232 St.r&fgeaetzbttoh. No 62.
ausgeführter Abtreibg, wie sie Frau Deuber praktizierte,
die
Wahrscheinlichkeit einer lebensgefährlichen Infektion
gross ist. Das Kochen. der eingespritzten Flüssigkeit lind
das Spülen der verwendeten Instrumente mit heissem
Wasser genügte nitiht, ·Um Kei:infreiheit zu erzielen. Zudem
wurde die Scheide nicht desinfiziert, so dass die Infektions-
erreger
auch während des Eingriffes an das Instrument und
damit in den Muttermund gelangen konnten. Die Ange:.
klagte hat daher. nicht die objektiv gebotene Vorsicht
angewendet.
Es frägt sich aber nach Art. 18 StGB ausserdem, ob
Frau Deuber nach den Umständen und nach ihren per-
sönlichen Verhältnissen die objektiv gebotenen
Vorsichts-
massnahmen
zumutbar waren. Das ist zu verneinen. Die
Bedingungen einwandfreier Sterilität bei der Abtreibungs-
operation setzen ganz spezielle
Kenntnisse voraus. Diese
Kenntnisse
hatte Frau Deuber nach der Feststellung der
Vorinstanz nicht. Denn die Vorinstanz erklärt, FraU:Deuber
stamme aus sehr einfachen Verhältnissen und mache auch
in intellektueller Hin8icht einef.l primitiven Eindruck.
Damit ist in diesem Zusammenhange gesagt; dass sie nicht
die nötige Einsicht hatte, um die Gefahr zu erkennen,
welche
für das Leben ihrer Tochter mit dem Eingriff, so
wie
er ausgeführt wurde; verbunden war. Diese Feststel-
lung ist.tatsächlicher Natur und daher für den Kassations-
hof verbindlich. Dann kann aber ; auch die rechtliche
Schlussfolgerung
nur die sein, dass die tödliche ·Folge des
Eingriffs
für Frau Deuber nicht voraussehbar war.
6. -Den bedingten Strafvollzug hat die Vorinstanz
der Frau Deuber verweigert, weil Charakter und Vorleben
nicht erwarten: liessen, dass sie durch die verlangte Rechts-
wohltat von weitem Verbrechen und Vergehen abgehalten
würde. Aus ihren eigenen Aussagen ergebe sich, dass sie
mit Abtreibungspraktiken ziemlich vertraut sei. Moralische
Gegenvorstellungen spielten bei
ihr wohl keine grosse Rolle
Dass sie sich mit einem so bedenklichen Subjekte wie
Deuber
in ein Verhältnis eingelassen und dass sie die
233
Beziehungen ihrer 14-jährigen Tochter mit Blumenstein
geduldet habe, werfe
ein schlechtes Licht auf sie. Zudem
scheine sie die grosse Gefährlichkeit ihres Eingriffs heute
noch
nicht einsehen zu wollen. Der Besserungszweck
erfordere die unbedingte Ausfällung
der Strafe. Diese
ernsthaften
und schlüssigen Gründe berechtigten die Vor-
instanz, den bedingten Strafvollzug zu verweigern.
Demnach erkennt der KassatiOWJho/:
Die Nichtigkeitsbeschwerden werden abgewiesen.
II.VERFAHREN
PROCEDURE
53. Arret de Ja Chamhre d'aecusation du 22 deeemhre 1943
en la cause Proeureur gen&al du canton de Vaud contre eanton
du Valais.
- Notion de fäntr'aide judiciaire (art. 352 et ss CP).
- L'art. 354 al. 1 CP a abroge l'al. 2 de l'art. 252 PPF, en sorte
qu'il n'y a d'exception a la gra.tuite de l'entr'aide que pour le
ootlt des ra.pports scienti:fiques ou tecbniques.
- Begriff der Rechtshülfe (Art. 352 ff. StGB).
- Art. 354 Abs. 1 StGB hat Art. 252 Abs. 2 BStrP aufgehoben,
so dass eine Ausnahme von der Unentgeltlichkeit der Rechts-
hülfe nur für die Auslagen für wissenschaftliche oder technische
Gutachten besteht.
l. Nozione di assistenza. tra. le autorita. (art. 352 e seg CP).
- L'art. 354 ep. 1 CP ha. abroga.to il cp. 2 dell'art. 252 PPF,
cosicche e fatte. eccezione a.Ila gra.tuita dell'assistenza .solta.nto
per ciO ehe ooncerne Ie spese a dipendenza. di perizie scientifiche
o tecniche.
Sur requisition du Juge informateur du district de Vevey,
Ia police vaudoise a am~te le 12 aout 1943 le jeune Arthur
Borer, ne le 16 mars 1929, domicilie chez son pere a Brigue,
inculpe d'avoir vole des porte-monnaie au prejudice de
plu,sieurs baigneurs, 8. Vevey.
~u l'age du prevenu: l'afiaire fut defäree 8. la Chambre
pena.le des mineurs. Celle-ci, appliquant l'art. 372 CP, s'est
dessaisie en fäveur des autorites valaisannes, oompetentes
a raison du domicile.
Le 25 aout 1943, leParquet vaudois recla.ma au ca.nton
du Valais le paiement de 17 fr. 10, representant les frais
de detention preventive de Borer ; il se fondait sur
l'art. 252 PPF.
Le canton du V a.lais refusa, en invoquant l'art. 354 CP.
Par requete du 13 decembre 1943, le Procureur general
du canton de Vaud demanda a la Chambre d'accusation
du Tribunal fäderal de dire que les autorites va.laisannes
sont tenues de rembourser las-frais reclames. ·
Oonaidbant en -d.roit :
- -La Chambre d'accusatioil du Tribunal fäderal est
competente pour statuer sur les difierends qui surgissent
entre cantons au sujet de l'entr'aide judiciaire en matiere
penale
{art. 252 al. 3 PPF, art. 357 CP). Il est toutefois
douteux qu'il s'agisse
en l'espece d'un conflit de oette
nature. La notion d'entraide vise de soi des operations de
poursuite, d'inatruction,
d'execution, etc. ehtreprises. par
les autorites d'un canton, soit A la. requete d'un autre
canton, soit meme en l'absence de toute requete, mais dans
l'interet et pour le compte de cet autre canton. II ne semble
donc
pas qu'on soit dana un cas d'entr'aide lorsqu'un
canton poursuit et a.rrete un delinqua.nt pour une infrac-
tion commise sur son propre territoire, cela. meme si, par
Ja suite et en vertu de prescriptions sur le for, la poursuite
et le jugement passent a un autre canton._ La demande du
Procureur general vaudois serait en oonsequence irrece-
va.ble, puisque Borer
a ete arrete 8. la suite d"infra.ctions
commises da.ns le canton de Vaud. La question peut cepen-
dant demeurer indecise, car la demande doit en tout cas
etre rejetee au fond.
V erfahren. N° 53. 236
- -~e.ndis que l'art. 252 al. 2 PPF prescrit, en cas
d'entr'aide judiciaire, le remboursement des depenaes fäites
pour les
experts et les temoina, et des frais d'entretien des
personnes
en detention preventive, l'art. 354 al. 1 CP ne
:prevoit d'exception a. la gratuite que pour le (( cout des
rapports scientifiques
ou techniques ». I1 s'agit de savoir si
cette derniere disposition a abroge Ja premiere.
L'art. 354: al. 1 CP ne fäit que reprendre le principe pose
en matiere d'extradition interca.ntonale par l'art. 1 de la
loi du 2 fävrier 1872 et par l'art. 150 de la loi fäderale sur
l'organisation judiciaire fäderale de 1893.
En revanche et comme l'a dejA releve le Tribunal föderal
dans son am}t Prefecture d'Obertoggenburg (RO 64 I 72),
on a peine a saisir les motifs pour lesquels le Iegislateur de
la. loi fäderale sur la Procedure penale a cru devoir restrein-
dre encore le champ d'application de l'entr'aide judiciaire
gratuite. Au reste et quels que soient ces motifs, il ressort
des
travaux preparatoi}-es de la PPF ainsi que du Message
du Conseil fäderal (F. F .. 1939 II p. 668) que la portee de
l'art. 252 al. 2 de cette loi ne devait etre que transitoire
et que toute cette matiere de l'entr'aide judiciaire devait
etre traitee oompletement et definitivement par le Code
penal suisse.
Dans ces oonditions on a tout lieu d'admettre que l'art.
354: al. 1 CP a remplace l'alinea 2 de l'art. 252 PPF. Il
est vrai que l'art. 398 CP n'abroge pas explicitement cette
disposition, alors qu'il mentionne, sous litt. b, par ex., les
Jois
et concordats relatifs 8. l'extradition. Mais une abroga-
tion expresse n'est pas necessaire. L'alinea premier de
l'art. 398 declare en efiet abrogees toutes les dispositions
ccmtraires des Jois penales fäderales, et il ressort du mot
« notamment » de l'al. 2 que la liste donnee n'est pas
exhaustive. Or deux dispositions sont contraires sf elles
traitent du meme objet et contiennent des regles contra-
dictoires.
C'est le cas en l'espece. Tandis que l'art. 354
al. 2 reserve l'art. 27 al. 1 PPF qui concerne le concours
prete par les cantons aux autorites judiciaires penales
Berichtigung.
f6Uraks, l'art. · 252 al. 2 PPF et l'art. 354 al. 1 CP reglent
tous deux, mais de f8.90 D differente et inconciliable,
l'entr'aide judiciaire des autorites cantonales en matiere
pen&le fäderale.
Par ces motijs, la Ooombre d.'acctu1ation
rejette la requete en tant qu'elle est recevable.
BERICHTIGUNG. -ERRATUM
.A la page 108, ligne 20, lire « mise en circulation intention-
neUe ».
PERSONENVERZEIOHNIS.
N. B. -Bei den publizierten Entscheiden ist die Seite,
bei den nicht publizierten das Datum angegeben.
Datum Seite
Aarga.u, Obergericht c. Meier, Robert
- -c. Scheidegger . . . .
- -c.
Steiner A.-G. Radio-Spezialgeschäft
-, Staats&nwaltschaft c. Frey
- -c. Hochstrasser
-'--c. Sager .
- -c.
Scherer .
- -c.
Vaud, Procureur general
-c. Walter . .
- -c. Zug,
Staatsanwaltschaft
Aeberli c. Vaud, Cour de cassa.tion penale
Aebischer c. - - - --. .
Aichele c.
St. Gallen, Staatsanwaltschaft .
Albert c. Schwyz, Justizkommission .
Allenba.ch c. Bem, Generalprokurator
Altmann c. -, Ob_ergericht • .
Alttoggenburg, Bezirksamt c. Münchwilen
Amberg
und Konsorten c. Flüeler
.Amre:ili. c. Bühler . •
Amrhyn c. Luzern, Obergericht . •
Anderegg c. Vaud, Cour de ca.ssation penale
Andina
c. Delcö . . .
Appenzell
I.-Rh., K&ntonsgericht c. St. Gallen,
Staatsanwaltschaft .
von
.Arx c. Raphael Bini A.-G ..
- Okt.
- Juni
- Okt.
- April
Mai
18 Febr.
23. Juli
19. März
25. Juni
9. April
13. März
13. Dez.
17.
Sept.
5. März
10. Nov.
24.
Sept.
17. Dez.
183
107
69
168
35
40
81
B. c. Luzern-Stadt, Sta.ttha.lteramt . 199
Bach-Krug c. Thurgau, Staatsanwaltschaft . 17. Dez.
Bachmann c. Zürich~ Staatsanwaltschaft . • . 193
-c. --. . . • . • . 26. Nov.