulierement. stiicte des notivita des notaires presente . oe(li de partiouijer
que,gri.ce a lews etudea speoiales. et. a. l'autarisation
officielle
d'exeroer Jeur profession, ilsont le monopole de
certains aotes dans Je domaine de la juridiction non. con,-
tentieuse. Cela leur donne le ·caractere d'hommes de
oonfiance allXquels le public, l'experienoe leprouve, s'e
:remet volontiere meme pour des affaires qui sortent de
lamissionnotariale',pl"oprement dite,. telle que la preoise
par exemple l'art. 2 de la loi vaudoise' du, 18 novembre 1940
(reQevoir
des accht, 15 p. 1 et s., 32 p. 209 et sv.). D'autre part,
lea moyens' employes ne sortent point du cadre dudtoit
public. Sans doute les dispositions rigoureuses edictees
par le canton reviennent-elles pratiquement a. regler la
responsabilite contractuelle du notaire autrement quene
1e fait le <hoit civil federal. Ma.is, en tant qu'elles augmen-
tent ootte· respobilite, elles constituent des regles de
conduite que le canton
est en droit de dicteraux notaires,
et lorsque ceuxci les en:freignen.t, ils n'engagent. pas,
dans cette mesure, leur responsabiliie parce qu'ils mecon-
naissent
1eure obligationscontractuelles, mais parcequ'ils
transgressent des prescriptions du droft cantonal .. Enfin,
on
ne saurait dire qu'en accentuant Ies dev{)irs du notaire
le canton paralyse le droit oivil federa1 ou en viole la
lettre on l'esprit .. La reglementation cantonale tient
simplement· compte de Jaqualite d'homme· de confia.nce
reconnueau notaire et en raison de Iaquelle elle Iui impose
une' diligence. speciale. pour la· sauvegarde -des interets
deses clients.
On pourrait a. la verita se demander silE; Iateur
vaudois areellement voulu. soumettre meme i i$cte8
non ministeriels du notaire a. I'art. 45 de la loi du 18n8
vembre 1940. Mais o'est la. une question d'interpretatiort
du droit cantoilal qui eohappe au contröle du Tribunal
federal (&0 48 II4J8).
Quanta. savoir si, en l'espece, le defendeura neglige
Jas devoirs partiouliers . que lui imposait l'art. 45, o'est
egaIemelit tth@ question qu'iJ appartenait a. la Cour civile
vaudoise de
~soudre. en vertu du droitoantonal, dont
l'applicationne donnepasouverture au recours en reforme.
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