Art. 4 BV; Art. 104 Abs. 1 app. a. rho StrPO; public defender in criminal proceedings. A cantonal rule which appoints an official defender only where the accused faces a charge likely to result in a lengthy custodial sentence is not arbitrary and does not infringe the constitutional principle of equality before the law. The scope of legal aid in criminal matters may be restricted according to the seriousness of the accusation and the expected sanction; no constitutional entitlement exists to counsel in all cases. The Federal Court will not substitute its own assessment for the cantonal rule where the restriction is rationally based on the gravity of the proceedings.
Mtro.frecht. Musterschutzrecl,lten ist von der Vorinstanz mit Recht abgelehnt. worden. Nach den verbindlichen Feststellungen des angefochtenen Urteils waren Zigarren nach dem hinter- legten l Iuster bereits vor der Hinterlegung in Händler- kreisen und beim rauchenden Publikum bekannt. Dies genügt, um dem hinterlegten Muster die Neuheit abzu- sprechen, ohne die es von Anfang an nicht schutzlahig war. Insbesondere ist die Ansicht der Beschwerdeführerin rechtsirrtümlich, dass eine der Eintragung vorgängige Verwendung des Musters durch sie selbst nicht neuheits- schädlich sein könne. Massgebend ist nach dem klaren Wortlaut und Sinn des t. 12 Ziffer 1 MMG einzig, ob das betreffende Muster im Publikum oder in beteiligten Verkehrskreisen tatsächlich b e k a n n t gewesen ist. Unter welchen Umständen diese Bekanntheit zustandege- kommen ist, hat keine Bedeutung (vgl. BGE 54 II S. 60 ff., wo die Neuheit eines Modells verneint wurde, das lediglich durch Vertrauensmissbrauch in den beteiligten Kreisen bekannt geworden war, sowie BGE 56 TI S. 236, wo die Neuheit eines Musters verneint wurde, weil der Inhaber es vor der Hinterlegung in erheblichem Umfang verwen- det hatte). Fehlt es aber an einem geschützten Muster oder Modell, so ist eine Verletzung begrifflich ausgeschlos- sen. Demnach erkennt der Kassationshof : Die Beschwerde wird abgewiesen. m. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE 41. Arrit da 1a Cour da cassation penale du 14 mai 1937 dans la cause Eisenegg.r contra Tribunal d'accusation du canton d. Vaud. Dans les causes penales de droit federnI deferees aux tribunaux cantonamc: en conformite de Ia Ioi Uiderale Bur Ja procMure penale du 15 juin 1934, Ja question de Ia condamnation de Organisation der Blmdesrechtspflege. No 41.
l'inculpe aux frais de procedure et d'exooution est regie dans tous les cas par le droit cantonal, qua Ia delegation emane du Conseil fMeral ou soit prevue par une Ioi. A. -Par decision du II aout 1936, le Departement federal de justice et police a defere au Canton de Vaud la cause penale Fleischhauer, Eisenegger et consorts pre- venus d'avoir viole l'art. 2 de l'arreM federal du 21 juin 1935 tendant a garantir la sfireM de la Confederation. L'en- quete s'est termintSe par un non-lieu; les frais ont ete mis pour les deux tiers a la charge de Fleischhauer et pour le tiers a la charge d'Eisenegger. B. -Les prevenus ont recouru contre ce prononce, en tant qu'illes condamnait aux frais. Statuant le 19 janvier 1937, le Tribunal d'accusation du Canton de Vaud a declare le recours de Fleischhauer irrecevable et a rejete le recours d 'Eisenegger. G. -Par acte du 12 fevrier, Eisenegger s'est pourvu en nullite contre cet amt aupres de la Cour de cassation du Tribunal federal, en demandant a etre libere des frais mis a sa charge. Le recourant pretend que les juges des deux instances cantonales ont, par leurs decisions, viole le droit federal applicable en l'espece ... GonsüUrant en droit : Le recourant invoque, pour justifier la recevabilite de son pourvoi, l'arret Birkhäuser, RO 60 I 64 88, dans lequel le Tribunal federal avait, a la suite d'amts anMrieurs, declare que, dans les causes penales qui doivent etre jugees d'apres les 10is federales et que le Conseil federal defere aux tribunaux cantonaux, le droit federal etait egalement applicable a la question des frais. Cette jurisprudence se fondait sur l'aPe. 156 OJ qui prescrivait que l'accuse devait payer les frais de procedure et d'exooution a teneur des 10is cantonales ; s'il ne pouvait le faire, s'il etait acquitte ou s'il n'etait pas donne suite a l'action penale, la. Caisse federale remboursait les frais au canton, a l'exception de certaines indemniMs et taxes. Le Tribunal federn a con- sidere que cette disposition reglait la question des frais, non
seulemellt dans. les rapports entre le fisc f6deral et le fisc cu,ntonaL mais. aussi dans les rapports entre le fisc et l'accuse. Tel 1l:6tait cependant pas le cas lorsque la loi elle-meme attribuait la cause au canton; ce n'6tait pas alors l'art. 156, mais l'art. 157 OJ qui s'appliquait, et celui-ci ne regissait que les rapports entre la Caisse f6d6- raleet la Caisse cantonale, sans pr6ciser quand les frais devaient etre mis a la charge de l'accuse. Dans ces hypo- theses, le droit cantonal faisait regle pour la condamnation aux frais (cf. arret ciM). La nouvelle loi sur la procedure p6nale federale n'a pas de dispositions correspondantes a l'ancien article 156 OJ. Les art. 253 et 257 PPF ne concernent que les rapports entre la Confederation et le canton ; ils ne prevoient nulle- ment les cas ou l'accuse peut etre appeIe a supp:: rter les frais. Le sens de cette modification ne ressort pas des tra- vaux preparatoires ; mais il ne peut etre trouve que dans l'intention du Iegislateur de soumettre la question des frais au droit cantonal dans toutes les causes penales deferees au canton, sans egard au fait que la delegation emane du Conseil federal ou de la loi elle-meme. C'est des lors d'apres le droit cantonal qu'il faut decider en l'espece si les frais peuvent etre mis a la charge du re- courant, bien que la proc6dure engagee contre lui ait eM elose par un non-lieu. 01' il n'appartient pas a Ja Cour de cassation penale federale d'examiner si les juridictions cantonales ont fait une saine application de ce droit. Par ces moti/a, le Tribunal /ederal declare le recours irrecevable. Vgl. auch Nr. 36. -Voir aussi n° 36.
(RECHTSVERWEIGERUNG)
EGALITE DEVANT LA LOI
(DEN! DE JUSTICE)
42. Urteil vom 8. Oktober 1937 i. S. Scherer
gegen Appenzell A. Rh., Regierungsrat.
Arm e n r e c h t. Die Bestimmung der Strafprozessordnung des
Kantons Appenzell A. Rh. (Art. 104, Ahs. 1), wonach der armen
Partei ein öffentlicher Verteidiger nur bestellt wird hei An-
klagen wegen eines Verhrechens, für welches voraussichtlich
eine längere Freiheitsstrafe ausgefällt wird, verstösst nicht
gegen Art. 4 BV.
Ä. -Der Rekurrent, der sich auf Klage des Armen-
vaters J. Dütschler, in Teufen, in einem Ehrverletzungs-
verfahren vor Kriminalgericht Trogen wegen Beleidigung
zu verantworten hat, war um Bewilligung des Armen-
rechts und Bestellung eines Armenanwaltes eingekommen,
wobei
er verlangt hatte, dass ihm als Beistand Rechts-
anwalt Dr. Jos. Hättenschwiller in St. Gallen beigegeben
werde.
Das Gesuch wurde abgewiesen, zuletzt durch einen
Entscheid des Regierungsrates des Kantons Appenzell
A.
Rh. vom 2. August 1937, weil nach Art. 104 app. a. rho
StrPO dem Algeklagten ein öffentlicher Verteidiger nur
bestellt werden dürfe, wenn er eine längere Freiheitsstrafe
zu gewärtigen hätte. Mit einer öffentlichen Verteidigung
könnte übrigens nach ständiger Praxis nur ein im Kanton
praktizierender Anwalt betraut werden. -Die Abweisung
des Gesuches ergebe sich somit schon aus Art. 104 StrPO,
AS 63 I -1937