BGE 63 III 73
BGE 63 III 73Bge05.08.1937Originalquelle öffnen →
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Schuldbekeibungs. und Konkursrecht (Zivilabtcilungen). N0 20.
an die Masse verbunden ist. Der Beklagte kann also die
Folgen einer erfolgreichen Klage nicht einfach durch Er-
ledigung der Konkursforderungen der Kläger von sich
abwenden,
und demgemäss bestimmt sich der Streitwert
auch bei geringerem Betrag dieser Forderungen nach dem
Fr. 4000.-übersteigenden Wert der abgetretenen An-
sprüche selbst.
3. -
Mit Unrecht betrachtet der Bek1agte die den Klä-
gern durch das Konkursamt gewährte Fristerstreckung
als ungültig und die nach Ablauf der ersten Frist einge-
reichten Klagen demzufolge als verwirkt. Es handelt sich
um keine gesetzliche, sondern um eine durch das Kon-
kursamt nach Ermessen bestimmte Frist. So gut das Amt
von einer Fristansetzung überhaupt hätte absehen kön-'
nen, so gut ·war es befugt, die vorerst gesetzte Frist zu ver-
längern. Daran ändert auch der inzwischen ausgespro-
chene
Schluss des Konkurses nichts, der ja die durch
Abtretung an die Kläger eingeleitete Verwertung der strei-
tigenAnfechtungsansprüche unberührt liess (Art. 95 KV).
Es kann kein Zweifel an der Zuständigkeit des Konkurs-
amtes bestehen, das auch die Abrechnung mit den Klägern,
die Verwertung aIlIaHiger nicht in Geld bestehender Pro-
zesserträge sowie Verteilungsmassnahmen durchzuführen
haben wird. Übrigens erlischt die in der Abtretung He-
gende KIageermächtigung nicht ohne weiteres durch unbe-
nutzten Ablauf einer dafür gesetzten Frist, sondern erst
und nur, wenn das Konkursat diese Ermächtigung dann
auch ausdrücklich zurückzieht und aufhebt, ansonst sie
als stillschweigend bis
auf weiteres aufrechterhalten gilt ;
Ziff. 6
des. Abtretungsformulars enthält nur einen Vorbe-
halt in diesem Sinne. Den Dritten, gegen den sich die
abgetretenen Masseansprüche richten, berühren diese Frist-
erstreckungen nicht ; er kann sich darüber nicht beschwe-
ren, sondern hat die durch unwiderrufene Abtretung aus-
geViriesene Klageberechtigung von Konkursgläubigern geI-
ten zu lassen.
A. Schuldbetreihungs-und Konkursrechl
PoursuiLe eL FailJite.
ENTSCHEIDUNGEN DER SCHULD-
BETREmUNGS· UND KONKURSKAMMER
ARRTS DE LA CHAMBRE DES POURSUITES
ET DES FAILLITES·
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21. Arrät du 17 aout 1937 dans Ja causa Barret et Ferrand.
Voffice charge de sequestrer le contenu d'un coffre-fort loue par
une banque a un cHent ne dispose d'aucun moyen pour con-
traindre la banque a se preter a l'ouverlure du coffre sans
l'autorisation du cHent.
Das Betreibungsamt, das den Inhalt eines von einer Bank an
einen Kunden vermieteten 8chranldaches zu arrestieren hat,
verfügt über kein Mittel, um die Bank dazu zu zwingen, ohne
die Ermächtigung des Kunden zur Öffnung des Faches Hand
zu bieten.
L 'ufficio di esecuzione incaricato di sequestrare il contenuto di
una c8Ssetta di sicurezza data in locazione da una banca ad
un suo cliente non disponedi nessun mezzo per . costringere
la banca aprestarsi all'apertura della cassetta senza l'autoriz-
zazione deI cHente.
. A. -Le 8 mai 1937, I'Office des poursuites da Lausanne,
en executiond'une ordonnancede sequestre rendue par
le Juge de paix du cercle deLausanne, a avise la Societe
de Banque Suisse a Lausanne qu'il avait sequestre au pre-
judicede Dame veuve Nelson nee Ohanteau a Paris,
jusqu'a concurrence de 200000 fr. encapital, « toutes
valeurs pouvant revenir a la debit:dce a n'importa quel
titre que ce soit, notamment le contenu d'un safe N° 1076
AB 63 m -1937
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74 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. No 21. a la Societe d~ Banque Suisse a Lausanne, Place St-Fran- 90is, au nom de Dame veuve Nelson sus-indiquee comme debitrice, ou de toute autre personne ou chiffre indique par elle». La banque ayant refuse d'ouvrir le safe sequestre, l'office, par lettre du 15 mai, amis la debitrice en demeure de lui en remettre les eIes jusqu'au 20 mai, faute de quoi il ferait proceder ce jour-la a l'ouverture forcee. Il a eom- munique une copie de cette lettre a la Soeiete de Banque Suisse, en l'invitant a prendre toutes mesures utiles en vue de l'ouverture du coffre et notamment a se mettre imme- diatement en rapport avee un specialiste a meme de proceder a cette operation. Par lettre du meme jour, qui s'est croisee avec celle de l'office, la banque a fait savoir a ce dernier qu'elle n'avait pas materiellement le moyen d'ouvrir le coffre sans forcer la serrure ; qu'en pretant son concours a l'ouverture du coffre, mt-elle meme ordonDee par l'office~ elle violerait ses engagements envers sa loca- taire, et qu'en consequence elle se refusait a toute ouver- ture faite contre le gre et sans l'autorisation du titulaire du coffre. B. -Par plainte du 18 mai 1937, la Soeiete de Banque Suisse a concIu a l'annulation de la decision qui lui avait ete signifiee par l'office selon sa lettre du 15 du meme mois. Ses moyens peuvent se resumer de la maniere suivante : La Societe de Banque S~e a loue un coffre-fort dont elle ignore le contenu. Elle ignore egalement la nature des difficultes qui ont motive le sequestre. Elle n'est dans l'affaire que le tiers proprietaire du coffre. Or la decision du 15 mai voudrait Iui imposer une activite qui est con- traire aux instructions de sa c1iente et aux engagements qui la lient a celle-ci. Aucune disposition de la 10i ne per- met a l'office d'imposer une activite a un tiers. La mesure de l'office est illegale. Lorsque l'office ades ouvertures forcees a pratiquer, c'est a lui a faire le necessaire pour les executer a ses frais, risques et perils. La banque n'a d'ailleurs pas a subir de deteriorations de son materiel, et Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 21. 75 il est ciair que, independamment du prejudice moral, l'ouverture forcee du coffre Iui causemit un dommage_ .Mais il y a plus: A supposer meme que l'office eut en mains la cIe qui a ete remise a Dame Nelson, la banque pourrait encore se refuser a livrer la sienne, tant qu'elle n'y aurait pas ere expressement autonsee par la prenommee. Son röle actuellement ne depasse pas celui du gardien de l'objet sequestre. G. -Par decision du 27 mai 1937, l'autorite inferieure de surveillance a admis la plainte et annuIe la d6cision de l'office. D. -L'office, d'une part, et Dame Barret et Sieur Fer- rand, de l'autre, ont reeouru aupres de l'autorite supe- rieure, en concluant a la reforme de la decision de l'autoriM inferieure dans le sens du rejet de la plainte. Les recourants ont soutenu tout d'abord que la SocieM de Banque Suisse n'avait pas qualiM pour porter plainte, le litige n'interessant que la debitrice et sa propre crean- eiere. Ds ont conteste que l'ouverture du coffre entmine aucun frais pour la plaignante, s'engageant de nouveau ales supporter. Enfin ils exposent que leur but etait uniquement de dejouer les manreuvres d'une debitrice de mauvaise foi qui cherchait a celer ses biens. E. -La Societe de Banque Suisse a conelu au rejet des recours. F. -Par deeision du 3 juillet 1937, l'autorite superieure de surveillanee a deelare le reeours de l'offiee irreeevable, faute de qualites, et rejete le reeours de Dame Barret et de Sieur Ferrand. En ce qui coneeme le recours de ces derniers, elle a admis en resurne que la SocieM de Banque Suisse ayant eM sommee par l'offiee d'exercer une certaine activite en vue de l'ouverture forcee du coffre, elle avaitqualite pour sou- lever la question de la legitimite de cette mesure. Au fond, apres avoir releve que l'offiee ne disposait d'aucun moyen de contrainte pour forcer la banque a Iui donner les ren- seignements qu'il demandait, et que lorsqu'il s'agissait
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d'un coffre, el1;e en ignorait le contenu et n'avait pas Ia
possibilite de i'ouvrir sans le consentement du locataire,
l'autorite sup&ieure a estime que l'office aurait du se
bomer a constater l'impossibilit6 Oll il se trouvait de pro-
ceder
au sequestre.
G. -Dame Barret et Sieur Ferrand ont recouru contre
cette decision a la Chambre des Poursuites et des Faillites
du Tribunal federal en concluant a la reforme de la decision
de l'autorit6 superieure dans le sens du rejet de la plainte.
«Tout ce qu'on demande, disent-ils, c'est que l'office des
poursuites soit
autorise a proceder, a ses frais (et il offre
toutes garanties pour cela) a l'ouverture du safe et a l'in-
ventaire de son contenu. »
Oonsiderant en droit :
Le recours tend uniquement a faire prononcer que la
Societ6 de Banque Suisse est tenue de toIerer l'ouverture
forcee du coffre-fort loue a Dame Nelson. Ces conclusions
echappent
au pouvoir des autorit6s de poursuite. S'll est
exact, en effet, qu'en cas da sequestre portant sur des
titres ou valeurs deposes au nom du debiteur chez un
tiers, ce dernier est en principe tenu, tout comme le debi-
teur, de renseigner l'office sur l'existence et 180 consistance
du depöt et de luipermettre eventuellement d'en faire
l'inventaire,
il est non moins vrai qu'll 80 fallu egalement
reconnaitre que si le
tiers refuse de fournir les renseigne-
ments demandes, l'office ne dispose d'aucun moyen de
contrainte pour forcer le tiers desatisfaire a cetteobliga-
tion (RO 51 UI p. 40 et 56 In p. 48). La sommation faite
par l'office a la Societ6 de Banque Suisse le 15 mai 1937
ne pouvait donc etre suivie d'effet.
La Okambre des pour8Uites et des laillites prorwnce :
Le recours est rejet6.
Sehnldbetreibungs. und Konkursrecltt. N° 22.
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22. Entscheid vom a7. August 1937 i. S. Kinck.
Gruppenversieherung von Angestellten:
Inwieweit ist das D e. e k u n g s kap i tal, das ein e n t las -
sen e r Angestellter nach seiner Wahl (anstatt der Police)
erhält, unp f ä n d bar, wenn er a r bei t s u n f ä h i g
wird? .
A88Urance collootive d' employes :
Dans quelle mesure Ie capital de couverture qu'un employe eon-
gedie roit a sa demande (au lieu de la police) est-i! insaisis-
sable au cas OU ledit employe devient ineapable de travailler ~
A88ieurazione collettiva d'impiegati :
In quale misura il eapitale di eopertura, ehe un impiegato Iicen-
ziato rieeve a sua richiesta (invece della polizza), e impignorabile
qualora quest'impiegato diventi ineapace al Iavoro ?
Der Rekurrent war Angestellter der Lonza A.-G. und
bezahlte laufend Beiträge an die Kosten der Versicherung
ihrer Angestellten. Als er im Sommer 1936 entlassen
wurde, traf auf ihn Art. 16 litt. c des bezüglichen Regle
menta zu, der lautet: « Wenn im Zeitpunkt des Dienst-
austrittes die aus dem Dienst der LOIlza ausscheidende
Person versichert war und ausserdem 15 oder mehr an-
rechenbare Dienstjahre zurückgelegt hatte, wird dieser die
ganze Versicherungspolice unverändert zu Eigentum aus-
gehändigt oder auf Wunsch des Ausscheidenden das in
seiner Police aufgesammelte, von der Rentenanstalt be-
rechnete volle Deckungskapital ». Während die Police
eine jährliche
Alters-und Invalidenrente von Fr. 1944.-
verbriefte, optierte der Rekurrent für das Deckungskapital
von
Fr. 14,344.85.
Mit
der vorliegenden Beschwerde macht der Rekurrent
gegenüber einer Betreibung des Rekursgegners für Fr.
2190.10 nebst Akzessorien die Unpfandbarkeit jener
Summe geltend, wobei er sich als gänzlich arbeitsunfahig
bezeichnet.
Die kantonale Aufsichtsbehörde
hat am 5. August 1937
die· Beschwerde abgewiesen.
Diesen
Entscheid hat der Rekurrent an das Bundes-
gericht weitergezogen~
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