SchKG; Beschwerde gegen die Pfändung bzw. Inventierung von Dritteigentum; die Rüge, die eigene Sache sei überhaupt nicht Gegenstand einer Vollstreckungsmassnahme geworden, kann jederzeit erhoben werden. Ist die Sache indessen tatsächlich gepfändet oder inventarisiert, so ist der Dritte nicht befugt, ihre Herausgabe allein im Beschwerdeweg zu verlangen, weil das Betreibungsamt irrtümlich Eigentum des Schuldners angenommen hat. Massgebend ist die tatsächliche Unterstellung der Sache unter die Vollstreckung und nicht die rechtliche Qualifikation durch das Amt.
Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N0 40. Amtes wegen duroh ine Konkursandrohung ersetzen zu wollen erklärt. Und im übrigen widersetzt sioh der Sohuld- ner eindeutig einer jeden Fortsetzung der Betreibung. 4. -Sollte sioh ergeben, dass nooh kein zur Fortsetzung der Betreibung tauglioher Zahlungsbefehl vorliegt, so bliebe dooh das seinerzeit gestellte Betreibungsbegehren bestehen und wäre einfaoh naohträglioh zu vollziehen. Auoh in die- sem Falle ist also der Arrest nioht hinfällig, und er bleibt aufreoht, wenn die Betreibung dann auoh weiterhin riohtig prosequiert wird. Demnach erkennt die Sch'Uldbetr.-'U. Konkurskammer : Der Rekurs wird in dem Sinne gutgeheissen, dass der angefoohtene Entsoheid aufgehoben und die Saohe zu neuer Beurteilung an die -kantonale Aufsiohtsbehörde zurüokgewiesen wird. 40. Ardt du 27 novembre 1942 en la cause Mueller. Plainte kors iMlai; saiBie de la chose d'un tiers. On peut faire valoir en tout temps que sa chose n'a pas ete I'objet d'une mesure d'exooution. Le proprietaire d'une chose que l'office a saisie ou inventoriee, croyant qu'elle appartenait au debiteur, ne peut exiger par voie de plainte la restitution de son bien. Besc:hwerdeführung ausser Frist. Pfändung von Dritteigentum. Man kann jederzeit geltend machen, seine Sache sei nicht Gegen- stand einer Vollstreckungsmassnahme (z. B. einer Pfändung) geworden. Ist aber die Sache tatsächlich gepfändet (oder retiniert), so kann der Ansprecher sie nicht auf dem Beschwerdeweg herausver- langen, bloss weil das Betreibungsamt Eigentum des Schuld- ners angenommen hatte. Reclamo fuori termine; pigno'l"amento della cosa appartenente ad un terzo. In ogni tempo si puo far valere ehe la propria eosa non EI stata oggetto d'una misura di eseeuzione. n proprietario d'una eosa, che l'ufficio ha pignorata od invnnta riata, ritenendo ehe apparteneva al debitore, non puo eslgere la restitu,zione di essa mediante reelamo. A. -La 1 er juillet 1941, les consorts Bianchi ont fait procooer a un inventa.ire au prejudice de leur locataire Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 40.
Herzog. Cet inventaire a porte sur une motooyclette Nor- ton, avec side-oar. Le jour de l'operation, le garage loue etait ferme et le debiteur absent. L'huissier a oonstate par la fenetre la presence d'une motoeyelette du genre indique, qu'il 11. eru etre 111. proprieM du debiteur et dont il a demande les earacMristiques au Bureau des automobiles. En realite, la maohine inventoriee appartenait a Arnold Mueller. Lorsque les oonsorts Bianchi requirent l'enlevement de 111. motocyclette en fevrier 1942, celle-oi se trouvait en possession de Mueller, qui expliqua, dans une lettre a l'offioe du 3 mars 1942, que la maohine inventoriee par erreur , etait sa propriete. Le l er aout 1942, l'office avisa les creanciers, qui avaient requis la vente, de la revendi- cation formulee par Mueller, en leur impartissant un delai de dix jours pour ouvrir action. Par lettre du 5 aout 1942, le mandataire des bailleurs invita Mueller a lui faire par- venir toutes pieoes justifioatives de sa revendioation. B. -Par plainte du 17 aout 1942, Mueller 11. porte plainte, demandant que 111. motooyclette litigieuse ne soit pas consideree comme inventoriee et qu'll soit autorise a en reprendre immeruatement possession. L'AutoriM genevoise de surveillance a rejete la plainte. O. -Mueller defere cette decision au Tribunal fooeral. Oonsiderant en droit : L'autorite cantonale a estime que laplainte du 17 aout etait dirigee contre la decision de l'office ouvrant la proee- dure de revendication, et qu'ainsi elle etait formee atemps, Mueller ayant connu l'ouverture de cette procedure le
aout seulement, par 111. lettre du mandataire des crean- ciers. En realite, le plaignant pretend que ce n'est pas sa motocyclette, mais celle du locataire lui-meme qui a ete inventoriee, et qu'en consequence sa maehine ne peut etre realisee, mais doit lui etre restituee. S'il n'attaque done pas preoisement la prise d'inventaire du 1 er juillet 1941 -puisqu'il soutient qu'elle n'a pas porte sur sa chose -, il s'en prend au refus de l'office de faire droit ala
166 Schuldbetreibungs. und KonIrursrecht. N0 n. reclamation formulee dans ce sens par sa lettre du 3 mars 1942. La plainte du 7 aout n'est cependant pas tardive, car c'est en tout temps qu'on peut faire valoir que sa chose ne tombe pas sous le poids d'une mesure d'ex6cution et doit vous atre rendue ; aussi bien l'interesse ne requiert-il dans ce cas ni l'annulation, ni la modification d'une mesure ( Verfügung ) de l'office. La plainte n'est en revanche pas fondee. C'est bien la motocyclette de Mueller, et aucune autre, que l'huissier a vue par la fenatre du garage; c'est elle qu'il a inventoriee, et ill'eut fait aussi bien s'i! avait su qu'elle n'appartenait pas au 10cataire. Peu importe donc qu'll n'ait pu en noter de faC/on precise les caracteristiques et qu'illui ait mame applique une description visant une autre machine. Par ces moti/s, le Tribunal/6Ural rejette le recours. 41. Arrnt du 2 decembre 1942 dans la cause Barraud. Saisie de salaire. Art. 93 LP. Le debino/ don le gains sont tant6t interieurs tant6t superieurs au IlliDlmum mdlspensable pour assurer son entretien et celui deo so. fam?lle 0. le droi de demander que ce qui, pour une cer- tame penode, comprlse entre deux ech6ances, viendrait a. depasser ce minimum lui soit laisse pour compenser les insuffi sances des periodes anterieures. Lohnpländung. Art. 93 SchKG. Ist der Verdienst des Schuldners bald geringer, bald höher als der Notbedarf, a kann er verlangen, dass ihm zum Ausgleich für das in gewissen Lohnperioden zu wenig Bezogene ein in spätem Lohnperioden erzielter Überschuss über den Notbedarf in entsprechendem Betrag belassen werde. Pignoramento di 8alario. Art. 93 LEF. II debi :e, H. cni guadano e talora inferiore, talora superiore al mmlmo mdlspensabIle al sostei1tamento suo edella propria famiglia, ha il dirir,to di chiedere che I 'ammontare eccedente questo minimo ottenuto in un certo periodo compreso tra due scadenze gli sia lasciato quale compenso deIl'ammontare inferiore al minimo percepito anteriormente. A. -Le 18 octobre 1940, l'office des poursuites et des faillites de Geneve avait fait operer une saisie sur le salaire Sohuldbetreibungs. und Konkursrecht. N0 41. 167 du debiteur. Cette saisie portait sur tout ce qui exOOde 100 fr. par semaine dans son salaire . Par d6cision de l' Autorite de surveillance, du 27 novembre 1940, la part insaisissable du salaire fut portOO a 120 fr. par semaine. Le 8 septembre 1941, se fondant sur cette d6cision, l'office a fait proOOder a. une nouvelle saisie portant sur toutes sommes exoodant 120 fr. par semaine sur les gains du debiteur, employ6 a la commission de la maison Energa ... a. Lausanne . Suivant un compte dresse par l'employeur, les gams du d6biteur sont demeures inf6rieurs a 480 fr. pa.r mois (4 semaines a. 120 fr.) du 22 septembre 1941 au 17 avril 1942. A partir de ce moment-la, ils ont subitement aug- mente .. C'est ainsi que pour la periode comprise entre cette derniere date et le 4 septembre 1942, ils se sont 61eves a 2999 fr. 10, soit 599 fr. 10 de plus que ce qui 6tait reserve a son entretien et a. celui de sa familIe durant le mame laps de temps, d'apres la d6cision de l'office, et compte non tenu d'un d6ficit de 24 fr. 09 pour la periode allant du 14 juin au 10 juillet 1942. Calcules toutefois sur l'ensemble de la periode comprise entre le 22 septembre 1941, et le 11 septembre 1942, les gains du d6biteur ne representaient en moyenne qu'une somme de 107 fr. par semaine. Par lettre du 18 septembre 1942, l'office auquella maison Energa venait de communiquer ces renseignements a invite cette derniere a. lui faire parvenir le montant des retenues effectuees sur les gains du d6biteur I). Par lettre du 24 septembre 1942, Barraud s'est adresse a l'Autorite de surveillance en faisant observer qu'en interpretant la saisie comme le faisait I'office on ne lui laissait pas de quoi subvenira. son entretien et celui de sa famille, car s'il 6tait vrai qu'il y avait eu des mois durant lesquels Bon gain avait d6passe 120 fr. par semaine, il en 6tait d'autres pendant lesquels i1 6tait demeure au-dessous du minimum. Cel!! ai'guments ont ete repris par Mes Lescaze et Perrot all nom du debiteur dans une lettre du 25 septembre 1942.