24, Erbrecht.
Tout en reconna.issnnt que c'est A l'autorite tutelaire,
en principe, A fixer 1e montant de la remuneration due
au' tuteur en vertu de l'art. 416 ce, le Tribunal cantonal
a neanmoins estime qu'il appartenait au juge saisi d'une
contestation de la nature de celle dont il s'agit en l'espece
de decider ce qui pourrait etre du au tuteur de ce chef.
C'est avec raison que le recourant combat cette opinion ;
l'art. 416 est formel et ne souffre aucune exception:
c'est Al'autorite tutelaire seule qu'il attribue cette compe-
tence. Si le defendeur entend reclamer au demandeur
le reglement
de sa remuneration, il devra par consequent
commencer
par en faire fixer le montant par l'autorite
tutelaire. Toutefois, se borner A le renvoyer A s'adresser
A cette autorite, ce serait le priver du droit que lui confere
l'art. 120 CO de compenser sa dette avec sa propre creance.
Pour eviter cette consequence, il convient donc de sus-
pendre momentanement l'exigibilite de la somme de
643 fr. 85 que le Tribunal cantonal lui a allouee A titre
de remuneration, jusqu'A ce que rautorite tutelaire se
soit
prononeee sur ce qui lui est reellement du de ce chef.
Mais comme, d'autre part, on ne saurait laisser au defen-
de le ehoix du moment Oll il saisira l'autorite tutelaire,
il importe' egalement de lui fixer un delai dans lequel
il sera tenu de formuler sa demande', faute de quoi le
present arret deviendra executoire pour le montant total
de la creance du demandeur. Suppose que l'autorite
tutelaire fixe la remuneration du defendeur A un chiffre
inferieur
A 643 fr. 85, le demandeur sera naturellement
en droit d'exiger immediatement le payement de la
difference.
III. ERBRECHT
DRO:rr DES SUCCESSIONS
Vgl.
Nr. 9. -Voir n° 9.
IV.OBLIGATIONENRECHT
DROIT DES OBLIGATIONS
- Extra1t da I'anft de I. Ire Seetion elvile du 8 fevrier 1943
dIlns la cause C1avel et Assuranee mutuelle vandolse contre
dame Bissegger.
Perle de 8otaim. Oapitali8ation de la rente clue a la veuve.
La capitalise.tion doit s'operer sur 10. base de la. probabilit6 de
vie de celui des epoux pour qui elle etait la. plus faible au jour
de l'accident; l'Age, comme tel, n'est pas decisif.
V 6f'Borger8Ckaden. KapitaliBientng einer Witwenrente.
Der Kapitalisierung ist die Lebenserwartung desjenigen Ehe-
gatten zu Grunde zu legen, für den diese zur Zeit des Unfalles
die geringere war ; das Alter als solches ist nicht entscheidend.
Perdita del B08tegnO. OapitaUzzazione della reruüta doouta' alla
waova.
La ca.pita.lizzazione deve efiettuarsi in base a.lla. vita. probabile
di quel ooniuge pel quale esse. era piu debole i1 giomo del-
l'inforturuo ; l'ete. oome tale non e determinante.
Las parties sont d'accord de capitaliser la rente. La
Cour cantonale, appliquant les tables de Piccard, a pris
pour base la probabilite de vie de la femme; les recou-
rants relevent que Bisseggar est ne le 31 janvier 1885,
la demanderesse le 15 mars de la meme annee; ils pra-
tendent des lors qu'on doit se fonder sur la probabilite
de vie du mari, comme la jurisprudence l'a admis dans
les cas Oll le mari est plus äga que sa femme.
Les' recourants
ont raison, mais il ne s'agit pas tant da
savoir -eomme, A la verite, la jurisprudence le laisse
entendre (RO 55 II 147, 57 II 299, 64 II 426) -qui,
du mari ou de la remme, est le plus äga, mais qui des
deux a l'expactative de vie la plus courte. En effet, le
service
d'una rente devrait dans tous les cas cesser A la
mort, soit du soutien, soit de la personne soutenue. La
rente doit done etre accordee pour la dUrBe de vie pro-
bable du soutien, mais au plus tard jusqu'A la date pre-
s11mee de la mort de l'ayant droit. La capitalisation doit.
partant, s'operer elle-meme sur la base de la probabilite '
de vie Ja plus faible. i:age, comme tel, n'est pas deoisif,
car la femme a, de f8t90n generale, .des clumoos de vie plus
gr8.tndes que I'homme: en sorte que, Iegerement plus agee
que son mari, l' epouse pourrait encore compter vivre
plus longtemps qu'il n'aurait vecu; en ce cas, on s'en
tiendra a la probabilite de vie du mari, pourtant plus
jeune.
En I'espece, les deux epoux eta.ient agas, au moment
de l'accident, de 55 ans; la probabilite de vie pour le
mari etait de 16,43 ans, pour la femme de 17,93 (Piocard,
tables
1 et 2). Il faut dono partir de I'expectative du mari.
Sur cette base et au taux usuel de 4 %, la valeur capita-
lisee d'une rente mensuelle de 195 fr. 50 represente
26 627 fr. 10 (table 3).
8. Urteil der L Zivilabteilung vom 25. Februar 1943 i. S.
Imhol gegen Erben Kfinzle.
BRB vom 16. Oktober 1936 über den Verkehr mit landwirt-
schaftlichen Grundstücken.
Der Zivilrichter ist zuständig. den durch diesen Erlass abgeänder-
ten Art. 218 OR auszulegen. Er beurteilt demnach. ob ein
in die Sperrfrist fallendes Rechtsgeschäft eine Veräusserung
im Sinne dieser Vorschrift darstellt und daher bewilligungs-
pflichtig ist.
BRB vom 19. Januar 1940 über Massnahmen gegen die Boden-
spekulation.
tJbei. den zeitlichen Anwendungsbereich dieses Beschlusses ent-
scheiden die nach dessen Art. 5 bezeichneten kantonalen
Behörden auch für den Richter verbindlich.
ACF du 16 octobre 1936 sur le commerce des immeubles agricoles.
Le juge civil est competent pour interpreter l'art. 218 CO modifie
par l'arr . TI peut donc examiner si une operation faite
pendant le delai d'interdiction est une alienation selon cet
article et si. par consequent. savalidiM depend d'une auto-
risation.
ACF du 19 janvier 1940 instituant des mesures contre la spOOu-
lation sur les terres.
Les decisions des autoriMs cantonales designees en conformiM de
l'art. 5 de l'amM, au sujet de Son appHcation dans le temps,
Hent le juge.
DCF 16 ottobre 1936 concemente l'alienazione di fondi agricoli.
TI giudice civile e competente per interpreta.re !'art. 218 CO moru.-
fica.to.
da! suddetto decreto. Egli esa adunque se un'ope.
razione fatta durante il termine di divieto sis. un'aliena.zione
a
norma di quest'articol0 e se, per conseguenza.,la sua. validita
soggiaccia ad autorizzazione.
DCF 19 gennaio 1940 che istituisce misure contro le speculazioni
fondiarie.
Sull'app1icazione nel tempo di questo decreto decidono le autorita
ca.ntonali designate dall'art. 5 di esso : le loro decisioni sono
vinco!a.nti anche pel giudice.
Ä. -Der Kläger Imhof verkaufte am 29. Juni 1939
sein landwirtschaftliches Heimwesen dem bisherigen Päch-
ter Künzle. Der Kaufpreis betrug Fr. 85,000.-; Künzle
hatte ihn durch überna,hme von Grundpfandschulden im
Betrage von Fr. 70,000.-und durch eine Barzahlung
von Fr. 15,000.-zu entrichten. Da Imhof das Heim-
wesen erst am 31. Dezember 1934 erbweise erworben
hatte, fiel der Verkauf in die sechsjährige Sperrfrist im
Sinne des Bundesratsbeschlusses vom 16. Oktober 1936
über den Verkehr mit landwirtschaftlichen Grundstücken
(BRB
1936) und bedurfte daher der Bewilligung durch
die zuständige kantonale Behörde. Das Landwirtschafts-
Departement des Kantons Thurgau erteilte diese Bewilli-
gung
am 5. Juli 1939.
Am 13. Juli 1939 vereinbarten Imhof und Künzle als
Nachtrag zum Kaufvertrag ein Rückkaufsrecht. Darnach
sollte Imhof das Recht haben, das verkaufte Heimwesen
auf den 1. Juli 1942 wieder zurückzukaufen, jedoch nur
zum Zwecke der Selbstbewirtschaftung, gegen Barvergü-
tung der vom Käufer in der Zwischenzeit vorgenommenen
Verbesserungen
und bei gleichzeitigem Kauf gegen bar
des am 1. Juli 1942 vorhandenen lebenden und toten
landwirtschaftlichen Inventars. Dieses Rückkaufsrecht
wurde
im Grundbuch vorgemerkt.
In der Folge starb Künzle. Imhof teilte dessen Erben,
den heutigen Beklagten, als nunmehrigen Eigentümern
des Heimwesens
mit, er wolle von seinem Rückkaufsrecht
auf den 1. Juli 1942 Gebrauch machen. Als diese das
Rückkaufsrecht bestritten, reichte Imhof Klage ein mit
dem Begehren, die Erben Künzle seien zu verpflichten,
ihm die am 29. Juni 1939 verkauften Grundstücke zu