BGE 61 I 303
BGE 61 I 303Bge19.03.1929Originalquelle öffnen →
302 Verwo.ltungs. und Disziplina.rrechtspflege. sich bei einer Metzgerei um ein Geschäft handelt, das der Natur der Sache nach, nämlich wegen der Gefahr des Ver- derbens der Wate, kein oder ein im Verhältnis zum Umsatz nur unbedeutendes Warenlager benötigt. Solche Geschäfte, die einen sehr hohen Umsatz erzielen und Geschäfte anderer Branchen mit einem grossen Lager unverderblicher Waren an wirtschaftlicher Bedeutung erheblich übertreffen kön~ nen, sind nach der ständigen Rechtsprechung des Bundes- gerichtes unter Umständen gleichwohl eintragspflichtig (nicht puhlizierter Entscheid des Bundesgerichts vom 27. Juni 1933 i. S. Thomi gegen Bern). Nicht stichhaltig wäre weiter auch der Einwand des Beschwerdeführers, dass er das Geschäft erst seit zwei :Monaten betreibe, während doch der Jahresumsatz erst nach Ablauf des ersten -Geschäftsjahres festgestellt werden könne. Denn wie das Bundesgericht schon früher ent- schieden hat, muss sich ein Unternehmen, dessen Eintrags- pflicht vom Umsatz abhängt, eintragen lassen, sobald es sich zeigt, dass dieser wahrscheinlich die erforderliche Höhe von 10,000 Fr. erreichen werde (nicht publizierter Entscheid des Bundesgerichts vom 13. Juni 1933 i. S. Fluttaz gegen Fuchs et Geneve). Diese letztere Voraus~ setzung wäre im vorliegenden Fall jedoch erfüllt, da nach den Erhebungen der Vorinstanz der Umsatz in den ersten zwei Monaten des Geschäftsbetriebes bereits 4300 Fr. betragen hat, also bereits aimähernd die Hälfte der erfor- derlichen 10,000 Fr. 3. ~ Ein Jahresumsatz von 10,000 Fr. macht aber den Betrieb eines Handwerkers noch nicht ohne weiteres eintragspflichtig. Darüber hinaus bedarf es vielmehr noch verschiedener anderer Voraussetzungen, bei deren Vorlie- gen erst die Gleichstellung mit einem Handels-oder Fahrikationsgewerbe sich rechtfertigt. Ausser dem Halten eines Ladens, welche Voraussetzung hier gegeben wäre, muss der Geschäftsbetrieb derart beschaffen sein, dass er, um übersichtlich zu bleiben, einer geordneten kaufmänni- schen Buchführung bedarf. Dies ist beispielsweise dann der Fall, wenn Geschäftsbeziehungen mit einem grösseren Registersa.chen. N° 45. 303 Kreis von Lieferanten bestehen, wenn Kredit in erhebli- chem Umfang in Anspruch genommen und gewährt wird, insbesondere bei Wechselverkehr. Eine kaufmännische Buchführung erweist sich ferner auch dann als nötig, wenn das Geschäft derart organisiert ist, dass der Inhaber selber nur die Oberleitung inne hat, während die eigentliche Aus- führung der einzelnen Geschäfte zur Hauptsache von Angestellten besorgt wird. An allen diesen Voraussetzun- gen fehlt es jedoch im vorliegenden Fall : Das Geschäft des Beschwerdeführers ist ein ausgesprochener handwerk- licher Kleinbetrieb, für welchen das Vorwiegen der per- sönlichen Arbeitskraft des Geschäftsinhabers charakte- ristisch ist; denn gemäss den polizeilichen Erhebungen im kantonalen Verfahren beschäftigt Steffen keine Angestell- ten oder Arbeiter, sondern einzig einen Lehrling. Derartig denkbar einfache und übersichtliche Kleinbetriebe aber will die Handelsregisterverordnung gerade von der Eintra- gungspflicht ausgenommen wissen, da die damit verbun- dene Buchführungspflicht nur eine unnötige Belastung bedeuten· würde. Die Beschwerde ist daher zu schützen. Demnach erkennt das Bundesgericht : Die Beschwerde wird gutgeheissen und die Verfügung des Regierungsrates des Kantons Bem vom 28. Mai 1935 wird aufgehoben. 45. Arrit da la Ire Seetion einie du 9 octobre 1935 da~ la causa Union snisse « Credltreform » et Lüthi contre Departement genevois du Commerce et da l'Industrie. Regwtre du commerce. Obligation de se faire inscrire d'une societe cooperative qui a pour objet not.amment de fournir a ses membres des renseignements commerciaux que ses gerants.se procurent de toutes les manieres en usage dans les bureaux ordinaires de renseignements (Art. 865 CO, 13 RRC). A. -L'Union suisse « Creditreform» (Schweizerischer Verband Creditreform, Unione svizz61a «Creditreform »), ligue contre l'abus du crcdit, est une soci~t6 cooperative
30-1, Verwaltungs. und Disziplinarrechtspflege. fondee en 1888et regie actuellement par des statuts du 22 juin 1924, entres en vigueur le 15 septembre 1924. Aux termes de ces statuts, la socieM, qui a son siege a Zurich (§ 1 al. 2), se proposa (§ 2) : « a) de preparer une reforme generale et opportune das conditions du .credit, d'empecher dans la masure du pos sible les abus du cremt, aiIll!i qua de travailler a la Iepres- sion des manreuvres commerciales frauduleuses et d61oya- las ; » b) d'epargner des pertes a ses membres, par le moyen de communieations confidentielles et de renseignements ; » c) d'obtenir par l'action de l'Union, au moyen da sommations, la rentree de creances douteuses ; » d) de signaler a ses membres, par l'envoi de listes, le nom des debiteurs negligents ou recalcitrants, ainsi que ceux qui ont ete l'objet d'une poursuite infructueuse (actes de defaut de biens par suite de saisie infructueuse ou faillite) et enfin de rechercher les debiteurs dont le domicile ast inconnu. ») Las membres de l'Union appartiennent, suivant leur domicile juridique, a das arrondissements (sections); chaque section est administree par un gerant (§ 3 al. 2). Las statuts prevoient en outre l'insbillation de services de renseignements dans les localites importante&· des arron dissements (§ 3 al. 3). . L'admission a lieu par lQ gerant de la section, sous reserve de l'approbation du comiM central (§ 5 al. 1). Peut etre admise comma membre toute personne physique ou morale ayant· Fexercice des droits civils et jouissant d'une bonne reputation. Aux termes d'un reglement du 22 avril1932, les membres ont droit gratuitement aux renseignements verbaux (art. 2); quant aux renseignements OOrits, ils sont donnes aux mern- bres sur la base d'un tarif etabli par le comiM central (art. 4) ; des abonnements sont prevus. B. -Un arrondissement de l'Union est constitue par le canton de Geneve. L'Union a engage COmme gerant de Registersachen. No 45. 30S sa section de Geneve M. Albert Lüthi, agent d'affaires patente a Geneve, personnellement inscrit au registre du commerce. En 1934, M. Robert Marchand, se pretendant lese illi- citement par une information donnee sur son compte par le gerant de la section de Geneve de l'Union, a vou1u faire notifier a cette derniere a Geneve un commandement de payer. La requisition de poursuite n'a pas eM accueillie par l' office de Geneve ; M. Marchand a alors demande, le 15 novembre 1934, au prepose au registre du commerce de Geneve l'inscription de l'Union, vu l'existence d'une succursale de celle-ci a Geneve. Le 4 fevrier 1935, apres s'etre renseigne au sujet de l'activite du bureau de Geneve de l'Union, le prepose au registre du commerce de Geneve a somme M. Lüthi de faire inscrire la succursale de Geneve de l'Union. Un double dela sommation a eM envoye, le meme jour, au siege de l'Union a Zurich. Le 15 fevrier 1935, M. Lüthi a declare qu'il n'avait pas Ja competence necessaire pour faire proceder a l'inscdption, A laquelle au surplus il s'opposait. Le 23 avril 1935, le Departement du commerce et de l'industrie du canton de Geneve a ordonne l'inscription du bureau d'arrondissement de Geneve de l'Union. -G. -L'Union a forme un recours de droit administratif au Tribunal fooeral, en concluant a l'annu1ation de la decision dudit Departement. Lüthi personnellement a de- clare le meme jour se joindre au recours. Les recourants pretendent que Lüthi n'etait pas legitime pour recevoir la sommation, qu'en tout cas l'Union n'est pas tenue a l'inscription, car elle n'exerce aucune des activites enu- merees a l'art. 865 a1. 4 CO, que plus subsidiairement encore son bureau d'arrondissement de Geneve n'est pas une sue- cursale, toute independance economique et commereiale lui faisant defaut. Le Departement du commerce et de l'industrie de Geneve et Robert Marchand ont conelu au rejet du recours. AS 61 1-1935 20
306 Verwaltungs. und Disziplinarreehtspfiege. Le Departement federal de justice. et police propose en revanche de l'~ettre ; a son avis, l'Union ne fait pas le commerce, n'exploite pas une fabrique et n'exerce pas en Ja. forme commerciale une industrie quelconque (art. 865 al. 4 CO) ; si le Tribunal federal arrivait sur ce point a la conclusion contraire, le Departement estime qu'il y aurait alors lieu de rejeter le recours, rUnion, ayantbien une succursale A· Geneve. Oonaiderant en droit :
308 Verwaltungs-und Disziplinarrechtspf1ege. veaux membresi L'art. 13, eh. 1, litt; e RRC ne fait aucune distinction se10n 1a clientele a laquelle l'entreprise s'adresse ni selon la forme juridique qu'elle revet. Las mutuelles d'assurance sont aussi soumises a l'inscription. Sans doute, en vertu de l'art. 13, eh. 1, litt. f, c'est le cas pour les entreprises d'assurance de « tout genre », mais cette for- m~e vise bien plutöt les diverses branches de cette indus- trie (vie, accidents, etc.) que leur statut juridique (societe anonyme ou cooperative) ; ainsi les caisses-maladie ne sont pas soumises a l'inscription. 4. -Il est indifferent que la recourante n'ait pas un but de Iucre. D'apres la jurisprudence (RO 56 I p. 129 et 130), « ist die Gewinnabsicht kein unerlässliches Merkmal des im schweiz. Handelsrecht massgebenden Gewerbebegriffes ; vielmehr sind ausschliesslich entscheidend Umfang und Natur des Betriebes » (cf. aussi Ja decision du 31 janvier 1930 du Conseil federal dans l'affaire de la Wachtturm Bibel-und Traktatgesellschaft, Druckerei und Verlags- geschäft, Z. b. J. V. 1930 pp. 277 sv.). Au reste, la recou- rante ne se borne pas a touch er des gerants, sur les cotisa- tions annuelles, la contribution fixee par l'assemMee gene- rale pour couvrir les frais annuels : en vue de la constitu- tion d'un fonds de reserve de 20 000 francs, chaque gerant doit verser annuellement a l'Union une contribution da 20 cts. pour chaque membre de sa section ; les art. 39 et 40 des statuts parlent aussi des recettes resultant du change- ment d'un gerant ; on en peut deduire que celui qui veut devanir gerant de I'Union doit, tout au moins dans les arrondissements on cette charge asaure des revenus no- tabIes, payer une certaine somme destinee a accroitre le patrimoine de I'Union. 5. -On ne saurait, d'autre part, dispenser Ia recou- rante de 1'inscription en arguant de l'arret non publie du Tribunal fooeral du 20 fevrler 1934 dans la cause Farner-Eigenmann contre Thurgovie. D'apres cet arret, invoque par le Departement federal a l'appui de sa these, on ne peut, en vertu de 1'art. 13, ch. 1, lettre d, regl. cit., Registersa.chen. N0 46. 309 inscrireque les « eigentliche Grossbetriebe ... die wegen der Art; in der sie geführt werden, einer kaufmänruschen Organisation . bedürfen ». Si meme on voulait employer ce critere pour interpreter l'art. 13, eh. 1, lettre c, appli- cable en l'espeoo; il n'en resterait pas moins vrai qu'on n'est nullement en presence d'une petite entreprise: I'Union possede des bureaux d'arrondissement dans 25 localites suisses. Son service de renseignements s'etend a tous les pays du monde ; ses formules imprimees revelent une organisation commerciale tres developpee. Farner- Eigenmenn en revanche etait un petit camionneur. Iln'y a doncaucune analogie de fait entre les deux cas. 6. -La decision du Conseil federal du 27 juillet 1909 dans ]'affaire da la Societa de fromagerie de Villnachern (v. ci-dessus, consid. 2) que le Departement federal invoque egalement,ne constitue pas davantage un precedent pour la presente espece. Cette entreprise venclait a unfromager, auquel elle avait loue ses immeubles, le lait provenant des exploitations agricoles de ses membres, ce qui a permis au Conseil federal de dire : « De meme que le cultivateur ou le proprietaire de fOl'ets, en vendant ses produits, ne fait pas le commerce, quel que soit le chiffre de ses affaires ou Ia valeur des produits en reservet de meme cette operation, soit la vente en commun du lait lim par les membres de la societe, ne constitue pas une entreprise commerciale I). Or, les ·societaires de l'Union ne·mettent precisement pas ensemble leurs produits pour les vendre. 7. -Sans etre decisive, l'inscription de l'Union au re- gistre du commerce de Zurich ne 1aisse pas d'indiquer que l'Union elle-meme a estime qu'elle exerce une entreprise commerciale. Il est aussi significatif que, clans l'instance cantonale, ni l'Union, ni Lüthi n'ont songe a. contester le caractere commercial de l'exploitation: l'Union a garde le silence et Lüthi s'est borne a contester l'existence d'une succursale a Geneve. 8. -En ce qui concerne le dernier moyen des recourants (absence de succursale), il y a lieu d'adopter la maniere
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Verwaltungs-und Disziplinarreehtspflege.
cievoir du Departement federal de justice et police : en
recueillant et en donnant las renseignements, Lüthi agit
comme un organe de rUnion et comme un organe jouissant
da l'independance dont la jurisprudence (RO 56 I p. 372)
fait dependre rexistence d'une succursale.
Par ces motifs, le Tribunal fideral
rejette le recours.
III. POST, TELEGRAPH UND TELEPHON '
POSTES, TELEGRAPHES ET TELIll>HONES
46. 11rteU vom 4. Juli 1935 i. S. A. W.lti-Furrer A.-G.
gegen eidg. Post-ud Iinnbahnc1epartem.nt.
POS t k 0 n z e s s ion B: 1. Bei der Entscheidung darüber, ob
die Knzession für regeImässige Autofahrten nach Bedarf
(Postkonzession B) als Konzessio-!l B 1 (Rundfahrten) oder B 2
(Reisefahrten) zu erteilen ist, darf die Postverwaltung berück
sichtigen, ob der beabsichtigte Verkehr eine Konkurrenzierung
bestehender konzessionierter Transportunternehmungen be-
deutet.
2. Trifft dies zu, 80 darf sie die Konzession B 1 verweigern und
an deren Stelle die mit höheren Grundgebühren und besonderen
Zuschlagsgebühren belastete Konzession B 2 erteilen.
A. -Die Beschwerdefübrerin, die in Zürich eine Trans ..
portuntemebmung . betreibt, hat im Winter 1933/34 an
Sonntagen Autocarfabrten für Sportler von Zürich nach
Engelberg ausgeführt (Abfahrt Zürich 6 Uhr, Ankunft
Engelberg 9 Uhr, Abfahrt Engelberg 18 Uhr, Ankunft
Zürich 21 Uhr).
Sie kam da*,ür am 5. Februar 1934 um eine Postkonzes-
sion B 1
(Rundfahrten) ein. Das Postkursinspektorat ver-
weigerte diese Konzession,
erteilte dagegen eine Konzession
B 2 (Reisefabrten), forderte die entsprechende Konzessions-
gebühr und wies die Konzes8ionärin darauf hin, dass da-
Post, Te1egraph und Telephon. N0 Ü.
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neben die Zuschlagsgebühren für jede Fahrt gemass § 9
Abs.
2 BRB vom 19. März 1929 über die Erteilung von
Konzessionen für regelmässige Autofahrten nach Bedarf
(Postkonzession B) zu entrichten seien. Der Konzessions-
akt wurde der Beschwerdeführerin am 27. Februar zuge-
stellt,
nachdem die Konzessionsgrundgebühr bezahlt wor-
den war.
B. -über die Frage, ob eine Konzession Bloder B 2
in Frage komme Und besonders, ob die für B 2 vorgesehenen
Konzessionszuschlagsgebühren
zu entrichten seien, wurde
weiter korrespondiert. Durch Entscheid des eidgenössi-
schen Post-und Eisenbahndepartementes vom 27. Dezem-
ber 1934 wurde die Beschwerdeführerin, die die von ihr
geforderte Zuschlagsgebühr bestritten hatte, verpflichtet,
der Postverwaltung für 708 beförderte Reisende eine
(erheblich
ermässigte) Zuschlagsgebühr von 807 Fr. 10 Cts.
zu entrichten ..... Die Fahrten, um die es sich handle, seien
ihrem Wesen nach Reisefahrten, bei denen es' auf die
Ortsveränderung ankomme. Auch sei eine Konkurren-
zierung der die nämlichen Strecken bedienenden Bahn-und
Schiffsuntemehmungen gegeben, weshalb die Gebühr ge-
schuldet sei. Übrigens sei dem Begehren der Konzessionii.-
rin um Ermässigung der Gebühr weitgehend Rechnung
getragen worden.
O. -,.. Mit rechtzeitig erhobener Beschwerde an das Bun-
desgericht wird Aufhebung dieses Entscheides beantragt,
unter Kostenfolge. Die Autocarfahrten der Beschwerde-
führerin seien. dadurch als Rundfahrten (Postkonzession
BI) im Sinne der bundesrätlichen Verordnung gekennzeich-
net, dass die Reisenden an den Ausgangspunkt zurück-
befördert wurden. Die Verwaltungsbehörde versuche
sie als Reisefahrten (Postkonzession B 2) zu charakteri-
sieren, indem sie weitere, in der Verordnung nicht aufge-
stellte Merkmale heranziehe, was unzulässig sei. Der
Gewerbetreibende müsse sich darauf verlassen können, dass
die Verordnungen
genau nach ihrem Wortlaut ausgelegt
werden.
Auch die weitere Voraussetzung für die Erhebung
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