BGE 62 II 147
BGE 62 II 147Bge17.11.1934Originalquelle öffnen →
U6 Obligationenrecht. N0 37. 'Veisung verb~nd, auf einzelnen Ausgaben der Anleihe den Zins nur nach Massgabe des Nennwertes auszurichten, so war die Beklagte als biosse Mittelstelle zwischen Gläu- biger und SchUldner an diese die Weiterleitung der Zah- lungen betreffenden Weisungen nur dann nicht gebunden, wenn sie eine durch nichts zu rechtfertigende Verletzung der vertraglichen Bestimmungen bedeuteten. Diese Vor- aussetzung war hier jedoch nicht erfüllt; denn aus der Begründung, welche das Deutsche Reich für sein Vorgehen gab, das allerdings unbestreitbar eine Verletzung sowohl der Gold-wie der pari-passu-Klausel darstellte, ist ersicht- lich, dass diese Massnahme den Charakter einer unter dem Gesichtspunkt des Völkerrechtes angeordneten Repressalie gegenüber jenen Staaten haben sollte, die ihrerseits von der Goldwährung abgegangen und unter Missachtung von mit Goldklauseln versehenen Verpflichtungen die Inte- ressen von Angehörigen des Deutschen Reiches geschädigt hatten. Ob dem Deutschen Reich ein solches Repressalien- recht zustand oder ob die Nichteinhaltung der Vertrags- bestimmungen auch völkerrechtlich betrachtet unerlaubt war, hatte die Beklagte nicht zu entscheiden. Dass ihr eine so weitgehende, die Funktionen einer Zahlstelle und einer Vertreterin der Obligationäre an Bedeutung weit übersteigende Befugnis habe eingeräumt werden wollen, darf mangels einer klaren und unmissverständlichen Be- stimmung dieses Inhaltes im Anleihensvertrag nicht ver- mutet werden. Der Beklagten musste vielmehr genügen, dass der Standpunkt des Reiches nicht offensichtlich un- haltbar war. Als ihre Proteste und Vorstellungen, die sie als Vertreterin der Obligationärinteressen pflichtgemäss erhob, von der deutschen Regierung nicht beachtet wur- den, blieb ihr nichts anderes übrig, als eine Verteilung der Zinsen gemäss den Weisungen des SchUldners vorzuneh- men. Da sie überdies noch die Ansprüche der benachtei- ligten Obligationäre gegenüber dem Deutschen Reich aus- drücklich vorbehielt, so kann von einer Verletzung ihrer aus dem Anleihensvertrag fliessenden Pflichten gegenüber Obligationenrecht. N° 38. 147 den Obligationären nicht die Rede sein, so dass sich die Schadenersatzklage als unbegründet erweist. d) Hätte die Beklagte entgegen der Weisung der deut- schen Regierung von sich aus eine gleichmässige Verteilung der Zinszahlungen in dem von der Klägerin angestrebten Sinne vorgenommen, so hätte darin eine Verletzung der Ansprüche derjenigen Obligationäre gelegen, deren Titel auf Währungen lauteten, die beim Goldstandard verblieben waren und welche nach dem Willen des SchUldners zum Goldwert bezahlt werden sollten. Überdies hätte ein sol- ches Vorgehen eine Verletzung der in Art. VI lit. ader allgemeinen SchUldverschreibung enthaltenen Bestimmung involviert, dass die Obligationäre auf jeden Fall den Nenn- wert zu beanspruchen hätten. Dass diese Bestimmung in erster Linie für den Fall eines Sinkens des Goldpreises gedacht war, schliesst nicht aus, dass sie auch zu beachten ist, wenn in einem anderen Zusammenhang die Möglichkeit auftaucht, dass die Zahlungen den Nennbetrag nicht mehr erreichen ... 38. Arret de la. Ire Sectien civile du 10 jllin 1936 dans la cause S. contre BaUlod. Art. 45 et 60 CO. -Perte de soutien. Prescription. L 'acquittement du d6fendeur par le juge panal exclut l'a.pplica- tion da l'art. 60, a.I. 2. L'action en dommages-interets pour perte de soutien da l'enfant posthume ne se prescrit en regle generale qu'A partir du jour ou ij est etabli que le demandeur est l'enfant de la. victime de l'accident. A. -Le samedi 17 octobre 1931, l'automobile du defen- deur Baillod a atteint Georges S., a.ge de 20 ans et demi, qui se tenait au milieu de la route a Versoix-Bourg. S., blesse a la tete, deoodale 21 octobre. Poursuivi pour homi- eide par imprudence, le d6fendeur fut ac quitte par juge- ment du 9 mars 1933. Entre temps, par exploit du 7 janvier 1932, le pere de la
148 Obligationenrecht. N° 38. victime, a reclame au defendeur 20000 fr. de dommages- interets pour Perte de 8outien. A l'epoque :de l'accident, Georges S. etait sur le point d'6pouser Mlle X., enceinte de ses reuvres. Le mariage in extremis envisage ne put etre celebre. L'enfant naquit le 21 f6vrier 1932. Le 12 mars de la meme annee, sa mere ouvrit action en legitimation (art. 260 CC). L'enfant fut d6clare legitime par jugement du 9 janvier 1933 et inscrit le 10 du meme mois a l'etat civil sous le nom de Georges- Jean S. Le 14 novembre 1933, Mlle X. intervint dans l'instance comme representante legale de l'enfant, et reclama pour lui 10000 fr. de dommages-interets a raison de la perte de soutien. L'intervention fut admise par jugement du 11 d6cembre 1933. Le defendeur conclut au d6boutement des demandeurs, en opposant en outre a la demande du petit S. l'exception de prescription (art. 60, al. 1 CO). Par jugement du 31 octobre 1934, le Tribunal de Ire ins- tance de Geneve a deboute S. pere, rejete l'exception de prescription (le d61ai de l'action penale etant de 3 ans, art. 60 al. 2 CO), mais deboute neanmoins Mlle X. q. q. a., la rente mensuelle de 31 fr. 95 versee par la Caisse nationale etant suffisante, a raison de la faute concomitante de la victime, faute s'opposant au surplus a la reparation du tort moral. B. -Devant la Cour de Justice civile du Canton de Geneve, Mlle X. a amplifie sa demande en reclamant encore 5000 fr. pour tort moral et 500 fr. pour participation aux honoraires d'avocat. Par arret du 28 fevrier 1936, la Cour a condamne le defendeur a payer au demandeur S. pere une indemnite de 2500 fr. pour perte de soutien, deboute la demanderesse Mlle X. q. q. a. et mis a sa charge les depens necessit6s par son intervention. La cour admet comme les premiers juges que la respon- sabilite de l'accident incombe pour moitie au defendeur et pour moitie a la victime. Elle estime que le delai de pres- Obligationenrecht. N° 38. U9 cription est d'un an (art. 60, al. 1 CO), le juge civil etant li6 par la decision du juge penal en ce qui concerne la punis- sabilite de l'acte dommageable (RO 38 II p. 484 et 44 II p. 176). Le deoos de G. S. remontant au 21 octobre 1931, 1'action de l'enfant a eM intentee trop tard le 14 novembre 1933. G. -Mlle X. q. q. a. a seule recouru contre cet arret au Tribunal f6deral. Elle conclut a la condamnation du defendeur a lui payer pour son enfant la somme de 10000 francs avec interets de droit des le 17 octobre 1931 et d6pens. L'intime a conclu au rejet du recours. Gonsiderant en droit :
-Aux termes de l'art. 60, al. l er , l'action en dom- mages-interets Oll en reparation du tort moral se prescrit par un an a compter du jour on la partie Iesee a eu con- naissance du dommage et de la personne qui en est l'auteur. Et par «connaissance du dommage» la jurisprudence entend, sinon la connaissance precise de toute l'etendue du dommage, du moins la connaissance d'un dommage pouvant justifier une action en justice (RO 32 II p. 177, 34 II p. 29, 42 II p. (6). La Cour de Justice civile a fait partir le delai du jour on le jeune S. est deced6. Ce point de d6part serait juste si la demanderesse agissait en son nom personnel et recla- mait pour elle la reparation du dommage cause par la perte d'un soutien actuel ou futur. La date du deoos ne peut en revanche etre admise comme point initial de la prescription lorsque, comme en l'espece, il s'agit de l'action en dommages-interets de l'enfant posthume.
150 Obligationenrecht. No 38.
TI est exact ue la demande en paternire tendant ades
prestations en faveur de l'enfant (art. 319 CC) aurait pu
etre formee avant la naissance de l'enfant (art. 308 CO)
contre les heritiers du pare presume (art. 307 CC), mais
tant que cette action ou l'action en legitimation (art. 260
CO) n'avait pas abouti, ou, encore, que l'enfant n'avait pas
ere reconnu par son grand-pere paternel (art. 303 00), la
filiation, illegitime ou legitime, etait hypothetique; il
n'existait aucun lien entre l'enfant et son pere pretendu,
et tant qu'il en etait ainsi, on ne pouvait dire que le defunt
aurait eu le devoir de subvenir ou de contribuer, ni meme
qu'll aurait de fait subvenu ou contribue a l'entretien de
l'enfant (cf. RO 54 II p. 17). Aussi 10ngtemps donc que
cette question etait eil suspens, l'existence meme d'un
dommage etait douteue et partant l'action en reparation
ne pouvait etre intentee utilement contre l'auteur de
l'accident. Oar si la filiation n'avait pas ere etablie, l'enfant,
n'ayant pas la victime pour pere, n'eut pas ere lese par le
deoos. La prescription n'a donc commence de courir qu'a
partir de la constatation que le demandeur est bien le fils
de la victime de l'accident. Or, entre la date du jugement
de legitimation et celle de l'intervention de la deman-
deresse dans l'action, il ne s'est pas ecoe une annee, en
sorte que l'action a ere introduite en temps utile.
Le Tribunal federal n'a pas a examiner, dans la presente
espece, si le point de depart de la prescription eut ere diffe-
rent au cas ou le defunt auraitpris par avance l'engagement
d'assister l'enfant a naitre. Oette hypothese n'est pas
realisee, et c'est la legitatimation seule qui a fait constater
que le demandeur avait perdu un soutien.
Oomme les pieces du dossier ne permettent pas de statuer
d'ores et deja sur le fond de la demande, il y a lieu de ren-
voyer la cause a la Cour de Justice civile.
Par ces moti/s, le Tribunal tediral
admet le recourset, annulant l'arret attaque en tant
qu'il a d6boure la demanderesse q. q. a., renvoie la cause
a la Cour cantonale pour nouveau jugement.
j
I
,,-
Obligationenrooht. No 39.
151
39. Auszug aus dem Urteil der I. Zivilabteilung
vom 23. Juni 1936 i. S.14orgn gegen Bucher" eie und Meier.
Haft u n g des Gas t -u. S t a 11 wir t e s, Art. 487 ff OR.
Programmgesteuerter Zugriff
API- und MCP-Zugriff mit Filtern nach Quellentyp, Region, Gericht, Rechtsgebiet, Artikel, Zitat, Sprache und Datum.