BGE 64 III 16
BGE 64 III 16Bge17.02.1938Originalquelle öffnen →
ltl Schuldbetreibuil5'<· und Konkursrccht. No ä. das von der Klägerin (Ruth) verfochtene Eigentum anzu- erkennen. Angesichts dieser Anerkennung im Prozess frägt sich übrigens, ob das Prozessgericht die Klage nicht ohne weiteres hätte zusprechen können, statt einen Beweis für den durch die Klägerin behaupteten Erwerb der An- teile der heutigen Rekurrenten zu verlangen und das Fehlen eines genügenden Beweises hiefür zum Vorteil des betreibenden Gläubigers auszuwerten. Gegenstand des Widerspruchsprozesses ist ja nicht die rechtskräftige Fest- stellung des Eigentums, sondern die Entscheidung der Frage, ob ein gepfändeter Gegenstand als einer Drittperson gehörend aus dem Pfändungsbeschlag auszuscheiden habe oder nicht. Unter diesem Gesichtspunkt ist es von ge- ringer Bedeutung, ob drei Miteigentümer gemeinsam auf- treten oder einer von ihnen mit Zustiinmung der andern als Alleineigentümer, wobei die Bereinigung der Rechte unter den Miteigentümern vorbehalten bleibt und den pfändenden Gläubiger nicht berührt. Nach alldem er- scheint das Verhalten der Rekurrenten hinreichend ge- rechtfertigt. Demnach erkennt die Schuldbetr.-u. Konkur8kammer : Der Rekurs wird gutgeheissen und der angefochtene Entscheid aufgehoben. 5. Anet du 12 fevrier 1935 dans 180 cause Gachet. En tant qu'elles se caracterisent comme des rentes d'invalidiM (art. 92 eh. 10 LP) et non comme des rentes de vieillesse les pensions de retraite des /onctionnaires cantonaua; sont totale: ment insaisissables, meme dans une poursuite exercee par un proehe parent du retraite. Soweit die Ruh e geh ä I t e r k a n ton ale r B e amt e r Invaliditätsrenten (Art. 92 Ziff. 10 SchKG) und nicht Alters- renten darstellen, sind sie gänzlich unpfändbar, selbst gegen- über der Betreibung eines nahen Verwandten des Pensio- nierten. Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. No 5. 17 Le pensioni di funzionari cantonali, in quanto abbiano il carattere di rendite d'invalidita (art. 92 eifre 10 LEF) e non quello di rendite di vecchiaia, sono completamente impignorabili anche nell'esecuzione promossa da un prossimo parente deI pensionato. A. -Florian Gachet etait employe de 180 Ville de Geneve. Atteint depuis longtemps d'une maladie grave, il a finalement ere mis a 180 retraite pour cause d'invalidite des le l er mars 1937. Selon jugement de divorce du 4 mai 1925, Gachet avait eM condamne a payer a son ancienne femme, Dame Lude Perriard, une pension alimentaire de 100 fr. par mois. Depuis sa mise a la retraite, il ne verse plus 180 pension fixee par le juge. Dame Perriard a introduit une poursuite contre Gachet en paiement d'un arriere s'elevant a 400 francs. L'Office de Geneve 80 saisi, le l er decembre 1937, la somme de 60 fr. sur la pension touchee par le debiteur. B. -Par pIa.inte formee en temps utile, Gachet 80 demande l'annulation de la saisie. Statuant le 18 janvier 1938, l'AutoriM genevoise de sur- veillance 80 rejeM cette pIa.inte en taut qu'eIle conclua.it a l'insaisissabiliM absolue de 180 pension, mais 80 ramene la retenue ~ 40 fr. par mois. L'AutoriM cantonale estime que la {emme divorcee rentre parmi les personnes a l'egard desquelles l'insaisissabiliM des pensions de retraite de fonctionnaires n'est que relative au sens de l'a.rret RO 61 In 22. C. -Par acte du 7 fevrier 1938, Gachet 80 defere cette decision au Tribunal federal en reprenant ses conclusions. Considerant en droit : La recourant invoque 180 jurisprudence selon laquelle lespensions de retraite versees ades fonctionnaires publics cantonaux sont insaisissables dans la mesure Oll les lois cantonales les 'declarent incessibles, et il conteste que la femme divorcee jouisse a cet egard d'un privilege a l'instar de 180 femme mariee. Mais la jurisprudence consacrant AS 64 ur -1938 2
18 Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 6.
l'insaisissabilite des pensions des fonetionnaires cantonaux
a
et6 modifiee parl'arret Bonhöte du 20 janvier 1938
1
dans
lequel le Tribunal federal a juge que l'incessibilite des
pensions
deeretee par le droit cantonal ne S'opposait· pas
a la saisie· de celles-ci. Toutefois eet arret ne vise que les
pensions
de retraite proprement dites, c'est-a-dire les
rentes de vieilIesse,
et non pas les rentes d'invaIidite au
sens propre qui sont insaisissables en vertu du droit federal
(art. 92 eh. 10 LP). Or le recourant est iei au benenee d'une
rente d'invaIidite, e'est-a-dire d'une pension versee «a
tre
tien du benenciaire et de sa familIe.
Par ces motifs, la Ckambre des PouTsuites
et des Faillites
admet le recours, annu.le Ja d6cision attaquee et d6clare
insaisissable
la pension d'invaIidite versee au recourant.
1 Ci -dessus p. 1 SB.
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 6. 19
6. Arr6t du 17 fevrier 1938
dans Ja cause Grandmouain, Bochatey 84 Oie S. A.
Ooncordat par abandond'aetif d'une lJOCWte anonyme.'indemnit6 pour prejudice· a la sante». Cette pen-
SIon n acquerra le caractere d'una rente de vieilIesse par-
tiellement saisissable qu'a partir du moment Oll 1e debiteur
. En effet l'indemnite versee sous forme de pen-
SIon represente la contre-valeur payee pour Ja perte de
l'integnte corporelle, Jaquelle est absolument insaisis-
sable. Elle n'est pas, comme Ja pension de vieilIesse
une prestation direetement destinoo a assurer l'entreurai de toute f8.90 n ete mis a la retraite (RO 62 rn 21) ;
Jusqu alors son droit. aux prestations et ces prestations
elles-memes sont
insaisissables. .
En presenee des termes absolus de l'art. 92 eh. 10 LP,
on· ne saurait apporter en faveur des proches parents du
retraite ou, le cas eeMant, de la femme divoreee une
exception
au prineipe de l'insaisissabilite;· on ne peut
en particuIier s'inspirer iei des considerations qui ont fait
admettre l'incessibilite et, partant, l'insaisissabllite rela-
tives des pensions considerees comme insaisissables (RO
6.1 III 22
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